[0001] L'invention concerne notamment le domaine des portes d'écluse et a pour objet un
navire porte-conteneurs permettant d'assurer le transport de conteneurs via notamment
des fleuves et des canaux.
[0002] Par conteneurs, il faut comprendre non seulement les conteneurs standards mais aussi
les unités de transport intermodal, notamment les caisses mobiles et les remorques
ainsi que la possibilité de chargement de marchandises en vrac dans les cales.
[0003] Plus particulièrement, l'invention concerne une gamme de petits et moyens navires
permettant d'assurer le transport de marchandises de petits ports en petits ports
au moyen de conteneurs.
[0004] Cette gamme est notamment composée de navires permettant de transporter un nombre
maximum de conteneurs égal à deux, quatre, dix, vingt, trente, cinquante, ou cent.
[0005] Une caractéristique principale du navire est d'offrir la possibilité de charger ou/et
décharger des conteneurs dans un port ayant une profondeur d'eau faible, inférieure
à 4 mètres.
[0006] Le transport de marchandises constitue un des rouages majeurs de notre économie de
marché.
[0007] La globalisation des échanges internationaux, le développement des politiques de
"juste à temps", la demande de réactivité toujours plus forte, tendent à accroître
en permanence les transports terrestres, à développer des infrastructures routières
coûteuses et nuisibles à l'environnement.
[0008] La gamme de navires selon l'invention est née de cette analyse avec le souci de développer
une complémentarité entre le transport routier et le transport maritimo-fluvial.
[0009] Il s'agit d'assurer, à partir des ports de premier ou de deuxième rang, des liaisons
maritimes pour desservir la multitude de ports d'irrigation, peu ou pas exploités
en matière de transport de marchandises.
[0010] La finalité est la prise en charge par les transporteurs routiers des conteneurs
à partir de ces ports pour distribution locale, afin d'optimiser les distances terrestres
de livraison.
[0011] Un des objectifs de la présente invention est de mettre au service du transporteur
routier une infrastructure mobile "autoroute maritimo-fluviale" complémentaire à celle
dont il dispose sur le réseau routier.
[0012] Un deuxième objectif est de renforcer la réactivité du transport maritimo-routier
en acheminant des petites quantités avec des fréquences importantes.
[0013] Un troisième objectif est d'assurer un service fluvio-maritime avec une autonomie
de manoeuvre importante et un trajet quai à quai optimisé. Cet objectif implique de
pouvoir transporter une charge utile importante par rapport au déplacement du navire.
[0014] Un quatrième objectif est d'assurer le transport dans des conditions de service et
de coûts au kilomètre comparables à ceux de la route.
[0015] Il existe de nombreux navires porte-conteneurs d'une capacité d'emport de conteneurs
importante et avec un tirant d'eau élevé, tels que ceux décrits dans Jane's Intermodal
Transportation, pages 315, 338 et 341. Parmi ces navires porte-conteneurs de grande
capacité, on peut citer l'ALIANCA BRASIL, d'une capacité de 2200 conteneurs, d'une
vitesse de 20,4 noeuds, d'une longueur de 200,23 m et d'un tirant d'eau de 12,02 m.
Un des plus petits de ces navires porte-conteneurs est le HERA, d'une capacité de
198 conteneurs, d'une vitesse de 12,5 noeuds, d'une longueur de 88 m et d'un tirant
d'eau de 4,6 m.
[0016] Ces porte-conteneurs déchargent généralement dans des terminaux portuaires équipés
d'importants moyens de manutention. Les ports pouvant recevoir les porte-conteneurs
existants sont peu nombreux et ne permettent pas d'assurer une livraison des marchandises
proche de leur lieu d'utilisation.
[0017] De plus, ils ne peuvent pas remonter la plupart des estuaires et ne peuvent en aucun
cas aller sur les canaux à cause de leurs tirant d'eau et tirant d'air trop importants.
