(19)
(11) EP 2 125 503 B1

(12) FASCICULE DE BREVET EUROPEEN

(45) Mention de la délivrance du brevet:
29.06.2011  Bulletin  2011/26

(21) Numéro de dépôt: 08762184.3

(22) Date de dépôt:  03.03.2008
(51) Int. Cl.: 
B63C 7/16(2006.01)
(86) Numéro de dépôt:
PCT/FR2008/050356
(87) Numéro de publication internationale:
WO 2008/116997 (02.10.2008 Gazette  2008/40)

(54)

DISPOSITIF DE DECOUPE ET OUVERTURE/FERMETURE D'UN ORIFICE DANS UNE PAROI AU FOND DE LA MER

VORRICHTUNG ZUM SCHNEIDEN UND ÖFFNEN/SCHLIESSEN EINES LOCHES IN EINE WAND AUF DEM MEERESGRUND

DEVICE FOR CUTTING AND OPENING/CLOSING A HOLE IN A WALL ON THE SEABED


(84) Etats contractants désignés:
AT BE BG CH CY CZ DE DK EE ES FI FR GB GR HR HU IE IS IT LI LT LU LV MC MT NL NO PL PT RO SE SI SK TR

(30) Priorité: 02.03.2007 FR 0701540

(43) Date de publication de la demande:
02.12.2009  Bulletin  2009/49

(73) Titulaire: SAIPEM S.A.
78180 Montigny-le-Bretonneux (FR)

(72) Inventeurs:
  • BAYLOT, Michel
    30 123 Venise (IT)
  • GALLETTI, Robin
    I-30121 Venise (IT)

(74) Mandataire: Domange, Maxime et al
Cabinet Beau de Lomenie 232, avenue du Prado
13295 Marseille Cedex 08
13295 Marseille Cedex 08 (FR)


(56) Documents cités: : 
EP-A- 1 568 600
WO-A-2005/080191
DE-A1- 4 326 500
US-A- 4 447 952
EP-A1- 1 449 762
WO-A2-2004/087495
US-A- 4 284 110
   
       
    Il est rappelé que: Dans un délai de neuf mois à compter de la date de publication de la mention de la délivrance de brevet européen, toute personne peut faire opposition au brevet européen délivré, auprès de l'Office européen des brevets. L'opposition doit être formée par écrit et motivée. Elle n'est réputée formée qu'après paiement de la taxe d'opposition. (Art. 99(1) Convention sur le brevet européen).


    Description


    [0001] La présente invention concerne un dispositif de découpe d'un petit orifice dans une paroi au fond de la mer et d'ouverture/fermeture dudit petit orifice.

    [0002] Il peut s'agir, plus particulièrement, d'une paroi, d'un navire échoué ou d'une cuve d'un navire échoué sur lequel on souhaite intervenir.

    [0003] La présente invention a également pour objet un procédé d'installation et d'ancrage d'une embase sur une paroi au fond de la mer puis de découpe de ladite paroi, notamment pour laisser passer et récupérer un fluide à travers l'orifice ainsi créé sur ladite paroi.

    [0004] Ce procédé est particulièrement utile lorsque l'on souhaite mettre en oeuvre un procédé et une installation de récupération d'effluents en mer et plus particulièrement d'effluents polluants contenus dans un navire coulé et endommagé reposant au fond de la mer.

    [0005] Lors du naufrage de cargos ou de pétroliers, le navire coule en général après avoir été profondément endommagé et après avoir perdu une partie de sa cargaison. Lorsque la profondeur d'eau est importante, par exemple 100 ou 200 mètres, la récupération de l'épave ou son renflouement, n'est en général pas envisagée, mais la coque doit être intégralement vidée et rincée, de manière à ce que la corrosion de la structure dans le temps, créant des trous localisés ou généralisés, ne conduise à la libération du contenu du navire, créant ainsi une pollution pouvant se prolonger sur des années, voire des décennies.

    [0006] De nombreux procédés et dispositifs ont été étudiés et utilisés dans le passé pour essayer de récupérer des cargaisons hautement polluantes, soit en installant une liaison fond-surface pour transférer ladite cargaison vers un navire positionné en surface, soit encore en remplissant un réservoir navette, puis une fois fermé, en le remontant vers la surface où il est soit chargé à bord d'un navire de surface, soit remorqué vers un port où il pourra être vidé.

    [0007] Un mode de réalisation de procédé de récupération d'effluents polluants plus légers que l'eau et peu ou non miscibles à l'eau, contenus dans une cuve d'un navire coulé et/ou endommagé reposant au fond de la mer, impliquant la mise en oeuvre de réservoirs navette entre le fond et la surface de la mer a été décrit dans le brevet EP 1 449 763 au nom de la demanderesse, dans lequel le réservoir navette était ancré directement sur la paroi de la cuve et coopérait avec celle-ci, sans embase ancrée sur la paroi.

    [0008] Pour connecter le réservoir navette à l'épave, il est possible d'utiliser des orifices existant destinés par exemple à effectuer des prélèvements de cargaison, soit encore d'utiliser les trous d'homme utilisés pour l'accès aux cuves des personnels d'entretien ou d'inspection. Mais en fait, l'épave est en général brisée et ne repose qu'exceptionnellement en position horizontale sur le fond de la mer. Elle gît bien souvent sur le côté ou à l'envers et il est alors impossible de récupérer simplement la cargaison, et l'on est obligé de réaliser des percements de la coque qui permettent alors d'installer et d'ancrer une embase sur la paroi pour faciliter les opérations de prélèvements en garantissant une récupération optimale de la cargaison hautement polluante ou encore qui permettent d'effectuer directement les prélèvements à l'endroit desdits percements.

    [0009] De multiples techniques ont été développées dans le cadre des conduites sous pression pour réaliser des piquages en charge, appelés "hot-tap". Dans de telles opérations, on réalise le percement d'une conduite en pression dans un environnement confiné résistant à la pression, de manière à ce que le fluide sous pression ne risque pas de s'échapper pendant toute la durée de l'opération.

    [0010] De multiples variantes ont été développées de manière à simplifier les opérations d'installation de l'appareil et en particulier pour éviter d'avoir à souder le corps du piquage sur l'ouvrage en pression. A cet effet, on fixe le corps du piquage à la conduite sous pression à l'aide de collage ou bridage mécanique ou encore de colliers de serrage entourant ladite conduite, l'étanchéité entre les deux étant assurée par un joint élastomère ou mieux, par un joint de type métal-métal. Mais les propriétés de résistance mécanique à la traction exercée sur ces dispositifs sont très inférieures par rapport à celles requises pour solidariser une embase avec une paroi au fond de la mer lorsque ladite embase est destinée à résister à la traction d'un réservoir navette rempli.

    [0011] Dans le cas de l'ancrage d'une embase sur une épave gisant au fond de la mer et perçage de ladite paroi, si la profondeur est faible, par exemple 50 à 100m, on utilise avantageusement des plongeurs pour effectuer la mise en place du piquage et l'on préfère alors solidariser ledit piquage à la coque de manière plus solide par lesdits plongeurs. Mais, à plus grande profondeur, ces interventions deviennent très complexes et sont réalisées de préférence par des systèmes robotisés, ce qui rend la tâche très délicate. On préfère alors fixer ledit piquage de manière mécanique, en réalisant des perçages-taraudages dans ladite coque ce qui permet de fixer simplement l'embase et le support du piquage muni d'une vanne d'isolation, un joint d'étanchéité élastomère étant comprimé entre ladite embase ou dit support de piquage et la coque de l'épave.

    [0012] On connaît les brevets US 3 831 387 et EP 0 730 543 qui décrivent la fixation d'un module ou embase sur une épave au moyen d'un dispositif de perçage-taraudage. Mais, dans ces systèmes, le module ancré sur la paroi est destiné à évacuer la cargaison de l'épave vers la surface au moyen d'une canalisation par pompage, de sorte que la traction exercée sur le module ou embase est relativement réduite.

    [0013] Ainsi, dans US 3 831 387 et EP 0 730 543, le module d'extraction, sur lequel est destiné à venir se connecter une canalisation de récupération d'un effluent dans une cuve au fond de la mer, est ancrée par des moyens de vissage et boulonnage conventionnels.

    [0014] Dans EP 730 543, les moyens de perçage de la paroi et ancrage sur celle-ci, en vue de la fixation dudit second module sont constitués d'un système similaire de foret/taraud tel que décrit dans US 3 831 387 donnant une force de retenue limitée, surtout dans le cas d'épave en mauvais état.

    [0015] Dans EP 1 568 600, on a proposé des dispositif et procédé de perçage et fixation d'une embase sur une paroi au fond de la mer qui soient plus fiables mécaniquement et plus simples à réaliser et à mettre en oeuvre, notamment à grande profondeur, et notamment dans des conditions d'utilisation plus sévères nécessitant une résistance forte à des tractions mécaniques que peut subir ladite embase ancrée sur ladite paroi d'une épave en très mauvais état d'entretien.

    [0016] En effet, lorsque la cargaison à récupérer dans l'épave est relativement fluide, le diamètre du perçage de la coque permettant d'évacuer ladite cargaison peut être de petit diamètre, par exemple de 100mm à 300mm, et les conduites de transfert vers la surface d'un diamètre similaire, couplées à des moyens de pompage, sont alors en général suffisantes.

    [0017] En revanche, lorsque la cargaison est extrêmement visqueuse et que l'épave est située à très grande profondeur, par exemple au delà de 1 000m, voire à 3 000 ou 4 000m, la méthode consistant à installer une conduite entre le fond de la mer et la surface devient quasiment impossible en raison de la perte de charge très élevée, engendrée le long de la conduite. En effet, même avec un pompage extrêmement puissant au niveau de l'épave, les débits restent faibles et les risques de création de bouchons et de blocage de la conduite sont importants.

    [0018] C'est pourquoi l'on préfère alors utiliser une navette que l'on descend depuis la surface, que l'on remplit, puis une fois pleine, on la remonte vers la surface où elle est, soit remorquée jusqu'au port, soit vidée vers un navire de stockage, pour être ensuite redescendue au fond pour un nouveau cycle. Pour minimiser le nombre de voyages, on cherche à augmenter la capacité unitaire des navettes, lesquelles peuvent représenter un volume de 250 à 300m3, voire plus.

    [0019] De plus, pour ces cargaisons d'une viscosité extrême, on cherche à éviter l'emploi de pompes, car leur opération à très grande profondeur est très délicate en raison de la puissance nécessaire et l'on préfère alors augmenter le diamètre de l'orifice percé dans la coque, de manière à ce que le pétrole brut puisse s'élever naturellement par la simple variation de densité entre ledit pétrole brut et l'eau de mer. Un tel orifice peut alors atteindre un diamètre de 700 à 800mm, voire plus, pour des pétroles à très forte viscosité, par exemple de 500 000 à 1 million de centistokes, voire plus.

    [0020] Ainsi, le dispositif de piquage doit avoir un diamètre de passage très important et la machine de perçage de la coque doit être capable de forer un trou correspondant audit diamètre de passage, c'est à dire 700 à 800mm, voire plus. Elle doit en conséquence être extrêmement puissante et être fixée de manière énergique sur la coque pour rester en place sans bouger ni vibrer pendant toute la phase de forage. De plus, lors du remplissage de la navette, cette dernière est positionnée à la verticale de l'ouverture de la coque, et est avantageusement fixée par un câble audit dispositif de piquage, ce qui représente une traction importante.

    [0021] Ainsi, lorsque la navette est remplie, en raison de la différence de densité entre l'eau de mer et le pétrole brut, elle exerce une poussée verticale qui peut atteindre 20 à 30 tonnes pour une navette de 300m3 ; cette poussée verticale engendre une traction verticale vers le haut dans ledit câble relié audit dispositif de piquage, ainsi que dans les moyens de fixation dudit dispositif de piquage sur la coque de l'épave.

    [0022] Pour ce faire, dans EP 1 568 600 fournit un dispositif d'installation et d'ancrage d'une embase rigide destinée à être ancrée sur une paroi au fond de la mer, et découper un grand orifice dans la paroi, caractérisé en ce qu'il comprend :
    • une structure support supérieure, dessous laquelle ladite embase est solidarisée de manière réversible par l'intermédiaire de moyens de liaison réversible, ladite embase comprenant des premiers orifices cylindriques,
    • ladite supérieure structure supportant des boulons d'ancrage sur ladite embase, aptes à être entraînés en coulissement et en rotation à travers lesdits premiers orifices de l'embase,
    • lesdits boulons comprenant à leurs extrémités :
      • des premiers moyens de coupe aptes à percer des seconds orifices circulaires dans ladite paroi, et
      • des premiers moyens de blocage automatique de l'embase aptes à ancrer ladite embase sur ladite paroi après percement.


    [0023] Pour réaliser le perçage d'un second grand orifice central dans ladite paroi, le dispositif de EP 1 568 600 est caractérisé en ce que :
    • ladite structure supérieure supporte un second moyen de coupe circulaire, de préférence du type trépan ou scie cloche, apte à découper un second grand orifice central d'axe longitudinal ZZ' dans la paroi, notamment de plus grand diamètre que lesdits seconds orifices, et des moyens de type vérins et moteurs aptes à faire coulisser dans ladite direction longitudinale ZZ' et à actionner en rotation d'axe dans ladite direction longitudinale ZZ', ledit second moyen de coupe, et
    • ledit premier grand orifice central de l'embase étant positionné en coïncidence avec ledit second moyen de coupe circulaire et étant apte à être traversé par ledit second moyen de coupe lorsque celui-ci est en coulissement longitudinal vers ladite paroi, et apte à être obturé par un moyen de fermeture, de préférence du type guillotine à translation horizontale. Ledit moyen de fermeture peut être actionnable de l'extérieur, de préférence par un robot commandé à distance du type ROV, ("Remotely Operated Vehicle"), véhicule sous-marin commandé à distance, notamment depuis la surface, ou actionnable automatiquement.


    [0024] Dans EP 1 568 600, on décrit également un procédé de pose et d'ancrage d'une embase sur une paroi au fond de la mer sensiblement horizontale, et perçage de la paroi de fond à l'aide d'un dispositif tel que défini ci-dessus caractérisé en ce que on réalise les étapes successives suivantes :

    1-on descend, depuis la surface, un dit dispositif, et

    2-on pose ladite embase sur ladite paroi, et

    3-on actionne, en coulissement longitudinal vers la paroi et en rotation, lesdits boulons et lesdits premiers moyens de coupe (9) pour percer des premiers orifices dans ladite paroi, et

    4-on serre lesdits premiers moyens de blocage contre la face interne de la paroi, par rotation et coulissement longitudinal en sens inverse desdits boulons vers l'extérieur de la paroi de manière à créer une étanchéité entre le dit premier grand orifice de l'embase et la dite paroi, et

    5-on réalise la découpe dudit second grand orifice central dans ladite paroi par rotation et coulissement longitudinal vers la paroi dudit second moyen de coupe, et

    6-on dégage par coulissement longitudinal en sens inverse vers l'extérieur de la paroi ledit second moyen de découpe, de préférence en retenant ladite rondelle de paroi découpée, et

    7-on obstrue ledit second orifice de l'embase à l'aide de dit moyen de fermeture, de préférence du type à guillotine, et

    8-on désolidarise ladite structure supérieure par rapport à ladite embase et l'on remonte ladite structure supérieure en surface.



