| (19) |
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(11) |
EP 0 552 994 B1 |
| (12) |
FASCICULE DE BREVET EUROPEEN |
| (45) |
Mention de la délivrance du brevet: |
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31.07.1996 Bulletin 1996/31 |
| (22) |
Date de dépôt: 05.01.1993 |
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Chaussure, en particulier chaussure de sport, comportant au moins un ressort disposé
dans la semelle, cassette et ressort pour une telle chaussure
Schuh, insbesondere Sportschuh, mit mindestens einer Feder in der Sohle, Kassette
und Feder für einen solchen Schuh
Shoe, in particular a sports-shoe, comprising a spring located in the sole, enclosure
and spring for such a shoe
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| (84) |
Etats contractants désignés: |
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CH DE ES GB IT LI |
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Priorité: |
22.01.1992 FR 9200644
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| (43) |
Date de publication de la demande: |
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28.07.1993 Bulletin 1993/30 |
| (73) |
Titulaire: Beyl, Suzanne |
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58000 Nevers (FR) |
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| (74) |
Mandataire: Michardière, Bernard et al |
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7ter Boulevard Henri Ruel F-94120 Fontenay-sous-Bois F-94120 Fontenay-sous-Bois (FR) |
| (56) |
Documents cités: :
CH-A- 228 630 US-A- 3 886 674 US-A- 4 843 737
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DE-C- 16 130 US-A- 4 756 095
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| Il est rappelé que: Dans un délai de neuf mois à compter de la date de publication
de la mention de la délivrance de brevet européen, toute personne peut faire opposition
au brevet européen délivré, auprès de l'Office européen des brevets. L'opposition
doit être formée par écrit et motivée. Elle n'est réputée formée qu'après paiement
de la taxe d'opposition. (Art. 99(1) Convention sur le brevet européen). |
[0001] L'invention est relative à une chaussure du genre de celles qui comportent au moins
un ressort, disposé dans la semelle entre une plaque supérieure et une plaque inférieure
pour amortir les chocs sur le sol, le ressort étant disposé sensiblement à la verticale
du talon de l'utilisateur, entre la plaque supérieure rigide et la plaque inférieure
proche du sol, et étant constitué par au moins un ressort du type ressort de torsion
qui comprend au moins un enroulement d'axe sensiblement horizontal muni à chacune
de ses extrémités d'un bras radial de prolongement, les deux bras radiaux extrêmes
formant entre eux un angle, l'enroulement étant disposé de manière à être en appui
extérieurement contre l'une des plaques tandis que les extrémités des bras sont en
appui contre l'autre plaque, l'enroulement pouvant se rapprocher ou s'écarter de la
plaque dont il est éloigné suivant une direction sensiblement orthogonale à cette
plaque, tandis que l'écart angulaire entre les bras augmente ou diminue, sous l'effet
de la charge appliquée sur le ressort.
[0002] L'invention concerne plus particulièrement une telle chaussure destinée aux activités
sportives mais peut s'appliquer également à des chaussures type chaussures de ville.
[0003] US-A- 4 756 095 montre une chaussure de ce genre. Selon ce document, l'un des bras
du ressort est immobilisé en translation, tandis que l'enroulement du ressort est
en appui glissant contre la plaque respective. La réalisation d'une telle chaussure
est relativement complexe. En outre, au début de l'abaissement de la partie de semelle,
le ressort n'exerce pas une réaction élevée, ce qui donne une impression de "mou"
au talon de l'utilisateur.
[0004] L'invention a pour but, surtout, de fournir une chaussure du genre défini précédemment
qui réponde mieux que jusqu'à présent aux diverses exigences de la pratique et qui
ne présente plus, ou à un degré moindre, les inconvénients rappelés ci-dessus.
[0005] L'invention a aussi pour but de fournir une chaussure qui permet de réduire les frottements
du pied de l'utilisateur relativement à la tige entourant le pied, notamment dans
sa partie arrière, malgré l'élasticité de la semelle.
[0006] L'invention vise également à fournir une chaussure dans laquelle on puisse mettre
en place un ressort d'un type particulier propre à remplir son rôle d'amortisseur
sur une course élastique verticale réduite d'environ 6 à 7 mm.
[0007] L'invention vise aussi à fournir une chaussure dont la réalisation soit simple et
dont les moyens élastiques peuvent être incorporés dans une cassette propre à être
glissée dans la semelle de la chaussure.
[0008] Selon l'invention, une chaussure du genre défini précédemment est caractérisée par
le fait que les bras du ressort ont sensiblement la même dimension radiale, que l'angle
entre les bras du ressort, dans la position de repos, est d'environ 60°, l'angle entre
un bras et la verticale étant d'environ 30°, et que les extrémités des bras sont en
appui glissant contre ladite autre plaque, des moyens étant en outre prévus pour maintenir
le ressort relativement à la plaque selon la direction longitudinale et dans la position
où l'axe des enroulements est transversal.
[0009] Avantageusement, le ressort comporte deux enroulements en sens inverse coaxiaux,
séparés l'un de l'autre par un espace libre, les bras d'extrémité situés axialement
vers l'extérieur de ces enroulements étant reliés par une branche parallèle à l'axe
des ressorts. Les bras situés vers l'intérieur sont recourbés vers l'extérieur à leurs
extrémités.
[0010] Une rainure transversale à profil circulaire concave vient épouser une partie de
la surface cylindrique des enroulements, pour maintenir le ressort.
[0011] Avantageusement, la hauteur du ressort est de 18 mm environ lorsqu'il n'est pas soumis
à une charge et il est agencé pour que, dès le premier millimètre de diminution de
la hauteur hors tout du ressort, la charge subie par ce ressort soit environ 35 daN.
[0012] La course élastique verticale du ressort est d'environ 6 ou 7 mm, la charge initiale
ayant alors seulement doublé.
[0013] De préférence, la chaussure comprend une cassette de forme prismatique triangulaire
constituée par un dièdre réalisé avec deux plaques rigides articulées selon l'arête
, le ressort étant disposé entre les faces de ce dièdre, cette cassette prismatique
étant glissée entre une partie de semelle supérieure et une partie de semelle inférieure
de la chaussure, les parties de semelle étant reliées à leur périphérie par une sorte
de soufflet acceptant les variations de hauteur de la cassette prismatique.
[0014] L'arête de la cassette se trouve, avantageusement, sensiblement au niveau du métatarse
du pied de l'utilisateur, tandis que le ressort de la cassette se trouve sous la région
du talon.
[0015] Une cassette peut aussi être située en avant du métatarse du pied de l'utilisateur,
l'arête de la cassette se trouvant légèrement en avant du métatarse du pied, tandis
que le ressort de la cassette se trouve sous la pointe de la chaussure.
[0016] La chaussure peut comporter deux cassettes disposées en sens contraire l'une à l'avant,
l'autre à l'arrière, la cassette avant ayant des dimensions plus petites que celles
de la cassette arrière.
[0017] La plaque supérieure et la plaque inférieure peuvent avoir des sections transversales
en U tournant leur concavité l'une vers l'autre, et dont les ailes s'emboîtent pour
assurer une tenue latérale relative des deux plaques.
[0018] La plaque supérieure est rigide et est entièrement située en arrière d'une ligne
transversale destinée à se trouver sous le métatarse du pied de l'utilisateur ; la
semelle présente une zone d'articulation transversale au niveau de cette ligne de
sorte que l'angle formé entre le plan de la plaque supérieure rigide et la partie
de la semelle située en avant de la zone d'articulation peut varier ; les parois de
la tige de la chaussure qui entourent le pied de l'utilisateur sont fixées, à leur
partie inférieure, à la plaque supérieure rigide ; le(s) ressort(s) est (sont) situé(s)
sous la seule zone de la plaque rigide destinée à se trouver sous le talon de l'utilisateur,
l'ensemble étant tel que les variations de la charge appliquée au ressort entraînent
un mouvement d'oscillation de la plaque supérieure rigide autour de la ligne transversale
d'articulation, relativement à la plaque inférieure.
[0019] De préférence, la plaque supérieure rigide s'étend jusqu'à la ligne transversale
d'articulation, qui constitue sa limite avant.