[0018] Il existe des barges aptes à transporter des conteneurs sur les fleuves et sur les
canaux, notamment pour ceux dont la largeur est supérieure à 11,4m. En cas de présence
d'une écluse étroite, par exemple de 5,7m de large, les barges existantes ne permettent
de transporter qu'une seule couche de conteneurs à cause des contraintes de stabilité,
de tirant d'eau et de tirant d'air.
[0019] Le but de l'invention est de pallier ces inconvénients en proposant un navire porte-conteneurs
apte à naviguer en pleine mer et/ou sur des fleuves ou sur des canaux et présentant
tout ou partie des possibilités suivantes:
- il peut naviguer sur les canaux à grand gabarit et en mer,
- il optimise la taille critique de la cargaison (aspect économique) et compacité du
navire en canal (respect du gabarit),
- il évite le transbordement des conteneurs sur un navire de haute mer à la fin de la
partie fluviale du trajet,
- il permet un service aussi complet que celui d'un transporteur routier mais utilisant
la voie fluvio-maritime.
[0020] En outre, lorsqu'il est pourvu de moyens de manutention des conteneurs, il permet
le transport multimodal, c'est-à-dire en mer et sur les fleuves ou canaux à partir
de ports fluviaux, sans investissement préalable en grues portuaires ou en quai de
grande longueur,
[0021] Un navire porte-conteneurs selon l'invention est du type comprenant une coque, présentant
notamment des surfaces latérales, et est caractérisé en ce qu'il comporte, au niveau
d'au moins une desdites surfaces latérales, des premiers moyens de stabilisation pouvant
être positionnés au-delà des surfaces latérales du navire afin de coopérer avec une
surface extérieure au navire, telle une rive, un quai ou les bajoyers d'une écluse
afin, d'accroître la stabilité du navire.
[0022] Selon une caractéristique particulière, le navire comporte en outre des seconds moyens
de stabilisation à géométrie variable et aptes, dans au moins une de ces géométries,
à accroître la stabilité du navire par accroissement de sa flottabilité et de sorte
que dans au moins une des géométries desdits seconds moyens de stabilisation, les
premiers moyens de stabilisation dépassent de ladite surface latérale, dans une direction
perpendiculaire à cette dernière d'une distance supérieure à celui des seconds moyens
de stabilisation à géométrie variable tandis que dans au moins une seconde géométrie,
les seconds moyens de stabilisation dépassent de ladite surface latérale, dans une
direction perpendiculaire à cette dernière, d'une distance supérieure à celui des
premiers moyens de stabilisation du navire.
[0023] Ainsi, lorsque le navire est sur un canal large, un fleuve ou en mer, la stabilité
du navire est parachevée par les seconds moyens de stabilisation tandis que dans un
canal étroit, les seconds moyens de stabilisation ne peuvent être déployés et, dans
ce cas, en cas de gîte les premiers moyens de stabilisation prennent appui sur la
surface extérieure au navire, telle une rive, un quai ou les bajoyers d'une écluse
et assurent ainsi la stabilisation du navire en gîte.
[0024] Selon une caractéristique additionnelle, les premiers moyens de stabilisation comportent
au moins un rouleau, un disque ou une sphère apte à tourner autour d'un axe, cet axe
pouvant par exemple être fixé sur la coque du navire ou sur des moyens intermédiaires
télescopiques comportant par exemple un vérin, et apte à coopérer avec une surface
extérieure au navire, telle une rive, un quai ou les bajoyers d'une écluse afin d'accroître
la stabilité du navire.
[0025] Selon une autre caractéristique, les surfaces latérales de la coque comportent des
échancrures aptes à contenir les seconds moyens de stabilisation à géométrie variable
dans au moins une de leurs géométries.
[0026] Selon une autre caractéristique, les seconds moyens de stabilisation sont constitués
par des vessies gonflables auxquelles est associé au moins un circuit pneumatique
comportant notamment une alimentation en gaz et apte à gonfler ou à dégonfler ces
vessies.
