(19)
(11) EP 0 978 452 A1

(12) DEMANDE DE BREVET EUROPEEN

(43) Date de publication:
09.02.2000  Bulletin  2000/06

(21) Numéro de dépôt: 99460050.0

(22) Date de dépôt:  28.07.1999
(51) Int. Cl.7B65B 27/10
(84) Etats contractants désignés:
AT BE CH CY DE DK ES FI FR GB GR IE IT LI LU MC NL PT SE
Etats d'extension désignés:
AL LT LV MK RO SI

(30) Priorité: 03.08.1998 FR 9810095

(71) Demandeur: Denis, Patrice
53100 Fontaine-Daniel (FR)

(72) Inventeur:
  • Denis, Patrice
    53100 Fontaine-Daniel (FR)

   


(54) Appareil autonome de fardelage


(57) Cet appareil mobile, constitué de 4 structures en demi cercles (1) et (2) entretoisés goupillés et 1 cadre (3), est utilisable pour le fardelage de bûches de bois, ou de pièces en toutes matières, sans qu'il y ait intervention d'engin motorisé.
L'emploi d'un engin de manutention est limité à la reprise ultérieure des fagots, souvent après plusieurs semaines.
L'utilisateur y constitue pièce après pièce, sans être gêné par des faces latérales, un volume donné.
Il est facile d'y prédisposer des liens de cerclage qui ne soient pas coincés contre les structures.
Les parties haute (1) et basse (2) s'assemblent par 4 goupilles (11) tenues par des goupilles β.
Après ouverture le fagot est déposé par roulement dans le cadre (3) de par l'élan qui lui est donné par une poussée à la portée de toute personne et de par la gravité s'exerçant sur sa propre masse.
L'appareil courant délimite un vide de un mètre carré obtenu avec un diamètre intérieur de 1,13 mètre.
Un diamètre différent permet un volume autre, variant aussi selon la longueur des pièces.
L'appareil est déplacé vide en le roulant et son cadre en le glissant par une entretoise - poignée (16).
Avant rechargement l'appareil est à replacé sur son cadre (3), immobilisé par l'entretoise de dessus (16) du cadre et par une cale quelconque à retirer avant nouvelle dépose.
Un modèle "Mono" a sa partie haute (1) plus légère que sa partie basse (2) pour être aisément manipulée.
Un modèle "Duo" a ses parties basse et haute identiques, permettant à chacune la préparation de fagots, puis, après assemblage, un déplacement facile. Il permet parfois les déplacements avant décharge.
Un modèle articulé permet l'ouverture de la partie haute grâce à deux charnières (18) et deux goupilles.




Description

Domaine technique :



[0001] Cet appareil autonome, mobile, manuel, déplaçable à vide et parfois en charge en le roulant sur lui même, est utilisable pour le fardelage ( la mise en fagot ), souvent de un mètre cube, avec cerclage et cubage, de bûches de bois, douelles, croutes et déchets de bois, ronds, tubes et pièces en toutes matières, puis leur dépose au sol sans effort important, le tout manuellement sans intervention d'un tracteur ou d'un autre engin motorisé.

[0002] L'emploi de ce nouvel appareil limite l'emploi d'un tracteur ou autre engin de manutention à la reprise ultérieure des fagots, en fin de journée et même plus généralement après plusieurs jours ou semaines, sans temps d'attente de l'engin motorisé entre les transports.

Technique antérieure :



[0003] Des dispositifs de mise en stère et cerclage existent déjà, mais les côtés de ces dispositifs sont souvent, si ce n'est toujours, garnis de parois latérales équipées de paliers porteurs permettant le soulèvement, le transport et, pour la dépose au sol des pièces, le basculement du panier receveur.

[0004] Ces parois gênent et ralentissent le remplissage du dispositif.

[0005] Des engins de manutention et de transport devant être présents pour manutentionner ces dispositifs, à vide comme en charge, sont immobilisés et improductifs pendant les heures de confection des stères, donc coûteux.