    [0025] La structure complexe du dispositif selon EP 1 568 600, avec une structure supérieure supportant des moyens d'ancrage et des deuxièmes moyens de coupe de la paroi différents de ceux des premiers moyens de coupe mis en oeuvre pour l'ancrage de l'embase compliquent la mise en oeuvre du dispositif car elle requiert de désolidariser la structure supérieure par rapport à l'embase et remonter ladite structure supérieure en surface après ancrage de l'embase et perçage de la paroi de fond.

    [0026] Le but de la présente invention est donc de fournir des dispositif et procédé de perçage et fixation d'une embase sur une paroi au fond de la mer qui soient aussi fiable mécaniquement que ceux proposés dans EP 1 568 600, mais plus simples à réaliser et à mettre en oeuvre dans le cas du perçage d'une paroi au fond de la mer et de la récupération de fuel s'écoulant à travers un orifice percé à l'aide dudit dispositif dans une paroi au fond de la mer.

    [0027] Un autre but de la présente invention est de fournir un système de récupération de fluide depuis le fond de la mer sans mettre en oeuvre de moyens de pompage. Plus particulièrement, un but de la présente invention est de fournir un procédé et une installation permettant de récupérer le contenu des soutes d'un navire, par exemple un pétrolier, reposant sur le fond marin, dans des profondeurs d'eau importantes, notamment supérieures à 3 000 mètres, voire jusqu'à 4 000 à 5 000 mètres, et qui ne présentent pas les inconvénients des procédés et dispositifs antérieurs et, en particulier qui soient plus fiables techniquement, plus aisés et simples à mettre en oeuvre.

    [0028] Pour ce faire la présente invention fournit un dispositif de découpe d'un petit premier orifice dans une paroi au fond de la mer et d'ouverture/fermeture dudit premier orifice, comprenant une embase comportant un grand deuxième orifice caractérisé en ce qu'il comprend:
    • des moyens d'ancrage solidaires de ladite embase, aptes à ancrer ladite embase de manière réversible sur ladite paroi en maintenant ledit grand deuxième orifice à distance de ladite paroi de fond,
    • un bouchon déformable solidaire de ladite embase et permettant d'ouvrir ou fermer ledit grand deuxième orifice selon la position d'ouverture ou respectivement de fermeture du bouchon sur l'embase,
    • des moyens de déformation dudit bouchon solidaires de la dite embase, indépendants desdits moyens d'ancrage et aptes à créer une étanchéité par déformation dudit bouchon entre ledit grand deuxième orifice et ladite paroi de fond après que la dite embase soit ancrée sur ladite paroi de fond, et
    • des moyens de coupe circulaire solidaires de ladite embase et aptes à
      • se déplacer dans ledit grand deuxième orifice de l'embase pour découper un dit petit premier orifice circulaire dessous ledit grand deuxième orifice, lorsque ledit bouchon est en position de fermeture et que ladite embase est ancrée sur ladite paroi de fond, et
      • se dégager dudit grand deuxième orifice pour permettre l'ouverture dudit premier orifice, lorsque ledit bouchon est en position d'ouverture.


    [0029] On comprend que le dispositif de la présente invention permet, lorsque ladite embase est ancrée sur la paroi de fond, après perçage d'un dit premier orifice et lorsque l'on déplace ledit bouchon et lesdits moyens de coupe en dite position de fermeture ou ouverture, de fermer ou, respectivement, ouvrir ledit premier orifice, pour permettre ou non un transfert de fluide à travers ledit premier orifice, comme explicité ci-après.

    [0030] Le dispositif selon l'invention est particulièrement avantageux car il peut être assemblé en surface et descendu sur site en une seule opération de descente avec ladite embase supportant lesdits bouchons et dits moyens de coupe de la paroi, ainsi que lesdits moyens d'ancrage solidaires de ladite embase, puis maintenu ancré sur ladite paroi pendant et après les opérations de découpe de la paroi. D'autre part, après les opérations de découpe de la paroi, il est possible d'effectuer l'ouverture ou la fermeture dudit grand deuxième orifice de l'embase à l'aide d'un dit bouchon, sans avoir à remonter en surface lesdits moyens permettant ainsi des aller et retour de ladite navette pour transférer le fuel comme explicité ci-après. Enfin, le dispositif selon l'invention peut être déplacé, si nécessaire, pour percer un autre deuxième dit premier orifice sur la paroi pour continuer le vidage d'une cuve partiellement vidée à partir d'un premier dit premier orifice, sans avoir à remonter en surface tout ou partie du dispositif initialement installé et ancré sur la paroi autour d'un premier dit premier orifice.

    [0031] Dans l'art antérieur, l'embase est en général fixée par des moyens de perçage puis de vissage dans l'épaisseur de la paroi en acier de l'épave. Ceci permet alors d'écraser un joint situé en sous-face de ladite embase, et ce de manière suffisamment énergique pour que l'ensemble présente une étanchéité correcte entre le grand orifice de l'embase et la paroi de fond et on évite ainsi les fuites indésirables de produit polluant. En cas de fuites, il suffit alors de resserrer lesdites vis pour comprimer davantage ledit joint. Dans le dispositif selon l'invention, les fonctions d'étanchéité du grand deuxième orifice de l'embase et l'ancrage de l'embase sont dissociées. Ainsi, il est possible d'utiliser des aimants comme moyens d'ancrage. L'utilisation d'aimants nécessite de mettre d'abord lesdits aimants en contact avec la paroi en acier, car les aimants n'ont d'effets significatifs que si l'entre fer est quasiment nul, la capacité de résistance à l'arrachement s'effondrant dès que l'espace entre l'aimant et la paroi, c'est-à-dire l'entrefer, dépasse quelques dixièmes de millimètre, voire quelques millimètres. C'est pourquoi selon l'invention, on fournit un bouchon déformable, notamment comprenant un joint déformable, et des moyens de déformation du bouchon indépendants desdits moyens d'ancrage permettant de créer une chambre d'étanchéité après que les aimants aient été activés au contact de la paroi du navire donnant ainsi une résistance à l'arrachement maximale. Car, les aimants ne présenteraient pas de capacité suffisante pour écraser, à distance, par leur propre action avant qu'ils ne soient fixés sur la paroi, un joint sur une hauteur de 10-15 millimètre voire plus.

    [0032] On comprend que les dits moyens de déformation dudit bouchon sont aptes à créer une étanchéité par déformation dudit bouchon entre ledit grand deuxième orifice et ladite paroi de fond après que la dite embase soit ancrée sur une dite paroi de fond non uniformément plane du fait de la déformation localisée de celle-ci ou de la présence d'un cordon de soudure.

    [0033] Un autre avantage de la présente invention est qu'un dispositif selon l'invention peut être relativement peu encombrant, de sorte qu'il est possible d'installer plusieurs dispositifs selon l'invention, cote à cote sur la même paroi d'une cuve en fuite, comme explicité ci-après.

    [0034] Si la paroi sur laquelle on cherche à ancrer l'embase, est la paroi d'une cuve présentant un trou par lequel s'échappe un fluide polluant contenu dans la cuve au fond de la mer, ladite embase peut servir pour y adapter tout dispositif d'extraction. Plus particulièrement, ladite embase peut elle-même servir pour l'ancrage d'un dispositif quelconque notamment un réservoir navette pour recueillir un fluide d'une cuve sur la paroi de laquelle ladite embase est ancrée.

    [0035] Dans un dispositif destiné à la récupération d'un fluide s'écoulant à travers une ouverture dans ladite paroi, ladite embase comprend un grand deuxième orifice central cylindrique d'axe dans ladite direction longitudinale ZZ', notamment d'au moins 200 mm, plus particulièrement de 300 à 800 mm de diamètre, de réaliser un petit premier orifice correspondant dans la paroi de 100 à 500 mm, notamment de 200 à 300 mm de diamètre, pour l'évacuation d'un fluide d'une cuve sur la paroi de laquelle ladite embase est ancrée.

    [0036] La présente invention est plus particulièrement avantageuse pour réaliser desdits premiers orifices circulaires de 100 à 300 mm de diamètre.

    [0037] Plus particulièrement, dans un dispositif selon l'invention :
    • ladite embase comprend un plateau comprenant un dit grand deuxième orifice, et
    • ledit bouchon comprend
      • une paroi cylindrique définissant une dite chambre cylindrique disposée axialement ZZ audit grand deuxième orifice en sous face dudit plateau, la dite paroi cylindrique comprenant un joint élastomère supérieur sur son bord supérieur apte à créer l'étanchéité entre ledit plateau et ladite paroi cylindrique et un joint élastomère inférieur sur son bord inférieur apte à créer l'étanchéité entre ladite paroi cylindrique et ladite paroi de fond, et
      • une plaque formant couvercle, et des moyens de basculement dudit couvercle montés sur ledit plateau, le basculement dudit couvercle permettant de fermer de manière étanche ledit grand deuxième orifice, et
    • lesdits moyens de coupe sont solidaires dudit couvercle et comprennent scie cloche ou trépans monté en sous face dudit couvercle et un moteur monté sur ledit couvercle permettant de faire coulisser, dans la direction axiale ZZ' dudit grand deuxième orifice, et de faire actionner en rotation selon le même axe ZZ' ladite scie cloche ou trépans.


    [0038] Plus particulièrement encore, ladite embase comprend :
    • un plateau comprenant un dit grand deuxième orifice,
    • une dite paroi cylindrique définissant une dite chambre cylindrique disposée axialement ZZ' audit grand deuxième orifice en sous face dudit plateau, et
    • un dit couvercle et des moyens de basculement dudit couvercle montés sur ledit plateau.


    [0039] Avantageusement, ladite paroi cylindrique est reliée au dit plateau par des moyens de fixation constitués par des moyens d'écartement contrôlé de ladite paroi cylindrique par rapport audit plateau aptes à écarter ladite paroi cylindrique dudit plateau pour permettre le placage étanche de ladite paroi cylindrique contre ladite paroi au fond de la mer, de manière à créer une chambre cylindrique étanche entre ledit grand deuxième orifice et ladite paroi de fond lorsque ladite embase est ancrée sur ladite paroi de fond et que ledit couvercle est en position de fermeture, en ajustant la force d'écrasement de la paroi cylindrique contre la paroi de fond et la compression des dits joints élastomères.

    [0040] Il est ainsi possible de créer une chambre cylindrique étanche à l'intérieur de la paroi cylindrique, même lorsque la paroi de fond est quelque peu déformée. La pression exercée par la paroi cylindrique contre la paroi de fond, à l'aide desdits moyens de fixation, permet de compenser ces déformations par écrasement du joint inférieur de ladite paroi cylindrique, comme explicité ci-après.

    [0041] Plus particulièrement, les moyens de fixation sont constitués par des moyens d'écartement contrôlé de ladite paroi cylindrique par rapport audit plateau, localisés et agissant sur 3 points disposés en triangle autour dudit grand deuxième orifice,
    • lesdits moyens d'écartement étant aptes à coopérer avec lesdits joints élastomère, en ajustant la force d'écrasement de la paroi cylindrique contre la paroi de fond pour créer une chambre étanche entre la paroi de fond, la paroi cylindrique et ledit plateau surmonté dudit couvercle en position de fermeture, de sorte que :
      • en position initiale rapprochée, ledit joint élastomère supérieur est comprimé, et
      • en position finale d'écartement de ladite paroi cylindrique par rapport audit plateau, ledit joint élastomère supérieur est expansé tout en maintenant une liaison étanche de ladite paroi cylindrique avec ledit plateau, et ledit joint élastomère inférieur est comprimé, ladite paroi cylindrique étant en liaison étanche avec ladite paroi de fond.


    [0042] L'épaisseur des joints et la possibilité de la faire varier par compression de ceux-ci contre le plateau et contre la paroi de fond, à l'aide desdits moyens d'écartement, permettent de créer une étanchéité même en cas de non planéité de la paroi de fond.

    [0043] Plus particulièrement encore, lesdits moyens d'écartement comprennent des vérins ou des boulons coopérant avec des pas de vis de troisièmes orifices à travers ledit plateau.

    [0044] Dans un mode préféré de réalisation, lesdits moyens d'ancrage comprennent des blocs aimants.

    [0045] De préférence encore, lesdits aimants permettent de solidariser ledit plateau avec ladite paroi de fond, lesdits aimants coopérant alors avec ledit plateau en trois points d'appui disposés de façon triangulaire autour dudit grand deuxième orifice.

    [0046] Plus particulièrement, lesdits aimants sont disposés autour de ladite paroi cylindrique et maintiennent ledit plateau à distance de ladite paroi de fond. Ainsi, lorsque lesdits aimants sont solidarisés à ladite paroi de fond et lorsque ladite paroi cylindrique est solidaire dudit plateau en sous face de celui-ci, ledit joint supérieur étant comprimé, alors ledit joint élastomère inférieur est quelque peu écarté ou en contact avec ladite paroi de fond, et lesdits moyens d'écartement contrôlé permettent de contrôler la force d'écrasement de la paroi cylindrique contre la paroi de fond pour créer une chambre étanche entre la paroi de fond, la paroi cylindrique et ledit plateau surmonté dudit couvercle en position de fermeture.

    [0047] On comprend que la distance entre le plateau et la paroi de fond est donc légèrement supérieure à la hauteur de la paroi cylindrique lorsque les aimants sont activés pour solidariser le plateau et la paroi cylindrique de ladite paroi de fond.

    [0048] On peut ainsi, par activation desdits moyens d'écartement, contrôler la force d'écrasement de la paroi cylindrique contre la paroi de fond à percer, en fonction de la régularité de la paroi. Ceci permet, en particulier, d'exercer un appui maximal si la tôle de la paroi à percer est déformée.

    [0049] Avantageusement, le dispositif selon l'invention comprend quatre aimants disposés rectangulairement et coopérant avec ledit plateau en trois zones :
    • deux premiers aimants étant montés solidaires en sous face dudit plateau et d'un même coté dudit rectangle, et
    • deux seconds aimants étant disposés à l'extérieur dudit plateau, reliés l'un à l'autre par un bras de liaison articulé en rotation autour d'un axe transversal médian matérialisé par au moins une première extrémité d'un deuxième bras de liaison solidaire dudit plateau,
    • lesdits aimants étant activables par actionnement d'un levier.