[0027] Selon une caractéristique additionnelle, le navire comporte une coque à doubles parois
et des moyens de ballastages pouvant être constitués par des caisses disposées entre
lesdites deux parois et alimentées ou desalimentées en eau par des pompes.
[0028] Selon une autre caractéristique additionnelle, le navire comporte des moyens aptes
à automatiser le changement de la géométrie desdits seconds moyens de stabilisation
à géométrie variable.
[0029] Selon une caractéristique additionnelle, lesdits moyens aptes à automatiser le changement
de la géométrie desdits seconds moyens de stabilisation à géométrie variable comportent
des moyens aptes à déterminer la valeur de la largeur entre deux obstacles situés
en aval et dans la direction de déplacement du navire, tels les rives d'une écluse,
ou les piles d'un pont, et entre lesquels le navire doit passer, ainsi que, soit des
moyens d'affichage d'une information relative à cette valeur, soit des moyens d'alarme
en cas d'incompatibilité entre cette valeur et celle de la largeur minimale du navire,
soit des moyens de commande du changement de la géométrie d'une partie des seconds
moyens de stabilisation à géométrie variable.
[0030] D'autres avantages et caractéristiques de la présente invention apparaîtront dans
la description d'un mode de réalisation de l'invention, en regard des figures annexées
parmi lesquelles :
- La figure 1 présente un navire selon l'invention en perspective.
- Les figures 2 et 3 montrent les emplacements des moyens de ballastage,
- Les figures 4a, 4b et 4c montrent des premiers moyens de stabilisation du navire,
- La figure 5 présente une coupe d'un navire selon l'invention à l'intérieur d'une écluse
de petite dimension.
- La figure 6 montre une coupe du navire précédemment décrit sur un canal ou sur un
fleuve.
- Les figures 7a et 7b présentent des seconds moyens de stabilisation à géométrie variable
et aptes, dans au moins une de ces géométries, à accroître la stabilité du navire
selon une autre variante de réalisation de l'invention
[0031] La figure 1 présente un navire porte conteneurs selon un mode de réalisation de l'invention.
[0032] Ce navire consiste en une barge. Les moyens de propulsion, non représentés, sont
extérieurs à la barge et sont constitués par un navire annexe, en l'occurrence, un
pousseur.
[0033] Cette barge comporte une coque 1, comportant principalement deux surfaces latérales
2.
[0034] La coque 1 comporte au moins une cale 3 dans laquelle sont positionnés des conteneurs
4.
[0035] A chacune des surfaces latérales 2 sont associés d'une part des seconds moyens 5
de stabilisation à géométrie variable aptes, dans au moins une de ces géométries,
à accroître la stabilité du navire et d'autre part des premiers moyens de stabilisation
6 aptes à coopérer avec une surface extérieure au navire, telle un quai.
[0036] Les premiers moyens de stabilisation 6 comportent notamment des rouleaux 7 et sont
présentés en détail sur les figures 4a et 4b.
[0037] Les seconds moyens 5 de stabilisation à géométrie variable sont constitués par des
vessies gonflables situées au niveau de la ligne de flottaison de la barge et présentant
un volume interne de l'ordre de 17m
3 lorsqu'elles sont gonflées. Un circuit pneumatique de type connu et non représenté,
comportant notamment une alimentation en gaz et apte à gonfler ou à dégonfler ces
vessies, est associé à ces dernières.
[0038] Ces seconds moyens 5 de stabilisation ainsi que les rouleaux 7 sont régulièrement
réparties le long des surfaces latérales 2 de la barge.
