[0001] La présente invention concerne une composition d'acier de cémentation, des pièces
formées avec cet acier, ainsi qu'un procédé de fabrication de pièces réalisées dans
cet acier.
[0002] La cémentation est un traitement thermochimique superficiel ayant généralement pour
but d'obtenir des pièces combinant une bonne ductilité à coeur et une surface cémentée
dure et résistante à l'usure.
[0003] De nombreuses applications nécessitent l'utilisation d'un acier présentant une bonne
résistance à l'adoucissement aux températures de fonctionnement. On peut citer, à
titre d'exemple, les pignons, roulements et arbres de boîte de transmission pour hélicoptère
ou pour des véhicules destinés à la compétition automobile, les pignons, arbres à
cames et autres pièces utilisées dans les systèmes de distribution des moteurs thermiques,
les injecteurs de carburant et les compresseurs.
[0004] Les aciers de cémentation habituellement utilisés pour ces applications sont, notamment,
le 17CrNiMo6, le 16NiCr6, le 14NiCr12, le 10NiCrMo13, le 16NiCrMo13 ou le 17NiCrMo17.
Ces aciers peuvent être utilisés jusqu'à des températures de fonctionnement voisines
de 130°C, mais ne présentent ni une résistance à l'adoucissement, ni une dureté à
chaud de la couche cémentée suffisantes pour des températures de fonctionnement dépassant
190°C.
[0005] Le brevet US n° 3 713 905 délivré à T.V. Philip et R.L. Vedder le 30 janvier 1973
décrit les propriétés obtenues pour un acier dont la composition chimique, en pourcentage
en poids, est la suivante :
0,07-0,8% de C,
au plus 1% de Mn,
0,5-2% de Si,
0,5-1,5% de Cr,
2-5% de Ni,
0,65-4% de Cu,
0,25-1,5% de Mo,
au plus 0,5% de V,
le complément étant du fer.
[0006] Les valeurs de traction et de résilience obtenues avec cet acier sont compatibles
pour les applications envisagées, en revanche la résistance au revenu et la dureté
à chaud de la couche cémentée sont insuffisantes pour les applications précitées et
pour des températures de fonctionnement allant jusqu'à 220°C.
[0007] Le brevet US n° 4 157 258 délivré à T.V. Philip et R.W. Krieble le 5 juin 1979 décrit
un acier dont la composition chimique en pourcentage en poids est la suivante :
0,06-0,16% de C
0,2-0,7% de Mn
0,5-1,5% de Si
0,5-1,5% de Cr
1,5-3% de Ni
1-4% de Cu
2,5-4% de Mo
≤ 0,4% de V
≤ 0,05% de P
≤ 0,05% de S
≤ 0,03% de N
≤ 0,25% de Al
≤ 0,25% de Nb
≤ 0,25% de Ti
≤ 0,25% de Zr
≤ 0,25% de Ca,
le complément étant du fer.
[0008] Cet acier présente un bon compromis entre les caractéristiques de traction et de
résilience. La couche cémentée permet une température de revenu jusqu'à environ 260°C.
La température de fonctionnement maximale est d'environ 230°C.
[0009] GB-A-1 172 672 décrit un acier de cémentation comprenant 0,1 à 0,4% en poids de carbone,
0,2 à 1,0% en poids de manganèse, 0,2 à 1,5% en poids de silicium, 0,1 à 5,5% en poids
de nickel, 0,1 à 5,5% en poids de chrome, 0,1 à 2,0% en poids de molybdène, 0,1 à
1,5% en poids de vanadium et jusqu'à 2% en poids d'autres éléments, le complément
étant constitué de fer.
[0010] Cependant, aucune des compositions d'acier de cémentation de la technique antérieure
ne permet d'atteindre une température de revenu de la couche cémentée allant jusqu'à
350°C, ainsi qu'une bonne dureté à chaud pour des températures de fonctionnement allant
jusqu'à 280°C, tout en conservant des caractéristiques à coeur satisfaisantes.
[0011] Or, un besoin pour de tels aciers existe à l'heure actuelle dans de nombreux domaines.
En ce qui concerne, par exemple, la fabrication de pièces d'engrenage pour hélicoptères,
les réglementations prévoient qu'un hélicoptère doit pouvoir fonctionner pendant trente
minutes après avoir perdu l'huile de sa boîte de transmission à la suite d'un incident.
Cela suppose que les matériaux utilisés pour fabriquer ces engrenages aient subi un
revenu à une température minimale d'environ 280°C.
[0012] Dans le domaine des moteurs thermiques, les concepteurs s'orientent vers une augmentation
des températures de fonctionnement des organes moteur et des organes liés telles les
boîtes de vitesse, afin d'accroître les rendements et/ou de simplifier les circuits
d'extraction de calories. Or, suivant la localisation des pièces dans ces organes,
les températures de fonctionnement peuvent atteindre jusqu'à 280°C, ce qui impose
une température de revenu minimale de 330°C pour garantir la stabilité des propriétés
en utilisation.
[0013] La présente invention a donc essentiellement pour but de mettre à disposition une
composition d'acier de cémentation permettant d'atteindre l'ensemble des caractéristiques
susmentionnées.
[0014] Un premier objet de l'invention est ainsi une composition d'acier de cémentation
comprenant, exprimés en poids,
0,06 à 0,18% de C,
0,5 à 1,5% de Si,
0,2 à 1,5% de Cr,
1 à 3,5% de Ni,
1,1 à 3,5% de Mo,
et, le cas échéant,
au plus 1,6% de Mn, et/ou
au plus 0,4% de V, et/ou
au plus 2% de Cu, et/ou
au plus 4% de Co,
le complément étant constitué de fer et d'impuretés résiduelles,
les teneurs de cette composition en Ni, Mn, Cu, Co, Cr, Mo et V, exprimées
en poids, satisfaisant aux relations suivantes :
2,5 ≤ Ni + Mn + 1,5 Cu + 0,5 Co ≤ 5 (1)
2,4 ≤ Cr + Mo + V ≤ 3,7 (2)
[0015] Le soufre est, de préférence, limité à 0,010% et le phosphore à 0,020% en poids,
pour des applications haut de gamme, mais des teneurs plus élevées sont cependant
acceptables pour d'autres applications, dans la mesure où elles ne provoquent pas
de réduction des propriétés de ductilité, de ténacité et de résistance à la fatigue
de l'acier.
