[0001] La présente invention est relative à un système de détection d'image radiologique
pour générateur de rayons X à balayage apte à fonctionner à cadence élevée.
[0002] Les systèmes d'imagerie à rayons X regroupant un système de détection d'image radiologique
associé à un générateur de rayons X sont utilisés dans le domaine médical ou dans
le domaine du contrôle non destructif. Dans ces types d'application, on cherche à
obtenir des images de très bonne qualité et notamment bien contrastées.
[0003] Un système d'imagerie à rayons X classique utilisé dans le domaine médical comporte
généralement un générateur de rayons X délivrant un rayonnement X auquel est exposé
un patient et, à l'opposé du générateur de rayons X, un système de détection qui détecte
le rayonnement X ayant traversé le patient et qui est alors porteur d'une image radiologique.
Le générateur de rayons X et le patient sont positionnés l'un par rapport à l'autre
de manière que le champ d'irradiation du rayonnement X couvre à un instant donné toute
la surface à imager du patient. Le système de détection stationnaire détecte alors
simultanément l'image radiologique de toute la surface à imager.
[0004] Or une partie importante des rayons X qui traverse le patient est diffusée, c'est-à-dire
qu'elle est déviée de sa trajectoire rectiligne initiale. Les rayons déviés ou diffusés
sont quand même détectés par le système de détection et l'image détectée est détériorée
par rapport à celle qui serait fournie uniquement par les rayons X utiles, c'est-à-dire
ceux qui n'ont pas été déviés. Cette détérioration se traduit par une dégradation
du contraste.
[0005] Pour s'affranchir des rayons X diffusés, on place généralement une grille anti-diffusante
entre le patient et le système de détection. Cette grille absorbe une grande partie
des rayons X diffusés mais absorbe aussi une partie des rayons X utiles, et nécessite
en conséquence une dose patient plus élevée. Cette grille est actuellement la seule
solution pour éliminer le diffusé dans les systèmes de détection à tube intensificateur
d'image radiologique qui sont actuellement les plus utilisés pour faire de l'imagerie
radiologique en temps réel.
[0006] Une autre solution pour s'affranchir des rayons X diffusés sans augmenter la dose
de rayons X consiste à utiliser un générateur de rayons X à balayage qui irradie la
surface à imager de manière progressive, la zone irradiée instantanée n'étant qu'une
portion de la surface à imager.
[0007] Dans ce cas, le générateur de rayons X est associé à un système de détection mobile
qui est synchronisé avec le mouvement de balayage du rayonnement X et en correspondance
géométrique avec la zone irradiée instantanée. Le système de détection est généralement
formé d'éléments capteurs à l'état solide recouverts d'un matériau scintillateur et
arrangés en barrette, les dimensions de cette barrette sont telles qu'elle ne reçoit
que l'image de la zone irradiée instantanée. Elle ne détecte donc pas les rayons X
diffusés qui sont déviés mais que des rayons X ayant traversé directement le patient.
[0008] Or la mise en oeuvre de tels systèmes de détection nécessite des dispositifs mécaniques
compliqués.
[0009] Les dimensions de la barrette sont conditionnées par celles de la zone irradiée instantanée.
Il n'est donc pas possible, sans changer de barrette, de vouloir optimiser le compromis
entre les dimensions de la zone irradiée et le débit de rayons X.
[0010] Il n'est pas aisé de déplacer la barrette d'éléments capteurs à l'état solide au
rythme du rayonnement X balayant, surtout si la vitesse de balayage requise est élevée,
comme dans les examens de fluoroscopie dans lesquels plusieurs dizaines d'images par
secondes doivent être réalisées.
[0011] La mécanique de précision utilisée pour mouvoir le système de détection représente
un poste important dans le coût de tels systèmes de détection.
[0012] On a également proposé des systèmes de détection dans lesquels une fente dans un
obturateur mécanique se déplace au niveau du détecteur, en synchronisme avec le balayage
exécuté par le faisceau de rayons X. Ces systèmes mécaniques ne permettent pas une
grande cadence de balayage et sont lourds et coûteux. Le brevet EP 0 083 465 en donne
un exemple.
[0013] La présente invention, tout en continuant à éliminer le diffusé des images radiologiques,
vise à s'affranchir des problèmes sus mentionnés, notamment liés aux doses à administrer
au patient, au mouvement mécanique du capteur d'image ou d'autres pièces telles que
des fentes dans des obturateurs du côté de la détection ; elle permet d'atteindre
des vitesses de balayage compatibles avec celles requises en mode fluoroscopie.
[0014] Pour y parvenir la présente invention propose un système de détection d'image radiologique
apte à coopérer avec un générateur de rayons X à balayage destiné à produire un rayonnement
X balayant une surface à imager, ce rayonnement X irradiant portion après portion
la surface à imager, le rayonnement X issu d'une portion étant porteur d'une image
radiologique de ladite portion. Le système comporte un capteur d'image qui est stationnaire
vis à vis du balayage et qui est dimensionné pour pouvoir acquérir une image de toute
la surface à imager via le rayonnement X issu des portions, le système de détection
comportant de plus des moyens électroniques pour limiter, à un instant donné, l'acquisition
du capteur d'image à une zone correspondant à la portion irradiée à cet instant, ces
moyens de limitation électronique étant en synchronisme avec le balayage et en correspondance
géométrique avec la portion irradiée.
[0015] Les moyens de limitation électronique sont purement statiques contrairement aux moyens
de limitation mécaniques tournants ou défilants de l'art antérieur.
[0016] Dans une première configuration, les moyens pour limiter l'acquisition du capteur
d'image peuvent être des moyens d'occultation partielle du capteur d'image vis à vis
de la surface à imager, externes au capteur d'image. Un écran à cristaux liquides
dont le balayage est commandé en synchronisme avec le balayage du faisceau de rayons
X, permet de ne laisser passer vers une caméra de détection qu'une zone d'image limitée
correspondant à celle qui est illuminée à cet instant par le détecteur.
[0017] Le capteur d'image peut être un capteur d'image lumineuse et coopérer avec des moyens
pour convertir le rayonnement X issu des portions en image lumineuse.
[0018] Dans un autre mode de réalisation, le capteur d'image peut être un capteur d'image
électronique et coopérer avec des moyens pour convertir le rayonnement X issu des
portions directement en image électronique. Les capteurs au sélénium sont aptes à
faire cette conversion directe.
[0019] Dans les deux cas, les moyens pour limiter l'acquisition du capteur d'image peuvent
être intégrés au capteur d'image, celui-ci étant organisé pour empêcher toute acquisition
d'image hors de la zone qui correspond à une portion d'image éclairée à un instant
par le faisceau de rayons X.
