(19)
(11) EP 2 082 787 B1

(12) FASCICULE DE BREVET EUROPEEN

(45) Mention de la délivrance du brevet:
16.05.2012  Bulletin  2012/20

(21) Numéro de dépôt: 09305024.3

(22) Date de dépôt:  12.01.2009
(51) Int. Cl.: 
A63C 5/04(2006.01)
A63C 5/00(2006.01)

(54)

Planche de glisse sur neige poudreuse

Schneegleitbrett für Pulverschnee

Glide board for powder snow


(84) Etats contractants désignés:
DE FR

(30) Priorité: 25.01.2008 FR 0850493

(43) Date de publication de la demande:
29.07.2009  Bulletin  2009/31

(73) Titulaire: Skis Rossignol
38430 Saint-Jean de Moirans (FR)

(72) Inventeur:
  • Bouvier, David
    38100, Grenoble (FR)

(74) Mandataire: Palix, Stéphane et al
Cabinet Laurent & Charras "Le Contemporain" 50, Chemin de la Bruyère
69574 Dardilly Cedex
69574 Dardilly Cedex (FR)


(56) Documents cités: : 
EP-A- 1 925 344
FR-A- 2 786 108
US-A1- 2001 013 694
WO-A-03/072207
US-A- 5 375 868
   
       
    Il est rappelé que: Dans un délai de neuf mois à compter de la date de publication de la mention de la délivrance de brevet européen, toute personne peut faire opposition au brevet européen délivré, auprès de l'Office européen des brevets. L'opposition doit être formée par écrit et motivée. Elle n'est réputée formée qu'après paiement de la taxe d'opposition. (Art. 99(1) Convention sur le brevet européen).


    Description

    Domaine technique



    [0001] L'invention se rattache au domaine des sports de glisse sur neige, et plus paticulièrement de la pratique du ski alpin. Elle vise plus spécifiquement une définition de planches de glisse qui possèdent une polyvalence pour les pratiques dites de "free style" ou de "free ride".

    Techniques antérieures



    [0002] De façon générale, on assiste à l'émergence de certaines pratiques du ski alpin qui s'écartent de la pratique traditionnelle sur des pistes damées, selon des trajectoires conventionnelles. Ainsi, une pratique qualifiée de "free ride" consiste à évoluer en dehors des pistes damées, et le plus souvent dans des zones relativement pentues, recouvertes d'une couche de neige poudreuse. Cette pratique nécessite une bonne connaissance des conditions de neige et du relief, et ce d'autant plus qu'elle peut être agrémentée par le saut de certains obstacles naturels tels que des barres rocheuses.

    [0003] L'évolution dans la neige poudreuse profonde nécessite donc des skis qui possèdent une bonne portance, et qui sont donc généralement équipés d'une spatule avant élargie. De même, pour augmenter la portance, cette spatule, qui est définie comme la zone au-delà de la ligne de contact avant, présente une longueur accrue par rapport aux skis traditionnels. De façon générale, les lignes de contact avant et arrière sont définies de manière normalisée, comme étant les points les plus avant et arrière au delà desquels le ski n'est plus en contact avec le plan sur lequel il repose, lorsqu'il est chargé au niveau de son point milieu.

    [0004] Ainsi, lorsque le ski est posé à plat et chargé, la ligne de contact avant est beaucoup plus proche de la fixation que dans les skis traditionnels, de manière à ce que la portion relevée de la planche présente une forte longueur, typiquement supérieure à 25 cm. Un exemple d'un ski équipé d'une telle spatule est en particulier décrit dans le document US 5 375 868.

    [0005] Le document FR 2 786 108 divulgue également un ski ayant un relevé de spatule important.

    [0006] Parmi les autres pratiques émergentes figure celle communément dénommée "free style". Dans cette pratique, le skieur évolue sur des pistes généralement damées et exécute des figures telles que des sauts ou des retournements qui le font évoluer dos à la pente. Cette pratique plus ludique nécessite donc des skis qui possèdent une spatule à l'avant et à l'arrière, c'est-à-dire des zones relevées qui permettent de surmonter les obstacles de la piste. Compte tenu des deux sens d'évolution, ces skis possèdent un écart entre largeurs maximum à l'avant et à l'arrière qui peut être réduit, par contraste avec les skis traditionnels, et même les skis de "free ride" qui sont plus larges à l'avant qu'à l'arrière. De même, les skis de "free style" possèdent une structure qui les rend plus souples, et donc moins rigides que les skis traditionnels, voire même que les skis de "free ride" dans la mesure où ils doivent permettrent aux skieurs d'effectuer des passages sur des bosses extrêmement relevées, ou plus généralement des figures dans lesquelles la souplesse du ski est appréciée.