[0016] Les éléments tels que l'aluminium, le cérium, le titane, le zirconium, le calcium,
le niobium, qui servent soit à désoxyder soit à affiner la taille de grain sont, de
préférence, limités à 0,1% en poids chacun.
[0017] En ce qui concerne les principaux éléments de la composition, on constate, d'une
façon générale que les basses teneurs en carbone, silicium, molybdène, chrome et vanadium,
ainsi que les hautes teneurs en manganèse, nickel, cobalt et cuivre permettent d'améliorer
les propriétés de ductilité et de ténacité de l'acier.
[0018] A contrario, les hautes teneurs en carbone, silicium, molybdène, chrome et vanadium
ainsi que les basses teneurs en manganèse, nickel, cobalt et cuivre permettent d'améliorer
la résistance au revenu de l'acier.
[0019] Le rôle du carbone est essentiellement de contribuer à l'obtention de la dureté,
de la résistance à la traction et de la trempabilité. Pour des teneurs en carbone
inférieures à 0,06% en poids, la dureté et la résistance à la traction obtenues à
coeur des pièces cémentées et traitées sont insuffisantes.
[0020] En pratique, la résistance minimale à la traction recherchée est d'environ 1000 MPa,
soit environ 320 HV (dureté Vickers). Plus la teneur en carbone augmente, plus la
dureté, la résistance à la traction et la trempabilité augmentent mais, dans le même
temps, la résilience et la ténacité décroissent. C'est pour cette raison que la teneur
en carbone est limitée à une valeur maximale de 0,18% en poids.
[0021] La fourchette la plus intéressante pour le compromis entre résistance à la traction
et ténacité est 0,09-0,16% en poids en carbone. Mais, les fourchettes 0,06-0,12% et
0,12-0,18% sont elles aussi intéressantes pour des applications nécessitant différents
niveaux de dureté à coeur.
[0022] Le silicium contribue pour une large part à la résistance au revenu de cet acier
et sa teneur minimale est de 0,5% en poids. Afin d'éviter la formation de ferrite
delta et pour conserver une ténacité suffisante, la teneur en silicium est limitée
à un maximum de 1,5% en poids. La fourchette optimale est de 0,7-1,3% en poids, mais
la fourchette 1,3-1,5% est aussi intéressante.
[0023] Le chrome contribue pour une part à la trempabilité du coeur et à la bonne résistance
au revenu de la couche cémentée, sa teneur minimale est de 0,2% en poids. Pour éviter
une fragilisation de la couche cémentée par excès de carbures en réseau, la teneur
en chrome doit être limitée à une valeur maximale de 1,5% en poids. La fourchette
optimale est de 0,5-1,2%, mais les fourchettes 0,2-0,8% et 0,8-1,5% sont elles aussi
intéressantes.
[0024] Le molydbène joue un rôle identique à celui du chrome, et il permet de plus de conserver
une dureté à chaud élevée, notamment par la formation de carbures intragranulaires
dans la couche cémentée. Sa teneur minimale est de 1,1% en poids. Mais, son effet
fragilisant sur cet acier conduit à limiter sa teneur maximale à 3,5% en poids. La
fourchette optimale est de 1,5-2,5%, mais les fourchettes 1,1-2,3% et 2,3-3,5% sont
elles aussi intéressantes.
[0025] Le vanadium contribue à limiter le grossissement du grain durant les cycles de cémentation
et de traitement d'emploi. A cause de son effet fragilisant et de son influence sur
la formation de ferrite, sa teneur doit être limitée à une valeur maximale de 0,4%
en poids. La fourchette optimale est de 0,15-0,35% mais les fourchettes 0,05-0,25%
et 0,25-0,4% sont elles aussi intéressantes.
[0026] Le manganèse, le nickel et le cuivre sont des éléments gammagènes nécessaires pour
équilibrer la composition chimique, éviter la formation de ferrite et limiter la température
des points de transformation α/γ. Ils contribuent aussi fortement à augmenter la trempabilité,
la résilience et la ténacité mais, en trop forte teneur, ils détériorent la résistance
au revenu, la dureté à chaud et la résistance à l'usure et augmentent la quantité
d'austénite résiduelle dans la couche cémentée.
[0027] Le manganèse est pour ces raisons limité au maximum à 1,6% en poids. La fourchette
optimale est de 0,2-0,7% en poids, mais la fourchette 0,7-1,5% est aussi intéressante.
De même, le nickel est limité à la fourchette 1-3,5% en poids, la fourchette optimale
est 2-3%, mais les fourchettes 1-2% et 2-3,5% sont aussi intéressantes. Enfin le cuivre
est limité au maximum à 2% en poids, la fourchette optimale est de 0,3-1,1%, mais
la fourchette 1,1-2% peut aussi être intéressante.
[0028] Le cobalt contribue à la résistance au revenu de l'acier et permet d'abaisser le
point de transformation au chauffage. Son effet est sensible même pour de faibles
teneurs. Pour des teneurs élevées cet élément, par son caractère gammagène, stabilise
l'austénite résiduelle dans la couche cémentée. La limite maximale est de 4% en poids,
des teneurs inférieures à 1,5% en poids étant recommandées.
