[0001] La présente invention concerne une raquette à neige et plus particulièrement le dispositif
de réglage en position longitudinale de ses moyens de retenue pour la chaussure.
[0002] Les raquettes à neige sont des engins connus depuis de très nombreuses années car
utilisées depuis plusieurs siècles par les populations scandinaves pour se déplacer
sur la neige. Jusqu'à nos jours, les raquettes à neige étaient utilisées à des fins
utilitaires ou militaires, pour permettre aux populations et aux troupes alpines de
se déplacer sur la neige pour leurs déplacements nécessités par la vie quotidienne.
Actuellement, les raquettes à neige sont plutôt utilisées par des sportifs qui font
des randonnées et des promenades, voire même des compétitions. Mais les sportifs,
bien que pratiquant pour leur plaisir, sont de plus en plus exigeants pour le matériel
qu'ils utilisent.
[0003] On connaît de nombreux dispositifs de retenue destinés à équiper les raquettes à
neige, tels que les chaussons en caoutchouc ou les fixations du type comprenant des
moyens de maintien avant et arrière destinés à retenir la chaussure de l'utilisateur
sur une plaque articulée. Selon ces fixations les moyens de maintien arrière sont
disposés coulissant à l'arrière de la plaque pour pouvoir être déplacés vers l'avant
et vers l'arrière longitudinalement et être positionnés et verrouillés dans une position
longitudinale déterminée, adaptée à la longueur de la chaussure de l'utilisateur.
Ce type de dispositif est par exemple décrit dans les brevets
français FR 0002823,
FR 2606660"
FR 2742347,
FR 2 760 375,
EP 0 671190.
[0004] Cependant, de tels dispositifs présentent des inconvénients, car les réglages sont
généralement peu pratiques à l'usage et nécessitent souvent un temps relativement
long pour être effectués. De plus, certains types de réglage nécessitent l'usage d'une
clef, d'un tournevis ou d'un autre outil. Par ailleurs si ces types de dispositifs
sont somme tout correct, pour des chaussures de grandes pointures, ils sont tout à
fait inadaptés pour des pointures moyennes et petites. En effet, si les moyens de
retenu arrière sont déplacés vers l'avant, l'utilisateur constate qu'une grande partie
de la plaque pivotante dépasse à l'arrière de son talon, ce qui nuit à l'esthétique
du produit, mais aussi à son confort car à chaque pas l'utilisateur doit soulever
cette partie qui dépasse, et qui par ailleurs projette de la neige.
[0005] La présente invention apporte un perfectionnement pour le dispositif de réglage permettant
d'adapter la fixation de retenue de la chaussure à la longueur de cette dernière.
[0006] Ainsi, Selon sa caractéristique principale la raquette à neige de l'invention est
du type comprenant une fixation destinée à retenir la chaussure de l'utilisateur,
ladite fixation étant constituée par une plaque pivotante autour d'un axe transversal
de pivotement comprenant des moyens de retenue pour la chaussure, à savoir des moyens
avant comprenant un étrier de retenu et des moyens arrière comprenant une pièce de
retenue arrière, tandis que la position longitudinale des moyens de retenu arrière
est réglable pour afin de mettre en conformité la dimension longitudinale de la fixation,
avec la pointure de la chaussure, c'est-à-dire d'adapter la distance entre l'étrier
avant et la pièce de retenue arrière, à la dimension de la semelle de la chaussure,
par déplacement vers l'avant ou vers l'arrière et verrouillage dans la position choisie,
caractérisée en ce que l'étrier avant de retenu est solidaires d'une plaque avant
s'étendant horizontalement , qui est retenue pivotante sur le tamis autour de l'axe
de pivotement, tandis que la pièce arrière de retenue est montée sur une paroi inférieure
d'appui, prolongée vers l'avant par un profil de coulissement destiné à coopérer,
avec un logement de coulissement de forme correspondante réalisé sous la plaque avant
des moyens de retenu avant.
[0007] Selon une caractéristique complémentaire, la raquette comprend des moyens de verrouillage
de la position par rapport aux moyens de retenu avant une fois sa position choisie,
qui sont selon le mode décrit à titre d'exemple constituées par la coopération d'un
verrou mobile avec une denture correspondante.
[0008] Ajoutons que quelle que soit la position longitudinale des moyens de retenu arrière,
aucun élément de la plaque pivotante ne dépasse à l'arrière desdits moyens de retenu
arrières, et qu'aucun élément de la plaque pivotante ne dépasse à l'avant desdits
moyens de retenu avant.
[0009] Notons aussi que dans la position extrême avant le profil de coulissement ne dépasse
pas à l'avant des moyens de retenu avant.
[0010] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention se dégageront de la description
qui va suivre en regard des dessins annexés qui ne sont donnés qu'à titre d'exemples
non limitatifs.
