[0001] La présente invention concerne une cuisinière à gaz, en particulier pour cuisine
chinoise, comprenant au moins un foyer relié à une conduite de gaz pourvue d'une commande
de l'apport du gaz.
[0002] De telles cuisinières sont généralement connues et utilisées dans des cuisines de
restaurants ou de particuliers. La commande de l'apport de gaz permet de régler l'intensité
de la flamme qui va déterminer le température de la cuisson. En effet, la bonne gestion
de la température de cuisson est essentielle dans la réussite de celle-ci. En particulier,
la cuisine chinoise nécessite un énorme apport de chaleur, parfois de l'ordre de 50
MJ par brûleur, durant un temps inférieur à une minute.
[0003] Un problème des cuisinières connues, en particulier lorsqu'elles sont utilisées pour
la cuisine chinoise, est que le cuisinier doit à la fois manipuler les aliments qui
sont présents dans le récipient placé sur le foyer et la commande de l'apport du gaz.
En particulier, lorsque pendant un bref laps de temps un énorme apport de chaleur
est nécessaire, le cuisinier doit remuer les aliments afin de repartir la chaleur
de façon uniforme sur l'ensemble des aliments présents dans le récipient. Lorsqu'il
manipule les aliments il n'a pas les mains libres pour manipuler la commande du gaz
et vice versa.
[0004] L'invention a pour but de réaliser une cuisinière à gaz, en particulier pour cuisine
chinoise, qui apporte une solution au problème susdit.
[0005] A cette fin, une cuisinière à gaz suivant l'invention est caractérisée en ce que
le foyer est muni d'un injecteur pour veilleuse et d'un brûleur pour la cuisson et
en ce que la commande comporte une première vanne pourvue d'un bouton poussoir et
une seconde vanne placée en aval de la première, la première vanne étant reliée à
l'injecteur pour veilleuse et la seconde vanne étant reliée au brûleur pour la cuisson
et pourvue d'un levier de commande. La première vanne qui apporte du gaz à l'injecteur
pour la veilleuse, permet de garder une veilleuse sur le foyer, alors que la seconde
vanne permet la commande du brûleur pour la cuisson. La présence du levier de commande
sur la seconde vanne permet de manipuler cette dernière à l'aide d'un autre membre
du corps humain que les mains et de laisser ainsi les mains libres pour manipuler
les aliments.
[0006] Une première forme préférentielle de réalisation d'une cuisinière suivant l'invention
est caractérisée en ce que la première vanne est pourvue d'un thermocouple destiné
à être placé dans la veilleuse produite par l'injecteur pour veilleuse, ledit thermocouple
étant agencé pour commander la première vanne. Le bilame permet ainsi de couper l'apport
du gaz lorsque la veilleuse se serait éteinte, offrant ainsi une sécurité à la cuisinière.
[0007] De préférence, la seconde vanne est une vanne à boisseau-conique. Ce type de vannes
permet d'ouvrir et de fermer rapidement la vanne et donc de fournir rapidement le
gaz nécessaire lorsque beaucoup de chaleur est requise. De plus ces vannes résistent
bien à des températures élevées.
[0008] De préférence, le levier de commande de la seconde vanne possède une longueur d'au
moins 6 cm. Une telle longueur permet une bonne prise du levier par le cuisinier.
[0009] Une deuxième forme préférentielle de réalisation d'une cuisinière suivant l'invention
est caractérisée en ce que la seconde vanne est montée dans la cuisinière à une hauteur
permettant sa manipulation à l'aide du genou. Ceci permet la manipulation de la seconde
vanne par le genou offrant ainsi une large facilité de commande tout en laissant les
mains et les bras libres.
[0010] L'invention sera maintenant décrite plus en détail à l'aide des dessins qui illustrent
un exemple de réalisation d'une cuisinière suivant l'invention. Dans les dessins :
la figure 1 illustre une vue de face d'une cuisinière suivant l'invention;
la figure 2 illustre un foyer d'une cuisinière suivant l'invention; et
la figure 3 illustre la commande de l'apport de gaz d'une cuisinière suivant l'invention.
[0011] Dans les dessins une même référence a été attribuée à un même élément ou à un élément
analogue.
[0012] La cuisinière 1 à gaz suivant l'invention, dont un exemple de réalisation est schématiquement
illustré à la figure 1, comporte un ou plusieurs foyers 2-1, 2-2. L'apport de gaz
à ces foyers est commandé à l'aide d'une commande comprenant une première vanne 4
pourvue d'un bouton pressoir et d'une seconde vanne 5 pourvue d'un levier de commande
6. La seconde vanne est placée en aval de la première vanne dans le sens du flux de
gaz. Ainsi, la seconde vanne, placée en série avec la première sur la conduite de
gaz qui amène le gaz vers le foyer, n'est alimentée en gaz que si la première vanne
est ouverte.
