[0001] La présente invention concerne une botte de snowboard, notamment du type souple particulièrement
adaptée à la pratique de disciplines comme le "free-ride" ou le "free-style".
[0002] Actuellement, les bottes du type souple sont conçues essentiellement comme de simples
chaussures montantes, étanches et confortables mais n'ayant aucun rôle réel dans la
transmission des efforts.
[0003] Elles doivent être adaptées à des dispositifs de retenue en forme de coque ouverte
présentant un élément arrière montant et des sangles en nombre suffisant pour assurer
le serrage. L'élément arrière doit être rigide pour favoriser les appuis arrières
dans les virages dits "back side". Ces ensembles présentent de nombreux inconvénients.
Ils sont très encombrants en raison de la présence des sangles et de l'appui arrière
montant. Le réglage des sangles doit être renouvelé à chaque réengagement de la chaussure
dans la coque après chaque remontée. Le serrage des sangles doit être suffisant pour
retenir la botte sur la planche ; ce qui entraîne très souvent des points de constriction
douloureux pour le pied en raison de la souplesse de la tige. Enfin, ces coques transmettent
mal les efforts de flexion dans toutes les directions, y compris en appui arrière,
en raison d'une adaptation souvent imprécise de l'élément arrière avec la botte.
[0004] Le surfeur qui pratique les nouvelles disciplines est amené à prendre des appuis
et adopter une attitude très couchée vers l'avant ou vers l'arrière. Il lui faut alors
fléchir fortement l'une des jambes vers l'intérieur dans le sens d'un rapprochement
d'un genou vers la planche. L'autre jambe subit aussi une inclinaison latérale vers
l'extérieur moins prononcée. Pour faciliter la flexion de la jambe vers l'intérieur
tout en gardant un certain équilibre, le surfeur peut plier le genou ; ce qui engendre
une flexion du bas de jambe d'arrière en avant.
[0005] Le document EP-A1-646334 concerne une botte de snowboard qui comprend une partie
intérieure souple en forme de chaussure, une partie extérieure également en forme
de chaussure, à tige souple, et, est disposé entre ces deux parties, un insert rigide
sur lequel est articulée à hauteur de l'articulation du pied et du bas de jambe selon
un axe passant par le plan longitudinal de la chaussure, une partie dorsale rigide
qui enserre le mollet.
[0006] Cette chaussure présente l'avantage de favoriser la prise des virages "back side"
de façon efficace grâce à la partie dorsale rigide insérée directement dans la chaussure
tout en maintenant une certaine laxité latérale, indifféremment du côté intérieur
ou extérieur, pour permettre au surfeur d'adopter des positions de jambes plus ou
moins fléchies. La chaussure conserve aussi le confort d'une botte du type souple
par la présence d'un chausson interne et d'une tige souple externe. Ce confort est
appréciable notamment pendant l'utilisation de la chaussure pour la marche. Mais une
telle chaussure utilise encore une fixation du type "coque" avec sangles de serrage
dont les inconvénients ont été précités.
[0007] De plus, la chaussure selon cette invention présente aussi des inconvénients qui
sont des facteurs d'insatisfaction importants et qui en limitent l'utilisation. En
particulier, compte tenu de la position de l'axe d'articulation dans le plan longitudinal
médian, seule la flexion latérale de la jambe est réellement prise en compte. La composante
de flexion naturelle vers l'avant du bas de jambe n'est pas particulièrement favorisée
compte tenu de la rigidité de l'insert.
[0008] L'articulation où se concentrent tous les efforts et les contraintes se situe le
long du tendon d'achille ; ce qui crée un point douloureux très préjudiciable au confort
de la chaussure. Le tendon est d'autant plus sollicité lorsque le surfeur est en appui
arrière car la partie inférieure de la partie dorsale rigide exerce une pression sur
la coque vers l'intérieur du talon sous l'articulation par effet de levier.
[0009] Le problème de confort engendré est accentué par le choix d'une construction interne
de l'insert et de la partie dorsale rigide à proximité immédiate du pied.
[0010] De plus, la solution selon la demande EP-A1-646334 n'apporte pas l'appui latéral
externe nécessaire lorsque le surfeur est en position de relancer sa planche ou en
phase de patinage, lorsque l'un des pieds arrière est désolidarisé de sa planche.
