[0001] La présente invention se rapporte à un procédé de projection d'une matière pulvérulente
dans un gaz porteur présentant un débit global, ledit procédé comprenant :
- un écoulement dudit gaz porteur sous pression,
- une accélération dudit gaz porteur sous pression jusqu'à une vitesse sonique,
- une détente dudit gaz porteur sous pression avec formation d'une zone de dépression
présentant une valeur inférieure à ladite pression d'écoulement du gaz porteur et
un entraînement d'une quantité de ladite matière pulvérulente par ledit gaz porteur
détendu, et
- une projection de ladite matière pulvérulente entraînée par ledit gaz porteur.
[0002] Un tel procédé est par exemple connu du document
US-6.402.050 qui décrit des appareils de pulvérisation dynamique de matériaux pulvérulents par
des gaz dans le domaine d'application de la production de revêtements par exemple
anticorrosion ou réfléchissant pour des surfaces usinées.
[0003] Ce document décrit l'utilisation d'un col sonique avec un rapport particulier des
surfaces de section transversale entre la tuyère sonique et l'alimentation en matière
pulvérulente, afin de maintenir une pression inférieure à la pression atmosphérique
pour assurer le transport de la poudre par un flux d'air à la pression atmosphérique.
Ce document ne divulgue pas que la tuyère de type sonique permet d'obtenir un débit
de matière pulvérulente constant.
[0004] Pourtant, dans le domaine de la réparation de parois réfractaires de four par projection
à la flamme, du gunitage, de la soudure céramique ou projection réactive, la reproductibilité
d'un procédé de projection de matière pulvérulente et tous les réglages qui y sont
afférents comme ceux de la quantité de matière pulvérulente, de la vitesse de projection,
de la force de l'impact, etc. sont directement influencés de manière néfaste par un
débit de gaz porteur variable non reproductible.
[0005] Bien entendu, on connaît des dispositifs qui comprennent un débitmètre qui commande,
via un régulateur, une vanne pour obtenir un débit de gaz constant, mais de tels systèmes
sont complexes à mettre en oeuvre et demandent des éléments dont les prix d'achat
et de fonctionnement sont une fonction directe de la précision. Dès lors, ces systèmes
sont peu applicables, sans parler du fait que la précision finale (probablement due
à la séquence des éléments) laisse souvent à désirer.
[0006] En outre, certains procédés connus dans le domaine de la réparation par projection
de matière pulvérulente comprennent un ajustement de la quantité de matière pulvérulente
entraînée au moyen d'une vis sans fin ou d'un plateau tournant à déversement mais
l'utilisation de tels dispositifs d'entraînement requiert l'utilisation de moteurs
électriques, ce qui est peu compatible avec l'utilisation d'un gaz porteur et réactif
(par exemple l'oxygène) avec au moins un élément de ladite matière pulvérulente.
[0007] Pour pouvoir utiliser de manière sûre ces moteurs électriques, il faudrait utiliser
un gaz inerte comme par exemple l'azote, ce qui n'est pas compatible avec le procédé
selon l'invention car le gaz porteur doit être réactif avec un élément de la matière
pulvérulente et demande dans tous les cas une alimentation supplémentaire en azote,
ce qui rend le procédé moins flexible.
[0008] L'invention a donc pour but de pallier ces inconvénients en procurant un procédé
dans lequel le débit de matière pulvérulente est ajustable et reproductible sans affecter
le débit du gaz porteur.
[0009] A cette fin, le procédé selon l'invention est caractérisé en ce qu'il comprend en
outre un réglage de ladite pression inférieure, qui existe dans la zone de dépression
par dérivation ou non, avant la détente, d'une quantité ajustable dudit gaz porteur
ayant été accéléré pour réintroduire ladite quantité ajustable dans la zone de dépression
susdite sans modification dudit débit, en particulier dans sa globalité.
[0010] La quantité de matière pulvérulente instantanée entraînée devrait être avantageusement
optimalisée du point de vue de l'excellence du revêtement mais également du point
de vue du coût de consommation de cette dernière. En amont de la canne ou lance de
projection, il est donc important de pouvoir mélanger intimement la matière pulvérulente
avec le gaz porteur et réactif en quantité ajustable. Dès lors, des contraintes dictent
également la valeur de ce dernier paramètre.
[0011] Le procédé selon l'invention tel que décrit ci-dessus présente la souplesse voulue
par rapport à un procédé classique utilisant un effet venturi. En effet, le procédé
de projection suivant l'invention en comprenant une étape de réglage de ladite dépression
par dérivation ou non, avant la détente d'une quantité ajustable de gaz porteur ayant
été accéléré, permet, tout en ne modifiant rien au débit de sortie du gaz porteur,
de modifier la valeur de la pression inférieure dans la zone de dépression, ce qui
permet d'ajuster la quantité de matière pulvérulente entraînée.
[0012] Si la quantité de gaz porteur et réactif soutirée et réintroduite est importante,
la valeur de la pression dans la zone de dépression sera plus proche de la pression
de compression et la quantité de matière pulvérulente entraînée sera réduite. Par
contre, si la quantité de gaz porteur et réactif soutirée et réintroduite est faible,
la valeur de la pression dans la zone de dépression sera fortement abaissée par rapport
à la valeur de la pression de compression susdite et une quantité de matière pulvérulente
importante et proche de sa valeur maximale sera également entraînée. Si la quantité
de gaz porteur dérivée est nulle, la valeur de la dépression est maximale et présente
la valeur la plus éloignée par rapport à la pression de compression que le procédé
peut atteindre et la quantité maximale de matière pulvérulente est entraînée. Dès
lors, la quantité de gaz porteur et réactif dérivée (c'est-à-dire soutirée et réintroduite)
permet d'ajuster de manière particulièrement astucieuse la quantité de matière pulvérulente
entraînée.
[0013] L'invention a donc permis de pallier au moins une partie des inconvénients de l'état
de la technique en permettant d'ajuster à une valeur reproductible la quantité de
matière pulvérulente entraînée tout en assurant un débit de gaz porteur qui est constant,
garantissant ainsi une vitesse d'éjection constante. En effet, le résultat final,
la reproductibilité et la qualité de la projection dépendent directement de ce débit
de matière pulvérulente entraînée par ledit gaz porteur.
[0014] Un débit de gaz porteur optimal assure un transport optimal de la matière à projeter
et puisque la projection est faite par l'intermédiaire d'une canne ou lance de projection,
ayant une section de projection bien définie, la vitesse de projection pour une température
donnée du gaz porteur sera donc conditionnée par le débit de ce gaz porteur.
[0015] Grâce à l'accélération jusqu'à la vitesse sonique, par exemple obtenue en créant
une onde de choc dans un venturi, le blocage sonique établit un débit fixe qui n'est
pas influencé par les variations de perte de charge dans le circuit aval. Dès lors,
le débit de gaz porteur est devenu constant et la vitesse de projection conditionnée
par ce débit constant est optimale. La vitesse optimale d'éjection ainsi obtenue dans
le gaz porteur augmente considérablement la fiabilité et la reproductibilité du procédé
de projection de matière pulvérulente selon l'invention.
[0016] Dans le domaine de la réparation des parois en matériau réfractaire des fours, des
installations de traitement de verre, de cokeries, etc., le procédé selon l'invention
peut être avantageusement appliqué dans un procédé de réparation par projection réactive
qui consiste à projeter au moyen d'un courant de gaz porteur sur une zone concernée,
une matière pulvérulente (comprenant par exemple une charge réfractaire et de la poudre
métallique), finement pulvérisée.