    [0007] On conçoit donc que les skis conçus spécifiquement pour la pratique du "free ride" ne sont pas réellement adaptés pour la pratique du "free style" et inversement.

    [0008] Or, on constate que de nombreux skieurs souhaitent pouvoir pratiquer le ski à la fois en "free ride" et en "free style", en fonction des conditions de neige en particulier. Généralement, les skieurs qui s'adonnent à ces activités, évoluent selon ces deux pratiques et ont donc besoin d'avoir deux paires de skis différentes, qu'ils utilisent sélectivement en fonction des conditions de neige.

    [0009] Un des objectifs de l'invention est donc de fournir des planches qui permettent la pratique du "free style" pour des skis présentant toutefois des qualités intrinsèques les dédiant à la pratique du "free ride". A l'inverse, un autre objectif de l'invention est de permettre l'évolution dans des conditions de "free ride" avec des skis conçus initialement pour la pratique du "free style". Autrement dit, un des objectifs de l'invention est d'obtenir des planches polyvalentes, susceptibles d'être utilisées pour les deux pratiques.

    Exposé de l'invention



    [0010] L'invention se rattache donc à la famille des skis dits "bi-spatulés", comportant des spatules allongées. Plus précisément, ces skis comportent donc une zone patin définie entre la ligne de contact avant et la ligne de contact arrière au-delà desquelles sont définies les spatules respectivement avant et arrière. Les longueurs de ces spatules, mesurées jusqu'aux extrémités respectivement avant et arrière sont typiquement supérieures à 250 millimètres. De même, ces skis bi spatulés comportent une région de largeur maximale située donc entre la ligne de contact avant ou arrière et l'extrémité correspondante.

    [0011] Le Demandeur a ainsi déterminé que la combinaison de plusieurs caractéristiques géométriques permettait de concevoir des skis de "free ride" qui possédent un comportement compatible avec la pratique du "free style", et inversement des skis destinés au "free style" qui possèdent des aptitudes à évoluer dans des conditions de "free ride".

    [0012] Ainsi, dans une première version de l'invention, la combinaison de ces paramètres est telle que :

    ■ la largeur du ski est sensiblement identique au niveau des lignes de contact avant et arrière ;

    ■ le patin présente une ligne de cote telle que la largeur du ski au milieu du patin est inférieure à celle mesurée au niveau des lignes de contact avant ou arrière ;

    ■ la semelle de glisse du ski présente au niveau de la zone patin un cambre tel que lorsque le ski repose non chargé sur un plan, le milieu du patin n'est pas au contact dudit plan ;

    ■ la largeur maximale de la spatule avant est sensiblement supérieure à la largeur maximale de la spatule arrière.



    [0013] Autrement dit, ce ski présente un patin globalement symétrique, c'est-à-dire aussi large à l'avant qu'à l'arrière, ce qui l'apparente donc à un ski de "free style", possédant une capacité à évoluer dans les deux sens lorsque le ski est sur une piste damée, et que l'essentiel de la portance se fait par la zone patin. Ce patin présente toutefois une ligne de cote creusée et un cambre qui font que la longueur portante est suffisante pour une évolution autorisant l'exécution de virages sur pistes damées.

    [0014] A l'inverse, lorsque le skieur évolue en neige poudreuse, la plus forte largeur de la spatule avant, et donc la plus faible largeur de la spatule arrière confère à ce ski une portance satisfaisante et une bonne maniabilité en virage pour l'évolution en neige poudreuse.

    [0015] Selon une seconde version de l'invention, la combinaison des propriétés géométriques est analogue, mais avec certains paramètres inversés. Ainsi, cette seconde version se caractérise en ce que :

    ■ la largeur du ski au niveau de la ligne de contact avant est sensiblement supérieure à la largeur du ski au niveau de la ligne de contact arrière ;

    ■ le patin présente une ligne de cote telle que la largeur du ski au milieu du patin est inférieure à celle mesurée au niveau des lignes de contact arrière ;

    ■ la semelle de glisse du ski présente au niveau de la zone patin, un cambre tel que lorsque le ski repose non chargé sur un plan, le milieu du patin n'est pas au contact dudit plan ;

    ■ la largeur maximale de la spatule avant est sensiblement identique à la largeur maximale de la spatule arrière.



