[0001] La présente invention concerne le domaine de la construction et du bâtiment, et plus
particulièrement des éléments de coffrage perdu dont une application est constituée,
dans la construction de planchers, par des entrevous et tympans d'extrémité.
[0002] Les éléments de coffrage perdu sont des éléments de paroi qui, associés les uns aux
autres, délimitent un volume dans lequel est coulé un béton et qui demeurent associés
au béton, celui-ci une fois pris pour en former un revêtement.
[0003] L'ensemble constitue donc un matériau composite qui doit satisfaire à un certain
nombre d'exigences, notamment en matière de résistance au feu et de propagation d'incendie.
Or ce sont les éléments de coffrage perdu qui sont au contact de la flamme et ce sont
eux qui, principalement, doivent présenter ces qualités de résistance au feu et de
réaction au feu pour satisfaire aux tests, essais et normes en vigueur. Dans ce contexte,
ces éléments de coffrage perdus sont alors réalisés dans des matériaux complexes à
base de composants ignifuges, ce qui les rend chers et demande de mettre en oeuvre
des modes de fabrication dont les performances sont limitées en terme de forme possibles.
[0004] On connait par le document CH-A-449 904 un coffrage perdu pour construction en béton
armé qui est en matière plastique, à paroi mince et nervuré sur une face - Tel que
décrit, ce produit ne présente pas de résistance au feu.
[0005] Grâce aux mesures spécifiques de l'invention, il a été permis de réaliser des éléments
de coffrage perdu en matière thermoplastique bon marché telle que le polyéthylène,
le polypropylène, le polychlorure de vinyle (PVC) ou le polyéthylène téraphtalate
(PET) et leurs dérivés, aptes à être produits par moulage (injection) dans des formes
les plus variées.
[0006] Ainsi, l'invention a pour objet un élément de coffrage perdu pour une structure en
béton qui est réalisé dans un matériau thermoplastique inflammable, conformé en parois
minces, et conforme à la partie caractérisante de la revendication 1.
[0007] On s'est rendu compte en effet que l' ancrage réparti, qui résulte de la présence
de ces reliefs, a pour résultat le fait qu'en présence d'un incendie du côté de l'élément
de coffrage perdu, on ne constate qu'une fusion de la matière plastique très locale
avec une évacuation importante de la chaleur du côté du béton qui joue le rôle d'un
dissipateur d'énergie efficace. Il s'ensuit que l'élément de coffrage ne se décolle
pas en bloc du béton et donc ne s'enflamme que très difficilement.
[0008] Cette absence de décollement est un facteur très important de non propagation de
l'incendie et le matériau composite formé par le béton et son parement thermoplastique
appartient à la catégorie des matériaux qui est la moins propice à transmettre le
feu alors que la matière thermoplastique seule ne satisfait pas du tout à ce critère.
[0009] L'optimal des qualités du matériau à l'égard de l'incendie est obtenu d'une part,
lorsque les reliefs ont des dimensions (hauteur, largeur...) qui sont de l'ordre de
l'épaisseur moyenne de la paroi sur une face de laquelle ils sont ménagés et d'autre
part dans la mesure où la dépouille des surfaces des reliefs perpendiculaires à la
face susdite de l'élément est minimale, juste nécessaire au démoulage de l'élément
lors de sa fabrication. On s'est rendu compte également que, si les qualités de résistance
mécanique le permettent, l'épaisseur de la paroi (de base c'est-à-dire à l'exception
des reliefs) est faible, meilleures sont les qualités du produit à l'égard de l'incendie.
C'est pourquoi l'épaisseur de la paroi de base est comprise entre 1,5 et 2,5 mm alors
que les reliefs sont formés de préférence par des nervures parallèles et/ou sécantes
de hauteur comprise entre 0,8 et 2 mm et de largeur comprise également entre 0,8 et
2 mm avec un pas ou un écartement compris entre 8 et 10 mm.
[0010] Enfin, l'état de surface de l'élément sur sa face en regard du béton sera avantageusement
rugueux afin de créer des micro aspérités qui favorisent le contact intime entre le
béton et l'élément de coffrage. Ces micro rugosités seront obtenues par un traitement
de surface (mécanique ou chimique) des parois du moule d'injection.
