[0001] La présente invention concerne un système à déclenchement programmable permettant
le verrouillage/déverrouillage temporisé d'une installation de sécurité, telle qu'une
porte de coffre-fort, de chambre forte ou tout autre organe de fermeture d'une enceinte
de sécurité nécessitant une protection optimale de son entrée.
[0002] Les installations de sécurité, telles que celles du type susmentionné, sont utilisées
selon différentes tailles et à différentes échelles dans tous les sites, par exemple
les banques, les organismes d'Etat ou les entreprises dont la ou l'une des missions
est de conserver et de protéger des objets de valeur ou des documents confidentiels
pour lesquels une sécurité optimale vis-à-vis des risques d'effraction doit être assurée.
[0003] On a pu constater à l'expérience que dans ce type d'installation le point le plus
névralgique est bien évidemment constitué par la porte d'ouverture pour laquelle il
a été proposé et fourni d'innombrables solutions destinées à faire obstacle aux outils
les plus puissants et à l'ingéniosité des individus désirant pénétrer de façon frauduleuse
dans l'enceinte de sécurité protégée.
[0004] Plus particulièrement, on a considérablement amélioré la qualité des matériaux et
la résistance des pièces de fermeture constituant la liaison mécanique entre la porte
et la paroi fixe de l'enceinte.
[0005] Les systèmes de fermeture qui équipent ces portes comportent généralement une tringlerie
à haute résistance mécanique, qui est solidaire de la porte et qui est destinée à
assurer ladite liaison mécanique.
[0006] Cette tringlerie peut être pilotée et bloquée par une barre de verrouillage qui peut
coulisser dans un dégagement approprié ménagé à l'intérieur de la porte.
[0007] Cette tringlerie peut être normalement commandée par un premier système de serrure
dont l'ouverture peut être assurée, par exemple, par une clef, ou dans les versions
électroniques et électromécaniques plus sophistiquées, par un code d'accès, une carte
électronique ou d'autres moyens d'identification.
[0008] Pour doubler la sécurité de ces serrures, on associe généralement à la porte protégée
un dispositif de verrouillage/déverrouillage qui, lorsqu'il est verrouillé, empêche,
sur une période déterminée, tout mouvement coulissant de la barre de verrouillage
de la tringlerie, grâce à l'interposition d'un pêne.
[0009] Ce dispositif de verrouillage/déverrouillage est armé manuellement au moyen d'une
clé, le déverrouillage de ce dispositif s'effectuant de façon automatique, après un
déclenchement temporisé programmé, libéré par une base de temps mécanique ou électromécanique.
On qualifie généralement ce type de serrure additionnelle de serrure horaire.
[0010] Ainsi, sur cette période de verrouillage, aucun utilisateur ou opérateur, bien que
muni d'une clef, de son code ou de sa carte électronique destiné à ouvrir la première
serrure ne pourra être autorisé à ouvrir la porte dont l'ouverture est doublement
condamnée.
[0011] Un agencement de ce type est décrit dans le brevet EP 0 482 162.
[0012] Cet agencement comporte notamment une serrure horaire électronique qui peut être
programmée pour commander la libération de la barre de blocage du dispositif de verrouillage/déverrouillage
et pour permettre ainsi à une heure particulière ou à l'échéance d'un laps de temps
déterminé, le déverrouillage de la barre de verrouillage pour autoriser l'ouverture
subséquente de la porte de sécurité, via sa tringlerie, grâce à l'utilisation de la
clef, du code d'accès ou de la carte d'identification que possède le personnel de
sécurité.
[0013] Ainsi, dans cet agencement connu, après avoir verrouillé le dispositif de verrouillage/déverrouillage,
notamment à l'aide d'une clef d'armement, le personnel de sécurité programme le déclenchement
de la serrure horaire pour, qu'à une heure donnée, la serrure horaire déverrouille
la barre de verrouillage qui à son tour déverrouille le pêne et autorise l'accès au
site protégé, après ouverture de la première serrure.
[0014] Or, il existe un risque non négligeable que des infractions soient commises grâce
en particulier à la collaboration du personnel de sécurité ou d'autres personnes,
et cela en programmant le déclenchement du dispositif de verrouillage/déverrouillage
intentionnellement à une heure prématurée.
[0015] En effet, l'opérateur qui a la charge de programmer l'heure de déverrouillage de
ce dispositif peut programmer la serrure horaire à une heure qui n'est pas celle prévue
et peut permettre ainsi à toute autre personne d'ouvrir la serrure de la porte de
sécurité dont la barre de verrouillage n'est plus bloquée et dont l'ouverture peut
être effectuée via la première serrure.
[0016] A contrario, une programmation erronée du système de déclenchement peut avoir pour
conséquence, si la durée de verrouillage programmée est par erreur allongée, de ne
permettre l'accès à l'enceinte protégée qu'à un moment tardif, bloquant ainsi l'accès
aux personnes autorisées.
[0017] Dans un tel cas, des équipes spécialisées doivent intervenir pour annihiler l'effet
de blocage du dispositif, ce qui généralement se fait par sa destruction partielle
ou complète.
