[0001] La présente invention concerne un dispositif de retenue d'une chaussure sur une planche
de glisse.
[0002] Un tel dispositif de retenue est connu du document
FR 2 775 613. Ce dispositif, comporte un élément de retenue avant non déclenchable automatiquement
et un élément de retenue arrière non déclenchable automatiquement. Un tel dispositif
offre une sécurité optimale pour les planches de glisse de petite taille. En revanche,
il peut être souhaitable lorsqu'on utilise des planches de glisse de taille plus importante,
que le dispositif de retenue comporte des moyens de déclenchement de sécurité automatique
qui libéreront la chaussure en fonction des efforts auxquels cette dernière est soumise.
[0003] Pour répondre à ce problème, le document
CH 666624 propose de fixer un élément de retenue avant non déclenchable et un élément de retenue
arrière non déclenchable, de type « step-in », sur une plaque, laquelle est montée
de façon « déclenchable » sur la planche de glisse. Les moyens de déclenchement de
sécurité consistent en un « élément de talon » (Fersenelement), lequel contient un
ressort. Pendant une phase de ski, lorsque les efforts auxquels est soumise la plaque
sont tels qu'ils génèrent une contraction suffisante du ressort, la plaque est libérée.
Un tel dispositif n'est pas entièrement satisfaisant dans la mesure où lorsque le
déclenchement de sécurité se produit, la plaque reste solidaire de la chaussure et
il faut qu'après le déclenchement de sécurité, l'utilisateur retire la chaussure des
éléments de retenue avant et arrière. L'utilisation d'un tel dispositif se révèle
compliqué et peu intuitif. D'autre part, ce dispositif n'offre pas une sécurité suffisante.
En effet, le déclenchement se faisant contre la force d'un seul ressort lequel étant
placé selon un axe parallèle au ski, un tel dispositif ne pourra réagir de façon adéquate
aux efforts qui s'exercent suivant toutes les directions. De plus, dans un dispositif
tel que celui-ci, on peut difficilement adapter ou modifier le seuil de déclenchement.
En général, il est prévu la possibilité de changer la précontrainte du ressort pour
faire varier l'unique seuil de déclenchement, mais il est impossible de faire varier
indépendamment des autres, plusieurs seuils de déclenchement, par exemple dans le
cas où le seuil déclenchement latéral est plus faible que le seuil de déclenchement
vertical. Enfin, un tel dispositif de retenue ne permet que de faire dépendre le seuil
de déclenchement des efforts instantanés auxquels la chaussure est soumise. En aucun
cas on pourra permettre un déclenchement qui dépendrait du temps d'application desdits
efforts.
[0004] Le document
FR 2418657 décrit un dispositif de fixation à déclenchement commandé par un circuit électronique
comprenant des crochets retenant les faces latérales de la semelle d'une chaussure.
[0005] Le document
EP 13378275 décrit un dispositif de fixation qui complète une fixation de ski alpin classique
comprenant une butée et une talonnière déclenchable avec un déclenchement supplémentaire
commandé par un circuit électronique.
[0006] L'invention a pour objet de fournir un dispositif de retenue d'une chaussure sur
une planche de glisse, dont le fonctionnement est amélioré par rapport aux dispositifs
de l'art antérieur. Notamment, l'invention a pour objet de fournir un dispositif de
retenue de sécurité d'une chaussure sur une planche de glisse permettant un comportement
simple et intuitif.
[0007] L'invention a également pour objectif de fournir un dispositif de retenue d'une chaussure
sur une planche de glisse qui permette un comportement sécurisé car il sera susceptible
de réagir de façon adéquate aux efforts quelle que soit la direction dans laquelle
ceux-ci sont exercés.
[0008] L'invention a également pour objectif de fournir un dispositif de retenue qui permet
une très grande adaptabilité de la loi définissant le seuil de déclenchement en fonction
du temps d'application des efforts.
[0009] L'objet de l'invention est atteint par la fourniture d'un dispositif de retenue d'une
chaussure sur une planche de glisse suivant la revendication 1. On pourrait également
dire que le mouvement de translation de la platine est libéré en fonction des valeurs
fournies par lesdits moyens de mesure. Cette libération prenant place grâce à des
moyens d'actionnement.
[0010] De préférence, le dispositif de retenue comprend un dispositif de déclenchement,
qui inclut lesdits moyens de mesures ainsi que des moyens d'actionnement de ladite
platine dans son mouvement de translation.