[0011] Une application intéressante de l'élément selon l'invention consiste en un entrevous
pour la réalisation de plancher de bâtiment en association avec deux poutrelles à
talon précontraintes ou en béton armé et parallèles. Selon l'invention, la paroi de
l'entrevous est limitée par deux bords longitudinaux parallèles et deux bords transversaux
d'extrémité et cette paroi affecte une forme générale cintrée autour d'une direction
parallèle à ces deux bords longitudinaux, avec sa face texturée du côté convexe, cette
paroi comportant vue de ce côté convexe, des dépressions parallèles transversales
régulièrement espacées les unes des autres qui définissent une succession de compartiments
en caissons ouverts du côté concave.
[0012] Enfin, l'invention trouve également une application intéressante lorsqu'elle est
réalisée sous forme d'un tympan d'extrémité destiné à compléter une travée d'entrevous.
Ce tympan comporte une paroi sensiblement verticale dont le profil extérieur est semblable
au profil d'une section transversale d'un entrevous, équipé d'un côté d'une semelle
horizontale au niveau de la face inférieure de la poutrelle et de l'autre côté d'une
gouttière de logement de l'extrémité du dernier entrevous de la travée. La face texturée
de ce tympan est celle qui est en continuation de la face concave de la gouttière.
[0013] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront au cours de la
description donnée ci-après à titre d'exemple de quelques modes de réalisation. Il
sera fait référence aux dessins annexés parmi lesquels :
- les figures 1 à 3 illustrent différentes texturations d'un élément de coffrage selon
l'invention,
- la figure 4 est une vue partielle extérieure d'un entrevous conforme à l'invention
du côté de sa face convexe,
- la figure 5 est une vue en coupe transversale de cet entrevous,
- la figure 6 est une vue en coupe longitudinale partielle illustrant l'empilage de
deux entrevous et la coopération de deux entrevous adjacents.
- la figure 7 est un schéma illustrant de manière partielle la coopération d'un entrevous
selon l'invention et de deux poutrelles adjacentes de plancher,
- les figures 8 et 9 illustrent divers détails de réalisation de l'entrevous selon l'invention,
- la figure 10 est une vue d'un tympan selon l'invention.
[0014] Les figures 1 à 3 sont des schémas partiels d'un élément de coffrage selon l'invention,
vus du côté de leur surface destinée à être au contact du béton. Le matériau utilisé
sera de préférence du polypropylène mais peut être également du polyéthylène, du polychlorure
de vinyle ou un PET.
[0015] L'élément selon l'invention possède une paroi de base P dont l'épaisseur est notée
e sur les figures et dont une face F est pourvue de reliefs R. Aux figures 1 et 2 ces
reliefs sont simplement constitués par des nervures parallèles dont la largeur
l peut varier par exemple entre 1,2 et 3 mm. La hauteur
h de ces rainures peut quant à elle varier entre 0,8 et 1,2 mm, l'épaisseur
e de la plaque de base étant de l'ordre de 1,5 à 2,5 mm. Le pas entre les nervures
est compris entre 8 et 10 mm et, dans le cas des figures 1 à 3 égal à 8 mm.
[0016] A la figure 3, les reliefs R sont formés par un réseau de nervures sécantes qui définissent
des noeuds N1, N2, lesquels sont tantôt à un maximum d'altitude par rapport à la surface
F, tantôt à un minimum. Lorsque l'épaisseur
e de la plaque est de l'ordre de 2,5 mm, la maille représentée a pour dimension 8 mm,
l'altitude des noeuds N2 inférieurs est de l'ordre de 0,8 à 1 mm tandis que l'altitude
des noeuds supérieurs est à environ 2 mm au-dessus de la surface F. En outre, on remarquera
que l'épaisseur de ces nervures est sur la figure variable avec un maximum au voisinage
des noeuds N2 inférieurs et un minimum au voisinage des noeuds N1 supérieurs. Dans
l'exemple considéré, cette épaisseur varie entre 0,8 et 1,2 mm.
[0017] En plus, conformément à l'invention, la surface F de l'élément P et les surfaces
supérieures des reliefs (voire les surfaces latérales de ceux-ci), présentent un aspect
rugueux résultant par exemple d'un traitement soit chimique soit mécanique du moule
d'injection duquel sortent ces éléments de coffrage. Cet aspect rugueux a pour avantage
d'améliorer le contact du béton et de l'élément de coffrage.
