[0001] La présente invention concerne un élément préfabriqué en béton destiné à être assemblé
à d'autres éléments semblables pour constituer la paroi voûtée d'un ouvrage d'art.
[0002] Il est bien connu d'aménager un passage sous un talus remblayé, notamment pour une
voie de circulation routière ou pour un cours d'eau, au moyen d'un ouvrage d'art comprenant
une paroi voûtée.
[0003] Le document intitulé "Passages inférieurs voûtés" de 1978, édité par la Direction
Générale des Transports Intérieurs du ministère français des transports, décrit un
tel ouvrage d'art, constitué par une succession d'éléments de forme courbe disposés
côte à côte, formant la paroi voûtée de l'ouvrage, et par un radier ou deux semelles
d'appui parallèles, supportant ces éléments.
[0004] Pour des conduits de faible section, les éléments formant la voûte de l'ouvrage peuvent
être de section sensiblement hémi-tubulaire. Par contre, il devient impossible de
fabriquer et de transporter sur le site de tels éléments dès lors que la largeur à
la base de l'ouvrage dépasse environ cinq mètres ou que la hauteur de celui-ci dépasse
environ trois mètres. La paroi voûtée est alors réalisée, sur un même segment de l'ouvrage,
par assemblage de plusieurs éléments.
[0005] La plupart du temps, ces éléments représentent chacun une moitié de la section voûtée
de l'ouvrage. Ils viennent en appui les uns contre les autres au niveau de la clé
de voûte et sont assemblés par une longrine en béton, coulée sur place.
[0006] Selon une technique d'assemblage connue, les éléments présentent des faces d'appui
munies de parties profilées complémentaires, susceptibles d'emboîtement réciproque,
et comprennent des armatures sortantes faisant saillie sur leur côté extérieur.
[0007] Ces éléments viennent directement en appui les uns contre les autres, en étant calés
mutuellement grâce à l'emboîtement desdites parties profilées. Ce calage permet un
auto-positionnement des éléments au moment de leur mise en place, qui a pour avantage
de réduire ou d'éliminer tout étayage.
[0008] Les armatures sortantes des éléments sont ensuite reliées par des armatures longitudinales,
puis noyées dans du béton coulé constituant la longrine d'assemblage.
[0009] La longrine est ainsi aménagée au-dessus de la paroi des éléments. Cette position
de la longrine est guère favorable au travail de la paroi voûtée lorsque celle-ci
subit les contraintes transmises par la masse des remblais ou par les mouvements du
terrain. En effet, les éléments, en réponse à ces contraintes, se déforment et tendent
à pivoter plus ou moins les uns par rapport aux autres autour d'un axe situé sensiblement
à mi-hauteur de leurs faces d'appui. Ils transmettent alors à la longrine des contraintes
transversales très importantes.
[0010] Il en résulte fréquemment l'apparition de fissures dans la longrine ou dans les éléments,
qui affectent notablement la résistance de l'ouvrage dans le temps.
[0011] La construction d'un coffrage longitudinal à la partie supérieure de l'ouvrage pour
le coulage de la longrine est par ailleurs une opération relativement délicate et
complexe.
[0012] Le document précité de 1978 décrit des éléments s'interrompant à distance de la clé
de voûte et comprenant des armatures faisant saillie dans le prolongement de leur
paroi. Un échafaudage de hauteur correspondant à la hauteur de la voûte est mis en
place sur le radier, au droit de la clé de voûte, cet échafaudage supportant une plaque
de même courbure que la voûte. Les éléments sont ensuite placés sur le radier et sont
étayés de manière à ce que leurs bords supérieurs soient en regard et viennent au
contact de ladite plaque, puis des armatures longitudinales sont reliées aux armatures
des différents éléments et l'ensemble est noyé dans du béton coulé, ladite plaque
formant un fond de coffrage.
[0013] Cette solution permet d'obtenir une voûte sensiblement homogène dans sa structure.
