| (19) |
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(11) |
EP 0 921 541 B1 |
| (12) |
FASCICULE DE BREVET EUROPEEN |
| (45) |
Mention de la délivrance du brevet: |
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06.05.2004 Bulletin 2004/19 |
| (22) |
Date de dépôt: 13.11.1998 |
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Procédé de fabrication d'un noyau magnétique doux nanocristallin utilisable dans un
disjoncteur différentiel et noyau magnétique obtenu
Herstellungsverfahren für einen nanokristallinen weichmagnetischen Kern für Anwendung
in einem Differentialschutzschalter
Fabrication process of a soft nanocrystalline magnetic core for use in a differential
circuit breaker
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| (84) |
Etats contractants désignés: |
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AT DE ES FR IT NL |
| (30) |
Priorité: |
04.12.1997 FR 9715273
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| (43) |
Date de publication de la demande: |
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09.06.1999 Bulletin 1999/23 |
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Titulaire: Mecagis |
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92800 Puteaux (FR) |
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Inventeurs: |
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- Couderchon, Georges
58160 Sauvigny-lès-Bois (FR)
- Verin, Philippe
58160 Savigny-lès-Bois (FR)
- Caquard, Christian
58270 Billy Chevannes (FR)
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| (74) |
Mandataire: Ventavoli, Roger |
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USINOR,
Direction Propriété Industrielle,
Immeuble "La Pacific",
La Défense,
11/13 Cours Valmy,
TSA 10001 92070 La Défense 92070 La Défense (FR) |
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Documents cités: :
EP-A- 0 271 657 EP-A- 0 392 204 WO-A-96/33505
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EP-A- 0 299 498 EP-A- 0 563 606 DE-A- 4 019 636
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| Il est rappelé que: Dans un délai de neuf mois à compter de la date de publication
de la mention de la délivrance de brevet européen, toute personne peut faire opposition
au brevet européen délivré, auprès de l'Office européen des brevets. L'opposition
doit être formée par écrit et motivée. Elle n'est réputée formée qu'après paiement
de la taxe d'opposition. (Art. 99(1) Convention sur le brevet européen). |
[0001] La présente invention concerne un noyau magnétique en alliage magnétique doux nanocristallin
utilisable notamment pour la fabrication d'un disjoncteur différentiel de la classe
A.
[0002] Les disjoncteurs différentiels de la classe A sont des disjoncteurs différentiels
à propre courant sensible non seulement aux courants de défaut sinusoïdaux, mais également
aux courants de défauts pulsés. Ces disjoncteurs différentiels comportent un noyau
magnétique en alliage magnétique doux ayant une perméabilité magnétique maximale d'impédance
µ
z à 50 Hertz élevée et un rapport Br/Bm de l'induction rémanente à l'induction à saturation
inférieure à 0,2, et une bonne stabilité en température des propriétés magnétiques
dans la plage de température de fonctionnement qui s'étend de - 25 °C à + 100 °C.
La perméabilité magnétique maximale d'impédance µ
z doit être élevée, car, plus elle est élevé, plus il est possible de réduire les dimensions
du noyau magnétique et donc de miniaturiser le disjoncteur différentiel ; ; le rapport
Br/Bm doit rester faible pour préserver la sensibilité du disjoncteur aux courants
pulsés. De plus, la sensibilité du disjoncteur aux courants de défaut pulsés est d'autant
meilleur que les grandeurs ΔB
stat et ΔB
dyn sont plus élevés ; ΔB
stat et ΔB
dyn étant les amplitudes de variation de l'induction magnétique engendrées par un champ
d'excitation alternatif redressé demi-onde dans le premier cas et pleine onde dans
le second.
