[0001] La présente invention concerne un procédé de fabrication d'un élément de brûleur
à gaz. Elle concerne également un élément de brûleur et un brûleur en faisant utilisation.
[0002] L'évolution des coûts de l'énergie et les problèmes de pollution de notre atmosphère
conduisent les concepteurs à mettre au point de nouvelles générations d'appareils
de chauffage qui assurent un haut rendement de combustion et une parfaite maîtrise
de la qualité de combustion, réduisant ainsi simultanément la consommation d'énergie
et l'émission de gaz polluants tels les oxydes d'azote (Nox) et le monoxyde de carbone
(CO).
[0003] Ainsi, différents concepts de brûleurs dits "à combustion de surface" ont été développés.
[0004] Ceux-ci sont en général constitués de fibres qui peuvent être en matériaux céramiques
ou métalliques, ou encore de plaquettes rigides, perforées, métalliques ou céramiques,
autorisant une combustion répartie sur une grande surface avec une température de
flamme homogène et donc plus basse que celle obtenue par d'autres techniques de brûleurs.
[0005] Malheureusement, ils sont d'un prix de revient excessivement élevé.
[0006] Les mécanismes qui régissent la combustion - qui est une réaction chimique d'oxydation
d'un réactif réducteur (gaz) par un réactif oxydant (air) - sont complexes et variés.
Le "site de combustion" est en effet à la fois le siège de réaction, de formation
et de réduction des oxydes qui viennent de naître.
[0007] On connaît par ailleurs, par le document FR-A-1 037 897 plusieurs modes de réalisation
de brûleur à gaz. Ainsi, dans l'exemple de réalisation de la figure 10, le brûleur
est formé de plusieurs bandes métalliques parallèles et contiguës qui portent des
canaux sur une seule de leurs grandes faces.
[0008] Le mélange air + gaz s'écoule au travers de ces canaux.
[0009] Toutefois, la flamme obtenue avec ce type de brûleur n'est pas uniforme et a tendance
à se "décrocher" de la surface du brûleur. En d'autres termes, elle n'est pas stable.
[0010] De plus, les gaz sont mal brûlés, ce qui se traduit par d'importants rejets polluants.
[0011] La présente invention vise notamment à proposer un procédé de fabrication d'un élément
de brûleur à gaz permettant d'obtenir une très bonne qualité de combustion du mélange
gaz-air, c'est-à-dire rejetant le moins possible de gaz polluants, tout en étant d'une
mise en oeuvre économique.
[0012] Il s'agit d'un procédé de fabrication simple à réaliser. Il permet d'obtenir un élément
de brûleur qui sert de support ou de site de combustion et fournit une flamme silencieuse,
émettant un taux faible de gaz polluants soit en flamme bleue, soit en combustion
radiante, ceci sans décollement ni rentrée de la flamme, même à des débits extrêmes
de mélange air/gaz.
[0013] Ce procédé comprend, de manière connue par FR-A-1 037 897, les étapes selon lesquelles
:
a) on soumet au moins une bande métallique dont la largeur correspond à l'épaisseur
de l'élément de brûleur à obtenir à une opération visant à former dans l'une de ses
grandes faces une série de rainures débouchant sur ses rives, l'autre grande face
de la bande étant maintenue lisse
b) on juxtapose plusieurs tronçons de cette bande métallique, ou plusieurs bandes
métalliques, pour les appliquer les uns (les unes) contre les autres de telle manière
que leur face plane soit en contact avec la face rainurée du tronçon ou de la bande
adjacente, et inversement ;
c) on assemble l'ensemble des tronçons de bandes ou des bandes ainsi juxtaposé(e)s
pour obtenir un élément rigide.
[0014] Il est remarquable par le fait que ladite opération est une opération de matriçage
au cours de laquelle on contraint le métal à fluer vers les chants de la bande de
façon à y créer des bossages, dans le prolongement desdites rainures.
[0015] Comme on le verra plus loin dans la description, ce procédé permet, dans une même
étape et avec les mêmes moyens, de former dans la bande métallique les canaux pour
l'écoulement du mélange gaz/air et les moyens d'accrochage de la flamme.
[0016] Selon d'autres caractéristiques avantageuses de ce procédé :
- on soumet ladite bande à une opération de poinçonnage de façon à former dans celle-ci
au moins une série d'ouvertures ;
- lesdites ouvertures ont une forme rectangulaire allongée et sont disposées dans le
sens longitudinal de la bande ;
- on juxtapose plusieurs tronçons par empilement ;
- on procède à l'enroulement d'une ou plusieurs bandes métalliques sur elle(s)-même(s),
l'axe d'enroulement étant parallèle aux grandes faces de ladite (desdites) bande(s)
;
- on procède à l'enroulement d'une ou plusieurs bandes métalliques sur elle(s)-même(s),
l'axe d'enroulement étant perpendiculaire aux grandes faces de ladite (desdites) bande(s)
;
- l'opération de matriçage est effectuée à l'aide d'outils de formage rotatifs, tels
qu'une molette nervurée et un contre-rouleau.
- les rainures sont réalisées transversalement sur la bande ;
- les rainures sont réalisées obliquement sur la bande ;
- on réalise sur une même bande des rainures de largeurs différentes ;
- à l'étape b), on utilise des tronçons ou des bandes dont les rainures sont dirigées
différemment et/ou dont les sections sont différentes ;
- après l'étape a), on projette sur la bande une poudre d'alumine ou de chrome pur,
cette projection ayant lieu à chaud ou à froid, Et en ce que, à la suite de l'étape
c), on soumet ledit élément à un chauffage de manière à provoquer la fusion de ladite
poudre.
[0017] L'invention concerne également un élément de brûleur à gaz.
[0018] Cet élément de brûleur, du type formé d'une juxtaposition de tronçons de bandes ou
de bandes appliqués les unes contre les autres, chaque tronçon ou bande ayant sur
l'une de ses grandes faces une série de rainures débouchant sur ses rives, l'autre
grande face étant lisse, la juxtaposition étant telle que leur face plane soit en
contact avec la face rainurée du tronçon ou de la bande adjacente, se caractérise
par le fait que les chants des bandes ou tronçons présentent des bossages situés dans
le prolongement desdites rainures.
[0019] La multitude des passages du mélange air + gaz constitués par les rainures, et l'effet
d'accroche-flamme des bossages (côté face de combustion) permettent d'obtenir d'excellentes
performances sur le plan de la combustion.