[0014] Toutefois, elle n'est pas utilisée en pratique compte tenu de sa complexité de mise
en oeuvre. Il serait en effet extrêmement fastidieux de monter l'échafaudage, de positionner
les éléments en les étayant afin qu'ils viennent au contact de la plaque, de mettre
en place les armatures, de structure relativement complexe, de couler une quantité
importante de béton pour réaliser l'assemblage, puis de retirer l'ensemble de l'échafaudage.
[0015] La demande de brevet n° 94.09607 (FR-A-2 723 116) décrit un ouvrage du type précité,
dans lequel chaque élément courbe comprend, au niveau de son extrémité destinée à
être assemblée à l'extrémité d'un autre élément, un évidement aménagé dans sa face
extérieure, pour le coulage de la longrine, et des armatures situées dans cet évidement,
pour son assemblage aux autres éléments, l'évidement étant délimité, au niveau de
son fond, par des becquets en saillie.
[0016] Les évidements des différents éléments de l'ouvrage forment, lorsque ces éléments
sont mis en place les uns en regard des autres, une rainure pouvant être remplie de
béton pour constituer une longrine d'assemblage.
[0017] Cette solution est intéressante mais n'est toutefois pas dénuée d'inconvénients.
[0018] En effet, les éléments ne sont en appui les uns contre les autres qu'au niveau des
extrémités des becquets, et sont par conséquent en équilibre précaire. Pour les maintenir
en position le temps que la longrine soit coulée, il est nécessaire de poser des pièces
transversales de jonction des éléments, ces pièces étant retirées une fois la longrine
coulée.
[0019] Ces opérations, réalisées à l'intérieur de l'ouvrage et en clé de voûte, sont relativement
longues et difficiles, d'autant plus que l'alignement des becquets n'est pas parfait
la plupart du temps.
[0020] Le risque de ripage des éléments est important, ce qui met en jeu la sécurité du
personnel travaillant sur le chantier.
[0021] Il en résulte que la mise en appui des éléments est une opération délicate, impliquant
beaucoup de précautions.
[0022] Des cales doivent en outre être placées entre les extrémités des becquets, afin que
celles-ci ne viennent pas directement en contact les unes avec les autres. A défaut,
les éléments transmettraient des contraintes transversales importantes à la longrine
lors de leurs déformations. La mise en place de ces cales contribue à complexifier
la construction de l'ouvrage.
[0023] Cette demande de brevet n° 94.09607 (FR-A-2 723 116) décrit en outre des éléments
présentant des pieds d'appui au sol placés entre des armatures en forme de boucle.
Ces pieds et boucles sont destinés à être noyés dans du béton coulé, constituant un
radier ou des semelles. L'engagement des armatures longitudinales au travers des armatures
en forme de boucle n'est pas très facile, compte tenu de la présence de ces pieds.
Le réglage de la position des éléments par rapport au sol est également problématique
à réaliser.
[0024] La demande de brevet français n° 93.07578 (FR-A-2 706 498) décrit un ouvrage d'art
du même type, dont les éléments viennent en appui les uns contre les autres au moyen
de parois en saillie qu'ils comprennent sur le côté intérieur de leur partie supérieure,
ces parois délimitant par ailleurs le fond de l'évidement dans lequel la longrine
d'assemblage est destinée à être coulée.
[0025] Ces parois sont conformées pour constituer une liaison avec possibilité d'articulation
des éléments les uns par rapport aux autres, ce qui induit un risque d'exercice de
contraintes latérales néfastes sur la longrine en cas de pivotement d'un ou plusieurs
éléments par rapport à un ou plusieurs autres éléments situés en regard.
[0026] La présente invention vise à remédier à l'ensemble des inconvénient précités.
[0027] L'élément concerné est destiné à venir en appui contre un ou plusieurs autres éléments
semblables situés en regard, et à être assemblé à ce ou ces autres éléments au moyen
d'une longrine en béton pour constituer la paroi voûtée d'un ouvrage d'art.
[0028] Cet élément est du même type que celui connu par la demande de brevet n° 94, 09607
(FR-A-2 723 116) précitée.