[0020] Le capteur d'image peut être de type état solide et notamment de type CCD, de type
CMOS, à diodes photosensibles, à éléments capacitifs.
[0021] Le capteur d'image peut être un capteur d'image lumineuse formé d'une pluralité de
pixels photosensibles à l'état solide, les moyens pour limiter l'acquisition du capteur
d'image peuvent commander, juste avant qu'une portion ne soit irradiée, un effacement
des pixels du capteur correspondants à l'image lumineuse de ladite portion irradiée,
et une lecture desdits pixels juste après l'irradiation de la dite portion.
[0022] Le capteur d'image peut être un capteur d'image électronique formé d'une pluralité
d'éléments capacitifs et les moyens pour limiter l'acquisition du capteur d'image
peuvent commander juste avant qu'une portion ne soit irradiée, une mise à zéro de
la charge des éléments capacitifs correspondant à l'image électronique de ladite portion
irradiée et une lecture des charges stockées dans lesdits éléments capacitifs juste
après l'irradiation de la dite portion.
[0023] Il est aussi possible que le capteur d'image lumineuse soit de type film photographique
ou film cinématographique ; dans ce cas on utilisera en principe un écran à cristaux
liquides pour effectuer la limitation d'image.
[0024] Les moyens pour convertir le rayonnement X en image lumineuse peuvent être de type
intensificateur d'image radiologique ou scintillateur déposé sur une matrice photosensible
à l'état solide, tandis que les moyens pour convertir le rayonnement X en image électronique
peuvent être réalisés à base de sélénium.
[0025] Le système de détection peut comporter des moyens de traitement de l'image captée
par le capteur d'image de manière à reconstruire une image complète de l'image radiologique
de la surface à imager à partir des images des zones irradiées.
[0026] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de
la description qui suit illustrée par les figures annexées qui représentent :
- la figure 1 une coupe d'un exemple de système de détection d'image associé à un générateur
de rayons X à balayage, dans lequel les moyens de limitation de l'acquisition du capteur
d'image sont des moyens d'occultation partielle mécaniques ;
- la figure 2 une vue de face des moyens limitant l'acquisition du capteur d'image utilisés
dans le système de détection d'image de la figure 1 ;
- la figure 3 une coupe d'un second exemple de système de détection d'image associé
à un générateur de rayons X à balayage, dans lequel les moyens de limitation de l'acquisition
du capteur d'image sont des moyens d'occultation partielle mécaniques ;
- la figure 4 une vue de face des moyens limitant l'acquisition du capteur d'image utilisés
dans le système de détection d'image de la figure 3 ;
- la figure 5 une coupe d'un troisième exemple de système de détection d'image associé
à un générateur de rayons X à balayage, dans lequel les moyens de limitation de l'acquisition
du capteur d'image sont des moyens d'occultation partielle mécaniques ;
- la figure 6 une coupe d'un quatrième exemple de système de détection d'image selon
l'invention associé à un générateur de rayons X à balayage, dans lequel les moyens
de limitation de l'acquisition du capteur d'image sont des moyens d'occultation partielle
électroniques et externes au capteur d'image ;
- la figure 7 une vue de face des moyens d'occultation partielle utilisés dans le système
de détection d'image de la figure 6 ;
- les figures 8a, 8b, en coupe, deux nouveaux exemples de système de détection d'image
selon l'invention dans lesquels les moyens limitant l'acquisition du capteur d'image
sont intégrés au capteur d'image ;
- les figures 9a, 9b, 9c trois vues de face du capteur d'image de la figure 8a, à des
instants différents, permettant de comprendre le fonctionnement des moyens limitant
son acquisition ;
- la figure 10, en coupe partielle un capteur d'image électronique pouvant être intégré
dans un système de détection d'image selon l'invention.
[0027] Sur ces figures les mêmes éléments portent la même référence et les échelles ne sont
pas respectées dans un souci de clarté.
[0028] La figure 1 représente un système de détection d'image 20. Ce système de détection
d'image est utilisé dans un équipement d'imagerie médicale comportant un générateur
10 de rayons X à balayage qui délivre un rayonnement X 1 balayant une surface à imager
2 d'un patient 3 à examiner. A un instant donné, le rayonnement X 1 n'irradie qu'une
portion 2' de la surface à imager 2. A l'issue d'un balayage complet, toute la surface
à imager 2 a été irradiée portion par portion. Le générateur 10 de rayons X à balayage
peut être à balayage de fente, c'est à dire avec une fente qui se déplace devant une
source de rayons X ou être à fente fixe comme décrit par exemple dans la demande de
brevet française FR A- 2 795 864. Dans ce cas, c'est en agissant sur l'orientation
variable du faisceau d'électrons par rapport à une cible qu'on fait varier l'angle
d'incidence du faisceau X sur le corps à irradier : la vitesse de balayage peut être
élevée, en l'absence de mouvements de pièces mécaniques.
[0029] De l'autre côte du patient 3, c'est à dire à l'opposé du générateur 10 de rayons
X à balayage se trouve le système de détection 20. Il détecte le rayonnement X 1 ayant
traversé le patient, ce rayonnement X étant porteur d'une image radiologique.
[0030] Le système de détection 20 d'image comporte un capteur d'image 22 destiné à acquérir
via le rayonnement X issu des portions, une image de la surface à imager. Ce capteur
d'image 22 est stationnaire vis à vis du balayage et il possède des dimensions lui
permettant d'acquérir une image de toute la surface à imager 2. Il n'est pas mis en
mouvement ni limité en dimensions à celles de la portion irradiée. En supprimant les
moyens pour mettre en mouvement le capteur puisqu'il est stationnaire, on s'affranchit
notamment des problèmes mécaniques rencontrés avec un capteur déplaçable au rythme
du rayonnement balayant..
[0031] Le système de détection d'image 20 comporte également des moyens 24 pour limiter,
à un instant donné, l'acquisition du capteur d'image 22 essentiellement à celle de
l'image de la portion 2' irradiée à cet instant, ces moyens étant en synchronisme
avec le balayage et en correspondance géométrique avec la portion irradiée 2'. Une
liaison en pointillés illustre le synchronisme entre le rayonnement X 1 balayant et
les moyens 24 limitant l'acquisition du capteur d'image 22.
[0032] Dans l'exemple décrit, le capteur d'image 22 est un capteur d'image lumineuse et
il coopère avec des moyens 21 pour convertir le rayonnement X porteur de l'image radiologique
en une image lumineuse reçue par le capteur d'image 22 lumineuse.