[0011] La présente invention vise à apporter une solution vraiment satisfaisante à l'ensemble
des problèmes rencontrés par les solutions de l'art antérieur évoquées précédemment.
En particulier, l'invention vise à proposer une botte du type souple qui conserve
ses qualités de confort dans toutes les conditions d'utilisation tout en assurant
la transmission des efforts essentiels pour un bon contrôle et une bonne maîtrise
de la planche dans les disciplines pratiquées.
[0012] Un autre objet de l'invention est de proposer une botte qui tienne compte réellement
des mouvements naturels de flexions interne et externe de chaque jambe par une solution
dissymétrique appropriée.
[0013] Un autre objet de l'invention est de proposer une botte qui intègre les moyens de
serrage essentiels en dissociant ainsi les fonctions de serrage et la fonction de
retenue sur la planche ; de façon à éviter les inconvénients des systèmes à coque
traditionnels.
[0014] Pour cela l'invention concerne une botte de snowboard comprenant une semelle destinée
à être rattachée à la planche, une tige relativement souple, formant principalement
la partie externe de la botte et reliée à la semelle, une coque rigide recouvrant
en partie au moins la semelle et s'étendant, à l'arrière de la botte, vers le haut
au niveau du talon, et une partie dorsale rigide, articulée sur ladite coque et la
prolongeant vers le haut. La partie dorsale rigide est articulée du côté interne de
la botte, selon un axe d'articulation formant un angle d'inclinaison compris entre
20 et 45° par rapport au plan longitudinal médian de la botte.
[0015] Ainsi localisée, l'articulation se situe morphologiquement à un endroit creux entre
la malléole interne et le tendon d'achille. Lors des appuis arrières, la partie dorsale
peut se déformer vers l'intérieur sans créer de douleur.
[0016] On peut concevoir une plage plus réduite pour répondre aux situations les plus fréquemment
rencontrées, en fonction de la position des pieds sur la planche. C'est ainsi que
l'angle d'inclinaison de l'axe d'articulation est compris entre 25 et 35°, de préférence
voisin de 30°, par rapport au plan longitudinal médian.
[0017] Selon une autre caractéristique, l'axe d'articulation est orienté de l'arrière vers
l'avant et de haut en bas en tenant compte ainsi de la position légèrement inclinée
vers l'avant de la jambe à l'état de repos sur la planche.
[0018] D'autres caractéristiques complémentaires participent à l'amélioration de la tenue
et du serrage du pied à l'intérieur de la botte. C'est ainsi que la coque peut comprendre
des rebords latéraux s'étendant vers le haut destinés à border le pied de chaque côté,
à partir d'une base recouvrant en partie au moins la semelle. De même, la botte peut
comprendre aussi une sangle de serrage de coup de pied qui relie chaque rebord latéral
de la coque.
[0019] La liaison directe de la sangle sur la coque permet un serrage plus efficace en préservant
le confort du pied.
[0020] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention se dégageront de la description
qui suit, en regard des dessins annexés qui illustrent, à titre d'exemple non limitatif,
la réalisation de l'invention et dans lesquels :
- la figure 1 illustre de façon schématique la position d'un surfeur au cours de la
pratique courante de la discipline ;
- la figure 1A est une vue de côté de l'articulation du bas de jambe selon l'axe longitudinal
de la planche de snowboard ;
- la figure 2 est une vue du côté interne d'une botte de snowboard selon l'invention
;
- la figure 3 est une vue éclatée de dessus de la coque rigide avec la partie dorsale
destinée à s'y articuler ;
- la figure 4 est une vue en perspective éclatée de la coque rigide avec la partie dorsale
destinée à s'y articuler;
- la figure 5 montre schématiquement en vue de côté la partie de chaussure articulée
en position debout du surfeur;
- la figure 6 montre schématiquement en vue de côté la partie de chaussure articulée
lors de la flexion naturelle de la jambe vers l'intérieur;
- la figure 7 est similaire à la figure 5 mais en vue arrière ;
- la figure 8 est similaire à la figure 6 mais en vue arrière ;
- la figure 9 est une vue du côté externe de la botte de la figure 2;
- la figure 10 est une variante de la figure 9;
[0021] La figure 1 illustre la position naturelle en flexion adoptée fréquemment par un
surfeur. Les deux pieds sont fixés à la planche selon une orientation sensiblement
transversale par rapport à l'axe longitudinal de la planche. La jambe qui fléchit
du côté intérieur (INT) est davantage inclinée que la jambe qui fléchit du côté externe
(EXT).