[0020] De manière avantageuse, la juxtaposition consiste en un enroulement d'une ou plusieurs
bandes métalliques sur elle(s)-même(s), l'axe d'enroulement étant perpendiculaire
aux grandes faces de ladite (desdites) bande(s).
[0021] Selon un mode de réalisation particulièrement avantageux, l'élément comporte plusieurs
lignes de soudure sur sa surface externe ou interne, ces lignes étant équidistantes
- ou sensiblement équidistantes - angulairement les unes des autres et disposées selon
les génératrices de l'enroulement.
[0022] L'invention concerne également un brûleur à gaz qui comporte un tel élément.
[0023] Selon un mode de réalisation avantageux, ledit élément est monté entre deux brides,
chacune étant équipée d'un joint souple réfractaire pour la réception des extrémités
de l'élément, de sorte que celui-ci peut se dilater librement, tout en étant maintenu
entre les brides.
[0024] De préférence, le joint souple est formé de fibres de céramique.
[0025] Il s'agit d'un brûleur dont la combustion superficielle est obtenue par une multitude
de rainures dont la géométrie et la répartition est parfaitement régulière sur toute
la surface et présentant une grande perméabilité aux gaz. La structure même de cette
surface comporte en outre différents points réguliers qui assurent un parfait "accrochage
de la flamme" et donc une excellente stabilité de celle-ci.
[0026] L'épaisseur totale de la bande qui constitue le brûleur peut avoir une structure
différente selon que l'on désire une flamme bleue ou une combustion radiante. Les
rainures qui traversent la bande sont, dans un cas, laminaires. Dans l'autre, elles
traversent une "structure en labyrinthe" qui provoque une chute considérable de conductivité
thermique entre la face exposée à la combustion et la face opposée, exposée aux gaz
froids.
[0027] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront de la description
détaillée de quelques modes de réalisation préférentiels, description faite en référence
aux dessins annexés dans lesquels :
- la figure 1 est une vue schématique illustrant la mise en oeuvre de la première étape
du procédé de l'invention ;
- les figures 2A et 2B sont des vues respectivement de dessus et de côté d'une bande
après la mise en oeuvre de la première étape du procédé ;
- les figures 3 et 4 sont des vues de dessus de deux variantes de cette bande ;
- la figure 5 est une vue schématique illustrant une étape de poinçonnage facultative,
pouvant être mise en oeuvre préalablement à la première étape illustrée à la figure
1 ;
- la figure 6 est une vue schématique de dessus d'une bande obtenue conformément au
procédé illustré à la figure 5 ;
- la figure 7 est une vue schématique de côté d'un empilement de bandes métalliques
conformes à celle représentée aux figures 2A et 2B ;
- la figure 8 est une vue de l'empilement de la figure 6, coupé transversalement par
le plan brisé VIII-VIII de la figure 7 ;
- la figure 9 est une vue analogue à la figure 8, mais représentant un empilement de
bandes de même type, soumises préalablement à un poinçonnage ;
- la figure 10 est une vue schématique de dessus d'un brûleur comportant un élément
conforme à la présente invention ;
- la figure 11 est une vue schématique des moyens de mise en oeuvre d'un second mode
de fabrication de l'élément de brûleur ;
- la figure 12 représente schématiquement la mise en oeuvre d'un troisième mode de fabrication
d'un élément de brûleur ;
- la figure 13 est une vue partielle en perspective d'un élément obtenu conformément
au mode de fabrication de la figure 12 ;
- la figure 14 est une vue en perspective de l'élément de la figure 13, sur lequel ont
été réalisées des lignes de soudure ;
- la figure 15 représente partiellement, en coupe verticale d'un brûleur comportant
un élément conforme à la figure 14 ;
- la figure 16 est une vue de dessus, en coupe transversale du brûleur de la figure
15, selon le plan de coupe XVI-XVI ;
- la figure 17 est une vue agrandie d'une partie de la figure 15 ;
- la figure 18 est une vue partielle analogue à celle de la figure 16, mais à plus grande
échelle ;
- la figure 19 est une vue de détail des moyens utilisés pour l'empilage de plusieurs
éléments les uns sur les autres ;
- la figure 20 est une vue en perspective d'un autre mode de réalisation de brûleur
;
- la figure 21 est une vue de détail d'une partie du brûleur de la figure 20.
[0028] La première étape du procédé de l'invention va maintenant être décrite en référence
à la figure 1.
[0029] Cette étape est mise en oeuvre au moyen d'une molette rotative 2, d'un contre-rouleau
2' et de galets de guidage G et G'.
[0030] Une bande métallique 1, de préférence en acier inoxydable ou en aluminium est soumise,
lors de cette étape, à une opération de matriçage, à froid, avec fluage de la matière
écrasée par la molette. A titre indicatif, la bande 1 présente une largeur de 6 mm
et une épaisseur de 0,5 mm. Cette largeur correspond à l'épaisseur de l'élément de
brûleur que l'on souhaite obtenir.
[0031] Les galets G et G' sont rotatifs et assurent le guidage de la bande métallique 1
dans le sens f en direction de la molette 2 et du contre-rouleau 2'. Des moyens appropriés
assurent l'entraînement en rotation et en continu de ces derniers. Ils n'ont pas été
représentés afin de ne pas surcharger inutilement la figure.
[0032] La molette 2, dont le sens de rotation a été symbolisé par la flèche g, est un rouleau
cylindrique métallique qui présente des reliefs (dents) 20 et 21 à sa périphérie.
Sur la figure, ces reliefs ont été dimensionnellement exagérés pour permettre de mieux
comprendre la façon dont est mis en oeuvre l'étape du procédé. Dans cet exemple, la
molette présente deux séries alternées de reliefs de hauteur différente qui s'étendent
transversalement sur toute sa périphérie.
[0033] Comme on le voit clairement sur cette figure, les reliefs consistent en des nervures
parallèles, à bord libre arrondi (semi-cylindrique).