[0018] On comprend qu'une telle destruction entraîne des lourdes pertes financières d'une
part du fait de l'intervention d'équipes spécialisées et de la mise en oeuvre d'outils
particuliers, et d'autre part du fait de la destruction de l'ensemble du dispositif,
voire d'une partie de la porte.
[0019] Ainsi, on se rend compte que les systèmes de déclenchement classiques équipant les
dispositifs de verrouillage/déverrouillage d'enceintes de sécurité posent un double
problème qui est, d'une part, la possibilité d'une organisation intentionnelle d'un
déverrouillage prématuré de la porte, associé éventuellement à une nouvelle programmation
pour masquer l'effraction, et qui est, d'autre part, un risque potentiel non négligeable
d'erreurs de programmation pouvant conduire à des dommages graves, tant sur le plan
matériel que sur la plan financier.
[0020] Dans les deux cas, il est difficile, voire impossible d'établir la responsabilité
des personnes, appartenant ou non au personnel de sécurité, qui ont falsifié la programmation
ou qui ont effectué une programmation erronée, que ce soit volontaire ou involontaire.
Dans de telles situations, les procédures d'investigation aboutissent généralement
à des résultats flous, largement sujet à controverse.
[0021] Ainsi, la présente invention a-t-elle pour but de répondre aux inconvénients susmentionnés
en fournissant un système à déclenchement programmable capable d'apporter la preuve
de l'origine des manipulations frauduleuses ou erronées.
[0022] La présente invention a aussi pour but de fournir un système de conception simple,
offrant à l'utilisateur une grande commodité d'utilisation et une facilité d'introduction
des données liées à la programmation de la durée de temporisation.
[0023] A cet effet, l'invention a pour objet un système à déclenchement programmable pour
le verrouillage/déverrouillage temporisé d'une installation de sécurité, ce système
comportant :
- au moins un module de déclenchement destiné à provoquer le déverrouillage d'un élément
d'ouverture de l'installation, et
- des moyens de commande de ce module pour programmer une valeur de temps correspondant
au moment précis où le module de déclenchement pourra provoquer le déverrouillage
dudit élément,
caractérisé en ce que les moyens de commande comportent au moins un organe de
commande déporté constituant une partie mobile, détachée ou détachable dudit module
de déclenchement qui constitue une partie fixe de l'installation, ces deux parties
comportant des interfaces de communication pour la transmission d'informations, l'une
des deux parties, fixe ou mobile, comportant au moins un code d'identification propre,
exclusif et unique, ce code d'identification pouvant être transmis à l'autre partie
et mémorisé dans celle-ci par des moyens de mémorisation capables de fournir une traçabilité
de la programmation, systématiquement en association avec ledit code d'identification.
[0024] Selon une autre caractéristique de l'invention, les deux parties, respectivement
mobile et fixe, à savoir l'organe de commande et le module de déclenchement comportent
chacune un code d'identification propre, exclusif et unique.
[0025] On précisera aussi que les deux parties mobile et fixe comportent chacune des moyens
de mémorisation constitués par une mémoire non-volatile, capable d'enregistrer le
code d'identification de l'autre partie en association avec la valeur de temps programmée
pour le déverrouillage.
[0026] En outre, l'organe de commande et le module de déclenchement comportent une mémoire
morte non ré-inscriptible contenant le code d'identification.
[0027] Selon une autre caractéristique de l'invention, lesdites interfaces de communication
sont du type bidirectionnel.
[0028] On précisera aussi que l'organe de commande comporte un dispositif de transmission
de données capable de transmettre à un périphérique externe les informations contenues
dans ses moyens de mémorisations contenant les informations programmées, notamment
pour l'archivage de ces informations.
[0029] En outre, l'organe de commande comporte une horloge en temps réel, coopérant avec
une unité centrale de traitement pour fournir, au module de déclenchement, ladite
valeur de temps définissant le moment du déverrouillage.
[0030] Selon une variante de l'invention, l'horloge est radio-pilotée.
[0031] On précisera encore que le système selon l'invention comporte un affichage des informations
programmées, incorporé à l'organe de commande.
[0032] De plus, l'organe de commande comporte des moyens de mémorisation d'un code d'entrée
autorisant l'accès aux fonctions de l'organe de commande.
[0033] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de
la description détaillée qui suit, faites en référence aux dessins annexés qui sont
donnés uniquement à titre d'exemple, et dans lesquels :
- la figure 1 est une vue de face d'une porte d'une installation de sécurité comportant
une tringlerie de fermeture et une partie fixe d'un système à déclenchement selon
l'invention, associé à un dispositif de verrouillage/déverrouillage représenté ici
en position armée,
- la figure 2 est une vue de dessus d'un organe de commande mobile déporté, appartenant
au système de la figure 1,
- la figure 3 est une vue en perspective représentant l'organe de commande de la figure
2 communiquant avec un module de déclenchement du système de la figure 1,
- la figure 4 est une schéma bloc représentant l'électronique de l'organe de commande
des figures 2 et 3,
- la figure 5 est également un schéma bloc montrant le circuit électronique de l'un
des modules de déclenchement du système selon l'invention, représenté aux figures
1 et 3, et
- les figures 6a et 6b sont des représentations schématiques des paquets d'informations
échangés entre le ou les organes mobiles de commande et le ou les modules de déclenchement
du système selon l'invention.
