(19)
(11) EP 2 045 513 A1

(12) DEMANDE DE BREVET EUROPEEN

(43) Date de publication:
08.04.2009  Bulletin  2009/15

(21) Numéro de dépôt: 08352019.7

(22) Date de dépôt:  02.10.2008
(51) Int. Cl.: 
F21S 8/08(2006.01)
(84) Etats contractants désignés:
AT BE BG CH CY CZ DE DK EE ES FI FR GB GR HR HU IE IS IT LI LT LU LV MC MT NL NO PL PT RO SE SI SK TR
Etats d'extension désignés:
AL BA MK RS

(30) Priorité: 02.10.2007 FR 0706889

(71) Demandeur: Alpha Recyclage Franche Comte
39100 Brevans (FR)

(72) Inventeur:
  • Pech, Jean Louis
    31000 Toulouse (FR)

(74) Mandataire: Morelle, Guy Georges Alain 
Cabinet Morelle & Bardou, SC Parc Technologique du Canal 9, Avenue de l'Europe B.P. 72253
31522 Ramonville Saint Agne Cedex
31522 Ramonville Saint Agne Cedex (FR)

   


(54) Dispositif d'éclairage du type candélabre à colonne


(57) Dispositif d'éclairage (1) du type candélabre à colonne, comportant :
- une âme métallique (2) comportant un axe longitudinal (3), apte à conférer au candélabre une résistance mécanique suffisante à son maintien en position verticale,
- un revêtement (4) rigide de type coque, entourant en totalité la périphérie d'au moins une section de la longueur de l'âme métallique et s'étendant au moins sur une partie de la longueur de ladite âme métallique, en vue de conférer au candélabre un aspect esthétique particulier, ce revêtement rigide étant réalisé dans un matériau apte à être moulé, et adoptant la forme d'une pluralité de tronçons (8) disposés successivement le long d'une partie au moins de la longueur de l'âme métallique,
- un joint élastique disposé entre deux tronçons (8) successifs du revêtement rigide, dans un plan perpendiculaire à l'axe longitudinal de l'âme métallique,
- des moyens de liaison (18) du revêtement rigide à l'âme métallique,
- des moyens d'éclairage disposés à l'extrémité supérieure du dispositif.




Description


[0001] La présente invention se rapporte aux dispositifs d'éclairage du type candélabre à colonne, destinés notamment à être implantés le long de la voirie. Plus particulièrement, elle se rapporte à un dispositif d'éclairage du type candélabre à colonne, comportant :
  • une âme métallique comportant un axe longitudinal, apte à conférer au candélabre une résistance mécanique suffisante à son maintien en position verticale,
  • un revêtement rigide de type coque, entourant en totalité la périphérie d'au moins une section de la longueur de l'âme métallique et s'étendant au moins sur une partie de la longueur de ladite âme métallique, lié à celle-ci, en vue de conférer au candélabre un aspect esthétique particulier, ledit revêtement rigide étant réalisé dans un matériau apte à être moulé,
  • des moyens de liaison du revêtement rigide à ladite âme métallique,
  • des moyens d'éclairage disposés à l'extrémité supérieure du dispositif.


[0002] Des types de candélabre sont connus, essentiellement sous trois formes de réalisations.

[0003] Une première forme consiste à disposer un moyen d'éclairage à l'extrémité supérieure d'un mât métallique dont l'extrémité inférieure est fixée au sol. Une telle réalisation est largement utilisée, mais présente l'inconvénient d'écarter toute considération esthétique, le mât présentant un profil simple et relativement uniforme, de type tube ou cône. En outre, de tels mâts comportent une finition de surface également relativement uniforme visant à rendre cette dernière inoxydable.

[0004] Une deuxième réalisation consiste en un poteau en béton armé, à l'extrémité supérieure duquel est monté un moyen d'éclairage et dont l'extrémité inférieure est fixé au sol, ce type de réalisation présentant les mêmes inconvénients que ceux décrits pour le mât métallique. En outre, les poteaux en béton peuvent demander une plus grande section transversale, ce qui les rend moins discrets tout en ne permettant pas de privilégier l'aspect esthétique.

[0005] On trouve également un candélabre de type en fonte, qui permet quant à lui plus facilement de prendre en compte l'aspect esthétique et/ou artistique de ce type de mobilier urbain, mais à des prix de revient élevés et moyennant une charge d'entretien régulier du mobilier, essentiellement en peinture.