[0034] Selon l'invention, la bande I est guidée, dans le sens de la flèche
f entre les galets G et G' puis forcée entre la molette et le contre rouleau 2', ce
dernier étant mis en rotation dans le sens de la flèche
h. On opère ainsi un matriçage à froid de la bande, au cours duquel la matière située
au droit des reliefs est comprimée et écrasée dans son épaisseur, de sorte que le
surplus de matière est forcé de fluer latéralement, vers les chants de la bande. A
l'issue de ce traitement, la bande I présente sur sa grande face supérieure 11 une
série de canaux ou rainures transversales 4 et 4' dont la forme est sensiblement complémentaire
de celle des nervures 20 et 21. Sa face inférieure est plane.
[0035] Les figures 2A et 2B présentent en détail l'aspect d'une portion de bande métallique
traitée. Comme le montrent ces figures, le fond des rainures 4 et 4' a une section
en forme d'arc de cercle. A titre indicatif, le diamètre des cercles correspondants
est respectivement de 0,25 et 0,15 mm. D'autres formes de section peuvent être prévues,
notamment rectangulaires.
[0036] Comme mentionné plus haut, lors du traitement de matriçage à froid, du fait que la
matière même de la bande est emprisonnée et comprimée entre la molette 2 et le contre
rouleau 2', le métal déplacé par les nervures 20 et 21 est contraint de fluer vers
les rives de la bande. Aucun outil ne contrarie ce phénomène de fluage. Ceci se traduit
par la création de bossages latéraux 40 et 40' qui se forment dans le prolongement
des rainures 4 et 4'. Bien entendu, la matière déplacée pour créer les rainures 4
(les plus profondes) est plus importante que celle nécessaire à former les rainures
4', si bien que les bossages 40 sont plus grands que les bossages 40'. On comprendra
plus loin le rôle et l'intérêt de ces bossages dans l'élément de brûleur que cette
bande métallique est destinée à former.
[0037] Bien entendu, la forme, les dimensions et l'espacement des reliefs constitutifs de
la denture de la molette sont choisis en fonction des caractéristiques souhaitées
pour la bande métallique matricée.
[0038] Ainsi, à la figure 3, on a représenté une portion de bande 1 qui présente une série
de rainures ou canaux transversaux 50 tous de même section. Corrélativement, les bossages
formés aux deux extrémités des canaux sont également identiques.
[0039] La bande 1 représentée à la figure 4 comporte, quant à elle, une série de rainures
5' disposées en oblique, c'est-à-dire légèrement inclinées par rapport à la direction
transversale avec, à chacune de leurs extrémités, un bossage 50'. Il est bien entendu
possible de choisir l'orientation des rainures que l'on souhaite obtenir.
[0040] A l'issue de cette étape, il est possible de fractionner la bande 1 en plusieurs
tronçons, à l'aide d'un dispositif de coupe comprenant des outils
M, tels que des lames de cisaillage par exemple.
[0041] Dans une variante de réalisation du procédé de l'invention illustrée à la figure
5, on soumet la bande, préalablement au matriçage, à une opération de poinçonnage,
à l'aide d'un outil 3 et d'une matrice 3'. Ces outils sont destinés à former dans
la bande une série de perforations.
[0042] Dans l'exemple représenté, l'outil 3 comporte trois poinçons 30 et la matrice 3'
comporte trois empreintes 30' de forme complémentaires. Des déplacements successifs
de l'outil 3 dans le sens de la double flèche
v permettent d'obtenir des perforations dans la bande 1. Le déplacement de cette bande
est fait dans le sens de la flèche
f à l'aide de rouleaux d'entraînement 31. Ce déplacement est opéré en discontinu, à
chaque fois du pas
w.
[0043] La bande est alors soumise à l'opération de matriçage décrite en référence à la figure
1.
[0044] Selon la figure 6, ces perforations 12 et 13 sont des fentes réparties selon deux
lignes parallèles aux grands côtés de la bande et ont la forme de rectangles allongés
séparés par une petite quantité de matière.
[0045] Il est bien entendu possible de remplacer l'outil 3, et la matrice 3', par des outils
de poinçonnage rotatifs remplissant les mêmes fonctions et permettant d'assurer une
cadence de production plus élevée, du fait de la possibilité de réaliser simultanément
et en continu l'opération de matriçage.
[0046] Le nombre et la forme des perforations 12 et 13 peuvent bien entendu varier. Ainsi,
une bande peut comporter par exemple quatre lignes de perforations. On expliquera
plus loin l'intérêt de celles-ci.
[0047] Dans un premier mode possible de mise en oeuvre, la seconde étape du procédé de l'invention
consiste à juxtaposer et assembler plusieurs portions de bande de sorte que ces portions
soient en contact par leurs grandes faces.
[0048] Cette étape est décrite plus spécifiquement en référence aux figures 7 et 8.
[0049] Bien entendu, cette étape est mise en oeuvre après que la bande rainurée I représentée
aux figures 2A et 2B ait été fractionnée en plusieurs tronçons, de même longueur.
On juxtapose alors plusieurs tronçons 100 les uns contre les autres de telle façon
que leurs grandes faces 10 et 11 viennent en appui mutuel.
[0050] Comme le montre la figure 7, la face 11 rainurée d'un tronçon étant en contact avec
la face 10 du tronçon adjacent, il se crée entre les deux bandes une série de passages
de sections différentes, débouchant sur chaque rive.
[0051] Les deux faces 101 et 102 correspondant aux rives - ou chants - de cet assemblage
ont un aspect de surface irrégulier, dû à la présence des bossages 40 et 40'.
[0052] A la figure 9, on a représenté un assemblage de plusieurs tronçons 100 provenant
d'une bande préalablement poinçonnée, telle que celle de la figure 6. Ces portions
présentent des rainures 5 de même section. Bien entendu, elles pourraient comporter
des rainures de sections et d'orientations différentes. Les rainures qui traversent
la bande rencontrent des perforations 12 et 13 qui, accolées les unes aux autres,
constituent une structure en labyrinthe.
[0053] Selon la troisième étape du procédé de l'invention. on assemble les tronçons 100
pour obtenir un élément rigide. Cette opération peut être effectuée par exemple en
solidarisant les extrémités des tronçons à une plaquette de fixation.
