(19)
(11) EP 0 952 289 A1

(12) DEMANDE DE BREVET EUROPEEN

(43) Date de publication:
27.10.1999  Bulletin  1999/43

(21) Numéro de dépôt: 99400626.0

(22) Date de dépôt:  15.03.1999
(51) Int. Cl.6E05C 17/20
(84) Etats contractants désignés:
AT BE CH CY DE DK ES FI FR GB GR IE IT LI LU MC NL PT SE
Etats d'extension désignés:
AL LT LV MK RO SI

(30) Priorité: 23.04.1998 FR 9805088

(71) Demandeur: MGI COUTIER (S.A.)
F-01410 Champfromier (FR)

(72) Inventeurs:
  • Benoît, Dominique
    25420 Bart (FR)
  • Drevet, Jean-Baptiste
    75005 Paris (FR)

(74) Mandataire: Herrburger, Pierre 
Cabinet Pierre Herrburger 115, boulevard Haussmann
75008 Paris
75008 Paris (FR)

   


(54) Arrêt de porte à position d'arrêt indéfinie pour portière de véhicule


(57) Arrêt de porte à position d'arrêt indéfinie, comprenant une tige (1) reliée à une première partie et un chariot (2) relié à une seconde partie.
Le chariot (2) comprend un organe de verrouillage (21), un organe de déverrouillage (22) et une liaison de crantage (23).
L'organe de verrouillage (21) est mobile de manière limitée par rapport à l'organe de déverrouillage (22) et comprend deux rampes de verrouillage (211, 212) et deux cales (213, 214).
L'organe de déverrouillage (22) comprend deux poussoirs (221, 222) associés chacun à une cale (213, 214).




Description


[0001] La présente invention concerne un arrêt de porte à position d'arrêt indéfinie, comprenant un élément de guidage (tige) relié à une première partie (carrosserie/ portière) et un chariot relié à une seconde partie (portière/carrosserie) et se déplaçant sur l'élément de guidage.

[0002] On connaît différents types d'arrêts de portes, en particulier un arrêt de porte selon le document FR 93 11 349 de la Demanderesse. Cet arrêt de porte se compose d'un bras fixé à l'une des parties, en générale la carrosserie, et qui passe dans un mécanisme d'arrêt de porte fixé à la portière. Ce mécanisme comporte des galets qui roulent sur le bras et pénètrent élastiquement dans une ou plusieurs encoches prévues sur le bras pour retenir la portière dans une ou plusieurs positions prédéterminées.

[0003] Mais un tel arrêt de porte présente l'inconvénient que les positions d'arrêt soient prédéterminées et que ces positions créent un effet d'entraînement de la porte lorsque celle-ci se trouve au voisinage de la position prédéfinie car elle a tendance à rentrer élastiquement dans le cran. Ce mouvement crée des risques tels que le choc avec l'environnement immédiat (un mur ou un autre véhicule) ou encore un risque de blessure lorsqu'on tient la porte et qu'elle entre en contact avec un mur ou un obstacle sous l'effet d'entraînement à l'entrée dans le cran ou encore le rebond de la porte lors d'une ouverture brusque et sans obstacle.

[0004] La présente invention a pour but de remédier à ces inconvénients et se propose de créer un arrêt de porte positionnable de manière indéfinie.

[0005] A cet effet, l'invention concerne un arrêt de porte du type défini ci-dessus, caractérisé en ce que :

A) l'élément de guidage forme un chemin de guidage et de blocage du chariot,

B) le chariot comprend un organe de verrouillage, un organe de déverrouillage et une liaison de crantage,

  • l'organe de verrouillage coulissant librement sur l'élément de guidage est mobile de manière limitée par rapport à l'organe de déverrouillage et comprend deux rampes de verrouillage à chacune de ses extrémités et deux cales écartées l'une de l'autre chaque cale étant placée entre une rampe respective et l'élément de guidage pour se bloquer, entre cet élément de guidage et sa rampe, dès le début du mouvement relatif entre le chariot et l'élément de guidage, dans le sens correspondant,
  • l'organe de déverrouillage relié à la deuxième partie comprend deux poussoirs associés chacun à une cale et coopérant avec celle-ci pour la déverrouiller par déplacement relatif et dans le sens approprié entre l'organe de déverrouillage et l'organe de verrouillage,
  • une liaison de crantage entre l'organe de verrouillage et l'organe de déverrouillage les retenant l'un par rapport à l'autre en neutralisant le déverrouillage, et créant un seuil d'effort fixant l'effort minimum qu'il faut appliquer entre les deux parties pour déplacer l'une par rapport à l'autre.