[0011] Le dispositif de déclenchement du dispositif de retenue selon l'invention utilise
des moyens de mesure, tels que des jauges de contrainte qui permettent de mesurer
avec précision les efforts qui sont transmis entre la chaussure et la planche de glisse
dans toutes les directions. Les valeurs mesurées sont traitées par un circuit électronique
de commande, qui permet de prendre en compte le temps d'application des efforts à
la prise de décision du déclenchement. De plus la loi de déclenchement pourra être
adaptée et mise à jour en fonction des utilisateurs ou de l'avancée des connaissances
en traumatologie des accidents de ski.
[0012] De préférence, lesdits moyens de mesures comprennent un capteur avant et un capteur
arrière.
[0013] De préférence, le dispositif de retenue selon l'invention comprend une tringle dont
une première extrémité est reliée à ladite platine et en ce que lesdits moyens d'actionnement
comprennent un boîtier d'actionneur qui, en position fermée, retient une deuxième
extrémité de ladite tringle et qui, en position ouverte, libère ladite tringle pour
effectuer le déclenchement.
[0014] De préférence, ledit boîtier actionneur comprend un moteur électrique.
[0015] Dans un mode de réalisation de l'invention, ledit élément de retenue arrière non
déclenchable est constitué par un étrier.
[0016] Dans un autre mode de réalisation de l'invention, ledit élément de retenue arrière
non déclenchable comprend une talonnière step-in.
[0017] La laxité énergisée améliore le confort, la skiabilité et la performance de la planche
de glisse équipée du dispositif de retenue.
[0018] L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit à laquelle
est annexé le dessin dans lequel:
La figure 1 est une vue en perspective d'un premier mode de réalisation n'appartenant
pas à l'invention.
Les figures 2, 3 et 4 sont des vues de côté d'un mode de réalisation de l'invention.
La figure 2a est une vue de dessus partielle du mode de réalisation de la figure 2.
La figure 5 est une vue de côté similaire à la figure 2 d'un mode de réalisation n'appartenant
pas à l'invention.
La figure 5a est une vue de dessus partielle de la figure 5.
La figure 6 est une vue en perspective partiellement coupée du dispositif de déclenchement
selon un mode de réalisation de l'invention, lorsqu'il est en position "fermée".
La figure 7 est une vue similaire à la figure 6, lorsque le dispositif de déclenchement
supplémentaire est en position "ouverte".
La figure 8 est une vue en perspective partiellement coupée du dispositif de déclenchement
supplémentaire selon un autre mode de réalisation de l'invention, lorsqu'il est en
position "fermée".
La figure 9 est une vue similaire à la figure 8, lorsque le dispositif de déclenchement
supplémentaire est en position "ouverte".
La figure 1 décrit un engin de glisse comprenant une planche de glisse 1, qui en l'occurrence
est un ski, partiellement dessiné, un élément de retenue avant non déclenchable 2,
un élément de retenue arrière non déclenchable 3 et un dispositif de déclenchement
4.
[0019] L'élément de retenue avant 2 est constitué par un étrier avant 33. Ce dernier est
réalisé en fil d'acier coudé en différents endroits de façon à définir différents
segments. Parmi ces segments, on trouve le segment de retenue 35 qui est destiné à
venir au contact de l'embout avant de la chaussure ainsi que les segments pivot 36
qui sont logés dans une ouverture correspondante de l'embase avant 37 de l'élément
de retenue avant 2, de façon à permettre la rotation de l'étrier avant 33 autour desdits
segments pivots 36.
[0020] L'élément de retenue arrière 3 est constitué par un étrier arrière 34, également
réalisé en fil d'acier coudé en différents endroits de façon à définir différents
segments. Parmi ces segments, on trouve le segment d'actionnement 38 sur lequel est
monté pivotant un levier 39, ainsi que les segments pivot 36 qui sont logés dans une
ouverture correspondante de l'embase arrière 40 de l'élément de retenue arrière 3.
[0021] Le levier 39 comprend une partie basse appelée talon 41 qui vient se caler contre
l'embout arrière 62 de la chaussure 20 et une poignée d'actionnement 42.