[0011] Les figures 1 à 7b illustrent une raquette à neige selon l'invention.
La figure 1 est une vue de dessus
La figure 2 est une vue latérale.
La figure 3 est une vue en perspective de la fixation avant la mise en place des moyens
de retenue arrière sur la plaque pivotante.
La figure 4 est une vue en perspective de la fixation, les moyens de retenue arrière
étant mis en place sur la plaque pivotante.
Les figures 5a, 5b montrent la fixation selon laquelle les moyens de retenu arrières
sont dans une position de recul arrière maximum.
La figure 5a est une vue de dessus.
La figure 5b et une vue latérale.
Les figures 6a, 6b montrent la fixation selon laquelle les moyens de retenu arrières
sont dans une position avancée maximum.
La figure 6a est une vue de dessus.
La figure 6b et une vue latérale.
Les figures 7a, 7b sont des vues partielles schématiques montrant le verrou respectivement
dans sa position haute inactive de non-verrouillage (figure 7a) et dans sa position
active de verrouillage (7b).
[0012] La raquette désignée sous la référence générale (1) se présente sous la forme d'une
plaque ajourée sur laquelle est fixée la chaussure de l'utilisateur, et qui se compose
d'un cadre principal (2) et d'un tamis (3), comprenant un ensemble de parois supportant
la fixation (4) destinée à retenir la chaussure de l'utilisateur.
[0013] Ledit tamis (3) avec son ensemble de parois internes forme de façon connue, une surface
inférieure générale d'appui sur la neige permettant à l'utilisateur de ne pas trop
s'enfoncer dans la neige et ce, grâce à la surface portante relativement importante.
L'invention bien que décrite selon un mode d'exécution dont le tamis est en matière
plastique peut bien entendu trouver application sur tout autre type de raquette comme
par exemple avec un cadre périphérique réalisé avec un tube en aluminium tenant une
toile formant le tamis.
[0014] Notons que la fixation (4) destinée à retenir la chaussure est, selon l'illustration
donnée à titre d'exemple, articulée par rapport au tamis (3) de la raquette proprement
dite, selon un axe transversal (XX'), afin de permettre à l'utilisateur de soulever
son talon lors de sa progression..
[0015] Ladite fixation portant la référence générale (4) est constituée par une plaque articulée
comprenant des moyens de retenue pour la chaussure, à savoir des moyens avant (4a)
et des moyens arrière (4b). Ces moyens sont constitués par des éléments semi rigide
et de sangles souples tel que cela est illustré à titre d'exemple.
[0016] Ainsi, l'extrémité avant de la chaussure est, de façon connue en soi, retenue par
un étrier avant (5), tandis que son extrémité arrière l'est, grâce à une pièce arrière
de retenue (6).
[0017] Selon le mode de réalisation préféré, les moyens de retenue ayant (5) sont solidaires
d'une plaque avant (7) retenue pivotante sur le tamis autour de l'axe de pivotement
(X, X'). Ladite plaque avant s'étend sensiblement horizontalement, en partie à l'avant
de l'axe de pivotement (X, X') par une partie avant (7a) et en partie à l'arrière
de cet axe, par une partie arrière (7b).
[0018] Précisons que la plaque avant comprend un verrou mobile (8) disposé avantageusement
sur la partie arrière (7b), dont la fonction sera expliquée plus loin dans la description.
[0019] Les moyens de retenu arrière (4b) sont constitués par une pièce arrière de retenue
(6) montée sur paroi inférieure d'appui (9), et par une sangle souple tel que cela
est illustré.
[0020] Notons que selon l'invention la position longitudinale des moyens de retenu arrière
(4a) est réglable afin de mettre en conformité la dimension longitudinale de la fixation,
avec la pointure de la chaussure, c'est-à-dire d'adapter la distance entre l'étrier
avant (5) et la pièce de retenue arrière (6), à la dimension de la semelle de la chaussure,
par déplacement vers l'avant ou vers l'arrière et verrouillage dans la position choisie.
[0021] Ainsi, la paroi inférieure d'appui (9) des moyens de retenu arrière (4b) est prolongée
vers l'avant par un profil de coulissement (10) destiné à coopérer, avec un logement
de coulissement de forme correspondante (11) réalisé sous la plaque avant (7) des
moyens de retenu avant (4a).
[0022] Le verrou mobile (8) est destiné à verrouiller le profil de coulissement avec la
plaque avant (7), une fois la position longitudinale choisie.
[0023] A cet effet la surface supérieure du profil de coulissement (10) comprend une denture
(12) constituée par une succession de profils transversaux en creux.