[0018] Des exemples ci-dessus on comprend que les reliefs réalisés ont des dimensions qui
sont de l'ordre de l'épaisseur de la paroi de base P de l'élément. L'épaisseur de
cette paroi de base ne sera pas supérieure à 2,5 mm, quitte à être nervurée et conformée
pour se comporter comme les éléments en caissons si les contraintes mécaniques que
doivent supporter ces éléments de coffrage le demandent. Cette épaisseur de 2,5 mm
a été déterminée par le calcul et vérifiée expérimentalement : au-delà il semblerait
que le rôle de dissipateur de chaleur du béton par rapport au parement soit diminué
et que les qualités du matériau à l'égard du feu et de sa propagation soient nettement
diminuées.
[0019] Une des applications importantes de l'élément de coffrage perdu selon l'invention
est un entrevous. On rappellera que dans certains types de réalisations, un plancher
comporte une série de poutrelles en T ou à talon, parallèles, généralement en béton
précontraint ou armé, entre lesquelles on met en place un remplissage - des entrevous-
le tout étant ensuite recouvert d'une table de compression réalisée en béton coulé
avec une armature métallique.
[0020] Ces éléments ont pour fonction d'une part d'assurer une surface de circulation continue
des ouvriers sur le chantier avant la finition du plancher et, d'autre part de former
un coffrage de réalisation de la table de compression qui forme la paroi du plancher
proprement dite, au-dessus des poutrelles et des entrevous, cette paroi pouvant être
ou non recouverte d'une dalle.
[0021] L'écartement entre deux poutrelles fixé par le constructeur et adapté à la largeur
des entrevous (de l'ordre de 60 à 70 cm). La longueur de l'entrevous peut être égale
à quelques mètres si cet entrevous est en matériau léger comme un polystyrène ou de
20 à 25 cm si l'entrevous est en béton. Cette dimension est dictée par le poids de
l'entrevous qui est en général manipulé à la main sur le chantier.
[0022] Tous les entrevous connus sont réalisés sous forme d'éléments en caissons creux et
cloisonnés dont l'épaisseur est comprise entre 8 et 25 cm, chaque bord longitudinal
de l'entrevous venant reposer sur le talon d'une poutrelle en T. Il s'agit là d'éléments
volumineux et lourds dont le transport est pénalisant. Comme les entrevous en béton
sont de petites dimensions pour être d'un poids compatible avec une manutention manuelle,
il faut en transporter beaucoup pour réaliser un plancher.
[0023] Grâce à l'invention, on peut réaliser un entrevous léger à l'aide d'une paroi mince
nervurée pour offrir une résistance importante à un effort appliqué contre cette paroi
(poids d'un homme ou poids d'une épaisseur de béton) réalisée dans une matière plastique
bon marché et légère. A cet effet, dans un mode préféré de réalisation, cette paroi
est limitée par deux bords longitudinaux parallèles et deux bords transversaux d'extrémité
et affectant une forme générale cintrée autour d'une direction parallèle à ses bords
longitudinaux, cette paroi comportant, vue de son côté convexe, des dépressions parallèles
transversales régulièrement espacées les unes des autres qui définissent une succession
de compartiments en caissons ouverts du côté concave. Cet entrevous confère à la face
inférieure d'une table de compression une structure en caisson, c'est-à-dire une succession
de petites parties voûtées, séparées par des nervures transversales s'étendant d'une
poutrelle à l'autre, ce qui confère un caractère particulièrement résistant à la table
de compression qui peut n'être que d'une épaisseur de 4 cm au-dessus de chaque entrevous.
[0024] Bien entendu l'entrevous possède des propriétés particulièrement intéressantes à
l'égard du feu et de sa propagation comme l'élément de coffrage perdu exposé ci-dessus.
La texturation de sa surface convexe constitue en plus une fonction anti-glissement
pour les ouvriers qui circulent sur l'entrevous.
[0025] Ainsi, aux figures 4 à 7, on a représenté par deux vues extérieures les surfaces
convexe (figure 4) et concave (figure 7) d'une paroi 1 d'épaisseur constante qui constitue
cet entrevous. Cette paroi 1, limitée par deux bords longitudinaux 2 et 3, est généralement
cintrée autour d'une direction parallèle à ces deux bords. Une valeur possible de
l'épaisseur de la paroi est d'environ 2 mm.
[0026] Cette paroi possède des déformations transversales 4 qui apparaissent sous forme
de dépressions du côté convexe et sous forme de nervures du côté concave de celles-ci.