[0029] Selon l'invention, chaque élément comprend au moins une pièce rigide d'appui fixée
à lui, comportant, à son extrémité libre, une surface de profil non plan, cette pièce
rigide d'appui venant porter, lorsque l'élément est mis en appui contre un autre élément
situé en regard, contre une pièce semblable que comprend cet autre élément, ces deux
pièces rigides d'appui présentant des profils complémentaires, de sorte que l'extrémité
d'une pièce est apte à venir en prise avec l'extrémité de l'autre pièce pour assurer
le calage des éléments.
[0030] Les éléments peuvent ainsi être parfaitement calés lors de leur mise en appui les
uns contre les autres, le temps qu'une longrine d'assemblage soit coulée. Cette longrine
ne nécessite pas la construction d'un coffrage et est située dans le prolongement
de la paroi des éléments.
[0031] Tout étayage, toute pose puis retrait de pièces transversales de jonction, et tout
risque de ripage des éléments sont ainsi éliminés.
[0032] Les pièces d'appui peuvent comprendre ou recevoir des moyens, tels que des boulons,
permettant d'assurer leur maintien en contact mutuel, dans le cas où le coulage de
la longrine serait différé.
[0033] De préférence, chaque pièce d'appui est constituée par un profilé, dont une partie
est noyée dans la paroi de l'élément et dont une autre partie fait saillie de cette
paroi, et par une plaque d'appui fixée à l'extrémité libre de ce profilé, cette plaque
présentant, selon qu'elle est placée sur un élément situé sur un côté de l'ouvrage
ou sur l'élément situé en face de celui-ci, soit une cavité longitudinale, soit une
saillie longitudinale destinée à être reçue dans cette cavité pour permettre la venue
en prise de ces deux plaques.
[0034] Une platine peut être fixée audit profilé de manière à prendre appui contre l'élément
pour répartir les efforts exercés par celui-ci sur l'élément en béton.
[0035] De préférence, l'élément représente une moitié de la section voûtée de l'ouvrage,
et la série d'éléments de l'ouvrage située sur un côté de l'ouvrage est décalée d'environ
une demi-largeur d'élément par rapport à la série d'éléments située sur l'autre côté
de l'ouvrage, chaque élément comprenant alors au moins deux pièces d'appui situées
environ au quart et au trois-quart de sa largeur.
[0036] Chacune de ces pièces d'appui vient ainsi en face d'une pièce d'appui aménagée dans
la partie correspondante de l'un des deux éléments situés en regard. Le calage mutuel
des différents éléments consécutifs est parfaitement assuré.
[0037] Avantageusement, les armatures de l'élément sont en forme de boucles, et les pièces
d'appui, situées entre deux armatures consécutives, sont inscrites dans les boucles
que forment ces armatures. Les pièces d'appui ne constituent pas un obstacle au passage
des barres ou armatures longitudinales reliant ces armatures.
[0038] Selon une forme de réalisation préférée de l'invention, la paroi située sur le côté
intérieur de l'élément pour délimiter le fond dudit évidement est constituée par un
becquet formant corps avec l'élément, la face d'extrémité libre de ce becquet étant
située légèrement en retrait de l'interface d'appui desdites pièces d'appui.
[0039] Les becquets de deux éléments situés en regard viennent ainsi en face l'un de l'autre
pour délimiter le fond de l'évidement recevant le béton qui constitue la longrine.
En variante, une plaque peut être rapportée sur les éléments en regard, après mise
en appui mutuel de ceux-ci, pour constituer le fond du coffrage.
[0040] Selon d'autre caractéristiques de l'invention, le bord inférieur de chaque élément
comprend :
- des armatures en forme de boucles, destinées à être noyées dans du béton coulé formant
un radier ou des semelles d'appui ;
- au moins deux pieds venant en appui contre le sol, constitués chacun par un profilé
de largeur moindre que celle des armatures et par une plaque d'appui fixée à l'extrémité
libre de ce profilé.
[0041] Les profilés de ces pieds ne font pas obstacle à l'engagement de barres ou d'armatures
au travers des boucles que forment ces armatures, ce qui facilite la pose de ces barres
ou armatures.