[0029] Un second objet de l'invention est un procédé de fabrication de pièces cémentées
et traitées comprenant les opérations suivantes :
a- constitution d'une charge destinée à obtenir une composition conforme à la présente
invention, telle que décrite plus haut,
b - fusion de ladite charge dans un four à arc,
c - réchauffage et transformation thermomécanique du lingot,
d - traitement thermique d'homogénéisation de la structure et d'affinement du grain,
e - cémentation, et
f - traitement thermique d'emploi.
[0030] L'acier selon l'invention peut être obtenu par les techniques conventionnelles d'élaboration
mais, pour obtenir de meilleurs résultats en résilience, ténacité et fatigue, il est
recommandé d'effectuer une refusion par électrode consommable, soit sous laitier (ESR),
soit sous pression réduite (VAR), à la suite de la fusion dans le four à arc.
[0031] Pour augmenter encore ces performances, il est également possible d'effectuer la
première fusion par induction sous pression réduite (VIM) et de poursuivre avec une
refusion par électrode consommable.
[0032] Les lingots obtenus par l'une quelconque des voies précédentes subissent un réchauffage
à des températures d'environ 1100°C pour homogénéiser la structure, suivi de transformations
thermomécaniques visant à conférer au produit réalisé dans cet alliage un taux de
corroyage suffisant que l'on préférera supérieur ou égal à 3 (étape c du procédé selon
l'invention). Des taux de corroyage inférieurs peuvent cependant être admis pour des
pièces de grandes dimensions. Ces transformations thermomécaniques s'appuient sur
des modes opératoires classiques, tels que le laminage, le forgeage, le matriçage
ou le filage.
[0033] Plusieurs variantes de réalisation sont envisageables en ce qui concerne l'étape
d du procédé selon l'invention. Les produits transformés peuvent être simplement adoucis
à une température inférieure au point critique (AC
1), ou recuits à une température supérieure au point critique (AC
1), ce qui suppose alors un début de refroidissement suffisamment lent.
[0034] Lorsqu'on recherche les meilleures caractéristiques possibles, il est cependant préférable
d'effectuer une normalisation à partir d'une température supérieure au point critique
(AC
3), suivie d'un refroidissement à l'air et d'un revenu d'adoucissement à une température
inférieure au point critique (AC
1).
[0035] A titre indicatif, la température du point critique (AC
1) se situe généralement dans la gamme allant de 700 à 800°C, tandis que la température
du point critique (AC
3) se situe généralement dans la gamme allant de 900 à 980°C.
[0036] La cémentation, étape e du procédé selon l'invention, peut être effectuée en utilisant
des moyens conventionnels, le cycle de cémentation étant à définir par l'homme du
métier en fonction de la profondeur de durcissement recherchée, d'une façon tout à
fait classique. On peut notamment utiliser un procédé à basse pression.
[0037] En ce qui concerne l'étape f de traitement thermique d'emploi des pièces, de nombreuses
variantes de réalisation sont envisageables. Il est possible de passer directement
de la température de cémentation à la température d'austénitisation, puis de tremper
les pièces, mais il est préférable de laisser refroidir les pièces jusqu'à température
ambiante après cémentation, puis de les réchauffer jusqu'à la température d'austénitisation,
au dessus du point critique (AC
3) avant de les tremper. La plage de températures d'austénitisation est, à titre indicatif,
de 900-1050°C.
[0038] Les meilleures caractéristiques de traction, résilience, ténacité du coeur et de
dureté superficielle de la couche cémentée sont obtenues en effectuant une trempe
à l'huile après austénitisation, mais un bon compromis de ces mêmes caractéristiques
peut être atteint en effectuant une trempe au gaz qui présente l'avantage de réduire
la déformation des pièces lors de cette opération et donc de minimiser les usinages
ultérieurs.
[0039] Afin d'obtenir les valeurs maximales de dureté de la couche cémentée, et de résilience
et de ténacité de la sous-couche, il est préférable d'effectuer un revenu à la température
la plus basse possible, compatible avec la température d'utilisation. Un écart de
50°C entre température de revenu et température d'utilisation est plus particulièrement
préféré, la température de revenu pouvant atteindre jusqu'à 350°C.
[0040] Dans le cas de la fabrication de cet acier en grande quantité, la technique de la
coulée continue peut être utilisée afin de réduire les coûts de production et il faut
alors s'attendre à un abaissement des caractéristiques de ductilité, de résilience
et de ténacité, notamment.
[0041] Un troisième objet de l'invention est constitué par les pièces cémentées et traitées
réalisées avec l'acier de cémentation selon l'invention et qui présentent, à température
ambiante, une dureté à coeur voisine de 320 à 460 HV, une résilience ISO V d'au moins
50 Joules, et plus particulièrement de 70 à 150 Joules, une ténacité voisine de 100
MPa√m, une dureté superficielle de la couche cémentée voisine de 750 HV, et qui, à
250°C, présente une dureté superficielle de la couche cémentée voisine de 650 HV.
Ces pièces peuvent être fabriquées avantageusement au moyen du procédé de fabrication
selon l'invention, mais également par tout autre procédé choisi en fonction de l'application
finale.
[0042] Les exemples de réalisation de l'invention qui suivent montrent que la combinaison
des éléments carbone, manganèse, silicium, chrome, nickel, molybdène, vanadium, cuivre
et cobalt, dans les proportions en poids indiquées précédemment, conduit à un acier
ayant simultanément d'excellentes caractéristiques de dureté, traction, résilience,
transition de résilience et ténacité du coeur, associées à une excellente résistance
au revenu et à d'excellentes duretés à chaud de la couche cémentée jusqu'à des températures
d'utilisation de 280°C.