[0022] Lors de la fixation de la chaussure dans le dispositif de retenue, l'utilisateur
vient poser son pied, chaussé, sur les éléments de retenue avant et arrière tout en
glissant l'avant de la chaussure sous l'étrier avant. Ensuite, prenant le levier 39
en main, il vient poser le talon 41 du levier 39 sur l'embout arrière de la chaussure
et bascule le levier contre la tige de la chaussure. L'élément de retenue avant 2
comme l'élément de retenue arrière 3 sont dit non-déclenchables dans la mesure où
pour désolidariser la chaussure des éléments de retenue, il est nécessaire de manoeuvrer
à nouveau le levier dans le sens opposé et en aucun cas, quels que soient les efforts
auxquels, ces derniers sont soumis, il y aura un déclenchement, c'est-à-dire une ouverture
automatique, des éléments de retenue.
[0023] L'élément de retenue arrière 3, est fixé sur une platine 43 pouvant coulisser dans
une glissière 7.
[0024] L'élément de retenue avant 2, est fixé sur un élément d'interface avant 5, lequel
est fixé sur le ski 1.
[0025] L'élément de retenue arrière 3 comprend une glissière 7 dans laquelle le corps de
l'élément de retenue arrière 3 peut coulisser.
[0026] Le dispositif de déclenchement 4 comprend un boîtier actionneur 8, un boîtier de
commande 9 et un capteur avant 11, respectivement arrière 12, placés dans l'élément
d'interface avant 5, respectivement l'élément d'interface arrière 6.
[0027] Le boîtier de commande 9 comprend un circuit électronique et un dispositif d'interface
homme/machine incluant un afficheur.
[0028] Le boîtier actionneur 8 est relié au corps de l'élément de retenue arrière par une
tringle 10 susceptible de se déplacer longitudinalement en entraînant la platine 43,
laquelle coulisse dans la glissière 7.
[0029] Les capteurs avant 11 et arrière 12 mesurent en permanence les efforts auxquels ils
sont soumis et transmettent ces valeurs au boîtier de commande. Le traitement de ces
valeurs en fonction d'une loi de déclenchement conduit le circuit électronique du
boîtier de commande à générer un ordre d'actionnement de la tringle 10, laquelle éloigne
la platine 43, et par conséquent, l'élément de retenue arrière 3, de l'élément de
retenue avant 2, ce qui libère la chaussure.
[0030] Les efforts mesurés par les capteurs avant 11 et arrière 12 sont représentatifs des
efforts auxquels sont soumis la jambe et le pied de l'utilisateur. Une loi de déclenchement
simple peut se contenter de reproduire le fonctionnement d'une fixation de sécurité
traditionnelle mécanique, c'est-à-dire une fixation de sécurité dans laquelle le déclenchement
se fait contre la force d'un ressort. Dans une telle loi de déclenchement, lorsque
les efforts mesurés par le capteur avant 11 ou le capteur arrière 12 dépassent un
certain seuil, l'ordre d'actionnement de la tringle est donné. Bien entendu, l'invention
ne se limite pas à une telle loi de déclenchement, et toute autre loi de déclenchement
est applicable dans le cadre de l'invention. Pour n'en citer que quelques unes, des
lois de déclenchement, dans lesquelles il sera tenu compte du temps d'application
des efforts, ou des angles de flexion du genou sont également envisageables dans le
cadre de l'invention.
[0031] La présence d'un capteur à l'avant et d'un autre à l'arrière n'est pas une caractéristique
limitative de l'invention. En effet, il est également possible de n'avoir qu'un seul
capteur.
[0032] La figure 2 montre en vue de côté, un mode de réalisation de l'invention. L'élément
de retenue avant 2 est constitué d'un serre-semelle 44 fixé sur une embase avant 37.
Le serre-semelle 44 comprend une portion en saillie destinée à prendre appui sur l'embout
avant 61 de la chaussure 20 de ski. L'élément de retenue avant 2 comprend également
une plaque d'appui 45 pouvant coulisser transversalement. La fixation du serre-semelle
44 sur l'embase avant 37 est telle qu'il possède une certaine laxité latérale et verticale.
Cette double laxité est énergisée et élastique par l'utilisation de ressort ou de
silentbloc, c'est-à-dire de pièce en caoutchouc ou en matériau équivalent.
[0033] La figure 2a décrit une vue partielle de dessus du serre-semelle 44. Ce dernier est
fixé sur l'embase avant 37 par l'intermédiaire d'une vis de fixation 63. Le serre-semelle
peut pivoter suivant l'axe de la vis de fixation autour d'une position centrale. Ce
mouvement de pivot est limité angulairement. Dans le mouvement de pivot, le serre-semelle
44 vient comprimer le bloc d'élastomère 64 qui se trouve dans un logement ménagé dans
le serre-semelle et au contact de la vis de fixation.