[0042] Avantageusement, ces pieds sont munis de moyens permettant de régler leur longueur,
donc la hauteur de l'élément par rapport au sol. Un positionnement de l'élément est
ainsi rendu possible.
[0043] Pour sa bonne compréhension, l'invention est à nouveau décrite ci-dessous en référence
au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemple non limitatif, une forme
de réalisation préférée d'un élément préfabriqué qu'elle concerne.
[0044] La figure 1 est une vue en perspective d'un ouvrage d'art comprenant une paroi voûtée,
cette paroi voûtée étant constituée par plusieurs éléments préfabriqués conformes
à l'invention ;
la figure 2 est une vue partielle, en perspective et à échelle agrandie, de trois
de ces éléments, en cours de pose ;
la figure 3 est une vue en bout de la partie supérieure de deux éléments, après assemblage,
et
la figure 4 est une vue de profil de la base d'un élément, à échelle agrandie.
[0045] La figure 1 représente un ouvrage d'art 1 comprenant une paroi voûtée 2. Cet ouvrage
1 est destiné à être recouvert par un talus remblayé, et permet d'aménager un passage
sous ce talus, notamment pour une voie de circulation routière ou pour un cours d'eau.
[0046] L'ouvrage 1 est constitué par une succession d'éléments 5 de forme courbe disposés
côte à côte, formant la paroi voûtée 2, et par deux semelles d'appui 6 parallèles,
supportant ces éléments 5.
[0047] Les éléments 5 représentent chacun une moitié de la section voûtée de l'ouvrage 1
et viennent en appui les uns contre les autres au niveau de la clé de voûte.
[0048] La série d'éléments 5 située sur un côté de l'ouvrage 1 est décalée d'une demi-largeur
d'élément 5 par rapport à la série d'éléments 5 située sur l'autre côté de l'ouvrage
1. A ses extrémités, l'ouvrage 1 comprend deux éléments 5a dont la largeur est égale
à la moitié de celle des éléments 5, afin que l'ouvrage 1 s'interrompe par une face
d'extrémité plane.
[0049] Les figures 2 et 3 montrent les portions supérieures de deux éléments 5 en regard.
[0050] Chaque élément 5 comprend un évidement 10 aménagé dans sa face extérieure, cet évidement
10 étant délimité latéralement par une face 11 d'extrémité de l'élément 5 et, au niveau
de son fond, par un becquet 12 situé sur le côté intérieur de l'élément 5.
[0051] Des armatures 15 en forme de boucle font saillie de la face 11. Ces armatures 15
sont disposées dans des plans verticaux, perpendiculairement à l'axe longitudinal
de l'ouvrage 1, et sont décalées par rapport aux armatures 15 d'un élément 5 situé
en regard, de manière à s'entrecroiser lorsque les éléments 5 sont en position d'assemblage,
comme montré à la figure 3.
[0052] Chaque élément 5 comprend en outre deux pièces rigides d'appui 16 fixées à lui, situées
environ au quart et au trois-quart de sa largeur. Ces pièces 16 font saillie de ladite
face 11. Elles sont situées entre deux armatures 15 consécutives et sont inscrites
dans les boucles que forment les différentes armatures 15.
[0053] Chaque pièce d'appui 16 est constituée par un profilé 17, à section transversale
en I, dont une partie est noyée dans la paroi de l'élément 5 et dont une autre partie
fait saillie de cette paroi, par une plaque d'appui 18 fixée à l'extrémité libre de
ce profilé 17, et par une platine 19, également fixée à ce profilé 17, venant en appui
contre la face 11.
[0054] Chaque plaque d'appui 18 présente, selon qu'elle est placée sur un élément 5 situé
sur un côté de l'ouvrage 1 ou sur l'élément 5 situé en regard de celui-ci, soit une
cavité longitudinale 21, soit une saillie longitudinale 22 destinée à être reçue dans
cette cavité 21 pour permettre la venue en prise verticale des deux plaques 18.
[0055] Les plaques d'appui 18 comprennent en outre des trous 25 pouvant recevoir des boulons
26, comme montré à la figure 3.