    [0050] On comprend que lesdits deux premiers aimants sont directement solidaires du plateau en deux zones différentes, tandis que les deux dits seconds aimants sont solidaires dudit plateau par l'intermédiaire de la deuxième extrémité dudit deuxième bras de liaison, c'est-à-dire une seule et même zone dudit plateau.

    [0051] Ce système de quatre aimants coopérant en trois points avec ledit plateau forme un système isostatique de fixation dudit plateau sur ladite paroi de fond.

    [0052] Des éléments de flottabilité peuvent être incorporés au dispositif d'installation et d'ancrage d'une embase selon l'invention pour contrôler sa flottabilité, notamment lors de sa descente au fond de la mer depuis la surface, pour effectuer celle-ci en équilibre hydrostatique, mais aussi au moment de l'approche et de la pose du dispositif selon l'invention contre la paroi à percer. Cette approche et cette pose peuvent être effectuées à l'aide d'un opérateur extérieur et, notamment, par l'intermédiaire d'un ROV, notamment s'il y a lieu d'incliner le dispositif selon l'invention pour son ancrage sur une paroi fortement inclinée, ou sur une paroi verticale.

    [0053] Toutefois, si le dispositif est à installer sur une paroi supérieure d'un objet sous-marin, notamment sur une cuve ou sur un navire au fond de la mer, ladite paroi supérieure étant sensiblement horizontale, le dispositif d'installation et d'ancrage, d'une embase selon l'invention, peut être posé directement sans l'aide d'opérateur extérieur.

    [0054] On entend ici par sensiblement horizontale que ladite paroi peut être inclinée pour autant qu'il soit possible d'y poser ladite embase de façon suffisamment stable pour permettre son ancrage.

    [0055] Avantageusement, tout ou partie desdits moyens de coupe, dits moyens d'ancrage de l'embase, dits moyens de fixation de ladite paroi cylindrique sur ledit plateau et dits moyens de basculement dudit couvercle sont actionnables par un ROV.

    [0056] La présente invention fournit également un procédé de pose et d'ancrage d'une embase sur une paroi au fond de la mer sensiblement horizontale et découpe d'une dite paroi de fond, à l'aide d'un dispositif selon l'invention, caractérisé en ce que on réalise les étapes successives suivantes, dans lesquelles :
    1. 1- on descend, depuis la surface, un dit dispositif selon l'invention, ledit bouchon étant en position de fermeture dudit grand deuxième orifice, et
    2. 2- on ancre ladite embase sur ladite paroi de fond, et
    3. 3- on déforme ledit bouchon de manière à créer une étanchéité par déformation dudit bouchon entre ledit grand deuxième orifice et ladite paroi de fond après que la dite embase soit ancrée sur ladite paroi de fond (6), notamment on plaque ladite paroi cylindrique contre ladite paroi de fond, et
    4. 4- on actionne, en coulissement longitudinal ZZ' vers ladite paroi de fond et en rotation, lesdits moyens de coupe pour découper un dit premier orifice dans ladite paroi, ledit bouchon étant en dite position de fermeture.
      Plus particulièrement, après ladite découpe de l'étape 4-, on réalise l'étape ultérieure suivante, dans laquelle :
    5. 5- on actionne en coulissement longitudinal ZZ' en sens inverse lesdits moyens de coupe en maintenant le cas échéant ladite paroi cylindrique plaquée contre ladite paroi de fond en liaison étanche, ledit bouchon étant toujours en dite position de fermeture dudit grand deuxième orifice.


    [0057] La présente invention fournit également un procédé de récupération d'un fluide visqueux tel qu'un effluent polluant, plus léger que l'eau, contenu dans une cuve d'un navire coulé et/ou endommagé reposant au fond de la mer, dans lequel:
    1. 1- on réalise un procédé de pose et ancrage d'une embase et perçage de la paroi de ladite cuve selon un procédé de pose et d'ancrage d'une embase sur une paroi de fond et découpe de ladite paroi de fond selon l'invention, et
    2. 2- on descend un dit réservoir navette depuis la surface jusqu'au dessus de ladite embase, et
    3. 3- on ancre ledit réservoir navette sur ladite paroi de fond ou sur ladite embase, de manière à ce que l'ouverture inférieure dudit réservoir navette soit positionnée à proximité et au-dessus dudit grand deuxième orifice de ladite embase, et
    4. 4- on ouvre ledit grand deuxième orifice de ladite embase avec ledit bouchon en dite position d'ouverture, et on laisse s'écouler naturellement ledit fluide contenu dans la cuve dans ledit réservoir navette par l'orifice inférieur dudit réservoir navette, et
    5. 5- lorsque ledit réservoir navette est rempli de fluide, on remonte ledit réservoir navette en surface après avoir refermé ledit premier petit orifice et ledit grand deuxième orifice de ladite embase à l'aide dudit bouchon en dite position de fermeture, et
    6. 6- on stocke ledit réservoir navette rempli de fluide dans un navire en surface et/ou on vide ledit réservoir navette dans ledit navire et/ou on le transporte dans un site pour y être vidé, et
    7. 7- le cas échéant, on répète les étapes 1. à 6. avec un même réservoir navette ou un autre réservoir navette jusqu'à ce que la quantité voulue soit récupérée, lesdits moyens de coupe et dit bouchon restant toujours solidaires de ladite embase ancrée sur ladite paroi de fond.


    [0058] Plus particulièrement, on réalise les étapes supplémentaires dans lesquelles :

    1a- on réalise un procédé de pose et ancrage d'une embase et découpe de la paroi de fond d'une même cuve à l'aide d'un deuxième dispositif d'ancrage et découpe selon l'invention, et on découpe un deuxième dit premier orifice, de préférence sur la même paroi que le premier dit premier orifice selon un procédé de l'invention, puis

    2a- on ouvre ledit grand deuxième orifice de l'embase dudit deuxième dispositif, et on introduit dans le deuxième dit premier orifice de ladite paroi de fond percé des moyens permettant d'introduire de l'eau de mer au fond de ladite cuve, au fur et à mesure de l'écoulement dudit fluide visqueux depuis la cuve vers ledit réservoir navette, à travers le premier dit premier orifice.



    [0059] Avantageusement, dans le procédé ci-dessus, à l'étape 2a-, on introduit une canule s'étendant jusqu'à proximité du fond de la cuve, ladite canule étant munie d'une vanne proche de son extrémité supérieure, ainsi que, de préférence, une soupape de sécurité permettant d'éviter toute surpression dans la cuve, ladite canule coulissant à frottement dur à l'intérieur d'une pièce de raccordement, celle-ci permettant un raccordement étanche de ladite canule avec le deuxième dit premier orifice.

    [0060] Plus particulièrement, dans le procédé selon l'invention, on réalise les étapes dans lesquelles :
    • après l'étape 1a- de découpe d'un deuxième dit premier orifice dans ladite paroi de fond, on laisse en place les moyens de coupe du deuxième dit dispositif sur la paroi de fond, de manière à maintenir fermé le deuxième dit premier orifice par lesdits moyens de coupe bouchant ledit premier orifice à l'aide de moyens de retenue, puis
    • à l'étape 2a-, ladite pièce de raccordement est au moins en partie en forme d'entonnoir et on introduit en force ladite canule à l'intérieur dudit entonnoir, jusqu'à ce que ladite pièce de raccordement soit en liaison étanche avec le deuxième dit grand deuxième orifice, puis on fait coulisser ladite canule par rapport à ladite pièce de raccordement en appuyant en force ladite canule contre lesdits moyens de coupe jusqu'à ce que lesdits moyens de retenue cèdent et laissent tomber lesdits moyens de coupe dans la cuve, puis on continue de faire coulisser ladite canule jusqu'à ce que l'extrémité inférieure de ladite canule arrive à proximité ou repose sur le fond de la cuve, puis on ouvre ladite vanne supérieure qui était, jusque là, en position fermée.


    [0061] D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront mieux à la lecture de la description qui va suivre, faite de manière illustrative et non limitative, en référence aux dessins annexés sur lesquels :
    • la figure 1 est une coupe en vue de côté d'une cuve ou d'une épave sur laquelle est installé un réservoir navette stabilisé à la verticale d'un percement de coque réalisé à l'aide du dispositif de découpe selon l'invention, ladite navette étant en cours de remplissage,
    • la figure 2A est une vue en plan partielle d'un dispositif de découpe selon l'invention, la partie supérieure comportant le couvercle pivotant et l'outil de coupe n'étant pas représentée,
    • la figure 2B est une vue de côté en coupe partielle relative à la figure 3a, dans laquelle figure la partie supérieure comportant le couvercle pivotant et l'outil de coupe, la paroi cylindrique délimitant chambre d'étanchéité étant représentée en position rétractée,
    • la figure 2C correspond à la figure 2B, ladite paroi cylindrique de la chambre d'étanchéité étant représentée en position déployée,
    • la figure 2D représente en en vue de côté et en coupe partielle, le forage de la coque de l'épave, l'outil venant de déboucher dans le réservoir et la pastille d'acier de débouchure tombant au fond dudit réservoir,
    • la figure 2E correspond à la figure 2D, l'outil de découpe étant en position rétractée, libérant ainsi le passage au fluide polluant, lequel investit alors complètement la chambre étanche,
    • les figures 3A-3F représentent en vue de côté les différentes séquences de la découpe ou carottage de la paroi en vue d'installer un dispositif d'injection d'eau de mer au fond du réservoir de l'épave,
    • la figure 4 est une vue de côté d'un réservoir navette stabilisé dans sa remontée par un câble de liaison alourdi par des blocs solidaires de ce dernier et jouant aussi le rôle de limiteur de courbure,
    • les figures 4A et 4B représentent des états similaires à celui de la figure 4, le réservoir navette étant en phase de remontée sur la figure 4A et en descente sur la figure 4B,
    • la figure 4C représente le détail de deux blocs en contact, lorsque ledit câble est courbé,
    • la figure 4D représente le chapelet de blocs simplement suspendu en position verticale.


    [0062] La figure 1 représente en vue de coupe en vue de côté, une épave de navire contenant des produits polluants, tel du fuel lourd 8, stocké dans des réservoirs 9 dudit navire, deux dispositifs 1 selon l'invention ont permis de forer la coque en 2 endroits. Ces dispositifs comportent un couvercle basculant représenté en position d'ouverture, mais permettant d'obturer l'orifice. Un réservoir navette 10 de 150 m3 est positionné à la verticale d'un premier dit dispositif 1 selon l'invention et reçoit le produit polluant 8 qui s'échappe dudit réservoir et se déplace verticalement vers le haut à faible vitesse, en raison de sa densité qui reste inférieure à la densité de l'eau de mer. Ladite navette 10 est maintenue latéralement par les câbles 13 reliés à des corps-morts 13-1 de 250 kg, simplement posés sur la paroi 6 du navire, les efforts verticaux due à la flottabilité du réservoir 10 sont contrebalancés par un dispositif de manutention et stabilisation 11 à blocs pesants 11-2 décrit ci-après en regard des figures 4 et 4A-4D. Au sommet de la navette, une vanne 10e isole une conduite de raccordement (non représentée) permettant de connecter, lorsque la navette se trouve à proximité de la surface de l'eau, un flexible de vidange pour transférer, de préférence avec l'aide d'une pompe, le contenu de la navette vers un navire stockeur, tel un pétrolier.

    [0063] Ledit réservoir navette 10 comprend une enveloppe principale souple ou rigide 10a à paroi périphérique cylindrique surmontée d'un dôme rigide 10b présentant un profil en forme d'obus en section verticale, ledit dôme renfermant de préférence des éléments de flottabilité 10c tels que de la mousse syntactique permettant de contrôler sa descente à vide et sa remontée en surface sous la simple action de la poussée d'Archimède, en décalant de préférence le centre de flottabilité dudit réservoir navette rempli de fluide vers le haut par rapport à son centre de gravité apparent dans l'eau.

    [0064] Le dispositif 1 de découpe d'un petit premier orifice 1-1 dans une paroi 6 au fond de la mer et d'ouverture/fermeture dudit premier orifice des figures 1 à 3 comprend une embase 2 comportant une plateforme ou grand plateau 3-3 comportant un grand deuxième orifice central 2-1. Ladite embase comprend un bouchon 3 permettant d'ouvrir ou fermer ledit grand deuxième orifice selon la position du bouchon sur l'embase. Ce bouchon est constitué de :
    • une paroi cylindrique 3-1 autour et dessous ledit grand deuxième orifice 2-1, ladite paroi cylindrique définissant une chambre cylindrique, et
    • une plaque formant couvercle basculant 3-2 par-dessus ledit plateau 3-3. Le couvercle 3-2 comporte un joint périphérique circulaire en sous face 3-2a faisant le tour du grand deuxième orifice 2-1 lorsque la couvercle repose sur le plateau à plat par-dessus ledit grand deuxième orifice. Le basculement dudit couvercle permet ainsi de fermer de manière étanche ledit grand deuxième orifice.


    [0065] Les figures 2A et2B représentent un dispositif de découpe selon l'invention constitué d'un plateau principal 3-3 comportant un orifice sensiblement central 2-1.

    [0066] La plaque formant couvercle 3-2 supporte des moyens de coupe circulaire 4 comprenant une scie cloche ou trépans 4-1 montée en sous face dudit couvercle et un vérin 4-3 et un moteur 4-2 montés sur ledit couvercle. Ledit vérin 4-3 permet d'actionner une tige qui fait coulisser la scie cloche 4-1 et le moteur 4-2 en translation par rapport au couvercle 3-2, à travers ledit grand deuxième orifice dans la direction axiale ZZ' dudit grand deuxième orifice. Le moteur 4-2 permet d'actionner la scie cloche en rotation selon le même axe de rotation ZZ'.

    [0067] La plaque formant couvercle 3-2 et les moyens de coupe 4 sont entraînés en basculement solidairement par des moyens de basculement 3-5 comprenant un élément de liaison 3-5a dont une extrémité est articulée en rotation selon un axe parallèle au dit couvercle 3-2 au niveau des étriers 3-5b reposant sur le plateau 3-3 et dont l'autre extrémité est solidaire dudit couvercle par l'intermédiaire d'une structure supérieure renfermant ledit moteur 4-2 et à laquelle ledit vérin 4-3 d'actionnement en translation du moteur 4-2 est solidaire.

    [0068] La scie cloche 4-1 est apte à
    • se déplacer en translation dans ledit grand deuxième orifice 2-1 pour découper un dit petit premier orifice 1-1 circulaire de la paroi 6 dessous ledit grand deuxième orifice, lorsque ledit bouchon 3-2 est en position de fermeture et que ladite embase est ancrée sur ladite paroi 6 de fond, et
    • se dégager dudit grand deuxième orifice pour permettre l'ouverture dudit premier orifice, lorsque ledit bouchon est en position d'ouverture.