[0017] En effet, lorsqu'une paroi en matériau réfractaire présente des dégradations superficielles
ou profondes, l'utilisateur doit les réparer le plus vite possible pour ne pas aggraver
les dégradations étant donné les conditions intenses de fonctionnement.
[0018] Lors de l'opération de réparation par projection réactive, la qualité du revêtement
obtenu sur la paroi généralement réfractaire, dépend de plusieurs paramètres dont
notamment la température du support et la vitesse de projection.
[0019] Dans ce type de procédé, le gaz porteur peut également être avantageusement un gaz
réactif avec au moins un des éléments de la matière pulvérulente et, au contact de
la paroi chaude, le mélange réagit spontanément et une série de réactions chimiques
conduit à la formation d'un matériau réfractaire homogène, adhérent, dont les caractéristiques
sont compatibles avec celles du support traité.
[0020] La vitesse de projection est un élément prépondérant. En effet, si cette dernière
est trop faible, il y a risque de retour de flamme. Si elle est trop importante, la
quantité de matière peut ne pas réagir (car ne participant pas à la réaction exothermique)
et rebondir exagérément sur la paroi au détriment de la qualité du magma en formation
engendré par la projection réactive.
[0021] Le procédé selon l'invention a donc pour objet de permettre d'obtenir une qualité
de soudure optimale en procurant une qualité de projection et d'impact de ladite matière
pulvérulente sur la surface à réparer constante au cours du temps. Le procédé selon
l'invention permet l'obtention d'un débit de gaz porteur et réactif dépendant directement
de la pression d'entrée mais indépendant de toute modification de pression résultant
du circuit aval
[0022] Les grains composant la matière pulvérulente projetée sont animés d'une vitesse optimalisée
grâce au gaz porteur qui transporte la matière pulvérulente pneumatiquement et leur
quantité est ajustable.
[0023] Dans ce type d'application de la réparation par projection réactive, le gaz porteur
est également un gaz réactif qui sert non seulement de fluide de transport mais participe
activement à la réaction physico-chimique exothermique. La qualité finale du produit
projeté dépend essentiellement des facteurs suivants:
- de l'enthalpie globale produite lors de la réaction exothermique et donc de la quantité
de gaz porteur et réactif utilisée ainsi que de la température, de la composition
chimique ou de la formulation de la matière pulvérulente,
- de la quantité de poudre projetée, soit le débit massique de matière pulvérulente,
- du débit optimal du gaz porteur et réactif permettant d'obtenir une vitesse optimale
d'éjection des réactifs pour une application donnée.
[0024] Etant donné que le débit de gaz porteur présente suivant l'invention avantageusement
une valeur constante à la sortie, exempte de toute variation due à des imperfections,
le procédé selon l'invention présente une vitesse optimale de projection pour une
application donnée.
[0025] Avantageusement, le procédé selon l'invention comprend en outre une compression dudit
gaz porteur réactif ayant été accéléré préalablement à la détente, ce qui permet d'améliorer
l'entraînement de la matière pulvérulente susdite.
[0026] D'autres formes de réalisation du procédé selon l'invention sont mentionnées dans
les revendications annexées.
[0027] L'invention se rapporte en outre à un dispositif de projection d'une matière pulvérulente
dans un gaz porteur comprenant:
- une entrée de gaz porteur sous pression,
- une tuyère de type convergent-divergent à col sonique en communication avec ladite
entrée dudit gaz porteur sous-pression,
- une alimentation en matière pulvérulente communiquant avec une zone de dépression,
- des moyens de détente du gaz porteur reliés à ladite tuyère de type convergent-divergent
à col sonique recevant le gaz porteur sous pression et aboutissant dans ladite zone
de dépression, et
- une sortie de ladite matière pulvérulente entraînée par ledit gaz porteur détendu
hors de la zone de dépression.
[0028] Malheureusement, un tel dispositif ne permet pas, comme mentionné précédemment d'obtenir
une projection de matière pulvérulente optimale, ce qui nuit d'une part à la reproductibilité
du travail accompli par ce dispositif et d'autre part à la qualité du travail fini,
ni d'ajuster la quantité de matière pulvérulente entraînée.
[0029] L'invention a pour but de pallier les inconvénients de l'état de la technique en
procurant un dispositif permettant d'obtenir une vitesse de projection optimale pour
un débit massique de poudre choisi augmentant la reproductibilité du travail accompli
par l'utilisateur du dispositif selon l'invention et la précision ainsi que les coûts
de matière pulvérulente.
[0030] Pour résoudre ce problème, il est prévu suivant l'invention, un dispositif tel qu'indiqué
ci-dessus, caractérisé en ce qu'il comprend en outre un dispositif de réglage de débit
de ladite matière pulvérulente dans ledit gaz porteur comprenant un circuit de dérivation
dudit gaz porteur muni d'un organe d'ajustement de la quantité de gaz porteur dérivée,
ledit circuit de dérivation comprenant un orifice de prélèvement de gaz porteur disposé
en amont de ladite zone de dépression dudit gaz porteur et un orifice de réintroduction
dudit gaz porteur prélevé situé dans ladite zone de dépression.
[0031] Ladite tuyère de type convergent-divergent à col sonique permet de maintenir, en
aval, un débit de gaz porteur constant entraînant une quantité prédéterminée de matière
pulvérulente qui est donc ajustable grâce aux moyens de dérivation.
[0032] De cette façon, le gaz porteur qui passe au travers de la tuyère de type convergent-divergent
à col sonique ou aussi appelée de Laval subit une accélération jusqu'à une vitesse
sonique grâce à une onde de choc qui a été créée dans le venturi. Le blocage sonique
ainsi obtenu établit un débit fixe qui n'est pas influencé par la différence de pression
entre l'amont et l'aval de la tuyère. De plus, la quantité de matière pulvérulente
ajustable est également optimalisée. Dès lors le débit du mélange de matière pulvérulente
dans le gaz porteur est optimal et la réaction exothermique également. La projection
totale est optimalisée et le rendement est augmenté.
[0033] Le gaz porteur réintroduit dans la zone de dépression provoque une contre-pression
qui agit sur la dépression et au plus la quantité de gaz porteur réintroduite dans
la zone de dépression est grande, au plus la quantité de matière pulvérulente entraînée
est faible. Le contraire est également d'application. Si l'utilisateur souhaite entraîner
la quantité de matière pulvérulente maximale, il suffit de ne pas prélever de gaz
porteur. La quantité de gaz porteur soutirée et réintroduite est ajustée à l'aide
de l'organe de contrôle.
[0034] Avantageusement, le dispositif selon l'invention comprend un injecteur en communication
d'une part avec ladite tuyère de type convergent-divergent à col sonique et d'autre
part avec les dits moyens de détente et ladite zone de dépression, ledit injecteur
comprenant au moins une zone de rétrécissement. La présence de l'injecteur améliore
l'entraînement de la matière pulvérulente dans la zone de dépression et la zone de
rétrécissement permet d'augmenter la pression juste avant la détente. Dès lors, la
différence de pression sera plus importante et l'efficacité de l'entraînement également.