Ces dépressions ou nervures définissent un cloisonnement de l'entrevous qui se présente
alors sous forme de compartiments 5 ouverts du côté concave.
[0027] De manière plus précise, la paroi de fond 5
a de chaque compartiment est plane avec, vu du côté convexe, un renfoncement central
6 pourvu d'un réseau quadrillé de nervures 7 (figures 4 et 6). Toujours du côté convexe,
la surface de l'entrevous est travaillée afin d'augmenter sa rugosité et donc la superficie
qui sera en contact avec le béton de la plaque de compression afin de favoriser son
ancrage à ce béton. Cette texturation peut affecter diverses formes : des picots disposés
l'un à côté de l'autre, des picots dont la tête est écrasée pour former un champignon,
un quadrillage serré, un quadrillage serré dont le sommet des nervures est également
écrasé pour créer des surfaces en contre dépouille formant rétention du béton, des
rainures plus ou moins rapprochées... Cette texturation est partiellement représentée
à la figure 4, référée 8
a pour les zones planes de l'entrevous (réseau de nervures sécantes comme à la figure
3 par exemple) et 8
b pour les autres zones (nervures parallèles comme aux figures 1 et 2 par exemple).
Le rôle de cette texturation de la surface convexe de la plaque 1 formant entrevous
est comme dit ci-dessus d'augmenter l'intimité du contact entrevous-béton. On a donc
pu envisager la fabrication par injection moulage d'entrevous dans un matériau extrêmement
bon marché tel que le polypropylène, ce qui, en plus des avantages liés au poids et
au volume d'un entrevous à paroi mince est un facteur non négligeable sur le coût
de fabrication d'un tel dispositif.
[0028] La dimension longitudinale standard d'un entrevous peut par exemple correspondre
à 1,20 m ou à 1,50 m avec une largeur de compartiment mesurée en fond de dépression
4 égale à 150 mm. Le raccordement longitudinal de deux entrevous et l'étanchéité entre
eux à l'égard du béton est assuré par, par exemple, le chevauchement de deux gouttières
d'extrémité 9 qui sont formées le long des bords transversaux de l'entrevous. Ces
gouttières 9 ont sensiblement la même section que le fond de chaque dépression 4 et
leur profil longitudinal (transversal à l'entrevous) est le même que celui du fond
de chaque dépression 4 et à la même altitude que celui-ci. En outre, ces gouttières
en se chevauchant s'agrafent mutuellement par le biais de languettes sécables ou autres
dispositifs en dents de sapin ménagés dans l'une des gouttières coopérant avec des
ouvertures prévues à cet effet en correspondance dans l'autre des gouttières. Un détail
de la figure 6 illustre la coopération de deux entrevous adjacents par chevauchement
de leur gouttière 9 et encliquetage d'un bord 9
a de l'une des gouttières sous une dent de retenue 9
b de l'autre.
[0029] Comme il est peu vraisemblable que tous les planchers soient un multiple de 150 mm,
il convient de prévoir des moyens pour ajuster la longueur des entrevous à la longueur
des poutrelles qui les accueillent. Ces moyens sont représentés aux figures 4 et 6
par des marques transversales telles que 10 qui constituent des guides de sciage de
l'entrevous. Les entrevous sciés se raboutent les uns aux autres tout simplement par
juxtaposition et pour préserver l'étanchéité on met en place un ruban adhésif à cheval
sur le joint. Ce ruban adhésif constitue en même temps un signe d'évitement pour les
ouvriers amenés à circuler sur les entrevous. A ce propos d'ailleurs, on notera que
la texturation 8
a de la surface supérieure de chacun des compartiments des entrevous constitue en plus
d'une multiplication de superficie destinée à la bonne coopération béton - matière
plastique, des moyens antidérapants pour les ouvriers circulant sur ces planchers
en cours de construction. On peut également prévoir de scier un entrevous en fond
de dépression 4 et d'ajuster la longueur d'une travée à l'aide du tympan représenté
à la figure 10.