[0020] Une couche de matière plus souple peut être prévue sous la surface inférieure de
cette plaque inférieure rigide, pour entrer en contact avec le sol.
[0021] La plaque supérieure rigide peut avoir une surface limitée à celle du talon de la
chaussure, tandis que la plaque inférieure a des dimensions semblables et est montée
avec au moins une liberté en translation sensiblement verticale, relativement à la
plaque supérieure
[0022] Avantageusement, le ressort est agencé pour donner, dès le début de la compression,
une charge élevée, qui ne fait ensuite que doubler, après une course de compression
d'environ 6 ou 7 mm, de façon à réaliser un bon amortissement des chocs.
[0023] De préférence, la cassette a une forme prismatique triangulaire constituée par un
dièdre réalisée avec deux plaques rigides articulées selon l'arête autour d'un axe
transversal, un ressort étant disposé entre les faces de ce dièdre ; cette cassette
est destinée à être glissée entre une partie de semelle supérieure et une partie de
semelle inférieure de la chaussure, la longueur de la cassette étant telle que l'axe
d'articulation se trouve, en utilisation normale de la chaussure, sensiblement sous
le métatarse du pied de l'utilisateur, tandis que le ressort se trouve sensiblement
à la verticale du talon de l'utilisateur.
[0024] Le ressort comprend au moins un enroulement muni à chacune de ses extrémités d'un
bras radial de prolongement, les deux bras radiaux extrêmes ayant sensiblement la
même dimension radiale et formant entre eux un angle d'environ 60°, et il comporte
deux enroulements en sens inverse coaxiaux, séparés l'un de l'autre par un espace
libre, les bras d'extrémité situés axialement vers l'extérieur de ces enroulements
étant reliés par une branche parallèle à l'axe des ressorts, l'enroulement étant destiné
à être disposé en appui extérieurement contre une plaque, tandis que les extrémités
des bras sont destinées à venir en appui glissant contre une autre plaque, l'enroulement
pouvant se rapprocher ou s'écarter de la plaque dont il est éloigné suivant une direction
sensiblement orthogonale à cette plaque, tandis que l'écart angulaire entre les bras
augmente ou diminue, sous l'effet de la charge.
[0025] L'invention peut comprendre, dans le cadre des revendications, mises à part les dispositions
exposées ci-dessus, un certain nombre d'autres dispositions dont il sera plus explicitement
question ci-après à propos d'exemples de réalisation décrits avec référence aux dessins
ci-annexés, mais qui ne sont nullement limitatifs.
[0026] La figure 1, de ces dessins, est une vue schématique en coupe longitudinale, avec
parties en extérieur, d'une chaussure conforme à l'invention.
[0027] La figure 2 est une vue en perspective, à plus grande échelle, du ressort disposé
dans la semelle de la chaussure de la figure 1.
[0028] La figure 3 est une vue en élévation, à plus grande échelle, du ressort selon l'invention.
[0029] La figure 4 montre le ressort de la figure 3 dans sa position d'écrasement.
[0030] La figure 5 est une vue schématique en perspective d'une cassette destinée à être
introduite dans la semelle d'une chaussure.
[0031] La figure 6 est une coupe transversale de la semelle au niveau du talon d'une chaussure
selon l'invention.
[0032] La figure 7, est une vue de côté avec parties en coupe d'une chaussure type chaussure
de ville selon l'invention.
[0033] La figure 8 est une vue schématique en perspective d'un détail de la chaussure de
la figure 6, à plus grande échelle.
[0034] La figure 9 montre, semblablement à la figure 7, une variante de réalisation d'une
chaussure de ville.
[0035] La figure 10 montre, semblablement à la figure 9, une autre variante de chaussure
de ville.
[0036] La figure 11 est une coupe verticale longitudinale du talon d'une autre variante
de chaussure de ville.
[0037] La figure 12 est une coupe horizontale, vue de dessus, du talon de la figure 11.
[0038] La figure 13, enfin, est une vue schématique de côté d'une autre variante de réalisation
de chaussure.
[0039] Avant de décrire la chaussure représentée à la figure 1, il semble utile de formuler
quelques observations.
[0040] Pour amortir les chocs du talon d'une chaussure sur le sol, chocs qui se répercutent
sur les chevilles, genoux et hanches, il est apparu souhaitable d'obtenir de la chaussure
une course élastique suffisante à l'endroit du talon.
[0041] On peut classer les types de contacts de la chaussure avec le sol en trois catégories
principales :
- dans la marche à grandes enjambées, tout le poids du corps repose sur le talon ; la
zone du métatarse du pied de l'utilisateur ne touche le sol qu'un moment après que
le talon est entré en contact avec le sol ;
- dans la marche à petits pas, on peut considérer que le pied touche le sol à plat ;
le métatarse et le talon se posent pratiquement en même temps avec prédominance du
poids du corps sur le talon ;
- lors de la course à pied, il est recommandé de faire venir la partie avant du pied
la première en contact avec le sol, puis le pied se déroule avec un léger retour à
plat assurant une répartition des efforts et diminuant la fatigue.
[0042] En vue d'amortir au mieux les chocs du talon sur le sol pour les différents types
de contacts mentionnés ci-dessus, comme visible sur la figure 1, une chaussure C,
selon l'invention, comporte un ressort R disposé dans la semelle 1 entre une plaque
supérieure 2 s'étendant jusqu'à la partie arrière de la chaussure, et en particulier
sous le talon du pied F de l'utilisateur, et une plaque inférieure 3. Les plaques
2 et 3 forment un angle O entre elles.
[0043] La plaque supérieure 2 est rigide, par exemple en matière plastique rigide, ayant
un faible coefficient de frottement. Cette plaque 2 est située en arrière d'une limite
avant transversale L, constituée par une ligne perpendiculaire au plan de la figure
1, située dans la zone destinée à se trouver sous le métatarse 4 du pied de l'utilisateur.
Dans l'exemple de réalisation de la figure 1, la plaque supérieure rigide 2 s'étend
jusqu'à la limite L qui constitue son bord avant transversal.
[0044] Une zone d'articulation transversale 5 est prévue, suivant la limite L, entre la
plaque 2 et la partie avant 6 de la semelle de la chaussure qui peut être identique
à la structure habituelle. Dans l'exemple de réalisation de la figure 1, la plaque
inférieure 3 est également rigide et s'étend jusqu'à la limite L. L'articulation 5
peut comprendre un axe transversal 7, par exemple métallique, engagé dans des paliers
formés par des oreilles prévues sur les bords latéraux des plaques 2 et 3. En outre,
la liaison entre la plaque 2 et la partie avant 6 de la semelle est assurée par une
bande flexible 8. La plaque 3 est liée à la partie avant 6, de préférence également
par une zone flexible.
[0045] La tige 9 de la chaussure, qui enveloppe le pied F de l'utilisateur, a ses bord inférieurs
fixés sur la périphérie de la plaque 2 et, vers l'avant, sur le bord supérieur de
la partie 6.
[0046] L'ensemble de la plaque 2 et de la partie avant 6 de la semelle est recouvert par
une semelle interne 10 d'épaisseur réduite, relativement molle, s'étendant sur toute
la longueur de la chaussure, de sorte que le pied de l'utilisateur ne ressente pas
les aspérités éventuelles des zones de jonction.
[0047] Le ressort R est du type ressort de torsion 11 ; il est disposé, sensiblement à la
verticale du talon de l'utilisateur, entre la plaque supérieure rigide 2 et la plaque
inférieure 3 proche du sol.
[0048] Comme mieux visible sur la figure 2, le ressort 11 comprend deux enroulements 12,
13 coaxiaux, en sens inverse, séparés l'un de l'autre par un espace libre 14.
[0049] Chaque enroulement 12, 13 comporte des bras d'extrémité radiaux 12
a, 12
b, 13
a, 13
b formant entre eux un angle A, et sensiblement de même longueur.
[0050] Les bras 12
b, 13
b sont situés aux extrémités extérieures des ressorts 12, 13 et sont parallèles entre
eux tandis que les bras 12
a, 13
a sont situés aux extrémités intérieures des enroulements 12, 13, ces deux bras étant
également parallèles. Les bras extérieurs 12
b, 13
b sont reliés, à leurs extrémités radiales extérieures, par une branche 15 parallèle
à l'axe des enroulements.