[0054] La figure 10 représente schématiquement en vue de dessus un brûleur à gaz qui est
équipé d'un élément conforme à la présente invention. Ce brûleur 6 comporte une embase
60 de forme sensiblement parallèlépipèdique dont la face supérieure est partiellement
ouverte. Cette ouverture (non visible) présente des dimensions adaptées pour recevoir,
sans jeu notable, une plaque 103 formée d'un assemblage de portions de bandes métalliques
retenues entre elles par des plaquettes d'extrémités 61. Sur l'une des faces latérales
de l'embase 60 est connecté un conduit 62 d'amenée de mélange air/gaz. Ce mélange
est amené jusqu'à la face inférieure de la plaque 103 et peut s'écouler librement
au travers de celle-ci par les rainures qu'elle comporte.
[0055] Selon un autre mode de mise en oeuvre du procédé, la seconde étape de celui-ci consiste
à juxtaposer plusieurs bandes métalliques rainurées en les enroulant sur elles-mêmes
de façon à obtenir une plaque en forme de disque.
[0056] Dans l'exemple de la figure 11, on enroule simultanément sur elles-mêmes trois bandes
1, 1' et 1".
[0057] Ces bandes sont guidées entre des molettes référencées 2, 7 et 8 et des contre-rouleaux
2', 7' et 8'. Les portions de bande ayant subi l'opération de rainurage et, éventuellement,
de poinçonnage, sont guidées entre des galets 20, 20', 70, 70' et 80, 80'. Les bandes
sont ensuite dirigées autour d'un mandrin rotatif 97 dont le sens de rotation est
repéré par la flèche k. L'enroulement est obtenu de telle sorte que l'axe d'enroulement
970 du mandrin soit parallèle aux grandes faces des bandes. L'enroulement obtenu a
la forme d'un disque. Les rainures formées dans les bandes sont parallèles à l'axe
du disque.
[0058] Il est bien entendu possible de mettre en oeuvre cette étape du procédé en enroulant
sur elle-même une seule bande, ou en enroulant simultanément un nombre différent de
bandes, par exemple deux ou quatre. Il est également possible de soumettre chacune
des bandes au traitement d'une molette présentant des reliefs différents. A titre
indicatif, les bandes 1, 1', 1" peuvent comporter respectivement des rainures telles
que celles représentées aux figures 2, 3 et 4.
[0059] Dans la variante de réalisation de la figure 12, la bande 1 est cintrée puis enroulée
autour d'un mandrin rotatif 98 d'axe 99, de telle sorte que les grandes faces de cette
bande soient perpendiculaires à l'axe 99. On obtient alors un élément 106 annulaire
(figure 13), de forme cylndrique constitué d'un enroulement hélicoïdal. Dans la présente
variante les rainures formées dans les bandes s'étendent radialement (c'est-à-dire
perpendiculairement à l'axe de l'enroulement), ou sont légèrement inclinées par rapport
à la direction radiale si on a affaire à un matriçage "oblique" du genre représenté
à la figure 4. Les passages formés par ces nervures relient l'une à l'autre les surfaces
de paroi cylindriques intérieure et extérieure de l'enroulement. De la même manière
que précédemment. il est possible d'enrouler simultanément plusieurs bandes matricées
dont les spires s'imbriquent alternativement les unes dans les autres (enroulement
à pas multiple), les différentes bandes ayant des profils de rainures identiques ou
différents.
[0060] Cette opération est facilitée si l'on utilise une (ou plusieurs) bande(s) poinçonnée(s).
En effet, la présence de perforations améliore l'aptitude de la (ou des) bande(s)
à la déformation. Un tel élément de brûleur peut être utilisé par exemple en combinaison
avec un échangeur de chaleur de forme cylindrique, le brûleur étant placé en son centre.
[0061] La fabrication de l'élément est complétée enfin par une fixation mutuelle des spires
de l'enroulement, par soudage.
[0062] L'élément 106 représenté à la figure 14 a reçu plusieurs lignes ou cordons de soudure
107 au niveau de sa surface de paroi extérieure ou intérieure (non représentée). Ces
lignes de soudure s'étendent selon des génératrices de l'élément annulaire cylindrique
106 et sont équidistantes angulairement les unes des autres.
[0063] Les lignes de soudure peuvent être réalisées à l'aide d'un fil d'acier inoxydable
en utilisant une molette, à l'aide de la technique dite "Tig" (En anglais : Tungsten
inert gaz) ou "Mig", ou au laser.
[0064] Ces soudures permettent de garantir à la fois un contact permanent entre les spires
de l'enroulement qui forment l'élément 106 et la rigidité de l'élément lui-même.
[0065] Le nombre de lignes de soudure doit être raisonnable par rapport au diamètre de l'élément.
Ainsi, par exemple, on réalise huit lignes de soudure pour un élément ayant un diamètre
extérieur de 126 mm. La pénétration du matériau de soudure dans l'élément doit, de
préférence. rester faible pour ne pas provoquer de contraintes mécaniques importantes.
Ainsi, cette pénétration ne dépasse avantageusement pas un tiers de la largeur des
bandes qui constituent l'élément.
[0066] Aux figures 15 à 18 est représenté un brûleur à gaz équipé d'un élément 106 conforme
à la description qui vient d'être faite.
[0067] L'élément 106, d'axe XX', est intercalé entre deux brides 61', 60'.
[0068] La bride inférieure 61' est un disque de faible épaisseur ; elle présente un bord
611' relevé à angle droit vers le haut qui délimite extérieurement une gorge annulaire
610'.
[0069] Contre le rebord 611' est placé un joint annulaire souple 65', par exemple en fibres
de céramique ayant une section en "L" dont les ailes s'appliquent respectivement contre
le bord 611' et contre le fond de la gorge 610'.
[0070] Sur le disque 61', au niveau de la gorge 610 et à l'intérieur du joint 65', sont
fixés, selon un cercle imaginaire, une série de tirants métallique 64' de section
circulaire, parallèles à XX'.
[0071] Les tirants sont fixés au disque par tout moyen approprié, par exemple au moyen de
vis (non représentées).
[0072] La bride supérieure 60' a la forme d'une couronne épaisse. Sa face inférieure présente
une gorge annulaire 600' qui reçoit un joint souple 66' analogue au joint 65' mais
de section en "U". Elle comporte également une série d'alésages non représentés, pour
l'emboîtement, sans jeu notable, de l'extrémité supérieure des tirants 64'. Cet emboîtement
est complété par une fixation (par exemple au moyen de vis).
[0073] La disposition de la gorge 600' est telle que lorsque la bride 60' est en place sur
les tirants 64', les joints 65' et 66' sont à l'aplomb l'un de l'autre.
