[0001] La présente invention a pour objet un dispositif de contrôle vidéo et de curage de
canalisations par jet.
[0002] Le secteur technique de l'invention est le domaine du nettoyage de conduites ou de
tubes ou de systèmes de conduites ou de tubes par des dispositifs de nettoyage déplacés
intérieurement à ceux-ci et utilisant un fluide sous pression auto propulseur.
[0003] L'application principale de l'invention est le curage à haute pression desdites canalisations
avec un contrôle du nettoyage ainsi effectué sans avoir à remonter l'outil.
[0004] Différents dispositifs ont été développés pour répondre à cette application tels
qu'en particulier celui décrit dans la demande de brevet FR2 609 417 déposée le 8/01/87,
et abandonnée depuis, par la Sté VAIRE et intitulée "Tête de curage télécommandée"
: ce document enseigne une tête de curage comportant "dans un caisson, un compartiment
intérieur pour loger derrière un hublot un tube de prise de vue d'une caméra vidéo
d'exploration et un compartiment secondaire communiquant avec une source de fluide
sous pression et associé à une chambre de répartition débouchant sur une couronne
de gicleurs de propulsion et de curage".
[0005] Il est en effet connu de nettoyer des canalisations par une telle tête de curage
dite aussi "tête grenade" en forme d'obus et fixée par tout dispositif de connexion
à un tuyau d'alimentation de fluide à haute pression, en particulier de l'eau, qui
est envoyé à des gicleurs orientés vers l'arrière de ladite tête de curage de façon
à assurer à la fois sa propulsion par effet de réaction et en même temps l'arrachement
des saletés qui se seraient déposées sur la périphérie du tube en renvoyant celles-ci
vers l'arrière de la tête de curage. Quand on veut contrôler si le nettoyage a été
fait correctement, il faut alors :
- soit sortir de la conduite l'ensemble du dispositif de curage pour y envoyer ensuite
une caméra,
- soit, grâce au dispositif décrit dans la demande de brevet citée ci-dessus, reculer
simplement l'outil, celui-ci permettant également et théoriquement de pouvoir contrôler
ce qui se passe en avant de la tête pendant l'opération de nettoyage proprement dite.
[0006] Cependant du fait de l'opération de nettoyage, qui soulève de nombreux déchets dans
la conduite et qui se déposent sur le hublot, il s'avère que la caméra ainsi installée
ne peut pas renvoyer d'images correctes, ce qui en limite l'intérêt. Par ailleurs
d'autres dispositifs ont été développés et ont fait l'objet pour certains de dépôts
de demande de brevet mais enseignent des dispositifs assez complexes dont il n'est
pas nécessaire d'en citer les références dans la présente description, la demande
de brevet française citée ci-dessus pouvant être considérée comme étant l'art antérieur
le plus proche.
[0007] Le problème posé est en effet de pouvoir assurer le nettoyage et curage à haute pression
de l'intérieur d'une conduite sur plusieurs dizaines ou même centaines de mètres avec
une tête de curage apte à contrôler, avec une bonne visibilité et sans avoir à sortir
l'ensemble du dispositif de la conduite, les parois de celle-ci et cela en utilisant
une tête de curage ayant des dimensions proches de celles standard pour être adaptée
à des équipements de surface connus et sans nécessiter de mécanisme ou de dispositif
mécanique compliqué.
[0008] Une solution au problème posé est une tête de curage par l'intérieur d'une conduite,
alimentée par un câble ou flexible en fluide sous pression assurant sa traction et
le curage, et comportant des gicleurs répartis sur sa périphérie et orientés vers
l'arrière de l'extrémité distale de la tête, ainsi qu'une caméra dont le hublot de
protection est disposé vers l'avant de ladite extrémité distale ; selon l'invention
ladite tête de curage comporte un premier gicleur orienté vers ledit hublot et alimenté
par le même fluide sous pression.
[0009] Un autre objectif de la présente invention est également de pouvoir faire avancer
ladite tête de curage même en cas de bouchon obturant la conduite, et qui aura été
détecté par ladite caméra sans avoir à remonter l'ensemble de la tête de curage :
cet objectif est atteint par un second gicleur dirigé vers l'avant de ladite extrémité
distale et alimenté par le même fluide sous pression. Le fluide sous pression ainsi
envoyé vers l'avant permet de déstructurer tout obstacle situé devant la tête de curage.