[0051] Les bras 12
a, 13
a situés vers l'intérieur sont recourbés vers l'extérieur, à leurs extrémités radiales,
selon des pattes 16
a, 16
b.
[0052] Le ressort 11 est disposé de manière que les enroulements 12, 13 soient en appui
extérieurement contre l'une des plaques, sensiblement suivant une génératrice. Dans
l'exemple considéré, les enroulements 12, 13 sont en appui contre la plaque supérieure
2, tandis que la branche 15 et les pattes 16
a, 16
b sont en appui contre la plaque inférieure 3. La branche 15 et les pattes 16
a, 16
b sont en appui glissant contre cette plaque 3, laquelle est réalisée en une matière
à faible frottement.
[0053] Des moyens sont prévus pour maintenir le ressort 11 relativement à la plaque 2 selon
la direction longitudinale et dans la position où l'axe des enroulements est transversal.
Ces moyens peuvent être constitués par une rainure transversale 17 à profil circulaire
concave qui vient épouser une partie de la surface cylindrique des enroulements 12
et 13. Le ressort 11 est maintenu légèrement comprimé entre les plaques 2 et 3.
[0054] Bien entendu, d'autres moyens de maintien du ressort peuvent être prévus ; il suffit
que ces moyens ne gênent pas le débattement angulaire des branches 12
a, 12
b et 13
a, 13
b lorsqu'une charge est appliquée sur la plaque 2 et provoque l'écrasement du ressort
11.
[0055] L'espace 18 situé entre les plaques 2 et 3 et compris entre la zone d'articulation
5 et le ressort 11 est libre de toute matière de telle sorte que la plaque 2 peut
débattre angulairement, relativement à la plaque 3, par oscillation autour de la zone
d'articulation 5 lors des variations de la hauteur utile H du ressort. Cette hauteur
utile H, comme visible sur la figure 3, est égale à la distance entre le plan d'appui
de la branche 15 et des pattes 16
a, 16
b et le plan parallèle à ce plan d'appui tangent extérieurement aux enroulements 12,
13. Bien entendu, l'espace 18
a situé en arrière du ressort 11 est aussi libre de toute matière.
[0056] Avantageusement, la hauteur H est d'environ 18 mm lorsque le ressort 11 n'est soumis
à aucune charge et le ressort 11 est agencé pour que, dès le premier millimètre de
diminution de la hauteur H, la charge subie, et donc la réaction exercée par ce ressort,
est d'environ 35 daN. Le ressort 11 est en outre agencé de manière que la course élastique
verticale, c'est-à-dire la diminution de hauteur H soit d'environ 6 ou 7 mm pour le
doublement de la charge verticale qui a provoqué le premier millimètre de diminution
de hauteur. L'angle A est choisi avantageusement voisin de 60° au repos de telle sorte
que l'angle entre un bras radial extême 12
a, 13
a ou 12
b, 13
b et la verticale est d'environ 30° (

).
[0057] Comme visible sur la figure 3, les forces de réaction qui s'exercent sur la branche
15 et sur les pattes 16
a, 16
b en réponse à une charge verticale V appliquée sur les enroulements, créent un moment
de torsion sur lesdits enroulements dont l'amplitude dépend du bras de levier
d égal à la distance entre la zone d'appui des bras sur la plaque 3, et la verticale
passant par l'axe des enroulements 12, 13.
[0058] La longueur du bras de levier
d est sensiblement proportionnel à

[0059] Le bras de levier
d augmente lorsque l'écrasement du ressort se produit, en même temps que l'action des
enroulements 12, 13 augmente du fait de l'augmentation de la torsion. Cette augmentation
de la longueur du bras de levier
d vient atténuer l'augmentation de l'action des enroulements.
[0060] Avec des enroulements d'un diamètre extérieur de 10 mm et une hauteur H initiale
de 18 mm, le bras de levier
d double pratiquement en 6 mm de compression, pour un angle

de 30° au repos.
[0061] Les contours extérieurs des plaques 2 et 3 sont reliées par une paroi flexible 19,
semblable à la paroi d'un soufflet, propre à absorber les mouvements d'oscillation
de la plaque 2 relativement à la plaque 3.
[0062] La plaque inférieure 3 peut être munie sur sa surface inférieure d'une couche 20
en matière plus molle, qui s'étend également sous la partie avant 6 de la chaussure
de manière à ne constituer qu'une seule nappe.
[0063] Comme visible sur la figure 6, les plaques 2 et 3 ont, de préférence, une section
transversale en U tournant leur concavité l'une vers l'autre. La concavité de la section
de la plaque supérieure 2 est tournée vers le bas et les ailes 21, 22 de cette section,
sensiblement verticales, sont engagées entre les ailes 23, 24, tournées vers le haut
de la plaque inférieure 3. Même lorsque le ressort 11 n'est pas sollicité, le bord
inférieur des ailes 21, 22 se trouve au-dessous du bord supérieur des ailes 23, 24.
Ainsi, dans toutes les conditions de fonctionnement, une bonne tenue latérale est
assurée entre les plaques 2 et 3 par coopération des ailes 21, 22 et des ailes 23,
24, le jeu entre ces ailes étant réduit.
[0064] Le fonctionnement de la chaussure de l'invention résulte immédiatement des explications
qui précèdent.
[0065] Le ressort 11 est taré de manière à absorber, tout au début de sa course, par exemple
dans le premier millimètre de diminution de la hauteur utile H, une charge correspondant
sensiblement à la moitié du poids de l'utilisateur.
[0066] Lors de la marche ou de la course de l'utilisateur, il y a transfert de charge, d'un
pied sur l'autre. Le ressort 11, associé au pied sur lequel la charge est transférée
va s'écraser de manière à absorber cette charge ; la plaque 2 ainsi que la semelle
intérieure 10 vont osciller autour de l'axe d'articulation transversal 5, l'angle
O diminuant.
[0067] Lorsque la charge sur le pied considéré diminue, le ressort 1 restitue l'énergie
absorbée et revient vers sa position de repos.
[0068] Il est à noter que la tige 9, par son bord inférieur, suit les mouvements de la plaque
2 et que le pied F de l'utilisateur est parfaitement enfermé dans la chaussure et
fait corps avec la tige 9, la semelle interne 10 et la plaque 2. Il en résulte qu'au
cours des mouvements de la plaque 2, il n'y a pas de déplacement relatif entre le
pied F de l'utilisateur et la tige 9, ce qui supprime pratiquement tout frottement.
[0069] Il n'en serait pas de même si l'élasticité verticale était réalisée à l'intérieur
de la chaussure ce qui entraînerait un frottement de haut en bas et de bas en haut
entre le pied de l'utilisateur, et plus particulièrement le talon, et la partie intérieure
de la tige 9 de la chaussure.
[0070] En outre, selon l'invention, le serrage du pied dans la chaussure par laçage, ou
moyen équivalent, reste le même au cours des déplacements verticaux du pied, alors
que dans une chaussure où l'élasticité verticale est réalisée à l'intérieur de la
chaussure, le serrage du pied, notamment par laçage, varie constamment.
[0071] Selon l'invention, le mouvement d'articulation du pied s'effectue autour de la zone
du métatarse qui correspond à la zone naturelle d'articulation du pied, l'espace libre
18 de la semelle permettant à la plaque 2 d'osciller en bloc.
[0072] L'agencement particulier du ressort 11 du type ressort de torsion, travaillant par
diminution de sa hauteur utile en raison de l'écartement de ses bras d'extrémité radiaux,
est important.
[0073] Du fait que la charge, dès le premier millimètre de compression, en direction du
sol est à peu près égale à la moitié du poids du corps de l'utilisateur, ce dernier
sera supporté sans "mou" vertical lorsque le poids de son corps sera également réparti
sur les deux pieds, en station arrêtée. Cette charge élevée du ressort, dès le début
du mouvement de compression, est déterminante pour permettre au ressort d'assurer
un important retour d'énergie.
[0074] Malgré cette charge élevée, dès le départ, le ressort n'atteint, après 6 mm de diminution
de la hauteur utile H que le double de la charge initiale.
[0075] Dans un ressort de compression classique, la charge atteinte après 6 mm d'écrasement
serait égale sensiblement à six fois la charge obtenue après 1 mm d'écrasement.