[0003] On peut fabriquer des noyaux magnétiques pour disjoncteurs différentiels de la classe
A en utilisant un alliage magnétique doux du type comprenant plus de 60 atomes % de
fer, du cuivre, du silicium, du bore et un élément pris parmi le niobium, le titane,
le zirconium, le hafnium, le vanadium, le tantale, le chrome, le molybdène, le tungstène
et le manganèse. Ces noyaux magnétiques sont obtenus en coulant l'alliage sous forme
d'un ruban amorphequi est enroulé pour former un tore, puis soumis à un traitement
thermique de cristallisation destiné à conférer à l'alliage une structure nanocristalline,
et, enfin, soumis à un traitement thermique sous champ magnétique parallèle à l'axe
du noyau appliqué de façon continue tout au long du traitement thermique, le traitement
thermique se faisant vers 400 °C. Les noyaux magnétiques ainsi obtenus ont une stabilité
en température satisfaisante et un rapport Br/Bm inférieur à 0,2. Mais ils ne permettent
pas d'obtenir une perméabilité magnétique d'impédance µ
z mesurée à 50 Hz dans un champ d'excitation maximale de 10 mA/cm (valeur de crête)
à 25 °C supérieure à 170 000 ni des valeurs de ΔB
stat et ΔB
dyn supérieures à 0,19 Tesla pour un champ d'excitation d'amplitude maximale de 10 mA/cm,
ce qui limite les possibilités de miniaturisation.
[0004] DE 4 019 636 décrit un procédé d'amélioration des propriétés magnétiques de matériaux
ferromagnétiques amorphes consistant à les soumettre de façon continue à un champ
magnétique alternatif dont la fréquence est comprise entre 50 et 50 kHz, à forme sinusoïdale,
à angles droits ou triangulaire et la densité de courant comprise entre 10 et 500
A/cm
2.
[0005] Le but de la présente invention est de remédier à cet inconvénient en Le but de la
présente invention est de remédier à cet inconvénient en proposant un moyen pour fabriquer
un noyau magnétique utilisable dans un disjoncteur différentiel de la classe A ayant
à la fois une perméabilité magnétique d'impédance µ
z mesurée à 50 Hz dans un champ d'excitation maximale de 10 mA/cm (valeur de crête)
supérieure à 200 000 et des valeurs de ΔB
stat et ΔB
dyn supérieures à 0,2 Tesla pour un champ d'excitation d'amplitude maximale de 10 mA/cm.
[0006] A cet effet, l'invention a pour objet un procédé pour la fabrication d'un noyau magnétique
en alliage magnétique doux nanocristallin dont la composition chimique comprend plus
de 60 atomes % de fer, de 10 à 20 atomes % de silicium, de 0,1 à 2 atomes % de cuivre,
de 5 à 20 atomes % de bore, de 0,1 à 10 atomes % d'au moins un élément pris parmi
le niobium, le titane, le zirconium, le hafnium, le vanadium, le tantale, le chrome,
le molybdène, le tungstène et le manganèse, ainsi que des impuretés résultant de l'élaboration;
la somme des teneurs en silicium et en bore étant inférieure à 30 atomes %; l'alliage
nanocristallin étant obtenu par un traitement thermique de cristallisation de l'alliage
à l'état amorphe. Selon ce procédé, on effectue sur le noyau magnétique un traitement
thermique sous champ magnétique parallèle à l'axe du noyau à une température comprise
entre 250 °C et 450 °C, le champ magnétique étant appliqué sous forme de créneaux.
[0007] De préférence, le traitement thermique sous champ magnétique parallèle à l'axe du
noyau est effectué à une température comprise entre 300 °C et 400 °C.
[0008] Ce procédé s'applique plus particulièrement aux alliages magnétiques doux nanocristallins
dont la composition chimique comprend de 10 à 17 atomes % de silicium, de 0,5 à 1,5
atomes % de cuivre, de 5 à 14 atomes % de bore et de 2 à 4 % d'au moins un élément
pris parmi le niobium, le titane, le zirconium, le hafnium, le vanadium, le tantale,
le chrome, le molybdène, le tungstène et le manganèse.
[0009] Avant d'effectuer le traitement thermique de cristallisation de l'alliage à l'état
amorphe, on peut effectuer sur l'alliage à l'état amorphe un traitement thermique
de relaxation à une température inférieure à la température de début de cristallisation
de l'alliage à l'état amorphe. De préférence, le traitement thermique de relaxation
consiste en un maintien à une température comprise entre 250 °C et 480 °C pendant
un temps compris entre 0,1 et 10 heures.
[0010] Le noyau magnétique obtenu par le procédé selon l'invention peut être utilisé avantageusement
pour la fabrication d'un disjoncteur différentiel à propre courant de la classe A.
[0011] L'invention va maintenant être décrite plus en détails et illustrée par un exemple.