[0035] De préférence, ledit organe de contrôle du circuit de dérivation est une vanne à
pointeau. Ceci permet d'obtenir toutes les valeurs possibles entre la valeur maximale
de gaz prélevée et la valeur minimale, la vanne à pointeau fonctionnant par serrage
et non par créneaux.
[0036] Avantageusement, ledit orifice de prélèvement est disposé en amont de ladite zone
de rétrécissement dudit injecteur. De cette façon, le gaz porteur qui doit être dérivé
pour réguler la quantité de matière pulvérulente est prélevé avant la compression
et représente une contre-pression vis-à-vis de la pression (pression inférieure) régnant
dans la zone de dépression, permettant ainsi un réglage plus sensible de la quantité
de matière pulvérulente aspirée.
[0037] Dans une forme de réalisation avantageuse, la zone de dépression est reliée à un
passage divergent, de préférence en carbure de tungstène, lui-même relié audit orifice
de sortie de ladite matière pulvérulente entraînée par le gaz porteur. Le passage
divergent est de préférence en une matière résistante à l'abrasion comme par exemple
le carbure de tungstène et permet d'obtenir un fonctionnement semblable à celui d'une
tuyère.
[0038] Dans une forme de réalisation particulièrement avantageuse, ladite tuyère de type
convergent-divergent à col sonique présente un diamètre inférieur au diamètre de chaque
élément en aval de ladite tuyère de type convergent-divergent à col sonique.
[0039] Dès lors, c'est ladite tuyère de type convergent-divergent à col sonique qui dicte
le débit constant jusqu'à la sortie du dispositif selon l'invention.
[0040] Dans une forme de réalisation préférentielle de l'invention, la sortie de matière
pulvérulente entraînée par ledit gaz porteur est un orifice tubulaire comprenant le
passage divergent, dans lequel un premier boîtier entoure au moins ledit orifice tubulaire
de sortie et dans lequel un deuxième boîtier entoure un tuyau flexible conduisant
à une lance de projection reliée à ladite sortie, les deux boîtiers étant reliés ensemble
par des moyens de connexions conventionnels. Ceci permet d'obtenir un dispositif de
projection de matière pulvérulente dans un gaz porteur compact et portable qui est
suffisamment sûr. En effet, les éléments fragiles confinés à l'intérieur sont à l'abri
de l'environnement. Les réactions exothermiques éventuelles accidentelles qui pourraient
se produire lors de la projection sont également confinées dans le dispositif selon
l'invention et dans le deuxième boîtier, ce qui permet d'éviter de blesser l'utilisateur.
Le deuxième boîtier est particulièrement approprié en cas de retour de flamme pour
éviter que l'utilisateur ne soit brûlé puisque généralement le gaz porteur et réactif
est de l'oxygène.
[0041] De préférence, un fil thermofusible relié d'une part à une gâchette qui comprend
une position ouverte de passage de gaz porteur et une position fermée de blocage de
gaz porteur et d'autre part dans ledit deuxième boîtier, ledit fil thermofusible étant
agencé pour maintenir ladite gâchette en position ouverte. De cette façon, en cas
de retour de flamme, le fil thermofusible se rompt instantanément et la gâchette passe
pratiquement instantanément en position fermée de blocage du gaz porteur (oxygène).
Ceci permet d'éviter la propagation en arrière du front de flamme et donc l'explosion
ou l'incendie.
[0042] Dans une forme de réalisation particulièrement sûre, ledit premier et ledit deuxième
boîtiers sont reliés l'un à l'autre par des moyens de rappel présentant une force
de rappel prédéterminée, par exemple des ressorts maintenant ensemble des moyens de
connexion conventionnels.
[0043] Le tarage des ressorts est tel que, lors d'une surpression due à un retour de flamme
dans l'orifice tubulaire de sortie celui-ci se sépare du divergent, permettant ainsi
directement un retour à la pression atmosphérique. Dès lors, ces deux éléments s'écartent
l'un de l'autre quelques instants très brefs, ce qui permet également d'éviter l'explosion
ou l'incendie. Avantageusement, le deuxième boîtier de sécurité comprend deux dispositifs
filtrants qui permettent l'évacuation des gaz et des poussières tout en bloquant une
propagation des flammes lors d'un tel incident.
[0044] D'autres formes de réalisation du dispositif suivant l'invention sont indiquées dans
les revendications annexées.
[0045] D'autres caractéristiques, détails et avantages de l'invention ressortiront de la
description donnée ci-après, à titre non limitatif et en faisant référence aux dessins
annexés.
La figure 1 est une vue en coupe d'un dispositif de projection de matière pulvérulente
dans un gaz porteur selon l'invention.
La figure 2 est une vue en coupe d'un ensemble complet comprenant le même dispositif
que celui représenté à la figure 1 où l'on peut voir les détails du fil thermofusible,
du deuxième boîtier et des ressorts tarés selon l'invention.
La figure 3 est une vue d'en haut d'une variante du dispositif de projection d'une
matière pulvérulente dans un gaz porteur selon l'invention.
La figure 4 est une vue en coupe d'un ensemble complet d'une variante du dispositif
illustré à la figure 1.
[0046] Sur les figures, les éléments identiques ou analogues portent les mêmes références.
[0047] La figure 1 illustre un dispositif de projection de matière pulvérulente dans un
gaz porteur pour la mise en oeuvre du procédé de projection selon l'invention. Comme
on l'a mentionné ci-avant, le principe consiste à projeter au moyen d'un gaz porteur
une matière pulvérulente finement pulvérisée sur une zone concernée. Le gaz porteur
est, par exemple, également réactif avec un élément de la matière pulvérulente. Le
gaz porteur réactif est par exemple de l'oxygène qui participe à la réaction exothermique
de la poudre métallique contenue dans la matière pulvérulente.
[0048] Le dispositif selon l'invention illustré à la figure 1 comprend une entrée 1 d'oxygène
gazeux sous pression provenant soit d'une bonbonne, soit d'un réservoir comprimé,
par exemple à 200 bar. La pression de l'oxygène sous pression entrant dans le dispositif
selon l'invention a été préalablement régulée au moyen d'un détendeur 2 ou de plusieurs
détendeurs 2 en série connecté(s) à la bonbonne ou au réservoir (non représenté).
Une valeur de cette pression d'oxygène sous pression donnée à titre d'exemple est
de 5,2 bar. La matière pulvérulente entre dans le dispositif selon l'invention par
l'intermédiaire d'une trémie d'alimentation 18 en matière pulvérulente. L'oxygène
gazeux sous pression pénètre dans le dispositif selon l'invention par l'entrée susdite
1 et atteint une tuyère 3 de type Laval, c'est-à-dire de type convergent-divergent,
dont les facteurs dimensionnels sont tels que la tuyère 3 est considérée comme sonique.
La tuyère de type Laval comprend une section convergente 4, un col sonique 5 et une
section divergente 6.
[0049] La tuyère 3 est suivie dans la forme de réalisation illustrée d'un chambrage 7. Le
chambrage 7 comprend avantageusement au moins un soutirage d'oxygène permettant de
dériver une quantité d'oxygène accéléré par ladite tuyère 3. Une partie de l'oxygène
porteur et réactif est donc dérivée par deux alésages orthogonaux 8, 8' reliés à une
vanne à pointeau 9 qui permet d'ajuster la valeur de la quantité d'oxygène dérivée.