[0006] Des dispositifs d'éclairage comme défini plus haut améliorent les candélabres visés ci-dessus.

[0007] On connaît par exemple avec le document EP 1 762 782, un mobilier urbain à béquille, de type lampadaire, comportant un tronc central cylindrique et un revêtement de ce tronc sur une partie de sa hauteur, ce revêtement étant constitué de deux demi coques liées entre elles et formées chacune d'un panneautage ondulé de type profilé dont une partie est en appui contre le tronc central. Le panneautage ondulé sert essentiellement à fixer des accessoires sur celui-ci, comme des feux tricolores par exemple, d'où une multi fonctionnalité du poteau enseigné par ce document, induite par le revêtement de l'âme du poteau. Un tel lampadaire est complexe à fabriquer en raison de son caractère multi fonctionnel, et ne répond pas à de nombreux besoins en matière d'esthétique notamment.

[0008] On connaît avec le document US 2004/0070985, un système de poteau modulaire et une lampe, dans lequel le système de poteau modulaire est constitué d'une structure de squelette interne apte à porter la charge du système de poteau, et d'une coque plastique externe à but esthétique. La coque plastique externe peut être glissée sur la structure de squelette interne assemblée, et est constituée d'une unité unique suivant l'exemple représenté. La structure de squelette interne peut être constituée d'un poteau conique, métallique, s'étendant vers le haut, qui est maintenu en place par une base qui pourvoit également à une structure statique agissant comme un mécanisme de défense passif. La coque plastique est réalisée dans un plastique à haute résistance au choc, moulé, en une pièce unique de revêtement. Ces plastiques présentent une haute résistance aux ultra-violets, une haute résistance à la corrosion et à l'abrasion, aux embruns salins, et une résistance supérieure à celle des résines epoxy, nylon, PVC. Un tel lampadaire ne répond pas à de nombreux besoins en matière d'esthétique et de maintenance notamment.

[0009] La présente invention a pour objectif de pallier ces inconvénients. Plus précisément, elle consiste en un dispositif d'éclairage du type candélabre à colonne, comportant :
  • une âme métallique comportant un axe longitudinal, apte à conférer au candélabre une résistance mécanique suffisante à son maintien en position verticale,
  • un revêtement rigide de type coque, entourant en totalité la périphérie d'au moins une section de la longueur de l'âme métallique et s'étendant au moins sur une partie de la longueur de ladite âme métallique, lié à celle-ci, en vue de conférer au candélabre un aspect esthétique particulier,
  • ledit revêtement rigide étant réalisé dans un matériau apte à être moulé,
  • des moyens de liaison du revêtement rigide à ladite âme métallique,
  • des moyens d'éclairage disposés à l'extrémité supérieure du dispositif,
caractérisé en ce que ledit revêtement rigide adopte la forme d'une pluralité de tronçons disposés successivement le long d'une partie au moins de la longueur de l'âme métallique, et en ce que ledit dispositif comporte un joint élastique disposé entre deux tronçons successifs dudit revêtement rigide, dans un plan perpendiculaire à l'axe longitudinal de l'âme métallique.

[0010] La structure composite du dispositif d'éclairage selon l'invention, du type âme résistante et revêtement, permet de dissocier la fonction de résistance mécanique de celle de l'esthétique dans le produit. Ainsi, la résistance mécanique peut être assurée par une âme non visible de l'extérieur, avantageusement de type standard, et la fonction esthétique par un revêtement rigide associé à l'âme qui pourra être réalisé en une pluralité d'exemplaires en fonction d'objectifs artistiques, esthétiques, divers et variés, grâce à son aptitude au moulage. La forme définie de réalisation du revêtement offre un mode de réalisation aisé du revêtement, qui peut avantageusement être remplacé par partie. En outre, la réalisation par tronçons longitudinaux du revêtement améliore la dissociation des fonctions de résistance de l'âme métallique et d'habillement ou d'esthétique du revêtement, notamment sous l'effet du vent, et évite ainsi au revêtement d'avoir à supporter des contraintes dues à la flexion du mât. Le joint élastique confère au dispositif une faculté de flexion, par exemple sous l'effet du vent, tout en offrant une caractéristique d'absorption de la déformée du mât, et d'amortissement des mouvements de flexions.

[0011] Selon une caractéristique avantageuse, ladite âme métallique comporte un mât de section transversale creuse.

[0012] Selon une caractéristique avantageuse, ledit mât de section transversale creuse est tubulaire.

[0013] Selon une caractéristique avantageuse, ledit mât de section transversale creuse est conique.