[0012] Pour fabriquer un noyau magnétique en alliage magnétique doux nanocristallin, on
coule l'alliage sous forme d'un ruban amorphe, puis on enroule un segment de ruban
de longueur appropriée autour d'un mandrin de façon à former une bobine torique de
section rectangulaire ou carrée. La bobine qui va constituer le noyau magnétique est
alors soumise à un traitement thermique de cristallisation destiné à déstabiliser
la structure amorphe et à provoquer la formation de cristaux dont la taille est inférieure
à 100 nanomètres, voire inférieure à 20 nanomètres, et, ainsi, obtenir une structure
appelée « nanocristalline ». Ce traitement est, ensuite, complété par un traitement
thermique sous champ magnétique parallèle à l'axe du noyau, c'est à dire, sous un
champ magnétique parallèle à l'axe du noyau. L'alliage est du type décrit notamment
dans les demandes de brevet européen EP 0 271 657 et EP 0 299 498. Il est constitué
principalement de fer en une teneur supérieure à 60 atomes %, et contient en outre
:
- de 0,1 à 2 at %, et de préférence, de 0,5 à 1,5 at % de cuivre ;
- de 10 à 20 at %, et de préférence, moins de 17 at % de silicium ;
- de 5 à 20 at %, et de préférence, moins de 14 at % de bore ;
- de 0,1 à 10 at % d'au moins un élément pris parmi le niobium, le titane, le zirconium,
le hafnium, le vanadium, le tantale, le chrome, le molybdène, le tungstène et le manganèse;
de préférence de 2 et 4 at % de niobium .
L'alliage contient également des impuretés résultant de l'élaboraton.
[0013] La somme des teneurs en silicium et en bore doit, de préférence, rester inférieure
à 30 at % et, mieux encore, rester inférieure à 25 at %.
[0014] Le recuit de cristallisation consiste en un maintien à une température supérieure
à la température de début de cristallisation et inférieure à la température de début
d'apparition des phases secondaires qui détériorent les propriétés magnétiques. En
général, la température de recuit de cristallisation est comprises entre 500 °C et
600 °C, mais elle peut être optimisée pour chaque ruban, par exemple, en déterminant
par des essais la température qui conduit à la perméabilité magnétique maximale. La
température de recuit de cristallisation peut alors être choisie égale à cette température.
[0015] Le traitement thermique effectué sous champ magnétique est effectué à une température
comprise entre 250 °C et 450 °C, et de préférence entre 300 °C et 400 °C. Pendant
le maintien en température, le champ magnétique est appliqué sous forme d'une succession
de créneaux. Un créneau correspond à une période pendant laquelle le champ magnétique
appliqué est maximal, suivi d'une période pendant la quelle il est nul ou très faible
(inférieur à 10 % du champ magnétique maximal atteint pendant le traitement). Le champ
magnétique applique pendant une période peut être continu ou alternatif, dans ce dernier
cas, l'intensité du champ magnétique est l'intensité de crête (intensité maximale
atteinte à chaque alternance). L'intensité du champ magnétique peut être constante
pendant toute la période d'application du champ (créneaux rectangulaires) ou variable.
Tous les créneaux peuvent être de même intensité ou au contraire d'intensité variable
d'un créneau à l'autre. Le traitement thermique peut se terminer à la fin de la période
d'application du champ magnétique du dernier créneau ; l'essentiel étant que le traitement
comporte au moins deux périodes pendant lesquelles le champ magnétique appliqué séparées
par une période pendant laquelle le champ magnétique n'est pas appliqué. Les inventeurs
ont, en effet, constaté qu'en procédant ainsi, la stabilité en température des propriétés
magnétiques du noyau magnétique étaient très sensiblement améliorées.
[0016] Par ce procédé on obtient un noyau magnétique dont la perméabilité magnétique d'impédance
µ
z mesurée à 50 Hertz dans un champ magnétique d'excitation maximale de 10 mA/cm (valeur
de crête) à 25 °C est supérieur à 200 000, et dont la perméabilité magnétique varie
de moins de 25 % sur la plage de température comprise entre - 25 °C et + 100 °C. De
plus, le rapport Br/Bm de l'induction rémanente à l'induction à saturation est inférieure
à 0,2, ΔB
stat et ΔB
dyn sont tous les deux supérieures à 0,2 Tesla, le rapport ΔB
stat/ΔB
dyn étant voisin de 1. Un tel noyau magnétique peut être utilisé dans un disjoncteur
différentiel de la classe A. Du fait de ses propriétés magnétiques, à sensibilité
égale du disjoncteur, la section du noyau peut être réduite sensiblement par rapport
à la section d'un noyau magnétique selon l'art antérieur.