[0034] On a représenté à la figure 1 une porte traditionnelle 1 d'une installation de sécurité,
telle qu'un coffre-fort.
[0035] La porte 1 est munie de façon classique d'une tringlerie 2 qui est destinée à venir
s'engager dans des orifices correspondants, non représentés, pratiqués dans une paroi
de haute sécurité de l'installation.
[0036] La tringlerie 2 comporte une barre de verrouillage 4 qui peut coulisser axialement
dans un dégagement approprié 6, ménagé dans un boîtier 8.
[0037] A l'intérieur du boîtier 8 sont logés deux modules électromécaniques de déclenchement
référencés respectivement 10a et 10b qui appartiennent au système selon l'invention
et qui coopèrent avec un pêne 12 dont le déplacement en position haute, comme représenté
à la figure 1, permet de bloquer le déplacement axial de la barre de verrouillage
4 de la tringlerie 2, tandis que le déplacement en position basse (non représenté)
permet de laisser libre le dégagement 6 du boîtier 8, afin d'autoriser le déplacement
axial correspondant de la barre de verrouillage 4.
[0038] A cet effet, les modules de déclenchement 10a et 10b comportent respectivement des
bras ou leviers 14a et 14b qui sont mobiles en rotation et qui sont capables de commander
le déplacement du pêne 12 dans sa position basse de déverrouillage.
[0039] On comprend que la représentation des organes mécaniques de ce dispositif de verrouillage/déverrouillage
est très schématique, celle-ci n'étant pas l'objet de la présente invention.
[0040] Les modules de déclenchement 10a et 10b comportent en outre des axes rotatifs 16a
et 16b qui peuvent être commandés en rotation à l'aide d'une clef appropriée, ici
non représentée. Ces axes 16a et 16b qui sont respectivement solidaires mécaniquement
des bras 14a et 14b peuvent entraîner lesdits bras en rotation pour armer manuellement
les deux modules de déclenchement 10a et 10b, cet armement, lorsqu'il est effectué
sur tous les modules de déclenchement 10a et 10b, permettant d'amener le pêne 12 dans
sa position haute de verrouillage.
[0041] On précisera que le pêne 12 peut être associé de façon classique à des moyens de
rappel élastique , ici non représentés, assurant son déplacement dans sa position
haute représentée (verrouillée).
[0042] Les bras ou leviers 14a et 14b des modules de déclenchement 10a et 10b sont associés
respectivement à des ressorts de traction 18a et 18b qui permettent de les mettre
sous tension mécanique et donc d'armer ces bras 14a et 14b dans leur position haute.
[0043] Les bras 14a et 14b armés grâce aux axes 16a et 16b dans leur position haute de verrouillage
sont retenus dans cette position grâce à la mise en place de taquets mobiles 20a et
20b, sous le nez non référencés des bras 14a et 14b.
[0044] Chaque taquet mobile 20a et 20b est commandé, via un mécanisme réducteur non représenté,
par un transducteur électromécanique de conception classique (référencé 104 à la figure
5) que l'on décrira ci-après en association avec le circuit électronique des modules
de déclenchement 10a et 10b.
[0045] Chaque taquet mobile 20a et 20b peut être déplacé latéralement (vers la gauche sur
la figure 1) pour libérer le nez des bras ou leviers 14a et 14b, sous commande du
mécanisme réducteur classique qui comporte par exemple un moteur pas-à-pas associé
à un mécanisme de démultiplication, de même de conception classique.
[0046] On comprend donc que suite au déplacement latéral (vers la gauche sur la figure 1)
de l'un des deux taquets mobiles 20a et 20b, l'un des deux bras ou leviers 14a et
14b pivote instantanément et déplace en conséquence le pêne 12 brusquement vers le
bas, dans sa position de déverrouillage, pêne qui est sollicité dans cette direction
par les ressorts de traction 18a et 18b. Dans cette position, la barre de verrouillage
4 peut être déplacée axialement dans le dégagement 6 pour autoriser une ouverture
subséquente de la porte 1, par une serrure classique à clef, à code ou à carte, non
représentée.
[0047] Bien que l'on ait décrit dans cet exemple un dispositif de verrouillage/déverrouillage
comportant deux modules de déclenchement, on comprendra que l'invention s'applique
également à un dispositif ne comportant qu'un module, ou comportant un nombre de modules
supérieur à deux.
[0048] Les installations de sécurité sont généralement équipées d'au moins deux modules
travaillant en tandem afin d'améliorer la fiabilité du système, l'actionnement d'au
moins un des deux modules assurant le déverrouillage du dispositif.
[0049] De façon très avantageuse et conformément à l'une des caractéristiques de l'invention,
chaque module de déclenchement 10a et 10b comporte des moyens de communication à distance
permettant le transfert (réception et transmission) de données d'identification et
de quittancement entre ces modules et un organe de commande portable 30, représenté
aux figures 2 et 3.