[0022] La flexion du bas de jambe se fait à la fois de façon latérale et vers l'avant en
raison de l'articulation du genou. Dans la position fléchie maximale, le bas de jambe
présente une première composante d'inclinaison latérale α par rapport au plan de référence
P, constituant le plan longitudinal médian de la chaussure. Elle présente aussi une
seconde composante d'inclinaison avant α1 par rapport au plan P1, perpendiculaire
à P, et qui constitue le plan de référence dans lequel s'inscrit sensiblement la jambe
dans la position non fléchie (figure 1A).
[0023] La figure 2 montre un premier mode de réalisation de la botte du type "souple" selon
l'invention qui va faire l'objet de la description détaillée suivante : d'une manière
connue en soi, la botte présente une semelle externe 1, adaptée à la marche, réalisée
dans un matériau résistant à l'usure tel qu'en caoutchouc par exemple. La semelle
comprend un organe d'ancrage 10 destiné à coopérer avec un organe de verrouillage
complémentaire (non représenté) solidaire de la planche pour former ensemble un dispositif
de retenue de la botte sur la planche. Dans l'exemple de la figure 2, l'organe d'ancrage
se présente comme un tourillon orienté sensiblement longitudinalement sur le côté
de la semelle. Pour plus de détails concernant le dispositif de retenue, on se reportera
à la demande française non publiée n° 95 06169 appartenant à la demanderesse. Bien
entendu, l'organe d'ancrage peut se présenter différemment et être localisé à un autre
endroit par rapport à la semelle comme dans les exemples contenus dans la demande
WO 95 26365.
[0024] La botte comprend extérieurement une tige souple 2 qui se raccorde à la semelle 1
et qui peut être constituée de différentes parties en matériaux différents mais possédant
tous une certaine souplesse. Dans l'exemple illustré, la tige 2 est formée d'une partie
inférieure 20 fine et imperméable en caoutchouc par exemple collée ou rivetée à la
semelle externe d'usure 1, et une partie supérieure 21 en tissu ou cuir, de préférence
cousue directement sur la partie inférieure 20.
[0025] Bien entendu, la tige peut aussi présenter une languette et un ou plusieurs lacets
non représentés.
[0026] A l'intérieur de la tige formant la partie externe de la botte, est inséré un chausson
interne rembourré 3 qui peut remonter plus ou moins haut sur le mollet et dépasser
de la tige pour un meilleur confort comme représenté à la figure 2. Il est réalisé
en matière textile naturelle ou synthétique, en cuir, et peut être rembourré par de
la mousse souple, par exemple.
[0027] Une coque interne rigide 4 est disposée entre la partie externe formée par la semelle
1 et la tige 2, et la partie interne constituée par le chausson 3. Cette coque comprend
une base 40 en forme de semelle qui s'étend du talon jusqu'à la limite inclinée des
métatarses. Il est important que l'insert ne s'étende pas davantage vers l'avant pour
ne pas rigidifier l'avant du pied en rendant la marche difficile. Cette base peut
remplacer avantageusement la semelle première de montage dans la construction de la
tige, par exemple. La coque présente une rigidité qui doit être supérieure à la rigidité
de la tige 2 en particulier. Elle est constituée, de préférence, en matière plastique
injectée, renforcée ou non. Parmi les matières plastiques susceptibles de convenir,
on peut citer par exemple l'emploi des polyuréthanes, des polyamides, A.B.S., polypropylènes,
etc. L'épaisseur de la coque est comprise de préférence entre 1 et 5 mm.
[0028] Des rebords latéraux 41 s'étendent vers le haut à partir de la base 40 de la coque
comme le montre plus clairement les figures 3 et 4. Ces rebords participent au calage
du pied à l'intérieur de la coque et améliorent ainsi la transmission des efforts
avec la planche. Les rebords se prolongent par deux oreilles latérales 410 sur lesquelles
est assujettie une sangle de serrage de coup de pied 5 disposée quant à elle, à l'extérieur
de la tige 2.
[0029] Dans sa partie arrière 42, la coque 4 se prolonge vers le haut et présente une forme
arrondie et enveloppante au niveau du talon adaptée à la morphologie du talon.
