[0001] L'invention est relative à un actionneur électromagnétique, notamment pour un déclencheur
d'un appareillage électrique de coupure.
[0002] La figure 7 représente un actionneur connu de l'état de la technique. Cet actionneur
110 comporte un circuit magnétique fixe 112 en matériau ferromagnétique formé par
une carcasse, refermée à une de ses extrémités sur un noyau fixe 122. Un équipage
mobile 114 est apte à coulisser parallèlement à un axe géométrique fixe et comprend
un noyau mobile 116 et une tige 118 associée au noyau mobile et traversant axialement
une ouverture du noyau fixe 122. Un ressort hélicoïdal 140 de compression rappelle
l'équipage mobile 114 vers une position de repos.
[0003] Un bobinage à deux enroulements fixes 130, 132 est monté à l'intérieur de la carcasse
et entoure le noyau mobile 116. Ce bobinage est apte à engendrer dans le circuit magnétique
un flux magnétique de commande de manière à entraîner l'équipage mobile vers le noyau
fixe, contre l'action du ressort 140 jusqu'à une position active.
[0004] Un tel dispositif est classiquement utilisé dans les déclencheurs à émission de courant
(MX) ainsi que comme électro-aimant de fermeture (XF) d'un disjoncteur. En cas d'actionnement
de l'électro-aimant, un courant d'appel circulant dans les deux bobines 130, 132 provoque
le déplacement du noyau mobile 116 et, en conséquence, de la tige 118 qui fait alors
saillie vers l'extérieur, permettant ainsi soit l'ouverture du disjoncteur associé
dans le cas d'un déclencheur à émission de courant (MX), soit sa fermeture dans le
cas d'un électro-aimant de fermeture (XF). C'est donc l'énergie électromagnétique
fournie par les bobines 130, 132 pendant la phase d'appel qui provoque l'actionnement
du disjoncteur. En d'autres termes, la tige 118 doit être en mesure d'effectuer le
travail mécanique nécessaire au déplacement du verrou auquel elle est associée, ce
travail correspondant à l'énergie fournie par le bobinage 130, 132 dans la phase d'appel.
La phase d'appel est suivie d'une phase de maintien, pendant laquelle seule l'une
des deux bobines 130, 132 est alimentée. Un entrefer axial minimal est maintenu par
l'interposition d'une entretoise 141 entre le noyau mobile et le noyau fixe. Lorsque
la tension est inférieure à un seuil de retombée, le passage du courant dans le bobinage
est interrompu et le noyau mobile 116 est écarté du noyau fixe sous l'action du ressort
140. Le passage dans cette position n'ayant pas d'action sur le disjoncteur, la puissance
du ressort est relativement indifférente dans cette phase. L'entretoise 141 permet
d'éviter que lorsque l'alimentation de la bobine cesse, le noyau mobile 116 reste
"collé" au noyau fixe 122 par l'effet de rémanence du circuit magnétique.
[0005] Dans un tel dispositif, le dimensionnement des différents éléments, notamment du
ressort et de l'entrefer minimal en position active, est difficile. L'énergie potentielle
du ressort contracté, qui assure seul le retour en position de repos, doit être assez
importante pour vaincre l'énergie magnétique rémanente. La présence de l'entrefer
permet de limiter l'effet de collage mais il induit un risque de décollage intempestif,
c'est-à-dire de retour involontaire vers la position de repos, notamment en réponse
à un choc mécanique sur la tige ou d'une vibration importante de l'équipage mobile.
Si l'on choisit de diminuer l'entrefer, il faut alors augmenter en conséquence l'énergie
potentielle du ressort de rappel, de sorte que l'on augmente également l'énergie d'appel
nécessaire pour amener l'équipage mobile en position active.