    [0016] Autrement dit, le patin de ce ski présente un caractère directionnel, car il est plus large à l'avant qu'à l'arrière. Ainsi, en évolution sur la neige damée, un tel patin facilite les virages, puisque les phénomènes d'accroche parasite de l'arrière du patin sont atténués, du fait de la plus faible largeur de l'arrière du patin. En revanche, pour l'évolution en neige poudreuse, le ski présente deux spatules similaires, ce qui autorise une évolution de type "free style", c'est-à-dire avec une quasi symétrie de comportement dans les deux sens de progression.

    [0017] Avantageusement en pratique, pour faciliter les virages sur pistes damées, le rayon de la ligne de cote au niveau du milieu du patin peut être choisi inférieur à 20 mètres, et préférentiellement voisin de 18 mètres.

    [0018] De même, afin d'assurer une portance suffisante du patin pour l'évolution sur piste damée, le cambre du patin peut être choisi supérieur à 2 mm, et typiquement voisin de 5mm.

    [0019] Un compromis intéressant en termes de directivité du patin, de portance de maniabilité sur neige damée a été trouvé avec un patin tel que la distance entre les lignes de contact avant et arrière (c'est-à-dire la longueur portante) est comprise entre 70 et 115 cm, en fonction de la longueur totale du ski. En pratique, il apparaît que ce compromis est intéressant lorsque le rapport entre la longueur totale (c'est-à-dire la longueur déployée) et longueur portante est compris entre 1,6 et 2,3, et préférentiellement entre 1,7 et 2.

    [0020] A l'inverse, pour une portance suffisante dans la neige poudreuse, on préfèrera des spatules de grandes longueurs, et typiquement supérieures à 450 mm pour les spatules avant, et 350 mm pour les spatules arrière.

    [0021] Plus précisément, on a constaté que la capacité à déclencher des virages et à les conduire en neige poudreuse, dans une évolution de type "free ride", est facilitée lorsque le rapport entre la largeur maximale de la spatule avant divisée par la largeur maximale de la spatule arrière est supérieur à 1,03, et préférentiellement supérieur à 1,05, voire 1,07.

    [0022] Par ailleurs, la directivité du patin, et donc sa skiabilité sur piste damée, est améliorée lorsque le rapport entre la largeur mesurée au niveau de la ligne de contact avant divisée par la largeur au niveau de la ligne de contact arrière est supérieur à 1,03, et préférentiellement supérieur à 1,05, voire 1,07.

    [0023] Dans une forme particulière d'exécution, la largeur maximale de la spatule avant est supérieure à 110 mm, est préférentiellement comprise entre 115 et 150 mm, préférentiellement entre 118 et 128 mm.

    Description sommaire des figures



    [0024] La manière de réaliser l'invention, ainsi que les avantages qui en découlent, ressortiront bien de la description des deux modes de réalisation qui suivent, à l'appui des figures annexées dans lesquelles :

    La figure 1 est une vue de côté d'un ski conforme à l'invention, montrée chargée.

    La figure 2 est une vue de côté du ski de la figure 1, montrée dans un état non chargé.

    Les figures 3 et 4 sont des vues de dessus de skis conformes à deux variantes de réalisation de l'invention.



    [0025] On notera que l'invention étant essentiellement liée à des questions de dimensionnement et de géométrie des skis, certaines de ces dimensions ont été représentées de manière exagérées pour faciliter l'illustration.

    Manière de réaliser l'invention



    [0026] La figure 1 illustre un ski conforme à l'invention qui comporte une zone patin (1) sur laquelle sont montés les éléments de la fixation de sécurité (4, 5). Cette zone patin est délimitée à l'avant par la ligne de contact avant (LCAR) définie de façon normalisée. Cette ligne caractéristique se détermine lorsque le ski est chargé en reposant sur un plan horizontal et se définie comme le point le plus avant ou la semelle de glisse est au contact de ce plan. La définition symétrique s'applique pour la ligne de contact arrière (LCAR).