[0017] En complément des traitements thermiques qui viennent d'être décrit, on peut, avant
le traitement thermique de cristallisation, effectuer sur le noyau un traitement thermique
de relaxation à une température inférieure à la température de début de cristallisation
de la bande amorphe, et, de préférence, comprise entre 250°C et 480 °C. Ce recuit
de relaxation a pour avantage de réduire encore la sensibilité des propriétés magnétiques
des noyaux à la température, de réduire la dispersion des propriétés magnétiques de
noyaux fabriqués en série et de réduire la sensibilité des propriétés magnétiques
aux contraintes.
[0018] A titre d'exemple, à partir d'un ruban en alliage Fe
73,5Si
13,5B
9Cu
1Nb
3, (73,5 at % de fer, 13,5 at % de silicium, etc.), de 20 µm d'épaisseur et 10 mm de
largeur obtenus par trempe directe sur une roue refroidie, on a fabriqué deux séries
A et B de noyaux magnétiques qui ont été soumises toutes les deux à un traitement
de cristallisation de 1 heures à 530 °C (sans traitement de relaxation). A titre de
comparaison, la première série A de noyaux a été soumise à un traitement thermique
de 1 heure à 350 °C sous champ magnétique parallèle à l'axe du noyau appliqué de façon
continue. Conformément à l'invention, l'autre série, B, a été soumise à un traitement
thermique de 1 heure à 350 sous champ magnétique parallèle à l'axe du noyau appliqué
sous forme de créneaux de 5 mn sous champ magnétique séparées par des périodes de
15 mn sans champ magnétique. Pour l'une des séries, on a mesuré à 25 °C les grandeurs
µ
z, ΔB
stat et ΔB
dyn pour un champ magnétique d'excitation alternatif à 50 Hertz d'amplitude maximale
de 10 mA/cm ; on a également mesuré le rapport Br/Bm. Les résultats ont été les suivants
:
| série |
µ (10 mA/cm° |
ΔBstat (T) |
ΔBdyn (T) |
ΔBstat / ΔBdyn |
Br/Bm |
| A compar. |
153 000 |
0,172 |
0,169 |
1,017 |
0,05 |
| B invention |
230 000 |
0,240 |
0,234 |
1,025 |
0,1 |
[0019] Ces exemples montrent bien l'amélioration de propriétés magnétiques apportées par
le procédé selon l'invention : µ
z supérieur à 200 000, ΔB
stat et ΔB
dyn supérieurs à 0,2 Tesla, avec ΔB
stat/ΔB
dyn voisin de 1 et Br/Bm inférieur à 0,2.
1. Procédé pour la fabrication d'un noyau magnétique en alliage magnétique doux nanocristallin
dont la composition chimique comprend plus de 60 atomes % de fer, de 10 à 20 atomes
% de silicium, de 0,1 à 2 atomes % de cuivre, de 5 à 20 atomes % de bore, de 0,1 à
10 atomes % d'au moins un élément pris parmi le niobium, le titane, le zirconium,
le hafnium, le vanadium, le tantale, le chrome, le molybdène, le tungstène et le manganèse,
ainsi que des impuretés résultant de l'élaboration, la somme des teneurs en silicium
et en bore étant inférieure à 30 atomes %, l'alliage nanocristallin étant obtenu par
un traitement thermique de cristallisation de l'alliage à l'état amorphe, caractérisé en ce que on effectue sur le noyau magnétique un traitement thermique sous champ magnétique
parallèle à l'axe du noyau à une température comprise entre 250 °C et 450 °C, le champ
magnétique étant appliqué sous forme de créneaux.
2. Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que le traitement thermique sous champ magnétique parallèle à l'axe du noyau est effectué
à une température comprise entre 300 °C et 400 °C.
3. Procédé selon la revendication 1 ou la revendication 2 caractérisé en ce que la composition chimique de l'alliage magnétique doux nanocristallin comprend de 10
à 17 atomes % de silicium, de 0,5 à 1,5 atomes % de cuivre, de 5 à 14 atomes % de
bore et de 2 à 4 % d'au moins un élément pris parmi le niobium, le titane, le zirconium,
le hafnium, le vanadium, le tantale, le chrome, le molybdène, le tungstène et le manganèse.