[0039] La barge comporte en outre des moyens aptes à automatiser le changement de la géométrie
desdites vessies. Ces moyens comportent des moyens 14 aptes à déterminer la valeur
de la largeur entre deux obstacles situés dans la direction de déplacement du navire,
tels les rives d'une écluse, ou les piles d'un pont, et entre lesquels le navire doit
passer, ainsi que des moyens de mesure de distance 15 situés au niveau des surfaces
latérales de la coque. Ils comportent en outre des moyens d'alarme en cas d'incompatibilité
entre la valeur de la distance entre les obstacles et celle de la largeur de la barge
augmentée de celles des vessies gonflées, ainsi que des moyens de commande du changement
de la géométrie d'une partie des seconds moyens 5 de stabilisation à géométrie variable.
[0040] Les figures 2 et 3 montrent respectivement une coupe longitudinale et une coupe transversale
de coque 1 de la barge.
[0041] Cette coque est constituée de deux parois 9 et 10. Comme montré sur la figure 3,
les surfaces latérales de la barge comportent des échancrures 13 de forme parallélépipédique
et destinées à contenir les vessies 5 dégonflées. Ces échancrures sont en tout ou
partie fermée par une plaque 18, préférablement en matériau léger comme le composite
et apte à pivoter autour d'une charnière 19 solidaire de la coque1 et disposée sur
l'extrémité supérieure de la plaque 18. Ainsi, du fait du faible poids de cette plaque,
elle s'efface d'elle-même lorsque les vessies sont gonflées, jusqu'à avoir une position
sensiblement horizontale comme montré sur la figure 6.
[0042] Cette barge comporte en outre et de façon connue des moyens de ballastage 16. Ils
sont constitués par des caisses situées dans le double fond, donc entre les deux parois
9 et 10 de la coque. Ces caisses sont constituées par la structure du navire. Elles
sont en nombre suffisant pour fractionner le réglage.
[0043] Le liquide utilisé pour le ballastage est l'eau environnante (eau de mer ou eau du
canal).
[0044] Les mouvements d'eau sont réalisés au moyen de pompes à grand débit et de canalisations
équipées de vannes.
[0045] Les caisses sont toutes équipées de capteurs de niveau d'eau.
[0046] Un système de mesure en temps réel des tirants d'eau avant, arrière, milieu, équipe
le navire. Ce système, constitué de 6 capteurs de niveau d'eau, d'un boîtier de concentration
et de répétiteurs.
[0047] Les figures 4a et 4b présentent un mode de réalisation particulier des premiers moyens
de stabilisation 6 du navire.
[0048] Ces moyens 6 de stabilisation comportent des ensembles régulièrement répartis le
long de chacune des deux surfaces latérales 2.
[0049] Chacun de ces ensembles comporte un rouleau 7 libre en rotation autour d'un axe 8
lui-même fixé par une articulation à l'extrémité libre de la tige 44 d'un vérin 40.
L'extrémité libre de la tête 41 du vérin 40 est fixée à un amortisseur 42 lui-même
fixé à un axe 43. Cet axe 43 est entraîné par un moteur électrique du type pas à pas
et positionné sur des paliers solidaires de la coque 1.
[0050] Sur la figure 4a, les premiers moyens 6 de stabilisation sont présentés dans deux
positions différentes, la première, dessinée en traits pleins, dans laquelle le rouleau
7 est positionné verticalement et contre un bajoyer 11 d'une écluse et la seconde
position, dessinée en traits discontinus, dans laquelle l'axe 43, par rapport à la
première position, a tourné d'un angle de π/2 radians. Dans ces deux positions, la
tige 44 du vérin est en partie sortie de la tête 41 du vérin 40.