[0030] Il est possible également de prévoir dans la paroi de l'entrevous, des zones sécables
à résistance affaiblie, par exemple des trous à déboucher 11 prévus dans des endroits
appropriés et notamment dans les parties planes de la paroi de chaque compartiment
et ce, par exemple, à un pas fixe déterminé. Ces zones sécables ou trous à déboucher
permettent de mettre en place avant la coulée du béton un certain nombre d'inserts,
de passages ou de réservations grâce auxquels un équipement ultérieur du plancher
est facilité. Pour les mêmes raisons fonctionnelles, il est tout à fait possible de
prévoir au fond de chacune ou certaines des dépressions 4 des plots 12 susceptibles
d'accueillir des vis auto-taraudeuses pour la suspension de divers accessoires. Il
est aussi possible de prévoir des logements 13, notamment au sommet des nervures 4
vues du côté concave, dans lesquels peuvent se glisser toutes sortes d'organes de
fixation et notamment des harpons 14 pour retenir une couche de produit isolant (figure
8).
[0031] Il est intéressant de noter que la constitution d'un entrevous sous forme d'une paroi
fine présente l'avantage illustré par les figures 7 et 9. Cet avantage réside dans
le fait que chacun des bords longitudinaux 2 et 3 de l'entrevous repose pratiquement
dans l'angle A que forme le talon 16
a de la poutre 16 avec son âme 16
b. Ceci laisse découvert toute une partie du talon 16
a sous l'entrevous, partie qui peut être mise à profit pour y accrocher des éléments
de suspension de charge plus importante à disposer sous le plancher telle que par
exemple des éléments de faux plafonds 17. Cette possibilité n'existe pas dans les
entrevous connus en béton ou en polystyrène car ces entrevous occupent totalement
l'angle A de chaque poutrelle 16.
[0032] Enfin, l'extrémité longitudinale de chaque entrevous peut être équipée d'un joint
ou d'une partie flexible qui permettra d'assurer une certaine étanchéité entre la
poutrelle et l'entrevous afin d'éviter des écoulements de laitance de béton. Ce joint
peut être une lèvre soit en une seule pièce avec l'entrevous lui-même soit rapportée
dans le bord longitudinal de celui-ci conformé de manière adéquate pour recevoir cette
lèvre.
[0033] Ce n'est pas sortir du cadre de l'invention que de prévoir un autre matériau que
les matières thermoplastiques injectées pour réaliser de tels entrevous. En effet,
il est possible d'imaginer la fabrication de ces dispositifs à partir de feuilles
métalliques embouties ou même de feuilles de matière plastique thermoformées.
[0034] On notera par ailleurs que l'entrevous selon l'invention comporte (voir figure 4)
le long d'un de ses bords longitudinaux une poignée 18 pour sa manutention. Comme
chaque entrevous n'est pas très lourd, un ouvrier peut prendre en mains plusieurs
entrevous empilés les uns sur les autres, comme en figure 6, au moyen des poignées
18 qui se correspondent, permettant ainsi de diminuer très sensiblement les opérations
de manutention sur chantier.
[0035] Avant de mettre en place l'entrevous entre deux poutrelles, on casse la poignée 18
et on peut se servir de celle-ci comme d'un moyen de calage des entrevous notamment
contre le soulèvement sous l'effet du vent en plaçant cette poignée 18 à cheval sur
une poutrelle 16 qu'elle enserre élastiquement (voir figure 7).
[0036] L'élément représenté à la figure 10 est un tympan destiné à compléter une travée
d'entrevous entre deux poutrelles. Ce tympan comporte essentiellement une paroi sensiblement
verticale 20 dont la surface extérieure visible possède une texture du style rainures
telles que représentées aux figures 1 et 2, cette paroi verticale étant prolongée
par une semelle 21 qui lui est sensiblement perpendiculaire tandis qu'à l'opposé de
cette semelle 21 le tympan est pourvu en une seule pièce avec la paroi verticale 20
d'une gouttière 22. La gouttière 22 est destinée à recevoir soit l'extrémité 9 d'un
entrevous soit une extrémité de celui-ci qui aurait été découpée dans le fond d'une
dépression 4. En effet, on peut prévoir que les entrevous soient découpés non pas
le long de lignes 10 d'ajustement de longueur d'une travée à la longueur des poutrelles
qui la délimitent mais uniquement au fond de chacune des dépressions 4. Elle assure
l'étanchéité entre le tympan et l'entrevous à l'égard du béton coulé. Ainsi le tympan
constitue un soutien ferme à une extrémité d'entrevous et assure l'étanchéité à l'égard
du béton coulé.