[0076] En outre, le ressort de torsion 11 de l'invention, à double enroulement, occupe presque
toute la largeur du talon de la chaussure ce qui contribue à une bonne stabilité latérale,
l'axe de l'enroulement étant placé horizontalement. Dans le cas de ressorts de compression
classiques, il faudrait plusieurs ressorts.
[0077] On peut noter par ailleurs que les chaussures qui prévoient comme moyens d'amortissement
au talon, des matières souples, du type matière élastomère ou équivalent, sont très
molles au début de l'écrasement, d'où un manque de stabilité latérale, et durcissent
ensuite très vite en fin d'écrasement.
[0078] Pour la marche et la course, étant donné l'enroulement rapide talon/pied à plat/avant
du pied ou avant du pied/pied à plat/ talon, les duretés du ressort 11 doivent être
bien adaptées mais pas trop fortes, car l'amortissement doit se faire très progressivement,
sans rencontrer de points durs. Avec des ressorts dont le diamètre extérieur des enroulements
était de 10 mm, la hauteur utile H au repos de 19 mm et les bras ouverts à 30° (

= 30°) au repos, avec possibilité de venir jusqu'à 90° (

= 90°) en fin d'écrasement, de bons résultats ont été obtenus avec des fils d'acier
inox de diamètre de 2,4 mm.
[0079] Pour les sports dans lesquels interviennent des sauts relativement fréquents, on
peut prévoir des ressorts plus durs.
[0080] En se reportant à la figure 5, on voit que le ressort 11 peut être disposé dans une
cassette 25, sensiblement en forme de prisme triangulaire ou de coin, constituée par
un dièdre réalisé avec deux plaques 102, 103 rigides. Les plaques 102, 103 forment
les faces d'un dièdre et sont articulées selon l'arête du dièdre autour d'un axe transversal
7, constitué par exemple par une tige métallique 26.
[0081] L'axe 26 est destiné à se trouver sensiblement sous le métatarse 4 du pied de l'utilisateur,
tandis que le ressort 11 est disposé entre les faces 102, 103 du dièdre vers l'arrière
où il est maintenu par tout moyen approprié.
[0082] Plus précisément, la plaque supérieure 102 a une section transversale en U tournant
sa concavité vers le bas, comme représenté sur la figure 6, et comportant des ailes
latérales 104, 105 s'étendant vers le bas, sensiblement dans un plan vertical.
[0083] La plaque inférieure 103 a également une section transversale en U tournant sa concavité
vers le haut et limitée, sur les côtés, par des ailes latérales verticales 106, 107
situées à l'intérieur des ailes 104, 105, avec un jeu réduit. . La coopération entre
les ailes latérales des plaques 102 et 103 assure un maintien transversal d'une plaque
relativement à l'autre.
[0084] Comme visible sur la figure 5, les ailes latérales 104, 105 de la plaque supérieure
comportent, à leur extrémité avant, une oreille telle que 27 encadrant une échancrure
prévue dans le bord avant de la plaque supérieure 102. Chaque oreille 27 comporte
un trou servant de palier aux extrémités de l'axe 26.
[0085] La plaque inférieure 103 comporte un manchon cylindrique 28 formant son bord transversal
avant, disposé entre les oreilles 27. Ce manchon 28 comporte un alésage central traversé
par l'axe 26.
[0086] Une patte de retenue 29 est prévue à l'arrière de la plaque 103 pour coopérer avec
une butée prévue sur la face arrière de la plaque 102 et maintenir la cassette 25
fermée au repos, le ressort 11 étant précontraint de 1 mm. L'ensemble est tel que
même lorsque la cassette n'est pas sollicitée par une charge, les parois latérales
104, 105 et 106, 107 se recouvrent suivant une plage.
[0087] Les plaques 102 et 103 sont réalisées en une matière plastique rigide, à coefficient
de frottement réduit.
[0088] L'espace 118 situé entre l'axe 26 et le ressort 11 de la cassette 25 est libre de
matière comme l'espace 18 de la figure 1.
[0089] Cette cassette 25 est destinée à être glissée, à la manière d'un coin, entre une
partie de semelle supérieure et une partie de semelle inférieure d'une chaussure,
les parties de semelle supérieure et inférieure présentant une zone flexible au niveau
du métatarse du pied de l'utilisateur, zone dans laquelle va se trouver l'axe d'articulation
26 de la cassette. Les parties de semelle inférieure et supérieure de la chaussure
sont reliées à leur périphérie par une sorte de soufflet semblable au soufflet 19
de la figure 1. La fixation de ce soufflet sur les bords externes des parties de semelle
inférieure et supérieure peut être prévue de manière amovible de sorte que la cassette
25 puisse être remplacée par une autre cassette du même type mais dont le ressort
présente une rigidité différente. En variante, la cassette peut être mise en place
par dessous ou par l'intérieur de la chaussure.
[0090] Ce changement de cassette permet d'adapter au mieux la chaussure aux exigences d'utilisation
selon que la chaussure servira par exemple, tel jour à une marche ou tel autre jour
à un parcours impliquant des sauts relativement fréquents.
[0091] Bien entendu, la tige 9 de la chaussure a son bord inférieur fixé sur la partie de
semelle supérieure de sorte que lors des mouvements d'écrasement du ressort, il n'y
ait aucun mouvement relatif entre la tige 9 et le pied de l'utilisateur.
[0092] La partie de semelle supérieure peut comprendre la plaque 2 décrite à propos des
figures 1 à 3, et qui est représentée sur la figure 6, tandis que la partie de semelle
inférieure peut comprendre la plaque 3, également représentée sur la figure 6. Les
faces externes des ailes 104 et 105 de la plaque 102 de la cassette sont, pratiquement,
au contact des faces internes des ailes 21, 22 de la plaque 2.
[0093] Du fait que les plaques 102, 103 de la cassette sont rigides, on peut toutefois supprimer
les plaques 2 et 3 rigides de la semelle de la chaussure ; dans un tel cas, la partie
de semelle supérieure et la partie de semelle inférieure sont réalisées entièrement
en une matière souple.
[0094] Une chaussure équipée d'une telle cassette fonctionne comme expliqué précédemment,
et présente les mêmes avantages que ceux évoqués à propos des figures 1 à 3.
[0095] La description donnée jusqu'à présent concerne plutôt une chaussure de sport telle
que chaussure pour la marche, la course à pied ou le tennis, dont la surface inférieure
de la semelle est pratiquement plate, sans proéminence au niveau du talon.
[0096] Comme illustré sur la figure 7, une chaussure C conforme à l'invention, peut être
du type chaussure de ville avec un talon 30 proéminent, faisant saillie vers le bas
alors que la semelle 201, flexible notamment dans la zone 205 située sous le métatarse
de l'utilisateur, s'écarte du sol à partir de cette zone pour venir au niveau supérieur
du talon à sa partie arrière. Il existe donc un espace libre 218 entre la zone d'articulation
205 et le talon.
[0097] Dans le cas de la figure 7, la plaque supérieure rigide 202 a une surface limitée
sensiblement à celle du talon. Elle s'étend jusqu'à l'arrière de la chaussure mais,
vers l'avant, est limitée par un bord transversal 31 situé en arrière de la zone d'articulation
205.
[0098] La plaque 202 comporte, à sa périphérie, une paroi sensiblement verticale 222 s'étendant
vers le bas. La plaque inférieure 203 est également rigide et est montée avec une
possibilité de translation verticale relativement à la plaque 202. Un maintien latéral
et un guidage vertical est assuré entre les plaques 202 et 203 grâce à des parois
verticales 224 prévues sur les bords de la plaque 203, et s'étendant vers le haut,
qui coopèrent avec la paroi 222.
[0099] La liaison entre la plaque supérieure 202 et la plaque inférieure 203 peut être assurée
par des pions transversaux 32 (figure 8) faisant saillie transversalement vers l'intérieur,
à partir des parois latérales 224, ces pions 32 étant engagés dans des ouvertures
oblongues verticales 33 prévues dans la paroi 222 de la plaque 202. Les pions 32 permettent
ainsi une oscillation relative entre les plaques 202 et 203 autour d'un axe transversal
et, en outre, un déplacement en translation sensiblement verticale entre ces plaques.