[0050] Ces moyens de communication à distance sont constitués de transducteurs de type infrarouge
référencés 22a et 24a, pour ceux équipant le premier module de déclenchement 10a,
et référencés 22b et 24b, pour ceux équipant le deuxième module de déclenchement 10b.
[0051] Les deux transducteurs 22a et 22b des modules 10a et 10b constituent des récepteurs
infrarouge de signaux de commande SC fournis par l'organe de commande 30, tandis que
les deux transducteurs 24a et 24b des modules 10a et 10b constituent des émetteurs
infrarouges de signaux de quittancement SQ, signaux fournis à destination de l'organe
de commande 30 pour le quittancement des opérations de programmation.
[0052] En se référant désormais aux figures 2 et 4 on décrira ci-après les composants fonctionnels
constituant le circuit électronique de l'organe de commande 30 représenté aux figures
2 et 3.
[0053] L'organe de commande 30 comporte un boîtier 31 abritant un clavier à touches 32 dont
les touches 33 (une seule étant ici référencée) portent des indications alphanumériques
permettant, d'une part, l'introduction de données telle que l'heure de déverrouillage
(heure, minute, seconde) et/ou la date de déverrouillage (jour, mois).
[0054] Les touches 33 du clavier 32 peuvent comporter d'autres indications, (ici non représentées)
telles qu'une touche de sélection des fonctions (fonction d'introduction des données,
fonction d'entrée d'un code d'accès, fonction d'édition d'un journal des événements,
langue du journal). Les touches 33 peuvent également comporter une touche de validation
du ou des programmes et des données introduites.
[0055] L'organe de commande 30 comporte en outre un affichage à cristaux liquides 34 qui
permet l'affichage de différents groupes d'informations, tels que notamment une valeur
de temps, par exemple un nombre de secondes, l'heure et/ou la date programmée de déverrouillage,
ainsi qu'éventuellement des indices sous forme de symboles représentant les différentes
fonctions dont les valeurs sont affichées par ce dispositif.
[0056] Le coeur du circuit électronique EC de l'organe de commande 30 est constitué d'un
micro-contrôleur 36 qui est piloté par un oscillateur de précision, non représenté.
[0057] Le micro-contrôleur 36 comporte une unité centrale de traitement 38 (CPU), une mémoire
vive 40 du type RAM (RANDOM ACCESS MEMORY), une mémoire morte non réinscriptible 42
du type ROM (READ ONLY MEMORY), un circuit d'interface entrée/sortie 44, un premier
contrôleur 46 pilotant l'affichage 34 et un second contrôleur 48 relié à une interface
de communication 50 du type RS-232.
[0058] L'interface de communication 50 est elle-même reliée à un connecteur 52 qui est destiné
à permettre la connexion entre l'organe de commande portable 30 et un appareil externe,
tel qu'une imprimante ou un ordinateur capable de collecter et de gérer les données
mémorisées dans cet organe. On comprend que ce connecteur 52 constitue des seconds
moyens de transmission de l'organe de commande 30 avec un dispositif extérieur destiné
à archiver, et éventuellement contrôler et vérifier les données, que l'on décrira
ci-après, mémorisées dans l'organe de commande 30.
[0059] La mémoire RAM 40 peut contenir un ou plusieurs codes d'entrée autorisant l'accès
au programme de l'unité centrale de traitement 38, et donc autorisant l'accès aux
fonctions de l'organe de commande 30. La mémoire ROM 42 contient un code d'identification
IDC affecté de façon exclusive à chaque organe de commande 30.
[0060] Le code d'identification IDC de l'organe de commande 30 est propre à cet organe de
commande, ce code ayant été programmé en usine.
[0061] Ainsi, on comprend que dans cette installation de sécurité dans laquelle plusieurs
opérateurs peuvent intervenir pour la programmation d'un ou de plusieurs modules de
déclenchement 10a,10b, etc, chaque organe de commande déporté 30 comporte son propre
code d'identification IDC qui est unique et qui est répertorié de façon séparée, afin
d'identifier de façon non équivoque chaque organe de commande 30 de l'installation.
[0062] L'organe de commande 30 comporte en outre une mémoire morte non volatile effaçable
électriquement du type EEPROM référencée 54 qui constitue des moyens de mémorisation
dans lesquels peuvent être mémorisés une suite d'événements 1 à n dont la structure
sera décrite ci-après.
[0063] Chaque organe de commande 30 comporte en outre une horloge en temps réel 56 qui contient
l'heure et la date en temps réel, cette horloge pouvant être dans un mode de réalisation
particulier, pilotée par un récepteur de faisceau hertzien 58, ce faisceau pouvant
être capté par une antenne 60 reliée à ce récepteur.