[0013] La commande de l'apport de gaz (4, 5) est placée sur la partie frontale 3 de la cuisinière,
de préférence à une hauteur permettant sa manipulation à l'aide du genou. En particulier
lorsque la seconde vanne est placée à cette hauteur, son levier 6 se trouve à hauteur
du genou du cuisinier qui peut ainsi d'un geste de sa jambe manipuler ce levier. Ceci
lui permet de garder les deux mains libres pour remuer les aliments dans un récipient
placé sur le foyer de la cuisinière. De préférence, le levier de commande 6 de la
seconde vanne possède une longueur I d'au moins 6 cm. Une telle longueur permet une
bonne prise du levier même à l'aide du genou, sans devoir en plus le viser avec précision.
[0014] La figure 2 illustre un foyer 2 d'une cuisinière suivant l'invention. Le foyer comporte
un brûleur 7 pour la cuisson et un injecteur 8 pour veilleuse. Ce dernier est relié,
à l'aide d'une première conduite 9 de gaz, à une sortie de la première vanne 4. Un
thermocouple 10 est placé dans la veilleuse produite par l'injecteur 8 pour veilleuse
et est relié à la première vanne. Comme illustré à la figure 3, une deuxième conduite
11 amène le gaz vers une entrée de la première vanne. Une autre sortie de la première
vanne est reliée à une entrée de la seconde vanne 5. Une sortie de cette dernière
est reliée au brûleur 7 pour la cuisson.
[0015] La première vanne 4 est munie d'un bouton poussoir 12, qui permet d'amorcer l'arrivée
de gaz vers l'injecteur pour veilleuse. Ainsi, lorsque le cuisinier veut allumer un
foyer, il va d'abord pousser sur le bouton poussoir 12, de telle façon à permettre
l'apport de gaz vers l'injecteur pour veilleuse. La veilleuse est alors allumée par
exemple à l'aide d'une allumette. La veilleuse va alors chauffer le thermocouple 10.
Un courant électrique est ainsi formé dans le thermocouple qui veille à maintenir
la première vanne ouverte tant que la veilleuse brûle. L'extinction de la veilleuse
va causer l'interruption du courant et la fermeture de la première vanne. La cuisinière
répond ainsi aux normes de sécurité, qui imposent la coupure du gaz lors d'une extinction
de la veilleuse.
[0016] Lorsque la première vanne 4 est ouverte, le gaz peut atteindre la seconde vanne 5.
L'ouverture de la seconde vanne, à l'aide du levier 6, permet un apport de gaz vers
le brûleur 7 pour la cuisson et donc la production de la chaleur nécessaire à la cuisson.
La seconde vanne est de préférence formée par une vanne à boisseau-conique. De part
leur construction, ce type de vannes résiste bien à des températures élevées, produites
par le brûleur pour la cuisson, tout en permettant un dosage précis du gaz et donc
de l'intensité de la flamme produite par ce brûleur pour la cuisson.
[0017] Lorsque le cuisinier prépare le repas, la veilleuse sera normalement allumée. Lorsque
la cuisson nécessite davantage de chaleur, le cuisinier va manipuler le levier 6 qui
commande la seconde vanne 5, pour fournir du gaz au brûleur pour la cuisson et produire
ainsi une flamme intense. Ainsi, comme c'est le cas dans la cuisine chinoise, lorsqu'une
grande quantité de chaleur est requise pendant une courte période, le cuisinier va
d'un coup de genou ouvrir complètement la seconde vanne causant un apport d'une grande
quantité de gaz. Comme il utilise son genou, ses mains restent disponibles pour manipuler
les aliments dans le récipient. D'un autre coup de genou, il peut alors refermer la
seconde vanne lorsque la cuisson ne nécessite plus tant de chaleur.
[0018] Il va de soi qu'au lieu de manipuler le levier à l'aide du genou, le cuisinier peut
également utiliser un autre membre de son corps tel que son pied ou un bras. Dans
ce dernier cas de figures, la seconde vanne sera alors de préférence placée à un endroit
mieux accessible par ce membre de son corps.
1. Cuisinière à gaz, en particulier pour cuisine chinoise, comprenant au moins un foyer
relié à une conduite de gaz pourvue d'une commande de l'apport du gaz, caractérisée
en ce que le foyer est muni d'un injecteur pour veilleuse et d'un brûleur pour la
cuisson et en ce que la commande comporte une première vanne pourvue d'un bouton poussoir
et une seconde vanne placée en aval de la première, la première vanne étant reliée
à l'injecteur pour veilleuse et la seconde vanne étant reliée au brûleur pour la cuisson
et pourvue d'un levier de commande.
2. Cuisinière à gaz suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la première vanne
est pourvue d'un thermocouple destiné à être placé dans la veilleuse produite par
l'injecteur pour veilleuse, ledit thermocouple étant agencé pour commander la première
vanne.
3. Cuisinière à gaz suivant la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que la seconde
vanne est une vanne à boisseau-conique.
4. Cuisinière à gaz suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que le
levier de commande de la seconde vanne possède une longueur d'au moins 6 cm.
5. Cuisinière à gaz suivant l'une des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que la
seconde vanne est montée dans la cuisinière à une hauteur permettant sa manipulation
à l'aide du genou.