    [0027] Au-delà de la ligne de contact avant, le ski comporte une spatule avant (2). La spatule arrière (3) correspond à la portion du ski située en arrière de la ligne de contact arrière.

    [0028] De même, le ski illustré à la figure 2 est un ski non chargé. Dans ce cas, on peut mesurer le cambre comme la distance (d) qui sépare le plan sur lequel repose la planche de la semelle de glisse (6), au niveau où cet écart est maximum.

    [0029] On remarque comme illustré à la figure 1 que les spatules des skis conformes à l'invention présentent une forte longueur, typiquement supérieure à 250 voire 500 mm, ce qui leur confère une capacité à évoluer dans la neige profonde.

    [0030] Une première variante de réalisation est illustrée à la figure 3. Dans cette forme de réalisation, le patin (1) défini entre les lignes de contact avant (LCAV) et les lignes de contact arrière (LCAR) présente une géométrie sensiblement symétrique. Cela signifie que la largeur (lCAV) au niveau de la ligne de contact avant (LCAV) est sensiblement identique à la largeur (lCAR) du patin au niveau de la ligne de contact arrière (LCAR). En pratique, on considère que deux longueurs sont sensiblement identiques lorsqu'elles diffèrent de moins de 1,5 % l'une par rapport à l'autre.

    [0031] Typiquement, cette largeur (lCAV) est comprise entre 90 et 120 mm, et préférentiellement entre 95 et 110 mm.

    [0032] La largeur de la planche (lMC) au niveau du point milieu du ski est comprise entre 80 et 120 mm, et préférentiellement entre 85 et 100 mm.

    [0033] Au niveau du point milieu du patin, le rayon de courbure (R) de la ligne de cote est de l'ordre de 18 mètres environ, pour permettre les prises de virages et la conduite du ski sur une neige damée. Typiquement, la longueur du patin entre la ligne de contact avant et arrière est de l'ordre de 98 à 108 mm.

    [0034] Concernant les spatules du ski illustré à la figure 3, la spatule avant (2) présente une largeur maximale (lMAV) de l'ordre de 118 à 128 mm.

    [0035] Cette largeur maximale se situe à une distance comprise entre 150 à 270 mm, et préférentiellement au voisinage de 260 mm en avant de la ligne de contact avant.

    [0036] De l'autre côté de la planche, la spatule arrière (3) présente une largeur maximale (lMAR) de l'ordre de 114 à 123 mm, qui est inférieure à la largeur maximale de la spatule avant (lMAV). Cette largeur maximale se situe à une distance comprise entre 40 à 170 mm, préférentiellement voisine de 155 mm en arrière de la ligne de contact arrière. Ainsi, la surface de la spatule avant (2) est supérieure à celle de la spatule arrière (3), ce qui donne un comportement directionnel à la planche pour l'évolution en neige profonde.

    [0037] Le patin (1) possède au contraire une géométrie sensiblement symétrique entre l'avant et l'arrière, ce qui facilite les évolutions dans les deux sens de glisse, pour la réalisation de figures sur neige damée.

    [0038] Le deuxième exemple de réalisation illustré à la figure 4 possède quant à lui un patin (1) de géométrie asymétrique. Ainsi, la largeur (lCAv) au niveau de la ligne de contact avant (LCAV) est supérieure à la largeur (lCAR) au niveau de la ligne de contact arrière.

    [0039] Le patin est donc plus large au niveau de l'avant que de l'arrière, ce qui facilite, à l'instar d'un ski traditionnel, la maniabilité et la conduite de virages et en particulier le dérapage de fin de virage, sur neige damée. La longueur du patin, mesurée entre les lignes de contact avant et arrière est de l'ordre de 98 à 108 mm.

    [0040] Typiquement, la largeur au niveau de la ligne de contact avant peut varier entre 120 mm et 130 mm, en fonction de la déclinaison des modèles dans une gamme donnée, étant entendu que cette largeur au niveau du contact avant est supérieure à la largeur au niveau de la ligne de contact arrière qui est de l'ordre de 115 à 125mm, et d'au environ 5 % inférieure.

    [0041] Concernant les spatules (2) et (3), celles-ci possèdent des largeurs (lMAV) et (lMAR) sensiblement identiques, et comprise entre 130 et 150 mm, et avantageusement voisines de 140 mm. De telles spatules permettent donc d'avoir des portances sensiblement similaires au niveau avant et arrière du ski, ce qui permet, en cas d'évolution dans la neige poudreuse, d'avoir des comportements sensiblement analogues quel que soit le sens de progression.