[0006] Un bûcheron coupe et confectionne 5 à 9 mètres cube de bois de chauffage par journée de 7 à 8 heures, tandis que leur seule évacuation peut aller de 20 à 50 fardeaux, par journée de 7 à 8 heures. L'engin de transport n'est utilisé que pendant environ 20% du temps de fardelage.

Exposé de l'invention :



[0007] L'appareil est en deux parties principales, haute (1) et basse (2), cintrées en demi-cercle, qui s'assemblant sauf exception par simple emboîtement sont solidarisables par des goupilles, et un cadre de roulement (3) destiné à recevoir la partie basse (2) pour la dépose du fardeau.

[0008] L'utilisateur y constitue pièce après pièce, sans être gêné par des faces latérales, un volume donné.

[0009] Le centre de gravité des pièces fardelées dans l'appareil étant au centre de gravité du fagot, ce demier est déposé au sol par simple action sur la partie basse qui roule sur le cadre de telle façon que les pièces s'échappent de par l'élan qui leur a été communiqué par une force de faible importance, force à la portée de toute personne, et de par la gravité s'exerçant sur la masse des pièces.

[0010] La faible largeur hors tout de l'appareil (de 80 cm sauf exception, selon la longueur donnée aux entretoises) facilite son passage entre les obstacles.

[0011] Les parties haute (1) d'une part, et basse (2) d'autre part, indépendantes l'une de l'autre, sont chacune constituées de deux structures symétriques ou non symétriques , respectivement (4) et (5), réalisées en profilés de nature de métal et de sections appropriées (ou laminés ou tubes ou pleins) cintrées en demi-cercle et réunies par des entretoises (12 et 13).

[0012] La partie haute de l'appareil peut, pour permettre la dépose du fagot par la partie basse, être aisément désolidarisée de la partie basse pour en être écartée et posée en côté.

Partie haute (1) :



[0013] La partie haute est constituée de 2 structures symétriques ou non symétriques (4) en profilés entretoisés de section légère, cintrés en forme de demi-cercle, de préférence en tube fer de 33/42 mm, ou en tube fer de diamètre extérieur 75 mm d'épaisseur 1,5 à 2 mm. Les deux à quatre entretoises (12) de la partie haute (1) sont de préférence réalisées en tube fer de 26/34 mm.

Partie basse (2) :



[0014] La partie basse est constituée de 2 structures (5) symétriques ou non symétriques, en profilés entretoisés, cintrées en demi-cercle.

[0015] Ses profilés peuvent être en acier ou en un autre métal. De préférence en fer à U de 100 mm éventuellement constitué par deux cornières en fer de 50 mm soudées l'une à l'autre, ou en tube fer de diamètre extérieur de 50 à 90 mm, ou en profilé aluminium, ou autre encore.

[0016] Ces deux structures (5) sont entretoisées par 4 à 5 tubes (13), de préférence du tube fer de 40/49 mm.

[0017] Pour qu'il soit facile de prédisposer les liens de cerclage avant le chargement des pièces, que ce soit par des ficelles, des feuillards métalliques ou plastiques, ou par tout autre lien : les entretoises sont toutes centrées sur les structures (4) et (5) ou excentrées vers l'extérieur de ces structures. Ainsi les pièces fardelées ne bloquent pas les liens, ni contre les structures ni contre les entretoises.

[0018] Si les structures hautes (1) et basses (2) sont réalisées avec des tubes, quelqu'en soit le format, elles s'emboîtent par des prolongements bombés (6) éventuellement coniques ou en croisillons (7) dans la structure opposée, les prolongements (6) ont un diamètre extérieur tel qu'ils s'engagent dans le tube de la structure où ils sont fixés par soudure. Ce serait du tube fer de 60/70 pour une structure en tube de Ø 76,1 extérieur.

[0019] Si les profilés de la partie basse (2) sont en fer en U de 100 mm, les emboîtements se font grâce à des guides femelles (8) disposés en côté des structures basses et à des prolongements mâles (9) des structures de la partie haute (1), des butées (10) les positionnant en bonne place. En ce cas les guides (8) sont en tube fer de 40/49 mm de 50 mm de long soudés à l'intérieur du U de 100, du côté extérieur de l'appareil, les prolongements (9) s'engageant dans les guides (8) étant alors en tube de 26/34 mm.