Il est également prévu dans la forme de réalisation représentée de mesurer la valeur
de la pression statique de l'oxygène accéléré par la tuyère 3 par l'intermédiaire
de deux alésages orthogonaux 10, 10' pratiqués dans ledit chambrage 7. La mesure de
cette pression statique se fera par exemple à l'aide d'un manomètre 11.
[0050] La tuyère de type Laval ou de type convergent-divergent 3 à col sonique est solidarisée
à un injecteur 12 qui sera alimenté en gaz porteur ayant été accéléré (oxygène) avec
un débit, une pression et une vitesse dictés par la tuyère de type convergent-divergent
3 susdite.
[0051] L'injecteur 12 est réalisé de préférence en une matière compatible avec le passage
de l'oxygène. L'oxygène porteur et réactif avec au moins un élément de la matière
pulvérulente, qui a traversé l'injecteur, sous pression élevée, aboutit ensuite dans
une zone de dépression 19, qui est, dans cette forme de réalisation, une enceinte
ayant un volume bien supérieur à celui de la tubulure de l'injecteur 12 et servant
ainsi de moyens de détente. La détente du gaz porteur crée une dépression dans l'enceinte
susdite qui a pour effet d'entraîner la matière pulvérulente se trouvant dans la trémie
d'alimentation 18. Avantageusement, l'enceinte est alimentée en matière pulvérulente
grâce au retrait d'un obturateur 20 commandé par des moyens de commande, par exemple,
pneumatiquement à l'aide d'un vérin 21.
[0052] Les moyens de détente peuvent être constitués de tous moyens de détente connus, comme
l'enceinte à volume supérieur à celui de l'injecteur susdit, ou la partie divergente
d'un venturi.
[0053] La position de l'injecteur 12 est avantageusement colinéaire avec la sortie 22 de
la matière pulvérulente entraînée par l'oxygène porteur et réactif. La sortie est
équipée d'un ensemble divergent 22 constitué d'une matière résistante à l'abrasion
comme par exemple, le carbure de tungstène.
[0054] L'injecteur 12 comporte une zone de rétrécissement permettant une compression du
gaz porteur accéléré avant que celui-ci aboutisse dans la zone de dépression 19.
[0055] Dans cette forme de réalisation illustrée, la tuyère de type Laval 3 est solidarisée
à un ensemble de préférence métallique 13 qui est constitué de trois sous-ensembles
coaxiaux 12, 14, 16. Le sous-ensemble de préférence métallique 14 comporte sur son
diamètre extérieur une gorge 17 dans laquelle des alésages 15 réalisés radialement
permettent le passage d'une partie du débit d'oxygène en provenance du conduit relié
à la vanne à pointeau 9. Le sous-ensemble 16 est une bague permettant la fermeture
de la gorge 17 du sous-ensemble 14. La bague 16 assure la connexion à la vanne à pointeau
9 par l'intermédiaire d'un alésage réalisé dans la bague 16, au droit de la gorge
17 susdite.
[0056] La vanne à pointeau 9 est alors reliée à l'alésage 8 et/ou à l'alésage 8' par une
conduite 36 de nature compatible avec le passage de l'oxygène. La fermeture ou l'ouverture
de la vanne à pointeau 9 permet ou non la dérivation (le soutirage) dans le circuit
de dérivation 36 d'une quantité d'oxygène nécessaire pour les conditions de travail.
L'oxygène ainsi soutiré dans le chambrage 7 (orifice de soutirage) par une ouverture
de la vanne à pointeau 9 sera alors réintroduit via le circuit 36 dans la bague 17
(orifice de réintroduction du gaz porteur), il passera dans l'alésage 15 et aboutira
ensuite dans un espace annulaire 25 existant entre le sous-ensemble métallique 14
et l'injecteur 12. De cette façon, à la sortie de l'injecteur 12, le débit d'oxygène
accéléré au sortir de la tuyère de type convergent-divergent à col sonique 3 est recouvré.
On appelle le circuit de dérivation 36, l'ensemble constitué par le chambrage 7, les
alésages 8, 8', la vanne à pointeau 9, l'orifice de réintroduction 17, l'alésage 15
et l'espace annulaire 25.
[0057] En effet, l'oxygène accéléré sortant de la tuyère 3 présente un débit d
L, une vitesse V
L et une pression P
L. Lorsqu'une partie d
D du débit d'oxygène accéléré d
L est dérivée, le débit d'oxygène qui passe dans l'injecteur est d
i. L'oxygène qui passe dans l'injecteur est animé d'une vitesse v
i et présente une pression P
i. L'oxygène de la partie du débit dérivé d
D est également animé d'une vitesse V
D et présente une pression P
D dans l'espace annulaire 25.
[0058] A la sortie de l'injecteur 12 et de l'espace annulaire 25, l'oxygène aura une pression
résultante P
R et une vitesse résultante V
R. Ces pressions et vitesse résultantes conditionnent la quantité de matière pulvérulente
entraînée. L'ouverture ou la fermeture de la vanne à pointeau 9 provoquera une variation
des débits d
i et d
D, une variation des pressions P
i et P
D ainsi que des changements de vitesse V
i et V
D. La pression résultante P
R et la vitesse résultante V
R seront dès lors des variables. La conséquence directe est une variation de la quantité
de matière pulvérulente entraînée, du fait de la variation d'énergie cinétique et
de la quantité de mouvement. Il y aura donc une modification de l'importance de l'effet
venturi engendré.
[0059] Toutefois, les valeurs du débit de gaz porteur accéléré d
L à la sortie de la tuyère de Laval 3 et du débit d'oxygène sortant du dispositif selon
l'invention d
R sont identiques puisque le débit de gaz porteur reste constant lors de la traversée
du dispositif selon l'invention.
[0060] Dès lors, grâce à la déviation ou dérivation d'une partie du débit d
D, par l'ouverture de la vanne à pointeau 9 dans le circuit de dérivation 36, le débit
qui passe dans l'injecteur 12 d
i est diminué en conséquence. Les caractéristiques telles que pression P
i, débit massique M
i, et vitesse V
i au sortir de l'injecteur métallique seront modifiées.
[0061] Si la vanne à pointeau 9 est complètement ouverte et laisse passer un débit d'oxygène
maximal correspondant à la valeur maximale que d
D (débit d'oxygène dérivé) peut atteindre, la quantité de matière pulvérulente entraînée
sera la quantité de matière pulvérulente minimale qui peut être entraînée par le dispositif
selon l'invention (quantité instantanée).
[0062] Si la vanne à pointeau 9 est fermée et ne permet pas de dérivation, alors la quantité
de matière pulvérulente entraînée est à sa valeur maximale. La dérivation n'étant
pas toujours nécessaire, il est judicieux de prévoir la possibilité de fermer l'organe
d'ajustement et en l'occurrence la vanne à pointeau 9 (quantité instantanée).
[0063] Dans une variante, la gorge 17 peut faire partie intégrante du corps support de l'ensemble
13. De même, l'homme de métier comprendra aisément que les positions géométriques
des alésages radiaux peuvent être bien différentes en fonction des impératifs de l'encombrement.
[0064] Les alésages 8' et 10' sont usinés perpendiculairement aux deux alésages 8 et 10
eux-mêmes situés orthogonalement au plan formé par le chambrage 7, mais l'homme de
métier comprendra aisément que ces positions géométriques ne sont dictées que par
des contraintes stériques et d'encombrement. Il va de soi qu'un seul alésage 8, 10
pourrait suffire pour dériver de l'oxygène accéléré ou pour mesurer la valeur de la
pression statique et qu'il n'y a aucun impératif de positionnement pour des variantes
selon l'invention.