[0006] L'invention a pour but de remédier à ces inconvénients et de permettre la réalisation
d'un actionneur électromagnétique à haute sensibilité, de volume réduit et à faible
énergie d'appel et de maintien, qui de plus soit peu sensible aux chocs et vibrations
mécaniques. Selon l'invention, ce but est atteint grâce à un actionneur électromagnétique
comportant :
- un circuit magnétique fixe en matériau ferromagnétique comprenant :
- une carcasse et
- un noyau fixe situé à une extrémité de la carcasse et relié à celle-ci,
- un équipage mobile apte à coulisser le long d'un axe géométrique fixe entre une position
de repos et une position active et destiné à effectuer un travail mécanique en passant
de sa position de repos à sa position active, l'équipage mobile comportant :
- un noyau mobile dont l'entrefer axial avec le noyau fixe se réduit lorsque l'équipage
mobile passe de sa position de repos à sa position active, l'entrefer axial entre
le noyau mobile et le noyau fixe étant nul en position active,
- un organe d'actionnement associé au noyau mobile,
- un premier ressort de rappel sollicitant l'équipage mobile vers sa position de repos,
- un circuit d'excitation comportant au moins une bobine fixe de commande apte à engendrer
dans le circuit magnétique un flux magnétique de commande qui s'oppose à l'action
du premier ressort, le circuit d'excitation étant apte à passer d'un mode d'appel
dans lequel il délivre une puissance élevée suffisante pour entraîner l'équipage mobile
de sa position de repos à sa position active, à un mode de maintien dans lequel il
délivre une puissance moindre, suffisante pour le maintien de l'équipage mobile en
position active,
- un deuxième ressort de raideur plus élevée que celle du premier ressort, apte à rappeler
élastiquement l'équipage mobile vers sa position de repos,
- une première butée,
- une deuxième butée, mobile et apte à coopérer au moins avec le deuxième ressort et
avec la première butée de telle manière que dans une première partie de la course
axiale de l'équipage mobile de sa position de repos à sa position active, la deuxième
butée ne soit pas en contact avec la première butée et l'action du premier ressort
soit prépondérante, et que dans la course restante jusqu'à la position active, la
deuxième butée soit immobilisée par rapport à la première butée et l'action du deuxième
ressort soit prépondérante.
[0007] Durant la première phase de l'activation, l'effet du ressort à moindre raideur est
prépondérant, de sorte que l'équipage mobile est soumis à une accélération importante.
A la fin de la première phase, l'énergie cinétique accumulée par l'équipage mobile
est importante. De plus l'entrefer axial est réduit, de sorte que durant la deuxième
phase de l'activation, la contraction du deuxième ressort est possible. L'entrefer
nul entre le noyau mobile contre le noyau fixe contribue à une diminution de l'énergie
d'alimentation du bobinage nécessaire au maintien de l'actionneur en position active.
Il permet d'assurer une meilleure résistance aux chocs et aux vibrations mécaniques.
Au moment du retour en position de repos, l'augmentation de l'effet de rémanence magnétique
qui résulte de l'absence d'entrefer est compensée par le deuxième ressort.
[0008] Selon un mode de réalisation préféré, le premier ressort est disposé entre le noyau
fixe et la butée mobile, et le deuxième ressort est disposé entre la butée mobile
et l'équipage mobile, de sorte que dans la première partie de la course, les deux
ressorts coopèrent en série, et que dans la deuxième partie de la course, seul le
deuxième ressort continue à travailler. Si k
1 est la raideur du premier ressort et k
2 celle du deuxième ressort, la raideur du système dans la première phase est k
1k
2/(k
1+k
2), valeur qui sera d'autant plus proche de k
1 que k
2 sera grand devant k
1. Durant la deuxième phase, la raideur du système vaut k
2. Ce montage série est particulièrement intéressant lorsque l'on cherche à réduire
en priorité les dimensions radiales de l'actionneur et le diamètre de la bobine.
