[0001] La présente invention concerne le domaine de la protection contre l'intrusion d'un
périmètre par une barrière de faisceaux infrarouges.
[0002] De telles barrières sont bien connues en elles mêmes. Elles se composent d'éléments
verticaux ou colonnes IR 20 disposées autour du périmètre et contenant les émetteurs
e de faisceaux IR régulièrement espacés verticalement, auxquels font face les récepteurs
r de la colonne suivante du périmètre.
[0003] Les émetteurs et les récepteurs, ainsi que les colonnes, sont disposés de telle manière
qu'un intrus ne puisse franchir la limite du périmètre sans "couper" au moins un faisceau.
Pour le récepteur correspondant, le faisceau est occulté, et cette occultation déclenche
une alarme.
[0004] Il existe naturellement des systèmes connus, plus ou moins sophistiqués, permettant
d'éviter au maximum les alarmes intempestives résultant du passage des petits animaux,
par exemple. Cependant, ces systèmes atteignent rapidement leurs limites dans certaines
configurations, en termes de coût ou de complexité notamment. C'est le cas en particulier
en ce qui concerne la coupure possible du dernier faisceau inférieur.
[0005] Ce dernier faisceau inférieur est nécessairement placé très près du sol, à environ
20 cm, pour éviter un franchissement par reptation. Cette faible distance rend inévitables
les perturbations intempestives du faisceau par de petits animaux, tels que chats,
lapins ou analogues. En effet ces animaux sont suffisamment gros pour déclencher une
alarme même sur les installations sophistiquées.
[0006] Par ailleurs, la végétation au sol risque de perturber également ce faisceau bas.
La solution évidente, qui consiste à traiter ou nettoyer le sol de part et d'autre
de la barrière, ne peut être mise en oeuvre facilement, en raison de son coût et des
servitudes qu'elle impose, dont celle de neutraliser la barrière durant l'opération,
ce qui est délicat s'agissant de sites sensibles tels que installations militaires,
industrielles, etc...
[0007] Il n'existe pas actuellement de solution simple permettant de remédier à ces deux
types de problèmes, qui résultent d'une seule cause, qui est la coupure intempestive
du dernier faisceau IR inférieur.
[0008] Selon l'invention, on dispose un obstacle vertical au niveau du sol de manière à
sensiblement remplacer le faisceau inférieur. Cet obstacle est disposé depuis le sol
jusqu'à une hauteur se situant sous le second faisceau initial; il a pour fonction
de s'opposer au franchissement par reptation, et doit également être suffisamment
haut pour dissuader les petits animaux de le franchir par le dessus. Une hauteur appropriée
se situe autour de 40 cm. Simultanément, il est avantageux de munir cet obstacle d'une
base destinée à reposer sur le sol, pour assurer la stabilité de l'ensemble. Si la
base est suffisamment large, par exemple de l'ordre de 30 cm de part et d'autre de
l'obstacle vertical, cette base va s'opposer efficacement à l'envahissement par la
végétation et va donc contribuer à la solution du problème posé. Outre le fait qu'elle
réduira les perturbations du système par la végétation, elle permettra le nettoyage
ou le traitement du sol, de part et d'autre de la base, sans qu'il soit nécessaire
de neutraliser la barrière.
[0009] Selon un mode préféré de réalisation de l'invention, on dispose des éléments modulaires
tels que représentés sur la
figure unique annexée, formant un muret après assemblage.
[0010] La barrière est constituée de manière générale par des colonnes 20 verticales comportant
sur leurs côtés en regard des émetteurs IR e et des récepteurs IR r, de manière connue,
ainsi que des boîtiers de service 21. L'ensemble délimite un faisceau protecteur de
section sensiblement représentée en 22.
[0011] Chaque élément 1 selon l'invention se compose d'un élément vertical 3 et d'une base
2. Des ouvertures 4 sont prévues dans les éléments verticaux 3 pour permettre le libre
passage des petits animaux. Il a été établi qu'une ouverture de l'ordre de 10 à 15
cm permet aux animaux de circuler sans être tentés par un franchissement par le dessus.
Sur le sommet de l'élément vertical 3, on place une herse 5 ou un ensemble de pointes
destinées à empêcher les oiseaux de se poser sur le système. Ces pointes peuvent aussi
être orientées selon plusieurs directions pour une meilleure efficacité. Le faisceau
immédiatement supérieur 7 est naturellement suffisamment proche pour empêcher toute
reptation. Les éléments s'assemblent de préférence à l'aide d'entretoises 8, avantageusement
en acier inoxydable.