[0065] Les facteurs dimensionnels de la tuyère de type Laval sont tels que la pression statique
de l'oxygène traversant ladite tuyère 3 a une valeur égale ou inférieure au produit
de la pression à l'entrée de la tuyère (pression de compression) et d'un facteur de
0,528. Dans ces conditions, la tuyère 3, est considérée comme sonique et les conditions
de fonctionnement de l'ensemble ne dépendent que de la pression initiale du fluide
en amont, c'est-à-dire la pression dictée par le régulateur de pression 2, constitué
par exemple d'un ou de plusieurs détendeurs 2.
[0066] Le divergent en carbure de tungstène 22 peut être positionné et fixé dans un bloc
support 23.
[0067] Les facteurs dimensionnels de l'ensemble injecteur 12 et divergent 22 sont tels que
le principe de fonctionnement peut également être assimilé à une tuyère de type venturi.
[0068] Dans une variante selon l'invention, en amont de la tuyère de type convergent-divergent
à col sonique 3, on trouve une sécurité antiretour 24 présentant une soupape à gâchette
normalement ouverte et permettant d'éviter le refoulement du gaz dans le dispositif
selon l'invention. En effet, lorsqu'il s'agit d'oxygène chaud ou d'un retour de flamme,
il est avantageux de présenter une sécurité antiretour qui bloque le passage en cas
d'échauffement ou de retour de scories.
[0069] La figure 2 illustre un ensemble de réparation par projection réactive plus complet
comprenant le même dispositif que celui représenté à la figure 1. Dans cet ensemble,
une trémie 18' d'une plus grande capacité que la trémie d'alimentation 18 susdite
est située au-dessus de celle-ci. La matière pulvérulente composée de poudres réfractaires
et métalliques utilisée dans le procédé selon l'invention est donc transférée de la
trémie 18' à la trémie 18 par écoulement naturel et par gravité.
[0070] Dans la trémie d'alimentation 18 aboutissant dans la zone de dépression 19, on aura
placé avantageusement un régistre mobile 26 permettant un écoulement régulier dans
l'enceinte de mélange de gaz porteur (oxygène) et de poudre. Dans le cas d'un retour
de flamme et dans le cas d'un retour gazeux susceptible de remonter dans la trémie
18, puisque la matière pulvérulente s'y trouvant est réactive (au moins un des éléments
la constituant) avec le gaz porteur (oxygène), la quantité de matière pulvérulente
susceptible de provoquer une explosion est réduite, et par conséquent la quantité
de matière pulvérulente perdue.
[0071] Le dispositif illustré à la figure 2 comprend également, comme on l'a mentionné précédemment
un bloc support 23 que l'on appelle également dans le contexte de la présente invention
le premier boîtier 23 qui entoure la sortie 35 de matière pulvérulente entraînée par
le gaz porteur sous la forme d'un orifice tubulaire à passage divergent 22 (par exemple,
en carbure de tungstène anti-abrasion). Le dispositif selon l'invention, dans sa forme
préférentielle illustrée ici comprend en outre un deuxième boîtier 27. Le deuxième
boîtier 27 entoure la lance 28 de projection réactive de la matière pulvérulente entraînée
par ledit gaz porteur et réactif.
[0072] Le premier boîtier 23 est relié au deuxième boîtier 27 à l'aide de moyens de connexion
conventionnels 29 et 29' tels qu'une saillie filetée et un pas de vis, des brides
et analogue. Les moyens de connexions conventionnels 29 et 29' sont maintenus en place
grâce à la pression exercée par une série de moyens de rappel 30 présentant une force
de rappel prédéterminée. Ces moyens de rappel 30 sont par exemple des ressorts 30
tarés. La force de rappel prédéterminée ou le tarage des ressorts est tel que lors
d'une surpression dans la lance de projection 28 suite à un retour de flamme, les
deux moyens de connexion conventionnels se séparent. Ceci permet un retour instantané
à la pression atmosphérique dans des enceintes dans lesquels régnait une pression
propice à l'inflammation et à l'explosion.
[0073] Comme on peut également le voir, le dispositif selon l'invention comporte également
un dispositif de sécurité supplémentaire. En effet, en sus de la sécurité antiretour
24, du régistre mobile 26 dans la trémie d'alimentation 18 susdite, des premier et
deuxième boîtiers 23 et 27, des moyens de rappel 30, le dispositif possède en outre
un fil thermofusible 31 judicieusement positionné. Le fil thermofusible 31 se trouve
dans la trajectoire du flux gazeux chaud. Lors de la séparation des moyens de connexion
conventionnels 29 et 29' sous l'effet d'une surpression sur incident ou lors d'un
retour de flamme survenant dans ledit deuxième boîtier 27, le flux gazeux chaud fait
immédiatement fondre le fil thermofusible 31 qui est alors quasi instantanément sectionné.
Sa rupture permet de libérer la tension sur la gâchette 32 de sécurité. Le relâchement
brutal de la gâchette 32 interrompt le débit d'oxygène et le passage de gaz est bloqué.
[0074] En outre, le dispositif selon l'invention est équipé au niveau du deuxième boîtier
27 de dispositifs filtrants 33 et 34 permettant l'évacuation refroidie des gaz et
poussières lors d'un tel incident (retour de flamme).
[0075] Dans la variante du dispositif selon l'invention illustrée à la figure 3, le circuit
de dérivation permettant d'ajuster la quantité de matière pulvérulente entraînée par
le gaz porteur et réactif est disposé différemment. Les autres éléments représentés
fonctionnent comme dans et sont décrits par la description détaillée des figures 1
et 2 y compris toutes les alternatives expliquées.
[0076] Le circuit de dérivation 36 est composé d'un organe d'ajustement 9 (vanne à pointeau)
de la quantité de gaz porteur dérivée, d'un orifice de prélèvement 7 de gaz porteur
et d'un orifice de réintroduction 25 du gaz dérivé dans l'enceinte de la zone de dépression.
L'orifice de prélèvement ou de soutirage 7 est disposé à la sortie de la tuyère de
Laval 3. Bien entendu, cet orifice de soutirage peut être disposé à bien d'autres
endroits pour autant que ce dernier soit disposé en amont de ladite zone de détente
19 dudit gaz porteur, le fonctionnement sera optimal.
[0077] De même, en tant que variante, un fil thermofusible 31 est relié d'une part à la
gâchette 32 et d'autre part à un point situé entre ledit premier 23 et ledit deuxième
boîtier 27. Le fil (thermofusible) 31 maintient la gâchette 32 en position ouverte
tant qu'il n'y a pas de retour de flamme. S'il devait se produire un incident, les
moyens de connexions conventionnels 29, 29' se sépareraient l'un de l'autre et l'extrémité
du fil (thermofusible) 31 serait libérée, ce qui aurait pour effet de relâcher la
pression sur la gâchette et de bloquer l'alimentation en oxygène.
[0078] La figure 4 illustre une variante du dispositif illustré à la figure 1, dans lequel
le circuit de dérivation est encore disposé différemment. Les autres éléments fonctionnent
comme dans la forme de réalisation illustrée à la figure 1.