[0030] Une partie dorsale rigide 6 s'articule directement sur la partie arrière 42 de la
coque autour d'un axe O incliné par rapport au plan longitudinal médian P de la botte.
La partie dorsale rigide recouvre une partie de la coque et se prolonge en dessous
de l'articulation 7 pour former un appui arrière rigide nécessaire à la prise de virages
dits "back side turns". La partie dorsale entoure, en partie au moins, le mollet.
Sa rigidité est supérieure à la rigidité de la tige 2. Elle peut être constituée dans
le même matériau que la coque. De préférence, elle sera fabriquée par thermoformage
ou par injection. Dans l'exemple de la figure 2, la partie dorsale est située à l'extérieur
de la botte, contre la tige externe souple 2. Dans ce cas, l'articulation traverse
simplement de part en part la tige. Cette construction présente l'avantage de faciliter
les opérations de montage de la botte. Ainsi, la partie dorsale peut être fixée simplement
en bout de chaîne. L'ajustement de la partie dorsale est aussi facilité.
[0031] La partie arrière 42 de la coque doit présenter une rigidité suffisante en compression
dans la direction sensiblement verticale car les efforts d'appui arrière lors des
virages "back side" se transforment en efforts de compression sur la partie arrière
42 en raison de la liaison entre la coque et la partie dorsale.
[0032] La botte selon le mode représenté est munie également d'un moyen de résistance à
la traction reliant la partie dorsale 6 et la coque 4. Ce moyen est constitué d'un
seul hauban 8 passant du côté interne de la botte. L'extrémité supérieure du hauban
est fixée directement sur le côté interne de la partie dorsale par un moyen de fixation
80 approprié. L'extrémité inférieure est fixée à travers la tige à l'avant de la coque
4, de préférence par un moyen inamovible 81 du type rivet ou autre. Pour permettre
un réglage de l'inclinaison de la partie dorsale, le hauban est muni d'un moyen de
réglage de longueur, comme par exemple, une série de trous 82 réalisés à l'extrémité
supérieure. Le hauban se trouve ainsi être à l'extérieur de la botte dans le mode
de réalisation préféré. De ce fait, les réglages de longueur deviennent plus facilement
réalisables sans déchaussage. Le hauban a essentiellement pour fonction de résister
en traction lors des appuis latéraux externes exercés sur la partie dorsale, en phase
de patinage par exemple.
[0033] Bien entendu, la botte peut aussi être munie de deux haubans latéraux : l'un du côté
externe, l'autre du côté interne de la botte, pour assurer un maintien plus équilibré
en traction, si nécessaire.
[0034] Comme le montre la figure 3, la partie dorsale est articulée du côté intérieur (INT)
de la botte autour d'un axe O qui fait un angle d'inclinaison θ par rapport au plan
longitudinal médian P. Selon l'invention, cet angle doit être nécessairement compris
entre 20 et 45°.
[0035] En deçà de 20°, on favorise la composante de flexion latérale au détriment de la
composante de flexion avant ; ce qui n'est pas le but recherché. En plus, l'articulation
se trouvant à proximité du tendon d'achille, les appuis arrières peuvent engendrer
des douleurs dues à la pression de la partie dorsale en dessous de l'articulation
7.
[0036] Au-delà de 45°, c'est au contraire la composante de flexion avant qui est favorisée
alors que la rigidité, en particulier au niveau de l'articulation, rend la flexion
latérale difficile, voire impossible.
[0037] La partie dorsale 6 est reliée à la coque 4 au niveau de l'articulation par tout
moyen approprié lui permettant une libre rotation autour de l'axe O. De préférence,
on utilisera un rivet ou un organe de clipsage élastique 70.
[0038] Comme le montrent les figures 3 et 4, la forme bombée de la partie dorsale est anatomique
de façon à épouser la partie du mollet pour un confort optimal.
[0039] Au niveau de la zone de recouvrement, la coque et la partie dorsale rigide ont des
formes complémentaires de façon à limiter l'épaisseur. L'articulation étant décalée,
on comprend que cette complémentarité des formes favorisera la flexion vers l'intérieur
(INT) de la botte alors qu'elle produira des points de blocage lors d'une flexion
vers l'extérieur (EXT) à partir d'un certain seuil d'inclinaison. La retenue de la
jambe vers l'extérieur est avantageuse notamment dans les phases de relance lorsque
l'autre jambe est désolidarisée de la planche et sert à faire avancer celle-ci.