[0051] Sur la figure 4b, les premiers moyens de stabilisation 6 sont présentés dans une
troisième, une quatrième et une cinquième positions. Dans la troisième, dessinée en
traits pleins, le rouleau 7 est incliné, l'axe 43 ayant pivoté par rapport à la première
position d'un angle de -π/4 radians. Dans la quatrième position, dessinée en traits
discontinus, utilisée lorsque la barge change de niveau à l'intérieur d'une écluse,
le vérin 40 est positionné horizontalement et le rouleau 7 et l'axe 8 ont été tournés
par exemple manuellement, par rapport à la troisième position d'un angle de π/2 radians
par rapport à l'axe de la tige 44 du vérin 40. Dans la cinquième position, dessinée
en pointillés, d'une part l'axe 43 a tourné d'un angle de π/2 radians par rapport
à la première position, et d'autre part le rouleau 7 et l'axe 8 ont été tourné, par
exemple manuellement, d'un angle de π/2 radians par rapport à l'axe de la tige 44
du vérin 40. Par ailleurs, la tige 44 du vérin est presque entièrement à l'intérieure
de la tête 41 du vérin 40.
[0052] Sur les figures 4a et 4b figurent aussi d'autres premiers moyens de stabilisation
6 constitués par des disques 50 libres en rotation autour d'un premier axe perpendiculaire
et solidaire d'un second axe 52 fixé sur la surface latérale 2 de la coque 1 par une
articulation motorisée permettant à l'ensemble axes 51, 52 et disque de pivoter d'un
angle de π/2 radians, le disque prenant soit une position horizontale dessinée en
traits pleins sur la figure 4b et dans laquelle il peut accompagner un déplacement
horizontal de la barge, soit une position verticale, dessinée en pointillée sur la
figure 4a et dans laquelle il peut accompagner un déplacement vertical de la barge.
[0053] Sur la figure 4c, on a représenté des premiers moyens 6 de stabilisation différents
de ceux précédemment décrits et dans quatre positions différentes fonction de la position
du quai ou du bajoyer 60 par rapport à la surface latérale 2 du navire.
[0054] Ces premiers moyens 6 de stabilisation comportent une sphère libre en rotation autour
d'un axe 8 lui-même fixé par une articulation à l'extrémité libre de la tige 44 d'un
vérin 40. L'extrémité libre de la tête 41 du vérin 40 est fixée à un amortisseur 42
lui-même fixé à un axe 43. Cet axe 43 est entraîné par un moteur électrique du type
pas à pas et positionné sur des paliers solidaires de la surface latérale 2 de la
coque 1.
[0055] Dans une première position dessinée en traits pleins, le vérin 40 et l'axe supportant
le disque 7 sont en position verticale et une partie de la surface périphérie de la
sphère 7 est en appui contre une surface verticale du quai 60.
[0056] Dans une seconde position dessinée en pointillés, d'une part l'axe 43 a tourné d'un
angle d'environ π/18 radians par rapport à la première position, et d'autre part la
sphère 7 et l'axe 8 ont été tournés d'un angle de π/2 radians par rapport à la tige
44 du vérin 40 par l'intermédiaire de ladite articulation et une partie de la surface
périphérie de la sphère 7 est en appui contre une surface horizontale du quai 60.
[0057] Dans une troisième position dessinée en traits discontinus, d'une part l'axe 43 a
tourné d'un angle d'environ π/4 radians par rapport à la première position, et d'autre
part l'axe 8 a été repositionné suivant l'axe de la tige du vérin comme dans la première
position. Une partie de la surface périphérie de la sphère 7 est en appui contre une
surface horizontale du quai 60.
[0058] Dans une quatrième position dessinée en traits discontinus successivement courts
puis longs, d'une part l'axe 43 a tourné d'un angle d'environ π/2 radians par rapport
à la première position, et d'autre part la sphère 7 et l'axe 8 ont été tournés d'un
angle de π/2 radians par rapport à la tige 44 du vérin 40 et une partie de la surface
périphérie de la sphère 7 est en appui contre une surface horizontale du quai 60.
La tige 44 du vérin est entièrement rentrée à l'intérieur du vérin.
[0059] Dans chacune de ces quatre positions, lorsque le navire avance, la sphère, qui est
en contact sans glissement avec le quai, tourne autour de son axe 8.