[0034] L'élasticité latérale est utilisée pour amortir les chocs en latéral et améliore
le confort d'utilisation et la skiabilité par une meilleure tolérance du dispositif
de retenue.
[0035] L'élasticité verticale est utilisée pour permettre une adaptation de l'élément de
retenue avant 2 à des chaussures dont les embouts avant ont des hauteurs différentes
ainsi qu'à compenser l'apparition d'une éventuelle cale de neige entre la plaque d'appui
et le dessous de la semelle.
[0036] On pourra prévoir des moyens d'adaptation de l'élasticité de façon à améliorer la
performance sur neige.
[0037] L'élément de retenue arrière 3 est constitué par une talonnière « Step-in » 46. La
talonnière 46 est fixée sur une platine 43 par l'intermédiaire d'un cavalier 47, lui-même
fixé par vis dans les flancs de la platine 43. Des ouvertures oblongues 48 sont ménagées
dans le socle 49 de la talonnière 46 de façon à permettre l'adaptation du dispositif
aux différentes longueurs de chaussure.
[0038] La figure 4 décrit en coupe longitudinale la talonnière 46 en position fermée. Elle
comprend un levier 39 monté pivotant sur le socle 49 autour d'un premier axe 50 et
une mâchoire 53 montée, pivotante, sur le socle 49 autour d'un deuxième axe 51. Une
pédale 52 est montée pivotante sur la mâchoire 53 autour d'un troisième axe 54, mais
ne dispose que d'un angle de rotation très faible par rapport à celle-ci. Entre la
pédale 52 et le levier 39 sont disposés deux ressorts de torsion 55, identiques, et
placés symétriquement par rapport à l'axe longitudinal du ski. L'un de ces ressorts
55 est visible à la figure 4. Ces ressorts 55 sont constitués d'un fil métallique
entouré autour du premier axe 50 dont la première des extrémités fixée à la mâchoire
53 tandis que l'autre est mise en pression contre un ergot 56 de la pédale 52.
[0039] Les ressorts 55 ont pour rôle de fournir l'énergie nécessaire à un chaussage automatique
de la chaussure dans la fixation de ski. En effet, lorsque l'utilisateur vient placer
son pied, chaussé dans une chaussure de ski, dans le dispositif de retenue, il place
l'extrémité avant de la chaussure, porteuse de l'embout avant, dans le serre semelle
44. Puis, par un mouvement de bascule, il vient poser l'arrière de la chaussure 20
dans la talonnière 46, laquelle se trouve alors dans la configuration décrite à la
figure 4. La talon de la chaussure se pose puis exerce une pression sur la pédale
52. Dans sons mouvement de rotation vers le bas, elle entraîne la mâchoire. L'énergie
accumulée dans les ressorts 55 a alors une double fonction. D'une part, elle accentue
le mouvement de pivot de la mâchoire 53, d'autre part elle entraîne le levier 39 dans
un mouvement de rotation vers le haut, jusqu'à ce qu'une première butée 57 placée
sur le levier vienne en appui contre une seconde butée 58 de la mâchoire. La chaussure
est alors fermement retenue entre le serre-semelle et la talonnière 46. Tant qu'il
y a engagement mécanique entre la première butée 57 du levier et de la deuxième butée
58 de la mâchoire, il ne peut y avoir d'ouverture de la talonnière « step-in », et
ce quels que soient les efforts auxquels sont soumis les éléments de retenue, c'est-à-dire
quels que soient les efforts auxquels est soumise la jambe du skieur. Pour ouvrir
la talonnière « Step in » et libérer la chaussure il faut basculer le levier 39 en
arrière depuis la position qu'il occupe à la figure 2, de façon à désengager mécaniquement
levier et mâchoire.
[0040] Le déclenchement de sécurité est réalisé par l'intermédiaire d'un dispositif de déclenchement
similaire à celui qui a été décrit à la figure 1, et dont la description ne sera pas
reprise en détail dans ce paragraphe.
[0041] La figure 3 décrit le mode de réalisation de la figure 2 après que celui-ci a déclenché
et libéré la chaussure 20. Pour effectuer le déclenchement, le boîtier actionneur
8 libère la tringle 10 et l'élément de retenue arrière peut coulisser vers l'arrière.