4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3 caractérisé en ce que, avant d'effectuer le traitement thermique de cristallisation de l'alliage à l'état
amorphe, on effectue sur l'alliage à l'état amorphe un traitement thermique de relaxation
à une température inférieure à la température de début de cristallisation de l'alliage
à l'état amorphe.
5. Procédé selon la revendication 4 caractérisé en ce que le traitement thermique de relaxation consiste en un maintien à une température comprise
entre 250 °C et 480 °C pendant un temps compris entre 0,1 et 10 heures.
6. Noyau magnétique en alliage magnétique doux nanocristallin dont la composition chimique
comprend plus de 60 atomes % de fer, de 10 à 20 atomes % de silicium, de 0,1 à 2 atomes
% de cuivre, de 5 à 20 atomes % de bore, de 0,1 à 10 atomes % d'au moins un élément
pris parmi le niobium, le titane, le zirconium, le hafnium, le vanadium, le tantale,
le chrome, le molybdène, le tungstène et le manganèse, ainsi que des impuretés résultant
de l'élaboration, la somme des teneurs en silicium et en bore étant inférieure à 30
atomes %, l'alliage nanocristallin pouvant être obtenu par un traitement thermique
de cristallisation sous un champ parallèle à l'axe du noyau de l'alliage à l'état
amorphe, caractérisé en ce que, pour un champ magnétique d'excitation alternatif à 50 Hertz d'amplitude maximale
de 10 mA/cm, à 25 °C, la perméabilité magnétique d'impédance µz est supérieure à 200 000, le rapport Br/Bm de l'induction rémanente Br à l'induction
à saturation Bm inférieur à 0,2 et les grandeurs ΔBstat et ΔBdyn sont supérieures à 0,2 Tesla.
7. Utilisation d'un noyau magnétique selon la revendication 6 pour la fabrication d'un
disjoncteur différentiel à propre courant de la classe A.
1. Verfahren zur Herstellung eines Magnetkerns aus einer nanokristallinen weichmagnetischen
Legierung, deren chemische Zusammensetzung mehr als 60 At.% Eisen, 10 bis 20 At.%
Silicium, 0,1 bis 2 At.% Kupfer, 5 bis 20 At.% Bor, 0,1 bis 10 At.% mindestens eines
Elements, das unter Niob, Titan, Zirconium, Hafnium, Vanadin, Tantal, Chrom, Molybdän,
Wolfram und Mangan ausgewählt ist, sowie aus der Verarbeitung stammende Verunreinigungen
enthält, wobei die Summe der Anteile von Silicium und Bor unter 30 At.% liegt und
wobei die nanokristalline Legierung durch eine thermische Kristallisationsbehandlung
der Legierung im amorphen Zustand hergestellt wird, dadurch gekennzeichnet, dass an dem Magnetkern eine thermische Behandlung in einem zur Achse des Kerns parallelen
Magnetfeld bei einer Temperatur im Bereich von 250 bis 450 °C durchgeführt wird, wobei
das Magnetfeld in Form von Pulsen angewandt wird.
2. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die thermische Behandlung in dem zur Achse des Kerns parallelen Magnetfeld bei einer
Temperatur von 300 bis 400 °C durchgeführt wird.
3. Verfahren nach Anspruch 1 oder Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, dass die chemische Zusammensetzung der nanokristallinen weichmagnetischen Legierung 10
bis 17 At.% Silicium, 0,5 bis 1,5 At.% Kupfer, 5 bis 14 At.% Bor und 2 bis 4 At.%
mindestens eines Elements umfasst, das unter Niob, Titan, Zirconium, Hafnium, Vanadin,
Tantal, Chrom, Molybdän, Wolfram und Mangan ausgewählt ist.
4. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, dass vor der Durchführung der thermischen Kristallisationsbehandlung der Legierung im
amorphen Zustand eine thermische Relaxationsbehandlung an der Legierung im amorphen
Zustand bei einer Temperatur unter der Temperatur der beginnenden Kristallisation
der Legierung im amorphen Zustand durchgeführt wird.
5. Verfahren nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, dass die thermische Relaxationsbehandlung darin besteht, eine Temperatur im Bereich von
250 bis 480 °C während einer Zeitspanne von 0,1 bis 10 Stunden zu halten.