[0060] La figure 5 présente une coupe d'un navire selon l'invention à l'intérieur d'une
écluse de petite dimension.
[0061] Cette écluse comporte deux bajoyers latéraux 11 et 12.
[0062] La coque 1 comporte des échancrures 13 dans lesquelles sont positionnées les vessies
entièrement dégonflées. Des rouleaux verticaux 7, aptes à tourner autour d'un axe
8 solidaire de la coque dépassent des surfaces latérales 2 de la coque 1 d'une épaisseur
correspondant sensiblement à celle de ces rouleaux 7 tandis que les vessies gonflables
ne dépassent pas des surfaces latérales 2 de la coque 1, ce qui permet d'une part
de limiter la largeur de la barge et d'autre part de limiter le risque de les endommager.
[0063] Les rouleaux verticaux 7 associés à l'une ou l'autre des surfaces latérales de la
coque 1 sont à proximité des bajoyers de l'écluse de façon à ce que, même en cas d'instabilité
du navire, le gîte soit très limité voire inexistante du fait de la coopération entre
au moins une partie des rouleaux verticaux 7 et de l'un au moins des bajoyers 11 et
12 de l'écluse, les rouleaux 7 assurant un déplacement sans frottement de la barge
contre ce bajoyer ou les bajoyers 11 et 12 de l'écluse.
[0064] Dans une variante de réalisation, sur l'une au moins des surfaces latérales 2 de
la barge, des vérins ou des systèmes équivalents, peuvent être associés auxdits rouleaux
verticaux 7 de façon à ce que, dans n'importe quelle écluse, les rouleaux verticaux
7 associés à l'une ou l'autre des surfaces latérales de la coque 1 soit contre les
bajoyers 11 et 12 de l'écluse.
[0065] La figure 6 montre une coupe de la barge précédemment décrite dans un canal ou sur
un fleuve. Elle comprend les éléments précédemment décrits, et, de plus, des vessies
gonflables 5 remplies d'air à 1,2 bars absolu. Un circuit pneumatique de type connu
et non représenté, comportant notamment une alimentation en gaz et apte à gonfler
ou à dégonfler ces vessies, est associé à ces dernières.
[0066] Le fonctionnement d'un navire selon le mode de réalisation présenté est le suivant.
[0067] En canal ou sur un fleuve dont la largeur est nettement supérieure à celle de la
barge, les vessies sont gonflées comme montré sur la figure 5 de façon à assurer la
stabilité maximale disponible de la barge et ce, soit automatiquement avec les moyens
de mesure de distance d'obstacle 14 et la logique de commande du gonflage des vessies,
soit en imposant leur gonflage.
[0068] Lorsque qu'une écluse ou, plus généralement, un passage plus étroit que la largeur
du navire avec les vessies gonflées, est détecté par les moyens de mesure de distance
d'obstacle 14, et si cette largeur détectée est supérieure à celle de la barge et
des rouleaux verticaux, la logique de commande associée commande le dégonflage des
vessies disposées sur la partie des surfaces latérales situées le plus proche dudit
passage détecté, de sorte que lorsque cette partie commence à entrer dans ce passage,
les vessies 5 de cette partie des surfaces latérales 2 sont rétractées dans les échancrures
13 de la barge.
[0069] La logique de commande commande ensuite le dégonflage successif des vessies situées
sur les parties successives des surfaces latérales du navire qui pénètre à l'intérieur
dudit passage.
[0070] Pour cela la logique de commande commande le dégonflage d'une vessie située sur une
partie de la surface latérale du navire lorsque des moyens de mesure 15 situés sur
le navire et en aval de cette partie détectent la présence des parois du passage à
une distance comprise entre celle de l'épaisseur d'une vessie gonflée et celle des
rouleaux verticaux.