[0009] Selon un autre mode de réalisation, le premier ressort est disposé entre le noyau
fixe et l'équipage mobile alors que le deuxième ressort est disposé entre le noyau
fixe et la deuxième butée, de sorte que dans la première partie de la course, le premier
ressort est seul à travailler et que dans la deuxième partie de la course, les deux
ressorts coopèrent en parallèle. La raideur dans la première phase vaut alors k
1, et la raideur dans la deuxième phase vaut k
1 + k
2, valeur d'autant plus proche de k
2 que k
2 sera grand devant k
1. Cette disposition, qui nécessite en pratique un encombrement radial plus important,
donc des bobines plus massives pour un nombre de tours donné, permet toutefois de
réduire les dimensions axiales de l'actionneur, ce qui peut être avantageux dans certains
cas.
[0010] De préférence, le rapport k
1 / k
2 est inférieur à 1/10, par exemple de l'ordre de 1/20. Il est clair que la caractéristique
déplacement / force que permettent d'obtenir deux ressorts est plus tranchée que ce
que pourrait offrir un ressort unique de raideur variable, ce qui permet de répondre
de manière optimale à la non linéarité et à la rémanence du circuit magnétique, en
ne mettant en oeuvre que des pièces standard de coût réduit.
[0011] D'autres avantages et caractéristiques de l'invention ressortiront de la description
qui va suivre de différents modes de réalisation de l'invention, donnés à titre d'exemples
non limitatifs et représentés aux dessins annexés dans lesquels:
- la figure 1 représente une vue en coupe d'un actionneur selon un premier mode de réalisation
de l'invention, en position de repos ;
- la figure 2 représente l'actionneur selon le premier mode de réalisation de l'invention,
en position intermédiaire ;
- la figure 3 représente l'actionneur selon le premier mode de réalisation de l'invention,
en position active ;
- la figure 4 représente un schéma électrique d'un circuit d'excitation de l'actionneur
selon le premier mode de réalisation de l'invention ;
- la figure 5 représente les courbes caractéristiques des forces en jeu lors de l'activation
de l'actionneur, en fonctions de la course effectuée ;
- la figure 6 représente un schéma simplifié d'un deuxième mode de réalisation de l'invention
en position de repos, en position intermédiaire et en position active ;
- la figure 7, déjà commentée, représente un actionneur de l'état de la technique.
[0012] En référence aux figures 1 à 3, un actionneur électromagnétique 10 à haute sensibilité
pour disjoncteur électrique comporte un circuit magnétique 12 fixe non polarisé, coopérant
avec un équipage mobile 14 formé par un noyau mobile 16 coulissant associé à un organe
d'actionnement 18 en matériau amagnétique.
[0013] Le circuit magnétique est formé par une carcasse ferromagnétique 20 en forme de cadre,
se renfermant d'un côté sur un noyau fixe 22 en matériau ferromagnétique, et du côté
opposé sur un fourreau tubulaire 24 en matériau ferromagnétique s'étendant axialement
vers l'intérieur de la carcasse 20 et entourant une partie du noyau mobile 16 avec
interposition d'un entrefer radial uniforme. Le noyau fixe 22 comporte un alésage
traversant axial s'élargissant vers l'intérieur de la carcasse par un premier chambrage
25 et un deuxième chambrage 26.
[0014] Deux bobines de commande 30, 32 sont montées coaxialement bout à bout dans un fourreau
cylindrique 34 en matériau isolant, à l'intérieur de la carcasse 20.
[0015] L'organe d'actionnement 18 est constitué d'une tige de maintien 36 et d'une tige
poussoir 38 disposées axialement dans le prolongement l'une de l'autre et séparées
par un collet 39.
[0016] Le fourreau tubulaire 24 et l'alésage du noyau fixe 22 déterminent un axe géométrique
de guidage de l'équipage mobile. Le noyau mobile 16 coulisse axialement à l'intérieur
du fourreau 24 entre une position de repos et une position active. Le noyau mobile
est pourvu d'un alésage traversant axial, pour le logement de la tige de maintien
36 de l'organe d'actionnement 18. L'alésage du noyau mobile fait, du côté faisant
face au noyau fixe 22, une portée servant de siège au collet 39 de l'organe d'actionnement
18.