    [0042] A l'inverse, le patin (1) étant plus directionnel, car plus large au niveau avant, la conduite des virages et en particulier la phase de dérapage en fin de virages peut être mieux maîtrisée.

    [0043] Il ressort de ce qui précède que les skis conformes à l'invention présentent selon le choix des paramètres dimensionnels la capacité de réaliser des figures sur pistes damées tout en étant particulièrement bien adaptées pour l'évolution en neige poudreuse selon une pratique de "free ride".

    [0044] A l'inverse, l'invention permet également pour un ski globalement directionnel sur neige damée, d'évoluer dans les deux sens pour une pratique en neige poudreuse.


    Revendications

    1. Ski, comportant une zone patin (1) définie entre la ligne de contact avant (LCAV) et la ligne de contact arrière (LCAR), au-delà desquelles sont définies les spatules respectivement avant (2) et arrière (3), dont les longueurs mesurées jusqu'aux extrémités respectivement avant et arrière du ski sont supérieures à 250 millimètres, chaque spatule (2, 3) comportant une région de largeur maximale située respectivement en avant (LCAV) de la ligne de contact avant et en arrière (LCAR) de la ligne de contact arrière,
    le patin (1) présentant une ligne de cote telle que la largeur du ski (lMC) au milieu du patin est inférieure à celle mesurée au niveau des lignes de contact avant ou arrière (lCAV, lCAR),
    la semelle de glisse du ski présentant au niveau de la zone patin un cambre (d) tel que lorsque le ski repose non chargé sur un plan, le milieu du patin n'est pas au contact dudit plan,
    la largeur maximale (lMAV) de la spatule avant, étant sensiblement supérieure à la largeur maximale (lMAR) de la spatule arrière, caractérisé en ce que :

    la largeur du ski (lCAV, lCAR) est sensiblement identique au niveau des lignes de contact avant et arrière.


     
    2. Ski, comportant une zone patin définie entre la ligne de contact avant (LCAR) et la ligne de contact arrière (LCAR), au-delà desquelles sont définies les spatules respectivement avant (2) et arrière (3), dont les longueurs mesurées jusqu'aux extrémités respectivement avant et arrière du ski sont supérieures à 250 millimètres, chaque spatule comportant une région de largeur maximale située respectivement en avant de la ligne de contact avant et en arrière de la ligne de contact arrière, le patin présentant une ligne de cote telle que la largeur du ski (lMC) au milieu du patin est inférieure à celle (lCAR) mesurée au niveau de la ligne de contact arrière (lCAR), la semelle de glisse du ski présentant au niveau de la zone patin un cambre (d) tel que lorsque le ski repose non chargé sur un plan, le milieu du patin n'est pas au contact dudit plan, caractérisé en ce que :

    ■ la largeur du ski (lCAV) au niveau de la ligne de contact avant est sensiblement supérieure à la largeur du ski (lCAR) au niveau de la ligne de contact arrière ;

    ■ la largeur maximale (lMAV) de la spatule avant est sensiblement identique à la largeur maximale (lMAR) de la spatule arrière.


     
    3. Ski selon-la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le rayon R de la ligne de cote au niveau du milieu du patin est inférieure à 20 mètres, préférentiellement voisin de 18 mètres.
     
    4. Ski selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le cambre (d) est supérieur à 2 millimètres.
     
    5. Ski selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la distance entre les lignes de contact avant et arrière est comprise entre 70 et 115 centimètres.
     
    6. Ski selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que le rapport entre la longueur totale et longueur portante est compris entre 1,6 et 2,3, et préférentiellement entre 1,7 et 2.
     
    7. Ski selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la longueur de la spatule avant est supérieure à 450 millimètres.
     
    8. Ski selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la longueur de la spatule arrière est supérieure à 350 millimètres.
     
    9. Ski selon la revendication 1, caractérisé en ce que le rapport entre la largeur maximale (LMAV) de la spatule avant (3) divisé par la largeur maximale (LMAR) de la spatule arrière (3) est supérieure à 1,03, et préférentiellement supérieur à 1,05, voire 1,07.
     