[0071] Lorsque, pour la partie des surfaces latérales du navire ayant franchi en premier
le passage, les moyens de mesure de distance d'obstacle 14 et les moyens de mesure
de distance 15 qui sont associés à la commande des vessies de cette partie, ne détectent
plus d'obstacle ni les parois dudit passage, la logique de commande commande alors
le gonflage des vessies de cette partie. Il en est de même pour les autres parties,
et vessies associées, de la barge.
[0072] Il faut noter qu'à l'intérieur dudit passage, la stabilité de ce navire est assurée
principalement par la coopération entre les rouleaux verticaux du navire et les parois
latérales du passage, les rouleaux permettant un déplacement par contact sans glissement
ce qui évite tout endommagement de la coque.
[0073] Les figures 7a et 7b présentent des seconds moyens de stabilisation 5 à géométrie
variable et aptes, dans au moins une de ces géométries, à accroître la stabilité du
navire selon une autre variante de réalisation de l'invention.
[0074] Ces moyens consistent en des moyens pliables et dépliables comportant une plaque
20 avant en matériau composite dont les extrémités sont reliées à la coque de la barge
par une membrane étanche 21. Cette plaque 20 est en outre reliée à la coque d'une
part par un bras articulé 33 et d'autre part par une structure support 22 qui permettent
un déplacement en translation de la plaque 20 dans une direction sensiblement perpendiculaire
aux surfaces latérales 2 de la barge.
[0075] Cette structure support 22 comporte deux séries de montants 23 disposées dans des
plans parallèles horizontaux et reliées par des axes verticaux 24. Chacune des séries
comporte six montants 23 disposés, sur chacune de leurs extrémités et en leur milieu,
sur lesdits axes verticaux 24 et sont aptes à pivoter sur ces derniers dans le plan
horizontal considéré, formant ainsi des articulations. Chacun des montants 23 est
relié, d'une part, à l'une de ses extrémités et par l'une desdites articulations,
soit à un autre montant 23 et à des axes verticaux 24 reliés à la coque ou à des axes
verticaux fixés à ladite plaque 20, soit à deux autres montants 23, et d'autre part,
en son milieu et par l'une desdites articulations, à un autre montant 23.
[0076] Par ailleurs deux axes verticaux sont reliés à la coque par des glissières 25. Un
vérin 26 comporte une tête 27 fixée, à l'une de ses extrémités 28, à l'un des montants
23 par une articulation située à proximité de celle montée sur la glissière 25. L'autre
extrémité de la tête 27 du vérin comporte la tige du vérin dont l'extrémité libre
29 est fixée par une articulation à un montant 23 relié à la plaque 20 et de sorte
que le vérin soit positionné selon une diagonale par rapport au plan délimité par
la plaque 20, la membrane 21 et les échancrures 13.
[0077] La plaque 20 est reliée par une articulation 32 à un bras articulé 33 situé à l'extérieur
de la membrane étanche 21 et lui-même relié à la coque 2 par une articulation 34 montée
sur une glissière 35.
[0078] La figure 6b montre les moyens précédemment décrits en position repliée.
[0079] On constate que seul le bras articulé dépasse de la surface latérale de la coque
tandis que la plaque 20 et les montants sont à l'intérieur de l'échancrure 13.
[0080] En fonctionnement, le bras articulé 33 est déplacé par exemple de façon manuelle
vers l'extérieur de la barge entraînant ainsi le déploiement de la tige 29 du vérin
26 et des montants 23. Lorsque la barge franchit un passage plus étroit, les rives
ou l'une d'entre elles repousse le bras articulé 33 qui lui-même repousse alors la
tige 29 du vérin 23 à l'intérieur de la tête 27 et produit alors le repliement de
la structure support 22.
[0081] Bien entendu, de nombreuses modifications peuvent être apportées à l'exemple de réalisation
précédemment décrit sans sortir du cadre de l'invention. Ainsi le navire peut consister
en une barge et n'être destiné qu'à voguer sur les fleuves et les canaux, ou consister
en un navire fluvio-maritime et comportant ou non, dans les deux cas, ses propres
moyens de manutention.
