[0001] L'invention concerne une talonnière de fixation de sécurité d'une chaussure sur un
ski, comprenant un corps de fixation tubulaire ouvert à ses deux extrémités, rigidement
solidaire d'un agrippe-semelle et articulé autour d'une came transversale faisant
partie d'un étrier articulé autour d'un axe horizontal sur une plaque montée pivotante
sur le ski autour d'un axe sensiblement vertical, ce corps contenant au moins un ressort
travaillant en compression entre un piston en appui sur la came et une butée solidaire
d'une vis de réglage.
[0002] Une telle talonnière, dite à pivot, est décrite dans le brevet CH 397 500. Cette
fixation est en outre devenue, avec les années, une image de marque du demandeur.
Dans cette talonnière, la butée est constituée par la vis de réglage elle-même en
forme de bouchon fileté vissé dans l'extrémité taraudée du corps de fixation. Ce corps
de fixation est en forme de tube fermé du côté de l'agrippe-semelle. Une telle exécution
nécessite donc la fabrication d'une vis spéciale et le taraudage du corps de fixation.
Ces usinages constituent des opérations relativement coûteuses.
[0003] Du brevet FR 2 034 708 on connaît par ailleurs une talonnière du même type, mais
dans laquelle le corps de la fixation est ouvert du côté de l'agrippe-semelle. La
butée réglable est également constituée d'une vis spéciale vissée dans un taraudage
du corps de la fixation et la came est montée entre deux ressorts. L'accès à la vis
de réglage n'est pas très commode.
[0004] La présente invention a pour but de réduire le coût de la fabrication de la talonnière.
[0005] A cet effet, la talonnière selon l'invention est caractérisée en ce que la vis de
réglage est en appui axial, par sa tête, contre une portée du corps de fixation et
que la butée est constituée d'un écrou monté sur la vis de réglage.
[0006] Il est aisé de former une portée à l'extrémité supérieure du corps de la fixation
en laissant un rebord autour de l'ouverture. On peut alors utiliser une simple vis
du commerce à collerette qui vient s'appuyer par sa collerette contre cette portée.
Un écrou, par exemple du type écrou à ailettes, peut être utilisé comme butée. Les
ailettes peuvent simultanément être utilisées comme index pour l'affichage du réglage
de la dureté de la fixation.
[0007] Entre la vis et la portée d'appui, on dispose avantageusement une pièce de glissement
à faible coefficient de frottement. Cette pièce de glissement assure simultanément
l'étanchéité du corps de fixation du côté de la vis de réglage.
[0008] La vis avec sa butée, le ressort et le piston sont montés dans le corps de fixation
par l'extrémité correspondant à l'agrippe-semelle.
[0009] Le réglage continue de se faire par l'extrémité la plus accessible de la talonnière.
[0010] Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, un mode d'exécution de la talonnière
selon l'invention.
[0011] La figure 1 est une vue en perspective de la talonnière en position fermée sur une
chaussure.
[0012] La figure 2 est une vue en coupe axiale, selon un plan vertical, du corps de fixation
représenté à la figure 1.
[0013] La figure 3 est un agrandissement de la partie supérieure de la coupe axiale du corps
de fixation représentée à la figure 2.
[0014] La figure 4 est un éclaté de la fixation.
[0015] Comme la fixation décrite dans le brevet CH 397 500, la fixation représentée se caractérise
par un corps cylindrique tubulaire 1 venu d'une pièce avec un agrippe-talon la. Ce
corps 1 est articulé autour d'une came 10 faisant partie d'un étrier en forme de U
dont les bras 2 et 3 sont articulés sur une plaque de base 4 autour d'un axe horizontal
a. La plaque de base 4 est montée pivotante sur le ski de manière connue. Le corps
1 est ouvert à ses deux extrémités, c'est-à-dire également ouvert du côté de l'agrippe-semelle
la. Il contient un ressort hélicoïdal principal 5, travaillant en compression entre
un piston 6 et une butée 7 en forme d'écrou monté sur une vis 8 munie d'une collerette
8a par laquelle la vis s'appuie sur un rebord 1b du corps 1 entourant l'ouverture
supérieure du corps 1 et formant une portée d'appui pour la collerette 8a de la vis.
Une rondelle de glissement 9 est interposée entre la collerette 8a et la portée 1b.
Le piston 6 s'appuie sur la came 10 en forme générale d'axe cylindrique, traversant
diamétralement le corps 1 et dont la partie médiane, qui constitue la came proprement
dite, présente un méplat 11. Les bras 2 et 3 sont fixés aux extrémités de cette came
10 par des parties profilées de manière à empêcher la rotation de la came 10. Le corps
1 présente un alésage 12 pour sa rotation autour de la came 10. A l'intérieur du ressort
5 est en outre monté un ressort auxiliaire 13 qui travaille en compression entre le
piston 6 et une rondelle 14 retenue sur une portée 8b de l'extrémité de la vis 8.
[0016] Le corps 1 présente en outre deux fentes longitudinales 15 et 16 parallèles à l'axe
des ressorts et de la vis, disposées de chaque côté du corps 1. La butée 7 est munie
de deux bras 7a et 7b engagés dans la fente 15, respectivement 16 et pouvant librement
coulisser dans ces fentes. Aux bords des fentes, sont gravées des graduations 17 permettant
de lire la position du curseur constitué par l'écrou 7.
[0017] Le corps cylindrique 1 est entouré d'une enveloppe 18 en matériau synthétique transparent
dans au moins la zone de lecture de l'affichage du réglage.
[0018] Le montage des éléments contenus dans le corps 1 se fait par l'ouverture du corps
située du côté de l'agrippe-semelle la. On introduit d'abord la vis 8 munie de la
rondelle de glissement 9 et de l'écrou 7, puis les ressorts et le piston. Après compression
du piston, on met ensuite en place la came 10 puis on fixe les bras 2 et 3 aux extrémités
de la came. Le ressort principal 5 peut ensuite être comprimé en faisant tourner la
vis 8, ce qui a pour effet d'entraîner la butée 7.
[0019] Comme ceci est connu de l'art antérieur, l'ouverture de la talonnière se fait par
le basculement du corps 1 autour de la came 10, ce qui a pour effet de repousser le
piston 6 et de comprimer les ressorts.
[0020] L'invention n'est bien entendu pas limitée à l'exemple représenté. En particulier,
la vis 8 pourrait s'appuyer axialement par la face frontale de sa tête.
1. Talonnière de fixation de sécurité d'une chaussure sur un ski, comprenant un corps
de fixation tubulaire (1) ouvert à ses deux extrémités, rigidement solidaire d'un
agrippe-semelle (la) et articulé autour d'une came transversale (10) faisant partie
d'un étrier (2, 3, 10) articulé autour d'un axe horizontal sur une plaque montée pivotante
(4) sur le ski autour d'un axe sensiblement vertical, ce corps contenant au moins
un ressort (5) travaillant en compression entre un piston (6) en appui sur la came
et une butée solidaire d'une vis de réglage (8), caractérisée en ce que la vis de
réglage (8) est en appui axial, par sa tête, contre une portée (1b) du corps de fixation
et que la butée est constituée d'un écrou (7) monté sur la vis de réglage (8), la
vis, avec sa butée, le ressort et le piston étant montés dans le corps (1) par l'extrémité
correspondant à l'agrippe-semelle.
2. Talonnière selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comprend une rondelle
(9) à faible coefficient de frottement entre la vis (8) et la portée du corps sur
laquelle s'appuie la vis.
3. Talonnière selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que la tête de la vis
(8) est munie d'une collerette (8a) par laquelle la vis s'appuie sur la portée du
corps.