[0040] De façon avantageuse également, la rigidité flexionnelle de la coque décroît progressivement
à partir de la zone médiane au moins, jusqu'à son extrémité antérieure. On facilite
ainsi le mouvement déroulé de la partie antérieure du pied au niveau de l'articulation
des métatarses lors de la marche. Différents moyens peuvent s'envisager pour réaliser
cette caractéristique. Comme le montre la figure 4, les rebords latéraux 41 ont une
hauteur qui décroît progressivement vers l'avant. Enfin, pour un résultat comparable,
la base 40 peut comporter des zones d'affaiblissement localisées ou avoir une épaisseur
qui décroît progressivement vers l'avant.
[0041] Comme le montrent les figures 3 et 4, la base 40 de la coque peut avantageusement
comprendre un évidement 44 au niveau du talon. Cet évidement peut être rempli par
une matière souple, de préférence une mousse amortissante par exemple. Ainsi, on favorise
le confort de la marche lors de l'attaque du talon sur le sol.
[0042] Comme le montre en pointillé la figure 3, le moyen d'ancrage 10 de la botte, qui
présente une plaque d'ancrage 100 et un tourillon latéral 101 qui lui est solidaire
et destiné à coopérer avec un moyen de verrouillage fixé à la planche, est directement
relié à la coque 4 en trois points fixes au moins 10a, 10b, 10c. Une telle construction
permet une meilleure transmission des efforts et des reprises d'appuis par le circuit
de puissance ainsi créé.
[0043] Les figures 5 à 8 illustrent la cinématique de l'ensemble rigide et articulé formé
par la coque 4 et la partie dorsale 6. Avant flexion, la ligne de référence L représente
l'intersection du plan longitudinal médian P et du plan de référence P1 (figures 5
et 7). Cette ligne L se déplace d'un angle α1 vers l'avant par rapport au plan P1
lors du mouvement naturel de flexion du bas de jambe (figure 6). Dans le même temps,
la ligne L se déplace d'un angle α vers l'intérieur (INT) par rapport au plan P (figure
8).
[0044] La figure 9 illustre la vue externe de la botte selon le mode de réalisation précédent
montrant seulement l'un des côtés de la sangle et qui comprend en particulier un moyen
de mise sous tension 50, connu en soi, formé par une boucle 51, un cliquet avec fermoir
52 dans lequel coulisse une bande crantée 53.
[0045] Bien entendu, d'autres systèmes de mise sous tension réglables ou non pourraient
être aussi utilisés
[0046] De l'autre côté de la botte, la sangle de serrage 5 est fixée sur le rebord de la
coque à travers la tige par un moyen de fixation 54, de préférence démontable. Une
série de trous 55 sont disposés le long de l'extrémité de la sangle constituant un
moyen de réglage de longueur de la sangle (figure 2).
[0047] Comme le montre la variante de la figure 10, la partie dorsale peut aussi être insérée
à l'intérieur de la botte ; entre la tige externe 2 et le chausson 3 par exemple.
Dans ce cas, le hauban 8 de liaison entre la partie dorsale et la coque est aussi
interne. La partie dorsale pourrait aussi être intégrée dans la construction et contenue
dans une poche formée par plusieurs plis ou épaisseur de la tige externe cousus entre
eux par exemple. Dans tous les cas, l'articulation entre la partie dorsale et la coque
sera réalisée de la même manière et traversera les plis intermédiaires de séparation.
[0048] La semelle externe d'usure peut être surmoulée, collée ou simplement positionnée
en laissant apparent le moyen de verrouillage.
[0049] Bien entendu, la coque peut intégrer plusieurs moyens d'ancrage permettant une liaison
de la botte sur la planche en plusieurs points.
[0050] Il va de soi que les exemples de construction décrits et illustrés constituent simplement
des modes préférentiels non limitatifs et que la portée des revendications ci-après
s'étendent aussi à d'autres constructions reprenant tout moyen équivalent.