[0014] Selon une caractéristique avantageuse, ledit mât comporte une section transversale circulaire ou polygonale.

[0015] La section polygonale permet avantageusement d'immobiliser le revêtement autour du mât, et lui éviter ainsi simplement toute rotation autour de celui-ci.

[0016] Selon une caractéristique avantageuse, ledit revêtement adopte la forme d'au moins deux demi-coques complémentaires l'une de l'autre en vue d'entourer en totalité la périphérie d'au moins une section de la longueur de l'âme métallique.

[0017] Cette forme de réalisation du revêtement permet un montage aisé autour du mât, en liaison avec le mode de réalisation du revêtement par moulage.

[0018] Selon une caractéristique avantageuse, ledit revêtement comporte :
  • une peau extérieure d'épaisseur sensiblement constante adoptant une forme déterminée en fonction de l'esthétique recherchée dudit dispositif,
  • une pluralité de nervures solidaires de ladite peau, pour une liaison de cette dernière à ladite âme métallique.


[0019] Ce mode de réalisation du revêtement permet avantageusement de former un revêtement en optimisant la matière utilisée tout en lui conférant une bonne résistance propre et en permettant des formes extérieures éloignées de l'âme résistante.

[0020] Selon une caractéristique avantageuse, ledit revêtement rigide de type coque comporte un liant minéral et des fibres.

[0021] Le liant minéral mélangé à des fibres confère au revêtement soumis aux agressions extérieures du temps, une grande capacité de résistance à la corrosion notamment. En outre, un tel matériau pour le revêtement présente une grande dureté, peu d'entretien, voire aucun, du fait que sa couleur peut être réalisée dans la masse. Les fibres confèrent au revêtement sa propre résistance mécanique élevée.

[0022] Selon une caractéristique avantageuse, ledit revêtement rigide de type coque est réalisé en Ductal®.

[0023] Cette caractéristique propose un matériau de réalisation du revêtement particulièrement avantageux pour ses caractéristiques intrinsèques prises en combinaison dans une application pour candélabre, notamment dureté exceptionnelle, grande résistance à la corrosion, particulièrement adapté pour les bords de mer par exemple. Le Ductal® apporte au candélabre une grande flexibilité dans son ergonomie et son esthétique tout en lui conférant de hautes performances.

[0024] Selon une caractéristique avantageuse, lesdits moyens de liaison du revêtement à ladite âme métallique comportent une liaison démontable de type à vis, boulon ou analogue.

[0025] Selon une caractéristique avantageuse, lesdits moyens de liaison du revêtement rigide sur ladite âme métallique comportent une liaison démontable de type à vis, boulon ou analogue par l'intermédiaire d'au moins un trou oblong.

[0026] Cette caractéristique permet à la liaison du revêtement sur le mât d'absorber des déformations élastiques du mât.

[0027] Selon une caractéristique avantageuse, lesdites deux demi-coques d'un tronçon de revêtement sont liées entre elles de manière rigide et complète par une liaison de type à vis, boulon ou analogue.

[0028] Selon une caractéristique avantageuse, ledit revêtement recouvre en totalité l'âme métallique, un tronçon d'extrémité de revêtement coiffant l'extrémité de l'âme métallique et portant lesdits moyens d'éclairage.

[0029] Cette caractéristique offre un candélabre aux possibilités esthétiques tout à fait nouvelles, le revêtement recouvrant en totalité le mât résistant qui disparaît donc totalement à la vue.

[0030] D'autres caractéristiques et avantages apparaîtront à la lecture qui suit de la description d'un exemple de mode de réalisation d'un dispositif d'éclairage selon l'invention, accompagnée des dessins annexés, exemples donnés à titre illustratif non limitatif.

[0031] La figure 1 représente une vue d'ensemble en perspective d'un exemple de mode de réalisation d'un dispositif d'éclairage selon l'invention.

[0032] La figure 2 représente une vue de l'extérieur en perspective d'un élément de revêtement de l'exemple de la figure 1.

[0033] La figure 3 représente une vue de l'intérieur en perspective de l'élément de revêtement de la figure 2.

[0034] La figure 4 représente un détail agrandi de l'élément de revêtement de la figure 3.

[0035] La figure 5 représente une première et une deuxième étape de l'exemple de procédé d'assemblage du dispositif selon l'exemple de la figure 1.

[0036] La figure 6 représente une troisième étape de l'exemple de procédé d'assemblage du dispositif selon l'exemple de la figure 1.