    [0069] Ladite paroi cylindrique 3-1 est reliée audit plateau 3-3 par des moyens de fixation comprenant 3 vérins 3-4 reposant sur ledit plateau 3-3 à l'extérieur du couvercle 3-2 et disposés en triangle autour dudit grand deuxième orifice. Les tiges 3-4a de ces vérins 3-4 traversent des troisièmes orifices 2-2 du plateau 3-3 et sont solidaires du bord supérieur de la paroi cylindrique 3-1. Ces moyens de fixation constituent aussi des moyens permettant de faire varier l'écartement entre la paroi cylindrique 3-1.et le plateau 3-3. Ces moyens d'écartement combinées à des joints élastomères sur les bords supérieur 3-1d et inférieur 3-1c de la paroi cylindrique 3-1 permettent d'ajuster la pression exercée par la paroi cylindrique 3-1 contre la paroi de fonds 6 en fonction de ses irrégularité de forme de la paroi de fonds 6. Lesdits joints élastomères souples comprennent :
    • un joint élastomère supérieur 3-1a entre ledit plateau 3-3 et ladite paroi cylindrique 3-1 et
    • un joint élastomère inférieur 3-1b entre ladite paroi cylindrique 3-1 et ladite paroi de fond 6.


    [0070] Lesdits moyens d'écartement 3-4 coopèrent avec lesdits joints élastomère, de sorte que :
    • en position initiale rapprochée, ledit joint élastomère supérieur 3-1a est comprimé, ledit joint inférieur étant expansé, ledit joint inférieur pouvant être en contact étanche avec ladite paroi de fond 6, et
    • en position finale d'écartement de ladite paroi cylindrique par rapport audit plateau, ledit joint élastomère supérieur 3-1a est expansé tout en maintenant une liaison étanche de ladite paroi cylindrique avec ledit plateau, et ledit joint élastomère inférieur 3-1b est comprimé, ladite paroi cylindrique étant en liaison étanche avec ladite paroi de fond 6.


    [0071] Les moyens d'écartement 3-4 et joints 3-1a et 3-1b permettent de réaliser un placage étanche de ladite paroi cylindrique 3-1 contre ladite paroi au fond de la mer 6, de manière à définir une dite chambre cylindrique étanche lorsque ledit couvercle 3 est en position de fermeture même en cas de déformation de la paroi de fonds à ce niveau, ou de la présence de cordons de soudure.

    [0072] La paroi cylindrique 3-1 peut être constituée d'une portion de tube épais 3-1 actionnée en translation par trois vérins 3-4 hydrauliques ou mécaniques synchronisés, de manière à ce que le bord inférieur du tube 3-1c vienne se plaquer sur la paroi du réservoir, en écrasant le second joint élastomère souple 3-1b, ce dernier assurant alors l'étanchéité de la chambre même dans les zones de soudures ou d'irrégularité de la paroi, l'irrégularité maximale étant de l'ordre de 10-15mm. Lorsque le tube 3-1c est en position basse, le premier joint élastomère souple 3-1a se détend et continue à assurer l'étanchéité au niveau du plateau principal 3-3.

    [0073] Le plateau 3-3 coopère avec des moyens d'ancrage 5 comprenant des aimants 5-1, 5-2, solidaires dudit plateau 3-3, et aptes à ancrer ladite embase de manière réversible sur ladite paroi 6.

    [0074] Quatre aimants 5-1, 5-2 sont disposés autour de ladite paroi cylindrique 3-1 rectangulairement, deux premiers aimants 5-1 sont montés solidaires en sous face dudit plateau 3-3 et d'un même coté dudit rectangle, et deux seconds aimants 5-2 sont disposés à l'extérieur dudit plateau 3-3, reliés l'un à l'autre par un bras de liaison 5-3 articulé en rotation autour d'un axe transversal médian matérialisé par au moins une première extrémité 5-4a d'un deuxième bras de liaison 5-4 solidaire dudit plateau. Ces quatre aimants coopèrent ainsi en trois points d'appui avec ledit plateau disposés de façon triangulaire autour dudit grand deuxième orifice 2-1 pour former un système isostatique de fixation dudit plateau sur ladite paroi de fond avantageux en cas de déformation de la paroi de fonds 6.

    [0075] Lesdits aimants sont activables magnétiquement par actionnement d'un levier 5-6 à l'aide de vérins 5-5 et sont solidarisés avec ledit plateau 3-3 de manière définitive et avec la paroi 6 de manière réversible.

    [0076] Les blocs aimants 5-1 et 5-2 de préhension à forte capacité, dont la mise en action est assurée pour chacun par un vérin hydraulique 5-5 agissant sur un levier 5-6, sont connus de l'homme de l'art. Ils comportent en général un levier actionné à la main, ce qui permet de positionner des pièces magnétiques sur des machines en vue de leur usinage. Les aimants les plus performants ont des capacités de traction de 500 à 750 kg, voire plus, lorsqu'ils sont appliqués sur des surfaces magnétiques planes correctement brossées et dépourvues de peinture.

    [0077] On comprend que la hauteur des blocs aimants 5-1 et 5-2 et donc la distance entre le plateau et la paroi de fond lorsque les aimants sont activés et solidarisés à la paroi 6, sont légèrement supérieures à la hauteur de la paroi cylindrique pour permettre d'ajuster la compression du joint inférieur et donc la pression de la paroi cylindrique 3-1 contre la paroi comme expliqué ci-dessus. On peut ainsi, par actionnement desdits moyens d'écartement, contrôler la force d'écrasement de la paroi cylindrique contre la paroi de fond à percer, en fonction des régularités de la paroi. Ceci permet, en particulier, d'exercer un appui maximal si la tôle de la paroi à percer est déformée, de manière à comprimer correctement le joint 3-1b et créer une étanchéité entre la paroi cylindrique 3-1 et la paroi de fond 6, tout en conservant l'étanchéité entre la paroi cylindrique 3-1 et le plateau 3-3 au niveau du bord supérieur 3-1d.

    [0078] Un ROV 7 alimenté et piloté depuis la surface 12 par un lien 7-1, permet d'actionner un bras articulé 7-2 et de commander et actionner, le cas échéant, par l'intermédiaire d'une liaison d'alimentation en énergie 7-3, les différents éléments suivants : les moteur 4-2 et vérin 4-3 desdits moyens de coupe 4, les vérins 5-5 desdits moyens d'ancrage de l'embase 5, les vérins 3-4 desdits moyens de fixation et d'écartement de ladite paroi cylindrique sur ledit plateau et lesdits moyens de basculement 3-5 dudit couvercle. Sur la figure 2B, le bras 7-2 du ROV coopère avec un anneau 3-2b du couvercle pour le faire basculer ou pivoter.

    [0079] Le procédé de pose et d'ancrage d'une embase sur une paroi au fond de la mer sensiblement horizontale et perçage d'une dite paroi de fond, à l'aide d'un dispositif selon l'invention comprend les étapes successives suivantes, dans lesquelles :
    1. 1- on descend, depuis la surface, un dit dispositif de découpe 1 selon l'invention, ledit couvercle 3-2 étant en position de fermeture dudit grand deuxième orifice, et
    2. 2- on ancre ladite embase 2 sur ladite paroi de fond 6, et
    3. 3- on plaque ladite paroi cylindrique 3-1 contre ladite paroi de fond de manière à créer une chambre cylindrique étanche entre ledit couvercle fermée, la dite paroi cylindrique et ladite paroi de fond 6 en ajustant la compression desdits joints 3-1a et 3-1b et
    4. 4- on actionne, en coulissement longitudinal ZZ' vers ladite paroi de fond 6 et en rotation, lesdits moyens de coupe 4 pour percer un dit premier orifice 1-1 dans ladite paroi, ledit bouchon 3 étant en dite position de fermeture, et.
    5. 5- on actionne en coulissement longitudinal ZZ' en sens inverse lesdits moyens de coupe en maintenant le cas échéant ladite paroi cylindrique 3-1 plaquée contre ladite paroi de fond en liaison étanche, ledit bouchon étant toujours en dite position de fermeture dudit grand deuxième orifice.


    [0080] L'outil de coupe 4 ou carotteuse comprend d'une motorisation 4-2, de préférence hydraulique, la puissance étant alors fournie par le ROV, par l'intermédiaire d'un flexible hydraulique aller-retour 7-3, ladite motorisation 4-2 pouvant se déplacer de haut en bas selon l'axe vertical ZZ', la descente étant assurée, par exemple, par un vérin hydraulique 4-3 actionné lui aussi par le ROV, donc piloté depuis la surface par l'opérateur. A l'extrémité inférieure de ladite motorisation, la scie cloche 4-1 est installée sur l'arbre moteur et comporte en son centre un foret pilote 4-1a.

    [0081] Comme représenté sur la figure 2B dans la position relevée du couvercle 3-2 en pointillé, ledit couvercle comporte sur sa sous-face un joint 3-2a,-de-préférence élastomère, qui, lorsque ledit couvercle repose sur le plateau principal 3-3, assure l'étanchéité totale de la chambre circulaire, empêchant ainsi toute fuite du fluide polluant au niveau de la jonction plateau 3-3/couvercle 3-2 autour du grand orifice 2-1.

    [0082] Ainsi, au début du carottage, représenté sur la figure 2C, le foret de centrage 4-1a traverse la tôle de la paroi 6 du réservoir 9 et la puissance fournie par la motorisation 4-2 reste faible. Dès que le trépan 4-1 attaque la tôle, la puissance nécessaire devient considérable, et même en cas d'irrégularité de surface, créée par exemple par un cordon de soudure de forte épaisseur, le trépan 4-1 reste centré. En fin de carottage, la rondelle de débouchage 1-2, soit tombe au fond 6-1 du réservoir, soit reste coincée entre le foret de centrage et la scie cloche. La motorisation et la scie cloche sont alors relevées en translation au maximum comme détaillé sur la figure 2E. Le fluide polluant investit alors l'intégralité de la chambre étanche et le dispositif est prêt à effectuer le chargement de la navette, comme décrit ci-après.

    [0083] Le procédé de récupération d'un fluide visqueux tel qu'un effluent polluant, plus léger que l'eau, contenu dans une cuve d'un navire coulé et/ou endommagé reposant au fond de la mer, comprend les étapes dans lesquelles:
    1. 1- on réalise un procédé de pose et ancrage d'une embase et perçage de la paroi de ladite cuve selon un procédé ci-dessus, et
    2. 2- on descend un dit réservoir navette 10 depuis la surface 14 jusqu'au dessus de ladite embase 2, et
    3. 3- on ancre 15 ledit réservoir navette sur ladite paroi de fond 6 ou sur ladite embase, de manière à ce que l'ouverture inférieure 16 dudit réservoir navette soit positionnée à proximité et au-dessus dudit grand deuxième orifice 2-1 de ladite embase, et
    4. 4- on ouvre ledit grand deuxième orifice 2-1 de ladite embase avec ledit bouchon en dite position d'ouverture, et on laisse s'écouler naturellement ledit fluide contenu dans la cuve dans ledit réservoir navette par l'orifice inférieur 16 dudit réservoir navette, et
    5. 5- lorsque ledit réservoir navette est rempli de fluide, on remonte ledit réservoir navette en surface après avoir refermé ledit premier petit orifice la et ledit grand deuxième orifice 2-1 de ladite embase à l'aide dudit bouchon 3 en dite position de fermeture, et
    6. 6- on stocke ledit réservoir navette rempli de fluide dans un navire en surface et/ou on vide ledit réservoir navette dans ledit navire et/ou on le transporte dans un site pour y être vidé, et
    7. 7- le cas échéant, on répète les étapes 1- à 6- avec un même réservoir navette ou un autre réservoir navette jusqu'à ce que la quantité voulue soit récupérée, lesdits moyens de coupe et dit bouchon restant toujours solidaires de ladite embase ancrée sur ladite paroi de fond.


    [0084] Pendant toute la phase de vidange d'un réservoir, la motorisation, le trépan et, éventuellement, la rondelle de tôle de débouchage 1-2 restée coincée, restent solidaire du couvercle 3-2. La navette 10 est alors positionnée à la verticale du dispositif comme représenté sur la figure 1, et le couvercle est basculé au moyen du bras hydraulique 7-2 du ROV, comme détaillé sur la figure 2B. A la fin du remplissage de la navette, le couvercle est simplement rabaissé et l'ensemble reste étanche sous le simple poids propre dudit couvercle. La navette 10 est alors remontée vers la surface, comme expliqué en regard des figures 4-4B. Arrivé à proximité de la surface 12, par exemple à 25 m de profondeur, l'ensemble est stabilisé, puis des plongeurs viennent connecter un flexible sur le haut de la navette pour transférer, de préférence au moyen d'une pompe le fluide polluant vers les soutes d'un tanker situé à proximité immédiate de la navette. Après vidange, la navette est redescendue vers la cuve 9 effectuer pour un nouveau cycle de chargement et de remontée vers la surface, jusqu'à ce que le réservoir soit complètement vide.

    [0085] Pour éviter que la coque de l'épave ne se déforme au cours du transfert du fluide polluant vers la navette, on perce avantageusement la paroi du réservoir avec un deuxième dispositif selon l'invention 1 de manière à créer un deuxième petit premier orifice pour permettre un passage libre pour l'eau de mer. Cependant, pour éviter que le fluide polluant 8 ne s'échappe pendant le carottage proprement dit ou durant tous les cycles de transfert par la navette, on procède avantageusement comme explicité sur les figures 3A-3F.

    [0086] On réalise donc les étapes supplémentaires dans lesquelles :

    1a- on réalise un procédé de pose et ancrage d'une embase et perçage de la paroi de fond 6 d'une même cuve 9 à l'aide d'un deuxième dispositif 1 selon l'invention, et on perce un deuxième dit premier orifice, de préférence sur la même paroi que le premier dit premier orifice selon un procédé décrit ci-dessus mais, et après le perçage d'un deuxième dit premier orifice dans ladite paroi de fond, on laisse en place les moyens de coupe 4 du deuxième dit dispositif sur la paroi de fond, de manière à maintenir fermé le deuxième dit premier orifice 2-1, puis

    2a- on ouvre ledit grand deuxième orifice de l'embase dudit deuxième dispositif, et on introduit dans le deuxième dit premier orifice de ladite paroi de fond percé, des moyens 14-17 permettant d'introduire de l'eau de mer au fond de ladite cuve, au fur et à mesure de l'écoulement dudit fluide visqueux depuis la cuve vers ledit réservoir navette, à travers le premier dit premier orifice 1-1.