[0056] Il apparaît sur cette figure que les becquets 12 ont une longueur telle que, dans
la position d'appui des éléments 5 les uns contre les autres, leurs faces d'extrémités
libres sont situées légèrement en retrait de l'interface d'appui des plaques 18.
[0057] Il apparaît aux figures 1 et 4 que le bord inférieur de chaque élément 5 comprend
:
- des armatures 30 en forme de boucles, destinées à être noyées dans du béton coulé
formant les semelles 6 ;
- deux pieds 31 venant en appui contre le sol, constitués chacun par un profilé 32 à
section transversale en I et par une plaque d'appui 33 fixée à l'extrémité libre de
ce profilé 32.
[0058] Les armatures 30 sont disposées dans des plans verticaux, perpendiculairement à l'axe
longitudinal de l'ouvrage 1.
[0059] Les pieds 31 sont situés entre deux armatures 30 consécutives et sont inscrits dans
les boucles que forment les différentes armatures 30.
[0060] Les plaques d'appui 33 comprennent des trous taraudés recevant des vis 34. Ces vis
peuvent venir en appui contre des plaques 35 posées sur le sol ou sur un béton dit
"de propreté".
[0061] En pratique, les éléments 5 sont amenés en appui les uns contre les autres de telle
sorte que les différentes plaques d'appui 18 viennent en prise les unes avec les autres.
[0062] Les vis 34 permettent, le cas échéant, de régler l'écart entre les plaques 33 et
35, donc la hauteur de chaque élément 5 par rapport au sol.
[0063] Une bande adhésive d'étanchéité 40 est placée à cheval sur les extrémités des becquets
12.
[0064] Des armatures longitudinales 41, 42 sont engagées au travers des armatures 15 et
30, et des coffrages sont construits pour mouler les semelles 6. Du béton est ensuite
coulé dans la rainure que forment les évidements 10 alignés des différents éléments
5, pour constituer une longrine 43 d'assemblage de ces éléments 5, et dans lesdits
coffrages, pour constituer les semelles 6.
[0065] Les boulons 26 permettent d'assurer le maintien en contact mutuel des plaques 18,
dans le cas où le coulage de la longrine 43 serait différé.
[0066] L'invention fournit ainsi des éléments 5 ayant les nombreux avantages indiqués plus
haut, notamment ceux de pouvoir être parfaitement calés lors de leur mise en appui
les uns contre les autres le temps que la longrine 43 soit coulée, et de permettre
l'obtention d'une longrine située dans le prolongement de la paroi des éléments, sans
construction d'un coffrage.
1. Ensemble d'éléments préfabriqués en béton destinés à être assemblés pour constituer
la paroi voûtée d'un ouvrage d'art, chaque élément (5) étant destiné à venir en appui
contre un ou plusieurs autres éléments (5) semblables situés en regard, et à être
assemblé à ce ou ces autres éléments (5) au moyen d'une longrine (43) en béton pour
constituer ladite paroi voûtée (2), et chaque élément (5) comprenant, au niveau de
son extrémité destinée à être assemblée à l'extrémité d'un autre élément (5), un évidement
(10) aménagé dans sa face extérieure, pour le coulage de la longrine (43), et des
armatures (15) situées dans cet évidement (10), pour son assemblage aux autres éléments
(5),
ensemble d'éléments (5) caractérisé en ce que chaque élément (5) comprend au moins une pièce rigide d'appui (16) fixée à lui, faisant
saillie à l'intérieur de l'évidement (10) et comportant, à son extrémité libre, une
surface (18) de profil non plan, cette pièce rigide d'appui (16) venant porter, lorsque
l'élément (5) considéré est mis en appui contre un autre élément (5) situé en regard,
contre une pièce (16) semblable que comprend cet autre élément (5), ces deux pièces
rigides d'appui (16) présentant des profils complémentaires (21,22), de sorte que
l'extrémité d'une pièce (16) est apte à venir en prise avec l'extrémité de l'autre
pièce (16) pour assurer le calage des éléments (5).