[0037] La figure 7 représente une quatrième étape de l'exemple de procédé d'assemblage du dispositif selon l'exemple de la figure 1.

[0038] La figure 8 représente une cinquième étape de l'exemple de procédé d'assemblage du dispositif selon l'exemple de la figure 1.

[0039] La figure 9 représente une sixième étape de l'exemple de procédé d'assemblage du dispositif selon l'exemple de la figure 1.

[0040] La figure 10 représente une septième étape de l'exemple de procédé d'assemblage du dispositif selon l'exemple de la figure 1.

[0041] La figure 11 représente une huitième étape de l'exemple de procédé d'assemblage du dispositif selon l'exemple de la figure 1.

[0042] La figure 12 représente une neuvième étape de l'exemple de procédé d'assemblage du dispositif selon l'exemple de la figure 1.

[0043] La figure 13 représente une dixième étape de l'exemple de procédé d'assemblage du dispositif selon l'exemple de la figure 1.

[0044] La figure 14 représente un détail, vu en coupe longitudinale, du dispositif partiel de l'exemple de la figure 1, après l'étape d'assemblage de la figure 13, et au niveau de la jonction de deux tronçons de revêtement.

[0045] La figure 15 représente un détail agrandi, vu en perspective et en coupe, de la figure 14.

[0046] La figure 16 représente un détail agrandi, vu en coupe longitudinale latérale, de l'exemple de dispositif d'éclairage selon la figure 1, montrant la partie supérieure du candélabre.

[0047] La figure 17 représente le détail de la figure 16, vu en perspective de dessous.

[0048] Le dispositif 1 représenté sur la figure 1 est un candélabre de type à colonne, destiné à être implanté essentiellement sur la voirie, en tout lieu approprié à ce type de mobilier urbain et en fonction des besoins, et peut bien entendu être implanté en tout lieu privé.

[0049] Le dispositif 1 d'éclairage comprend :
  • une âme métallique 2 comportant un axe longitudinal 3, apte à conférer au candélabre une résistance mécanique suffisante à son maintien en position verticale,
  • un revêtement rigide 4 de type coque, entourant la périphérie de l'âme métallique 2 et s'étendant avantageusement au moins sur toute la longueur de cette âme métallique 2, lié à celle-ci, en vue de conférer au candélabre un aspect esthétique particulier,
  • le revêtement rigide 4 étant réalisé dans un matériau apte à être moulé, comportant avantageusement un liant minéral et des fibres, par exemple de préférence du Ductal®, ou un matériau obtenu plus généralement à base de béton ou analogue et de fibres organiques ou minérales,
  • des moyens de liaison 5 du revêtement rigide sur l'âme métallique 2, qui seront plus particulièrement décrits avec l'aide des figures 8, 11, et 14,
  • des moyens d'éclairage 27 disposés à l'extrémité supérieure 30 du dispositif 1.


[0050] L'âme métallique 2 sera de préférence un poteau ou mât de section transversale creuse, par exemple tubulaire, ou conique comme représenté dans l'exemple, plus précisément octoconique, la section transversale étant octogonale comme représenté sur les figures, notamment à surface extérieure lisse, ou pouvant être notamment circulaire (non représenté), ou autre. De tels poteaux sont connus et ne seront donc pas plus spécifiquement décrits ici.

[0051] Le revêtement 4 adopte avantageusement la forme d'au moins deux demi-coques 6, 7 complémentaires l'une de l'autre en vue d'entourer en totalité la périphérie d'au moins une section de la longueur de l'âme métallique 2. Comme représenté dans l'exemple, et plus particulièrement sur les figures 9, 10, 12, 13, le revêtement 4 adopte la forme d'une pluralité de tronçons 8, chacun avantageusement composé de deux demi-coques, disposés successivement le long de l'âme métallique 2.

[0052] Le revêtement 4 comporte de préférence, comme montré par exemple sur la figure 3 :
  • une peau extérieure 9 d'épaisseur sensiblement constante adoptant une forme déterminée en fonction de l'esthétique recherchée du dispositif 1,
  • une pluralité de nervures 10, 11 solidaires de la peau 9, pour une liaison de cette dernière à l'âme métallique 2, avantageusement par contact.


