[0001] La présente invention a pour objet un article chaussant/chaussure et un système de
laçage pour un tel article.
[0002] La présente invention concerne tout type de chaussures et notamment, mais non limitativement,
les chaussures destinées à une utilisation sportive telle chaussure de marche, de
course,..., ou chaussures pour la pratique de sports particuliers telles que chaussures
de surf des neige, de ski, de patinage,...
[0003] Il existe actuellement des chaussures munies de lacets très fins, qui associés à
des passants de forme spécifique permettent un serrage extrêmement rapide et précis
de la chaussure. De telles chaussures sont par exemple vendues sous la dénomination
commerciale "XA-Pro" par la demanderesse.
[0004] Il existe également des systèmes de serrage de chaussure à enrouleur utilisant des
câbles nylon ou acier et des plaques de répartition de pression. De tels systèmes
de serrage sont connus par exemple par le EP 474 708, dans lequel le système à enrouleur
est placé sur le dessus de la plaque de répartition, ou encore par le EP 666 718 dans
lequel le système à enrouleur est disposé à l'arrière du talon.
[0005] Dans ces chaussures connues, les plaques de répartition sont en un plastique assez
rigide de façon à pouvoir résister à l'usure provoquée par les câbles en acier ou
nylon utilisés.
[0006] Par ailleurs l'inconvénient des systèmes à enrouleur est que de nombreuses rotations
de l'enrouleur sont nécessaires pour effectuer le serrage.
[0007] Un but de la présente invention est de proposer une chaussure ayant un système de
serrage amélioré.
[0008] Un des buts est notamment de fournir un système de serrage du pied qui soit d'utilisation
facile et rapide.
[0009] Un autre but est de proposer une construction de chaussure qui soit simple et la
plus légère possible.
[0010] Un autre but est de proposer un système de serrage qui soit ergonomique et confortable.
[0011] Ce ou ces buts sont atteints dans l'article chaussant selon l'invention qui est du
type comportant une semelle extérieure, une tige et un système de serrage du pied,
par le fait que le système de serrage comporte une plaque de serrage disposée au niveau
de la zone de cou de pied de l'article chaussant, que la plaque de serrage comporte
de chaque côté respectivement médial, latéral, au moins un conduit de passage pour
un cordon/lacet de serrage, que la semelle et/ou la tige comporte de chaque côté respectivement
médial/latéral au moins un passant disposé à proximité de la semelle et destiné au
passage du cordon/lacet de serrage, le cordon/lacet de serrage comportant au moins
un brin effectuant un parcours alternatif entre chaque passant et conduit respectivement
de la tige/semelle et plaque de serrage, un système de blocage étant associé à chaque
brin du cordon/lacet, la plaque de serrage étant déplaçable au moins en direction
verticale par rapport à la semelle par traction sur le cordon/lacet.
[0012] De ce fait le serrage s'effectue par déplacement de la plaque de serrage en direction
de la semelle dans une direction sensiblement verticale, ce déplacement ayant pour
effet de plaquer contre la semelle le pied disposé dans l'article chaussant et donc
d'assurer une excellente solidarisation du pied à ladite semelle.
[0013] Par ailleurs le système de blocage associé à chaque brin permet d'ajuster et bloquer
très précisément et rapidement la valeur de serrage souhaitée et permet donc un serrage
rapide et ergonomique.
[0014] De toute façon l'invention sera mieux comprise et d'autres caractéristiques de celle-ci
seront mises en évidence à l'aide de la description qui suit en référence au dessin
schématique annexé en illustrant à titre d'exemples non limitatifs quelques exemples
de réalisation et dans lequel :
- la figure 1 est une vue en perspective avant d'une chaussure selon un premier mode
de réalisation,
- la figure 1A est une vue en coupe selon AA de la figure 1,
- la figure 1B est une vue en coupe selon BB de la figure 1,
- la figure 2 est une vue de détail de la figure 1 avec arraché partiel,
- la figure 3 est une vue de dessus de la chaussure de la figure 1,
- la figure 4 est une vue similaire à la figure 1 d'une chaussure selon un second mode
de réalisation,
- la figure 5 est une vue similaire à la figure 1 d'une chaussure selon un troisième
mode de réalisation.
[0015] La chaussure 1 représentée sur la figure 1 comporte une tige externe 10, une semelle
externe ou semelle de marche 20 et un système de serrage comportant une plaque de
serrage 30, un système de laçage avec un lacet 40 coopérant avec ladite plaque de
serrage et un bloqueur de lacet 50, ainsi qu'une poche de rangement 60.