2. Ensemble d'éléments selon la revendication 1, caractérisé en ce que les pièces d'appui (16) comprennent ou reçoivent des moyens, tels que des boulons
(26), permettant d'assurer leur maintien en contact mutuel.
3. Ensemble d'éléments selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce que chaque pièce d'appui (16) est constituée par un profilé (17), dont une partie est
noyée dans la paroi de l'élément (5) et dont une autre partie fait saillie de cette
paroi, et par une plaque d'appui (18) fixée à l'extrémité libre de ce profilé (17),
cette plaque (18) présentant, selon qu'elle est placée sur un élément (5) situé sur
un côté de l'ouvrage ou sur un élément (5) situé en face de celui-ci, soit une cavité
longitudinale (21), soit une saillie longitudinale (22) destinée à être reçue dans
cette cavité (21) pour permettre la venue en prise de ces deux plaques (18).
4. Ensemble d'éléments selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'une platine (19) est fixée à chaque profilé (17) de manière à prendre appui contre
l'élément (5).
5. Ensemble d'éléments selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que chaque élément représente une moitié de la section voûtée de l'ouvrage (1), et en ce que la série d'éléments (5) de l'ouvrage (1) située sur un côté de l'ouvrage (1) est
décalée d'environ une demi-largeur d'élément (5) par rapport à la série d'éléments
(5) située sur l'autre côté de l'ouvrage (1), chaque élément (5) comprenant alors
au moins deux pièces d'appui (16) situées environ au quart et au trois-quart de sa
largeur.
6. Ensemble d'éléments selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les armatures (15) sont en forme de boucles, et en ce que les pièces d'appui (16), situées entre deux armatures (15) consécutives, sont inscrites
dans les boucles que forment ces armatures (15).
7. Ensemble d'éléments selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la paroi située sur le côté intérieur de l'élément (5) pour délimiter le fond dudit
évidement (10) est constituée par un becquet (12) formant corps avec l'élément (5),
la face d'extrémité libre de ce becquet (12) étant située légèrement en retrait de
l'interface d'appui desdites pièces d'appui (16).
8. Ensemble d'éléments selon l'une des revendications 1 à 7,
caractérisé en ce que le bord inférieur de chaque élément comprend :
- des armatures (30) en forme de boucles, destinées à être noyées dans du béton coulé
formant un radier ou des semelles d'appui (6) ;
- au moins deux pieds (31) venant en appui contre le sol, constitués chacun par un
profilé (32) de largeur moindre que celle des armatures (30) et par une plaque d'appui
(33) fixée à l'extrémité libre de ce profilé (32).
9. Ensemble d'éléments selon la revendication 8, caractérisé en ce que les pieds (31) sont munis de moyens (34) permettant de régler leur longueur, donc
la hauteur de chaque élément (5) par rapport au sol.
1. Einheit von Fertigbauelementen aus Beton,
die dazu bestimmt sind, zusammengesetzt zu werden, um die gewölbte Wand eines Ingenieurbaus
zu bilden, wobei jedes Element (5) dazu bestimmt ist, gegen eines oder mehrere andere
gegenüber liegende ähnliche Elemente (5) in Anlage zu kommen, und mit diesem oder
diesen anderen Elementen (5) mittels eines Längsträgers (43) aus Beton zusammengesetzt
zu werden, um die gewölbte Wand (2) zu bilden, und wobei jedes Element (5), das auf
Höhe seines Endes, das dazu bestimmt ist, mit dem Ende eines anderen Elements (5)
zusammengesetzt zu werden, eine Aussparung (10), die in seiner Außenseite für das
Gießen des Längsträgers (43) angeordnet ist, und Armierungen (15) aufweist, die in
dieser Aussparung (10) für seine Montage mit den anderen Elementen (5) angeordnet
sind, Einheit von Elementen (5),
dadurch gekennzeichnet, dass
jedes Element (5) mindestens ein starres Anlageteil (16) umfasst, das an ihm befestigt
ist, wobei das starre Anlageteil in die Innenseite der Aussparung (10) hineinragt
und an seinem freien Ende eine nicht ebene Profilfläche (18) aufweist, wobei dieses
starre Anlageteil (16), wenn das betreffende Element (5) gegen ein anderes gegenüber
liegendes Element (5) in Anlage gebracht wird, gegen ein ähnliches Teil (16), das
dieses andere Element (5) umfasst, anliegt, wobei diese beiden starren Anlageteile
(16) komplementäre Profile (21, 22) aufweisen, so dass das Ende eines Teils (16) in
der Lage ist, mit dem Ende des anderen Teils (16) in Eingriff zu gelangen, um eine
Verkeilung der Elemente (5) zu gewährleisten.