[0006] Cet arrêt de porte, qui peut convenir pour un arrêt de porte à structure linéaire, c'est-à-dire dont l'élément de guidage est constitué par une tige ou une barre ou encore à structure à rotation, permet de positionner la porte de manière quelconque, entre la position de fermeture et la position d'ouverture. La porte reste tenue dans cette position aussi longtemps que l'on n'exerce pas sur celle-ci un effort supérieur à l'effort de libération du crantage. Ce dispositif évite également l'effet d'entraînement particulier gênant dans les dispositifs connus, au voisinage d'une position prédéfinie. En effet, dans le dispositif selon l'invention, la portière s'arrête et se verrouille dans la position dans laquelle elle est laissée, une fois le crantage établi.

[0007] Suivant d'autres caractéristiques avantageuses de l'invention :
  • l'élément de guidage est une tige créant un chemin de guidage rectiligne ou une bague créant un chemin de guidage circulaire ;
  • les cales sont constituées par des organes de roulement (billes, rouleaux)
  • les cales sont écartées par un ressort ;
  • l'élément de guidage passe dans l'organe de verrouillage ;
  • la liaison de crantage est constituée par une cavité portée par l'un des éléments (organe de verrouillage/organe de déverrouillage) et un organe de roulement tel qu'une bille ou un rouleau est poussé par un ressort dans l'autre élément (organe de déverrouillage/organe de verrouillage) ;
  • l'organe de déverrouillage entoure l'organe de verrouillage et limite sa course.


[0008] La présente invention sera décrite ci-après de manière plus détaillée à l'aide de différents exemples de réalisation représentés schématiquement dans les dessins annexés dans lesquels :
  • la figure 1 est un schéma de principe de l'arrêt de porte à position indéfinie selon l'invention,
  • la figure 2 montre la position des pièces de l'arrêt de porte lorsque celui-ci est entraîné par le mouvement de la porte,
  • la figure 3 montre schématiquement un autre mode de réalisation d'un arrêt de porte à position indéfinie,
  • la figure 4 montre un troisième mode de réalisation moins schématique d'un arrêt de porte selon l'invention,
  • la figure 5 montre la position de déverrouillage de l'arrêt de porte de la figure 4,
  • la figure 6 montre un arrêt de porte à position indéfinie à mouvement circulaire,
  • la figure 7 est un schéma associé à la figure 6 montrant une position d'ouverture de la porte.


[0009] Selon la figure 1, l'invention concerne un arrêt de porte à position d'arrêt indéfinie applicable à une porte ou portière de véhicule automobile. Cet arrêt de porte agit de préférence dans les deux directions, c'est-à-dire dans le sens de l'ouverture et dans le sens inverse. Toutefois, on peut également envisager selon l'invention, des arrêts de portes ne se bloquant que dans un sens.

[0010] Cet arrêt de porte relie une première partie constituée par la carrosserie ou la portière, et une seconde partie constituée par la portière ou la carrosserie. Cet arrêt de porte comprend un élément de guidage 1 constitué par une tige ou ce qui est communément appelé un bras ou encore une pièce circulaire telle qu'un anneau suivant que l'arrêt de porte travaille selon un mouvement linéaire ou un mouvement circulaire. Cet élément de guidage constitue un chemin de guidage et de blocage du chariot 2 relié à l'autre partie, c'est-à-dire la portière ou la carrosserie.

[0011] Ce chariot 2 se compose d'un organe de verrouillage 21, d'un organe de déverrouillage 22 et d'une liaison de crantage 23.

[0012] L'organe de verrouillage 21 est destiné à verrouiller la partie à laquelle est relié le chariot 2 sur l'élément de guidage 1. Cet organe de verrouillage 21 coulisse librement sur l'élément de guidage et est mobile dans certaines limites définies par des butées de fin de course (décrites ultérieurement), par rapport à l'organe de déverrouillage 22. L'organe de verrouillage 21 comprend deux rampes de verrouillage 211, 212 à chacune de ses extrémités et deux cales 213, 214 écartées l'une de l'autre par un organe d'écartement tel qu'un ressort 215. Chacune des cales 213, 214 s'appuie par sa face 2131 sur l'élément de guidage 1 par son autre face 2132 contre la rampe 211 ; pour la cale 214 le côté 2141 s'appuie contre l'élément de guidage 1 et le côté 2142 contre la rampe 212.

[0013] Cet appui des cales 213, 214 contre l'élément de guidage 1 et les rampes 211, 212 respectives est tel que dès le début d'un mouvement de déplacement relatif entre l'élément 1 et l'organe de verrouillage 21, c'est-à-dire les cales 213, 214, celle des deux cales poussée par ce déplacement relatif se coince entre sa rampe et l'élément de guidage 1 en assurant le blocage de l'organe de verrouillage 21 sur l'élément de guidage 1.