    [0087] A l'étape 1a-, le trépan 4-1 est muni, à 3 cm de son extrémité basse, d'une excroissance faisant fonction de moyen de retenue 4-1b du trépan. Il peut s'agir par exemple d'un surmoulage en élastomère, ou un élastique en caoutchouc fortement serré sur l'extérieur dudit trépan. En fin de carottage, lorsque la débouchure 1-2 est libérée et tombe au fond du réservoir, la motorisation 4-2 est rétractée en translation vers le haut, mais le trépan 4-1 est préalablement désolidarisé par libération d'un verrou, non représenté, qui le maintenait à l'extrémité de l'arbre cannelé 4-1c de ladite motorisation, comme représenté sur la figure 3B. Le couvercle peut alors être relevé par pivotement comme détaillé sur la figure 3E, et le trépan assure alors l'étanchéité de l'orifice du fait que le poids propre du trépan est supérieur à la poussée verticale vers le haut exercée par le fluide polluant sur la section dudit trépan, et que l'élastique 4-1b le retient de tomber dans la cuve 9.

    [0088] A l'étape 2a, on introduit une canule 14 s'étendant jusqu'à proximité du fond 6-1 de la cuve 9, ladite canule étant munie d'une vanne 15 proche de son extrémité supérieure, ainsi que, de préférence, une soupape de sécurité 16 permettant d'éviter toute surpression dans la cuve, ladite canule coulissant à frottement dur à l'intérieur d'une pièce de raccordement 17, celle-ci permettant un raccordement étanche de ladite canule avec le deuxième dit premier orifice. Ladite pièce de raccordement 17 est au moins en partie en forme d'entonnoir et on introduit en force ladite canule 14 à l'intérieur dudit entonnoir, lesdits moyens de coupe 4-1 bouchant ledit premier orifice à l'aide de moyens de retenue 4-1b, jusqu'à ce que ladite pièce de raccordement 17 soit en liaison étanche avec le deuxième dit grand deuxième orifice, puis, en appuyant en force ladite canule et ledit entonnoir contre lesdits moyens de coupe jusqu'à ce que lesdits moyens de retenue 4-1b desdits moyens de coupe laissent tomber lesdits moyens de coupe dans la cuve, on fait coulisser ladite canule par rapport à ladite pièce de raccordement 17 jusqu'à ce que l'extrémité inférieure de ladite canule arrive à proximité au repos sur le fond de la cuve, puis on ouvre ladite vanne supérieure qui était, jusque là, en position fermée.

    [0089] On a préparé une canule d'injection 14, représentée sur les figures 3D-3E, de longueur supérieure d'environ 1m à la hauteur totale du réservoir 9 à vider. La canule 14 est constituée d'un tube biseauté 14-1 à sa partie inférieure et muni à sa partie supérieure d'une vanne 15 et d'une bride 14-2. Sur le côté on installe avantageusement une soupape de sécurité 16 de manière à éviter toute surpression dans la cuve. Ladite canule coulisse à frottements durs à l'intérieur d'une pièce de raccordement 17 comprenant une partie en forme d'entonnoir, muni sur sa partie conique d'un cône d'élastomère 17-1 de 10 mm d'épaisseur, solidaire de ce dernier. On introduit en force ladite canule à l'intérieur dudit entonnoir sans que le biseau inférieur 14-1 de la canule dépasse dudit entonnoir, comme montré sur la figure 3E. On descend depuis la surface 12 la canule d'injection 14 munie de son entonnoir 17 et on manipule l'ensemble à l'aide du ROV, et on présente en position verticale l'ensemble au dessus du trépan 4-1. Enfin, on descend l'ensemble canule/entonnoir, qui, de par son poids propre chasse ledit trépan, lequel se retrouve alors au fond 6-1 de la cuve, ainsi que le bracelet de caoutchouc 4-1b. Enfin, on fait coulisser la canule jusqu'à ce que son extrémité inférieure biseautée 14-1 repose sur le fond de la cuve de l'épave. Pendant toute cette opération, la vanne supérieure est en position fermée, mais elle sera ouverte par le ROV dès que les opérations de chargement de la navette commenceront. Ainsi, l'arrivée d'eau de mer se fera en fond de cuve et ne perturbera pas le transfert de fluide polluant. La bride supérieure 14-2 au sommet de la canule permet avantageusement de connecter une pompe d'injection d'eau de mer, non représentée, actionnée par le ROV et destinée à accélérer le processus de transfert de fluide polluant, surtout dans le cas de fluides à forte viscosité. La soupape de décharge 16 permet d'éviter toute surpression indésirable dans la cuve.

    [0090] La figure 4 illustre une version préférée de l'invention, dans laquelle la remontée du réservoir navette 10 est contrôlée par un dispositif de stabilisation 11 comprenant câble de liaison 11-1 dont une portion de sa partie inférieure est alourdie, par exemple, par des blocs métalliques 11-2 solidarisés audit câble 11-1 par un sertissage 11-2a en chapelet comme des perles sur un câble.

    [0091] On contrôle la vitesse de descente d'un dit réservoir navette 10, le cas échéant, ou de remontée dudit réservoir navette 10, le cas échéant, avec un dispositif de stabilisation 11 comprenant au moins un câble ou chaîne de liaison 11-1 s'étendant depuis la surface, de préférence depuis un navire en surface, jusqu' audit réservoir navette 10, le cas échéant, à laquelle son extrémité est reliée, ledit câble ou dite chaîne de liaison 11-1 comportant une portion inférieure alourdie, de préférence par des blocs 11-2 disposés en chapelet le long dudit deuxième câble ou par des gros maillons plus lourds de ladite chaîne, de telle sorte que le poids de la longueur de ladite portion inférieure de dit(e) câble ou chaîne pendante dessous son point de liaison 10d audit réservoir navette 10, peut être réglé depuis la surface, de préférence à l'aide d'un treuil situé à bord d'un navire en surface et sur lequel l'extrémité supérieure dudit câble ou de ladite chaîne est déroulée ou enroulée, de façon à contrôler la vitesse de descente ou respectivement de remontée dudit réservoir navette 10 le cas échéant.

    [0092] La portion inférieure est alourdie, de préférence par des blocs 11-1 disposés en chapelet le long dudit câble ou par des gros maillons plus lourds de ladite chaîne, de telle sorte que le poids de la longueur de ladite portion inférieure de dit(e) câble ou chaîne pendante dessous son point de liaison 10d audit réservoir navette 10, peut être réglée depuis la surface, de préférence à l'aide d'un treuil situé à bord d'un navire en surface et sur lequel l'extrémité supérieure dudit câble ou de ladite chaîne est déroulée ou enroulée, de façon à contrôler la vitesse de descente ou respectivement de remontée de ladite structure supérieure 4 ou dudit réservoir navette 10 le cas échéant.

    [0093] Lesdits blocs 11-2 dudit câble ou gros maillons lourds de ladite chaîne de liaison, dans ladite portion inférieure de dit(e) câble11-1 ou chaîne présentent une forme telle que lorsque l'on courbe ledit câble ou ladite chaîne, deux blocs adjacents ou deux maillons lourds adjacents viennent en butée l'un contre l'autre limitant ainsi le rayon de courbure locale dudit câble ou de ladite chaîne.

    [0094] Le réservoir navette 10 est maintenu à proximité de l'embase 2 à l'aide de moyens d'ancrage comprenant au moins un câble d'ancrage 13 en patte d'oie relié à un premier point d'attache 10d fixé sur la partie basse dudit réservoir et au moins un second point d'ancrage 13-1 sur ladite paroi 6.

    [0095] Avantageusement, lorsque ledit réservoir navette est plein, on réalise une étape de déconnexion automatique desdits moyens d'ancrage qui se réalise de préférence automatiquement lorsque le réservoir navette a atteint un taux de remplissage prédéterminé, notamment lorsque le réservoir est plein ou quasiment plein.

    [0096] Plus particulièrement, au moins un dit câble d'ancrage 13 coopère avec un premier dispositif de déconnexion automatique sur lequel s'exerce une traction correspondant à la poussée d'Archimède qui s'exerce sur ledit réservoir navette et sa cargaison, traction transmise par ledit câble d'ancrage, ledit dispositif de déconnexion ayant pour effet de provoquer une déconnexion dudit câble d'ancrage par désolidarisation dudit câble d'ancrage 13 d'avec ladite embase 2 ou par rupture dudit câble d'ancrage, et d'autoriser la remontée au moins partielle dudit réservoir navette lorsque cette traction atteint une première valeur seuil déterminée, de préférence lorsque ledit réservoir navette est rempli d'effluents.

    [0097] Plus particulièrement, l'opérateur en surface est ainsi averti, via une caméra embarquée dans le ROV, de la fin du remplissage, et le ROV peut libérer le câble 13, ce qui permet de remonter le réservoir vers la surface en contrôlant parfaitement ladite remontée grâce au système de chaîne 11.

    [0098] Ces blocs 11-1 ont un corps central cylindrique prismatique ou de révolution et des extrémités tronconiques 11-2b telles que, lorsque l'on courbe le câble, lesdites extrémités tronconiques des deux blocs adjacents viennent alors en butée l'un contre l'autre, limitant ainsi le rayon de courbure local à une valeur supérieure à R0. Ainsi, le câble de liaison 11-1, étant accroché au réservoir navette 10 sur ledit premier point d'attache 10d en partie basse du réservoir 10, descend vers le bas puis s'écarte en arc de cercle de rayon R0, pour remonter enfin verticalement ou en configuration de chaînette à une distance d'environ au moins 2R0 de la paroi latérale dudit réservoir navette, évitant ainsi tout contact mécanique lors de la remontée, ce qui permet d'éviter de l'endommager par frottement.

    [0099] Sur la figure 4, la flottabilité du réservoir navette rempli d'hydrocarbures Fv , qui correspond à la poussée d'Archimède s'exerçant sur le réservoir et sa cargaison, est compensée par le poids du câble jusqu'au point de tangence horizontale correspondant au bloc 11-2i, additionné du poids des blocs 11-2g entre le réservoir et le bloc 11-2i le plus bas, c'est à dire 8,5 blocs sur la figure 4, le poids de l'ensemble Pe correspondant alors à un équilibre du système.

    [0100] A titre d'exemple pour illustrer les figures 4, 4A et 4B, le réservoir navette 10, d'un volume de 250 m3 d'un pétrole de masse volumique 1 011 kg/m3, dans une eau de mer à 3°C de masse volumique 1 045 kg/m3, possède une flottabilité d'environ 8,5 tonnes.

    [0101] Chacun des blocs du dispositif d'équilibrage 11 a alors un poids dans l'eau d'environ 1 tonne.

    [0102] Sur la figure 4A, l'extrémité supérieure du câble de liaison 11-1, reliée à un treuil installé à bord d'un navire de surface (non représenté) est relevée, ce qui a pour effet d'amener le bloc 11-2g de la figure 4 en position horizontale basse, réduisant de ce fait le nombre de blocs pesant sous le réservoir à 6.5 blocs, le poids d'ensemble s'opposant à la poussée Fv étant alors réduit à Pinf . La résultante Fv + Pinf est alors positive vers le haut et le réservoir navette peut remonter jusqu'à ce que l'équilibre des forces de la figure 4 soit atteint.

    [0103] De même, dans la figure 4B, l'extrémité supérieure du câble de liaison 11-1 est dévirée, ce qui a pour effet d'amener le bloc 11-2k en position horizontale basse, augmentant de ce fait le nombre de blocs pesant sous le réservoir à 10.5 blocs, le poids d'ensemble étant alors égal à Psup. La résultante Fv + Psup est alors positive vers le bas et le réservoir navette peut redescendre jusqu'à ce que l'équilibre des forces de la figure 4 soit atteint.

    [0104] Ainsi, le dispositif de stabilisation 11 selon l'invention présente un effet stabilisateur pour la remontée du réservoir navette 10. Lorsque le navire de surface bouge de manière excessive sous l'effet de la houle ou s'écarte de la verticale de la position du réservoir navette, les mouvements n'ont d'effet instantané que sur la zone des blocs entourant les blocs 11-2g à 11-2k, le bloc 11-2i correspondant à la valeur moyenne des oscillations.

    [0105] Ainsi, pour contrôler la remontée du réservoir navette 10, il suffit d'enrouler le câble de liaison 11-1 sur le treuil situé à bord du navire de surface 12 à une vitesse compatible avec la remontée naturelle de ladite navette, ladite navette cherchant toujours naturellement à reprendre sa position d'équilibre illustrée sur la figure 4. En cas de difficultés, il suffit de ralentir ou de stopper l'enroulement sur le treuil, le réservoir navette retrouvant alors de manière quasi immédiate sa position d'équilibre, en attendant un nouveau mouvement du treuil.

    [0106] En procédant ainsi, la navette 10 se trouve toujours en situation de sécurité, car il n'y a aucun lien physique direct, c'est-à-dire en ligne tendue, tel un câble ou une conduite, entre le navire de surface et l'épave gisant au fond de la mer.

    [0107] Dans la description de l'invention, on a décrit la chambre étanche entre le couvercle 3-2 et la paroi de fond 6 comme étant constituée entre autres avec une paroi cylindrique 3-1 équipée de joints 3-1a, 3-1b, mais on reste dans l'esprit de l'invention, si cette étanchéité est obtenue par tout autre moyen, tel par exemple un tore en caoutchouc gonflable muni d'un orifice de gonflage, ledit tore prenant alors la place de ladite paroi et des joints cylindrique et assurant de la même manière l'étanchéité de la chambre.

    [0108] De même, on a décrit que les aimants 5-1 sont actionnés par des vérins hydrauliques 5-5 alimentés et pilotés par le ROV 7, mais ils peuvent tout aussi bien être actionnés un par un, directement par le bras manipulateur 7-2 dudit ROV.


    Revendications

    1. Dispositif (1) de découpe d'un petit premier orifice (1-1) dans une paroi (6) au fond de la mer et d'ouverture/fermeture dudit premier orifice, comprenant une embase (2) comportant un grand deuxième orifice (2-1), caractérisé en ce qu'il comprend:

    - des moyens d'ancrage (5) solidaires de ladite embase, aptes à ancrer ladite embase de manière réversible sur ladite paroi (6) en maintenant ledit grand deuxième orifice à distance de ladite paroi de fond ,

    - un bouchon déformable (3) solidaire de ladite embase et permettant d'ouvrir ou fermer ledit grand deuxième orifice selon la position d'ouverture ou respectivement de fermeture du bouchon sur l'embase,

    - des moyens de déformation dudit bouchon solidaires de la dite embase, indépendants desdits moyens d'ancrage et aptes à créer une étanchéité par déformation dudit bouchon entre ledit grand deuxième orifice et ladite paroi de fond après que la dite embase soit ancrée sur ladite paroi de fond (6), et

    - des moyens de coupe circulaire (4) solidaires de ladite embase et aptes à

    • se déplacer dans ledit grand deuxième orifice (2-1) de l'embase pour découper un dit petit premier orifice circulaire dessous ledit grand deuxième orifice, lorsque ledit bouchon est en position de fermeture et que ladite embase est ancrée sur ladite paroi (6) de fond, et

    • se dégager dudit grand deuxième orifice pour permettre l'ouverture dudit premier orifice, lorsque ledit bouchon est en position d'ouverture.