[0064] Ainsi, lors de l'opération de programmation d'un ou des modules de déclenchement
10a ou 10b, l'heure et/ou la date introduite par l'opérateur, par le clavier 32 est
convertie par le micro-contrôleur 36 en un nombre de secondes à décompter, ce nombre
qui est contrôlé en permanence pour être traité à chaque seconde, au sein de l'organe
de commande 30, dans le micro-contrôleur 36, et plus particulièrement par l'unité
centrale de traitement 40 en association avec la mémoire RAM 40, étant ensuite transmis
au ou aux modules de déclenchement 10a 10b, via un signal de commande SC dans un paquet
d'informations que l'on décrira ci-après, représenté à la figure 6a.
[0065] On comprend donc que l'opération de décrémentation du nombre de secondes constituant
la valeur de temps qui va être transmise aux modules de déclenchement se fait au sein
même de l'organe de commande 30, et non dans le ou les modules de déclenchement, jusqu'au
moment où cette valeur de temps va être transmise via le signal de commande SC aux
modules de déclenchement 10a,10b.
[0066] Dès lors, aussi longtemps que cette valeur de temps n'est pas transmise, par une
opération de validation sur le clavier 32 de l'organe de commande 30, à tous les modules
de l'installation qui doivent être déverrouillés au même moment, cette valeur est
"rafraîchie", c'est-à-dire décrémentée par le micro-contrôleur 36.
[0067] Après transmission du signal de commande SC, cette valeur est gérée et décrémentée
par un micro-contrôleur 80 du module de déclenchement qui a été programmé.
[0068] Lorsque cette valeur est égale à zéro, le micro-contrôleur 80 pilote une source de
puissance 102 (figure 5) qui commande l'actionnement d'un transducteur électromécanique
104. Cet actionnement du transducteur 104 provoque le déplacement des taquets 20a
et 20b, et libère le pêne 12, ce qui déverrouille la barre 4.
[0069] Grâce à cet agencement, on peut programmer le système selon l'invention, de sorte
que tous les modules de déclenchement de la même porte déverrouillent le pêne correspondant
de façon très précise pour une action de libération du pêne exactement simultanée.
[0070] Grâce à cette action simultanée de tous les modules de déclenchement 10a,10b de la
porte 1 sur le pêne 12, on garantit l'ouverture du pêne 12 en élevant le niveau de
force appliquée, du fait de l'action simultanée de tous les bras 14a, 14b en service
dans le système, pour vaincre l'effort résistant opposé par ce pêne 12.
[0071] On comprend donc que le système selon l'invention comprend des moyens calculateur
de la valeur de temps à transmettre aux modules de déclenchement 14a et 14b, ces moyens
calculateur étant intégrés dans le ou les organes de commande 30.
[0072] De plus, le circuit électronique EC de cet organe de commande 30 comporte un circuit
émetteur de signaux 62 et un circuit récepteur de signaux 64, ces derniers étant,
dans le mode de réalisation représenté, respectivement des circuits émetteur et récepteur
de signaux infrarouges.
[0073] Bien que l'exemple de réalisation décrit se rapporte au transfert de données à distance
par voie infrarouge avec des premiers moyens de transmissions appropriés, l'invention
n'est pas limitée à ce type de transfert qui peut être du type électrique (liaison
câblée), magnétique, inductif, optique, ou par ultrasons (liaison à distance).
[0074] On précisera aussi que l'ensemble des composants électroniques qui viennent d'être
décrits sont alimentés par une source de tension SAC constituée par exemple par une
pile ou accumulateur 66 dont le niveau de tension est contrôlé par un détecteur de
tension 68, cette pile ou cet accumulateur pouvant être dédoublé pour améliorer la
fiabilité du système, notamment lors du remplacement d'une piles ou d'un accumulateur.
[0075] Tous ces éléments sont reliés entre eux par un bus interne de communication 70.
[0076] Le détecteur de niveau de tension 68 est prévu pour fournir un signal de fin de vie
de pile au contrôleur 36, via le bus de communication 70.
[0077] L'organe de commande 30 comporte en outre des moyens de communication à distance
72 et 74 destinés à communiquer respectivement avec les moyens de communication correspondants
22a, 22b et 24a, 24b des modules de déclenchement 10a et 10b.
[0078] Comme dans le cas des modules de déclenchement qui ont été décrits ci-avant, ces
moyens de communication sont constitués, dans cet exemple, par des transducteurs de
type infrarouge notamment une diode électroluminescente et une photodiode qui transforment
les signaux optiques en signaux électriques et inversement, signaux électriques qui
sont mis en forme, modulés et filtrés par les deux circuits respectivement émetteur
62 et récepteur 64, et qui sont transmis au micro-contrôleur 36 ou proviennent de
celui-ci par le bus interne de communication 70 et par le circuit d'entrée/sortie
44.
[0079] En se référant désormais à la figure 5, on décrira ci-après le circuit électronique
ED de l'un des modules de déclenchement de l'installation selon l'invention, par exemple
le module de déclenchement 10a.
[0080] Le circuit électronique ED de chaque module de déclenchement comporte un contrôleur
80 qui comprend une unité centrale de traitement 82 (CPU) une mémoire vive 84 du type
RAM, une mémoire morte ré-inscriptible 86 de type ROM et un circuit d'entrée/sortie
88.