Exemples
[0043] Les symboles utilisés dans la suite ont les significations suivantes :
- Rm =
- résistance maximale
- Rp0,2 =
- limite élastique conventionnelle à 0,2% de déformation
- A5d =
- allongement en % sur la base 5 d (d = diamètre de l'éprouvette)
- Z =
- striction
- HV =
- dureté Vickers
- HRC =
- dureté Rockwell
- KV =
- Energie de rupture en flexion par choc sur éprouvette à entaille en V
[0044] Les exemples sont complétés par les figures des planches de dessins annexées, dans
lesquelles :
- la figure 1 représente les variations de la microdureté en fonction de la profondeur
pour deux échantillons dont la préparation est décrite dans l'exemple 1,
- la figure 2 représente les variations de la microdureté en fonction de la profondeur
pour deux échantillons dont la préparation est décrite dans l'exemple 2,
- la figure 3 représente les variations de la microdureté en fonction de la profondeur
pour deux échantillons dont la préparation est décrite dans l'exemple 3,
- la figure 4 représente les variations de la microdureté en fonction de la profondeur
pour deux échantillons dont la préparation est décrite dans l'exemple 4,
- la figure 5 représente les variations de la microdureté en fonction de la profondeur
pour deux échantillons dont la préparation est décrite dans l'exemple 5,
- la figure 6 représente les variations de la microdureté en fonction de la profondeur
pour deux échantillons dont la préparation est décrite dans l'exemple 6,
- la figure 7 représente les variations de la microdureté en fonction de la profondeur
pour trois échantillons dont la préparation est décrite dans l'exemple 8.
Exemple n° 1
[0045] Un lingot de 35 kg a été élaboré dans la composition chimique indiquée en pourcentage
en poids ci-dessous, conformément aux indications de la présente invention :
C 0,15%
Si 1,11%
Mn 0,43%
Cr 0,92%
Ni 2,51%
Mo 1,96%
V 0,28%
le reste étant constitué de fer et d'impuretés résiduelles.
[0046] Ce lingot a été élaboré par fusion à l'arc, il a ensuite été homogénéisé à haute
température pour donner une structure uniforme, puis il a été forgé. Les produits
forgés ont été refroidis lentement au four. Ils ont été normalisés afin de mettre
en solution les carbures, d'homogénéiser la structure austénitique et d'affiner le
grain.
[0047] Des barres issues de cette invention ont été austénitisées à 940°C, trempées à l'huile,
passées par le froid dans une enceinte cryogénique régulée à -75°C, puis revenues
à une température de 250°C.
[0048] Les caractéristiques mécaniques obtenues sont indiquées dans le tableau suivant :
Rm
(MPa) |
Rp0,2
(MPa) |
A5d
(%) |
Z
(%) |
KV
(J) |
| 1427 |
1101 |
13,5 |
60 |
69 |
[0049] D'autres échantillons de cet acier ont été cémentés en utilisant un procédé à basse
pression à une température d'environ 900°C pendant 8 heures, puis austénitisés à 940°C,
passés par le froid dans une enceinte cryogénique régulée à -75°C et enfin revenus
à des températures comprises entre 150 et 350°C.
[0050] Les duretés superficielles de la couche cémentée et les duretés à coeur obtenues
pour différentes températures de revenu sont indiquées dans le tableau suivant :
Température de revenu
(°C) |
150 |
200 |
250 |
300 |
350 |
| Dureté HV en surface |
800 |
752 |
751 |
735 |
720 |
| Dureté HV à coeur |
443 |
438 |
437 |
436 |
437 |
[0051] Des mesures de duretés sur coupes polies ont aussi été effectuées, afin de déterminer
le gradient de dureté dans la couche cémentée. La figure 1 montre les résultats obtenus
pour des températures de revenu de 150°C et de 350°C.
Exemple n° 2
[0052] Un lingot de 35 kg a été élaboré dans la composition chimique indiquée en pourcentage
en poids ci-dessous, conformément aux indications de la présente invention :
C 0,146%
Si 1,12%
Mn 1%
Cr 0,92%
Ni 1,54%
Mo 1,97%
V 0,284%
le reste étant constitué de fer et d'impuretés résiduelles.
[0053] Ce lingot a été élaboré par fusion à l'arc et a ensuite été homogénéisé à haute température
pour obtenir une structure uniforme, puis il a été forgé. Les produits forgés ont
été refroidis lentement au four. Ils ont été normalisés afin de mettre en solution
les carbures, d'homogénéiser la structure austénitique et d'affiner le grain.
[0054] Des barres issues de ces traitements ont été austénitisées à 940°C, trempées à l'huile,
passées par le froid dans une enceinte cryogénique régulée à -75°C, puis revenues
à une température de 250°C.
[0055] Les caractéristiques mécaniques obtenues sont indiquées dans le tableau suivant :
Rm
(MPa) |
Rp0,2
(MPa) |
A5d
(%) |
Z
(%) |
KV
(J) |
| 1415 |
1081 |
13,4 |
57 |
51 |
[0056] D'autres échantillons de cet acier ont été cémentés en utilisant un procédé à basse
pression à une température d'environ 900°C pendant 8 heures, puis austénitisés à 940°C,
passés par le froid dans une enceinte cryogénique régulée à -75°C et enfin revenus
à des températures comprises entre 150 et 350°C.
[0057] Les duretés superficielles de la couche cémentée et les duretés à coeur obtenues
pour différentes températures de revenu, sont indiquées dans le tableau suivant :
Température de revenu
(°C) |
150 |
200 |
250 |
300 |
350 |
| Dureté HV en surface |
835 |
748 |
750 |
734 |
722 |
| Dureté HV à coeur |
441 |
436 |
435 |
437 |
433 |
[0058] Des mesures de duretés sur coupes polies ont aussi été effectuées, afin de déterminer
le gradient de dureté dans la couche cémentée. La figure 2 montre les résultats obtenus
pour des températures de revenu de 150°C et de 350°C.
Exemple n° 3
[0059] Un lingot de 35 kg a été élaboré dans la composition chimique indiquée en pourcentage
en poids ci-dessous, conformément aux indications de la présente invention :
C 0,14%
Si 1,49%
Mn 0,98%
Cr 0,914%
Ni 1,53%
Mo 1,99%
V 0,284%
Cu 0,801%
le reste étant constitué de fer et d'impuretés résiduelles.