[0016] La plaque de serrage 30 présente une surface gauche sensiblement en forme de selle,
à savoir une plaque en forme de portion de cylindre délimitée par quatre bords de
forme concave, à savoir deux bords respectivement médial 41, latéral 42 et deux respectivement
avant 43 et arrière 44.
[0017] Les bords respectivement médial 41, latéral 42 sont disposés du côté respectivement
médial, latéral de la chaussure 1, et les bords respectivement avant 43, arrière 44
sont disposés respectivement du côté avant, ou bout, et du côté arrière, ou talon,
de la chaussure.
[0018] Sur chacun des bords respectivement médial 41, latéral 42 de la plaque de serrage
sont disposés des conduits respectivement médial 45 et latéral 46.
[0019] Chacun des conduits 45, 46 est en fait un tube ou une portion de tube très fin d'un
diamètre correspondant à celui du lacet 40. Chaque tube 45, 46 épouse le contour du
bord associé respectivement 41, 42 de la plaque et a donc également une forme courbe.
Selon un mode de réalisation, la courbure correspond à un arc de cercle de rayon compris
entre 50 à 70mm.
[0020] L'arc peut également avoir une forme non pas circulaire mais légèrement elliptique.
[0021] Afin de faciliter le glissement du lacet, chaque conduit 45, 46 peut être prévu en
un matériau dont le coefficient de frottement est compatible avec celui du cordon/lacet
40. Il peut également s'agir d'un conduit en un matériau enduit par exemple par du
PTFE (polytétrafluoréthylène) afin de faciliter le glissement.
[0022] Dans l'exemple représenté sur la figure 1 et ainsi que les montrent les deux vues
1A et 1B, la plaque de serrage 30 est en un matériau plastique souple tel que du polyuréthane,
PU, c'est-à-dire un matériau qui est souple tout en étant sensiblement non déformable
sous la traction et qui est compatible avec un coulissement optimum du cordon/lacet,
et chaque conduit 45, 46 est défini par une gorge 45a, 46a ménagée dans l'épaisseur
du matériau de la plaque de serrage et découverte alternativement sur le dessus ou
sous le dessous, ou en d'autres termes dont les parois respectivement inférieure 47
et supérieure 48 sont alternativement interrompues.
[0023] Ainsi le lacet ne frotte à chaque fois que sur la face inférieure 47 ou supérieure
48 de la gorge, et éventuellement le long d'un ou des bords 45b, 46b de celle-ci,
ce qui réduit les frottements.
[0024] Ainsi que le montre également la figure 1, l'extrémité 49 de chaque conduit respectivement
45, 46 est évasée ce qui permet d'éviter des frottements supplémentaires du lacet
au niveau de ladite extrémité. Par ses bords de forme concave, la plaque de serrage
30 en forme de selle a une forme très anatomique s'adaptant bien à la forme de différents
pieds et surtout à la forme du cou de pied de ceux-ci. Elle est donc très confortable.
Dans l'exemple montré à la figure 1, la plaque de serrage 30 est fixée à la tige 10
par tout moyen connu en soi tel que coutures 31 (comme représenté), colle,...etc.
Cette fixation n'est pas obligatoire mais améliore le positionnement de la plaque
30.
[0025] En plus, des conduits de guidage 45, 46, différents passants/renvois sont disposés
sur la tige et/ou à la limite de la zone de jonction tige/semelle.
[0026] Ainsi des passants arrière 51 sont prévus à l'arrière de la tige. Ces passants 51
sont disposés selon un plan incliné P allant de la zone de pli de flexion de la chaussure
jusqu'à l'arrière de celle-ci. Ces passants 51 sont par ailleurs fixés à mi hauteur
de la tige sur un contrefort latéral 11. Selon le cas, le contrefort latéral 11 peut
également faire partie d'un contrefort talon. Les passants 51 peuvent être constitués
par de simples sangles repliées, des sangles repliées et munies d'un insert en matériau
plastique tel que décrits dans le EP 826 318, ou encore de simples crochets pour lacets
comme représenté sur la figure 1.
[0027] Des passants avants 52 sont également prévus de chaque côté médial/latéral et à l'avant
de la tige 10, au niveau de l'extrémité inférieure de celle-ci, voire même dans la
zone de jonction tige/semelle.
[0028] De même que les passants 51, ces passants 52 peuvent être de différentes sortes,
dans l'exemple représenté, il s'agit de passants constitués chacun par une sangle
repliée sur elle-même.
[0029] Un grand passant 53 est également prévu sur le dessus de la tige 10, à l'extrémité
avant de celle-ci, en avant du bord avant de la plaque de serrage 30. Ce grand passant
53 a dans l'exemple de la figure 1 la forme d'un conduit en forme d'arc de cercle.