[0081] La mémoire ROM 86 contient un code d'identification IDD qui, de nouveau, est propre
à ce module de déclenchement 10a.
[0082] Un code d'identification IDD est affecté de façon exclusive et unique à chaque module
de déclenchement de l'installation , qui est équipé du circuit électronique ED, ce
code d'identification IDD ayant été programmé en usine et pouvant être répertorié
dans des documents témoins conservés de façon séparée. Ainsi, dans une installation
de sécurité comportant un nombre important de modules de déclenchement mis en place
sur plusieurs portes du site, il est possible, comme on le comprendra ci-après, d'identifier
sans ambiguïté et de façon non équivoque quels sont les modules de déclenchement sur
lesquels des opérations de programmation ont été effectuées, et dans quel ordre, grâce
à une traçabilité des ordres de programmations dénommés ici "événements".
[0083] Chaque module de déclenchement comporte en outre un circuit récepteur 90 et un circuit
émetteur 92.
[0084] Le circuit récepteur 90 est couplé à la photodiode 22a qui est destinée à recevoir
les signaux de commande SC de l'organe de commande 30.
[0085] Ainsi, le circuit récepteur 90 est agencé pour transformer des signaux optiques en
signaux électriques, pour les mettre en forme et les filtrer, afin de les transmettre
ensuite au contrôleur 80 par l'intermédiaire d'un bus interne de communication 94
et du circuit d'entrée/sortie 88.
[0086] Quant au circuit émetteur 92, il est agencé pour pouvoir transformer, en signaux
optiques, les signaux électriques reçus du contrôleur 80 pour mettre en forme ces
signaux et les moduler afin de les transmettre à la diode électroluminescente 24a
qui est destinée à communiquer les signaux de quittancement SQ à la photodiode correspondante
74 de l'organe 30.
[0087] Bien entendu, comme pour l'organe de commande 30, la communication à distance peut
se faire sous une autre forme que sous la forme infrarouge, c'est-à-dire sous une
forme électrique (câblée), magnétique ou inductive (à distance) en fonction du type
de communication choisi pour l'organe de commande susmentionné.
[0088] On comprend que le système selon l'invention comprend des interfaces de communication
embarquées qui sont intégrées respectivement dans l'organe de commande 30 et dans
chaque module de déclenchement 10a (ou 10b), ces interfaces étant constitués au sein
de l'organe de commande 30, par la diode électroluminescente 72 et la photodiode 74
et par les deux circuits émetteur et récepteur associés 62 et 64. Pour chaque module
de déclenchement 10a,10b l'interface de communication à distance est constituée par
la photodiode 22a (22b) et la diode électroluminescente 24a (24b), ainsi que par les
circuits émetteur et récepteur 92 et 90.
[0089] Le circuit électronique ED de chaque module de déclenchement 10a,10b comporte en
outre un détecteur de niveau de tension 96 qui est relié, par l'intermédiaire d'un
micro-rupteur à contact 98, à une source d'alimentation SAD constituée dans cet exemple,
par une pile ou un accumulateur 100 pouvant être éventuellement dédoublé pour améliorer
la fiabilité du système. Cette source d'alimentation SAD alimente les éléments électroniques
décrits ci-dessus, le micro-rupteur pouvant être fermé, et donc activé lors de l'armage
manuel du dispositif de verrouillage/déverrouillage au cours de l'opération de verrouillage,
notamment par la rotation des axes 16a et 16b des modules de déclenchement 10a et
10b.
[0090] Ce micro-rupteur 98 peut être constitué, dans une variante de réalisation, par un
détecteur magnétique, optique, inductif ou capacitif.
[0091] On précisera aussi que la fonction du détecteur du niveau de tension 96 est de fournir
un signal de fin de vie de pile à l'unité centrale de traitement 82 lorsque le niveau
de tension de la source d'alimentation SAD est trop faible, pour ainsi empêcher l'armage
du système de verrouillage/déverrouillage.
[0092] Le circuit électronique ED de chaque module de déclenchement 10a,10b comporte une
source de puissance 102 capable d'alimenter un transducteur électromécanique 104 dont
la fonction est de provoquer, par l'intermédiaire d'une chaîne cinématique classique
non représentée, le déplacement des taquets mobiles 20a et 20b pour libérer les bras
ou leviers 14a et 14. La source de puissance 102 est pilotée par un signal provenant
du contrôleur 80, signal qui transite via le circuit d'entrée-sortie 88 et qui est
amené par le bus de communication interne 94.
[0093] Le circuit électronique ED de chaque module de déclenchement 10a,10b comporte avantageusement
des moyens de mémorisation 106 constitués dans cet exemple par une mémoire non volatile
effaçable électriquement du type EEPROM, contenant les dernières commandes de programmation
représentées dans cette mémoire sous forme d'événements 1 à n.
[0094] Les événements qui sont enregistrés dans la mémoire EEPROM 106 sont représentés de
façon plus détaillée à la figure 6a, sous forme très schématique.