[0020] Les parties haute (1) et basse (2) sont assemblées par quatre goupilles primaires (11) traversant les structures (4) et (5), les prolongements (6) ou (7), les guides (8) et les prolongements (9).

[0021] Les goupilles primaires (11), de préférence en diamètre 12 mm, portent une tête à anneau et ont un corps cylindrique percé en bout pour recevoir une goupille secondaire (ß) en forme de Bêta.

[0022] Les parties haute (1) et basse (2) réunies forment un gabarit délimitant entre elles une surface circulaire donnée. Surface d'un mètre carré lorsque les structures ménagent un vide intérieur d'un diamètre de 1,130 mètre. On y réalise en ce cas 1 mètre cube avec des pièces de 1 mètre de long.

[0023] Avec des pièces de longueur différente on aura un volume au prorata de la longueur des pièces.

[0024] Avec un diamètre différent on aura un volume autre, variant aussi selon la longueur des pièces.

[0025] Tout autre diamètre, à étudier cas par cas, peut être réalisé en fonction de la longueur voulue pour les pièces et du volume recherché.

[0026] Exemples pour un mètre cube :

D= 1,052 m pour 1,15 m de long,

D = 1,030 m pour 1,20 m de long,

D = 0,921 m pour 1,50 m de long.

D = 0,798 m pour 2,00 m de long.


CADRE de roulage. (3)



[0027] Celui ci fait partie intégrante du système.

[0028] Il est constitué de deux longerons symétriques (14 et 15), droits et entretoisés. tournés l'un vers l'autre, en laminé, ou profilé. La partie basse de l'appareil y est guidée et y roule sans frein ni peine. Ce cadre est de préférence réalisé avec des cornières fer de 50 à 80 mm par environ 800 à 1200 mm de long, avec une des ailes posée à plat et l'autre placée verticalement vers le haut. Les entretoises étant alors réalisées en tube fer de 26/34 mm.

[0029] Ce cadre porte une entretoise (16) au dessus et à l'une de ses extrémités pour servir d'arrêt à la partie basse pendant les chargements et au dessous, pour maintenir le cadre en place, une ou plusieurs entretoises (17), dont l'une à l'extrémité opposée de l'entretoise (16) du dessus.

[0030] Il existe un modèle "Mono" qui a sa partie haute (1) plus légère que sa partie basse (2) pour pouvoir être soulevée sans aide, et être déposée ou être rassemblée à la partie basse. Cette partie haute sert aussi de limite de gabarit. Cette version est plutôt destinée aux personnes travaillant en solitaire.

[0031] Il existe un modèle "Articulé" dont une partie (1) est articulée sur l'autre partie (2) par deux charnières (18) pouvant être du type à baïonnette et deux goupilles (11) tandis que les emboîtements à l'opposé des charnières se font comme sur les autres modèles. Ce modèle peut s'utiliser comme le modèle Mono en déposant la partie haute en côté de la partie basse avant la dépose au sol du fagot.

[0032] Il existe un modèle "Duo" dont la partie haute (1) est l'identique et la symétrique de la partie basse (2) du modèle "Mono". Ce qui donne deux berceaux permettant la préparation simultanée de deux fagots, puis, comme pour les autres modèles, un déplacement facile à vide après ré-assemblage.

[0033] Le "duo" permet aussi, quand le sol le permet, les déplacements avant décharge. Ce qui peut être le cas dans un magasin de stockage.

[0034] Un appareil "duo" coûte moins cher que deux appareils "mono" et convient particulièrement à deux utilisateurs travaillant à proximité l'un de l'autre.

[0035] Pour rapprocher l'appareil vide d'autres pièces en attente, l'utilisateur déplace :

a) le cadre par glissement grâce à l'entretoise (16) de dessus qui sert alors de poignée.

b) l'appareil, ré-assemblé et vide, en le faisant rouler sur le sol.



[0036] Avant rechargement l'appareil est à nouveau placé sur son cadre (3), il y est immobilisé par l'entretoise de dessus et par simple coincement d'une cale quelconque qui sera retirée avant basculement pour une nouvelle dépose au sol.