Ce conduit 53 peut être matérialisé par un tube fin dont le diamètre est compatible
avec celui du lacet, ou par un thermoformage de forme appropriée du matériau de la
tige ou d'un renfort de celle-ci.
[0030] Dans l'exemple représenté, la tige 10 est en un matériau très souple et aéré de type
maille (mesh) et le conduit 53 est réalisé par thermoformage d'un élément de renfort
54 de la tige ce qui permet de garantir un certain volume pour le coulissement du
lacet et/ou le passage d'un tube/conduit de coulissement.
[0031] Enfin deux oeillets 55 sont prévus à l'extrémité supérieure de la tige 10 respectivement
côté latéral et médial afin de constituer deux derniers éléments de renvoi du lacet
sur le devant de la chaussure, au niveau de l'extrémité supérieure de la zone de cou
de pied. Ces oeillets 55 sont de type classique mais pourraient être remplacés par
tout type de passant. Le bloqueur de lacet 50, qui peut être par exemple du type décrit
dans le EP 629 793 ou d'un autre type, est enfilé sur chacun des brins 41 a du lacet
et permet, de façon connue en soi, de bloquer le lacet dans une position de serrage
déterminée. Bien entendu ce bloqueur 50 commun aux deux brins pourrait être remplacé
par un bloqueur prévu sur chaque côté de la tige et coopérant à chaque fois avec un
seul brin du lacet. Dans ce cas le bloqueur pourrait être un bloqueur de type connu
par le EP 848 917 au nom de la demanderesse.
[0032] Le cordon/lacet de serrage 40 effectue donc un parcours alternatif entre chaque passant
51, 52 et les conduits respectivement 45, 46, 53 de la plaque de serrage et/ou de
la tige. Les deux extrémités du lacet 40 sont reliées ensemble par exemple par un
système tel que décrit dans la demande FR 03.05733 au nom de la demanderesse, ou encore
par de simples coutures, de façon à former une boucle de traction.
[0033] La figure 2 est une vue de détail de la poche de rangement 60 de la boucle du lacet
et du bloqueur 50 après utilisation. Cette poche 60 est fixée sur le haut de la tige
10, à l'extrémité supérieure de la zone du cou de pied. Elle comporte une double paroi,
à savoir une première paroi 61 en matériau extensible à l'intérieur de laquelle on
peut ranger à la fois le bloqueur de lacet 50 et le lacet 40. Une telle poche élastique
est décrite par exemple dans le EP 923 886 au nom de la demanderesse.
[0034] Cette première poche 61 est recouverte en partie par une seconde paroi 62 en matériau
plus rigide tel que du cuir, matériau synthétique tel que PU, PVC,...etc., dans laquelle
sont ménagés des oeillets 55 pour le passage du lacet 40. Cette seconde paroi 62 est
munie centralement d'une ouverture 63 destinée à permettre de saisir et de manipuler
la première paroi 61 en vue du rangement du bloqueur 50 et du lacet 40. Cette seconde
paroi 62 peut également être thermoformée pour former des bosses 64 et ménager un
volume supplémentaire pour accueillir le système de bloqueur et/ou le lacet.
[0035] Ainsi qu'on le concevra aisément, une simple traction sur la boucle 41b du lacet,
ou sur chacun des brins 41a de celui-ci, permet de déplacer, en l'occurrence de rapprocher
en direction verticale, la plaque de serrage 30 par rapport à la semelle externe 20,
et donc de serrer le pied de l'utilisateur contre ladite semelle. On notera que l'opération
de serrage est particulièrement facile, rapide et ergonomique du fait qu'il suffit
d'effectuer une traction sur le lacet à l'avant de la chaussure, de la même manière
qu'habituellement avec un laçage de type traditionnel. L'opération de serrage est
notamment effectuée de façon plus ergonomique qu'avec les systèmes de serrage à enrouleur,
notamment lorsque ces enrouleurs sont disposés au niveau du talon.
[0036] Les figures 4 et 5 illustrent d'autres modes de réalisation dans lesquels les éléments
similaires ou identiques seront désignés par les mêmes références augmentées de 100,
respectivement 200.
[0037] La chaussure représentée à la figure 4 diffère de celle des figures 1 et 3 uniquement
par la partie avant de la chaussure. Dans ce cas au lieu d'un conduit 53 à l'extrémité
avant de la tige, il est prévu deux systèmes d'ancrage 153 des extrémités du lacet.