[0079] Le dispositif selon l'invention illustré à la figure 4 comprend une entrée 1 d'oxygène
gazeux sous pression. La matière pulvérulente entre dans le dispositif selon l'invention
par l'intermédiaire d'une trémie d'alimentation 18 en matière pulvérulente. L'oxygène
gazeux sous pression pénètre dans le dispositif selon l'invention par l'entrée susdite
1 et atteint une tuyère 3 de type Laval (sonique). La tuyère de type Laval comprend
une section convergente 4, un col sonique 5 et une section divergente 6.
[0080] La tuyère 3 est suivie dans la forme de réalisation illustrée d'un chambrage 7. Le
chambrage 7 comprend avantageusement au moins un soutirage d'oxygène permettant de
dériver une quantité d'oxygène accéléré par ladite tuyère 3 au moyen d'un alésage
orthogonal 8 relié à une vanne à pointeau 9 qui permet d'ajuster la valeur de la quantité
d'oxygène dérivée. Il est également prévu dans la forme de réalisation représentée
de mesurer la valeur de la pression statique de l'oxygène accéléré par la tuyère 3
par l'intermédiaire d'un alésage orthogonal 10 pratiqué dans ledit chambrage 7, par
exemple à l'aide d'un manomètre 11.
[0081] Le chambrage relié à la tuyère de type Laval est solidarisée à un injecteur 12 qui
sera alimenté en gaz porteur accéléré (oxygène) avec un débit, une pression et une
vitesse dictés par la tuyère 3 susdite. La tuyère 3 présente par exemple un diamètre
de 3,4 mm
[0082] L'injecteur 12 ayant par exemple un diamètre de 3,7 mm aboutit donc dans une zone
de dépression 19, qui est, également dans cette forme de réalisation, une enceinte
ayant un volume bien supérieur à celui de la tubulure de l'injecteur 12 et servant
ainsi de moyens de détente. La détente du gaz porteur crée une dépression dans l'enceinte
susdite qui a pour effet d'entraîner la matière pulvérulente se trouvant dans la trémie
d'alimentation 18. Avantageusement, l'enceinte est alimentée en matière pulvérulente
grâce au retrait d'un obturateur 20 commandé par des moyens de commande, par exemple,
pneumatiquement à l'aide d'un vérin 21.
[0083] La position de l'injecteur 12 est avantageusement colinéaire avec la sortie 22 de
la matière pulvérulente entraînée par l'oxygène porteur et réactif. La sortie est
équipée d'un ensemble divergent 22 constitué d'une matière résistante à l'abrasion
comme par exemple, le carbure de tungstène.
[0084] L'injecteur 12 comporte une zone de rétrécissement permettant une compression du
gaz porteur accéléré avant que celui-ci aboutisse dans la zone de dépression 19.
[0085] Dans cette forme de réalisation illustrée, l'injecteur 12 est solidarisé au bloc
support 23 qui confine ladite zone de dépression 19 et le passage divergent 22 définissant
la sortie 35.
[0086] Le bloc support 23 comporte sur son diamètre extérieur une gorge 17 et un alésage
orthogonal 15 qui permettent le passage d'une partie du débit d'oxygène en provenance
du conduit relié à la vanne à pointeau 9.
[0087] La vanne à pointeau 9 est alors reliée à l'alésage 8 par une conduite 36 de nature
compatible avec le passage de l'oxygène. La fermeture ou l'ouverture de la vanne à
pointeau 9 permet ou non la dérivation (le soutirage) dans le circuit de dérivation
36 d'une quantité d'oxygène nécessaire pour les conditions de travail. L'oxygène ainsi
soutiré dans le chambrage 7 (orifice de soutirage) par une ouverture de la vanne à
pointeau 9 sera alors réintroduit via le circuit 36 dans la bague 17 (orifice de réintroduction
du gaz porteur), il passera dans l'alésage 15 et aboutira ensuite dans un espace annulaire
au niveau de la zone de dépression 19. De cette façon, à la sortie de l'injecteur
12, le débit d'oxygène accéléré au sortir de la tuyère de type convergent-divergent
à col sonique 3 est recouvré. On appelle le circuit de dérivation 36 l'ensemble constitué
par le chambrage 7, l'alésage 8, la vanne à pointeau 9, l'orifice de réintroduction
17, l'alésage 15.
[0088] Le fonctionnement et les autres éléments sont identiques à ce qui a été décrit pour
la figure 2.
EXEMPLE
[0089] Un débit d'O
2 constant entre dans le dispositif selon l'invention avec une valeur de 30 Nm
3/h et présente une pression à la sortie du détendeur 2 de 5,2 bar. La pression maximale
utile à l'entrée de l'injecteur (pression statique) est de 4,05 bar. La vanne à pointeau,
initialement fermé a été ouverte petit à petit et le débit massique de matière pulvérulente
a été mesuré. Les résultats sont représentés ci-dessous au tableau.
| Position de la vanne à pointeau |
P statique mesurée par le manomètre (11) (bar) |
Débit massique de sortie de matière pulvérulente (kg/h) |
| Fermée |
4,05 |
83,5 |
| Ouverte + |
3,75 |
70 |
| Ouverte ++ |
3,5 |
62,7 |
| Ouverte +++ |
3,25 |
53 |
| Ouverte ++++ |
3 |
48 |
| Ouverte +++++ |
2,8 |
46 |
| Ouverte totalement |
2,55 |
42,3 |
[0090] Il est bien entendu que la présente invention n'est en aucune façon limitée aux formes
de réalisations décrites ci-dessus et que bien des modifications peuvent y être apportées
sans sortir du cadre des revendications annexées.
1. Procédé de projection d'une matière pulvérulente dans un gaz porteur présentant un
débit global, ledit procédé comprenant
- un écoulement dudit gaz porteur sous pression,
- une accélération dudit gaz porteur sous pression jusqu'à une vitesse sonique,
- une détente dudit gaz porteur sous pression avec formation d'une zone de dépression
présentant une valeur inférieure à ladite pression d'écoulement du gaz porteur et
un entraînement d'une quantité de ladite matière pulvérulente par ledit gaz porteur
détendu, et
- une projection de ladite matière pulvérulente entraînée par ledit gaz porteur,
caractérisé en ce que le procédé comprend en outre un réglage de ladite pression inférieure par dérivation
ou non, avant la détente, d'une quantité ajustable dudit gaz porteur ayant été accéléré
pour réintroduire ladite quantité ajustable dans la zone de dépression susdite sans
modification dudit débit global.
2. Procédé selon la revendication 1, comprenant en outre une compression dudit gaz porteur
accéléré préalablement à la détente.
3. Procédé selon la revendication 2, dans lequel ledit gaz porteur est un gaz réactif
participant à une réaction exothermique avec au moins un élément de ladite matière
pulvérulente.
4. Dispositif de projection d'une matière pulvérulente dans un gaz porteur comprenant:
- une entrée (1) de gaz porteur sous pression
- une tuyère de type convergent-divergent à col sonique (3) en communication avec
ladite entrée (1) dudit gaz porteur sous pression
- une alimentation (18) en matière pulvérulente communiquant avec une zone de dépression
(19),
- des moyens de détente du gaz porteur reliés à ladite tuyère de type convergent-divergent
à col sonique (3) recevant le gaz porteur sous pression et aboutissant dans ladite
zone de dépression (19) et
- une sortie (35) de ladite matière pulvérulente entraînée par ledit gaz porteur détendu
hors de la zone de dépression (19),
caractérisé en ce qu'il comprend en outre un dispositif de réglage de débit (11, 7, 8, 15, 17, 36) de ladite
matière pulvérulente dans ledit gaz porteur comprenant un circuit de dérivation (36)
dudit gaz porteur muni d'un organe d'ajustement (9) de la quantité de gaz porteur
dérivée, ledit circuit de dérivation (36) comprenant un orifice de prélèvement de
gaz porteur (7,8) disposé en amont de ladite zone de dépression (19) dudit gaz porteur
et un orifice de réintroduction (15,17) dudit gaz porteur prélevé situé dans ladite
zone de dépression (19), ladite tuyère de type convergent-divergent à col sonique
(3) étant agencée pour maintenir, en aval, un débit constant de gaz porteur entraînant
une quantité prédéterminée de matière pulvérulente.