[0095] Ainsi, on comprend de ce qui vient d'être décrit que lorsqu'un opérateur programme
une heure ou une date de verrouillage à laquelle le ou les modules de déclenchement
10a,10b devront libérer la barre de verrouillage 4, un signal de commande SC, ici
de type infrarouge, est transmis dans cet exemple à distance par l'intermédiaire de
l'organe de commande mobile et déporté 30 aux différents modules de déclenchement
10a,10b; ce signal de commande SC comportant systématiquement comme le montre la figure
6a, d'une part, une étiquette expéditeur identifiant la source de commande, étiquette
qui est constituée du code d'identification IDC de l'organe de commande qui a servi
à cette programmation.
[0096] Ce signal comporte de plus une désignation de commande repérée par un numéro, ainsi
que la valeur des données de programmation, valeur qui est un nombre de secondes,
l'heure et/ou la date de déverrouillage programmé. Ainsi, chaque signal de commande
SC est libellé de cette façon et il est impossible à un organe de commande d'effectuer
une programmation d'un nombre de secondes, d'une heure ou d'une date quelconque de
déverrouillage sans avoir fourni, au préalable, son étiquette l'identifiant comme
source de programmation de la commande, du nombre de secondes, de l'heure et de date
de déverrouillage, étiquette qui est constituée par le code d'identification propre
de l'organe de commande utilisé.
[0097] Chaque échange d'informations est quittancé par le module de déclenchement programmé
qui constitue dans cet échange le destinataire de la programmation. Ce quittancement
est fourni, par le circuit électronique ED du module de déclenchement, à l'organe
de commande 30 utilisé, organe qui constitue en l'espèce l'expéditeur et la source
de programmation. Ce quittancement est transmis sous forme d'un accusé de réception
porté par le signal de quittancement SQ, cet accusé de réception comportant, comme
le paquet d'informations (figure 6a) véhiculé par le signal de commande SC, un paquet
d'informations comportant systématiquement (figure 6b) une étiquette destinataire
qui comporte le code d'identification IDD du module de déclenchement 10a,10b programmé,
ainsi que le numéro de commande et la valeur de commande qui est un nombre de secondes,
l'heure et/ou la date de déverrouillage programmé.
[0098] Ainsi, on comprend que la mémoire EEPROM 106 de chaque module de déclenchement 10a,10b
enregistre, sous forme d'événements 1 à n, les différents paquets d'informations reçus
d'un ou de plusieurs organes de commande conformes à l'organe de commande 30 et mémorise
de cette façon toutes les opérations de programmation effectuées par le ou les organes
de commande sur le module de déclenchement considéré.
[0099] De cette façon, toute opération de programmation effectuée par un opérateur est mémorisée
par la partie réceptrice (le destinataire), les informations contenues dans cette
mémoire comportant obligatoirement, sous forme d'un paquet d'informations, le code
d'identification IDC de chaque organe de commande qui a été utilisé pour la programmation.
[0100] Qui plus est, chaque organe de commande 30 comporte dans sa mémoire EEPROM 54, répertoriés
par événements 1 à n, les paquets d'informations qu'elle a reçus sous forme de quittancement,
via le signal de quittancement SQ, du ou des modules de déclenchement programmés.
Ces informations de quittancement comportent entre autres le code d'identification
IDD de chaque module de déclenchement qui a été programmé par cet organe de commande.
[0101] Dès lors, on comprend que chaque module de déclenchement 10a,10b comporte une trace
électronique exportable et lisible de toutes les informations programmées qu'il a
reçues et qui permet grâce à chaque code d'identification "expéditeur" IDC enregistré
de retrouver la trace de la source de programmation qui a été utilisée et donc de
savoir quel est l'organe de commande qui a effectué l'opération de programmation frauduleuse
ou erronée.
[0102] Ainsi, même si l'organe de commande est détruit intentionnellement, l'origine de
l'erreur ou de la fraude peut être retrouvée par une lecture appropriée des informations
mémorisées dans la mémoire EEPROM 106.
[0103] On comprend que chaque organe de commande 30 comporte aussi dans sa mémoire EEPROM
54 la trace de toutes les opérations de programmation qui ont été effectuées avec
celui-ci sur chaque module de déclenchement, ce qui offre une double sécurité quant
à la possibilité de déceler la source des programmations des différents modules de
déclenchement dans le cas où ceux-ci seraient détériorés ou détruits.
[0104] Là encore, une lecture du contenu des moyens de mémorisation 54, c'est-à-dire, de
la mémoire EEPROM de chaque organe de commande 30 permet, par une trace électronique
exportable et lisible, d'identifier l'opérateur qui est à l'origine de l'erreur ou
de la manipulation frauduleuse.
[0105] Bien que le mode de réalisation de l'invention qui a été décrit comporte deux moyens
de mémorisation formés par les mémoires EEPROM 54 et 106 de l'organe de commande 30
et du module de déclenchement 10a décrit, on pourrait ne munir, dans une variante
simplifiée, qu'une seule des parties, fixe 10a,10b ou mobile 30, à savoir le ou les
modules de déclenchement 10a,10b ou l'organe de commande 30, des moyens de mémorisation
EEPROM.