1. Botte de snowboard comprenant une semelle (1) destinée à être rattachée à la planche,
une tige (2), relativement souple, formant principalement la partie externe de la
botte et reliée à la semelle (1), une coque rigide (4) recouvrant en partie au moins
la semelle et s'étendant, à l'arrière de la botte, vers le haut au niveau du talon,
et une partie dorsale rigide (6), articulée sur ladite coque et la prolongeant vers
le haut, caractérisée en ce que la partie dorsale rigide (6) est articulée selon un
axe d'articulation (O) placé du côté interne (INT) de la botte et formant un angle
d'inclinaison (θ) compris entre 20 et 45° par rapport au plan longitudinal médian
(P) de la botte.
2. Botte de snowboard selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'angle d'inclinaison
(θ) de l'axe d'articulation (O) est compris entre 25 et 35°, de préférence voisin
de 30°, par rapport au plan longitudinal médian (P).
3. Botte de snowboard selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que l'axe d'articulation
(O) est incliné de l'arrière vers l'avant et de haut en bas.
4. Botte de snowboard selon la revendication 1, 2 ou 3, caractérisée en ce que la partie
dorsale rigide (6) recouvre une partie de la coque et se prolonge en dessous de l'articulation
(7), pour former un appui arrière rigide.
5. Botte de snowboard selon la revendication 4, caractérisée en ce que la partie dorsale
rigide (6) est située à l'extérieur de la botte, contre la tige externe souple (2)
; l'articulation (7) traversant de part en part la tige externe souple (2).
6. Botte de snowboard selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée
en ce que la coque (4) comprend des rebords latéraux (41) s'étendant vers le haut,
destinés à border le pied de chaque côté, à partir d'une base (40) recouvrant en partie
au moins la semelle (1).
7. Botte de snowboard selon la revendication 6, caractérisée en ce qu'elle comprend une
sangle de serrage de coup de pied (5) qui relie chaque rebord latéral de la coque
(4).
8. Botte de snowboard selon la revendication 7, caractérisée en ce que la sangle (5)
comprend un moyen de mise sous tension (50) et au moins un moyen de réglage de longueur
de sangle (55).
9. Botte de snowboard selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée
en ce que la partie dorsale (6) est reliée à la partie antérieure de la coque (4)
par un seul hauban (8) résistant à la traction passant du côté interne de la botte.
10. Botte de snowboard selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée
en ce que la coque (4) s'étend à partir du talon jusqu'à la limite inclinée des métatarses
du pied.
11. Botte de snowboard selon la revendication 10, caractérisée en ce que la rigidité flexionnelle
de la coque (4) décroît progressivement à partir de la zone médiane au moins, jusqu'à
son extrémité antérieure.
12. Botte de snowboard selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée
en ce que la coque (4) possède une partie arrière arrondie et enveloppante (42) adaptée
à la morphologie du talon.
1. Snowboardstiefel, aufweisend: Eine Sohle (1), die dazu bestimmt ist mit dem Brett
verbunden zu werden, einen relativ nachgiebigen Schaft (2), der im wesentlichen den
äußeren Teil des Stiefels bildet und mit der Sohle (1) verbunden ist, eine steife
Schale (4), die zumindest teilweise die Sohle bedeckt und sich vom hinteren Teil des
Stiefels nach oben auf Höhe der Ferse erstreckt, und ein steifes Rückenteil (6), das
auf der Schale angelenkt ist und diese nach oben verlängert, dadurch gekennzeichnet, daß das steife Rückenteil 6 von der Innenseite (INT) des Stiefels angelenkt ist, längs
einer Anlenkachse (O), die einen Neigungswinkel (θ) zwischen 20 und 45° im Verhältnis
zur longitudinalen Mittelebene (P) des Stiefels bildet.
2. Snowboardschuh nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß der Neigungswinkel (θ)
der Anlenkachse (O) zwischen 25 und 35° liegt, vorzugsweise in der Nähe von 30°, im
Verhältnis zur longitudinalen Mittelebene (P).
3. Snowboardschuh nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, daß die Anlenkachse
(O) von hinten nach vorne und von oben nach unten geneigt ist.
4. Snowboardschuh nach Anspruch 1, 2 oder 3 dadurch gekennzeichnet, daß das steife Rückenteil
(6) einen Teil der Schale bedeckt und sich unter der Anlenkung (7) verlängert, um
eine steife hintere Abstützung zu bilden.