[0074] Entre les brides 60' et 61' est monté l'élément 106 dont les faces d'extrémité supérieure
et inférieure sont en contact avec les joints 65' et 66', sans pour autant qu'il y
ait un serrage excessif de l'élément entre les joints.
[0075] De préférence, le nombre de tirants 64' est égal au nombre de lignes de soudure de
l'élément 106 et on fait correspondre les tirants avec les lignes des soudures afin
qu'ils soient en face les uns des autres.
[0076] Le brûleur comporte également deux grilles cylindriques perforées 62' et 63' dont
les diamètres respectifs sont tels qu'elles se répartissent de part et d'autre des
tirants 64'.
[0077] Seules quelques perforations 630' de la grille 63' ont été représentées sur les figures
15 et 17, pour ne pas alourdir inutilement ces figures.
[0078] La grille 63' de plus petit diamètre se trouve à l'intérieur de la série de tirants
64'. La grille 62', de plus grand diamètre, est extérieure à ces derniers et présente
une série de saillies 620' constituées par des plis en "V" s'étendant suivant des
génératrices et dirigées vers l'extérieur, qui viennent en appui contre la paroi interne
de l'élément 106 et permettent de maintenir un écartement constant entre ce dernier
et la grille. Côté intérieur, les saillies maintiennent la grille centrée sur les
tirants.
[0079] A la figure 19 est représenté un profilé annulaire, de section en forme de "H", qui
permet d'empiler deux éléments 106 coaxialement l'un sur l'autre ; les gorges supérieure
et inférieure de ce profilé reçoivent chacune un joint souple 68', respectivement
69', de section en "L", par exemple en fibres de céramique.
[0080] Le brûleur 6" de la figure 20 est équipé d'un élément 108 formé d'une juxtaposition
de portions de bandes métalliques légèrement galbées. Chaque bande est formée d'un
secteur d'élément de brûleur cylindrique annulaire conforme à celui de la figure 14,
de grand diamètre (et découpé longitudinalement suivant des génératrices).
[0081] Les bandes, dont les rainures dues au matriçage sont référencées 113, sont retenues
les unes contre les autres par des lignes de soudure 109 et les bords latéraux de
l'élément sont insérés dans un cadre approprié 110 pourvu d'un joint souple 111.
[0082] Sous l'élément 107 est disposée une grille perforée 112 dont on expliquera plus loin
la fonction.
[0083] Nous allons maintenant expliquer le fonctionnement des éléments de brûleur de l'invention
lors de la combustion d'un mélange air/gaz.
[0084] Cette description sera faite, dans un premier temps, plus spécifiquement en référence
à la figure 8.
[0085] Le mélange air/gaz A + G arrive au niveau de la face inférieure de la plaque constituée
par l'assemblage des bandes métalliques et s'écoule de bas en haut par les canaux
4 et 4' de cette plaque. Du fait que ces canaux ont une petite section et une grande
longueur, le corps de la plaque est relativement froid par rapport à la flamme.
[0086] Cette nette différence de température empêche les rentrées de flamme à l'intérieur
du brûleur.
[0087] La combustion s'opère au niveau de la face supérieure de la plaque dans la région
repérée par la lettre
C à la figure 8. Les bossages 40 et 40' qui bordent cette région de combustion constituent
autant de protubérances chaudes qui créent des turbulences de surface et qui permettent
d'accrocher la flamme. Bien entendu, les bossages 40, qui présentent une taille plus
importante que celle des bossages 40' sont moins chauds. Toutefois, en alternant les
canaux 4 et 4' la flamme est retenue par les petits bossages 40'. En quelque sorte,
les petits bossages gardent la flamme rapprochée de la plaque du brûleur, d'autant
mieux qu'ils présentent des plus petits débits de gaz que leurs voisins.
[0088] En alternant des bandes ou des portions de bande avec des rainures orientées dans
différentes directions, par exemple en alternant les bandes des figures 3 et 4, les
différents courants d'air et de gaz provoquent des turbulences supplémentaires sur
le site de combustion. Il s'opère donc une agitation des différents volumes élémentaires
d'air et de gaz. Cette turbulence aléatoire de surface augmente la qualité de combustion.
[0089] Nous allons également décrire le fonctionnement d'une plaque conforme à celle de
la figure 9.
[0090] Lorsque le mélange air/gaz A + G arrive au niveau de la face inférieure de l'assemblage
de bandes métalliques, les perforations 12 et 13 conduisent à une rupture de conductivité
thermique dans l'épaisseur de l'assemblage, entre la face 104 exposée à la combustion
et celle 105 exposée aux gaz froids.
[0091] La face 104 exposée à la combustion s'élève alors en température - car elle n'est
plus véritablement refroidie par les gaz froids - et devient radiante.
[0092] Toutefois, l'épaisseur de l'assemblage exposée à la flamme, située au-dessus des
perforations 12 et 13 ne permet pas un retour de flamme vers les labyrinthes constitués
par les couches de perforations, évitant ainsi toute combustion interstitielle dans
ces labyrinthes, ce qui conduirait à des points chauds propices à augmenter la pollution,
surtout les Nox et le CO.
[0093] La zone formant labyrinthe constitue dans l'épaisseur du brûleur une zone de transition
à faible conductivité thermique, entre la zone chaude et radiante et la zone froide.
[0094] L'espace entre les perforations et la largeur de celles-ci définissent les dimensions
des points qui seuls transmettent la chaleur d'une face 105 à l'autre 104. La largeur
des fentes constitue le nombre de ces points.
[0095] La température au niveau de la face 104 est trop élevée pour résister convenablement
pendant des dizaines de milliers d'heures de fonctionnement, même en utilisant des
aciers réfractaires.
[0096] C'est pourquoi on peut soumettre les bandes, après leur matriçage, à une projection
à chaud de poudre d'alumine ou de chrome pur, sur quelques microns d'épaisseur, avec
un dispositif approprié. Cette projection peut également avoir lieu à froid, la poudre
étant alors mélangée avec un liant.
[0097] Après juxtaposition des bandes, on fait passer l'assemblage au four en atmosphère
neutre ou sous-vide. Cela provoque la fusion de la poudre et sa diffusion dans le
métal qui constitue les bandes. Le brûleur ainsi obtenu est parfaitement rigide, du
fait des points de contact établis par la poudre fondue, et peut résister convenablement
aux fortes températures.