2. Einheit von Fertigbauelementen nach Anspruch 1,
dadurch gekennzeichnet, dass
die Anlageteile (16) Mittel wie Bolzen (26) aufweisen oder empfangen, die gestatten,
die Aufrechterhaltung ihres gegenseitigen Kontakts zu gewährleisten.
3. Einheit von Fertigbauelementen nach Anspruch 1 oder Anspruch 2,
dadurch gekennzeichnet, dass
jedes Anlageteil (16) durch ein Profil (17), von dem ein Teil in der Wand des Elements
(5) eingelassen ist und von dem ein anderer Teil von dieser Wand vorspringt und durch
eine Auflageplatte (18) gebildet ist, die am freien Ende dieses Profils (17) befestigt
ist, wobei diese Platte (18), je nachdem, ob sie an einem Element (5), das an einer
Seite des Werks gelegen ist, oder an einem Element (5) angeordnet ist, das diesem
gegenüber liegt, entweder eine längliche Vertiefung (21) oder einen länglicher Vorsprung
(22) aufweist, der dazu bestimmt ist, in dieser Vertiefung (21) aufgenommen zu werden,
um das Ineinandergreifen dieser beiden Platten (18) zu gestatten.
4. Einheit von Fertigbauelementen nach Anspruch 3,
dadurch gekennzeichnet, dass
eine Platte (19) an jedem Profil (17) derart befestigt ist, dass sie gegen das Element
(5) in Anlage kommt.
5. Einheit von Fertigbauelementen nach einem der Ansprüche 1 bis 4,
dadurch gekennzeichnet, dass
jedes Element eine Hälfte des gebogenen Abschnitts des Werks (1) darstellt und dass
die Reihe von Elementen (5) des Werks (1), die an einer Seite des Werks (1) gelegen
sind, um ungefähr eine halbe Breite eines Elements (5) bezogen auf die Reihe von Elementen
(5) versetzt ist, die auf der anderen Seite des Werks (1) gelegen sind, wobei jedes
Element (5) mindestens zwei Anlageteile (16) umfasst, die ungefähr in einem Viertelteil
und in einem Dreiviertelteil seiner Breite gelegen sind.
6. Einheit von Fertigbauelementen nach einem der Ansprüche 1 bis 5,
dadurch gekennzeichnet, dass
die Armierungen (15) in Schleifenform sind und dass die Anlageteile (16), die zwischen
zwei aufeinanderfolgenden Armierungen (15) gelegen sind, in den Schleifen festgehalten
sind, die diese Armierungen (15) bilden.
7. Einheit von Fertigbauelementen nach einem der Ansprüche 1 bis 6,
dadurch gekennzeichnet, dass
die Wand, die auf der Innenseite des Elements (5) gelegen ist, um den Boden der Aussparung
(10) zu begrenzen, aus einem Vorsprung (12) gebildet ist, der an das Element (5) angegossen
ist, wobei die Seite eines freien Endes dieses Vorsprungs (12) leicht zurückgezogen
von der Anlagegrenzfläche der Anlageteile (16) gelegen ist.
8. Einheit von Fertigbauelementen nach einem der Ansprüche 1 bis 7,
dadurch gekennzeichnet, dass
der untere Rand eines jeden Elements folgendes umfasst:
- Armierungen (30) in Form von Schleifen, die dazu bestimmt sind, in Schüttbeton,
der eine Sohle oder einen Anlagesitz (6) bildet, eingelassen zu werden;
- mindestens zwei Füße (31), die gegen den Boden in Anlage kommen, wobei ein jeder
durch ein Profil (32) einer geringeren Breite als die der Armierungen (30) und durch
eine Anlageplatte (33) gebildet ist, die am freien Ende dieses Profils (32) befestigt
ist.