5. Dispositif selon la revendication 4, comprenant en outre un injecteur (12) en communication
d'une part avec ladite tuyère de type convergent-divergent à col sonique (3) et d'autre
part avec les dits moyens de détente et ladite zone de dépression (19), ledit injecteur
(12) comprenant au moins une zone de rétrécissement.
6. Dispositif selon la revendication 4 ou la revendication 5, dans lequel ladite tuyère
de type convergent-divergent à col sonique (3) présente un diamètre inférieur au diamètre
de chaque élément en aval de ladite tuyère de type convergent-divergent à col sonique
(3).
7. Dispositif selon l'une des revendications 4 à 6, dans lequel ledit organe d'ajustement
est une vanne à pointeau (9).
8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 4 à 7, dans lequel ledit orifice
de prélèvement (7, 8) est disposé en amont de ladite zone de rétrécissement dudit
injecteur (12).
9. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 4 à 8, dans lequel ladite zone
de dépression (19) est reliée à un passage divergent (22), par exemple en carbure
de tungstène, lui-même relié à ladite sortie (35) de ladite matière pulvérulente entraînée
par le gaz porteur.
10. Dispositif selon la revendication 9, dans lequel ladite sortie (35) de matière pulvérulente
entraînée par ledit gaz porteur est un orifice tubulaire comprenant le passage divergent
(22), dans lequel un premier boîtier (23) entoure au moins ledit orifice tubulaire
de sortie (35) et dans lequel un deuxième boîtier (27) entoure un tuyau flexible conduisant
à une lance de projection (28) reliée à ladite sortie (35), les deux boîtiers (23,27)
étant reliés ensemble.
11. Dispositif selon la revendication 10, comprenant en outre un fil thermofusible (31)
relié d'une part à une gâchette (32) qui comprend une position ouverte de passage
de gaz porteur et une position fermée de blocage de gaz porteur et d'autre part dans
ledit deuxième boîtier (27), ledit fil thermofusible (31) étant agencé pour maintenir
ladite gâchette (32) en position ouverte.
12. Dispositif selon la revendication 10 ou la revendication 11, dans lequel ledit premier
et ledit deuxième boîtier (23,27) sont reliés l'un à l'autre par des moyens de rappel
(30) présentant une force de rappel prédéterminée.
13. Dispositif selon la revendication 12 lorsqu'elle dépend de la revendication 10, comprenant
en outre un fil (31) thermofusible relié d'une part à une gâchette (32) qui comprend
une position ouverte de passage de gaz porteur et une position fermée de blocage de
gaz porteur et d'autre part entre ledit premier et ledit deuxième boîtier (23,27),
ledit fil thermofusible (31) étant agencé pour maintenir ladite gâchette (32) en position
ouverte.
1. A method for spraying a pulverulent material into a carrier gas having a total flow
rate, said method comprising
- a flow of said pressurized carrier gas,
- an acceleration of said pressurized carrier gas to a sonic velocity,
- an expansion of said pressurized carrier gas with formation of a negative pressure
zone having a value lower than said carrier gas flow pressure and an entrainment of
an amount of said pulverulent material by said expanded carrier gas, and
- a spray of said pulverulent material entrained by said carrier gas,
characterized in that the method further comprises an adjustment of said lower pressure by the bypassing
or not, before the expansion, of an adjustable amount of said carrier gas having been
accelerated, to reintroduce said adjustable amount into the aforesaid negative pressure
zone without changing said total flow rate.
2. The method as claimed in claim 1, further comprising a compression of said accelerated
carrier gas prior to the expansion.
3. The method as claimed in claim 2, in which said carrier gas is a reactive gas participating
in an exothermic reaction with at least one element of said pulverulent material.
4. A device for spraying a pulverulent material into a carrier gas comprising:
- a pressurized carrier gas inlet (1)
- a sonic throat convergent-divergent nozzle (3) communicating with said pressurized
carrier gas inlet (1)
- a pulverulent material feed (18) communicating with a negative pressure zone (19),
- means for expanding the carrier gas connected to said sonic throat convergent-divergent
nozzle (3) receiving the pressurized carrier gas and terminating in said negative
pressure zone (19) and
- an outlet (35) of said pulverulent material entrained by said expanded carrier gas
outside the negative pressure zone (19),
characterized in that it further comprises a device (11, 7, 8, 15, 17, 36) for adjusting the flow rate
of said pulverulent material in said carrier gas comprising a bypass circuit (36)
of said carrier gas equipped with a member (9) for adjusting the amount of bypassed
carrier gas, said bypass circuit (36) comprising a carrier gas sampling process (7,
8) placed upstream of said negative pressure zone (19) of said carrier gas and an
orifice (15, 17) for reintroducing said sampled carrier gas located in said negative
pressure zone (19), said sonic throat convergent-divergent nozzle (3) being arranged
to maintain, downstream, a constant flow rate of carrier gas entraining a predefined
amount of pulverulent material.
5. The device as claimed in claim 4, further comprising an injector (12) communicating
on the one hand with said sonic throat convergent-divergent nozzle (3) and on the
other hand with said expansion means and said negative pressure zone (19) said injector
(12) comprising at least one contraction zone.
6. The device as claimed in either of claims 4 and 5, in which said sonic throat convergent-divergent
nozzle (3) has a diameter lower than the diameter of each element downstream of said
sonic throat convergent-divergent nozzle (3).
7. The device as claimed in one of claims 4 to 6, in which said adjusting member is a
needle valve (9).
8. The device as claimed in any one of claims 4 to 7, in which said sampling orifice
(7, 8) is placed upstream of said contraction zone of said injector (12).
9. The device as claimed in any one of claims 4 to 8, in which said negative pressure
zone (19) is connected to a divergent passage (22), for example made from tungsten
carbide, itself connected to said outlet (35) of said pulverulent material entrained
by the carrier gas.
10. The device as claimed in claim 9, in which said outlet (35) of pulverulent material
entrained by said carrier gas is a tubular orifice comprising the divergent passage
(22) in which a first casing (23) surrounds at least said outlet tubular orifice (35)
and in which a second casing (27) surrounds a flexible hose leading to a spray nozzle
(28) connected to said outlet (35), the two casings (23, 27) being joined together.
11. The device as claimed in claim 10, further comprising a thermofusible wire (31) connected
on the one hand to a trigger (32) which comprises an open carrier gas flow position
and a closed carrier gas blocking position and on the other hand, in said second casing
(27), said thermofusible wire (31) being arranged to maintain said trigger (32) in
the open position.
12. The device as claimed in either of claims 10 and 11, in which said first and said
second casings (23, 27) are joined to one another by return means (30) having a predefined
return force.