[0017] La tige poussoir 38 s'étend à l'extérieur de la carcasse au travers du noyau fixe
22. L'alésage du noyau fixe 22 forme un guidage axial pour la tige poussoir 38. La
tige poussoir 38 est destinée à coopérer, directement ou par l'intermédiaire d'un
percuteur emmanché à son extrémité, avec un verrou (non représenté) d'un mécanisme
d'un disjoncteur.
[0018] Le premier chambrage 25 du noyau fixe 22 forme un siège sur lequel prend appui une
extrémité d'un premier ressort de rappel de compression 40 et un logement pour le
ressort 40. L'autre extrémité du ressort 40 prend appui sur une rondelle 42 libre
de se mouvoir axialement sur la tige poussoir 38. Le deuxième chambrage 26 du noyau
fixe 22 forme une portée pour la rondelle 42 entre la position intermédiaire de la
figure 2 et la position active de la figure 3. Un deuxième ressort 44 de compression
porte par une extrémité sur le collet 39 de l'organe d'actionnement et par l'autre
extrémité sur la rondelle 42.
[0019] Le premier ressort 40 a une raideur dont la valeur k
1 est très inférieure à la raideur k
2 du deuxième ressort 44. En pratique, le rapport k
1/k
2 est inférieur à 1/10, par exemple de l'ordre de 1/20.
[0020] Les deux bobines 30, 32 de commande font partie d'un circuit d'excitation 48 de type
connu visible sur la figure 4, et décrit par exemple dans le document
FR-A-2 290 009, avec un pont redresseur à quatre éléments 50, du type de Graetz, permettant indifféremment
une alimentation en courant continu ou alternatif. Une première des deux bobines,
dite bobine d'appel 30, en gros fil, est placé dans la diagonale dite de courant continu
du pont. L'autre diagonale est couplée à la source d'alimentation en courant continu
ou alternatif par l'intermédiaire d'un contact d'isolement 52. L'autre bobine, dite
bobine de maintien 32, en fil fin, est connectée en parallèle sur la branche du circuit
constituée du pont 50 et du contact d'isolement 52. Un contact général 54 conditionne
l'alimentation du circuit. Le contact d'isolement 52, fermé à la mise en service de
l'actionneur et ouvert lorsque l'équipage mobile est arrivé au voisinage de sa position
active, conditionne l'alimentation du pont. Il peut être de tout type connu, à commutation
mécanique ou électronique, l'essentiel étant que, dès la mise en service du circuit,
il se ferme pendant la période d'appel et s'ouvre au moment où la course du noyau
mobile est sensiblement terminée. On se reportera au document
FR-A-2 290 009 pour une description plus précise d'un contact d'isolement.
[0021] Le fonctionnement de l'actionneur sera décrit par référence à la figure 5, qui schématise
en fonction de la course de l'équipage mobile figurant en abscisse, la force électromagnétique
exercée sur le noyau mobile (courbe 60), l'effort antagoniste du verrou du disjoncteur
sur la tige percuteur (courbe 62) et l'action résistante des ressorts (courbe 64),
en ordonnée.
[0022] Au repos, le contact principal 54 est ouvert, les bobines 30, 32 ne sont pas alimentées,
de sorte que l'équipage mobile 14 est rappelé vers sa position de repos représentée
sur la figure 1, par l'action combinée des deux ressorts 40, 44 en série.