Le boîtier actionneur 8 comprend un moteur rotatif, un électro-aimant ou tout autre
moyen d'actionnement. Le détail du fonctionnement du boîtier actionneur 8 sera expliqué
plus loin dans le texte. Il est important de noter que même après que le dispositif
de retenue a déclenché, la talonnière step-in est toujours en position fermée. C'est
simplement parce que la distance qui la sépare du serre-semelle a augmenté que la
chaussure a pu être libérée. Pour pouvoir, chausser à nouveau, l'utilisateur devra
actionner le levier 39 pour réarmer la talonnière step-in.
[0042] La figure 5 décrit un mode de réalisation n'appartenant pas à l'invention qui diffère
du mode de réalisation précédent en ce que l'élément de retenue avant est constitué
par un étrier avant 33. Ce dernier est réalisé en fil d'acier coudé en différents
endroits de façon à définir différents segments. Parmi ces segments, on trouve le
segment de retenue 35 qui est destiné à venir au contact de l'embout avant de la chaussure
ainsi que les segments pivot 36 qui sont logés dans une ouverture correspondante de
l'embase avant 37 de l'élément de retenue avant 2, de façon à permettre la rotation
de l'étrier avant 33 autour desdits segments pivots 36.
[0043] L'étrier avant 33 comporte en outre des segments de souplesse 59, lesquels sont au
contact des flancs de l'embase avant 37.
[0044] Comme on peut le voir sur la figure 5b, les flancs de l'embase avant 37 comportent
des rampes 60 placées de part et d'autre de la position naturelle des segments de
souplesse 59, laquelle est sensiblement verticale. Au-delà et en deçà de cette position
naturelle les segments de souplesse 59 peuvent légèrement pivoter et glisser sur les
rampes 60. Le glissement des segments de souplesse 59 sur les rampes impose une déformation
élastique de l'étrier. C'est cette déformation qui donne l'énergie du mouvement de
retour de l'étrier dans sa position naturelle verticale.
[0045] Les figures 6 et 7 décrivent le boîtier actionneur 8 du dispositif d'actionnement
en position "fermée" puis en position "ouverte".
[0046] Celui-ci comprend un bloc 13 recevant les différentes pièces constituant le boîtier
actionneur 8. Le bloc 13 comprend un logement longitudinal dans lequel la tringle
10 peut pénétrer. A la fin de ce logement se trouve un puits vertical recevant un
déclencheur 14.
[0047] Le déclencheur 14 est un déclencheur rotatif. Sa partie supérieure comprend une encoche
15 et sa partie inférieure comprend une première roue dentée 16.
[0048] Le moyen d'actionnement du dispositif de déclenchement est constitué par un moteur
électrique 17 rotatif, dont l'arbre de sortie porte une deuxième roue dentée 18. L'alimentation
du moteur se fait grâce à une pile électrique 19.
[0049] Un pion cylindrique 21 est fixé à l'extrémité de la tringle 10. En position fermée,
ce pion 21 est reçu dans l'encoche 15 du déclencheur 14.
[0050] Le dispositif de déclenchement est représenté à la figure 6 en position "fermée".
Dans cette position le déclencheur 14 a une position angulaire telle que le pion 21
ne peut s'échapper de l'encoche 15. Lorsqu'on se trouve dans cette disposition, et
que d'autre part, les éléments de retenue avant et arrière sont tous deux en position
« en prise », la chaussure est solidaire de la planche de glisse. En fait, dans cette
situation la chaussure ne peut être libérée que lorsque l'un ou l'autre, ou les deux,
éléments de retenue avant et arrière passe de la position « en prise » à la position
« libre ».
[0051] Les capteurs avant 11, capteurs arrière 12 et le boîtier actionneur 8 sont reliés
au boîtier de commande 9. A tout moment, les capteurs avant 11 et arrière 12 transmettent
au boîtier de commande les contraintes auxquelles ils sont soumis. Le boîtier de commande
9 traite cette information et décide s'il y a lieu de relâcher la chaussure en ouvrant
le dispositif de déclenchement 4.