[0098] Le fonctionnement du brûleur des figures 15 à 18 est le suivant.
[0099] Un mélange air/gaz A + G est amené par le dessus du brûleur comme le montre la figure
15 et vient occuper l'espace intérieur délimité par la grille 63'.
[0100] Le pourcentage d'ajours de cette grille est choisi de telle manière qu'il s'opère
une détente globale du volume de mélange air/gaz. En d'autres termes, il se crée une
pression sensiblement uniforme sur toute la hauteur du brûleur.
[0101] La seconde grille 62' assure une bonne répartition du débit de mélange A + G vers
l'élément de brûleur 106. L'espace intermédiaire entre les deux grilles permet de
générer une seconde détente.
[0102] Ce mode de répartition du débit par l'emploi de grilles (tôles perforées) est bien
connu en aéraulique et n'a pour but que d'améliorer le fonctionnement du brûleur.
[0103] Au cours de la combustion du mélange A + G, l'élément 106 a tendance à se dilater,
aussi bien en longueur que selon son diamètre. Le phénomène n'est pas contrarié, du
fait que l'élément est intercalé entre deux joints souples. L'élément de brûleur peut
donc se déformer librement, la cohésion de l'ensemble étant de toute façon assurée
par les lignes de soudure, dont la dilatation suit celle des bandes métalliques.
[0104] Le mélange air/gaz traverse radialement les passages entre spires de l'enroulement
106, et la combustion se fait sur la surface externe de l'élément de brûleur, les
bossages garnissant ladite surface favorisant l'accrochage des flammes, comme cela
a été expliqué plus haut en référence au mode de réalisation de la figure 8.
[0105] Le fonctionnement du brûleur de la figure 20 est sensiblement le même que celui décrit
plus haut. La grille 112 sert à la bonne répartition du mélange A + G.
[0106] Cette dernière, qui est galbée comme l'élément de brûleur 108 lui-même, a tendance
à se déformer (par dilatation thermique) comme ce dernier, en accentuant encore son
galbe.
[0107] Avec la technique de fabrication de la présente invention, on peut réaliser dans
les bandes de toutes petites rainures aptes à assurer chacune un très faible débit
de mélange air/gaz dans des proportions voisines du mélange stoechiométrique parfait.
De cette manière, on se rapproche de la combustion la plus performante.
[0108] On remarquera qu'avec le procédé de la présente invention, dans une même opération,
on réalise les canaux propices à l'écoulement du mélange d'air/gaz mais également
les reliefs qui permettent d'accrocher la flamme à la surface supérieure du brûleur.
[0109] On notera enfin que l'élément de la présente invention permet d'obtenir d'excellentes
combustions même à des débits d'air et de gaz extrêmes.
[0110] Dans l'étape de matriçage du procédé, il est bien entendu possible d'utiliser plusieurs
molettes nervurées (et plusieurs contre-rouleaux) travaillant à la suite de façon
à réaliser progressivement les rainures dans les bandes. Ceci permet d'accélérer la
cadence de production tout en augmentant la durée de vie des outils.
[0111] A titre indicatif, des essais de combustion ont été réalisés sur un brûleur conforme
à celui des figures 15 à 18.
[0112] L'émission de CO est de l'ordre de 6 à 10 ppm, de sorte que l'hygiène de combustion
est remarquable.
[0113] L'émission de Nox (oxydes d'azotes) est de 2 à 8 ppm, ceci dans une plage de variation
de puissance de 5 à 30 kW pour un élément de brûleur de 126 mm de diamètre et 120
mm de longueur. Ces résultats se situent largement en-dessous des limites imposées
par les labels écologiques européens les plus sévères.
[0114] En empilant plusieurs éléments de brûleur conformes à la figure 14 à l'aide de profilés
tels que décrits à la figure 19, on peut réaliser des brûleurs de forte puissance.
Celle-ci peut être modulée en fonction du diamètre et de la longueur de chaque élément.
1. Procédé de fabrication d'un élément de brûleur à gaz selon lequel :
a) on soumet au moins une bande métallique (1, 1', 1") dont la largeur correspond
à l'épaisseur de l'élément de brûleur à obtenir à une opération visant à former dans
l'une de ses grandes faces (11) une série de rainures (4, 4', 5, 5') débouchant sur
ses rives, l'autre grande face (10) de la bande étant maintenue lisse ;
b) on juxtapose plusieurs tronçons (100) de cette bande métallique (1, 1', 1"), ou
plusieurs bandes métalliques, pour les appliquer les uns (les unes) contre les autres
de telle manière que leur face plane (10) soit en contact avec la face rainurée (11)
du tronçon ou de la bande adjacente, et inversement ;
c) on assemble l'ensemble des tronçons (100) de bandes ou des bandes (1, 1', 1") ainsi
juxtaposé(e)s pour obtenir un élément rigide,
caractérisé en ce que ladite opération est une opération de matriçage au cours de
laquelle on contraint le métal à fluer vers les chants de la bande de façon à y créer
des bossages (40, 40', 50, 50'), dans le prolongement desdites rainures.
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, préalablement à l'étape a),
on soumet ladite bande à une opération de poinçonnage de façon à former dans celle-ci
au moins une série d'ouvertures (12, 13).
3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que lesdites ouvertures (12, 13)
ont une forme rectangulaire allongée et sont disposées dans le sens longitudinal de
la bande.
4. Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que à l'étape b),
on juxtapose plusieurs tronçons (100) par empilement.
5. Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que, à l'étape b),
on procède à l'enroulement d'une ou plusieurs bandes métalliques (1, 1', 1") sur elle(s)-même(s),
l'axe d'enroulement (970) étant parallèle aux grandes faces de ladite (desdites) bande(s).
6. Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que, à l'étape b),
on procède à l'enroulement d'une ou plusieurs bandes métalliques (1, 1', 1") sur elle(s)-même(s),
l'axe d'enroulement (99) étant perpendiculaire aux grandes faces de ladite (desdites)
bande(s).
7. Procédé selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que l'opération de
matriçage est effectuée à l'aide d'outils de formage rotatifs, tels qu'une molette
nervurée (2, 7, 8) et un contre-rouleau (2', 7', 8').
8. Procédé selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que les rainures (4,
4') sont réalisées transversalement sur la bande.