[0060] Ce lingot a été élaboré par fusion à l'arc, il a ensuite été homogénéisé à haute
température pour obtenir une structure uniforme, puis il a été forgé. Les produits
forgés ont été refroidis lentement au four. Ils ont été normalisés afin de mettre
en solution les carbures, d'homogénéiser la structure austénitique et d'affiner le
grain.
[0061] Des barres issues de cette invention ont été austénitisées à 940°C, trempées à l'huile,
passées par le froid dans une enceinte cryogénique régulée à -75°C, puis revenues
à une température de 250°C.
[0062] Les caractéristiques mécaniques obtenues sont indiquées dans le tableau suivant :
Rm
(MPa) |
Rp0,2
(MPa) |
A5d
(%) |
Z
(%) |
KV
(J) |
| 1440 |
1136 |
13,2 |
57 |
66 |
[0063] D'autres échantillons de cet acier ont été cémentés en utilisant un procédé à basse
pression à une température d'environ 900°C pendant 8 heures, puis austénitisés à 940°C,
passés par le froid dans une enceinte cryogénique régulée à -75°C et enfin revenus
à des températures comprises entre 150 et 350°C.
[0064] Les duretés superficielles de la couche cémentée et les duretés à coeur obtenues
pour différentes températures de revenu, sont indiquées dans le tableau suivant :
Température de revenu
(°C) |
150 |
200 |
250 |
300 |
350 |
| Dureté HV en surface |
784 |
740 |
740 |
718 |
712 |
| Dureté HV à coeur |
451 |
440 |
432 |
447 |
438 |
[0065] Des mesures de duretés sur coupes polies ont aussi été effectuées, afin de déterminer
le gradient de dureté dans la couche cémentée. La figure 3 montre les résultats obtenus
pour des températures de revenu de 150°C et de 350°C.
Exemple n° 4
[0066] Un lingot de 35 kg a été élaboré dans la composition chimique indiquée en pourcentage
en poids ci-dessous, conformément aux indications de la présente invention :
C 0,11%
Si 0,52%
Mn 0,49%
Cr 0,99%
Ni 1,23%
Mo 1,96%
Co 3,96%
le reste étant constitué de fer et d'impuretés résiduelles.
[0067] Ce lingot a été élaboré par fusion à l'arc, il a ensuite été homogénéisé à haute
température pour obtenir une structure uniforme, puis il a été forgé. Les produits
forgés ont été refroidis lentement au four. Ils ont été normalisés, afin de mettre
en solution les carbures, d'homogénéiser la structure austénitique et d'affiner le
grain.
[0068] Des barres issues de ces traitements ont été austénitisées à 940°C, trempées à l'huile,
passées par le froid dans une enceinte cryogénique régulée à -75°C, puis revenues
à une température de 250°C.
[0069] Les caractéristiques mécaniques obtenues sont indiquées dans le tableau suivant :
Rm
(MPa) |
Rp0,2
(MPa) |
A5d
(%) |
Z
(%) |
KV
(J) |
| 1045 |
801 |
17,5 |
76 |
113 |
[0070] D'autres échantillons de cet acier ont été cémentés en utilisant un procédé à basse
pression à une température d'environ 900°C pendant 8 heures, puis austénitisés à 940°C,
passés par le froid dans une enceinte cryogénique régulée à -75°C et enfin revenus
à des températures comprises entre 150 et 350°C.
[0071] Les duretés superficielles de la couche cémentée et les duretés à coeur obtenues
pour différentes températures de revenu sont indiquées dans le tableau suivant :
Température de revenu
(°C) |
150 |
200 |
250 |
300 |
350 |
| Dureté HV en surface |
880 |
786 |
749 |
780 |
715 |
| Dureté HV à coeur |
371 |
381 |
374 |
374 |
367 |
[0072] Des mesures de duretés sur coupes polies ont aussi été effectuées, afin de déterminer
le gradient de dureté dans la couche cémentée. La figure 4 montre les résultats obtenus
pour des températures de revenu de 150°C et de 350°C.
Exemple n° 5
[0073] Un lingot de 35 kg a été élaboré dans la composition chimique indiquée en pourcentage
en poids ci-dessous, conformément aux indications de la présente invention :
C 0,12%
Si 0,52%
Mn 1,47%
Cr 0,54%
Ni 1,05%
Mo 3%
V 0,01%
le reste étant constitué de fer et d'impuretés résiduelles.
[0074] Ce lingot a été élaboré par fusion à l'arc, il a ensuite été homogénéisé à haute
température pour obtenir une structure uniforme, puis il a été forgé. Les produits
forgés ont été refroidis lentement au four. Ils ont été normalisés, afin de mettre
en solution les carbures, d'homogénéiser la structure austénitique et d'affiner le
grain.
[0075] Des barres issues de ces traitements ont été austénitisées à 960°C, trempées à l'huile,
passées par le froid dans une enceinte cryogénique régulée à -75°C, puis revenues
à une température de 250°C.
[0076] Les caractéristiques mécaniques obtenues sont indiquées dans le tableau suivant :
Rm
(MPa) |
Rp0,2
(MPa) |
A5d
(%) |
Z
(%) |
KV
(J) |
| 1149 |
879 |
13,6 |
72 |
110 |
[0077] D'autres échantillons de cet acier ont été cémentés en utilisant un procédé à basse
pression à une température d'environ 900°C pendant 8 heures, puis austénitisés à 960°C,
passés par le froid dans une enceinte cryogénique régulée à -75°C et enfin revenus
à des températures comprises entre 150 et 350°C.