[0023] La fermeture du contact principal 54 et du contact d'isolement 52 entraîne l'alimentation
des deux bobines 30, 32. Le flux magnétique engendre des forces qui propulsent le
noyau mobile 16 vers la droite sur les figures 1 à 3. Ces forces électromagnétiques
sont transmises intégralement à l'organe d'actionnement 18 puis à la rondelle 42 par
l'intermédiaire du deuxième ressort 44, puis au noyau fixe 22 par l'intermédiaire
du premier ressort 40. Les deux ressorts 40, 44, sont soumis aux mêmes forces - si
l'on néglige la masse très faible de la rondelle 42 - mais la déformation du premier
ressort 40 est prépondérante par rapport à celle du deuxième ressort 44, du fait de
la différence de raideur. La raideur équivalente de l'ensemble constitué par les deux
ressorts dans cette phase vaut en effet k
1k
2/(k
1 + k
2), valeur qui sera d'autant plus proche de k
1 que k
2 sera grand devant k
1.
[0024] Après une course morte de 1 mm environ jusqu'à l'abscisse A, les 2 à 3 mm de course
suivants jusqu'à l'abscisse B constituent la course utile durant laquelle l'extrémité
de la tige poussoir vient percuter un verrou d'un mécanisme de disjoncteur et provoque
son pivotement. Ce verrou peut être un verrou d'ouverture, si l'actionneur est intégré
à un déclencheur à émission de courant (MX), ou un verrou de fermeture, si l'actionneur
est intégré à une commande de fermeture (XF). Dans tous les cas, c'est donc l'énergie
électromagnétique fournie par le circuit d'excitation, et éventuellement pour une
part l'énergie cinétique accumulée durant la course morte précédente et transmise
lors de la percussion, qui provoquent le changement d'état du verrou. Dans cette phase
utile, l'action antagoniste du système de ressorts de rappel 40, 44 est très faible,
du fait de sa faible raideur équivalente.
[0025] En poursuivant sa contraction au delà de la course utile décrite précédemment, jusqu'à
l'abscisse C correspondant à la position représentée à la figure 2, le premier ressort
vient se loger entièrement dans le premier chambrage 25 du noyau fixe 22 et la rondelle
42 vient buter au contact de la portée formée par le deuxième chambrage 26. Au delà
de cette position, le comportement du dispositif change. La poursuite du déplacement
de l'équipage mobile 14 vers sa position active, à l'abscisse E correspondant à la
position représentée sur la figure 3, entraîne une déformation supplémentaire du seul
deuxième ressort 44, et la raideur équivalente du système est égale à la raideur k
2 du deuxième ressort 44, d'où le changement de pente de la courbe 64. L'entrefer axial
entre le noyau mobile 16 et le noyau fixe 22 se réduit jusqu'à s'annuler sur la figure
3. Juste avant l'arrivée à la position active, le contact d'isolement 52 s'ouvre à
l'abscisse D, de sorte que seule la bobine de maintien 32 reste alimentée, engendrant
un flux magnétique suffisant pour le maintien de l'équipage mobile 14 en position
active, contre la force cumulée du premier ressort 40 et du deuxième ressort 44 venu
se loger dans le deuxième chambrage 26.
[0026] A l'ouverture du contact principal 54, l'énergie potentielle du deuxième ressort
44 est suffisante pour provoquer le décollement du noyau mobile 16 malgré le champ
rémanent dans le circuit magnétique 12. Le premier ressort 40 en se détendant, fournit
le travail mécanique résiduel nécessaire pour le retour de l'équipage mobile 14 à
sa position de repos.
[0027] Naturellement, diverses variantes sont envisageables.
[0028] Le circuit d'excitation peut prendre toute forme connue permettant l'application
d'une puissance élevée suffisante pour entraîner l'équipage mobile de sa position
de repos à sa position active pendant une phase d'appel, puis d'une puissance moindre,
suffisante pour le maintien de l'équipage mobile en position active pendant une phase
de maintien. La fin de la phase d'appel peut être asservie au déplacement de l'équipage
mobile, comme décrit par exemple dans le premier mode de réalisation, ou non, comme
décrit par exemple dans le document
FR-A-2 133 652. Les enroulements peuvent être connectés en série plutôt qu'en parallèle, comme décrit
dans le document
FR-A-2 290 010. La différence d'excitation entre les deux phases peut également être obtenue avec
une seule bobine, qui peut être commandée par le réseau pendant la phase d'appel puis
sous forme hachée par un générateur d'impulsion dans la phase de maintien.