[0082] Par ailleurs, les rouleaux, disques ou sphères des premiers moyens de stabilisation
peuvent être motorisés.
1. Navire porte-conteneurs du type comprenant une coque (1), présentant notamment des
surfaces latérales (2), caractérisé en ce qu'il comporte, au niveau d'au moins une desdites surfaces latérales (2), des premiers
moyens (6) de stabilisation pouvant être positionnés au-delà des surfaces latérales
(2) du navire et aptes à coopérer avec une surface extérieure au navire, telle une
rive, un quai ou les bajoyers d'une écluse afin d'accroître la stabilité du navire.
2. Navire porte-conteneurs selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte en outre, au niveau d'au moins une desdites surfaces latérales (2), des
seconds moyens (5) de stabilisation à géométrie variable et aptes, dans au moins une
de ces géométries, à accroître la stabilité du navire par accroissement de sa flottabilité
et de sorte que dans au moins une des géométries desdits seconds moyens (5) de stabilisation,
les premiers moyens (6) de stabilisation dépassent de ladite surface latérale (2),
dans une direction perpendiculaire à cette dernière d'une distance supérieure à celui
des seconds moyens (5) de stabilisation à géométrie variable tandis que dans au moins
une seconde géométrie, les seconds moyens de stabilisation dépassent de ladite surface
latérale (2), dans une direction perpendiculaire à cette dernière, d'une distance
supérieure à celui des premiers moyens (6) de stabilisation du navire.
3. Navire porte-conteneurs selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les premiers (6) moyens de stabilisation comportent au moins un rouleau, un disque
ou une sphère.
4. Navire porte-conteneurs selon la revendication 2, caractérisé en ce que ledit au moins un rouleau, un disque ou une sphère est apte à tourner autour d'un
axe (8) solidaire de la coque ou de moyens télescopiques (40).
5. Navire porte-conteneurs selon la revendication 4, caractérisé en ce que lesdits moyens télescopiques sont constitués par un vérin solidarisé audit axe par
une articulation.
6. Navire selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les surfaces latérales (2) de la coque (1) comportent au moins une échancrure (13)
apte à contenir lesdits seconds moyens de stabilisation à moyens à géométrie variable
dans au moins une de leurs géométries.
7. Navire selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que les seconds moyens de stabilisation (5) comportent des vessies gonflables.
8. Navire selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'il comporte au moins un circuit pneumatique comportant notamment une alimentation
en gaz et apte à gonfler ou à dégonfler ces vessies.
9. Navire selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que le navire comporte une coque (1) à doubles parois (9,10) et des moyens (16) de ballastages.
10. Navire selon la revendication 9, caractérisé en ce que les moyens de ballastages (16) sont constitués par des caisses disposées entre lesdites
deux parois (9 ; 10) et alimentées ou desalimentées en eau par des pompes.
11. Navire selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens (14; 15) aptes à automatiser le changement de la géométrie
desdits seconds moyens (5) de stabilisation à géométrie variable.
12. Navire selon la revendication 11, caractérisé en ce que lesdits moyens (14 ; 15) aptes à automatiser le changement de la géométrie desdits
seconds moyens (5) de stabilisation à géométrie variable comportent des moyens aptes
à déterminer la valeur de la largeur entre deux obstacles situés en aval et dans la
direction de déplacement du navire, tels les rives d'une écluse, ou les piles d'un
pont, et entre lesquels le navire doit passer, ainsi que soit des moyens d'affichage
d'une information relative à cette valeur, soit des moyens d'alarme en cas d'incompatibilité
entre cette valeur et celle de la largeur minimale du navire, soit des moyens de commande
du changement de la géométrie d'une partie des seconds moyens de stabilisation (5)
à géométrie variable.