[0024] Le verrou mobile (8) est mobile en pivotement autour d'un axe transversal (T, T')
pour pouvoir prendre deux positions, à savoir une position basse active de verrouillage
et une position haute inactive de déverrouillage. Notons que le verrou comprend une
dent de verrouillage (13) destinée à coopérer avec l'un des profils en creux de verrouillage
quand le verrou est dans sa position active de verrouillage.
[0025] On a compris que le verrou (8) avec sa coopération avec la denture (12) constituent
les moyens de verrouillage des moyens de retenu arrières (6) par rapport aux moyens
de retenu avant (5) une fois sa position choisie.
[0026] Ajoutons que les moyens de retenu avant (a), constitués par l'ensemble avant, formé
par l'étrier avant (5) et la plaque avant (7) avec son verrou (8), est un ensemble
réalisé avantageusement en matière plastique. Ainsi, le verrou (8) avantageusement
injecté avec les autres éléments de l'ensemble avant, est tel que son pivotement vers
le haut se fait contre l'action l'énergie propre du plastique, et revient donc automatiquement
dans la position basse active de verrouillage.
[0027] Notons que le verrou (8) disposé sur la plaque avant (7) se trouve dans la zone occupée
par la semelle de la chaussure. Ainsi la semelle de la chaussure, en appui sur le
verrou, interdit tout déverrouillage intempestif.
[0028] On a compris que grâce à la construction proposée, quelle que soit la position longitudinale
des moyens de retenu arrières, aucun élément de la plaque pivotante ne dépasse à l'arrière
desdits moyens de retenu arrières.
[0029] De même, grâce à la construction proposée, quel que soit la position longitudinale
des moyens de retenu arrières, aucun élément de la plaque pivotante ne dépasse à l'avant
desdits moyens de retenu avant. En effet dans la position extrême avant telle que
représentée aux figures 6a, 6b), on constate que le profil de coulissement (10) ne
dépasse pas à l'avant.
[0030] On notera aussi qu'un système de butées est prévu pour limiter le déplacement vers
l'avant et vers l'arrière des moyens de retenu arrière.
[0031] Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits et représentés
à titre d'exemples, mais elle comprend aussi tous les équivalents techniques ainsi
que leurs combinaisons.
1. Raquette à neige (1) comprenant une fixation (4) destinée à retenir la chaussure de
l'utilisateur, ladite fixation étant constituée par une plaque pivotante autour d'un
axe transversal (X, X') comprenant des moyens de retenue pour la chaussure, à savoir
des moyens avant (4a) comprenant un étrier de retenu (5) et des moyens arrière (4b)
comprenant une pièce de retenue arrière (6), tandis que la position longitudinale
des moyens de retenu arrière est réglable pour afin de mettre en conformité la dimension
longitudinale de la fixation, avec la pointure de la chaussure, c'est-à-dire d'adapter
la distance entre l'étrier avant (5) et la pièce de retenue arrière (6), à la dimension
de la semelle de la chaussure, par déplacement vers l'avant ou vers l'arrière et verrouillage
dans la position choisie, caractérisée en ce que l'étrier avant de retenu (5) est solidaires d'une plaque avant (7) s'étendant horizontalement
, qui est retenue pivotante sur le tamis autour de l'axe de pivotement (X, X'), tandis
que la pièce arrière de retenue (6) est montée sur une paroi inférieure d'appui (9),
prolongée vers l'avant par un profil de coulissement (10) destiné à coopérer, avec
un logement de coulissement de forme correspondante (11) réalisé sous la plaque avant
(7) des moyens de retenu avant (4a).
2. Raquette à neige (1) selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comprend des moyens de verrouillage de la position (6) par rapport aux moyens
de retenu avant (5) une fois sa position choisie.
3. Raquette à neige selon la revendication 2, caractérisée en ce que les moyens de verrouillage sont constituées par la coopération d'un verrou mobile
(8) avec une denture (12) correspondante.
4. Raquette à neige selon la revendication 3, caractérisée en ce que le verrou mobile est disposé sur la plaque avant (7) tandis que la denture (12) est
disposé sur le profil de coulissement ((10) des moyens de retenu arrière (4b).
5. Raquette à neige (1) selon la revendication 3 ou 4, caractérisée en ce que le verrou (8) se trouve dans la zone occupée par la semelle de la chaussure, afin
que la semelle de la chaussure, soit en appui sur ledit verrou, interdisant alors
tout déverrouillage intempestif.
6. Raquette à neige (1) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que quelle que soit la position longitudinale des moyens de retenu arrière, aucun élément
de la plaque pivotante ne dépasse à l'arrière desdits moyens de retenu arrières, et
qu'aucun élément de la plaque pivotante ne dépasse à l'avant desdits moyens de retenu
avant.
7. Raquette à neige (1) selon la revendication 6, caractérisée en ce que dans la position extrême avant le profil de coulissement (10) ne dépasse pas à l'avant
des moyens de retenu avant (4a)