     
    2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits moyens de déformation dudit bouchon sont aptes à créer une étanchéité par déformation dudit bouchon entre ledit grand deuxième orifice et ladite paroi de fond après que la dite embase soit ancrée sur une dite paroi de fond (6) non uniformément plane du fait de la déformation localisée de celle-ci ou de la présence d'un cordon de soudure.
     
    3. Dispositif selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que :

    - ladite embase comprend un plateau (3-3) comprenant un dit grand deuxième orifice (2-1), et

    - ledit bouchon comprend

    • une paroi cylindrique (3-1) définissant une dite chambre cylindrique disposée axialement (ZZ') audit grand deuxième orifice en sous face dudit plateau , la dite paroi cylindrique comprenant un joint élastomère supérieur (3-1a) sur son bord supérieur (3-1d) apte à créer l'étanchéité entre ledit plateau (3-3) et ladite paroi cylindrique (3-1) et un joint élastomère inférieur (3-1b) sur son bord inférieur (3-1c) apte à créer l'étanchéité entre ladite paroi cylindrique (3-1) et ladite paroi de fond (6), et

    • une plaque formant couvercle (3-2), et des moyens de basculement (3-5) dudit couvercle montés sur ledit plateau (3-3), le basculement dudit couvercle permettant de fermer de manière étanche ledit grand deuxième orifice (2-1), et

    - lesdits moyens de coupe (4) sont solidaires dudit couvercle (3-2) et comprennent scie cloche ou trépans (4-1) monté en sous face dudit couvercle et un moteur (4-3) monté sur ledit couvercle permettant de faire coulisser (4-2), dans la direction axiale (ZZ') dudit grand deuxième orifice, et de faire actionner en rotation (4-3) selon le même axe (ZZ') ladite scie cloche ou trépans (4-1).


     
    4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que ladite paroi cylindrique (3-1) est reliée au dit plateau (3-3) par des moyens de fixation (3-4) constitués par des moyens d'écartement contrôlé (3-4) de ladite paroi cylindrique par rapport audit plateau aptes à écarter ladite paroi cylindrique(3-1) dudit plateau (3-3) pour permettre le placage étanche de ladite paroi cylindrique (3-1) contre ladite paroi au fond de la mer (6), de manière à créer une chambre cylindrique étanche entre ledit grand deuxième orifice et ladite paroi de fond lorsque ladite embase est ancrée sur ladite paroi de fond et que ledit couvercle (3) est en position de fermeture, en ajustant la force d'écrasement de la paroi cylindrique (3-1) contre la paroi de fond (6) et la compression des dits joints élastomères.
     
    5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que :

    - les moyens de fixation (3-4) sont constitués par des moyens d'écartement contrôlé (3-4) de ladite paroi cylindrique par rapport audit plateau, localisés et agissant sur 3 points disposés en triangle autour dudit grand deuxième orifice,

    - lesdits moyens d'écartement (3-4) étant aptes à coopérer avec lesdits joints élastomère, en ajustant la force d'écrasement de la paroi cylindrique (3-1) contre la paroi de fond (6) pour créer une chambre étanche entre la paroi de fond (6), la paroi cylindrique (3-1) et ledit plateau (3-3) surmonté dudit couvercle (3-2) en position de fermeture, de sorte que :

    • en position initiale rapprochée, ledit joint élastomère supérieur (3-1a) est comprimé, et

    • en position finale d'écartement de ladite paroi cylindrique par rapport audit plateau, ledit joint élastomère supérieur (3-1a) est expansé tout en maintenant une liaison étanche de ladite paroi cylindrique avec ledit plateau, et ledit joint élastomère inférieur (3-1b) est comprimé, ladite paroi cylindrique étant en liaison étanche avec ladite paroi de fond (6).


     
    6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que lesdits moyens d'écartement (3-4) comprennent des vérins ou des boulons coopérant avec des pas de vis de troisièmes orifices (2-2) à travers ledit plateau (3-3).
     
    7. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que lesdits moyens d'ancrage comprennent des blocs aimants (5-1, 5-2).
     
    8. Dispositif selon l'une des revendications 3 à 7, caractérisé en ce que lesdits aimants permettent de solidariser ledit plateau (3-3) avec ladite paroi de fond (6), lesdits aimants coopérant alors avec ledit plateau en trois points d'appui disposés de façon triangulaire autour dudit grand deuxième orifice (2-1).
     
    9. Dispositif selon l'une des revendications 5 ou 6 et l'une des revendications 7 ou 8, caractérisé en ce que lesdits aimants sont disposés autour de ladite paroi cylindrique (3-1).
     
    10. Dispositif selon l'une des revendications 8 ou 9, caractérisé en ce qu'il comprend quatre aimants (5-1, 5-2) disposés rectangulairement et coopérant avec ledit plateau (3-3) en trois zones :

    - deux premiers aimants (5-1) étant montés solidaires en sous face dudit plateau (3-2) et d'un même coté dudit rectangle, et

    - deux seconds aimants (5-2) étant disposés à l'extérieur dudit plateau (3-2), reliés l'un à l'autre par un bras de liaison (5-3) articulé en rotation autour d'un axe transversal médian matérialisé par au moins une première extrémité (5-4a) d'un deuxième bras de liaison (5-4) solidaire dudit plateau,

    - lesdits aimants étant activables par actionnement (5-5) d'un levier (5-6).


     
    11. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que tout ou partie desdits moyens de coupe (4), dits moyens d'ancrage de l'embase (5), dits moyens de fixation (3-4) de ladite paroi cylindrique sur ledit plateau et dits moyens de basculement (3-5) dudit couvercle sont actionnables par un ROV (7).
     
    12. Procédé de pose et d'ancrage d'une embase sur une paroi au fond de la mer sensiblement horizontale et découpe d'une dite paroi de fond (6), à l'aide d'un dispositif selon l'une des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que on réalise les étapes successives suivantes, dans lesquelles :

    1- on descend, depuis la surface, un dit dispositif selon l'une des revendications 1 à 11, ledit bouchon (3) étant en position de fermeture dudit grand deuxième orifice, et

    2- on ancre ladite embase (2) sur ladite paroi de fond (6), et

    3- on déforme ledit bouchon de manière à créer une étanchéité par déformation dudit bouchon entre ledit grand deuxième orifice et ladite paroi de fond après que la dite embase soit ancrée sur ladite paroi de fond (6), et

    4- on actionne, en coulissement longitudinal (ZZ') vers ladite paroi de fond (6) et en rotation, lesdits moyens de coupe (4) pour découper un dit premier orifice (1-1) dans ladite paroi, ledit bouchon (3) étant en dite position de fermeture.


     
    13. Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que, après ladite découpe, on réalise l'étape ultérieure suivante, dans laquelle :

    5- on actionne en coulissement longitudinal (ZZ') en sens inverse lesdits moyens de coupe en maintenant le cas échéant ladite paroi cylindrique (3-1) plaquée contre ladite paroi de fond en liaison étanche, ledit bouchon étant toujours en dite position de fermeture dudit grand deuxième orifice.


     
    14. Procédé de récupération d'un fluide visqueux tel qu'un effluent polluant, plus léger que l'eau, contenu dans une cuve d'un navire coulé et/ou endommagé reposant au fond de la mer, dans lequel:

    1- on réalise un procédé de pose et ancrage d'une embase et perçage de la paroi de ladite cuve selon un procédé de pose et d'ancrage d'une embase sur une paroi de fond et découpe de ladite paroi de fond selon la revendication 13, et

    2- on descend un dit réservoir navette (10) depuis la surface (14) jusqu'au dessus de ladite embase (2), et

    3- on ancre (13) ledit réservoir navette sur ladite paroi de fond (6) ou sur ladite embase, de manière à ce que l'ouverture inférieure (10-1) dudit réservoir navette soit positionnée à proximité et au-dessus dudit grand deuxième orifice (2-1) de ladite embase, et

    4- on ouvre ledit grand deuxième orifice (2-1) de ladite embase avec ledit bouchon en dite position d'ouverture, et on laisse s'écouler naturellement ledit fluide contenu dans la cuve dans ledit réservoir navette par l'ouverture inférieure (10-1) dudit réservoir navette, et

    5- lorsque ledit réservoir navette est rempli de fluide, on remonte ledit réservoir navette en surface après avoir refermé ledit premier petit orifice (1-1) et ledit grand deuxième orifice (2-1) de ladite embase à l'aide dudit bouchon (3) en dite position de fermeture, et

    6- on stocke ledit réservoir navette rempli de fluide dans un navire en surface et/ou on vide ledit réservoir navette dans ledit navire et/ou on le transporte dans un site pour y être vidé, et

    7- le cas échéant, on répète les étapes 1- à 6- avec un même réservoir navette ou un autre réservoir navette jusqu'à ce que la quantité voulue soit récupérée, lesdits moyens de coupe et dit bouchon restant toujours solidaires de ladite embase ancrée sur ladite paroi de fond.


     
    15. Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce que l'on réalise les étapes supplémentaires dans lesquelles :

    1a- on réalise un procédé de pose et ancrage d'une embase et découpe de la paroi de fond (6) d'une même cuve (9) à l'aide d'un deuxième dispositif (1) d'ancrage d'embase et découpe de paroi selon l'une des revendications 1 à 11, et on découpe un deuxième dit premier orifice, de préférence sur la même paroi que le premier dit premier orifice selon un procédé de la revendication 12, puis

    2a- on ouvre ledit grand deuxième orifice de l'embase dudit deuxième dispositif, et on introduit dans le deuxième dit premier orifice de ladite paroi de fond percé, des moyens (14-17) permettant d'introduire de l'eau de mer au fond de ladite cuve, au fur et à mesure de l'écoulement dudit fluide visqueux depuis la cuve vers ledit réservoir navette, à travers le premier dit premier orifice (1-1).


     
    16. Procédé selon la revendication 15, caractérisé en ce que, à l'étape 2a-, on introduit une canule (14) s'étendant jusqu'à proximité du fond (6-1) de la cuve (9), ladite canule étant munie d'une vanne (15) proche de son extrémité supérieure, ainsi que, de préférence, une soupape de sécurité (16) permettant d'éviter toute surpression dans la cuve, ladite canule coulissant à frottement dur à l'intérieur d'une pièce de raccordement (17), celle-ci permettant un raccordement étanche de ladite canule avec le deuxième dit premier orifice.
     
    17. Procédé selon la revendication 16, caractérisé en ce que :

    - après l'étape 1a- de découpe d'un deuxième dit premier orifice dans ladite paroi de fond, on laisse en place les moyens de coupe (4) du deuxième dit dispositif sur la paroi de fond, de manière à maintenir fermé le deuxième dit premier orifice (2-1) par lesdits moyens de coupe bouchant ledit premier orifice à l'aide de moyens de retenue (4-1b), puis

    - à l'étape 2a-, ladite pièce de raccordement (17) est au moins en partie en forme d'entonnoir et on introduit en force ladite canule (14) à l'intérieur dudit entonnoir, jusqu'à ce que ladite pièce de raccordement (17) soit en liaison étanche avec le deuxième dit grand deuxième orifice, puis on fait coulisser ladite canule par rapport à ladite pièce de raccordement (17) en appuyant en force ladite canule contre lesdits moyens de coupe jusqu'à ce que lesdits moyens de retenue (4-1b) cèdent et laissent tomber lesdits moyens de coupe dans la cuve, puis on continue de faire coulisser ladite canule jusqu'à ce que l'extrémité inférieure de ladite canule arrive à proximité ou repose sur le fond de la cuve, puis on ouvre ladite vanne supérieure qui était, jusque là, en position fermée.


     
    18. Procédé selon l'une des revendications 14 à 17, caractérisé en ce que ledit réservoir navette (10) comprend :

    - une enveloppe principale souple ou rigide (10a) à paroi périphérique cylindrique surmontée d'un dôme rigide (10b) présentant un profil en forme d'obus en section verticale, ledit dôme renfermant de préférence des éléments de flottabilité (10c) tels que de la mousse syntactique permettant de contrôler sa remontée en surface sous la simple action de la poussée d'Archimède, en décalant de préférence le centre de flottabilité dudit réservoir navette rempli de fluide vers le haut par rapport à son centre de gravité apparent dans l'eau.


     
    19. Procédé selon l'une des revendications 14 à 18, caractérisé en ce qu'on contrôle la vitesse de descente d'un dit réservoir navette (10), le cas échéant, ou de remontée dudit réservoir navette (10), le cas échéant, avec un dispositif de stabilisation (11) comprenant au moins un câble ou chaîne de liaison (11-1) s'étendant depuis la surface, de préférence depuis un navire en surface, jusqu'audit réservoir navette (10), le cas échéant, à laquelle son extrémité est reliée, ledit câble ou dite chaîne de liaison (11-1) comportant une portion inférieure alourdie, de préférence par des blocs (11-2) disposés en chapelet le long dudit deuxième câble ou par des gros maillons plus lourds de ladite chaîne, de telle sorte que le poids de la longueur de ladite portion inférieure de dit(e) câble ou chaîne pendante dessous son point de liaison (10d) audit réservoir navette (10), peut être réglé depuis la surface, de préférence à l'aide d'un treuil situé à bord d'un navire en surface et sur lequel l'extrémité supérieure dudit câble ou de ladite chaîne est déroulée ou enroulée, de façon à contrôler la vitesse de descente ou respectivement de remontée dudit réservoir navette (10) le cas échéant.
     


    Claims

    1. A device (1) for cutting a small first orifice (1-1) in a wall (6) at the bottom of the sea and for opening/closing said first orifice, the device comprising a base (2) that has a large second orifice (2-1), and being characterized in that it comprises:

    • anchor means (5) secured to said base and suitable for anchoring said base reversibly on said wall (6), maintaining said large second orifice at a distance from said bottom wall;

    • a deformable stopper (3) secured to said base and enabling said large second orifice to be opened or closed depending on whether the stopper is respectively in its open or closed position on the base;

    • deformer means for deforming said stopper, the deformer means being secured to said base, being independent of said anchor means, and being suitable for deforming said stopper to create sealing between said second orifice and said bottom wall after said base has been anchored on said bottom wall (6); and

    • circular cutter means (4) secured to said base and suitable:

    • for moving through said large second orifice (2-1) in the base to cut a said small first orifice that is circular beneath said large second orifice when said stopper is in the closed position and said base is anchored on said bottom wall (6); and

    • for disengaging from said large second orifice to allow said first orifice to be opened when said stopper is in the open position.