[0078] Les duretés superficielles de la couche cémentée et les duretés à coeur obtenues
pour différentes températures de revenu sont indiquées dans le tableau suivant :
Température de revenu
(°C) |
150 |
200 |
250 |
300 |
350 |
| Dureté HV en surface |
864 |
770 |
716 |
705 |
680 |
| Dureté HV à coeur |
440 |
434 |
432 |
423 |
423 |
[0079] Des mesures de duretés sur coupes polies ont aussi été effectuées, afin de déterminer
le gradient de dureté dans la couche cémentée. La figure 5 montre les résultats obtenus
pour des températures de revenu de 150°C et de 300°C.
Exemple n° 6
[0080] Un lingot de 35 kg a été élaboré dans la composition chimique indiquée en pourcentage
en poids ci-dessous, conformément aux indications de la présente invention :
C 0,12%
Si 0,71%
Mn 1,57%
Cr 1,02%
Ni 1,01%
Mo 2,02%
V 0,01%
le reste étant constitué de fer et d'impuretés résiduelles.
[0081] Ce lingot a été élaboré par fusion à l'arc, il a ensuite été homogénéisé à haute
température pour obtenir une structure uniforme, puis il a été forgé. Les produits
forgés ont été refroidis lentement au four. Ils ont été normalisés afin de mettre
en solution les carbures, d'homogénéiser la structure austénitique et d'affiner le
grain.
[0082] Des barres issues de ces traitements ont été austénitisées à 960°C, trempées à l'huile,
passées par le froid dans une enceinte cryogénique régulée à -75°C, puis revenues
à une température de 250°C.
[0083] Les caractéristiques mécaniques obtenues sont indiquées dans le tableau suivant :
Rm
(MPa) |
Rp0,2
(MPa) |
A5d
(%) |
Z
(%) |
KV
(J) |
| 1258 |
1009 |
12,3 |
71 |
120 |
[0084] D'autres échantillons de cet acier ont été cémentés en utilisant un procédé à basse
pression à une température d'environ 900°C pendant 8 heures, puis austénitisés à 960°C,
passés par le froid dans une enceinte cryogénique régulée à -75°C et enfin revenus
à des températures comprises entre 150 et 350°C.
[0085] Les duretés superficielles de la couche cémentée et les duretés à coeur obtenues
pour différentes températures de revenu sont indiquées dans le tableau suivant :
Température de revenu
(°C) |
150 |
200 |
250 |
300 |
350 |
| Dureté HV en surface |
828 |
779 |
754 |
730 |
702 |
| Dureté HV à coeur |
441 |
438 |
438 |
439 |
439 |
[0086] Des mesures de duretés sur coupes polies ont aussi été effectuées, afin de déterminer
le gradient de dureté dans la couche cémentée. La figure 6 montre les résultats obtenus
pour des températures de revenu de 150°C et de 300°C.
Exemple n° 7
[0087] Un lingot de 1000 kg a été élaboré conformément à la présente invention, sa composition
chimique, exprimée en pourcentage en poids, étant la suivante :
C 0,14%
Si 1,12%
Mn 0,44%
Cr 0,95%
Ni 2,52%
Mo 1,93%
V 0,27%
Cu 0,88%
le reste étant constitué de fer et d'impuretés résiduelles.
[0088] Ce lingot a été obtenu par fusion par induction sous pression partielle (VIM), puis
refusion par électrode consommable, il a ensuite été réchauffé à haute température,
afin d'homogénéiser la structure, puis il a été laminé pour aboutir à des barres cylindriques
de diamètre 90 mm. Ces barres ont subi un traitement de normalisation, afin de mettre
en solution les carbures, homogénéiser la structure austénitique et affiner la taille
de grain.
[0089] Des échantillons prélevés dans ces barres ont été cémentés en utilisant un procédé
à basse pression à une température d'environ 900°C pendant 8 heures, les échantillons
destinés à caractériser les propriétés à coeur ont subi un cycle thermique identique,
mais dans une atmosphère neutre, afin de ne pas modifier leur composition chimique.
[0090] L'ensemble des échantillons a ensuite été austénitisé à 940°C, trempé à l'huile,
passé par le froid dans une enceinte cryogénique régulée à -75°C et revenu à une température
de 300°C.
[0091] Les caractéristiques mécaniques obtenues sont indiquées dans le tableau suivant :
Température
de revenu (°C) |
Rm
(MPa) |
Rp0,2
(MPa) |
A5d
(%) |
Z
(%) |
KV
(J) |
| 300 |
1430 |
1111 |
13 |
59 |
75 |
[0092] L'essai réalisé suivant ASTM E 399-90 sur éprouvette type CT de 20 mm d'épaisseur
a conduit à une ténacité K
Q de 107 MPa√m.
[0093] L'évolution de la dureté superficielle de la couche cémentée en fonction de la température
de revenu est indiquée dans le tableau ci-après :
Température de revenu
(°C) |
150 |
200 |
250 |
300 |
350 |
| Dureté HV |
802 |
751 |
745 |
735 |
706 |
[0094] Le tableau suivant indique l'évolution de la dureté superficielle de la couche cémentée
en fonction dé la température d'essai, sur un échantillon ayant subi un revenu à 300°C.
Température d'essai
(°C) |
300 |
250 |
200 |
150 |
20 |
| Dureté HRC |
57 |
58 |
59 |
60 |
61 |
Exemple 8 (comparatif)
[0095] Des échantillons similaires ont été usinés dans un acier 16NiCrMo13 et cémentés dans
les mêmes conditions que celles décrites dans l'exemple 7.
[0096] L'ensemble des échantillons a ensuite été austénitisé à 825°C et trempé à l'huile.
[0097] Des mesures de duretés sur coupes polies ont été effectuées, afin de déterminer le
gradient de dureté dans la couche cémentée. La figure 7 montre les résultats obtenus
pour des températures de revenu de 150°C, 200°C et 300°C.
[0098] Les huit exemples précédents montrent, d'une part, que les aciers selon l'invention
présentent un excellent compromis entre les caractéristiques de traction, de résilience
et de ténacité et, d'autre part, que la couche cémentée présente une résistance au
revenu élevée, ainsi que des valeurs élevées de dureté à chaud, nettement supérieures
à celles obtenues avec des aciers traditionnels de cémentation.