[0100] Le ressort 11 est disposé entre la plaque 202 et la plaque 203, sensiblement à la
verticale du talon de l'utilisateur, ce ressort 11 étant maintenu par tout moyen approprié.
[0101] Les plaques 202, 203, lorsque la chaussure n'est pas sollicitée, sont écartées au
maximum par le ressort 11, les pions 32 étant en butée contre l'extrémité inférieure
des ouvertures 33.
[0102] Les parois 222 et 224 sont agencées pour laisser une liberté en translation verticale
suffisante tout en restant engagées les unes dans les autres lorsqu'aucune charge
n'est exercée sur le talon de la chaussure.
[0103] Le fonctionnement d'une chaussure conforme à la figure 7 est semblable à celui décrit
à propos des figures précédentes.
[0104] La figure 9 montre une variante de réalisation de la chaussure de ville de la figure
7. La plaque supérieure rigide 302 est limitée par un rebord 331 qui vient entourer
un rebord 34 de la plaque inférieure 303. Les rebords 331 et 34, dans leur partie
transversale, ont une forme incurvée, cylindrique dont l'axe horizontal est situé
au voisinage de la zone de flexion 305 de la semelle. Le ressort 11 est logé entre
les plaques 302, 303, dont l'étendue est limitée à la zone du talon. On retrouve un
espace libre 318 entre la zone 305 et le talon, pour que le pied ne soit pas en contact
trop important sur l'avant de la cassette. Une sorte de soufflet 319 entoure l'ensemble
des plaques 302, 303.
[0105] La figure 10 illustre une variante de chaussure de ville comportant, logée dans le
talon, une cassette 425, semblable à la cassette de la figure 5, mais de longueur
plus réduite. L'axe d'articulation 426 est situé dans la zone du bord avant du talon,
le ressort 11 se trouvant vers l'arrière. La cassette 425 est disposée entre une plaque
supérieure 402 et une plaque inférieure 403 rigides. L'ensemble est entouré d'une
sorte de soufflet 419. On retrouve la zone de flexion 405 au niveau du métatarse et
l'espace libre 418.
[0106] Les figures 11 et 12 illustrent une autre variante de réalisation du talon d'une
chaussure.
[0107] La plaque supérieure rigide 502 est placée contre la paroi supérieure 35 d'une enveloppe
36 solidaire de la semelle et comportant une paroi périphérique verticale 37 dirigée
vers le bas. La plaque 502 est munie d'un rebord vertical 531 sur son contour, à l'exception
de son bord transversal avant.
[0108] La plaque inférieure 503, rigide, en matière dure comme la plaque 502, forme une
sorte de couvercle renversé avec son rebord 534 tourné vers le haut, situé à l'intérieur
de la paroi 37 et du rebord 531. La plaque 503 peut se déplacer, sensiblement verticalement,
relativement à la plaque 502. Un téton 38 est prévu en saillie de chaque côté, à l'avant
et en haut des partie longitudinales du rebord 534. Chaque téton 38 est reçu dans
une rainure verticale 39 prévue sur la paroi interne du rebord 534, et fermée vers
le bas. La plaque 503 comporte à l'arrière, en haut de son rebord, un ergot 40 en
saillie vers l'arrière reçu également dans une rainure ou fenêtre 41, fermée vers
le bas, du rebord 534.
[0109] Le ressort 11 est disposé entre les plaques 502 et 503 d'une manière semblable à
celle décrite précédemment.
[0110] La figure 13 montre une chaussure dont la semelle comporte une cassette 625
a semblable à la cassette 25 de la figure 6, mais de plus faible longueur, située en
avant du métatarse du pied de l'utilisateur et disposée en sens inverse. Autrement
dit, l'arête de la cassette 625
a se trouve légèrement en avant du métatarse, tandis que le ressort de la cassette
625
a se trouve sous la pointe de la chaussure. La course élastique verticale du ressort
de la cassette 625
a est plus faible que celle du ressort associé au talon ; cette course est, par exemple,
de 3 ou 4 mm.
[0111] Cette cassette 625
a peut être combinée avec une deuxième cassette 625
b, disposée comme la cassette 25 des figures 5 et 6, c'est-à-dire avec son arête vers
l'avant et son ressort sous le talon. Le ressort de la cassette 625
b admet une course de 6 à 7 mm.
[0112] En variante, la cassette 625
a peut être combinée avec une partie arrière de semelle semblable à celle de la figure
1.
[0113] Quel que soit l'exemple de réalisation, une chaussure conforme à l'invention reste
d'une fabrication simple tout en assurant un bon amortissement des chocs du talon
sur le sol avec une restitution optimale de l'énergie emmagasinée lors du choc. Les
frottements entre le pied et la tige de la chaussure, notamment au niveau du talon,
sont supprimés malgré l'élasticité introduite au niveau du talon.
1. Chaussure comportant au moins un ressort (R) disposé dans la semelle entre une plaque
supérieure (2, 102, 202, 302, 402, 502) et une plaque inférieure (3, 103, 203, 303,
403, 503) pour amortir les chocs sur le sol, le ressort (R) étant disposé sensiblement
à la verticale du talon de l'utilisateur, entre la plaque supérieure rigide (2, 102,
202, 302, 402, 502) et la plaque inférieure (3, 103, 203, 303, 403, 503) proche du
sol, et étant constitué par au moins un ressort (11) du type ressort de torsion qui
comprend au moins un enroulement (12, 13) d'axe sensiblement horizontal muni à chacune
de ses extrémités d'un bras radial (12a, 12b ; 13a, 13b) de prolongement, les deux bras radiaux extrêmes (12a, 12b ; 13a, 13b) formant entre eux un angle (A), l'enroulement étant disposé de manière à être en
appui extérieurement contre l'une des plaques (2, 102, 202, 302, 402, 502 ; 3, 103,
203, 303, 403, 503) tandis que les extrémités des bras (12a, 12b ; 13a, 13b) sont en appui contre l'autre plaque (3, 103, 203, 303, 403, 503 ; 2, 102, 202, 302,
402, 502), l'enroulement pouvant se rapprocher ou s'écarter de la plaque dont il est
éloigné suivant une direction sensiblement orthogonale à cette plaque, tandis que
l'écart angulaire entre les bras augmente ou diminue, sous l'effet de la charge appliquée
sur le ressort, caractérisée par le fait que les bras du ressort (12a, 12b ; 13a, 13b) ont sensiblement la même dimension radiale, que l'angle (A) entre les bras du ressort,
dans la position de repos, est d'environ 60°, l'angle entre un bras et la verticale
étant d'environ 30°, et que les extrémités des bras (12a, 12b ; 13a, 13b) sont en appui glissant contre ladite autre plaque (3, 103, 203, 303, 403, 503 ;
2, 102, 202, 302, 402, 502), des moyens étant en outre prévus pour maintenir le ressort
(11) relativement à la plaque (2, 102, 202, 302, 402, 502 ; 3, 103, 203, 303, 403,
503) selon la direction longitudinale et dans la position où l'axe des enroulements
est transversal.
2. Chaussure selon la revendication 1, caractérisée par le fait que le ressort comporte
deux enroulements (12, 13) en sens inverse coaxiaux, séparés l'un de l'autre par un
espace libre (14), les bras d'extrémité (12b, 13b) situés axialement vers l'extérieur de ces enroulements étant reliés par une branche
(15) parallèle à l'axe des ressorts.
3. Chaussure selon la revendication 2, caractérisée par le fait que les bras (12a, 13a) situés vers l'intérieur sont recourbés vers l'extérieur à leurs extrémités (16a, 16b).
4. Chaussure selon l'une des revendication 1 à 3, caractérisée par le fait qu'une rainure
transversale (17) à profil circulaire concave vient épouser une partie de la surface
cylindrique des enroulements (12, 13), pour maintenir le ressort.
5. Chaussure selon l'une des revendications précédentes, caractérisée par le fait que
la hauteur du ressort est de 18 mm environ lorsqu'il n'est pas soumis à une charge
et qu'il est agencé pour que dès le premier millimètre de diminution de la hauteur
hors tout du ressort, la charge subie par ce ressort soit environ 35 daN.