[0033] On pourrait envisager d'utiliser un capteur d'image électronique à la place du capteur
d'image lumineuse comme le montre la figure 10 décrite ultérieurement. Ce capteur
est destiné à capter des charges électroniques et il coopère avec des moyens pour
convertir directement le rayonnement X porteur de l'image radiologique en une image
électronique.
[0034] Dans l'exemple décrit à la figure 1, le système de détection 20 comporte en tant
que moyens de conversion un tube intensificateur d'image radiologique 21 connu sous
le sigle IIR, suivi du capteur d'image 22 lumineuse.
[0035] Les moyens 24 limitant l'acquisition du capteur d'image 22 lumineuse sont des moyens
mécaniques d'occultation partielle du capteur d'image 22 lumineuse. Ces moyens 24
d'occultation partielle sont externes au capteur d'image 22 lumineuse, ils masquent
partiellement le capteur d'image 22 de manière à ce qu'il ne capte, à un instant donné,
que l'image lumineuse de la portion irradiée 2' par le rayonnement X 1 balayant.
[0036] On va voir maintenant plus en détails le système de détection d'image dans sa réalisation
de la figure 1.
[0037] Le tube IIR 21 comporte de manière classique une enceinte 200 étanche au vide fermée
à une extrémité par une fenêtre d'entrée 201 par laquelle pénètre le rayonnement X
balayant 1 ayant traversé le patient 3.
[0038] Le rayonnement X balayant 1 rencontre ensuite un écran d'entrée 202 dont la fonction
est de traduire l'intensité du rayonnement X en une quantité d'électrons. Cet écran
d'entrée 202 est dimensionné de manière à pouvoir être frappé par le rayonnement X
1 quel que soit le lieu d'impact sur la fenêtre d'entrée 201. L'écran d'entrée 202
comprend généralement un scintillateur 203 associé à une photocathode 204. Le scintillateur
203 convertit le rayonnement X 1 balayant en photons visibles qui sont eux-mêmes convertis
en électrons par la photocathode 204.
[0039] Un jeu d'électrodes 205 accélère les électrons et les focalise sur un écran de sortie
cathodoluminescent 206. L'écran de sortie 206 luminescent est disposé à proximité
d'une fenêtre de sortie 207 située à l'opposé de la fenêtre d'entrée 201. L'impact
des électrons sur l'écran luminescent 206 permet de reconstituer l'image lumineuse
qui s'est formée sur la photocathode 204. Cette image lumineuse traduit à un instant
donné l'image radiologique de la portion irradiée 2'.
[0040] Cette image lumineuse comporte les défauts évoqués plus haut car avec uniquement
le rayonnement X balayant, des rayons X diffusés percutent la photocathode 204 et
leur effet est visible sur l'écran de sortie 206.
[0041] L'image affichée par l'écran de sortie 206 est alors transmise vers le capteur d'image
22 lumineuse. Ce capteur d'image 22 lumineuse est généralement un capteur de type
CCD (pour Charge-Coupled Device en langue anglaise ou dispositif à couplage de charges)
inclus dans une caméra vidéo 220, un film cinématographique placé dans une caméra
cinématographique ou un film photographique inclus dans un appareil photographique.
Le capteur CCD peut être remplacé avantageusement par un capteur de type CMOS qui
fonctionne de manière très semblable.
[0042] La transmission de l'image lumineuse affichée par l'écran de sortie 206 vers le capteur
d'image 22 lumineuse se fait généralement par l'intermédiaire d'un dispositif optique
de couplage 209, disposé à l'extérieur du tube IIR 21 et centré sur un axe XX' longitudinal
du tube IIR, axe autour duquel est également centré l'écran de sortie 206. Ce dispositif
optique de couplage 209 peut comporter des lentilles et/ou des fibres optiques....
[0043] Le capteur d'image 22 lumineuse est dimensionné pour recevoir en totalité l'image
de la surface à imager 2, comme c'est le cas dans les systèmes de détection d'image
classiques à faisceau de rayons X stationnaire.
[0044] Il est associé à des moyens d'occultation 24 partielle synchronisés avec le mouvement
de balayage du rayonnement X 1 balayant et en correspondance géométrique avec la portion
2' irradiée de la surface à imager. En étant masqué partiellement, le capteur d'image
22 lumineuse ne peut capter que l'image lumineuse de la portion irradiée 2' par le
rayonnement X 1 balayant. Ces moyens d'occultation 24 empêchent que le capteur d'image
22 lumineuse ne capte la trace de rayons X diffusés dans le patient 3.
[0045] Le système de détection d'image 20 peut comporter un dispositif d'acquisition et
de traitement de signaux 23 qui traite et stocke des signaux relatifs à l'image que
lui délivre le capteur d'image 22 lumineuse. Après traitement approprié, ces signaux
peuvent être observés sur un dispositif de visualisation 25.
[0046] Dans l'exemple de la figure 1, le capteur d'image 22 lumineuse est stationnaire vis
à vis du balayage tandis que les moyens d'occultation partielle 24 sont mobiles et
plus particulièrement rotatifs par rapport au capteur d'image 22 lumineuse. Ils sont
placés entre l'écran de sortie 206 et le capteur d'image 22 lumineuse.
[0047] Ils prennent la forme d'un disque 240 opaque à la lumière provenant de l'écran de
sortie 206, et doté d'au moins une fenêtre 241 laissant passer la lumière. Cette fenêtre
241 peut être tout simplement une ouverture dans le disque qui laisse passer l'image
lumineuse de la portion irradiée 2'.
[0048] Le disque 240 est entraîné en rotation de manière que sa fenêtre 241 se déplace en
synchronisme avec le rayonnement X 1 balayant la surface à imager 2. Lorsque le rayonnement
X 1 balayant a excursionné totalement la surface à imager 2, la fenêtre 241 a excursionné
le capteur d'image lumineuse et ce dernier à capté la totalité de l'image radiologique
de la surface à imager 2 convertie en image lumineuse, à partir d'une pluralité d'images
lumineuses correspondant aux différentes portions irradiées 2' pendant la balayage.
La vitesse de rotation du disque 240 est synchronisée avec celle du faisceau de rayons
X balayant 1.
[0049] On suppose que le balayage du rayonnement X 1 balayant s'effectue sur la surface
à imager 2 de haut en bas comme le montre la figure 1. Le rayonnement X balayant 1
émerge d'une fente 4 dont la longueur, perpendiculaire à la direction du balayage,
correspond à la dimension de la surface à imager 2 située également perpendiculairement
à la direction de balayage, à un coefficient d'agrandissement près. Ce facteur est
fonction de la distance séparant le patient 3 du générateur de rayons X 10. La largeur
de la fente 4 située dans le sens du balayage est très petite devant l'autre dimension
de la surface à imager 2 située également dans le sens du balayage. La fente 4 peut-être
animée d'un mouvement de va-et-vient en translation, mais on peut envisager, pour
s'affranchir de ce mouvement de va-et-vient qui est toujours difficile à réaliser
à grande vitesse, d'utiliser un disque animé d'un mouvement de rotation et doté d'une
ou plusieurs fentes. Dans ce cas le balayage est unidirectionnel.