[0012] De manière avantageuse, les entretoises 8 sont prolongées dans la masse des éléments,
et au moins au niveau des obstacles verticaux, mais de préférence aussi bien dans
les éléments verticaux que dans la base, par des gaines plastiques 9 pour le passage
de câbles 6. Il s'agira notamment des câbles d'alimentation électrique des colonnes.
Ceci représente un autre avantage important de l'invention car les câbles sont à la
fois invisibles et protégés, et on peut se dispenser de gaines etc... annexes. On
utilisera également ces passages 8, 9 pour former des bouches d'autoprotection, c.a.d.
déclenchant une alarme en cas de détérioration (par exemple lors d'une tentative de
détérioration du muret).
[0013] L'invention n'est pas limitée à l'exemple donné ci-dessus. L'invention couvre au
contraire également tous les modes de réalisation, adaptations diverses et variantes
qui seront directement accessibles à l'homme du métier à la lecture du principe général
et de l'exemple ci-dessus.
[0014] Ainsi, le muret peut être remplacé par un grillage ou grille ou analogue, comportant
des ouvertures 4. La herse peut être remplacée par tout système visant à dissuader
les oiseaux de se poser sur le sommet du muret ou de la grille ou grillage ou analogue,
comme par exemple un fil électrifié. On peut aussi utiliser sur le haut du muret un
double fil électrifié, disposé de telle sorte que l'oiseau ou autre animal établit
le contact en se posant ou en prenant appui sur le muret, ce qui déclenche la secousse
électrique. On pourra aussi remplacer les deux premiers faisceau inférieurs, et dispositions
analogues, selon par exemple la configuration du terrain. Quant aux ouvertures 4,
elles peuvent être placées au sol et/ou proches du sol.
[0015] L'invention s'applique à tout type de barrière anti-intrusion pour laquelle se pose
le même problème.
1. Barrière IR anti intrusion périmétrique, du type se composant d'éléments verticaux
ou colonnes IR 20 disposées autour du périmètre à protéger et contenant les émetteurs
e de faisceaux IR régulièrement espacés verticalement, auxquels font face les récepteurs
r de la colonne suivante du périmètre, caractérisée en ce que on dispose un obstacle
vertical 2 au niveau du sol de manière à sensiblement remplacer le faisceau IR inférieur,
l'obstacle comportant des ouvertures 4 au sol ou proches du sol pour le passage des
petits animaux.
2. Barrière IR anti intrusion périmétrique selon la revendication 1, caractérisée en
ce que sur le sommet de l'élément vertical 3, on place une herse 5 ou un ensemble
de pointes, ou un fil électrifié, ou deux fils électrifiés disposés de telle sorte
que l'oiseau ou autre animal établit le contact en se posant ou en prenant appui sur
le muret.
3. Barrière IR anti intrusion périmétrique selon la revendication 1 ou 2, caractérisée
en ce que l'obstacle se compose d'éléments 1 modulaires.
4. Barrière IR anti intrusion périmétrique selon l'une quelconque des revendications
1 à 3, caractérisée en ce que chaque élément 1 selon l'invention se compose d'un élément
vertical 3 et d'une base 2, la herse 5 ou le(s) fil(s) électrifié(s) étant disposés
sur le sommet de chaque élément vertical 3.
5. Barrière IR anti intrusion périmétrique selon la revendication 4, caractérisée en
ce que les éléments verticaux 3 comportent des ouvertures 4 proches du sol ou au sol.
6. Barrière IR anti intrusion périmétrique selon l'une quelconque des revendications
3 à 5, caractérisée en ce que les éléments modulaires 1 s'assemblent à l'aide d'entretoises
8.
7. Barrière IR anti intrusion périmétrique selon la revendication 6, caractérisée en
ce que les entretoises 8 sont prolongées dans la masse des éléments, et au moins au
niveau des obstacles verticaux, mais de préférence aussi bien dans les éléments verticaux
que dans la base, par des gaines plastiques 9 pour le passage de câbles 6 d'alimentation
des colonnes et d'autoprotection.
8. Eléments modulaires permettant de former un obstacle vertical pour barrière IR selon
l'une quelconque des revendications 1 à 7, ces éléments étant tels que définis dans
l'une quelconque des revendications 3 à 7.