6. Chaussure selon la revendication 5, caractérisée par le fait que la course élastique
verticale du ressort est d'environ 6 ou 7 mm, la charge initiale ayant alors seulement
doublé.
7. Chaussure selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par
le fait qu'elle comprend une cassette (25, 625a, 625b) de forme prismatique triangulaire
constituée par un dièdre réalisé avec deux plaques rigides (102, 103) articulées selon
l'arête , le ressort (R, 11) étant disposé entre les faces de ce dièdre, cette cassette
prismatique (25) étant glissée entre une partie de semelle supérieure et une partie
de semelle inférieure de la chaussure, les parties de semelle étant reliées à leur
périphérie par une sorte de soufflet (19) acceptant les variations de hauteur de la
cassette prismatique.
8. Chaussure selon la revendication 7, caractérisée par le fait que l'arête de la cassette
(25, 625b) se trouve sensiblement au niveau du métatarse (4) du pied de l'utilisateur,
tandis que le ressort de la cassette (R, 11) se trouve sous la région du talon.
9. Chaussure selon la revendication 7, caractérisée par le fait que la cassette (625a) est située en avant du métatarse du pied de l'utilisateur, l'arête de la cassette
se trouvant légèrement en avant du métatarse du pied, tandis que le ressort de la
cassette se trouve sous la pointe de la chaussure.
10. Chaussure selon l'une des revendications 7 à 9, caractéri-sée par le fait qu'elle
comporte deux cassettes (625a, 625 b) disposées en sens contraire l'une à l'avant, l'autre à l'arrière, la cassette avant
ayant des dimensions plus petites que celles de la cassette arrière.
11. Chaussure selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par
le fait que la plaque supérieure (2, 102, 202, 302, 402, 502) et la plaque inférieure
(3, 103, 203, 303, 403, 503) ont des sections transversales en U tournant leur concavité
l'une vers l'autre, et dont les ailes (21, 22 ; 23, 24) s'emboîtent pour assurer une
tenue latérale relative des deux plaques.
12. Chaussure selon l'une des revendications précédentes, caractérisée par le fait que
: la plaque supérieure (2, 102, 202, 302, 402, 502) est rigide et est entièrement
située en arrière d'une ligne transversale (L) destinée à se trouver sous le métatarse
(4) du pied de l'utilisateur ; la semelle présente une zone d'articulation transversale
(5) au niveau de cette ligne (L) de sorte que l'angle formé entre le plan de la plaque
supérieure (2, 102, 202, 302, 402, 502) rigide et la partie (6) de la semelle située
en avant de la zone d'articulation peut varier; les parois de la tige (9) de la chaussure
qui entourent le pied de l'utilisateur sont fixées, à leur partie inférieure, à la
plaque supérieure rigide (2, 102, 202, 302, 402, 502); le (s) ressort(s) (R, 11) est
(sont) situé(s) sous la seule zone de la plaque rigide destinée à se trouver sous
le talon de l'utilisateur, l'ensemble étant tel que les variations de la charge appliquée
au ressort (R, 11) entraînent un mouvement d'oscillation de la plaque supérieure rigide
(2, 102, 202, 302, 402, 502) autour de la ligne transversale d'articulation (L), relativement
à la plaque inférieure (3, 103, 203, 303, 403, 503).
13. Chaussure selon la revendication 12, caractérisée par le fait que la plaque supérieure
rigide (2) (2, 102) s'étend jusqu'à la ligne transversale d'articulation (L), qui
constitue sa limite avant.
14. Chaussure selon l'une des revendications 12 ou 13, caractérisée par le fait que la
plaque inférieure (3, 103, 203, 303, 403, 503) est rigide et qu'une couche (20) de
matière plus souple est prévue sous la surface inférieure de cette plaque rigide (3,
103, 203, 303, 403, 503) pour entrer en contact avec le sol.
15. Chaussure selon la revendication 12, caractérisée par le fait que la plaque supérieure
rigide (202, 302, 402, 502) a une surface limitée à celle du talon de la chaussure,
tandis que la plaque inférieure (203, 303, 403, 503) a des dimensions semblables et
est montée avec au moins une liberté en translation sensiblement verticale, relativement
à la plaque supérieure (202, 302, 402, 502).
16. Chaussure selon l'une des revendications 12 à 15, caractérisée par le fait que le
ressort (11) est agencé pour donner, dès le début de la compression, une charge élevée,
qui ne fait ensuite que doubler, après une course de compression d'environ 6 ou 7
mm, de façon à réaliser un bon amortissement des chocs.
17. Cassette , destinée à être glissée entre une partie de semelle supérieure et une partie
de semelle inférieure d'une chaussure selon l'une des revendications 7 à 11, ladite
cassette (25, 625b) ayant une forme prismatique triangulaire constituée par un dièdre
réalisée avec deux plaques rigides (102, 103) articulées selon l'arête autour d'un
axe transversal (26), un ressort (R, 11) étant disposé entre les faces de ce dièdre,
la longueur de la cassette étant telle que l'axe d'articulation se trouve, en utilisation
normale de la chaussure, sensiblement sous le métatarse du pied de l'utilisateur,
tandis que le ressort ( R, 11) se trouve sensiblement à la verticale du talon de l'utilisateur.
18. Ressort, pour semelle de chaussure, comprenant au moins un enroulement (12, 13) muni
à chacune de ses extrémités d'un bras radial (12a, 12b ; 13a, 13b) de prolongement caractérisé par le fait que les deux bras radiaux extrêmes ont sensiblement
la même dimension radiale et forment entre eux un angle (A) d'environ 60°, et qu'il
comporte deux enroulements (12, 13) en sens inverse coaxiaux, séparés l'un de l'autre
par un espace libre (14), les bras d'extrémité (12b, 13b) situés axialement vers l'extérieur de ces enroulements étant reliés par une branche
(15) parallèle à l'axe des ressorts, l'enroulement étant destiné à être disposé en
appui extérieurement contre une plaque, tandis que les extrémités des bras sont destinées
à venir en appui glissant contre une autre plaque, l'enroulement pouvant se rapprocher
ou s'écarter de la plaque dont il est éloigné suivant une direction sensiblement orthogonale
à cette plaque, tandis que l'écart angulaire entre les bras augmente ou diminue, sous
l'effet de la charge.
1. A shoe comprising at least one spring (R) disposed in the sole between an upper plate
(2, 102, 202, 302, 402, 502) and a lower plate (3, 103, 203, 303, 403, 503) for absorbing
the impacts on the ground, the spring (R) being disposed substantially in the vertical
direction of the user's heel, between the rigid upper plate (2, 102, 202, 302, 402,
502) and the lower plate (3, 103, 203, 303, 403, 502) close to the ground, and being
constituted by at least one spring (11) of the torsion spring type which comprises
at least one coil (12, 13) with a substantially horizontal axis, provided at each
of its ends with a radial extension arm (12a, 12b; 13a, 13b), the two radial end arms (12a, 12b; 13a, 13b), forming between them an angle (A), the coil being disposed so as to bear externally
against one of the plates (2, 102, 202, 302, 402, 502; 3, 103, 203, 303, 403, 503),
while the ends of the arms (12a, 12b; 13a, 13b) bear against the other plate (3, 103, 203, 303, 403, 503; 2, 102, 202, 302, 402,
502), the coil being capable of coming closer to, or moving away from the plate from
which it is spaced along a direction that is substantially orthogonal to this plate,
while the angular interspacing between the arms increases or decreases under the effect
of the load applied to the spring, characterized in that the arms of the spring (12a, 12b; 13a, 13b) have substantially the same radial dimension, that the angle (A) between the arms
of the spring is approximately 60° in the rest position, the angle between one arm
and the vertical being approximately 30°, and that the ends of the arms (12a, 12b; 13a, 13b) are in a sliding bearing contact with the said other plate (3, 103, 203, 303, 403,
503; 2, 102, 202, 302, 402, 502), means being moreover provided for keeping the spring
(11) relative to the plate (2, 102, 202, 302, 402, 502; 3, 103, 203, 403, 503) along
the longitudinal direction and in the position where the axis of the coil is transverse.
2. A shoe according to claim 1, characterized in that the spring comprises two coils
(12, 13) in opposite coaxial directions, separated from each other by a free space
(14), the end arms (12b, 13b) situated axially towards the outside of these coils, being connected by a leg (15)
parallel to the axis of the springs.