[0010] Dans un mode préférentiel de réalisation, lesdits gicleurs de nettoyage de hublot
et de projection de liquide, essentiellement de l'eau, vers l'avant, sont alimentés
à travers un clapet qui ne s'ouvre qu'à une pression donnée du fluide d'alimentation,
supérieure à la pression normale d'alimentation de propulsion par desdits gicleurs
orientés vers l'extérieur, ce qui permet de contrôler, grâce à l'envoi de cette pression
par le câble de liaison avec la surface, les moments où l'on souhaite alimenter lesdits
gicleurs.
[0011] Le résultat est une nouvelle tête de curage de conduites répondant au problème posé
et permettant d'atteindre différents objectifs particuliers tels que ceux évoqués
ci-dessous et d'autres qui seront explicités dans la description ci-après et qui montrent
différents avantages de la présente invention qui en prouvent la nouveauté et l'intérêt.
[0012] La description et les figures ci-après représentent en effet, un exemple de réalisation
de l'invention mais n'ont aucun caractère limitatif : d'autre réalisations sont possibles
dans le cadre de la portée et de l'étendue de cette invention, en particulier en changeant
les différents modes d'assemblage des diverses parties de ladite tête de curage.
[0013] La figure 1 est une vue en coupe longitudinale d'une tête de curage selon l'invention.
[0014] La figure 2 est une vue en coupe longitudinale d'un connecteur du câble d'alimentation
de la tête de curage selon l'invention.
[0015] La tête de curage 1 de conduite est, d'une manière connue, alimentée par un câble
2 en fluide sous pression 8 assurant sa traction et le curage grâce à des gicleurs
9 démontables et fixés dans des logements 9
1 prévus dans la partie arrière 26 de la tête 1 ; ces gicleurs sont répartis sur la
périphérie de celle-ci et orientés vers l'arrière de l'extrémité distale de la tête,
tels que formant un angle de 30° à 45° ou même jusqu'à 90° par rapport à l'axe de
la conduite à nettoyer. Ladite tête de curage comprend également une caméra 3 dont
le hublot 4 de protection est disposé vers l'avant de ladite extrémité distale, celle
ci étant définie par rapport à la partie arrière 25 de la tête de curage, sur laquelle
est fixé le connecteur du câble 2.
[0016] Suivant l'invention, la tête de curage 1 comporte un gicleur 6
1 placé sur le côté et orienté vers ledit hublot 4 : il est alimenté de préférence
à la demande par le même fluide sous pression 8 grâce à un conduit d'alimentation
8
1 qui contourne l'emplacement de la caméra 3. Ce gicleur 6
1 est monté sur une petite tête 6 qui peut être démontable et dont l'extrémité peut
dépasser de la face avant de l'extrémité distale de la tête de curage afin que ledit
gicleur 6
1 orienté légèrement vers l'arrière soit dirigé vers la surface dudit hublot 4.
[0017] Un autre gicleur 6
2 dirigé vers l'avant de ladite extrémité distale, et alimenté également par le même
fluide sous pression 8 peut être monté sur la même tête de gicleur 6. Celle-ci est
de préférence alimentée à travers un clapet 7 de type à ressort qui est monté dans
le conduit d'alimentation 8
1, de préférence à l'interface entre deux pièces 23, 26 constituant ladite tête de
curage, et qui ne s'ouvre qu'à une pression donnée P du fluide 8 supérieure à celle
de l'alimentation normale : ladite pression peut être par exemple de 100 bars pour
une pression d'alimentation normale de nettoyage et de propulsion à travers les gicleurs
9 de 80 bars ; cette pression peut cependant être plus élevée tel que jusqu'à 700
bars.
[0018] La caméra 3 est montée dans un fourreau amortisseur de chocs 22 lequel fourreau est
placé dans un logement 24 en forme de douille 23 réalisé dans une pièce constituant
la partie médiane de ladite tête 1 : son montage et étanchéité sont assurés par l'assemblage
de deux pièces 27, 23 constituant la tête de curage 1.
[0019] Pour assurer un éclairage à ladite caméra 3, diverses lampes du type "LED" peuvent
être disposées périphériquement à ladite caméra dans des logements réalisés à l'intérieur
de la pièce 27 constituant l'extrémité distale de la tête, lesdites "LED" sont de
préférence de type à infrarouge ou halogène.