[0053] La pluralité de nervures 10 de la peau 9 par rapport à l'âme métallique 2, solidaires de la peau 9, est par exemple obtenue par moulage monobloc avec la peau, les nervures 10, dites transversales, étant disposées chacune dans un plan perpendiculaire à l'axe longitudinal 3 de l'âme métallique 2, et réparties le long de la partie couverte de la longueur de l'âme métallique 2, par la peau 9, dans l'exemple la longueur totale de l'âme et/ou disposée chacune parallèlement à l'axe longitudinal 3 de l'âme métallique 2, comme expliqué ci-dessous.

[0054] Les nervures 10 ont une fonction de centrage de la peau et contribuent avantageusement à la rigidité et la résistance mécanique intrinsèque de la peau, ou de la structure du revêtement dans son ensemble.

[0055] Chaque demi-coque 6, 7, comporte de préférence un appui longitudinal pour l'âme métallique 2, adoptant la forme d'une nervure ou rainure longitudinale 11 appuyant de préférence sur la surface extérieure convexe de l'âme par une surface de préférence complémentaire concave. L'appui longitudinal peut se faire au minimum sur une portion de génératrice de l'âme 2, continue, ou discontinue. Dans l'exemple, l'appui longitudinal se fait sur une surface longitudinale correspondant à un côté de la surface extérieure octoconique de l'âme métallique 2, dont la longueur est égale à celle du tronçon considéré. Les nervures ou rainures longitudinales 11 sont réalisées d'une manière telle que chaque tronçon 8 peut coulisser librement le long de l'âme lorsque les deux demi-coques d'un tronçon sont assemblées l'une avec l'autre (pour une âme cylindrique). Pour une âme 2 conique, un jeu minimal doit être avantageusement prévu entre le tronçon 8 et l'âme 2, par rapport à la position longitudinale prévue du tronçon, afin que ce dernier puisse coulisser vers le haut ou vers le bas, notamment en fonction de la dilatation différentielle ou en fonction des mouvements de flexion de l'âme.

[0056] Les nervures de liaison transversales 10 et rainures longitudinales 11, peuvent être réalisées de manière alternative ou avantageusement additionnelle, notamment selon l'espace existant entre l'âme métallique 2 et la peau extérieure 9. Chaque nervure transversale comporte un évidement de passage de la section transversale de l'âme métallique, présentant une portée continue ou discontinue sur l'âme 2 apte à assurer un contact avec celle-ci. L'évidement est réalisé d'une manière telle que chaque tronçon 8 peut avantageusement coulisser librement le long de l'âme de part et d'autre d'une position longitudinale déterminer du tronçon.

[0057] Chaque demi-coque 6, 7 de chaque tronçon 8 se termine à chacune de ses extrémités longitudinales par une nervure 10 transversale comportant un évidemment apte à laisser passer l'âme métallique 2 lorsque les deux demi-coques sont réunies l'une contre l'autre, comme pour les autres nervures 10 transversales le long d'un tronçon 8.

[0058] Les appuis longitudinaux 11 pour chacune des deux demi-coques 6, 7 complémentaires d'un tronçon, sont disposés de préférence de manière diamétralement opposée une fois les demi-coques assemblées autour du mât 2.

[0059] Comme représenté sur la figure 4, chaque demi-coque 6, 7 comprend avantageusement un insert 12 métallique noyé dans la matière du revêtement à la coulée, qui permet de former des trous 13 de passage à travers chaque nervure d'extrémité, pour un axe de vis, boulon ou analogue. Les trous 13 possèdent avantageusement un axe parallèle à l'axe 3 du mât 2. Comme représenté sur la figure 4, chaque insert 13 peut adopter la forme de deux manchons parallèles reliés entre eux par un lien rigide, courbe dans l'exemple représenté pour permettre le passage du mât à travers la section d'extrémité du tronçon de revêtement.

[0060] La figure 5 représente deux demi-coques 6,7 assemblées l'une contre l'autre, présentant par exemple quatre trous 13 pour la fixation des demi-coques entre elles.

[0061] Les figures 5 et 7 représentent le bridage des deux demi-coques 6, 7 via deux platines 14 rigides reliant deux à deux les trous 13 des deux demi-coques, comme représenté. Sur la figure 6, une des demi-coques a été retirée pour montrer la fixation d'une platine 14 sur un trou 13 par l'intermédiaire d'un boulon 15. Une platine 14 peut par exemple adopter la forme d'une plaque plane et rigide.

[0062] La figure 7 représente deux demi-coques 6, 7 assemblées entre elles comme indiqué précédemment à une première extrémité du tronçon, l'extrémité inférieure, aux moyens de deux platines 14 et de quatre boulons 15.