[0014] L'organe de déverrouillage 22 se compose de deux poussoirs 221, 222 associés respectivement à la cale 213 et à la cale 214. Ces poussoirs sont distants l'un de l'autre d'une distance supérieure à la distance d'écartement des faces frontales des cales 213, 214 lorsque l'ensemble est au repos.

[0015] Ces poussoirs, associés rigidement l'un à l'autre par un moyen de liaison 223 tel qu'un boîtier, peuvent agir, suivant le mouvement relatif entre l'organe de déverrouillage 22 et l'organe de verrouillage 21, contre la face frontale 2133 de la cale 213 pour le poussoir 221 ou, pour le mouvement relatif inverse, par la cale 222, contre la face frontale 2143 du poussoir 214. L'action du poussoir sur sa cale respective déverrouille la cale de sa position coincée entre sa rampe et l'élément de guidage 1.

[0016] La liaison de crantage 23, entre l'organe de verrouillage 21 et l'organe de déverrouillage 22, est constituée par un logement 231 réalisé dans l'organe de verrouillage 21 et une bille 232 à ressort 233 appartenant au moyen de liaison 223 ou plus généralement à l'organe de déverrouillage 22. La bille 232 se loge dans la cavité 231 et y est retenue. Pour déloger la bille 232, il faut exercer un certain effort supérieur à une poussée ou une traction limite constituant un seuil. Ce n'est que lorsque le seuil est dépassé que la bille 232 peut sortir du logement 231 et autoriser un déplacement relatif entre l'organe de déverrouillage 22 et l'organe de verrouillage 21. Ce déplacement relatif a pour conséquence la venue en butée du poussoir 221 ou 222 contre la cale 213 ou 214 respective, suivant le sens du mouvement relatif pour en assurer le déverrouillage.

[0017] Il convient de souligner que l'organe de verrouillage 21 est mobile de manière limitée par rapport à l'organe de déverrouillage 22. Différents moyens de liaison, non représentés, sont envisageables pour limiter cette course relative. Le moyen représenté est constitué par le fait que l'organe 22 entoure l'organe 21 et en limite ainsi la course relative, si bien que le cas échéant l'organe de verrouillage vient en butée contre l'intérieur de l'organe de déverrouillage 22 par exemple par l'extrémité de l'une de ses rampes 211, 212. Toutefois, suivant les efforts de glissement rencontrés, le seul contact d'un poussoir 221, 222 contre la cale correspondante 213, 214 suffit pour pousser l'organe 21 par le ressort 215 et l'autre cale s'appuyant contre sa rampe et la poussant.

[0018] Après le déverrouillage, le chariot 2 peut être déplacé sans résistance dans les deux sens, le long de l'élément de guidage 1.

[0019] Cette situation est représentée à la figure 2.

[0020] Par contre, lorsque le chariot 2, c'est-à-dire l'une des deux parties carrosserie/portière n'est soumise à aucun effort, ou à un effort inférieur à l'effort limite, la liaison de crantage reste maintenue et aucun des deux poussoirs 221, 222 ne déverrouille les cales 213, 214 qui restent coincées entre leur rampe respective 211, 212 et l'élément de guidage 1.

[0021] Le dessin très schématique de la figure 1 ne montre pas de liaison entre l'organe de verrouillage 21 et l'élément de guidage 1. En fait, pour que les cales 213, 214 ne soulèvent pas l'organe de verrouillage 21, celui-ci doit être retenu par en dessous contre l'élément de guidage 1. Ce moyen n'est pas représenté aux figures 1 et 2 pour ne pas compliquer le dessin.

[0022] Il faut également remarquer que la bille qui fait partie de l'organe de crantage n'est prise qu'à titre d'exemple et que l'organe de crantage pourrait également être constitué par un rouleau ou autre organe de roulement.

[0023] La figure 3 montre une variante de réalisation dans laquelle les cales sont constituées par des organes de roulement tels que des billes ou des rouleaux 213A, 214A et le ressort 215A s'applique contre ces organes de roulement 213A, 214A par l'intermédiaire de plateaux 2151A et 2152A. Cette figure montre également un organe 216A qui appartient à l'organe de verrouillage 21A et sert d'appui à celui-ci contre la face inférieure de l'élément de guidage 1A pour permettre effectivement le coincement des cales 213A, 214A contre les rampes 211A, 212A. Les autres parties de ce mode de réalisation sont identiques à celles du mode de réalisation décrit ci-dessus et portent les mêmes références complétées par le suffixe A. Leur description ne sera pas reprise.

[0024] La figure 4 montre un autre mode de réalisation dans lequel les éléments communs au mode de réalisation des figures 1 et 2 portent les mêmes références complétées par le suffixe B. Leur description ne sera pas reprise.