[0020] Afin de pouvoir repérer ladite tête de curage à l'intérieur de la canalisation depuis
l'extérieur de celle-ci, un émetteur électromagnétique 10, apte à permettre ledit
repérage depuis l'extérieur, est monté dans un logement réalisé dans l'une des pièces
constituant ladite tête de curage tel que la pièce arrière 26 assurant la connexion
avec le câble 2 : cette sonde ou émetteur électromagnétique 10 est protégé dans une
résine 11 remplissant le logement dans lequel est placée ladite sonde sans gêner l'émission
des ondes électromagnétiques.
[0021] Ladite tête de curage 1 est composée de trois pièces principales, l'une 27 correspondant
à son extrémité distale et portant le hublot 4 et le gicleur 6
1 orienté vers ledit hublot, une autre 26 correspondant à sa partie arrière recevant
le connecteur 14 du câble 2 et qui comprend un culot 25 de connexion ainsi que tous
les conduits d'alimentation du fluide 8 vers l'ensemble des gicleurs 9, 6 et la troisième
23 qui est une pièce intermédiaire entre les deux pièces précédentes et portant la
caméra 3.
[0022] Afin de ne pas avoir plusieurs câbles risquant de s'emmêler et de compliquer la mise
en oeuvre de la tête de curage, la caméra 3 est alimentée, commandée et transmet ses
informations par un même câble ou flexible 2 d'alimentation en fluide sous pression
8. En outre, le flexible est étudié de manière à ne pas réduire le débit d'eau. Pour
cela la transmission des signaux se fait par la périphérie du câble. En particulier,
ledit câble ou flexible comporte dans son armature extérieure entourant le conduit
central dans lequel passe le fluide sous pression 8, différentes tresses métalliques
dont au moins une 16 permet la transmission d'un signal électrique ainsi qu'une alimentation
sous 12 volts par exemple ; une autre tresse métallique 18, correspondant à la masse
de l'alimentation et de tout le circuit de transfert d'information, est maintenue
à 0 volt. Différentes autres tresses de type textile 17 sont disposées entre les différentes
autres tresses métalliques pour assurer d'une part leur isolation et d'autre part
la résistance à la traction que l'on doit maintenir à l'arrière de la tête 1 qui est
tirée vers l'avant par la propulsion de ses gicleurs 9.
[0023] La liaison entre ledit câble ou flexible 2 et la tête de curage 1 est réalisée par
un connecteur 14 dont la fixation mécanique n'est pas représentée ici et peut être
de tout type connu. La pièce arrière 26 de cette tête de curage comprend un culot
25 apte à recevoir le connecteur 14 du câble ou flexible 2 : ce culot 25 comprend
lui même d'une part un orifice 13 dans lequel s'emboîte un embout mâle 14
1 du connecteur 14 et à travers lequel est alimenté ledit fluide 8, et d'autre part
au moins un contact électrique 12 ; en fait on peut disposer ainsi autant de contacts
que possible, correspondant chacun à une tresse métallique nécessaire pour la transmission
de l'alimentation et du signal ; ces contacts électriques sont disposés périphériquement
autour de l'orifice 13 et à diamètres différents s'il y en a plusieurs.
[0024] Pour assurer la continuité électrique entre lesdits contacts électriques 12 et lesdites
tresses 16, le connecteur 14 du câble ou flexible 2 comprend au moins une piste 15
de contact électrique périphérique autour de l'embout mâle 14
1 et sur laquelle s'appuie ledit contact électrique 12 qui maintient ainsi la continuité
électrique quelle que soit la possibilité de rotation réciproque entre le câble ou
flexible 2 et la tête 1 ; différentes pièces de liaison électrique 19 assurent la
continuité entre la piste 15 et la tresse 16. Des liaisons électriques non représentées
sur la figure 1, sont disposées dans la tête de curage 1 elle-même entre les différents
composants depuis les contacts électriques 12 jusqu'aux organes utilisables, comme
la caméra et les " 'LED" : ces liaisons passent dans des passages prévus 28 pour cela
dans les différentes pièces en matériaux pleins et usinés, constituant cette tête.
[0025] Le câble ou flexible 2 est maintenu sur ledit connecteur 14 par emboîtement sur une
fiche mâle 14
2 comprenant des aspérités et opposée à celle assurant la connexion avec la tête de
curage 1 : le câble ou flexible 2 est maintenu sur ce manchon 14
2 par tout dispositif de sertissage 20. Différentes pièces isolantes 21 sont intercalées
entre les différentes parties métalliques du connecteur 14 pour préserver la bonne
transmission électrique à travers les différents composants décrits ci dessus.