[0029] De même, les deux ressorts peuvent être disposés de diverses manières pour obtenir
la différentiation recherchée entre la première partie de la course, pendant laquelle
l'ensemble des deux ressorts se comporte comme un ressort dont la caractéristique
est approximativement ou exactement égale à celle du ressort de plus faible raideur,
et la deuxième partie de la course, pendant laquelle l'ensemble des deux ressorts
se comporte comme un ressort dont la caractéristique est approximativement ou exactement
égale à celle du ressort de plus forte raideur. La figure 6 représente schématiquement
une variante de réalisation, en position de repos, en position intermédiaire et en
position active. Le ressort de plus faible raideur 40 est seul à travailler durant
la première partie de la course alors que dans la deuxième partie de la course les
deux ressorts 40, 44 travaillent en parallèle, avec une raideur équivalente k
1+k
2, qui est d'autant plus proche de k
2 que cette dernière valeur est grande devant k
1. La rondelle 42 fait office de butée mobile et coopère avec une butée constituée
par un chambrage du noyau mobile 16.
1. Actionneur électromagnétique (10) comportant :
- un circuit magnétique fixe (12) en matériau ferromagnétique comprenant :
- une carcasse (20) et
- un noyau fixe (22) situé à une extrémité de la carcasse et relié à celle-ci,
- un équipage mobile (14) apte à coulisser le long d'un axe géométrique fixe entre
une position de repos et une position active et destiné à effectuer un travail mécanique
en passant de sa position de repos à sa position active, l'équipage mobile (14) comportant
:
- un noyau mobile (16) dont l'entrefer axial avec le noyau fixe (22) se réduit lorsque
l'équipage mobile (14) passe de sa position de repos à sa position active,
- un organe d'actionnement (18) associé au noyau mobile (16),
- un premier ressort de rappel (40) sollicitant l'équipage mobile (16) vers sa position
de repos,
- un circuit d'excitation comportant au moins une bobine fixe de commande (30, 32)
apte à engendrer dans le circuit magnétique (12) un flux magnétique de commande qui
s'oppose à l'action du premier ressort (40), le circuit d'excitation (48) étant apte
à passer d'un mode d'appel dans lequel il délivre une puissance élevée suffisante
pour entraîner l'équipage mobile (14) de sa position de repos à sa position active,
à un mode de maintien dans lequel il délivre une puissance moindre, suffisante pour
le maintien de l'équipage mobile (14) en position active,
caractérisé en ce qu'en position active, l'entrefer axial entre le noyau mobile (16) et le noyau fixe (22)
est nul et
en ce que l'actionneur (10) comporte en outre :
- un deuxième ressort (44) de raideur plus élevée que celle du premier ressort, apte
à rappeler élastiquement l'équipage mobile (14) vers sa position de repos,
- une première butée (26),
- une deuxième butée (42), mobile et apte à coopérer au moins avec le deuxième ressort
(44) et avec la première butée (26);
- la deuxième butée (42) n'étant pas en contact avec la première butée (26) dans une
première partie de la course axiale de l'équipage mobile (14) de sa position de repos
à sa position active, et l'action du premier ressort (40) étant alors prépondérante,
- la deuxième butée (42) étant immobilisée par rapport à la première butée (26) dans
une seconde partie de la course axiale de l'équipage mobile (14) de sa position de
repos à sa position active, et l'action du deuxième ressort étant prépondérante.