    10. Ski selon la revendication 2, caractérisé en ce que le rapport entre la largeur (lCAV) mesurée au niveau de la ligne de contact avant, divisée par la largeur (lCAR) au niveau de la ligne de contact arrière est supérieur à 1,03, et préférentiellement supérieur à 1,05, voire 1,07.
     
    11. Ski selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la largeur maximale (lMAV) de la -spatule avant est supérieure à 110 millimètres et préférentiellement comprise entre 115 et 150 millimètres, préférentiellement entre 118 et 128 millimètres.
     


    Claims

    1. Ski comprising a waist area (1) defined between the front contact line (LCAV) and the rear contact line (LCAR) beyond which the front tip (2) and rear tip (3) are defined respectively, the lengths whereof measured as far as the respective front and rear ends of the ski exceed 250 mm, each tip (2, 3) comprising a maximum-width region located respectively in front (LCAV) of the front contact line and behind (LCAR) the rear contact line,
    the waist (1) having sidecuts such that the width of the ski (lMC) in the middle of the waist is less than the width measured at the front or rear contact lines (lCAV, lCAR),
    the base of the ski having, at the level of the waist area, a camber (d) such that when the ski is not loaded and rests on a plane, the middle of the waist is not in contact with said plane,
    the maximum width (lMAV) of the front tip being substantially greater than the maximum width (lMAR) of the rear tip,
    characterised in that:

    the width of the ski (lCAV, lCAR) is substantially identical at the front and rear contact lines.


     
    2. Ski comprising a waist area defined between the front contact line (LCAV) and the rear contact line (LCAR) beyond which the front tip (2) and rear tip (3) are defmed respectively, the lengths whereof measured as far as the respective front and rear ends of the ski exceed 250 mm, each tip comprising a maximum-width region located respectively in front of the front contact line and behind the rear contact line,
    the waist having sidecuts such that the width of the ski (lMC) in the middle of the waist is less than the width (lCAR) measured at the rear contact line (lCAR),
    the base of the ski having, at the level of the waist area, a camber (d) such that when the ski is not loaded and rests on a plane, the middle of the waist is not in contact with said plane,
    characterised in that:

    - the width of the ski (lCAV) at the front contact line is substantially greater than the width of the ski (lCAR) at the rear contact line;

    - the maximum width (lMAV) of the front tip is substantially identical to the maximum width (lMAR) of the rear tip.


     
    3. Ski as claimed in claim 1 or 2, characterised in that the radius R of the sidecuts at the level of the middle of the waist is less than 20 m and is preferably about 18 m.
     
    4. Ski as claimed in claim 1 or 2, characterised in that camber (d) exceeds 2 mm.
     
    5. Ski as claimed in claim 1 or 2, characterised in that the distance between the front and rear contact lines is 70 to 115 cm.
     
    6. Ski as claimed in either claim 1 or 2, characterised in that the ratio of the total length to the load-bearing length is 1.6 to 2.3 and preferably 1.7 to 2.
     
    7. Ski as claimed in claim 1 or 2, characterised in that the length of the front tip exceeds 450 mm.
     
    8. Ski as claimed in claim 1 or 2, characterised in that the length of the rear tip exceeds 350 mm.
     
    9. Ski as claimed in claim 1, characterised in that the ratio of the maximum width (LMAV) of the front tip (3) to the maximum width (LMAR) of the rear tip (3) exceeds 1.03 and preferably exceeds 1.05 or even 1.07.
     
    10. Ski as claimed in claim 2, characterised in that the ratio of the width (lCAV) measured at the front contact line to the width (lCAR) at the rear contact line exceeds 1.03 and preferably exceeds 1.05 or even 1.07.
     
    11. Ski as claimed in either claim 1 or 2, characterised in that the maximum width (lMAV) of the front tip exceeds 110 mm and is preferably 115 to 150 mm and preferably 118 to 128 mm.
     