[0050] Les dimensions de la portion irradiée 2' à un instant donné sont calquées sur celles
de la fente 4 au coefficient d'agrandissement près.
[0051] Sur l'exemple de la figure 1, les fenêtres 241 sont des fentes radiales dont les
dimensions sont calquées sur celles de la portion irradiée 2', à un coefficient de
proportionnalité près, fonction des positions relatives et des effets des différents
éléments se trouvant entre le patient 3 et les moyens d'occultation 24.
[0052] Ces fentes 241 sont situées à la périphérie du disque 240. Il est préférable de répartir
les fenêtres 241 sur toute la périphérie du disque surtout si la cadence des images
radiologiques à prendre est élevée.
[0053] Dans le cas où le balayage se fait en translation, le disque 240 aura un rayon grand
devant la longueur des fenêtres 241 de sorte que le déplacement d'une fente devant
le capteur d'image 22 lumineuse soit assimilable à une translation. On se réfère à
la figure 2.
[0054] Les moyens d'occultation 24 partielle peuvent prendre la forme d'un ruban opaque
242 doté d'une ou plusieurs fenêtres 243 transparentes à la lumière de l'écran de
sortie 206. Ce ruban 242 peut être configuré en boucle et entraîné par des galets
244 comme l'illustre la figure 3. Lorsqu'il est face au capteur d'image 22 lumineuse,
il se déplace en translation. Ses fenêtres 243 sont des fentes transversales à la
direction de déplacement du ruban 242. On se réfère à la figure 4.
[0055] Si le mouvement de balayage est un mouvement de va et vient bidirectionnel, l'émission
des rayons X peut-être arrêtée pendant un des deux trajets si les moyens d'occultation
partielle sont animés d'un mouvement unidirectionnel en rotation ou en translation.
[0056] Dans les deux configurations décrites, les moyens d'occultation 24 partielle sont
disposés entre l'écran de sortie 206 et le capteur d'image 22 lumineuse. Dans le cas
où un dispositif optique de couplage 209 est interposé entre l'écran de sortie 206
et le capteur d'image 22 lumineuse, les moyens d'occultation 24 partielle peuvent
se trouver soit entre l'écran de sortie 206 et le dispositif optique de couplage 209
comme sur la figure 1, soit entre le dispositif optique de couplage 209 et le capteur
d'image 22 lumineuse comme sur la figure 3.
[0057] On pourrait aussi envisager que les moyens d'occultation 24 partielle soient placés
entre le patient 3 et les moyens de conversion 21 et qu'ils soient directement exposés
au rayonnement X. Dans cette variante, le capteur d'image pourrait être un capteur
d'image électronique.
[0058] Dans l'exemple illustré à la figure 5, le capteur d'image est un capteur d'image
lumineuse et les moyens de conversion 21 sont matérialisés par un tube IIR. Les différences
avec les configurations décrites précédemment sont que maintenant les moyens d'occultation
partielle 24 sont exposés directement au rayonnement X 1 ayant traversé le patient
3 et comportent une partie opaque 247 au rayonnement X et une ou plusieurs parties
248 qui le laisse passer. On suppose sur cette figure 5 que les moyens d'occultation
partielle 24 prennent la forme d'un disque qui forme la partie opaque 247 et que ce
disque est doté de fenêtres 248 sous forme de fentes qui laissent passer l'image radiologique
de la portion irradiée 2'. Ces moyens d'occultation partielle 24 devant être partiellement
opaques au rayonnement X sont réalisés à base de plomb et nécessitent des moyens plus
puissants pour être déplacés et plus onéreux que dans les variantes précédentes.
[0059] Les exemples précédents font comprendre les principes de mise en correspondance d'une
partie de corps, irradiée à un instant donné par le faisceau de rayons X qui balaye
le corps, avec une partie d'image lumineuse correspondante et avec une partie d'image
électronique correspondante, ou bien directement avec une partie d'image électronique
correspondante lorsque le système convertit directement les rayons X en image électronique
sans passer par une image lumineuse. Mais ces exemples montrent aussi que cette mise
en correspondance est faite par des moyens mécaniques, essentiellement sous forme
de fentes qui se déplacent en synchronisme avec le balayage du faisceau X.
[0060] La présente invention propose d'utiliser des moyens électroniques, synchronisés avec
le mouvement de balayage du faisceau X, pour ne produire une image électronique que
dans une zone qui, à un moment donné, correspondant à la zone irradiée par le faisceau
X en mouvement de balayage. Ces moyens sont statiques et remplacent avantageusement
les moyens mécaniques décrits ci-dessus, dans les différentes configurations envisagées.
[0061] Deux réalisations principales sont prévues.
[0062] Dans la première, qui est applicable lorsqu'une partie de la chaîne de conversion
des rayons X en image électronique passe par une image lumineuse, on intercale un
écran à cristaux liquides entre l'image lumineuse et un capteur d'image. Ce capteur
d'image est de préférence électronique (tel que le capteur matriciel CCD ou CMOS d'une
caméra électronique) mais on peut également envisager qu'il s'agisse d'un simple film
photographique qui sera exposé zone par zone au fur et à mesure du balayage de rayons
X, les zones de film ne correspondant pas à la zone irradiée à un moment donné étant
masquées à ce moment. L'écran à cristaux liquides est rendu opaque partout sauf dans
une zone (en principe une ligne de matrice si le balayage permet une irradiation ligne
par ligne) correspondant à l'image effectivement irradiée par le faisceau X. Le capteur
d'image lumineuse, s'il est électronique, ne recueille pas de signal, sauf dans cette
zone. Les rayons X qui ont pu être diffusés dans des directions éparpillées et qui
ont pu produire une image lumineuse non limitée à la portion irradiée, ne vont pas
influencer le capteur électronique car celui-ci n'observera qu'une zone correspondant
véritablement à la portion irradiée.
[0063] Dans la deuxième grande variante de réalisation, applicable qu'il y ait conversion
en image lumineuse avant que l'image ne soit recueillie par un capteur électronique
d'image lumineuse ou qu'il y ait conversion directe des rayons X en image électronique,
on prévoit que les moyens d'intégration électronique qui convertissent les photons
d'image lumineuse ou les photons d'image X en électrons sont organisés pour empêcher
l'intégration ou la lecture de charges en dehors de la zone d'image qui correspond
à la zone irradiée à un instant donné par le faisceau X balayant.