[0106] En outre, les moyens de mémorisation 106 de chaque module de déclenchement 10a,10b
pourraient en outre, dans un mode de réalisation non représenté, comporter des registres
dans lesquels sont inscrits le ou les différents codes d'identification IDC du ou
des organes de commande 30 de l'installation, afin de comparer le ou les codes d'identification
IDC reçus avec le ou les codes d'identification IDC mémorisés pour éventuellement
bloquer l'action de programmation en cours si un organe de commande falsifié est utilisé.
[0107] On précisera aussi ici que les mémoires ROM 42 et 86 formant les moyens de mémorisation
des codes d'identification IDC et IDD de chaque organe de commande 30 et de chaque
module de déclenchement 10a et 10b peuvent être remplacés par une mémoire programmable
du type PROM, séparée du contrôleur. On précisera aussi qu'en fonction de la programmation
de la mémoire RAM 40 de l'organe de commande 30, on peut offrir à l'opérateur la possibilité
de relire les différents événements mémorisés dans la mémoire EEPROM 54 sous forme
d'un journal affichable par le système d'affichage à cristaux liquides 34 ou via une
impression sur une imprimante connectée au connecteur 52.
[0108] Il est de même possible grâce à cette connexion d'effectuer systématiquement un archivage
quotidien des journaux horodatés de programmation et de conserver cet archivage dans
un lieu sûr. Bien évidemment l'accès à ces différentes fonctions peut être subordonné
à l'introduction préalable de codes d'accès.
[0109] On comprend donc de ce qui vient d'être décrit que l'introduction des données se
fait uniquement sur l'organe de commande qui est déporté et qui peut être protégé
des regards indiscrets.
[0110] Il n'existe donc aucune trace visuelle sur le dispositif de déclenchement d'une valeur
de programmation qui permettrait de reconstituer la valeur de temps programmée pour
le déclenchement.
[0111] En outre, le système selon l'invention peut ne comporter qu'un seul organe de commande
pour toute l'installation, si bien que cette installation peut ne comporter qu'un
seul clavier pour l'introduction des données et un seul affichage, ce qui permet de
réduire les coûts par la disposition d'un nombre limité d'organes fonctionnels coûteux.
1. Système à déclenchement programmable pour le verrouillage/déverrouillage temporisé
d'une installation de sécurité, ce système comportant :
- au moins un module de déclenchement (10a,10b) destiné à provoquer le déverrouillage
d'un élément (4) d'ouverture de l'installation, et
- des moyens de commande de ce module pour programmer une valeur de temps correspondant
au moment précis où le module de déclenchement (10a,10b) pourra provoquer le déverrouillage
dudit élément,
caractérisé en ce que les moyens de commande comportent au moins un organe de
commande (30) déporté constituant une partie mobile, détachée ou détachable dudit
module de déclenchement (10a,10b) qui constitue une partie fixe de l'installation,
ces deux parties comportant des interfaces de communications pour la transmission
d'informations, l'une des deux parties, fixe ou mobile, comportant au moins un code
d'identification propre, exclusif et unique (IDC, IDD), ce code d'identification pouvant
être transmis à l'autre partie et mémorisé dans celle-ci par des moyens de mémorisation
(54, 56) capables de fournir une traçabilité de la programmation, systématiquement
en association avec ledit code d'identification.
2. Système selon la revendication 1, caractérisé en ce que les deux parties, respectivement
mobile et fixe, à savoir l'organe de commande (30) et le module de déclenchement (10a,10b)
comportent chacune un code d'identification propre, exclusif et unique IDC, IDD.
3. Système selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les deux parties respectivement
mobile et fixe, à savoir l'organe de commande (30) et le module de déclenchement (10a,10b)
comportent chacune des moyens de mémorisation (54,56) constitués par une mémoire non-volatile
capable d'enregistrer le code d'identification de l'autre partie en association avec
la valeur de temps programmée pour le déverrouillage.
4. Système selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'organe de commande
30 et le module de déclenchement (10a,10b) comportent une mémoire morte non ré-inscriptible
(42,80) contenant le code d'identification IDC, IDD.
5. Système selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que lesdites
interfaces de communication sont du type bidirectionnel.
6. Système selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que ledit organe
de commande (30) comporte un dispositif (50,52) de transmission de données capable
de transmettre à un périphérique externe les informations contenues dans ses moyens
de mémorisations (54) contenant les informations programmées, notamment pour l'archivage
de ces informations.
7. Système selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en que ledit organe
de commande (30) comporte une horloge en temps réel (58), coopérant avec une unité
centrale de traitement (38) pour fournir, au module de déclenchement (10a,10b), ladite
valeur de temps définissant le moment du déverrouillage.
8. Système selon la revendication 7, caractérisé en que ladite horloge est radio-pilotée.
9. Système selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en qu'il comporte
un affichage (34) des informations programmées, incorporé à l'organe de commande (30).
10. Système selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en que l'organe de
commande comporte des moyens de mémorisation (40) d'un code d'entrée autorisant l'accès
aux fonctions de l'organe de commande (30).