[0037] L'appareil livré normalement avec son cadre de roulement (3) peut être livré sans ce cadre.

Réalisation industrielle à venir :



[0038] Un appareil a été réalisé. Il a servi à la confection de plus de 500 fagots d'un stère de bois de chauffage, à la satisfaction des bûcherons et de leur aide chargé de l'évacuation vers une ligne forestière.

[0039] Cet appareil, sous l'une ou l'autre de ses trois versions, pourrait intéresser bon nombre de bûcherons et autres fardeleurs dans les forêts et scieries de tous pays, et dans bien des magasins de stockage et de vente.

[0040] Il pourrait être utilisé pour d'autres activités, telles que des commerces de tubes divers.

[0041] On peut tout au moins le supposer et l'espérer.


Revendications

1. Appareil manuel déplaçable en le roulant sur lui même, pour réaliser le fardelage avec cerclage et cubage, de pièces de toutes matières, puis leur dépose au sol, caractérisé en ce qu'il comporte deux parties principales demi-circulaires, une partie haute (1), une partie basse (2) et un cadre accessoire de roulement (3) destiné à recevoir la partie basse et permettre la dépose du fardeau.
 
2. appareil selon la revendication 1 caractérisé en ce que les parties haute (1) d'une part, et basse (2) d'autre part, indépendantes l'une de l'autre, sont chacune constituées de deux structures symétriques ou non symétriques, respectivement (4) et (5), cintrées en demi-cercle.
 
3. appareil selon la revendication 2 caractérisé en ce que les parties haute (1) et basse (2) s'emboîtent par des prolongements bombés (6) éventuellement coniques ou en croisillons (7) dans la structure opposée, ou s'emboîtent grâce à des guides femelles (8) disposés en côté des structures et à des prolongements mâles (9) des autres structures, des butées (10) les positionnant.
 
4. appareil selon les revendications 2 et 3 caractérisé en ce que les parties haute (1) et basse (2) peuvent être assemblées par quatre goupilles primaires (11) à corps cylindrique percé en bout pour recevoir une goupille secondaire (ß) en forme de Bêta, et à tête à anneau, traversant les structures (4) et (5), les prolongements (6) ou (7), les guides (8) et les prolongements (9).
 
5. appareil selon la revendication 1 caractérisé en ce que les parties (1) et (2) réunies forment un gabarit délimitant entre elles une surface circulaire donnée, par exemple de un mètre carré lorsque les structures ménagent un vide intérieur d'un diamètre de 1,130 mètre.
 
6. appareil selon la revendication 1 caractérisé en ce que les structures de la partie haute (1) d'une part, et celles de la partie basse (2) d'autre part, sont réunies par des entretoises, respectivement (12) et (13), au nombre de deux à quatre pour la partie haute et au nombre de quatre à cinq pour la partie basse, centrées sur les structures (4) et (5) ou excentrées vers l'extérieur de ces structures.
 
7. appareil selon la revendication 1 caractérisé par le fait que le cadre de roulement (3) est constitué de deux longerons symétriques (14 et 15), droits et entretoisés, le dessus de ce cadre portant une entretoise (16) à l'une de ses extrémités et le dessous de ce cadre recevant une ou plusieurs entretoises (17) dont l'une à l'extrémité opposée de l'entretoise du dessus (16).
 
8. appareil selon les revendications précédentes caractérisé en ce qu'il existe un modèle "Mono" qui a sa partie haute (1) plus légère que sa partie basse (2).
 
9. appareil selon les revendications précédentes caractérisé en ce qu'il existe un modèle "Articulé" qui a une partie (1) articulée sur l'autre partie (2) par deux charnières (18) pouvant être du type à baïonnette et deux goupilles (11) tandis que les emboîtements à l'opposé des charnières se font comme sur les autres modèles.
 
10. appareil selon les revendications précédentes caractérisé en ce qu'il existe un modèle "Duo" dont la partie haute (1) est l'identique et la symétrique de la partie basse (2).
 




Dessins













Rapport de recherche