[0064] Typiquement, si une ligne (ou éventuellement quelques lignes) de capteur d'image
lumineuse ou électronique est irradiée à un instant donné, on s'arrange pour vider
les charges de ces lignes juste avant que ne commence l'irradiation (vidant ainsi
les charges issues des rayonnements diffusés indésirables), on intègre les charges
résultant uniquement de l'irradiation de la zone irradiée, et on lit ces charges immédiatement
après le temps d'irradiation.
[0065] On se réfère d'abord aux figures 6 et 7 qui illustrent l'invention.
[0066] Les moyens d'occultation partielle 24 sont réalisés par un obturateur 245 à cristaux
liquides en réseau dont la transmission est asservie à la position de la portion irradiée
2' par le rayonnement X 1 balayant. Ces moyens d'occultation partielle 24 sont utilisés
pour arrêter la lumière provenant de l'écran de sortie 206 du tube intensificateur
d'image radiologique 21.
[0067] Cet obturateur 245 peut comprendre une fine couche 31 de cristaux liquides (par exemple
de type nématique en hélice) prise en sandwich entre deux lames transparentes 32,
33 scellées entre elles, elles mêmes placées entre deux polariseurs croisés 36.
[0068] Un tel obturateur 245 fonctionne de la manière suivante. Au moins une des lames transparentes
est pourvue d'un réseau d'électrodes. permettant d'appliquer un champ électrique à
des portions de la couche de cristaux liquides. C'est pourquoi l'obturateur 245 est
dit en réseau. En soumettant une partie de la couche de cristaux liquides à un champ
électrique, elle devient opaque et arrête la lumière provenant de l'écran de sortie
206. Cette lumière ne peut plus atteindre le capteur d'image 22 lumineuse. En l'absence
de champ électrique, cette partie est transparente et laisse passer la lumière provenant
de l'écran de sortie 206. Cette lumière peut ainsi atteindre le capteur d'image 22
lumineuse.
[0069] Dans l'exemple décrit et représenté en détails sur la figure 7, on a représenté sur
chaque lame 32, 33 transparente un réseau 34, 35 d'électrodes E1, E2 transparentes
parallèles orientées transversalement à la direction du balayage du rayonnement X
1. Une électrode E1 d'un réseau 34 est appariée à une électrode E2 de l'autre réseau
35 et deux électrodes appariées sont en vis à vis. Chaque réseau 34, 35 est relié
à un dispositif de commande respectivement 37, 38 permettant d'appliquer à ses électrodes
E1, E2 un potentiel approprié et donc de soumettre à un champ électrique approprié
la portion de cristaux liquides située entre deux électrodes appariées afin de la
rendre opaque. La commande des potentiels à appliquer aux électrodes réalisé en synchronisme
avec le balayage, permet, à chaque instant, d'inclure dans l'obturateur 245 rendu
opaque une zone transparente 246 dont les dimensions sont telles que le capteur d'image
22 lumineuse ne capte que l'image radiologique de la portion irradiée 2'. Les dimensions
de la zone transparente 246 sont calquées sur celles de la portion irradiée 2' au
coefficient de proportionnalité près.
[0070] Les motifs d'électrodes décrits sur la figure 7 ne sont que des exemples non limitatifs
et d'autres sont bien sûr envisageables pour délimiter ce qui doit rester opaque et
ce qui doit devenir transparent. Un motif classique matriciel peut être utilisé, pourvu
que les moyens de commande, en principe ligne par ligne, soient organisés de manière
à correspondre avec la nature du balayage X utilisée.
[0071] Un avantage non négligeable des moyens pour limiter l'acquisition du capteur d'image
associés à un tube intensificateur d'image radiologique, dans la configuration où
ils sont localisés entre l'écran de sortie et le capteur d'image est que ces moyens
de limitation n'éliminent pas seulement la lumière provenant du rayonnement X diffusé
dans le patient mais également la lumière diffusée et les rayons X diffusés sur tout
le trajet compris entre eux et le patient. En leur absence, cette lumière ou ce rayonnement
X seraient captés par le capteur d'image et le contraste serait dégradé. Les meilleurs
gains en contraste sont obtenus en plaçant les moyens de limitation le plus près possible
du capteur d'image lumineuse.
[0072] Au lieu d'être externes au capteur d'image, les moyens de limitation de son acquisition
peuvent lui être intégrés. Dans cette deuxième solution, c'est le capteur électronique
d'image qui ne recueille qu'une zone d'image utile à un instant donné. Ces variantes
sont illustrées aux figures 8a, 8b, 9a à 9c et 10 avec des capteurs d'images à l'état
solide.
[0073] On se réfère à la figure 8a. On retrouve comme sur la figure 1, le générateur 10
de rayons X à balayage qui délivre le rayonnement X 1 balayant la surface à imager
2 d'un patient 3 à examiner. De l'autre côté du patient 3 se trouve le système de
détection 20 selon l'invention avec un capteur d'image lumineuse 22. Il comporte des
moyens 21 pour convertir le rayonnement X issu des portions 2' en image lumineuse
de type tube IIR associés au capteur d'image lumineuse 22. Maintenant le capteur d'image
22 lumineuse est un capteur électronique de type CMOS inclus par exemple dans une
caméra vidéo 220. Les moyens 240 pour limiter l'acquisition du capteur d'image lumineuse
sont intégrés au capteur d'image lumineuse. Ils peuvent soit empêcher l'acquisition
d'image en dehors d'une zone déterminée (correspondant à la zone irradiée par le faisceau
X) soit efectuer une remise à zéro de l'imagé acquise dans une zone déterminée (une
ligne de capteur par exemple ou quelques lignes) juste avant de recueillir une image
désirée dans cette zone, et là encore en synchronisme avec le balayage du faisceau
X.
[0074] Les capteurs de type CMOS de conception récente commencent à être utilisés. Ils sont
très prometteurs car ils consomment beaucoup moins que les capteurs CCD, sont beaucoup
moins encombrants, offrent de nouvelles possibilités dans l'acquisition de portions
d'images, peuvent opérer à des vitesses supérieures à celles des capteurs CCD et sont
de coûts moindres. Dans un tel capteur chaque pixel ne comporte pas seulement un élément
photocapteur, par exemple une photodiode, mais aussi un circuit à transistor CMOS
à fonction d'amplificateur de lecture permettant de pouvoir lire rapidement la quantité
de charges stockée au niveau de chaque pixel qui a été exposé à un signal lumineux.