Ces systèmes d'ancrage 153 peuvent être constitués par des crochets de type connu
comme représenté sur le dessin ou par des sangles d'accrochage, ou tout autre élément
similaire. Ces crochets d'ancrage 153 facilitent l'effort de traction sur la boucle
du lacet puisque cette traction est alors effectuée à partir de points fixes. Dans
ce cas où les extrémités des brins du lacet 140 sont ancrées, il n'y a pas de besoin
de système supplémentaire pour former une boucle du lacet à l'extrémité opposée sauf
si deux lacets sont utilisés. La position des points d'ancrage 153 permet par ailleurs
de moduler l'effet du système de serrage.
[0038] On notera également que dans le cas de la figure 4 le passant 152 est un passant
de type passant/crochet plastique et non un passant de type sangle comme le passant
52 de la figure 1. Ce passant 152 comporte également un certain rayon de courbure
destiné à faciliter le glissement du lacet 40.
[0039] La figure 5 illustre l'application de l'invention à une chaussure de type sandale
200.
[0040] Dans ce cas la tige 210 de la chaussure est réduite au minimum et ne s'étend que
dans la zone du système de laçage, à savoir de la plaque de serrage 230 et du conduit
de guidage avant 253, qui forment en l'occurrence une seule pièce, et dans la zone
du talon par une bride arrière 220. Cette tige 210 est en un matériau souple et élastique
tel que du néoprène afin de ne pas gêner le processus de serrage. Par ailleurs, les
oeillets 55 sont ici remplacés par des passants de type conduit 255. Bien entendu
ces passants pourraient également être réalisés sous la forme d'oeillets.
[0041] On constate donc que le système de serrage selon l'invention est compatible avec
une tige de chaussure réduite au minimum et donc la plus légère possible.
[0042] Bien entendu, la présente invention n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits
ci-avant à titre d'exemples non limitatifs mais en englobe tous les modes de réalisation
similaires ou équivalents.
1. Article chaussant comportant une tige (10, 110, 220), une semelle (20, 120, 220) et
un système de serrage, caractérisé en ce que le système de serrage comporte une plaque de serrage (30, 130, 230) disposée au niveau
de la zone de cou de pied de l'article chaussant, en ce que la plaque de serrage comporte de chaque côté respectivement médial, latéral, au moins
un conduit de passage (45, 46 ; 145, 146 ; 245, 246) pour un cordon/lacet de serrage,
en ce que la semelle et/ou la tige comporte de chaque côté respectivement médial/latéral au
moins un passant (51, 151, 251) disposé à proximité de la semelle et destiné au passage
du cordon/lacet de serrage, le cordon/lacet (40, 140, 240) de serrage comportant au
moins un brin effectuant un parcours alternatif entre chaque passant et conduit respectivement
de la tige/semelle et plaque de serrage, un système de blocage (50, 150, 250) étant
associé à chaque brin du cordon/lacet (40, 140, 240), la plaque de serrage (30, 130,
230) étant déplaçable au moins en direction verticale par rapport à la semelle (20,
120, 220) par traction sur le cordon/lacet (40, 140, 240).
2. Article chaussant selon la revendication 1, caractérisé en ce que la plaque de serrage (30, 130, 230) comporte un conduit de passage du cordon/lacet
en forme d'arc de cercle sur chacun de ses côtés respectivement médial, latéral.
3. Article chaussant selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'arc de cercle a un rayon d'environ 50 à 70mm.
4. Article chaussant selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que des moyens de guidage du cordon/lacet sur le dessus de la chaussure sont prévus à
l'avant de la plaque de serrage.
5. Article chaussant selon la revendication 4, caractérisé en ce que les moyens de guidage sont constitués par un conduit (53) en forme d'arc de cercle
disposé sur la tige.
6. Article chaussant selon la revendication 4, caractérisé en ce que les moyens de guidage sont constitués par un conduit (253) en forme d'arc de cercle
solidaire de la plaque de serrage (230).
7. Article chaussant selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que des moyens d'ancrage (153) de chaque extrémité du cordon/lacet sont prévus sur le
dessus de la tige à l'avant de la plaque de serrage (130).
8. Article chaussant selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que des moyens de renvoi du cordon/lacet (55, 155, 255) sont prévus sur la tige et où
la plaque de serrage en arrière des conduits de passage.
9. Article chaussant selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que les brins du cordon/lacet ont un système de blocage (50, 150, 250) commun disposé
sur le dessus de la chaussure.
10. Article chaussant selon la revendication 9, caractérisé en ce que l'extrémité arrière du cordon/lacet forme une boucle (41b, 141b, 241b) et en ce qu'un bloqueur (50, 150, 250) est disposé sur le cordon/lacet à proximité de cette extrémité.
11. Article chaussant selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que la plaque de répartition (30) est fixée sur la tige (10).
12. Article chaussant selon l'une des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que la tige (10, 110, 210) est au moins partiellement extensible.