[0037] Le profil de la paroi 20 est sensiblement identique au profil transversal d'un entrevous
au niveau de chacun des caissons tandis que la dimension parallèle aux poutrelles
de la semelle 21 qui est au niveau de la surface inférieure des poutrelles, peut être
telle qu'elle permette un ajustement de l'ordre de 1 à 10 centimètres à l'égard de
l'appui 23 sur lequel reposent les poutrelles 16.
[0038] La semelle 21 est texturée par exemple comme représenté à la figure 3. Des goussets
24 s'étendent entre la semelle 23 et la paroi 20 en guise de raidisseurs de l'entrevous.
On notera enfin des rebords latéraux 25
a, 25
b qui s'appuient sur les talons des poutrelles et qui ont pour fonction d'assurer l'étanchéité
entre le tympan et les poutrelles.
[0039] De manière préférée, chaque tympan est tiré d'une paire de tympans obtenus par injection
dans un empreinte double, symétriques l'un de l'autre par rapport à une ligne médiane
correspondant au bord extérieur de la semelle de chaque tympan.
1. Elément de coffrage perdu pour une structure en béton, réalisé dans un matériau thermoplastique
inflammable conformé en une paroi mince (P) nervurée sur une face, caractérisé en ce que l'épaisseur de cette paroi est comprise entre 1,5 et 2,5 mm, en ce que la face (F) de cette paroi destinée à être au contact du béton est pourvue en totalité
d'une texturation sous forme de reliefs (R) dont la hauteur (h) et la largeur (1)
sont de l'ordre de l'épaisseur moyenne de la paroi (P), et dont l'espacement est compris
entre 8 mm et 10 mm de manière à assurer un ancrage de l'élément au béton réparti
sur la totalité de la face (F) susdite et à fournir une surface augmentée de contact
entre l'élément et le béton afin de favoriser l'échange thermique entre eux.
2. Elément de coffrage selon la revendication 1, caractérisé en ce que la surface au contact avec le béton est rugueuse.
3. Elément de coffrage selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il est réalisé en polypropylène injecté.
4. Entrevous faisant application de l'élément selon l'une des revendications précédentes
pour la réalisation de plancher de bâtiment en association avec deux poutrelles (16)
parallèles, caractérisé en ce que la paroi (1) est limitée par deux bords (2, 3) longitudinaux parallèles et deux bords
(9) transversaux d'extrémité et affecte une forme générale cintrée autour d'une direction
parallèle à ses deux bords longitudinaux (2, 3), avec sa face texturée du côté convexe,
cette paroi (1) comportant vue de son côté convexe, des dépressions parallèles (4)
transversales régulièrement espacées les unes des autres et définissant une succession
de compartiments (5) en caissons ouverts du côté concave.
5. Entrevous selon la revendication 4, caractérisé en ce que la section d'une dépression (4) de la paroi par un plan parallèle à ses bords longitudinaux
est en forme de V, définissant ainsi un nervurage de la face inférieure de la plaque
de compression, transversal aux poutrelles.
6. Entrevous selon l'une des revendications 4 et 5, caractérisé en ce qu'il comporte sur sa surface convexe des marques rectilignes (10) parallèles aux dépressions
(4) formant ligne de guidage pour sa découpe transversale.
7. Entrevous selon l'une des revendications 4 à 6, caractérisé en ce que la portion de paroi (5a) formant le fond de chaque caisson (5) est sensiblement plane et comporte régulièrement
espacées les unes des autres, des zones à résistance affaiblie (11) de manière à les
séparer aisément du reste de la paroi.
8. Entrevous selon l'une des revendications 4 à 7, caractérisé en ce qu'il comporte une poignée de manutention séparable (18) le long d'un de ses bords longitudinaux.
9. Entrevous selon l'une des revendications 4 à 8, caractérisé en ce qu'il comporte des gouttières (9) d'extrémité semblables en forme et en disposition au
fond de chaque dépression (4) et comportant des moyens d'encliquetage (9a, 9b) avec la gouttière d'un entrevous adjacent.
10. Tympan d'extrémité faisant application de l'élément de coffrage perdu selon l'une
des revendications 1 à 3 et destiné à compléter une travée d'entrevous selon la revendication
4 à l'extrémité des poutrelles à talon (16) caractérisé en ce qu'il comporte une paroi (20) sensiblement verticale dont le profil extérieur est semblable
au profil d'une section transversale d'un entrevous, équipée d'un coté d'une semelle
(21) horizontale au niveau de la face inférieure de la poutrelle, et de l'autre côté
d'une gouttière (22) de réception de l'extrémité du dernier entrevous de la travée.