Sur le même substrat se trouve aussi des moyens pour numériser les signaux stockés
par les pixels et utilisés lors de la lecture.
[0075] Dans la configuration de la figure 8a et des figures 9a à 9c, le capteur d'image
22 lumineuse est formé d'une pluralité de points sensibles ou pixels P1 à P9 photosensibles
arrangés en matrice et connectés entre un conducteur de colonne Y1 à Y3 et un conducteur
de ligne X1 à X3. Ces pixels sont symbolisés par un carré. On en a représenté seulement
neuf pour ne pas surcharger la figure. Après une exposition à un signal lumineux,
les pixels P1 à P3 reliés à un même conducteur de ligne X1 sont adressés en même temps
par un dispositif d'adressage 400 relié aux conducteurs de ligne X1 à X3, la quantité
de lumière qu'ils ont reçue est lue au niveau de chaque pixel, les données lues pour
chaque pixel étant transférées par les conducteurs de colonne Y1 à Y3 dans un dispositif
de conversion analogique-numérique 401 fonctionnant en parallèle pour y être numérisées.
[0076] Les moyens 240 limitant l'acquisition du capteur d'image 22, dans une première phase,
juste avant qu'une portion 2' ne soit irradiée, commandent la remise à zéro c'est
à dire l'effacement des pixels P4 à P6 du capteur correspondant à l'image lumineuse
de ladite portion, et dans une seconde phase, juste après que la portion 2' ait été
irradiée, commandent la lecture des pixels P4 à P6 correspondant à cette image lumineuse.
Pour acquérir l'image lumineuse de la surface à imager 2 tous les pixels sont soumis
à cette succession d'états effacement, exposition, lecture.
[0077] Les figures 9a à 9c servent à décrire le fonctionnement des moyens de limitation
240. On suppose que le balayage du rayonnement X 1 se fait linéairement comme sur
la figure 1 et qu'une ligne de pixels correspond à une portion irradiée 2'. La flèche
entrant dans le bloc 240 symbolisant les moyens de limitation indique que ces moyens
sont synchronisés avec le mouvement de balayage du rayonnement X.
[0078] Sur la figure 9a, le conducteur de ligne X2 auxquels sont reliés les pixels P4 à
P6 porte une flèche issue du dispositif d'adressage 400, ce qui symbolise qu'ils viennent
d'être effacés ou mis à zéro. Ils ont été vidés de toute trace d'exposition antérieure.
Les pixels P1 à P3 sont eux exposés et sont représentés grisés tandis que les pixels
P7 à P9 sont lus, ce qui est symbolisé par des flèches sur les conducteurs de colonne
Y1 à Y3 issues des pixels P7 à P9 et dirigées vers le dispositif de conversion analogique-numérique
401.
[0079] Sur la figure 9b, les pixels P4 à P6 sont grisés ce qui signifie qu'ils viennent
d'être exposés à un éclairement délivré par le tube intensificateur d'image radiologique.
Les pixels P1 à P3 sont lus, ce qui est symbolisé par des flèches sur les conducteurs
de colonne Y1 à Y3 issues des pixels P1 à P3 et dirigées vers le dispositif de conversion
analogique-numérique 401. Les pixels P7 à P9 sont effacés ce qui est symbolisé par
la flèche, issue du dispositif d'adressage 400, et portée par le conducteur de ligne
X3 auxquels sont reliés les pixels P7 à P9.
[0080] Sur la figure 9c, on a voulu illustrer le fait que les pixels P4 à P6 sont lus à
cet instant tandis que les pixels P1 à P3 sont effacés et que les pixels P7 à P9 sont
exposés. Les mêmes symboles que précédemment ont été utilisés. De cette manière, les
signaux lus ne comportent pas de diffusé.
[0081] Sur la figure 8b, on retrouve comme sur la figure 1, le générateur 10 de rayons X
à balayage qui délivre le rayonnement X 1 balayant la surface à imager 2 d'un patient
3 à examiner. De l'autre côté du patient 3 se trouve le système de détection 20 selon
l'invention. Il n'y a pas de tube IIR. Il comporte un capteur d'image 22, 52 à l'état
solide qui peut être soit de type capteur d'image lumineuse 22, soit de type capteur
d'image électronique 52. Ses dimensions sont sensiblement celles de la surface à imager
2. Le capteur coopère avec des moyens de conversion 21, 51 du rayonnement X issu des
portions 2' soit en image lumineuse, soit en image électronique. S'il s'agit d'une
conversion en image lumineuse, les moyens de conversion 21 sont de type scintillateur
qui recouvrent le capteur d'image 22 lumineuse. S'il s'agit d'une conversion en image
électronique, les moyens de conversion 51 sont réalisés à base de sélénium qui recouvre
le capteur d'image 52 électronique. Les moyens de conversion 21, 51 sont directement
face au rayonnement X qui a traversé le patient. Le capteur d'image 22 lumineuse peut
être un capteur dont les pixels sont formés d'une diode photosensible coopérant avec
un interrupteur. Ce type de capteur est bien connu en radiologie numérique. Le capteur
d'image électronique 52 peut être conforme à ce que montre la figure 10. Les moyens
240 pour limiter l'acquisition du capteur d'image sont intégrés au capteur d'image
22, 52 et tout à fait comparables à ce qui a été décrit à la figure 8a Les éléments
sensibles du capteur sont soumis à une succession d'états : effacement ou remise à
zéro, exposition, lecture.
[0082] On se réfère à la figure 10, le capteur d'image électronique 52 est formé d'une pluralité
de points 53 sensibles aux charges électroniques, formés chacun d'un élément capacitif
54 associé à un élément de commutation 55 par exemple un transistor TFT (pour la dénomination
anglo-saxonne Thin Film Transistor) activé notamment lors de la lecture, arrangés
en réseau à la manière des représentations des figures 9. Ces points sensibles sont
réalisés notamment à l'aide de technique de dépôt en films minces de matériaux semi-conducteurs
tels que le silicium amorphe. Ce capteur d'image électronique 52 coopère avec des
moyens de conversion 51 image radiologique- image électronique à base de sélénium
par exemple. Les points sensibles sont recouverts d'une couche 51 à base de sélénium.
En traversant la couche 51 à base de sélénium le rayonnement X est directement converti
en charges électroniques (symbolisées par une flèche). Ces charges électroniques sont
stockées sur les éléments capacitifs 54. Les moyens pour limiter l'acquisition du
capteur d'image électronique fonctionnent de manière comparable à ce qui a été décrit
aux figures 8a et 8b. Les charges stockées sur les éléments capacitifs 54 sont lues
séquentiellement ligne par ligne. En effectuant une opération de remise à zéro des
éléments capacitifs 54 d'une ligne juste avant qu'ils ne reçoivent des charges électroniques
et une opération de lecture des charges stockées dans ces éléments capacitifs juste
après qu'ils aient reçu des charges, on parvient à éliminer le signal lié aux rayons
X diffusés dans l'acquisition de l'image radiologique.