    Ansprüche

    1. Ski, der einen Gleitbereich (1) umfasst, der zwischen der vorderen Kontaktlinie (LCAV) und der hinteren Kontaktlinie (LCAR) definiert ist, jenseits von denen eine vordere (2) bzw. hintere (3) Schaufel definiert ist, deren Längen, gemessen bis zum vorderen bzw. hinteren Ende des Skis, über 250 Millimeter betragen, wobei jede Schaufel (2, 3) einen Bereich größter Breite aufweist, der sich vor der vorderen Kontaktlinie (LCAV) bzw. hinter der hinteren Kontaktlinie (LCAR) befindet, wobei der Gleitbereich (1) eine Maßlinie aufweist, so dass die Breite des Skis (lMC) in der Mitte des Gleitbereichs kleiner ist als diejenige gemessen im Bereich der vorderen bzw. hinteren Kontaktlinie (lCAV, lCAR), wobei die Gleitsohle des Skis im Bereich des Gleitbereichs eine Wölbung (d) aufweist, so dass die Mitte des Gleitbereichs, wenn der Ski unbelastet auf einer Ebene aufliegt, nicht mit dieser Ebene in Kontakt ist, wobei die größte Breite (lMAV) der vorderen Schaufel im Wesentlichen größer ist als die größte Breite (lMAR) der hinteren Schaufel, dadurch gekennzeichnet, dass:

    die Breite des Skis (lCAV, lCAR) im Bereich der vorderen und hinteren Kontaktlinie im Wesentlichen gleich ist.


     
    2. Ski, der einen Gleitbereich umfasst, der zwischen der vorderen Kontaktlinie (LCAV) und der hinteren Kontaktlinie (LCAR) definiert ist, jenseits von denen eine vordere (2) bzw. hintere (3) Schaufel definiert ist, deren Längen, gemessen bis zum vorderen bzw. hinteren Ende des Skis, über 250 Millimeter betragen, wobei jede Schaufel einen Bereich größter Breite aufweist, der sich vor der vorderen Kontaktlinie bzw. hinter der hinteren Kontaktlinie befindet, wobei der Gleitbereich eine Maßlinie aufweist, so dass die Breite des Skis (lMC) in der Mitte des Gleitbereichs kleiner ist als diejenige (lCAR) gemessen im Bereich der hinteren Kontaktlinie (LCAR), wobei die Gleitsohle des Skis im Bereich des Gleitbereichs eine Wölbung (d) aufweist, so dass die Mitte des Gleitbereichs, wenn der Ski unbelastet auf einer Ebene aufliegt, nicht mit dieser Ebene in Kontakt ist, dadurch gekennzeichnet, dass:

    die Breite des Skis (lCAV) im Bereich der vorderen Kontaktlinie im Wesentlichen größer ist als die Breite des Skis (lCAR) im Bereich der hinteren Kontaktlinie;

    die größte Breite (lMAV) der vorderen Schaufel im Wesentlichen gleich der größten Breite (lMAR) der hinteren Schaufel ist.


     
    3. Ski nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, dass der Radius R der Maßlinie im Bereich der Mitte des Gleitbereichs kleiner als 20 Meter ist, vorzugsweise um die 18 Meter beträgt.
     
    4. Ski nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, dass die Wölbung (d) höher als 2 Millimeter ist.
     
    5. Ski nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, dass der Abstand zwischen der vorderen und hinteren Kontaktlinie zwischen 70 und 115 Zentimeter beträgt.
     
    6. Ski nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, dass das Verhältnis zwischen der Gesamtlänge und der tragenden Länge zwischen 1,6 und 2,3 und vorzugsweise zwischen 1,7 und 2 beträgt.
     
    7. Ski nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, dass die Länge der vorderen Schaufel größer als 450 Millimeter ist.
     
    8. Ski nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, dass die Länge der hinteren Schaufel größer als 350 Millimeter ist
     
    9. Ski nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass das Verhältnis zwischen der größten Breite (lMAV) der vorderen Schaufel (2) geteilt durch die größte Breite (lMAR) der hinteren Schaufel (3) über 1,03 und vorzugsweise über 1,05, ja sogar 1,07 beträgt.
     
    10. Ski nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, dass das Verhältnis zwischen der Breite (lCAV) gemessen im Bereich der vorderen Kotaktlinie geteilt durch die Breite (lCAR) im Bereich der hinteren Kontaktlinie über 1,03 und vorzugsweise über 1,05, ja sogar 1,07 beträgt.
     
    11. Ski nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, dass die größte Breite (lMAV) der vorderen Schaufel über 110 Millimeter und vorzugsweise zwischen 115 und 150 Millimeter, vorzugsweise zwischen 118 und 128 Millimeter beträgt.
     




    Dessins








    Références citées

    RÉFÉRENCES CITÉES DANS LA DESCRIPTION



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