     
    2. A device according to claim 1, characterized in that said deformer means for deforming said stopper are suitable for creating sealing by deforming said stopper between said large second orifice and said bottom wall after said base has been anchored on a said bottom wall (6) that is not uniformly plane as a result of local deformation or of the presence of a bead of welding.
     
    3. A device according to claim 1 or claim 2, characterized in that:

    • said base includes a platform (3-3) including a said large second orifice (2-1); and

    • said stopper comprises:

    • a cylindrical wall (3-1) defining a said cylindrical chamber disposed axially (ZZ') relative to said large second orifice on the underside of said platform, said cylindrical wall including a top elastomer gasket (3-1a) on its top edge (3-1d) suitable for establishing sealing between said platform (3-3) and said cylindrical wall (3-1), and a bottom elastomer gasket (3-1b) on its bottom edge (3-1c) suitable for establishing sealing between said cylindrical wall (3-1) and said bottom wall (6); and

    • a cover-forming plate (3-2) and tilt means (3-5) for tilting said cover mounted on said platform (3-3), titling said cover enabling said large second orifice (2-1) to be closed in sealed manner; and

    • said cutter means (4) are secured to said cover (3-2) and comprise a crown saw or bit (4-1) mounted under said cover and a motor (4-3) mounted on said cover enabling said crown saw or bit (4-1) to be caused to slide (4-2) in the axial direction (ZZ') of said large second orifice and to be actuated in rotation (4-3) about said axis (ZZ').


     
    4. A device according to claim 3, characterized in that said cylindrical wall (3-1) is connected to said platform (3-3) by fastener means (3-4) constituted by controlled spacer means (3-4) for spacing said cylindrical wall apart from said platform and suitable for spacing said cylindrical wall (3-1) away from said platform (3-3) to enable said cylindrical wall (3-1) to be pressed in sealed manner against said wall (6) at the bottom of the sea so as to create a sealed cylindrical chamber between said large second orifice and said bottom wall when said base is anchored on said bottom wall and said cover (3) is in the closed position, by adjusting the force with which the cylindrical wall (3-1) is pressed against the bottom wall (6) and said elastomer gaskets are compressed.
     
    5. A device according to claim 4, characterized in that:

    • the fastener means (3-4) are constituted by controlled spacer means (3-4) for spacing said cylindrical wall relative to said platform, which fastener means are localized and act on three points disposed in a triangle around said large second orifice; and

    • said spacer means (3-4) are suitable for co-operating with said elastomer gaskets by adjusting the force with which the cylindrical wall (3-1) is pressed against the bottom wall (6) to create a sealed chamber between the bottom wall (6), the cylindrical wall (3-1) and said platform (3-3) surmounted by said cover (3-2) in the closed position, whereby:

    • in an initial close-together position, said top elastomer gasket (3-1a) is compressed; and

    • in a final position of said cylindrical wall spaced apart from said platform, said top elastomer gasket (3-1a) has expanded while maintaining a sealed connection between said cylindrical wall and said platform, and said bottom elastomer gasket (3-1b) is compressed, said cylindrical wall being in sealed connection with said bottom wall (6).


     
    6. A device according to claim 5, characterized in that said spacer means (3-4) comprise actuators or bolts co-operating with screw threads of third orifices (2-2) through said platform (3-3).
     
    7. A device according to any one of claims 1 to 6, characterized in that said anchor means comprise block magnets (5-1, 5-2).
     
    8. A device according to any one of claims 3 to 7, characterized in that said block magnets enable said platform (3-3) to be secured to said bottom wall (6), said magnets then co-operating with said platform via three bearing points disposed in a triangle around said large second orifice (2-1).
     
    9. A device according to claim 5 or claim 6 together with claim 7 or claim 8, characterized in that said magnets are disposed around said cylindrical wall (3-1).
     
    10. A device according to claim 8 or claim 9, characterized in that it has four magnets (5-1, 5-2) disposed in a rectangle and co-operating with said platform (3-3) via three zones:

    • two first magnets (5-1) being mounted securely to the underface of said platform (3-2) and on one side of said rectangle; and

    • two second magnets (5-2) being disposed outside said platform (3-2) being connected to each other by a connection arm (5-3) hinged to pivot about a middle transverse axis embodied by at least a first end (5-4a) of a second connection arm (5-4) secured to said platform;

    • said magnets being activatable by actuating (5-5) respective levers (5-6).


     
    11. A device according to any one of claims 1 to 10, characterized in that all or some of said cutter means (4), said anchor means of the base (5), said fastener means (3-4) for fastening said cylindrical wall to said platform, and said tilt means (3-5) for tilting said cover are suitable for being actuated by an ROV (7).
     
    12. A method of placing and anchoring a base on a substantially horizontal wall at the bottom of the sea and of cutting a said bottom wall (6) with the help of a device according to any one of claims 1 to 11, the method being characterized in that the following successive steps are performed:

    1) lowering a said device according to any one of claims 1 to 11 from the surface, said stopper (3) being in its position for closing said large second orifice; and

    2) anchoring said base (2) on said bottom wall (6); and

    3) deforming said stopper in such a manner as to establish sealing by deformation of said stopper between said large second orifice and said bottom wall after said base has been anchored on said bottom wall (6); and

    4) actuating said cutter means (4) in longitudinal sliding (ZZ') towards said bottom wall (6) and in rotation to cut a said first orifice (1-1) in said wall, said stopper (3) being in said closed position.


     
    13. A method according to claim 12, characterized in that, after said cutting operation, the following subsequent step is performed:

    5) actuating said cutter means to slide longitudinally (ZZ') in the opposite direction while maintaining said cylindrical wall (3-1), where appropriate, pressed against said bottom wall in sealed manner, said stopper continuing to be in said position closing said large second orifice.


     
    14. A method of recovering a viscous fluid that is lighter than water, such as a polluting effluent, the fluid being contained in a tank of a sunken and/or damaged ship lying on the sea bottom, the method comprising the following steps:

    1) performing the method of placing and anchoring a base and drilling the wall of said tank by a method of placing and anchoring a base on a bottom wall and cutting said bottom wall in accordance with claim 13; and

    2) lowering a said shuttle reservoir (10) from the surface (14) to above said base (2); and

    3) anchoring (13) said shuttle reservoir on said bottom wall (6) or said base so that the bottom opening (10-1) of said shuttle reservoir is positioned close to and above said large second orifice (2-1) of said base; and

    4) opening said large second orifice (2-1) of said base with said stopper in said open position, and allowing said fluid contained in the tank to flow naturally into said shuttle reservoir through the bottom opening (10-1) of said shuttle reservoir; and

    5) when said shuttle reservoir is full of fluid, raising said shuttle reservoir to the surface after closing said small first orifice (1-1) and said large second orifice (2-1) in said base with the help of said stopper (3) in said closed position; and

    6) storing said shuttle reservoir full of fluid in a surface ship and/or emptying said shuttle reservoir into said ship, and/or transporting it to a site for emptying; and

    7) where appropriate, repeating steps 1) to 6) with the same shuttle reservoir or with another shuttle reservoir until the desired quantity has been recovered, said cutter means and said stopper continuing to remain secured to said base anchored on said bottom wall.


     
    15. A method according to claim 14, characterized in that the following additional steps are performed:

    1a) a method of placing and anchoring a base and of cutting the bottom wall (6) of the same tank (9) is performed with the help of a second device (1) for anchoring a base and cutting a wall in accordance with any one of claims 1 to 11, and cutting a second said first orifice, preferably in the same wall as the first said first orifice using a method of claim 12; then

    2a) opening said large second orifice in the base of said second device and introducing means into the second said first orifice in said drilled bottom wall, said means (14-17) enabling sea water to be introduced into the bottom of said tank as said viscous fluid flows from the tank towards said shuttle reservoir through the first said first orifice (1-1).


     
    16. A method according to claim 15, characterized in that in step 2a), a cannula (14) is inserted that extends to the proximity of the bottom (6-1) of the tank (9), said cannula being provided with a valve (15) close to its top end, and preferably also a safety valve (16) enabling any excess pressure in the tank to be avoided, said cannula sliding as a tight fit through a coupling piece (17), which coupling piece provides a sealed coupling between said cannula and the second said first orifice.
     
    17. A method according to claim 16, characterized in that:

    • after step 1a), of cutting a second said first orifice in said bottom wall, the cutter means (4) of the second said device are left in place on the bottom wall so as to keep the second said first orifice (2-1) closed by said cutter means plugging said first orifice with the help of retaining means (4-1b), then

    • in step 2a), said coupling piece (17) is at least partially funnel-shaped and said cannula (14) is introduced by force into said funnel until said coupling piece (17) is in sealed connection with the second said large second orifice, and then said cannula is caused to slide relative to said coupling piece (17) by forcing said cannula against said cutter means until said retaining means (4-1b) give way and allow said cutter means to drop into the tank, and then continuing to cause said cannula to slide until the bottom end of said cannula comes into the proximity of or rests against the bottom of the tank, and then opening said top valve, which, until then, has been in a closed position.


     
    18. A method according to any one of claims 14 to 17, characterized in that said shuttle reservoir (10) comprises:

    • a flexible or rigid main envelope (10a) having a cylindrical peripheral wall surmounted by a rigid dome (10b) presenting a bullet-shaped profile in vertical section, said dome preferably containing buoyancy elements (10c) such as syntactic foam enabling the return of the shuttle to the surface merely under buoyancy to be controlled, preferably by offsetting the buoyancy center of said fluid-filled shuttle reservoir upwards relative to its apparent center of gravity in water.


     
    19. A method according to any one of claims 14 to 18, characterized in that the downward speed of a said shuttle reservoir (10), or the upward speed of said shuttle reservoir (10), as appropriate, is controlled with a stabilizer device (11) comprising at least one connection cable or chain (11-1) extending from the surface, preferably from a ship on the surface, down to said shuttle reservoir (10), where appropriate, to which the end of the stabilizer device is connected, said connection cable or chain (11-1) including a bottom portion that is weighted, preferably by blocks (11-2) forming a string along said second cable or by large heavy links in said chain, in such a manner that the weight of the length of said bottom portion of said cable or chain hanging under its point of connection (10d) to said shuttle reservoir (10) can be adjusted from the surface, preferably with the help of a winch situated on board a surface ship and on which the top end of said cable or said chain is wound or on or off, so as to control the upward or downward speed respectively of said shuttle reservoir (10), as appropriate.
     


    Ansprüche

    1. Vorrichtung (1) zum Schneiden einer kleinen ersten Öffnung (1-1) in eine Wand (6) auf dem Meeresboden und zum Öffnen/Schließen der ersten Öffnung, welche ein Unterteil (2) umfaßt, das eine große zweite Öffnung (2-1) aufweist, dadurch gekennzeichnet, daß sie umfaßt:

    - Verankerungsmittel (5), die mit dem Unterteil fest verbunden sind und geeignet sind, das Unterteil auf eine reversible Weise an der Wand (6) zu verankern und dabei die große zweite Öffnung in einem Abstand von der Bodenwand zu halten,

    - einen verformbaren Stopfen (3), der mit dem Unterteil fest verbunden ist und es ermöglicht, die große zweite Öffnung entsprechend der Öffnungsposition bzw. Schließposition des Stopfens an dem Unterteil zu öffnen oder zu schließen,

    - Mittel zur Verformung des Stopfens, die mit dem Unterteil fest verbunden sind, von den Verankerungsmitteln unabhängig sind und geeignet sind, durch Verformung des Stopfens eine Dichtigkeit zwischen der großen zweiten Öffnung und der Bodenwand zu bewirken, nachdem das Unterteil auf der Bodenwand (6) verankert worden ist, und

    - Mittel zum kreisförmigen Schneiden (4), die mit dem Unterteil fest verbunden sind und geeignet sind,

    • sich in der großen zweiten Öffnung (2-1) des Unterteils zu bewegen, um eine besagte kreisförmige kleine erste Öffnung unter der großen zweiten Öffnung zu schneiden, wenn der Stopfen sich in der Schließposition befindet und das Unterteil auf der Bodenwand (6) verankert ist, und

    • sich von der großen zweiten Öffnung zu lösen, um das Öffnen der ersten Öffnung zu ermöglichen, wenn der Stopfen sich in der Öffnungsposition befindet.


     
    2. Vorrichtung nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß die Mittel zur Verformung des Stopfens geeignet sind, durch Verformung des Stopfens eine Dichtigkeit zwischen der großen zweiten Öffnung und der Bodenwand zu bewirken, nachdem das Unterteil an einer Bodenwand (6) verankert worden ist, die aufgrund der lokalen Verformung derselben oder des Vorhandenseins einer Schweißraupe nicht gleichmäßig eben ist.
     
    3. Vorrichtung nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, daß:

    - das Unterteil ein Plateau (3-3) umfaßt, das eine besagte große zweite Öffnung (2-1) umfaßt, und

    - der Stopfen umfaßt

    • eine zylindrische Wand (3-1), die eine besagte zylindrische Kammer definiert, die axial (ZZ') bezüglich der großen zweiten Öffnung an der Unterseite des Plateaus angeordnet ist, wobei die zylindrische Wand eine obere Elastomerdichtung (3-1 a) an ihrem oberen Rand (3-1 d), die geeignet ist, die Dichtigkeit zwischen dem Plateau (3-3) und der zylindrischen Wand (3-1) zu bewirken, und eine untere Elastomerdichtung (3-1 b) an ihrem unteren Rand (3-1 c), die geeignet ist, die Dichtigkeit zwischen der zylindrischen Wand (3-1) und der Bodenwand (6) zu bewirken, umfaßt, und

    • eine einen Deckel (3-2) bildende Platte und Mittel zum Kippen (3-5) des Deckels, die an dem Plateau (3-3) angebracht sind, wobei das Kippen des Deckels ermöglicht, die große zweite Öffnung (2-1) dicht zu verschließen, und

    - die Mittel zum Schneiden (4) fest mit dem Deckel (3-2) verbunden sind und eine Glocken- oder Lochsäge (4-1), die an der Unterseite des Deckels angebracht ist, und einen an dem Deckel angebrachten Motor (4-3), der es ermöglicht, die Glocken- oder Lochsäge (4-1) in der axialen Richtung (ZZ') der großen zweiten Öffnung gleiten zu lassen (4-2) und bezüglich derselben Achse (ZZ') in Rotation zu versetzen (4-3), umfassen.