[0099] Il va de soi que les formes de réalisation de l'invention qui ont été décrites ci-dessus
ont été données à titre purement indicatif et nullement limitatif, et que de nombreuses
modifications peuvent être facilement apportées par l'homme de l'art sans pour autant
sortir du cadre de l'invention.
1. Composition d'acier de cémentation comprenant, exprimés en poids,
0,06 à 0,18% de C,
0,5 à 1,5% de Si,
0,2 à 1,5% de Cr,
1 à 3,5% de Ni,
1,1 à 3,5% de Mo,
et, le cas échéant,
au plus 1,6% de Mn, et/ou
au plus 0,4% de V, et/ou
au plus 2% de Cu, et/ou
au plus 4% de Co,
le complément étant constitué de fer et d'impuretés résiduelles,
les teneurs de cette composition en Ni, Mn, Cu, Co, Cr, Mo et V, exprimées
en poids, satisfaisant aux relations suivantes :
2,5 ≤ Ni + Mn + 1,5 Cu + 0,5 Co ≤ 5 (1)
2,4 ≤ Cr + Mo + V ≤ 3,7 (2)
2. Composition d'acier de cémentation selon la revendication 1 comprenant, exprimés en
poids
0,09 à 0,16% de C,
0,7 à 1,3% de Si,
0,5 à 1,2% de Cr,
2 à 3% de Ni,
1,5 à 2,5% de Mo,
0,2 à 0,7% de Mn,
0,15 à 0,35% de V,
0,3 à 1,1% de Cu,
et, le cas échéant,
au plus 1,5% de Co,
le complément étant constitué de fer et d'impuretés résiduelles,
les teneurs de cette composition en Ni, Mn, Cu, Co, Cr, Mo et V, exprimées
en poids, satisfaisant aux relations suivantes :
2,5 ≤ Ni + Mn + 1,5 Cu + 0,5 Co ≤ 5 (1)
2,4 ≤ Cr + Mo + V ≤ 3,7 (2)
3. Composition d'acier de cémentation selon l'une des revendications 1 ou 2, comprenant
en outre au plus 0,020% en poids de P et au plus 0,010% en poids de S.
4. Composition d'acier de cémentation selon l'une quelconque des revendications 1 à 3,
contenant en outre au plus 0,1% en poids de chaque élément Al, Ce, Ti, Zr, Ca, Nb.
5. Procédé de fabrication de pièces cémentées et traitées, comprenant les opérations
suivantes :
a- constitution d'une charge destinée à obtenir une composition chimique selon l'une
quelconque des revendications 1 à 4,
b - fusion de ladite charge dans un four à arc,
c - réchauffage et transformation à chaud du lingot,
d - traitement thermique d'homogénéisation de la structure et d'affinement du grain,
e - cémentation, et
f - traitement thermique d'emploi.
6. Procédé de fabrication selon la revendication 5, dans lequel la fusion dans un four
à arc (étape b) est suivie d'une refusion par électrode consommable.
7. Procédé de fabrication selon la revendication 6, dans lequel la fusion dans un four
à arc (étape b) est effectuée par induction sous pression réduite.
8. Procédé de fabrication selon l'une quelconque des revendications 5 à 7, dans lequel
l'étape d comprend une normalisation à une température supérieure à celle du point
critique AC3, un refroidissement à l'air et un revenu d'adoucissement à une température inférieure
à celle du point critique AC1.
9. Procédé de fabrication selon l'une quelconque des revendications 5 à 8, dans lequel
l'étape e est effectuée selon un procédé à basse pression.
10. Procédé de fabrication selon l'une quelconque des revendications 5 à 9 dans lequel
l'étape f comprend un refroidissement à température ambiante, puis un réchauffage
à 900-1050°C, une trempe à l'huile ou au gaz, et un revenu à des températures allant
jusqu'à 350°C.
11. Pièce d'acier ayant une composition selon l'une quelconque des revendications 1 à
4.
12. Pièce d'acier selon la revendication 11, caractérisée en ce qu'elle est obtenue par un procédé selon l'une quelconque des revendications 5 à 10.
1. Composition of case hardened steel, comprising, expressed by weight,
0.06 to 0.18% C
0.5 to 1.5% Si
0.2 to 1.5% Cr
1 to 3.5% Ni
1.1 to 3.5% Mo
and, if applicable,
at most 1.6% Mn and/or
at most 0.4% V and/or
at most 2% Cu and/or
at most 4% Co,
the complement being constituted by iron and residual impurities,
the contents of this composition of Ni, Mn, Cu, Co, Cr, Mo and V, expressed by weight,
satisfying the following relationships:
2.5 ≤ Ni + Mn + 1.5 Cu + 0.5 Co ≤ 5 (1)
2.4 ≤ Cr + Mo + V ≤ 3.7 (2)
2. Composition of case hardened steel according to claim 1, comprising, expressed by
weight,
0.09 to 0.16% C
0.7 to 1.3% Si
0.5 to 1.2% Cr
2 to 3% Ni
1.5 to 2.5% Mo
0.2 to 0.7% Mn
0.15 to 0.35% V
0.3 to 1.1% Cu
and, if applicable,
at most 1.5% Co,
the complement being constituted by iron and residual impurities
the contents of this composition of Ni, Mn, Cu. Co, Cr, Mo and V, expressed by
weight, satisfying the following relationships:
2.5 ≤ Ni + Mn + 1.5 Cu +0.5 Co ≤ 5 (1)
2.4 ≤ Cr + Mo +V ≤ 3.7 (2)
3. Composition of case hardened steel according to one of claims 1 or 2, furthermore
comprising at most 0.020% by weight P and not more than 0.010% by weight S.
4. Composition of case hardened steel according to any one of claims 1 to 3, further
containing at most 0.1% by weight of each element Al, Ce, Ti. Zr, Ca and Nb.