3. A shoe according to claim 2, characterized in that the arms (12a, 13a) situated towards the inside are bent towards the outside at their ends (16a, 16b)
4. A shoe according to one of claims 1 to 3, characterized in that a transverse groove
(17) with a concave circular profile comes to follow a portion of the cylindrical
surface of the coils (12, 13) to keep the spring in position.
5. A shoe according to one of the preceding claims, characterized in that the height
of the spring is approximately 18 mm when it is not subjected to a load, and that
it is arranged so that when the overall height of the spring is reduced by the first
millimetre, the load sustained by this spring will be approximately 35daN.
6. A shoe according to claim 5, characterized in that the vertical elastic travel of
the spring is approximately 6 or 7 mm, the initial load then being only doubled.
7. A shoe according to any one of the preceding claims, characterized in that it comprises
a cassette (25, 625a, 625b) of a triangular prismatic shape, constituted by a dihedron obtained by two rigid
plates (102, 103) articulated along the edge, the spring (R, 11) being disposed between
the faces of this dihedron, this prismatic cassette (25) being slipped in between
a portion of the upper sole and a portion of the lower sole, the sole portions being
joined at their periphery by a kind of bellows (19) which accepts the variations in
height of the prismatic cassette.
8. A shoe according to claim 7, characterized in that the edge of the cassette (25, 625b) is situated substantially in the region of the metatarsal (4) of the user's foot,
while the spring of the cassette (R, 11) is situated under the region of the heel.
9. A shoe according to claim 7, characterized in that the cassette (625a) is situated ahead of the metatarsal of the user's foot, the edge of the cassette
being situated slightly ahead of the metatarsal of the foot, while the spring of the
cassette is situated beneath the point of the shoe.
10. A shoe according to one of claims 7 to 9, characterized in that it comprises two cassettes
(625a, 625b) disposed in opposite directions one at the front, the other at the rear, the front
cassette having smaller dimensions than those of the rear cassette.
11. A shoe according to any one of the preceding claims, characterized in that the upper
plate (2, 102, 202, 302, 402, 502) and the lower plate (3, 103, 203, 303, 403, 503)
have U-shaped cross-sections, their concavity turning towards each other, and whose
sides (21, 22; 23, 24) fit into one another to ensure a relative lateral hold of the
two plates.
12. A shoe according to any one of the preceding claims, characterized in that : the upper
plate (2, 102, 202, 302, 402, 502) is rigid and entirely situated behind a transverse
line (L) intended to be located under the metatarsal (4) of the user's foot; the sole
has a transverse articulation zone (5) in the region of this line (L), so that the
angle formed between the plane of the rigid upper plate (2, 102, 202, 302, 402, 502)
and the portion (6) of the sole situated ahead of the articulation zone can vary;
the walls of the side (9) of the shoe which surround the user's foot are fixed at
their lower portion to the rigid upper plate (2, 102, 202, 302, 402, 502); the spring
or springs (R, 11) is (or are) situated beneath the only zone of the rigid plate intended
to be located under the user's heel, the whole set being such that the variations
of the load applied to the spring (R, 11) entail an oscillating movement of the rigid
upper plate (2, 102, 202, 302, 402, 502) round the transverse articulation line (L),
relative to the lower plate (3, 103, 203, 303, 403, 503).
13. A shoe according to claim 12, characterized in that the rigid upper plate (2, 102)
extends as far as the transverse articulation line (L) which constitutes its front
limit.
14. A shoe according to one of claims 12 or 13, characterized in that the lower plate
(3, 103, 203, 303, 403, 503) is rigid and that a layer (20) of a more flexible material
is provided under the lower surface of this rigid plate (3, 103, 203, 303, 403, 503)
so as to come into contact with the ground.
15. A shoe according to claim 12, characterized in that the rigid upper plate (202, 302,
402, 502) has a surface that is limited to the heel of the shoe, while the lower plate
(203, 303, 403, 503) has similar dimensions and is mounted with scope for at least
a substantially vertical translation relative to the upper plate (202, 302, 402, 502).
16. A shoe according to one of claims 12 to 15, characterized in that the spring (11)
is arranged to provide at the start of the compression a high loading which will subsequently
only double, after a compression travel of approximately 6 or 7 mm, so as to obtain
a good absorption of the impacts.
17. A cassette intended to be slipped in between an upper sole portion and a lower sole
portion of a shoe according to one of claims 7 to 11, the said cassette (25, 625b)
having a triangular prismatic shape constituted by a dihedron obtained by two rigid
plates (102, 103) articulated along the edge round a transverse pin (26), a spring
(R, 11) being disposed between the faces of this dihedron, the length of the cassette
being such that the articulation pin is located during normal use of the shoe substantially
under the metatarsal of the user's foot, while the spring (R, 11) is located substantially
in the vertical direction of the user's heel.
18. A spring for a shoe sole, comprising at least one coil (12, 13) provided at each of
its ends with an axial extension arm (12a, 12b; 13a, 13b), characterized in that the two radial end arms have substantially the same radial
dimension, and form between them an angle (A) of approximately 60°, and that it comprises
two coaxial coils (12, 13) with reverse directions, separated from each other by a
free space (14), the end arms (12b, 13b) situated axially towards the outside of these coils, being connected by a leg (15)
parallel to the axis of the springs, the coil being intended to be disposed to bear
externally against a plate, while the ends of the arms are intended to come into a
sliding bearing contact with another plate, the coil being capable of coming closer
to, or moving away from the plate from which it is interspaced along a substantially
orthogonal direction to this plate, while the angular interspacing between the arms
increases or decreases under the effect of the load.
1. Schuh mit mindestens einer zwischen einer oberen Platte (2, 102, 202, 302, 402, 502)
und einer unteren Platte (3, 103, 203, 303, 403, 503) in einer Sohle angeordneten
Feder (R) zum Dampfen von Stößen auf dem Boden, wobei die Feder (R) im wesentlichen
in der Vertikalen der Ferse des Benutzers zwischen der starren oberen Platte (2, 102,
202, 302, 402, 502) und der in Bodennähe befindlichen unteren Platte (3, 103, 203,
303, 403, 503) angeordnet ist und aus wenigstens einer Feder (11) von Torsionsfedertyp
besteht, die wenigstens eine Wicklung (12, 13) mit im wesentlichen horizontaler Achse
aufweist, die an jedem ihrer Enden mit einem radialen Verlängerungsarm (12a, 12b; 13a, 13b) versehen ist, wobei die beiden radialen Endarme (12a, 12b; 13a, 13b) zwischen einander einen Winkel (A) bilden, wobei die Wicklung derart angeordnet
ist, daß sie mit ihrer Außenseite an einer der Platten (2, 102, 202, 302, 402, 502;
3, 103, 203, 303, 403, 503) anliegt, während die Enden der Arme (12a, 12b; 13a, 13b) an der anderen Platte (3, 103, 203, 303, 403, 503; 2, 102, 202, 302, 402, 502) anliegen,
wobei sich die Wicklung unter Einwirkung der auf die Feder aufgebrachten Last an die
Platte, von der sie entfernt liegt, in einer zu dieser Platte im wesentlichen orthogonalen
Richtung annähern oder von dieser entfernen kann, während der Winkelabstand zwischen
den Armen größer oder geringer wird, dadurch gekennzeichnet, daß die Arme der Feder
(12a, 12b; 13a, 13b) im wesentlichen dieselbe radiale Abmessung haben, daß der Winkel (A) zwischen den
Armen der Feder in der Ruhestellung ungefähr 60° beträgt, wobei der Winkel zwischen
einem Arm und der Senkrechten ungefähr 30° beträgt, und daß sich die Enden der Arme
(12a, 12b; 13a 13b) in gleitender Anlage an der anderen Platte (3, 103, 203, 303, 403, 503; 2, 102,
202, 302, 402, 502) befinden, wobei ferner Einrichtungen vorgesehen sind, die die
Feder (11) relativ zur Platte (2, 102, 202, 302, 402, 502; 3, 103, 203, 303, 403,
503) in Längsrichtung und in der Position halten, in der die Achse der Wicklungen
transversal verläuft.