11. Plancher réalisé au moyen d'entrevous (1) selon l'une des revendications 4 à 9, et
de poutrelles (16) à talon parallèles, caractérisé en ce que chacun des bords longitudinaux (3, 4) des entrevous repose dans l'angle (A) du talon
et de la poutrelle, dégageant ainsi la partie la plus extrême de chaque talon (16a) de la poutrelle laissée accessible pour d'autres usages.
1. Verlorenes Schalungselement für eine Betonstruktur, das aus einem entzündbaren thermoplastischen
Kunststoff in Form einer dünnen, auf einer Fläche gerippte Wand (P) hergestellt ist,
dadurch gekennzeichnet, dass die Dicke der Wand zwischen 1,5 und 2,5 mm beträgt und die gesamte Fläche (F) der
Wand, die dazu bestimmt ist, mit dem Beton in Kontakt zu kommen, mit einer Texturierung
in Form von Reliefs (R) versehen ist, deren Höhe (h) und Breite (I) in der Größenordnung
der mittleren Dicke der Wand (P) liegen, und deren Beabstandung zwischen 8 mm und
10 mm beträgt, um eine Verankerung des Elements im auf der oben genannten gesamten
Fläche (F) verteilten Beton sicherzustellen und eine vergrößerte Fläche des Kontakts
zwischen dem Element und dem Beton zu bieten, um den Wärmeaustausch zwischen diesen
zu unterstützen.
2. Schalungselement nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die mit dem Beton kontaktierende Fläche rau ist.
3. Schalungselement nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass es aus einem Polypropylen im Spritzgussverfahren hergestellt ist.
4. Füllkörper unter Anwendung des Elements nach einem der vorhergehenden Ansprüche zur
Herstellung von Gebäudedecken in Verbindung mit zwei parallelen Trägern (16), dadurch gekennzeichnet, dass die Wand (1) von zwei in Längsrichtung verlaufenden parallelen Rändern (2, 3) und
zwei in Querrichtung verlaufenden Außenrändern (9) begrenzt ist und eine Gesamtform
bildet, die um eine Parallele zu den beiden in Längsrichtung verlaufenden Rändern
(2, 3) herum gewölbt ist, wobei die texturierte Fläche auf der konvexen Seite liegt
und die Wand (1) von der konvexen Seite her gesehen parallele Vertiefungen (4) hat,
die in Querrichtung verlaufen und gleichmäßig voneinander beabstandet sind und eine
Reihe von kastenförmigen Abschnitten (5) bilden, die zur konkaven Seite hin geöffnet
sind.
5. Füllkörper nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, dass der Querschnitt einer Vertiefung (4) der Wand entlang einer zu den in Längsrichtung
verlaufenden Rändern parallelen Ebene eine V-Form hat, wodurch an der Innenseite der
Druckplatte eine Rippe gebildet wird, die quer zu den Trägern gerichtet ist.
6. Füllkörper nach einem der Ansprüche 4 und 5, dadurch gekennzeichnet, dass er auf seiner konvexen Fläche geradlinige Markierungen (10) hat, die parallel zu
den Vertiefungen (4) verlaufen und Führungslinien für das Zuschneiden in Querrichtung
bilden.
7. Füllkörper nach einem der Ansprüche 4 bis 6, dadurch gekennzeichnet, dass der Abschnitt der Wand (5a), der den Boden jedes Kastens (5) bildet, im wesentlichen eben ist und gleichmäßig
voneinander beabstandete Bereiche (11) geringerer Festigkeit hat, so dass diese leicht
vom Rest der Wand getrennt werden können.
8. Füllkörper nach einem der Ansprüche 4 bis 7, dadurch gekennzeichnet, dass er einen Haltegriff (18) umfasst, der entlang einem seiner in Längsrichtung verlaufenden
Ränder abtrennbar ist.
9. Füllkörper nach einem der Ansprüche 4 bis 8, dadurch gekennzeichnet, dass er äußere Rinnen (9) hat, die in ihrer Form und Anordnung dem Boden jeder Vertiefung
(4) ähneln und die Mittel zum Einrasten (9a, 9b) mit der Rinne eines angrenzenden Füllkörpers umfassen.