[0063] La figure 8 représente les deux demi-coques 6, 7 de la figure 7 assemblées entre elles à la deuxième extrémité du tronçon 8, à savoir l'extrémité supérieure qui est opposée à la première extrémité, aux moyens de deux platines 16 et de quatre boulons 15, qui vont être décrites ci-dessous.

[0064] A la différence des deux platines 14 utilisées à l'extrémité inférieure 21 d'un tronçon 8, les deux platines supérieures 16 adoptent chacune avantageusement la forme d'une équerre pour permettre avantageusement, outre la liaison rigide des deux demi-coques 6, 7 entre elles à leurs extrémités supérieures, une liaison, avantageusement démontable, du tronçon 8 sur le mât métallique 2, au moyen d'une aile de chaque équerre 16 disposée longitudinalement, comme notamment représenté sur la figure 8. Cette liaison est une liaison longitudinale du tronçon sur l'âme et également une liaison en rotation autour de l'âme, d'autant plus utile que l'âme possèderait une section circulaire ; dans le cas de l'âme octoconique représentée, la liaison en rotation n'est pas indispensable du fait que la section de l'âme confère déjà avantageusement une liaison en rotation du revêtement 8 autour de l'âme 2. Chaque tronçon 8 de revêtement est donc par exemple lié au mât métallique 2 par sa partie supérieure 22 au moyen de ces deux platines 16 en forme d'équerre via de préférence un boulon 18 respectivement, comme plus particulièrement représenté sur les figures 11 et 14. Les autres ailes des équerres 16, fonctionnellement identifiables aux platines 14 respectivement, sont fixées au revêtement 4 comme indiqué précédemment avec lesdites platines 14.

[0065] Les boulons 15 inférieurs et supérieurs sont avantageusement identiques et peuvent présenter chacun un lamage (non représenté) dans la tête supérieure du boulon pour un encastrement de l'extrémité inférieure du boulon inférieur 15 correspondant du tronçon supérieur de revêtement.

[0066] Chacune des ailes des équerres 16 pour la liaison d'un tronçon de revêtement 8 au mât métallique 2, comporte de préférence un trou oblong 23 dans la direction longitudinale, parallèle à l'axe longitudinal du mât 2, afin de permettre un coulissement du revêtement notamment lors de la déformation du dispositif sous l'effet du vent. Ainsi, la liaison entre un tronçon 8 de revêtement 4 et le mât métallique 2 est du type à un degré de liberté en translation dans le sens longitudinal. Les boulons 18 assurant cette liaison via les trous oblongs 23, pourront être cependant légèrement serrés afin que le revêtement 4 ne coulisse pas totalement librement le long du mât et permettent seulement la déformation de la colonne sous l'effet du vent et son retour en position normale sous l'effet de la gravité dès que le vent cesse.

[0067] Les figures 9 et 10 représentent l'assemblage d'un premier tronçon 8 de revêtement 4 sur le mât métallique 2. De préférence après avoir été assemblées l'une avec l'autre, les deux demi-coques 6, 7 d'un tronçon 8 sont enfilées sur le mât métallique 2 par une extrémité de celui-ci, la plus petite en cas de mât métallique conique comme représenté sur la figure 9. Une fois en place sur le mât 2, le tronçon 8 est associé au mât au moyen des deux boulons 18 perpendiculaires à l'axe du mât et traversant la largeur de la section du mât, comme montré sur la figure 11 et plus particulièrement 14. Le mât métallique 2 aura préalablement été percé de part en part à l'endroit approprié pour le passage du boulon 18.

[0068] La figure 12 montre la mise en position d'un deuxième tronçon 8, de manière similaire au premier tronçon. Toutefois, il est évident que l'espace intérieur de chaque tronçon 8 de revêtement, destiné au passage du mât 2 et contre lequel le revêtement 4 est en appui, sera dimensionnellement défini en fonction de la section du mât précise au niveau de hauteur où doit se trouver le tronçon, notamment dans le cas d'un mât conique comme représenté. La figure 13 représente deux tronçons 8 successifs de revêtement assemblés sur le mât ; il est à noter que le mât métallique 2 n'est représenté que partiellement sur les figures 9 à 13.

[0069] La figure 14 représente plus précisément l'assemblage constitué au niveau de la jonction de deux tronçons 8 successifs de revêtement sur le mât 2.