9. Procédé selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que les rainures (4,
4') sont réalisées obliquement sur la bande.
10. Procédé selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce qu'on réalise sur
une même bande des rainures (4, 4') de largeurs différentes.
11. Procédé selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que, à l'étape b),
on utilise des tronçons (100) ou des bandes (1, l', 1") dont les rainures (4, 4')
sont dirigées différemment et/ou dont les sections sont différentes.
12. Procédé selon l'une des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que, après l'étape
a), on projette sur la bande une poudre d'alumine ou de chrome pur, cette projection
ayant lieu à chaud ou à froid, et en ce que, à la suite de l'étape c), on soumet ledit
élément à un chauffage de manière à provoquer la fusion de ladite poudre.
13. Elément de brûleur à gaz du type formé d'une juxtaposition de tronçons de bandes (100)
ou de bandes (1, 1', 1") appliqués les unes contre les autres, chaque tronçon ou bande
ayant sur l'une de ses grandes faces (11) une série de rainures (4, 4', 5, 5') débouchant
sur ses rives, l'autre grande face (10) étant lisse, la juxtaposition étant telle
que leur face plane (10) soit en contact avec la face rainurée (11) du tronçon ou
de la bande adjacente, caractérisé en ce que les chants des bandes ou tronçons présentent
des bossages (40, 40', 50, 50') situés dans le prolongement desdites rainures.
14. Elément selon la revendication 13, caractérisé en ce que ladite juxtaposition consiste
en un enroulement (106) d'une ou plusieurs bandes métalliques (1, 1', 1") sur elle(s)-même(s),
leur axe d'enroulement (99) étant perpendiculaire aux grandes faces de ladite (desdites)
bande(s).
15. Elément selon la revendication 14, caractérisé en ce qu'il comporte plusieurs lignes
de soudure (107) disposées sur sa surface externe ou interne selon les génératrices
de l'enroulement (106), ces lignes étant sensiblement équidistantes angulairement
les unes des autres.
16. Brûleur à gaz équipé d'un élément conforme à l'une des revendications 13 à 15.
17. Brûleur à gaz selon la revendication 16, caractérisé en ce que ledit élément (106)
est monté entre deux brides (60', 61'), chacune étant équipée d'un joint souple réfractaire
(65, 66') pour la réception des extrémités de l'élément (106), de sorte que celui-ci
peut se dilater librement, tout en étant maintenu entre les brides (60', 61').
18. Brûleur à gaz selon la revendication 17, caractérisé en ce que ledit joint souple
(65, 66') est formé de fibres de céramique.
1. Verfahren zum Herstellen eines Gasbrennerelementes, bei dem:
a) man wenigstens ein metallisches Band (1, 1', 1"), dessen Breite der Dicke des zu
erhaltenden Brennerelementes entspricht, einem Arbeitsgang unterwirft, der darauf
abzielt, in einer seiner großen Fläche (11) eine Anzahl von Nuten (4, 4', 5, 5'),
die an ihren Kanten münden, auszubilden, wobei die andere große Fläche (10) des Bandes
glatt gelassen wird;
b) man mehrere Teilstücke (10) dieses metallischen Bandes (1, 1', 1") oder mehrere
metallische Bänder aneinanderlegt, um sie so gegeneinander zu bringen, daß ihre ebene
Fläche (10) im Kontakt mit der genuteten Fläche (11) des Teilstückes oder des benachbarten
Bandes liegt und umgekehrt;
c) man die Gesamtheit der Teilstücke (10) von Bändern oder der Bänder (1, 1', 1"),
die so aneinander gelegt sind, zusammensetzt, um ein starres Element zu erhalten,
dadurch gekennzeichnet, daß dieser Arbeitsgang ein Prägearbeitsgang ist, während
dem man das Metall dazu zwingt, zu den Schmalseiten des Bandes zu fließen, um dort
in der Verlängerung der Nuten Vorsprünge (40, 40', 50, 50') zu erzeugen.
2. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß vor dem Schritt a) man das
Band einem Lochungsarbeitsgang unterwirft, um in diesem wenigstens eine Reihe Öffnungen
(12, 13) zu bilden.
3. Verfahren nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, daß die Öffnungen (12, 13) eine
rechteckige, langgestreckte Form haben und in Längsrichtung des Bandes angeordnet
sind.
4. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, daß man in dem
Schritt b) mehrere Teilstücke (100) durch Stapeln aneinanderlegt.
5. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, daß man in dem
Schritt b) mit dem Aufrollen eines oder mehrerer metallischer Bänder (1, 1', 1") auf
sich selbst fortfährt, wobei die Rollachse (970) parallel zu den großen Flächen des
(der) Bandes (Bänder) ist.
6. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, daß man in dem
Schritt b) mit dem Aufrollen eines oder mehrerer metallischer Bänder (1, 1', 1") auf
sich selbst fortfährt, wobei die Rollachse (99) senkrecht zu den großen Flächen des
(der) Bandes (Bänder) ist.
7. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 6, dadurch gekennzeichnet, daß der Prägearbeitsgang
mit Hilfe von sich drehenden Formwerkzeugen durchgeführt wird, so wie einer Rippenwalze
(2, 7, 8) und einer Gegenwalze (2', 7', 8').
8. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 7, dadurch gekennzeichnet, daß die Nuten
(4, 4') quer auf dem Band ausgebildet sind.
9. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 7, dadurch gekennzeichnet, daß die Nuten
(4, 4') schrägverlaufend auf dem Band ausgebildet sind.
10. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 9, dadurch gekennzeichnet, daß man auf dem
gleichen Band Nuten (4, 4') unterschiedlicher Breite ausbildet.
11. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 9, dadurch gekennzeichnet, daß man in dem
Schritt b) Teilstücke (100) oder Bänder (1, 1', 1") verwendet, deren Nuten (4, 4')
unterschiedlich ausgerichtet sind und/oder deren Querschnitte unterschiedlich sind.
12. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 11, dadurch gekennzeichnet, daß man nach
dem Schritt a) auf das Band ein Pulver aus aluminiumoxid oder reinem Chrom aufspritzt,
wobei dieses Aufspritzen warm oder kalt stattfindet, und daß anschließend an den Schritt
c) man das Element einer Erhitzung derart unterwirft, daß das Schmelzen des Pulvers
hervorgerufen wird.