5. A method of producing case hardened and treated parts comprising the following operations:
a constitution of a batch intended to arrive at a chemical composition according to
any one of claims 1 to 4
b melting of the said batch in an arc furnace
c reheating and conversion of the ingots under heat
d heat treatment to homogenise the structure and for grain refinement
e case hardening, and
f heat treatment at working temperature.
6. A production method according to claim 5 in which melting in an arc furnace (stage
b) is followed by remelting by consumable electrode.
7. A production method according to claim 8 in which melting in an arc furnace (stage
b) is carried out by induction under reduced pressure.
8. A production method according to any one of claims 5 to 7 in which stage d) comprises
standardisation at a temperature above that of the critical point AC3, cooling in the air and further tempering at a temperature below that of the critical
point AC1.
9. A production method according to any one of claims 5 to 8 in which stage e) is carried
out by a low pressure process.
10. A production method according to any one of claims 5 to 9 in which stage f) comprises
cooling at ambient temperature then heating to 900 to 1050°C, oil or gas tempering
and a return to temperatures ranging up to 350°C.
11. A steel part having a composition according to any one of claims 1 to 4.
12. A steel part according to claim 11, characterised in that it is obtained by a process according to any one of claims 5 to 10.
1. Zusammensetzung für einen Einsatzstahl mit, ausgedrückt in Gewichts-%,
0,06 - 0,18 % C
0,5 - 1,5 % Si
0,2 - 1,5 % Cr
1 - 3,5 % Ni
1,1 - 3,5 Mo, und, gegebenenfalls,
höchstens 1,6 % Mn, und/oder
höchstens 0,4 % V und/oder
höchstens 2 % Cu und/oder
höchstens 4 % Co,
und eine von Eisen und verbleibenden Verunreinigungen gebildete Ergänzung, wobei der
Gehalt der Zusammensetzung an Ni, Mn, Cu, Co, Cr, Mo und V, ausgedrückt in Gewichts-%,
den folgenden Beziehungen genügt:
2,5 ≤ Ni + Mn + 1,5 Cu + 0,5 Co ≤ 5 (1)
2,4 ≤ Cr + Mo + V ≤ 3,7 (2)
2. Zusammensetzung für einen Einsatzstahl gemäß dem Anspruch 1 mit, ausgedrückt in Gewichts-%,
0,09 - 0,16 % C
0,7 - 1,3 % Si
0,5 - 1,2 % Cr
2 - 3 % Ni
1,5 - 2,5 Mo,
0,2 - 0,7 % Mn
0,15 - 0,35 % V
0,3 - 1,1 % Cu und, gegebenenfalls,
höchstens 1,5 % Co,
und eine von Eisen und verbleibenden Verunreinigungen gebildete Ergänzung, wobei der
Gehalt der Zusammensetzung an Ni, Mn, Cu, Co, Cr, Mo und V, ausgedrückt in Gewichts-%,
den folgenden Beziehungen genügt:
2,5 ≤ Ni + Mn + 1,5 Cu + 0,5 Co ≤ 5 (1)
2,4 ≤ Cr + Mo + V ≤ 3,7 (2)
3. Zusammensetzung für einen Einsatzstahl nach einem der Ansprüche 1 oder 2, des weiteren
enthaltend höchstens 0,020 Gewichts-% P und höchstens 0,010 Gewichts-% S.
4. Zusammensetzung für Einsatzstahl nach einem der Ansprüche nach 1-3, enthaltend des
weiteren höchstens 0,1 Gewichts-% von jedem der Elemente Al, Ce, Ti, Zr, Ca, Nb.
5. Verfahren zur Herstellung von einsatzgehärteten und vergüteten Werkstücken, welches
die folgenden Arbeitsschritte umfaßt:
a. Zusammensetzen einer Charge zum Erhalten einer chemischen Zusammensetzung nach
einem beliebigen der Ansprüche 1-4,
b. Schmelzen dieser Charge in einem Lichtbogenofen,
c. Erwärmen und Verarbeiten bei Brammentemperatur,
d. thermisches Behandeln zum Homogenisieren der Struktur und zum Kornfeinen,
e. Einsatzhärten und
f. Verwendungsvergüten.
6. Herstellungsverfahren nach Anspruch 5, worin das Schmelzen in einem Lichtbogenofen
(Schritt b) gefolgt ist von einem Umschmelzen mittels selbstverzehrender Elektrode.
7. Herstellungsverfahren nach Anspruch 6, worin das Schmelzen in einem Lichtbogenofen
(Schritt b) durch Induktion unter reduziertem Druck durchgeführt wird.
8. Herstellungsverfahren nach einem beliebigen der Ansprüche 5-7, worin der Schritt d
ein Normalglühen bei einer Temperatur oberhalb derjenigen des kritischen Punkts Ac3, ein Kühlen mit Luft und ein Anlassen zur Entfestigung bei einer Temperatur unterhalb
derjenigen des kritischen Punkts Ac1 umfaßt.
9. Herstellungsverfahren nach einem beliebigen der Ansprüche 5-8, worin der Schritt e
gemäß einem Niederdruckverfahren durchgeführt wird.
10. Herstellungsverfahren nach einem beliebigen der Ansprüche 5-9, worin der Schritt f
ein Kühlen auf Umgebungstemperatur, nachfolgend ein Wiederaufwärmen auf 900-1050 Grad
Celsius, ein Abschrecken mittels Öl oder Gas und ein Anlassen bei geeigneten Temperaturen
bis 350 Grad Celsius umfaßt.
11. Werkstück aus Stahl bestehend aus einer Zusammensetzung gemäß einem beliebigen der
Ansprüche 1-4.
12. Werkstück aus Stahl gemäß Anspruch 11, dadurch gekennzeichnet, daß es mit einem Verfahren gemäß einem beliebigen der Ansprüche 5 - 10 hergestellt ist.