[0083] Au lieu de remettre à zéro une ligne avant de la soumettre à une irradiation lumineuse
ou une irradiation de rayons X, on pourrait envisager d'empêcher l'intégration des
charges photogénérées en dehors d'une ligne déterminée et de ne l'autoriser que dans
la ligne sélectionnée.
[0084] Enfin, il faut signaler que, notamment dans le domaine médical, on tend à remplacer
les intensificateurs d'image radiologiques (tubes à vides) par des détecteurs à l'état
solide, éventuellement de larges dimensions, et que l'on peut par conséquent adapter
directement cette solution de limitation de l'observation à une zone déterminée en
correspondance et en synchronisme avec une balayage de faisceau X.
[0085] Les exemples décrits ne sont pas limitatifs en ce qui concerne les choix d'association
entre le capteur d'image, les moyens de conversion et les moyens limitant l'acquisition
du capteur d'image, d'autres combinaisons sont possibles sans sortir du cadre de l'invention.
1. Système de détection d'image radiologique apte à coopérer avec un générateur de rayons
X (10) à balayage destiné à produire un rayonnement X (1) balayant une surface à imager
(2), ce rayonnement X (1) irradiant portion (2') après portion la surface à imager
(2), le rayonnement X issu d'une portion (2') étant porteur d'une image radiologique
de ladite portion, le système comportant un capteur d'image (22, 52) qui est stationnaire
vis à vis du balayage et qui est dimensionné pour pouvoir acquérir une image de toute
la surface à imager (2) via le rayonnement X issu des portions (2'), caractérisé en ce que le système de détection comporte de plus des moyens électroniques pour limiter, à
un instant donné, l'acquisition du capteur d'image (22,52) à une zone correspondant
à la portion irradiée (2') à cet instant, ces moyens de limitation agissant en synchronisme
avec le balayage et en correspondance géométrique avec la portion irradiée (2').
2. Système de détection d'image selon la revendication 1, caractérisé en ce que le capteur d'image est un capteur (22) d'image lumineuse et en ce qu'il coopère avec des moyens pour convertir le rayonnement X issu des portions (2')
en image lumineuse.
3. Système de détection d'image selon la revendication 2, caractérisé en ce que les moyens (24) pour limiter l'acquisition sont réalisés par un obturateur (245)
à cristaux liquides en réseau, fixe par rapport au capteur d'image (22) lumineuse
et intercalé entre les moyens pour convertir le rayonnement X en image lumineuse et
le capteur d'image lumineuse.
4. Système de détection d'image selon l'une des revendications 1 et 2 caractérisé en ce que les moyens (240) pour limiter l'acquisition du capteur d'image (22) sont intégrés
au capteur d'image.
5. Système de détection d'image selon la revendication 4, dans lequel le capteur d'image
(22) est formé d'une pluralité de pixels photosensibles à l'état solide, caractérisé en ce que les moyens (240) pour limiter l'acquisition du capteur d'image (22) commandent juste
avant qu'une portion ne soit irradiée, un effacement des pixels du capteur correspondants
à l'image lumineuse de ladite portion irradiée, et une lecture desdits pixels juste
après l'irradiation de la dite portion.
6. Système de détection d'image selon la revendication 4, dans lequel le capteur d'image
électronique est formé d'une pluralité d'éléments capacitifs (54), caractérisé en ce que les moyens (240) pour limiter l'acquisition du capteur d'image (52) commandent, juste
avant qu'une portion (2') ne soit irradiée une mise à zéro des éléments capacitifs
(54) correspondant à l'image électronique de ladite portion irradiée et une lecture
des charges stockées dans lesdits éléments capacitifs (54) juste après l'irradiation
de la dite portion (2').
7. Système de détection selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le capteur d'image (22, 52) est de type état solide et notamment de type CCD, de
type CMOS, à diodes photosensibles, à éléments capacitifs.
8. Système de détection selon la revendication 2, caractérisé en ce que les moyens (21) pour convertir le rayonnement X en image lumineuse sont de type intensificateur
d'image radiologique ou scintillateur.
9. Système de détection d'image selon la revendication 1, caractérisé en ce que le capteur d'image (52) est un capteur d'image électronique et en ce qu'il coopère avec des moyens (51) pour convertir directement le rayonnement X issu des
portions (2') en image électronique.
10. Système de détection selon la revendication 9, caractérisé en ce que les moyens (51) pour convertir le rayonnement X en image électronique sont réalisés
à base de sélénium.
11. Système de détection selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens (23) de traitement de l'image captée par le capteur d'image
(22) de manière à reconstruire une image complète de l'image radiologique de la surface
à imager à partir des images des zones irradiées.
12. Système de détection selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le capteur d'image lumineuse est de type film photographique ou film cinématographique.
1. Röntgenbildsensorvorrichtung, die mit einer Abtaströntgenstrahlungsquelle (10) zusammenwirken
kann, die dazu bestimmt ist, eine eine abzubildende Oberfläche (2) abtastende Röntgenstrahlung
(1) zu erzeugen, wobei diese Röntgenstrahlung (1) die abzubildende Oberfläche (2)
Teil (2') für Teil beleuchtet, wobei die von einem Teil (2') kommende Röntgenstrahlung
Träger eines Röntgenbildes des Teils ist, wobei die Vorrichtung einen Bildsensor (22,
52) umfasst, der gegenüber der Abtastung stationär ist und der so bemessen ist, dass
er ein Bild der ganzen abzubildende Oberfläche (2) über die von den Teilen (2') kommende
Röntgenstrahlung aufnehmen kann, dadurch gekennzeichnet, dass die Sensorvorrichtung zudem elektronische Mittel umfasst, um zu einem gegebenen Zeitpunkt
die Aufnahme des Bildsensors (22, 52) auf einen dem zu diesem Zeitpunkt bestrahlten
Teil (2') zu begrenzen, wobei diese Begrenzungsmittel synchron zur Abtastung und in
geometrischer Entsprechung zu dem bestrahlten Teil (2') wirken.
2. Bildsensorvorrichtung nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass der Bildsensor ein Leuchtbildsensor (22) ist und dass er mit Mitteln zum Umwandeln
der von den Teilen (2') kommenden Röntgenstrahlung in ein Leuchtbild zusammenwirkt.