10. Außengiebel unter Anwendung des verlorenen Schalungselements nach einem der Ansprüche
1 bis 3, der dazu vorgesehen ist, eine Reihe von Füllkörpern nach Anspruch 4 am Ende
der Untergurtträger (16) abzuschließen, dadurch gekennzeichnet, dass er eine im wesentlichen vertikale Wand (20) umfasst, deren Außenprofil dem Profil
eines Querschnitts eines Füllkörpers ähnelt und die auf einer Seite auf Höhe der Unterseite
des Trägers eine horizontale Auflageplatte (21) und auf der anderen Seite eine Rinne
(22) zur Aufnahme des Endes des letzten Füllkörpers der Reihe hat.
11. Deckenelement hergestellt mittels eines Füllkörpers (1) nach einem der Ansprüche 4
bis 9 und paralleler Untergurtträger (16), dadurch gekennzeichnet, dass jeder der in Längsrichtung verlaufenden Ränder (3, 4) der Füllkörper in einem Winkel
(A) des Gurtes und des Trägers ruht, wobei so der äußerste Bereich jedes Gurtes (16a) des Trägers freiliegt, um den Gurt für andere Zwecke zugänglich zu belassen.
1. A permanent formwork element for a concrete structure, the element being made of an
inflammable thermoplastic material shaped to form a thin wall (P) that is ribbed on
one face, the element being characterized in that the thickness of said wall lies in the range 1.5 mm to 2.5 mm, in that the face (F) of said wall that is to come into contact with concrete is provided
in full with texturing in the form of portions (R) in relief of height (h) and width (ℓ) that are of the same order as the mean thickness of the wall (P),
and that are spaced apart by an amount lying in the range 8 mm to 10 mm so as to provide
the element with anchoring to the concrete that is distributed over all of the above-mentioned
face (F) and so as to provide an increased area of contact between the element and
the concrete in order to encourage heat exchange between them.
2. A formwork element according to claim 1, characterized in that the surface for making contact with concrete is rough.
3. A formwork element according to either preceding claim, characterized in that it is made of injection-molded polypropylene.
4. A floor block constituting an application of the element according to any preceding
claim for making a building floor in association with two parallel joists (16), the
floor block being characterized in that the wall (1) is defined by two parallel longitudinal edges (2, 3) and by two end
transverse edges (9) and takes on a shape that is generally curved about a direction
parallel to its two longitudinal edges (2, 3), with its textured face being on the
convex side, said wall (1), when seen from its convex side, including parallel transverse
depressions (4) that are regularly spaced apart from one another and that define a
succession of box compartments (5) that are open to the concave side.
5. A floor block according to claim 4, characterized in that the section of a depression (4) in the wall on a plane parallel to its longitudinal
edges is V-shaped, thus defining ribs for the bottom face of the compression panel,
said ribs extending transversely relative to the joist
6. A floor block according to claim 4 or claim 5, characterized in that its convex surface includes rectilinear marks (10) parallel to the depressions (4)
and forming guide lines for cutting the floor block transversely.
7. A floor block according to any one of claims 4 to 6, characterized in that the wall portion (5a) forming the top of each box (5) is substantially plane and
includes zones of weakness (11) that are regularly spaced apart from one another so
as to be easily separable from the remainder of the wall.
8. A floor block according to any one of claims 4 to 7, characterized in that it includes a separable handle (18) extending along one of its longitudinal edges.
9. A floor block according to any one of claims 4 to 8, characterized in that it includes end gutters (9) similar in shape and in disposition to the bottom of
each depression (4) and including snap-fastening means (9a, 9b) for engaging with
the gutter of an adjacent floor block.
10. An end face constituting an application of the permanent formwork element according
to any one of claims 1 to 3 for finishing off a span of floor blocks according to
claim 4 at the end of flanged joists (16), the end face being characterized in that it comprises a substantially vertical wall (20) of outside profile similar to the
profile of a cross-section of a floor block, and fitted on one side with a horizontal
soleplate (21) level with the bottom face of the joist, and on the other side with
a gutter for receiving the end of the last floor block of the span.
11. A floor made using floor blocks (1) according to any one of claims 4 to 9, and parallel
flanged beams (16), the floor being characterized in that each of the longitudinal edges (3, 4) of the floor blocks rest in the corner (A)
between a flange and a joist, thus releasing the end-most portion of each flange (16a)
of the joist which is left accessible for other uses.