     
    4. Vorrichtung nach Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, daß die zylindrische Wand (3-1) mit dem Plateau (3-3) durch Befestigungsmittel (3-4) verbunden ist, die aus Mitteln zum kontrollierten Wegbewegen (3-4) der zylindrischen Wand bezüglich des Plateaus bestehen, die geeignet sind, die zylindrische Wand (3-1) von dem Plateau (3-3) weg zu bewegen, um zu ermöglichen, die zylindrische Wand (3-1) an der Wand auf dem Meeresboden (6) dicht zur Anlage zu bringen, derart, daß eine dichte zylindrische Kammer zwischen der großen zweiten Öffnung und der Bodenwand erzeugt wird, wenn das Unterteil auf der Bodenwand verankert ist und der Deckel (3) sich in der Schließposition befindet, indem die Andrückkraft der zylindrischen Wand (3-1) an die Bodenwand (6) und das Zusammendrücken der Elastomerdichtungen angepaßt werden.
     
    5. Vorrichtung nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, daß:

    - die Befestigungsmittel (3-4) aus Mitteln zum kontrollierten Wegbewegen (3-4) der zylindrischen Wand bezüglich des Plateaus bestehen, die an 3 Punkten angebracht sind und wirken, welche dreieckförmig um die große zweite Öffnung herum angeordnet sind,

    - wobei die Mittel zum Wegbewegen (3-4) geeignet sind, mit den Elastomerdichtungen zusammenzuwirken, indem sie die Andrückkraft der zylindrischen Wand (3-1) an die Bodenwand (6) anpassen, um eine dichte Kammer zwischen der Bodenwand (6), der zylindrischen Wand (3-1) und dem in der Schließposition von dem Deckel (3-2) bedeckten Plateau (3-3) zu erzeugen, derart, daß:

    • in der nahen Anfangsposition die obere Elastomerdichtung (3-1 a) zusammengedrückt ist, und

    • in der Endposition der Wegbewegung der zylindrischen Wand bezüglich des Plateaus die obere Elastomerdichtung (3-1 a) ausgedehnt ist, wobei sie gleichzeitig eine dichte Verbindung der zylindrischen Wand mit dem Plateau aufrechterhält, und die untere Elastomerdichtung (3-1 b) zusammengedrückt ist, wobei sich die zylindrische Wand in dichter Verbindung mit der Bodenwand (6) befindet.


     
    6. Vorrichtung nach Anspruch 5, dadurch gekennzeichnet, daß die Mittel zum Wegbewegen (3-4) Spindeln oder Bolzen umfassen, die mit Gewinden von durch das Plateau (3-3) hindurch angebrachten dritten Öffnungen (2-2) zusammenwirken.
     
    7. Vorrichtung nach einem der Ansprüche 1 bis 6, dadurch gekennzeichnet, daß die Verankerungsmittel Magnetblöcke (5-1, 5-2) umfassen.
     
    8. Vorrichtung nach einem der Ansprüche 3 bis 7, dadurch gekennzeichnet, daß die Magnete es ermöglichen, das Plateau (3-3) fest mit der Bodenwand (6) zu verbinden, wobei die Magnete dann mit dem Plateau an drei Abstützpunkten zusammenwirken, die dreieckförmig um die große zweite Öffnung (2-1) herum angeordnet sind.
     
    9. Vorrichtung nach einem der Ansprüche 5 oder 6 und einem der Ansprüche 7 oder 8, dadurch gekennzeichnet, daß die Magnete um die zylindrische Wand (3-1) herum angeordnet sind.
     
    10. Vorrichtung nach einem der Ansprüche 8 oder 9, dadurch gekennzeichnet, daß sie vier Magnete (5-1, 5-2) umfaßt, die in Form eines Rechtecks angeordnet sind und mit dem Plateau (3-3) in drei Bereichen zusammenwirken:

    - zwei erste Magnete (5-1), die fest an der Unterseite des Plateaus (3-2) angebracht sind, auf ein und derselben Seite des Rechtecks, und

    - zwei zweite Magnete (5-2), die außerhalb des Plateaus (3-2) angeordnet sind und durch einen Verbindungsarm (5-3) miteinander verbunden sind, der drehbar um eine mittlere Querachse angelenkt ist, die durch mindestens ein erstes Ende (5-4a) eines zweiten Verbindungsarms (5-4), der mit dem Plateau fest verbunden ist, verkörpert wird,

    - wobei die Magnete durch Betätigung (5-5) eines Hebels (5-6) aktivierbar sind.


     
    11. Vorrichtung nach einem der Ansprüche 1 bis 10, dadurch gekennzeichnet, daß die Gesamtheit oder ein Teil der Mittel zum Schneiden (4), der Verankerungsmittel (5) des Unterteils, der Befestigungsmittel (3-4) zur Befestigung der zylindrischen Wand an dem Plateau und der Mittel zum Kippen (3-5) des Deckels durch einen Unterwasserroboter (Remotely Operated Vehicle, ROV) (7) betätigt werden können.
     
    12. Verfahren zur Anbringung und Verankerung eines Unterteils an einer im wesentlichen horizontalen Wand auf dem Meeresboden und zum Schneiden einer Öffnung in eine solche Bodenwand (6) mit Hilfe einer Vorrichtung nach einem der Ansprüche 1 bis 11, dadurch gekennzeichnet, daß nacheinander die folgenden Schritte ausgeführt werden:

    1 - von der Oberfläche aus wird eine besagte Vorrichtung nach einem der Ansprüche 1 bis 11 abgesenkt, wobei sich der Stopfen (3) in der Position des Verschließens der großen zweiten Öffnung befindet, und

    2 - das Unterteil (2) wird auf der Bodenwand (6) verankert, und

    3 - der Stopfen wird so verformt, daß durch Verformung des Stopfens eine Dichtigkeit zwischen der großen zweiten Öffnung und der Bodenwand bewirkt wird, nachdem das Unterteil auf der Bodenwand (6) verankert worden ist, und

    4 - die Mittel zum Schneiden (4) werden so betätigt, daß sie ein Gleiten in Längsrichtung (ZZ') zu der Bodenwand (6) hin und eine Rotation ausführen, um eine besagte erste Öffnung (1-1) in der Wand auszuschneiden, wenn sich der Stopfen (3) in der Schließposition befindet.


     
    13. Verfahren nach Anspruch 12, dadurch gekennzeichnet, daß nach dem Schneiden der folgende weitere Schritt ausgeführt wird:

    5 - die Mittel zum Schneiden werden so betätigt, daß sie ein Gleiten in Längsrichtung (ZZ') in umgekehrter Richtung ausführen, wobei gegebenenfalls die zylindrische Wand (3-1) in dichter Verbindung an die Bodenwand angepreßt gehalten wird, wobei sich der Stopfen nach wie vor in der Position des Verschließens der großen zweiten Öffnung befindet.


     
    14. Verfahren zur Rückgewinnung eines viskosen Fluids wie etwa einer umweltschädlichen Abfallflüssigkeit, die leichter als Wasser ist und die in einem Tank eines gesunkenen und/oder beschädigten Schiffes enthalten ist, das auf dem Meeresboden ruht, wobei:

    1 - ein Verfahren zur Anbringung und Verankerung eines Unterteils und zum Durchbohren der Wand des Tanks gemäß einem Verfahren zur Anbringung und Verankerung eines Unterteils an einer Bodenwand und zum Aufschneiden der Bodenwand nach Anspruch 13 durchgeführt wird, und

    2 - ein sogenannter Pendelbehälter (10) von der Oberfläche (14) aus bis über das Unterteil (2) abgesenkt wird, und

    3 - der Pendelbehälter auf der Bodenwand (6) oder auf dem Unterteil verankert wird (13), derart, daß die untere Öffnung (10-1) des Pendelbehälters in der Nähe und oberhalb der großen zweiten Öffnung (2-1) des Unterteils positioniert ist, und

    4 - die große zweite Öffnung (2-1) des Unterteils geöffnet wird, mit dem Stopfen in der Öffnungsposition, und das in dem Tank enthaltene Fluid auf natürliche Weise durch die untere Öffnung (10-1) des Pendelbehälters hindurch in den Pendelbehälter strömen gelassen wird, und

    5 - wenn der Pendelbehälter mit Fluid gefüllt ist, der Pendelbehälter wieder hinauf an die Oberfläche transportiert wird, nachdem die erste kleine Öffnung (1-1) und die große zweite Öffnung (2-1) des Unterteils mit Hilfe des Stopfens (3) in der Schließposition wieder verschlossen wurden, und

    6 - der mit Fluid gefüllte Pendelbehälter in einem Schiff an der Oberfläche gelagert wird und/oder der Pendelbehälter in das Schiff entleert wird und/oder derselbe an einen Ort transportiert wird, um dort entleert zu werden, und

    7 - gegebenenfalls die Schritte 1 bis 6 mit demselben Pendelbehälter oder einem anderen Pendelbehälter so lange wiederholt werden, bis die gewünschte Menge zurückgewonnen wurde, wobei die Mittel zum Schneiden und der Stopfen stets mit dem Unterteil, das auf der Bodenwand verankert ist, fest verbunden bleiben.


     
    15. Verfahren nach Anspruch 14, dadurch gekennzeichnet, daß die folgenden zusätzlichen Schritte ausgeführt werden:

    1a - es wird ein Verfahren zur Anbringung und Verankerung eines Unterteils und Aufschneiden der Bodenwand (6) ein und desselben Tanks (9) mit Hilfe einer zweiten Vorrichtung (1) zur Verankerung eines Unterteils und Aufschneiden einer Wand nach einem der Ansprüche 1 bis 11 durchgeführt, und es wird eine zweite besagte erste Öffnung, vorzugsweise in dieselbe Wand wie die erste besagte erste Öffnung, gemäß einem Verfahren nach Anspruch 12 geschnitten, danach

    2a -wird die große zweite Öffnung des Unterteils der zweiten Vorrichtung geöffnet, und es werden in die zweite besagte erste Öffnung der durchbohrten Bodenwand Mittel (14-17) eingeführt, die es ermöglichen, in dem Maße, wie das viskose Fluid aus dem Tank durch die erste besagte erste Öffnung (1-1) hindurch zu dem Pendelbehälter strömt, Meerwasser am Boden des Tanks einzuleiten.


     
    16. Verfahren nach Anspruch 15, dadurch gekennzeichnet, daß in Schritt 2a eine Kanüle (14) eingeführt wird, die sich bis in die Nähe des Bodens (6-1) des Tanks (9) erstreckt, wobei die Kanüle in der Nähe ihres oberen Endes mit einem Ventil (15) sowie vorzugsweise mit einem Sicherheitsventil (16), das es ermöglicht, jeden Überdruck in dem Takt zu vermeiden, ausgestattet ist, wobei die Kanüle mit hoher Reibung im Inneren eines Anschlußstückes (17) gleitet, wobei dieses eine dichte Verbindung der Kanüle mit der zweiten besagten ersten Öffnung ermöglicht.
     
    17. Verfahren nach Anspruch 16, dadurch gekennzeichnet, daß:

    - nach dem Schritt 1a des Schneidens einer zweiten besagten ersten Öffnung in die Bodenwand die Mittel zum Schneiden (4) der zweiten Vorrichtung an ihrem Platz auf der Bodenwand belassen werden, derart, daß die zweite besagte erste Öffnung (2-1) durch diese Mittel zum Schneiden geschlossen gehalten wird, welche diese erste Öffnung mit Hilfe von Haltemitteln (4-1 b) verschließen, und danach

    - im Schritt 2a das Anschlußstück (17) mindestens teilweise trichterförmig ist und die Kanüle (14) unter Kraftanwendung so weit ins Innere dieses Trichters eingeführt wird, bis sich das Anschlußstück (17) in dichter Verbindung mit der zweiten besagten großen zweiten Öffnung befindet, danach ein Gleiten der Kanüle bezüglich des Anschlußstückes(17) bewirkt wird, indem die Kanüle unter Kraftanwendung gegen die Mittel zum Schneiden gedrückt wird, bis die Haltemittel (4-1 b) nachgeben und die Mittel zum Schneiden in den Tank fallen lassen, danach ein weiteres Gleiten der Kanüle bewirkt wird, bis das untere Ende der Kanüle in die Nähe des Bodens des Tanks gelangt oder auf diesem ruht, und danach das obere Ventil geöffnet wird, welches sich bis zu diesem Zeitpunkt in geschlossener Position befand.


     
    18. Verfahren nach einem der Ansprüche 14 bis 17, dadurch gekennzeichnet, daß der Pendelbehälter (10) umfaßt:

    eine flexible oder starre Haupthülle (10a) mit zylindrischer Umfangswand, über der eine starre Kuppel (10b) angebracht ist, die ein im vertikalen Schnitt granatenförmiges Profil aufweist, wobei die Kuppel vorzugsweise Auftriebselemente (10c) wie etwa syntaktischen Schaumstoff umschließt, die es ermöglichen, die Aufwärtsbewegung des Pendelbehälters an die Oberfläche unter der einfachen Wirkung des Archimedischen Auftriebs zu steuern, indem vorzugsweise der Auftriebsschwerpunkt des mit Fluid gefüllten Pendelbehälters in Bezug auf seinen scheinbaren Schwerpunkt im Wasser nach oben verlagert wird.


     
    19. Verfahren nach einem der Ansprüche 14 bis 18, dadurch gekennzeichnet, daß gegebenenfalls die Geschwindigkeit des Absenkens eines besagten Pendelbehälters (10) oder gegebenenfalls der Aufwärtsbewegung des Pendelbehälters (10) mit einer Stabilisierungsvorrichtung (11) gesteuert wird, welche mindestens ein Verbindungskabel oder eine Verbindungskette (11-1) umfaßt, das bzw. die sich von der Oberfläche aus, vorzugsweise von einem Schiff an der Oberfläche aus, gegebenenfalls bis zu dem Pendelbehälter (10) erstreckt, mit dem sein bzw. ihr Ende verbunden ist, wobei das Verbindungskabel oder die Verbindungskette (11-1) einen unteren Abschnitt aufweist, der vorzugsweise durch Blöcke (11-2), die kettenförmig entlang des zweiten Kabels angeordnet sind, oder durch schwerere große Kettenglieder der Kette beschwert ist, derart, daß das Gewicht der Länge des unteren Abschnitts des Kabels oder der Kette, der unter dessen bzw. deren Verbindungspunkt (10d) mit dem Pendelbehälter (10) hängt, von der Oberfläche aus eingestellt werden kann, vorzugsweise mit Hilfe einer Winde, die sich an Bord eines Schiffes an der Oberfläche befindet und von welcher bzw. auf welche das obere Ende des Kabels oder der Kette abgewickelt oder aufgewickelt wird, so daß gegebenenfalls die Geschwindigkeit des Absenkens bzw. der Aufwärtsbewegung des Pendelbehälters (10) gesteuert wird.
     




    Dessins


























    Références citées

    RÉFÉRENCES CITÉES DANS LA DESCRIPTION



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