2. Actionneur selon la revendication 1 caractérisé en ce que le premier ressort (40) est disposé entre le noyau fixe (22) et la deuxième butée
(42), et en ce que le deuxième ressort (44) est disposé entre la deuxième butée (42) et l'équipage mobile
(14), de sorte que dans la première partie de la course, les deux ressorts (40, 44)
coopèrent en série, et que dans la deuxième partie de la course, seul le deuxième
ressort (44) continue à travailler.
3. Actionneur selon la revendication 1 caractérisé en ce que le premier ressort (40) est disposé entre le noyau fixe (22) et l'équipage mobile
(14) en ce que le deuxième ressort (44) est disposé entre le noyau fixe (22) et la deuxième butée
(42), de sorte que dans la première partie de la course, le premier ressort (40) est
seul à travailler et que dans la deuxième partie de la course, les deux ressorts (40,
44) coopèrent en parallèle.
4. Actionneur selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le rapport k1 / k2 est inférieur à 1/10, par exemple de l'ordre de 1/20.
1. Electromagnetic actuator (10) comprising:
- a fixed magnetic circuit (12) made of ferromagnetic material comprising:
- a shell (20) and
- a fixed core (22) situated at one end of the shell and connected thereto,
- a movable assembly (14) designed to slide along a fixed geometric axis between a
rest position and an active position and designed to make a mechanical effort when
moving from its rest position to its active position, the movable assembly (14) comprising:
- a mobile core (16) whose axial air-gap with the fixed core (22) is reduced when
the movable assembly (14) moves from its rest position to its active position,
- an actuating means (18) associated to the mobile core (16),
- a first return spring (40) biasing the movable assembly (16) to its rest position,
- an excitation circuit comprising at least one fixed control coil (30, 32) designed
to generate a magnetic control flux in the magnetic circuit (12), which flux opposes
the action of the first spring (40), the excitation circuit (48) being designed to
switch from an in-rush mode in which it delivers a high power sufficient to move the
movable assembly (14) from its rest position to its active position, to a holding
mode in which it delivers a lower power sufficient to hold the movable assembly (14)
in the active position,
characterized in that in the active position, the axial air-gap between the mobile core (16) and the fixed
core (22) is zero and that the actuator (10) further comprises:
- a second spring (44) with a greater stiffness than that of the first spring designed
to return the movable assembly (14) flexibly to its rest position,
- a first stop (26),
- a second stop (42) that is mobile and designed to co-operate at least with the second
spring (44) and with the first stop (26),
- the second stop (42) not being in contact with the first stop (26) in a first part
of the axial travel of the movable assembly (14) from its rest position to its active
position, and the action of the first spring (40) then being preponderant,
- the second stop (42) being immobilized with respect to the first stop (26) in a
second part of the axial travel of the movable assembly (14) from its rest position
thereof to its active position, and the action of the second spring (44) then being
preponderant.
2. Actuator according to claim 1, characterized in that the first spring (40) is arranged between the fixed core (22) and the second stop
(42), and that the second spring (44) is arranged between the second stop (42) and
the movable assembly (14), so that in the first part of the travel, the two springs
(40, 44) co-operate in series, and that in the second part of the travel, only the
second spring (44) continues to work.
3. Actuator according to claim 1, characterized in that the first spring (40) is arranged between the fixed core (22) and the movable assembly
(14) and that the second spring (44) is arranged between the fixed core (22) and the
second stop (42), so that in the first part of the travel the first spring (40) is
working alone, and that in the second part of the travel the two springs (40, 44)
are co-operating in parallel.
4. Actuator according to any one of the foregoing claims, characterized in that the ratio k1 / k2 is less than 1/10, for example about 1/20.