[0070] Le dispositif d'éclairage 1 représenté partiellement sur la figure 14 comporte un joint élastique (non représenté) dans l'espace 25, par exemple un joint caoutchouc, disposé entre deux tronçons 8 successifs du revêtement 4, dans un plan perpendiculaire à l'axe longitudinal 3 de l'âme métallique 2, et en appui sur les deux extrémités des deux tronçons 8 successifs. Les deux surfaces d'extrémité de deux tronçons 8 successifs, adoptent par exemple respectivement la forme de deux bandes courbes fermées placées en vis-à-vis l'une de l'autre lorsque deux tronçons successifs sont assemblés à la suite l'un de l'autre, comme représenté sur les figures 12, 13, 14. Les deux bandes courbes entourent l'âme métallique 2, et sont séparées l'une de l'autre d'une distance correspondant sensiblement à l'épaisseur du joint élastique disposé dans l'espace 25, ou inférieure à l'épaisseur du joint dans le cas d'un joint élastique monté dans une gorge, afin que celui-ci assure avantageusement l'absorption de la déformée du mât au niveau de la jonction des tronçons 8. Le joint élastique placé dans l'espace 25 peut également faire office de moyen permettant d'absorber la dilatation différentielle entre le métal et le matériau constitutif du revêtement lorsque les tronçons de revêtement 4 sont liés au mât métallique 2 par une liaison rigide et complète, par exemple en cas de grippage des liaisons coulissantes assurées par les vis 18.

[0071] À titre d'exemple, le joint souple placé dans l'espace 25 peut adopter une forme de joint torique ou de joint plan ou sensiblement plan, d'une épaisseur de l'ordre de 5 mm environ par exemple.

[0072] Dans le cas d'un joint plan ou sensiblement plan, le bord périphérique extérieur du joint élastique peut être aligné avec la surface extérieure du revêtement, ou être réalisé en sorte d'être placé en retrait par rapport à cette surface extérieure du revêtement, notamment selon l'effet esthétique recherché consistant à mettre en valeur, ou au contraire à cacher, la structure en tronçon du revêtement. Le bord périphérique intérieur du joint élastique pourra comporter par exemple un ou deux rebords afin de faciliter un centrage du joint entre les tronçons. Les surfaces de bout ou d'extrémité en vis-à-vis des deux tronçons 8 successifs seront de préférence planes et parallèles comme représenté sur les figures, pour former avec le joint plan ou sensiblement plan, un appui souple périphérique autour de l'âme métallique.

[0073] Dans le cas d'un joint torique, celui-ci sera avantageusement placé dans une gorge formée dans l'un des deux tronçons successifs, débouchant sur la surface de bout ou d'extrémité du tronçon, afin que le joint prenne appui, sur sa longueur, sur la surface en vis-à-vis, de bout ou d'extrémité, plane, de l'autre tronçon, pour former un appui souple périphérique autour de l'âme métallique.

[0074] Le dispositif d'éclairage 1 représenté comporte un tronçon d'extrémité 26 de revêtement 4 coiffant l'extrémité de l'âme métallique 2 et portant des moyens d'éclairage 27, comme représenté sur les figures 16 et 17. Le tronçon d'extrémité 26 peut également être composé de deux demi-coques assemblées l'une à l'autre d'une manière similaire à celles décrites pour les tronçons 8. Le tronçon d'extrémité 26 peut être assemblé sur le mât 2 par exemple via un tube encastré (non représenté) dans l'âme métallique 2, de préférence avec la présence d'un joint élastique entre l'extrémité inférieure du dernier tronçon 26 et l'extrémité supérieure de l'avant dernier tronçon 8, comme entre deux tronçons 8 successifs, en sorte de couvrir l'intégralité de l'âme 2. Ainsi, l'apparence extérieure du dispositif d'éclairage 1 est donnée par le seul revêtement 4. Les moyens d'éclairage 27 comprennent une lampe et sont de tout type connu, et ne seront donc pas plus décrits ici. Ces moyens d'éclairage 27 sont intégrés dans un logement 28 formé dans le revêtement 4 à cet effet, et laissant une fenêtre 29 de passage de la lumière à travers le revêtement 4, comme représenté sur les figures 16 et 17. L'immobilisation en rotation autour du mât du dernier tronçon 26 peut être réalisé au moyen des boulons 15 comme expliqué plus haut, et le déplacement longitudinal relatif du dernier tronçon 26 par rapport au mât, en vue d'absorber la flexion ou la dilatation différentielle de celui-ci, peut être assuré par un encastrement de type tubulaire ou analogue laissant un degré de liberté en translation à l'instar des trous oblongs 23 des tronçons 8 de revêtement.