[0025] Ce mode de réalisation se distingue des modes de réalisation précédents uniquement par la forme des poussoirs 221B, 222B qui sont des coins et non pas des surfaces d'appui rectangulaires.

[0026] La figure 5 montre le moment où le poussoir 221B déverrouille la cale en forme d'organe de roulement 213B.

[0027] La figure 6 montre une variante de réalisation de l'arrêt de porte selon l'invention sous la forme d'un arrêt de porte rotatif. Le fonctionnement de base est le même sauf que l'élément de guidage 1C est constitué par un anneau et le chariot n'effectue pas un mouvement linéaire mais un mouvement de rotation. Ce chariot 2C comporte des cales 213C, 214C en forme d'organes de roulement tels que des billes ou des galets qui s'appuient contre des rampes 211C, 212C et sont déverrouillés par les poussoirs 221C, 222C. Le chariot 2C est constitué par une plaque pivotant autour de l'axe de pivotement de la portière muni de la bague 1C. Le crantage se fait comme précédemment par une bille 232 poussée par un ressort et venant se loger dans une cavité 231C portée par le chariot 2C.

[0028] La figure 7 montre très schématiquement l'installation du mécanisme d'arrêt de porte à position indéfinie de la figure 6 sur une porte. Cette figure montre la carrosserie 100 et la porte 200. Le mécanisme se trouve au niveau de l'articulation 300.

[0029] Cette figure montre un angle d'ouverture θ et les angles δ θ de part et d'autre de cet angle d'ouverture correspondant au mouvement de crantage ou plus exactement au mouvement relatif entre l'organe de verrouillage et l'organe de déverrouillage non représenté, de part et d'autre de la position de crantage.


Revendications

1. Arrêt de porte à position d'arrêt indéfinie, comprenant un élément de guidage (tige) (1) relié à une première partie (carrosserie/portière) et un chariot (2) relié à une seconde partie (portière/carrosserie) et se déplaçant sur l'élément de guidage (1), caractérisé en ce que

A) l'élément de guidage (1) forme un chemin de guidage et de blocage du chariot (2),

B) le chariot (2) comprend un organe de verrouillage (21), un organe de déverrouillage (22) et une liaison de crantage ( 23),

- l'organe de verrouillage (21) coulissant librement sur l'élément de guidage (1), est mobile de manière limitée par rapport à l'organe de déverrouillage (22) et comprend deux rampes de verrouillage (211, 212) à chacune de ses extrémités et deux cales (213, 214) écartées (215) l'une de l'autre (213, 214), chaque cale (213, 214) étant placée entre une rampe respective (211, 212) et l'élément de guidage (1) pour se bloquer, entre cet élément de guidage (1) et sa rampe (211, 212), dès le début du mouvement relatif entre le chariot (2) et l'élément de guidage (1), dans le sens correspondant,

- l'organe de déverrouillage (22) relié à la deuxième partie comprend deux poussoirs (221, 222) associés chacun à une cale (213, 214) et coopérant avec celle-ci pour la déverrouiller par déplacement relatif et dans le sens approprié entre l'organe de déverrouillage (22) et l'organe de verrouillage (21),

- une liaison de crantage (23) entre l'organe de verrouillage (21) et l'organe de déverrouillage (22) les retenant l'un par rapport à l'autre en neutralisant le déverrouillage, et créant un seuil d'effort fixant l'effort minimum qu'il faut appliquer entre les deux parties pour déplacer l'une par rapport à l'autre.


 
2. Arrêt de porte selon la revendication 1,
caractérisé en ce que
l'élément de guidage (1) est une tige créant un chemin de guidage rectiligne ou une bague (1C) créant un chemin de guidage circulaire.
 
3. Arrêt de porte selon la revendication 1,
caractérisé en ce que
les cales (221A, 222A) sont constituées par des organes de roulement (billes, rouleaux).
 
4. Arrêt de porte selon la revendication 1,
caractérisé en ce que
les cales (221, 221A, 222, 222A) sont écartées par un ressort (215, 215A).
 
5. Arrêt de porte selon la revendication 1,
caractérisé en ce que
l'élément de guidage (1) passe dans l'organe de verrouillage (21, 21A, 216A).
 
6. Arrêt de porte selon la revendication 1,
caractérisé en ce que
la liaison de crantage (23) est constituée par une cavité (231) portée par l'un des éléments (21, 22) (organe de verrouillage/organe de déverrouillage) et une bille ou un rouleau (232) poussé par un ressort (233) dans l'autre élément (22, 21) (organe de déverrouillage/organe de verrouillage).
 
7. Arrêt de porte selon la revendication 1,
caractérisé en ce que
l'organe de déverrouillage (22) entoure l'organe de verrouillage (21) et limite sa course.
 




Dessins










Rapport de recherche