[0026] Dans un autre mode de réalisation, la transmission du signal des informations vidéo
recueillies par la caméra 3 est réalisée par un émetteur d'ondes hertziènes embarqué
sur la tête de curage 1 : une antenne de réception est installée à l'une des extrémités
de la conduite, par exemple dans le regard amont par lequel est introduit la tête
1, ou dans le regard aval ; cette antenne est reliée au coffret de commande et de
contrôle. Un tel dispositif est possible quand le conduit n'est pas rempli de liquide,
ce qui est souvent le cas, les projections d'eau par les gicleurs 9 ne gênant pas
la transmission : dans une telle configuration de transmission par voies hertziennes,
l'énergie électrique nécessaire est fournie par une batterie embarquée sur la tête
1, l'ensemble des composants, émetteur et récepteur, sont marinisés et le connecteur
14 et le flexible ou câble 2 sont simplifiés car ils peuvent ne pas comporter les
liaisons électriques décrites précédemment pour assurer ladite transmission.
1. Tête de curage (1) par l'intérieur d'une conduite, alimentée par un câble ou flexible
(2) en fluide sous pression (8) assurant sa traction et le curage, et comportant des
gicleurs (9) répartis sur sa périphérie et orientés vers l'arrière de l'extrémité
distale de la tête, ainsi qu'une caméra (3) dont le hublot (4) de protection est disposé
vers l'avant de ladite extrémité distale caractérisé en ce que ladite tête de curage comporte un premier gicleur (61) orienté vers ledit hublot et un second gicleur (62) dirigé vers l'avant de ladite extrémité distale, lesdits premier et second gicleurs
étant alimentés par le même fluide sous pression (8).
2. Tête de curage selon la revendication 1 caractérisé en ce que ledit premier et/ou second gicleur (61 et/ou 62) est alimenté à travers un clapet (7) qui ne s'ouvre qu'à une pression donnée (P)
du fluide (8), supérieure à la pression normale d'alimentation de propulsion à travers
lesdits gicleurs orientés vers l'arrière (9).
3. Tête de curage selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2 caractérisé en ce que la caméra (3) est montée dans un fourreau amortisseur de chocs (22), lequel fourreau
est placé dans un logement (24) en forme de douille (23) réalisé dans une pièce constituant
ladite tête (1).
4. Tête de curage selon l'une quelconque des revendications 1 à 3 caractérisé en ce qu'elle comporte un émetteur électromagnétique (10) apte à permettre son repérage depuis
l'extérieur de la conduite.
5. Tête de curage selon l'une quelconque des revendications 1 à 4 caractérisé en ce que la caméra (3) est alimentée, commandée et transmet ses informations par le même câble
ou flexible (2) d'alimentation en fluide sous pression (8).
6. Tête de curage suivant la revendication 5 caractérisé en ce qu'elle comporte un culot (25) apte à recevoir le connecteur (14) du câble ou flexible
(2), et qui comprend d'une part un orifice (13) dans lequel s'emboîte un embout mâle
(141) du connecteur (14) à travers lequel est alimenté ledit fluide (8), et d'autre part
au moins un contact électrique (12) disposé périphériquement par rapport l'orifice
(13).
7. Tête de curage selon la revendication 6 caractérisé en ce que le connecteur (14) du câble ou flexible (2) comprend au moins une piste (15) de contact
électrique couvrant toute la périphérie autour de l'embout mâle (141) et sur laquelle s'appuie ledit contact électrique (12) qui assure la continuité
électrique quelle que soit la possibilité de rotation réciproque entre le câble ou
flexible (2) et la tête (1).
8. Tête de curage (1) selon l'une quelconque des revendications 1 à 5 caractérisé en ce qu'elle comporte un émetteur d'ondes hertziennes apte à transmettre les informations
vidéo de la caméra (3)
9. Tête de curage selon l'une quelconque des revendications 1 à 8 caractérisé en ce qu'elle est composée de trois pièces principales, l'une correspondant à son extrémité
distale et portant le hublot (4) et le gicleur (61) orienté vers ledit hublot, une autre (26) correspondant à sa partie arrière recevant
le connecteur (14) du câble ou flexible (2) et qui comprend un culot (25) de connexion
ainsi que les conduits d'alimentation du fluide (8) vers l'ensemble des gicleurs (9,
6), et la troisième (23) qui est une pièce intermédiaire entre les deux pièces précédentes
et portant la caméra (3).