5. Snowboardschuh nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, daß das steife Rückenteil
(6) sich an der Außenseite des Stiefels, gegen den nachgiebigen äußeren Schaft (2)
befindet; wobei die Anlenkung (7) von Teil zu Teil den äußeren nachgiebigen Schaft
(2) durchquert.
6. Snowboardschuh nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, daß
die Schale (4) seitliche Ränder (41) aufweist, die sich nach oben erstrecken und dazu
bestimmt sind, den Fuß von jeder Seite einzufassen, ausgehend von einer Basis (40),
die zumindest teilweise die Sohle (1) bedeckt.
7. Snowboardschuh nach Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, daß er einen Tritt-Spanngurt
(5) aufweist, der jeden seitlichen Rand der Schale (4) verbindet.
8. Snowboardschuh nach Anspruch 7, dadurch gekennzeichnet, daß der Gurt (5) eine Einrichtung
zum Unterspannungsetzen (50) und zumindest eine Einstelleinrichtung (55) für die Länge
des Gurtes aufweist.
9. Snowboardschuh nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, daß
das Rückenteil (6) am vorderen Teil der Schale (4) durch ein einziges Spannkabel (8)
verbunden ist, das dem Zug, der von der inneren Seite des Stiefels besteht, widersteht.
10. Snowboardschuh nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, daß
die Schale (4) sich ausgehend von der Ferse bis zur geneigten Grenze der Zehenansätze
des Fußes erstreckt.
11. Snowboardschuh nach Anspruch 10, dadurch gekennzeichnet, daß die Biegesteifigkeit
der Schale (4) progressiv zumindest ausgehend von der Mittelzone bis zu ihrem vorderen
Ende abnimmt.
12. Snowboardschuh nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, daß
die Schale (4) einen hinteren abgerundeten und umhüllenden Teil (42) aufweist, der
an die Morphologie der Ferse angepaßt ist.
1. Snowboard boot including a sole (1) adapted to be attached to the board, a relatively
flexible upper (2), mainly forming the outer portion of the boot and connected to
the sole (1), a rigid shell (4) at least partially covering the sole and extending
upwardly at the rear of the boot, at the level of the heel, and a rigid back portion
(6) journalled on said shell and extending it upwardly, characterized in that the
rigid back portion (6) is journalled on the interior side (INT) of the boot, along
a journal axis (O) forming an angle of inclination (θ) comprised between 20 and 45
° with respect to the median longitudinal plane (P) of the boot.
2. Snowboard boot according to claim 1, characterized in that the angle of inclination
(θ) of the journal axis (O) is comprised between 25 and 35 °, preferably close to
30°, with respect to the median longitudinal plane (P).
3. Snowboard boot according to claim 1 or 2, characterized in that the journal axis (O)
is inclined from rear-to-front and from top to bottom.
4. Snowboard boot according to claim 1, 2 or 3, characterized in that the rigid back
portion (6) covers a portion of the shell and extends beneath the journal (7) to form
a rigid rear support.
5. Snowboard boot according to claim 4, characterized in that the rigid back portion
(6) is located outside of the boot, against the flexible external upper (2), the journal
(7) crossing through the flexible external upper (2).
6. Snowboard boot according to one of the preceding claims, characterized in that the
shell (4) includes lateral edges (41) extending upwardly, adapted to bind the foot
on each side, from a base (40) covering the sole (1) at least partially.
7. Snowboard boot according to claim 6, characterized in that it includes a strap for
tightening the instep (5) that connects each lateral edge of the shell (4).
8. Snowboard boot according to claim 7, characterized in that the strap (5) includes
a tensioning means (50) and at least one means for adjusting the length of the strap
(55).
9. Snowboard boot according to one of the preceding claims, characterized in that the
back portion (6) is connected to the front portion of the shell (4) by a single traction
resisting guy (8) passing on the interior side of the boot.
10. Snowboard boot according to one of the preceding claims, characterized in that the
shell (4) extends from the heel up to the inclined limit of the metatarsus of the
foot.
11. Snowboard boot according to claim 10, characterized in that the flexional rigidity
of the shell (4) decreases progressively from at least the median zone up to its front
end.
12. Snowboard boot according to one of the preceding claims, characterized in that the
shell (4) has a rounded and enveloping rear portion (42) adapted to the heel morphology.