6. Magnetkern aus einer nanokristallinen weichmagnetischen Legierung, deren chemische
Zusammensetzung mehr als 60 At.% Eisen, 10 bis 20 At.% Silicium, 0,1 bis 2 At.% Kupfer,
5 bis 20 At.% Bor, 0,1 bis 10 At.% mindestens eines Elements, das unter Niob, Titan,
Zirconium, Hafnium, Vanadin, Tantal, Chrom, Molybdän, Wolfram und Mangan ausgewählt
ist, sowie aus der Verarbeitung stammende Verunreinigungen enthält, wobei die Summe
der Anteile von Silicium und Bor unter 30 At.% liegt, wobei die nanokristalline Legierung
erhältlich ist durch eine thermische Kristallisationsbehandlung der Legierung im amorphen
Zustand in einem zur Achse des Kerns parallelen Feld, dadurch gekennzeichnet, dass bei einem mit 50 Hz und mit einer maximalen Amplitude von 10 mA/cm alternierenden
magnetischen Anregungsfeld bei 25 °C die magnetische Permeabilität (Impedanz) µz über 200 000 liegt, das Verhältnis Br/Bm der Remanenz Br und der Sättigungsflussdichte
Bm unter 0,2 liegt und die Werte ΔBstat und ΔBdyn über 0,2 Tesla liegen.
7. Verwendung eines Magnetkerns nach Anspruch 6 zur Herstellung eines Fehlerstromschutzschalters
mit Eigenstrom der Klasse A.
1. Process for manufacturing a magnetic core from a nanocrystalline soft magnetic alloy,
the chemical composition of which comprises more than 60 at% iron, 10-20 at% silicon,
0.1 to 2 at% copper, 5 to 20 at% boron and 0.1 to 10 at% of at least one element taken
from niobium, titanium, zirconium, hafnium, vanadium, tantalum, chromium, molybdenum,
tungsten and manganese, as well as impurities resulting from the smelting, the sum
of the silicon and boron contents being less than 30AT% and the nanocrystalline alloy
being obtained by a crystallization heat treatment of the alloy in the amorphous state,
characterized in that a heat treatment is carried out on the magnetic core in a magnetic field parallel
to the axis of the core at a temperature between 250°C and 450°C, the magnetic field
being applied in the form of square pulses.
2. Process according to Claim 1, characterized in that the heat treatment in a magnetic field parallel to the axis of the core is carried
out at a temperature between 300°C and 400°C.
3. Process according to Claim 1 or Claim 2, characterized in that the chemical composition of the nanocrystalline soft magnetic alloy comprises 10
to 17 at% silicon, 0.5 to 1.5 at% copper, 5 to 14 at% boron and 2 to 4% of at least
one element taken from niobium, titanium, zirconium, hafnium, vanadium, tantalum,
chromium, molybdenum, tungsten and manganese.
4. Process according to any one of Claims 1 to 3, characterized in that, before the crystallization heat treatment of the alloy in the amorphous state is
carried out, a relaxation heat treatment is carried out on the alloy in the amorphous
state at a temperature below the crystallization onset temperature of the alloy in
the amorphous state.
5. Process according to Claim 4, characterized in that the relaxation heat treatment consists of a soak at a temperature between 250°C and
480°C for a time between 0.1 and 10 hours.
6. Magnetic core made of a nanocrystalline soft magnetic alloy, the chemical composition
of which comprises more than 60 at% iron, 10-20 at% silicon, 0.1 to 2 at% copper,
5 to 20 at% boron and 0.1 to 10 at% of at least one element taken from niobium, titanium,
zirconium, hafnium, vanadium, tantalum, chromium, molybdenum, tungsten and manganese,
as well as impurities resulting from the smelting, the sum of the silicon and boron
contents being less than 30 at%, it being possible to obtain the nanocrystalline alloy
by a crystallization heat treatment of the alloy in the amorphous state in a field
parallel to the axis of the core, characterized in that, for a 50 Hz AC excitation magnetic field with a maximum amplitude of 10 mA/cm, at
25°C, the impedance magnetic permeability µz is greater than 200 000, the ratio Br/Bm of the remnant induction Br to the saturation induction Bm is less than 0.2 and the quantities ΔBstat and ΔBdyn are greater than 0.2 tesla.
7. Use of a magnetic core according to Claim 6 for the manufacture of a Class A residual-current
circuit breaker.