[0075] Le dispositif d'éclairage 1 décrit ci-dessus pourra être fixé au sol par l'intermédiaire d'une platine 31 solidaire du mât métallique 2, comme représenté sur la figure 1, et vissée au sol selon tous moyens connus, notamment par exemple sur un bloc de béton.

[0076] Il est à noter que le premier tronçon de revêtement en partant du sol, peut ne pas entrer en contact avec celui-ci, et être séparé du sol par une distance déterminée selon la fixation utilisée du dispositif au sol.

[0077] Les demi-coques constitutives du revêtement 4 sont obtenues par moulage selon des procédés conventionnels qui ne seront donc pas décrits ici plus en détail. À titre d'exemple, l'épaisseur moyenne de la peau et des nervures peut être de l'ordre de 10 mm.

[0078] Dans le cas d'utilisation d'un mât métallique de section polygonale comme dans l'exemple représenté, la géométrie de la section peut être utilisée pour fournir un moyen d'immobilisation en rotation du revêtement 4 autour du mât.


Revendications

1. Dispositif d'éclairage (1) du type candélabre à colonne, comportant :

- une âme métallique (2) comportant un axe longitudinal (3), apte à conférer au candélabre une résistance mécanique suffisante à son maintien en position verticale,

- un revêtement (4) rigide de type coque, entourant en totalité la périphérie d'au moins une section de la longueur de l'âme métallique (2) et s'étendant au moins sur une partie de la longueur de ladite âme métallique, lié à celle-ci, en vue de conférer au candélabre un aspect esthétique particulier,

- ledit revêtement rigide (4) étant réalisé dans un matériau apte à être moulé,

- des moyens de liaison (18) du revêtement rigide (4) à ladite âme métallique (2),

- des moyens d'éclairage (27) disposés à l'extrémité supérieure (30) du dispositif (1),

caractérisé en ce que ledit revêtement rigide (4) adopte la forme d'une pluralité de tronçons (8) disposés successivement le long d'une partie au moins de la longueur de l'âme métallique (2), et en ce que ledit dispositif comporte un joint élastique disposé entre deux tronçons (8) successifs dudit revêtement rigide (4), dans un plan perpendiculaire à l'axe longitudinal (3) de l'âme métallique (2).
 
2. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que ladite âme métallique (2) comporte un mât de section transversale creuse.
 
3. Dispositif suivant la revendication 2, caractérisé en ce que ledit mât de section transversale creuse est tubulaire.
 
4. Dispositif suivant la revendication 2, caractérisé en ce que ledit mât de section transversale creuse est conique.
 
5. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisé en ce que ledit mât comporte une section transversale circulaire ou polygonale.
 
6. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que ledit revêtement (4) adopte la forme d'au moins deux demi-coques (6, 7) complémentaires l'une de l'autre en vue d'entourer en totalité la périphérie d'au moins une section de la longueur de l'âme métallique (2).
 
7. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que ledit revêtement (4) comporte :

- une peau (9) extérieure d'épaisseur sensiblement constante adoptant une forme déterminée en fonction de l'esthétique recherchée dudit dispositif,

- une pluralité de nervures (10) solidaires de ladite peau, pour une liaison de cette dernière à ladite âme métallique.


 
8. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que ledit revêtement rigide (4) de type coque comporte un liant minéral et des fibres.
 
9. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que ledit revêtement rigide (4) de type coque est réalisé en Ductal®.
 
10. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que lesdits moyens de liaison (18) du revêtement (4) à ladite âme métallique (2) comportent une liaison démontable de type à vis, boulon ou analogue.
 
11. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que lesdits moyens de liaison (18) du revêtement (4) à ladite âme métallique (2) comportent une liaison démontable de type à vis, boulon ou analogue par l'intermédiaire d'au moins un trou oblong (23).
 
12. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 6 à 11, caractérisé en ce que lesdites deux demi-coques (6, 7) d'un tronçon (8) de revêtement (4) sont liées entre elles de manière rigide et complète par une liaison de type à vis, boulon ou analogue (15).
 
13. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 6 à 12, caractérisé en ce que ledit revêtement (4) recouvre en totalité l'âme métallique (2), un tronçon d'extrémité (26) de revêtement coiffant l'extrémité supérieure de l'âme métallique et portant lesdits moyens d'éclairage (27).
 




Dessins





































Rapport de recherche










Références citées

RÉFÉRENCES CITÉES DANS LA DESCRIPTION



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