2. Schuh nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß die Feder zwei koaxiale entgegengesetzt
gewundene Wicklungen (12, 13) aufweist, die voneinander durch einen freien Raum (14)
getrennt sind, wobei die axial zur Außenseite der Wicklungen befindlichen Endarme
(12b, 13b) durch einen parallel zur Achse der Federn verlaufenden Steg (15) verbunden sind.
3. Schuh nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, daß die auf der Innenseite angeordneten
Arme (12a, 13a) an ihren Enden (18a, 16b) nach außen gebogen sind.
4. Schuh nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, daß eine Querrille
(17) mit konkavem kreisförmigem Profil einen Teil der zylindrischen Oberfläche der
Wicklungen (12, 13) umschließt, um die Feder zu halten.
5. Schuh nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, daß die Höhe
der Feder im unbelasteten Zustand ungefähr 18 mm beträgt, und daß sie derart eingerichtet
ist, daß vom ersten Millimeter der Verringerung der Gesamthöhe der Feder über alles
die von der Feder ausgeübte Kraft ungefähr 35daN beträgt.
6. Schuh nach Anspruch 5, dadurch gekennzeichnet, daß der vertikale Federungsweg der
Feder ungefähr 6 oder 7 mm beträgt, wobei die Anfangskraft dann lediglich verdoppelt
ist.
7. Schuh nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, daß er ein
Gehäuse (25, 625a, 625b) mit prismatischer Dreiecksform aufweist, das aus einem Dieder
bestehend aus zwei starren Platten (102, 103) gebildet ist, die an einer Kante gelenkig
verbunden sind, wobei die Feder (R, 11) zwischen den Flächen des Dieders angeordnet
ist, und wobei das prismatische Gehäuse (25) zwischen einem oberen und einem unteren
Sohlenteil des Schuhs eingesetzt ist, wobei die Sohlenteile an ihrem Umfangsrand durch
eine Art Balg (19) miteinander verbunden sind, der die Veränderungen der Höhe des
prismatischen Gehäuses aufnimmt.
8. Schuh nach Anspruch 7, dadurch gekennzeichnet, daß die Kante des Gehäuses (25, 625b)
sich im wesentlichen auf der Höhe des Mittelfußknochens (4) des Fußes des Benutzers
befindet, während sich die Feder (R, 11) des Gehäuses unter dem Fersenbereich befindet.
9. Schuh nach Anspruch 7, dadurch gekennzeichnet, daß das Gehäuse (625a) vor dem Mittelfußknochen des Fußes des Benutzers und die Kante des Gehäuses sich
geringfügig vor dem Mittelfußknochen des Fußes befindet, während sich die Feder des
Gehäuses unter der Schuhspitze befindet.
10. Schuh nach einem der Ansprüche 7 bis 9, dadurch gekennzeichnet, daß er zwei Gehäuse
(625a, 625b) aufweist, die einander entgegengesetzt, nämlich eine vorne und die andere hinten,
angeordnet sind, wobei das vordere Gehäuse geringere Abmessungen aufweist als das
hintere Gehäuse.
11. Schuh nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, daß die obere
Platte (2, 102, 202, 302, 402, 502) und die untere Platte (3, 103, 203, 303, 403,
503) U-Profil aufweisen, wobei die Öffnungen jeweils einander zugewandt sind und die
Schenkel (21, 22; 23, 24) ineinander greifen/einander umgreifen, um den seitlichen
Halt der beiden Platten in bezug zueinander zu gewährleisten.
12. Schuh nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, daß:
- die obere Platte (2, 102, 202, 302, 402, 502) starr ist und vollständig hinter einer
sich unter dem Mittelfußknochen (4) des Fußes des Benutzers befindlichen Querlinie
(L) angeordnet ist;
- die Sohle eine querverlaufende Gelenkzone (5) in der Höhe der Linie (L) aufweist,
derart, daß der vor der Gelenkzone gelegene Bereich (6) der Sohle bewegbar ist;
- die Wände des Schuhoberteils (9), die den Fuß des Benutzers umgeben, an ihrem unteren
Teil an der starren oberen Platte (2, 102, 202, 302, 402, 502) befestigt sind;
- die Feder(n) (R, 11) nur unter dem Bereich der starren Platte angeordnet ist (sind),
die unter der Ferse des Benutzers liegt;
- wobei die Gesamtheit derart ausgebildet ist, daß Veränderungen der auf die Feder
(R, 11) aufgebrachten Last eine Schwenkbewegung der starren oberen Platte (2, 102,
202, 302, 402, 502) um die querverlaufende Gelenklinie (L) relativ zur unteren Platte
(3, 103, 203, 303, 403, 503) bewirkt.
13. Schuh nach Anspruch 12, dadurch gekennzeichnet, daß die starre obere Platte (2, 102,
202, 302, 402, 502) sich bis zur querverlaufenden Gelenklinie (L) erstreckt, die ihre
vordere Begrenzung bildet.
14. Schuh nach einem der Ansprüche 12 oder 13, dadurch gekennzeichnet, daß die untere
Platte (3, 103, 203, 303, 403, 503) starr ist und daß eine Schicht (20) aus weicherem
Material unter der Unterseite dieser starren Platte (3, 103, 203, 303, 403, 503) zum
Kontakt mit dem Boden vorgesehen ist.
15. Schuh nach Anspruch 12, dadurch gekennzeichnet, daß die starre obere Platte (202,
302, 402, 502) eine auf die Fläche der Ferse des Schuhs begrenzte Fläche aufweist,
während die untere Platte (203, 303, 403, 503) ähnliche Abmessungen hat und wenigstens
mit einem im wesentlichen vertikalen Bewegungsspiel in bezug auf die obere Platte
(202, 302, 402, 502) montiert ist.
16. Schuh nach einem der Ansprüche 12 bis 15, dadurch gekennzeichnet, daß die Feder (11)
derart eingerichtet ist, daß sie von Beginn der Kompression an eine erhöhte Federwirkung
aufweist, die sich anschließend nach einem Kompressionsweg von ungefähr 6 oder 7 mm
lediglich verdoppelt, um eine gute Stoßdämpfung zu erreichen.
17. Gehäuse zum Einsetzen zwischen einem oberen Sohlenteil und einem unteren Sohlenteil
eines Schuhs nach einem der Ansprüche 7 bis 11, wobei das Gehäuse (25, 625b) prismatische
Dreiecksform aufweist, das aus einem Dieder bestehend aus zwei starren Platten (102,
103) gebildet ist, die an einer Kante um eine Querachse (26) gelenkig verbunden sind,
wobei eine Feder (R, 11) zwischen den Flächen des Dieders angeordnet ist, wobei die
Länge des Gehäuses derart bemessen ist, daß sich die Gelenkachse beim normalen Gebrauch
des Schuhs im wesentlichen unter dem Mittelfußknochen des Fußes des Benutzers befindet,
während sich die Feder (R, 11) im wesentlichen in der Vertikalen der Ferse des Benutzers
befindet.
18. Feder für eine Schuhsohle, mit wenigstens einer Wicklung (12, 13), die an jedem ihrer
Enden mit einem radialen Verlängerungsarm (12a, 12b; 13a, 13b) versehen ist, dadurch gekennzeichnet, daß die beiden radialen Endarme im wesentlichen
dieselbe radiale Abmessung haben und zwischen einander einen Winkel (A) von ungefähr
60° bilden, und die Feder zwei koaxiale entgegengesetzt gewundene Wicklungen (12,
13) aufweist, die voneinander durch einen freien Raum (14) getrennt sind, wobei die
axial zur Außenseite der Wicklungen befindlichen Endarme (12b, 13b) durch einen parallel zur Achse der Federn verlaufenden Steg (15) verbunden sind,
wobei die Wicklung derart angeordnet ist, daß sie mit ihrer Außenseite an einer der
Platten anliegt, während die Enden der Arme gleitend an der anderen Platte anliegen,
wobei sich die Wicklung unter Einwirkung der auf die Feder aufgebrachten Last an die
Platte, von der sie entfernt liegt, in einer zu dieser Platte im wesentlichen orthogonalen
Richtung annähern oder von dieser entfernen kann, während der Winkelabstand zwischen
den Armen größer oder geringer wird.