1. Elektromagnetisches Antriebselement (10), das
- einen feststehenden Magnetkreis (12) aus einem ferromagnetischen Werkstoff mit
- einem Gehäuse (20) und
- einem, an einem Ende des Gehäuses angeordneten und mit diesem verbundenen, feststehenden
Kern (22),
- ein bewegliches System (14), das längs einer feststehenden geometrischen Achse zwischen
einer Ruhestellung und einer aktiven Stellung verschoben werden kann und dazu dient,
durch Übergang von seiner Ruhestellung in seine aktive Stellung eine mechanische Arbeit
zu verrichten, welches bewegliche System (14)
- einen beweglichen Kern (16), dessen axialer Luftspalt zum feststehenden Kern (22)
sich beim Übergang des beweglichen Systems (14) von seiner Ruhestellung in seine aktive
Stellung verringert,
- sowie ein dem beweglichen Kern (16) zugeordnetes Betätigungsorgan (18) umfasst,
- eine erste Rückstellfeder (40), die das bewegliche System (16) in Richtung seiner
Ruhestellung beaufschlagt,
- und eine Erregerschaltung mit mindestens einer feststehenden Steuerspule (30, 32)
umfasst, die dazu ausgelegt ist, einen der Wirkung der ersten Feder (40) entgegengerichteten
magnetischen Fluss im Magnetkreis (12) zu erzeugen, welche Erregerschaltung (48) dazu
ausgelegt ist, von einem Einschaltmodus, in dem sie eine hohe Leistung liefert, die
ausreicht, um das bewegliche System (14) von seiner Ruhestellung in seine aktive Stellung
zu überführen, in einen Haltemodus umzuschalten, in dem sie eine niedrigere Leistung
liefert, die dazu ausreicht, das bewegliche System (14) in der aktiven Stellung zu
halten,
dadurch gekennzeichnet, dass der axiale Luftspalt zwischen dem beweglichen Kern (16) und dem feststehenden Kern
(22) in der aktiven Stellung null ist und dass das Antriebselement (10) darüber hinaus:
- eine zweite Feder (44) mit einer im Vergleich zur ersten Feder größeren Härte, die
dazu ausgelegt ist, das bewegliche System (14) elastisch in Richtung seiner Ruhestellung
zu beaufschlagen,
- einen ersten Endanschlag (26),
- und einen zweiten Endanschlag (42) umfasst, der dazu ausgelegt ist, mindestens mit
der zweiten Feder (44) und mit dem ersten Endanschlag (26) zusammenzuwirken,
- wobei in einem ersten Teil des Axialhubs des beweglichen Systems (14) von dessen
Ruhestellung in dessen aktive Stellung der zweite Endanschlag (42) nicht am ersten
Endanschlag anliegt (26) und die Wirkung der ersten Feder (40) somit überwiegt,
- und in einem zweiten Teil des Axialhubs des beweglichen Systems (14) von dessen
Ruhestellung in dessen aktive Stellung der zweite Endanschlag (42) in Bezug zum ersten
Endanschlag (26) blockiert wird und dann die Wirkung der zweiten Feder überwiegt.
2. Antriebselement nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die erste Feder (40) zwischen dem feststehenden Kern (22) und dem zweiten Endanschlag
(42) und die zweite Feder (44) zwischen dem zweiten Endanschlag (42) und dem beweglichen
System (14) angeordnet ist, derart dass sich im ersten Teil des Bewegungshubs die
Wirkungen der beiden hintereinander liegenden Federn (40, 44) addieren und dass im
zweiten Teil des Hubs nur noch die zweite Feder (44) wirksam ist.
3. Antriebselement nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die erste Feder (40) zwischen dem feststehenden Kern (22) und dem beweglichen System
(14) und die zweite Feder (44) zwischen dein feststehenden Kern (22) und dem zweiten
Endanschlag (42) angeordnet ist, derart dass im ersten Teil des Hubs die erste Feder
(40) allein wirksam ist und im zweiten Teil des Hubs die beiden Federn (40, 44) gleichzeitig
arbeiten.
4. Antriebselement nach irgendeinem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass das Verhältnis k1/k2 kleiner als 1/10 ist und beispielsweise etwa 1/20 beträgt.