13. Gasbrennerelement des Typs, der durch eine Anlagerung von Teilstücken von Bändern
(100) oder von Bändern (1, 1', 1") gebildet ist, die gegeneinander gelegt sind, wobei
jedes Teilstück oder Band auf einer seiner großen Flächen (11) eine Anzahl von Nuten
(4, 4', 5, 5'), die an seinen Kanten münden, hat, wobei die andere große Fläche (10)
glatt ist, wobei das Aneinanderlegen derart ist, daß ihre ebene Fläche (10) in Kontakt
mit der genuteten Fläche (11) des benachbarten Teilstückes oder Bandes ist, dadurch
gekennzeichnet, daß die Schmalseiten der Bänder oder Teilstücke Vorsprünge (40, 40',
50, 50') zeigen, die in der Verlängerung der Nuten liegen.
14. Element nach Anspruch 13, dadurch gekennzeichnet, daß das Aneinanderlegen aus einem
Aufrollen (106) eines oder mehrerer metallischer Bänder (1, 1', 1") auf sich selbst
besteht, wobei ihre Rollachse (99) senkrecht zu den großen Flächen des (der) Bandes
(Bänder) ist.
15. Element nach Anspruch 14, dadurch gekennzeichnet, daß es mehrere Schweißlinien (107)
aufweist, die an der äußeren oder inneren Fläche entlang den Mantelrollinien (106)
angeordnet sind, wobei diese Linien im wesentlichen winkelmäßig zueinander gleich
beabstandet sind.
16. Gasbrenner, ausgestattet mit einem Element nach einem der Ansprüche 13 bis 15.
17. Gasbrenner nach Anspruch 16, dadurch gekennzeichnet, daß das Element (106) zwischen
zwei Flanschen (60', 61') angebracht ist, wobei jeder mit einer hitzebeständigen weichen
Verbindung (65, 66') zum Aufnehmen der Enden des Elementes (106) ausgestattet ist,
derart, daß dieses sich frei ausdehnen kann, wobei es immer zwischen den Flanschen
(60', 61') gehalten wird.
18. Gasbrenner nach Anspruch 17, dadurch gekennzeichnet, daß die weiche Verbindung (65,
66') aus keramischen Fasern gebildet ist.
1. Process for manufacturing a gas burner element according to which:
a) at least one metal strip (1, 1', 1"), the width of which corresponds to the thickness
of the burner element to be obtained, is subjected to an operation whose purpose is
to form in one of its large faces (11) a series of grooves (4, 4', 5, 5') running
out to its edges, the other large face (10) of the strip being maintained smooth;
b) several portions (100) of this metal strip (1, 1', 1"), or several metal strips,
are juxtaposed in order to apply them against each other in such a way that their
plane face (10) is in contact with the grooved face (11) of the portion or of the
adjacent strip, and conversely;
c) the set of strip portions (100) or strips (1, 1', 1") thus juxtaposed are joined
together in order to obtain a rigid element,
characterized in that the said operation is a forming operation during which the
metal is forced to flow out towards the end faces of the strip so as to create thereat
protuberances (40, 40', 50, 50') in the prolongation of the said grooves.
2. Process according to Claim 1, characterized in that, prior to step a), the said strip
is subjected to a punching operation so as to produce at least one series of openings
(12, 13) in this strip.
3. Process according to Claim 2, characterized in that the said openings (12, 13) have
an elongate rectangular shape and lie in the longitudinal direction of the strip.
4. Process according to one of Claims 1 to 3, characterized in that in step b), several
portions (100) are juxtaposed by stacking.
5. Process according to one of Claims 1 to 3, characterized in that in step b), one or
more metal strips (1, 1', 1") is wound on itself or wound on themselves, the winding
axis (970) being parallel to the large faces of the said strip or strips.
6. Process according to one of Claims 1 to 3, characterized in that in step b), one or
more metal strips (1, 1', 1") is wound on itself or wound on themselves, the winding
axis (99) being perpendicular to the large faces of the said strip or strips.
7. Process according to one of Claims 1 to 6, characterized in that the forming operation
is carried out by means of rotary forming tools, such as a knurled roll (2, 7, 8)
and a counter-pressure roller (2', 7', 8').
8. Process according to one of Claims 1 to 7, characterized in that the grooves (4, 4')
are produced in the strip transversely.
9. Process according to one of Claims 1 to 7, characterized in that the grooves (4, 4')
are produced in the strip obliquely.
10. Process according to one of Claims 1 to 9, characterized in that grooves (4, 4') of
different widths are produced in the same strip.
11. Process according to one of Claims 1 to 9, characterized in that in step b), portions
(100) or strips (1, 1', 1") are used in which the grooves (4, 4') are directed differently
and/or have different cross-sections.
12. Process according to one of Claims 1 to 11, characterized in that after step a), a
pure-chromium or alumina powder is sprayed onto the strip, this spraying taking place
hot or cold, and in that, after step c) the said element is subjected to a heating
operation so as to cause the said powder to melt.
13. Gas burner element of the type produced by a juxtaposition of strip portions (100)
or of strips (1, 1', 1") which are applied against one another, each portion or strip
having, on one of its large faces (11), a series of grooves (4, 4', 5, 5') running
out to its edges, the other large face (10) being smooth, the juxtaposition being
such that their plane face (10) is in contact with the grooved face (11) of the portion
or of the adjacent strip, characterized in that the end faces of the strips or portions
have protuberances (40, 40', 50, 50') lying in the prolongation of the said grooves.
14. Element according to Claim 13, characterized in that the said juxtaposition consists
of a winding (106) of one or more metal strips (1, 1', 1") on itself or on themselves,
their winding axis (99) being perpendicular to the large faces of the said strip or
strips.
15. Element according to Claim 14, characterized in that it includes several weld seams
(107) lying on its external or internal surface along the generatrices of the winding
(106), these lines being substantially angularly equidistant from one another.
16. Gas burner equipped with an element in accordance with one of Claims 13 to 15.
17. Gas burner according to Claim 16, characterized in that the said element (106) is
mounted between two clamps (60', 61'), each being equipped with a refractory flexible
seal (65, 66') for housing the ends of the element (106) in such a way that the latter
can expand freely while at the same time being held in place between the clamps (60',
61').
18. Gas burner according to Claim 17, characterized in that the said flexible seal (65,
66') is produced from ceramic fibres.