3. Bildsensorvorrichtung nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, dass die Mittel (24) zum Begrenzen der Aufnahme durch einen Verschluss (245) mit einem
Flüssigkristallgitter realisiert sind, der relativ zu dem Leuchtbildsensor (22) ortsfest
und zwischen die Mittel zum Umwandeln der Röntgenstrahlung in ein Leuchtbild und den
Leuchtbildsensor eingeschoben sind.
4. Bildsensorvorrichtung nach einem der Ansprüche 1 und 2, dadurch gekennzeichnet, dass die Mittel (240) zum Begrenzen der Aufnahme des Bildsensors (22) in den Bildsensor
integriert sind.
5. Bildsensorvorrichtung nach Anspruch 4, bei dem der Bildsensor (22) von einer Vielzahl
von lichtempfindlichen Festkörperbildelementen gebildet wird, dadurch gekennzeichnet, dass die Mittel (240) zum Begrenzen der Aufnahme des Bildsensors (22) unmittelbar bevor
ein Teil bestrahlt wird eine Löschung der Bildelemente des Sensors, die dem Leuchtbild
des bestrahlten Teils entsprechen, und unmittelbar nach der Bestrahlung des Teils
ein Auslesen der Bildelemente auslösen.
6. Bildsensorvorrichtung nach Anspruch 4, bei dem der elektronische Bildsensor von einer
Vielzahl von kapazitiven Elementen (54) gebildet wird, dadurch gekennzeichnet, dass die Mittel (240) zum Begrenzen der Aufnahme des Bildsensors (52) unmittelbar bevor
ein Teil (2') bestrahlt wird, eine auf Null Setzung der kapazitiven Elementen (54),
die dem elektronischen Bild des bestrahlten Teils entsprechen, und unmittelbar nach
der Bestrahlung des Teils (2') ein Auslesen der in den kapazitiven Elementen (54)
gespeicherten Ladungen auslösen.
7. Sensorvorrichtung nach einem der Ansprüche 1 bis 4, dadurch gekennzeichnet, dass der Bildsensor (22, 52) von der Art eines Festkörperbildsensors und insbesondere
von der CCD-Art, der CMOS-Art, der Art mit Photodioden, der Art mit kapazitiven Elementen
ist.
8. Sensorvorrichtung nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, dass die Mittel (21) zum Umwandeln der Röntgenstrahlung in ein Leuchtbild von der Art
eines Röntgenbildverstärkers oder Szintillators sind.
9. Bildsensorvorrichtung nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass der Bildsensor (52) ein elektronischer Bildsensor ist und dass er mit den Mitteln
(51) zum direkten Umwandeln der von den Teilen (2') kommenden Röntgenstrahlung in
ein elektronisches Bild zusammenwirkt.
10. Sensorvorrichtung nach Anspruch 9, dadurch gekennzeichnet, dass die Mittel (51) zur Umwandlung der Röntgenstrahlung in ein elektronisches Bild auf
der Basis von Selen hergestellt sind.
11. Sensorvorrichtung nach einem der Ansprüche 1 bis 10, dadurch gekennzeichnet, dass er Mittel (23) zur Verarbeitung des durch den Bildsensor (22) aufgenommenen Bildes
umfasst, um ein komplettes Bild des Röntgenbildes der abzubildenden Oberfläche auf
der Basis der bestrahlten Bereich zu rekonstruieren.
12. Sensorvorrichtung nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, dass der Lichtbildsensor von der Art eines photographischen Films oder eines kinematographischen
Films ist.
1. Radiological image detection system capable of cooperating with a scanning X-ray generator
(10) designed to produce X-ray radiation (1) scanning a surface (2) to be imaged,
this X-ray radiation (1) irradiating, portion (2') after portion, the surface (2)
to be imaged, the X-ray radiation from a portion (2') carrying a radiological image
of the said portion, the system comprising an image sensor (22, 52) which is stationary
with respect to the scanning and which is dimensioned so as to be able to acquire
an image of the entire surface (2) to be imaged by the X-ray radiation from the portions
(2'), characterized in that the detection system comprises in addition means for electronically limiting, at
a given time, the acquisition of the image sensor (22, 52) to an area corresponding
to the irradiated portion (2') at that time, these limitation means acting in synchronism
with the scanning and in geometrical correspondence with the irradiated portion (2').
2. Image detection system according to Claim 1, characterized in that the image sensor is a light image sensor (22) and in that it cooperates with means for converting the X-ray radiation from the portions (2')
into a light image.
3. Image detection system according to Claim 2, characterized in that the means (24) for limiting the acquisition are produced by a shutter (245) with
a liquid crystals array, fixed with respect to the light image sensor (22) and inserted
between the means for converting the X-ray radiation into a light image and the light
image sensor.
4. Image detection system according to either of Claims 1 and 2, characterized in that the means (240) for limiting the acquisition of the image sensor (22) are integrated
with the image sensor.
5. Image detection system according to Claim 4, in which the image sensor (22) is formed
from a plurality of solid-state photosensitive pixels, characterized in that the means (240) for limiting the acquisition of the image sensor (22) control, just
before a portion is irradiated, the erasure of the sensor pixels corresponding to
the light image of the said irradiated portion, and the reading of the said pixels
just after the said portion is irradiated.
6. Image detection system according to Claim 4, in which the electronic image sensor
is formed from a plurality of capacitive elements (54), characterized in that the means (240) for limiting the acquisition of the image sensor (52) control, just
before a portion (2') is irradiated, the setting to zero of the capacitive elements
(54) corresponding to the electronic image of the said irradiated portion and the
reading of the charges stored in the said capacitive elements (54) just after the
said portion (2') is irradiated.
7. Detection system according to one of Claims 1 to 4, characterized in that the image sensor (22, 52) is of the solid-state type and especially of the CCD type
or of the CMOS type, with photosensitive diodes or capacitive elements.
8. Detection system according to Claim 2, characterized in that the means (21) for converting the X-ray radiation into a light image are of the X-ray
image intensifier or scintillator type.
9. Image detection system according to Claim 1, characterized in that the image sensor (52) is an electronic image sensor and in that it cooperates with means (51) for directly converting the X-ray radiation from the
portions (2') into an electronic image.
10. Detection system according to Claim 9, characterized in that the means (51) for converting the X-ray radiation into an electronic image are selenium-based.
11. Detection system according to one of Claims 1 to 10, characterized in that it comprises means (23) for processing the image picked up by the image sensor (22)
so as to reconstruct a complete image of the radiological image of the surface to
be imaged from the images of the irradiated areas.
12. Detection system according to one of Claims 1 to 3, characterized in that the light image sensor is of the photographic film or cinematographic film type.