9. Einheit von Fertigbauelementen nach Anspruch 8,
dadurch gekennzeichnet, dass die Füße (31) mit Mitteln (34) versehen sind, die ermöglichen, ihre Länge und folglich
die Höhe eines jeden Elements (5) bezogen auf den Boden zu regeln.
1. Set of prefabricated concrete elements intended to be assembled in order to form the
arched wall of a civil engineering structure, each element (5) being intended to come
to bear against one or more other similar elements (5) located opposite it and to
be assembled with this other element or these other elements (5) by means of a concrete
capping piece (43) in order to form the said arched wall (2), and each element (5)
comprising, in the region of its end intended to be assembled with the end of another
element (5), a recess (10) arranged in its outer face, for the casting of the capping
piece (43), and reinforcements (15) located in this recess (10), for assembling the
said element with the other elements (5), the said set of elements (5) being characterized in that each element (5) comprises at least one rigid bearing piece (16) fastened to it,
projecting inside the recess (10) and comprising, at its free end, a surface (18)
having a non-plane profile, this rigid bearing piece (16) coming to bear, when the
element (5) in question is brought to bear against another element (5) located opposite
it, against a similar piece (16) which this other element (5) comprises, these two
rigid bearing pieces (16) having complementary profiles (21, 22), in such a way that
the end of one piece (16) is capable of coming into engagement with the end of the
other piece (16) in order to ensure the wedging of the elements (5).
2. Set of elements according to Claim 1, characterized in that the bearing pieces (16) comprise or receive means, such as bolts (26), making it
possible to ensure that they are kept in contact with one another.
3. Set of elements according to Claim 1 or Claim 2, characterized in that each bearing piece (16) consists of a profile (17), one part of which is embedded
in the wall of the element (5) and another part of which projects from this wall,
and of a bearing plate (18) fastened to the free end of this profile (17), this plate
(18) having, depending on whether it is placed on an element (5) located on one side
of the structure or on an element (5) located opposite the latter, either a longitudinal
cavity (21) or a longitudinal projection (22) intended to be received in this cavity
(21), in order to allow these two plates (18) to come into engagement.
4. Set of elements according to Claim 3, characterized in that a board (19) is fastened to each profile (17) so as to bear against the element (5).
5. Set of elements according to one of Claims 1 to 4, characterized in that each element represents one half of the arched cross-section of the structure (1),
and in that that series of elements (5) of the structure (1) which is located on one side of
the structure (1) is offset by approximately one half-width of element (5) relative
to that series of elements (5) which is located on the other side of the structure
(1), in that case each element (5) comprising at least two bearing pieces (16) located approximately
at a quarter and at three-quarters of its width.
6. Set of elements according to one of Claims 1 to 5, characterized in that the reinforcements (15) are in the form of loops, and in that the bearing pieces (16), located between two consecutive reinforcements (15), are
inscribed within the loops which these reinforcements (15) form.
7. Set of elements according to one of Claims 1 to 6, characterized in that the wall located on the inside of the element (5) in order to delimit the bottom
of the said recess (10) consists of a fillet (12) integral with the element (5), the
free end face of this fillet (12) being set back slightly from the bearing interface
of the said bearing pieces (16).
8. Set of elements according to one of Claims 1 to 7,
characterized in that the lower edge of each element comprises:
- loop-shaped reinforcements (30) intended to be embedded in cast concrete forming
a raft or bearing sills (6) ;
- at least two feet (31) coming to bear against the ground and each consisting of
a profile (32) having a width smaller than that of the reinforcements (30) and of
a bearing plate (33) fastened to the free end of this profile (32).
9. Set of elements according to Claim 8, characterized in that the feet (31) are provided with means (34) making it possible to adjust their length,
hence the height of each element (5) relative to the ground.