13. The device as claimed in claim 12, when it depends on claim 10, further comprising
a thermofusible wire (31) connected on the one hand to a trigger (32) which comprises
an open carrier gas flow position and a closed carrier gas blocking position and on
the other hand, between said first and second casings (23, 27) said thermofusible
wire (31) being arranged to maintain said trigger (32) in the open position.
1. Verfahren zum Versprühen eines pulverförmigen Stoffes in einem Trägergas, das eine
Gesamtflussrate aufweist, wobei das Verfahren Folgendes umfasst
- einen Strom des Trägergases unter Druck,
- eine Beschleunigung des Trägergases unter Druck bis zu einer kritischen Geschwindigkeit,
- eine Entspannung des Trägergases unter Druck mit Bildung eines Unterdruckbereichs,
der einen Wert aufweist, welcher niedriger als der Strömungsdruck des Trägergases
ist, und ein Mitreißen einer Menge des pulverförmigen Stoffs durch das entspannte
Trägergas, und
- ein Versprühen des pulverförmigen Stoffs, der von dem Trägergas mitgerissen wurde,
dadurch gekennzeichnet, dass das Verfahren darüber hinaus eine Regelung des niedrigeren Drucks umfasst, indem
eine einstellbare Menge des Trägergases, das beschleunigt wurde, gegebenenfalls abgezweigt
wird, um die einstellbare Menge wieder in den obigen Unterdruckbereich einzuleiten,
ohne dass sich die Gesamtflussrate ändert.
2. Verfahren nach Anspruch 1, darüber hinaus eine Verdichtung des beschleunigten Trägergases
im Vorfeld der Entspannung umfassend.
3. Verfahren nach Anspruch 2, wobei es sich bei dem Trägergas um ein Reaktionsgas handelt,
das an einer exothermen Reaktion mit mindestens einem Element des pulverförmigen Stoffes
beteiligt ist.
4. Vorrichtung zum Versprühen eines pulverförmigen Stoffs in einem Trägergas, umfassend:
- eine Eintrittsöffnung (1) für das Trägergas unter Druck
- eine Düse der konvergent-divergenten Bauart mit kritischem Durchlass (3), die mit
der Eintrittsöffnung (1) für das Trägergas unter Druck in Verbindung steht
- eine Zufuhr (18) für den pulverförmigen Stoff, die mit einem Unterdruckbereich (19)
in Verbindung steht,
- Mittel zur Entspannung des Trägergases, die mit der Düse konvergent-divergenter
Bauart mit kritischem Durchlass (3) verbunden sind und das Trägergas unter Druck aufnehmen
und in den Unterdruckbereich (19) münden und
- eine Austrittsöffnung (35) für den pulverförmigen Stoff, der von dem entspannten
Trägergas aus dem Unterdruckbereich (19) mitgerissen wird,
dadurch gekennzeichnet, dass sie darüber hinaus eine Vorrichtung umfasst, die der Regelung der Flussrate (11,
7, 15, 17, 36) des pulverförmigen Stoffs in dem Trägergas dient und ein Leitungssystem
zur Abzweigung (36) des Trägergases umfasst, das mit einem Glied (9) zum Einstellen
der Menge des abgezweigten Trägergases versehen ist, wobei das Abzweigungsleitungssystem
(36) eine Öffnung zur Entnahme des Trägergases (7,8), die stromaufwärts des Unterdruckbereichs
(19) des Trägergases angeordnet ist, und eine Öffnung zum erneuten Einleiten (15,
17) des entnommenen Trägergases, die in dem Unterdruckbereich (19) gelegen ist, umfasst,
wobei die Düse konvergent-divergenter Bauart mit kritischem Durchlass (3) vorgesehen
ist, um stromabwärts eine konstante Flussrate des Trägergases, das eine vorbestimmte
Menge an pulverförmigem Stoff mitreißt, aufrechtzuerhalten.
5. Vorrichtung nach Anspruch 4, darüber hinaus eine Einlassvorrichtung (12) umfassend,
die einerseits mit der Düse konvergent-divergenter Bauart mit kritischem Durchlass
(3) und andererseits mit den Entspannungsmitteln und dem Unterdruckbereich (19) in
Verbindung steht, wobei die Einlassvorrichtung (12) mindestens einen Verengungsbereich
umfasst.
6. Vorrichtung nach Anspruch 4 oder Anspruch 5, wobei die Düse konvergent-divergenter
Bauart mit kritischem Durchlass (3) einen Durchmesser aufweist, der kleiner als der
Durchmesser jedes Elements ist, das stromabwärts der Düse konvergent-divergenter Bauart
mit kritischem Durchlass (3) gelegen ist.
7. Vorrichtung nach einem der Ansprüche 4 bis 6, wobei es sich bei dem Stellglied um
ein Nadelventil (9) handelt.
8. Vorrichtung nach einem beliebigen der Ansprüche 4 bis 7, wobei die Entnahmeöffnung
(7, 8) stromaufwärts des Verengungsbereichs der Einlassvorrichtung (12) angeordnet
ist.
9. Vorrichtung nach einem beliebigen der Ansprüche 4 bis 8, wobei der Unterdruckbereich
(19) mit einem divergenten Durchlass (22), beispielsweise aus Wolframcarbid, verbunden
ist, der seinerseits mit der Austrittsöffnung (35) für den pulverförmigen Stoff, welcher
vom Trägergas mitgerissen wird, verbunden ist.
10. Vorrichtung nach Anspruch 9, wobei es sich bei der Austrittsöffnung (35) für den pulverförmigen
Stoff, welcher vom Trägergas mitgerissen wird, um eine röhrenförmige Öffnung handelt,
die einen divergenten Durchlass (22) umfasst, wobei ein erstes Gehäuse (23) mindestens
die röhrenförmig Austrittsöffnung (35) umgibt und wobei ein zweites Gehäuse (27) einen
flexiblen Schlauch umgibt, der zu einer Sprühlanze (28) führt, welche mit der Austrittsöffnung
(35) verbunden ist, wobei die beiden Gehäuse (23, 27) miteinander verbunden sind.
11. Vorrichtung nach Anspruch 10, darüber hinaus einen heißschmelzbaren Draht (31) umfassend,
der einerseits mit einem Auslöser (32) verbunden ist, welcher eine offene Position
zum Durchlass des Trägergases und eine geschlossene Position zum Absperren des Trägergases
umfasst, und sich andererseits im zweiten Gehäuse (27) befindet, wobei der heißschmelzbare
Draht (31) derart angeordnet ist, dass der Auslöser (32) in der offenen Position gehalten
wird.
12. Vorrichtung nach Anspruch 10 oder nach Anspruch 11, wobei das erste und das zweite
Gehäuse (23, 27) miteinander durch Rückholmittel (30) verbunden sind, die eine vorbestimmte
Rückholkraft aufweisen.
13. Vorrichtung nach Anspruch 12, wenn dieser von Anspruch 10 abhängig ist, darüber hinaus
einen heißschmelzbaren Draht (31) umfassend, der einerseits mit einem Auslöser (32)
verbunden ist, welcher eine offene Position zum Durchlass des Trägergases und eine
geschlossene Position zum Absperren des Trägergases umfasst, und sich andererseits
zwischen dem ersten Gehäuse und dem zweiten Gehäuse (23, 27) befindet, wobei der heißschmelzbare
Draht (31) derart angeordnet ist, dass der Auslöser (32) in der offenen Position gehalten
wird.