[0052] Dès que le boîtier de commande a décidé que la situation nécessite la libération
de la chaussure, un ordre est passé au moteur 17, lequel se met en rotation. La rotation
de la deuxième roue dentée 18 entraîne la rotation de la première roue dentée 16 avec
laquelle elle est en prise. Le déclencheur 14 tourne d'un quart de tour et se retrouve
dans la position décrite à la figure 7, c'est-à-dire de telle façon que l'encoche
soit ouverte en direction de l'élément de retenue arrière 3. Dans cette position,
le pion 21 n'est plus retenu et peut sortir de l'encoche 15. L'élément de retenue
arrière 3 est par conséquent libre de coulisser vers l'arrière sous l'effet des efforts
s'exerçant sur la chaussure, ce qui la libère.
[0053] Pour pouvoir rechausser, l'utilisateur doit réarmer le dispositif de déclenchement
supplémentaire. Pour ce faire, il fait coulisser l'élément de retenue arrière 3 en
direction de l'élément de retenue avant 2. La tringle 10 est également translatée
dans cette même direction jusqu'à ce que le pion 21 vienne se loger dans l'encoche
15. Au moment où le pion 21 est dans l'encoche 15, la tringle actionne un contacteur
22 qui se trouve placé latéralement. Le contacteur 22 est à l'origine d'une nouvelle
commande de mise en rotation du moteur électrique d'un quart de tour de telle façon
que le déclencheur reprenne la position décrite à la figure 6, c'est-à-dire la position."fermée".
[0054] Les figures 8 et 9 décrivent le boîtier actionneur 8 selon un autre mode de réalisation
de l'invention. Pour des raisons de simplicité, seules les pièces qui se distinguent
du premier mode de réalisation seront décrites ici.
[0055] Le boîtier actionneur 8 comprend un bloc 13 qui reçoit les différentes pièces, et
notamment un chariot 23 coulissant dans une direction longitudinale. Une platine 24
est montée dans le chariot et peut tourner autour d'un axe principal 28 orienté verticalement.
A la base de cette platine 24 se trouve une première roue dentée 16, non visible sur
les figures 8 et 9 car elle est cachée par la platine 24 qui a un diamètre plus important.
[0056] Un moteur électrique 17 est également fixé dans le chariot 23. Il comprend sur son
arbre de sortie, orienté verticalement, une deuxième roue dentée 18 en prise avec
la première roue dentée 16. Le moteur constitue le moyen d'actionnement rotatif de
la platine, et on le verra plus loin, du dispositif de déclenchement.
[0057] Une première biellette 25 est fixée dans une entaille inférieure 26 ménagée dans
la platine 24. Cette première biellette 25 est montée rotative par la première de
ses extrémités autour d'un premier axe secondaire orienté verticalement 27. La deuxième
extrémité de la première biellette 25 est fixée sur le bloc. Par la rotation de la
platine 24, le point d'attache de la première extrémité de la biellette 25 se déplace
autour de l'axe principal 28 d'une distance égale au double de la distance séparant
l'axe principal et le premier axe secondaire 27. Cela a pour effet le coulissement
du chariot 23 dans le bloc 13.
[0058] La platine comprend également une entaille supérieure 29. La première extrémité d'une
deuxième biellette 30 est montée rotative autour d'un deuxième axe secondaire 31 dans
cette entaille supérieure 29.
[0059] Le deuxième axe secondaire 31 est diamétralement opposé au premier axe secondaire
27 par rapport à l'axe principal.
[0060] La deuxième extrémité de la deuxième biellette 30 est fixée à la tringle 10 (non
représentée sur cette figure), laquelle est comme pour le mode de réalisation précédent
reliée au corps de l'élément de retenue arrière.
[0061] La rotation de la platine 24, générée par le moteur entraîne le déplacement de la
première extrémité de la deuxième biellette d'une distance égale au double de la distance
séparant l'axe principal 28 du deuxième axe secondaire 31.
[0062] Le mécanisme représenté à la figure 8, l'est en position "fermée", c'est-à-dire lorsque
l'élément de retenue arrière est contre la chaussure de ski. Dans cette position l'axe
principal 28, le premier axe secondaire 27 et le deuxième axe secondaire 31 ne sont
pas rigoureusement alignés. En effet le deuxième axe secondaire est légèrement au-delà
de la position d'équilibre instable qu'il aurait si ces trois axes étaient alignés.
Etant donné que l'élément de retenue arrière exerce au travers de la tringle 10 une
force de traction sur la deuxième biellette, la platine 24 ne peut rester dans la
disposition représentée à la figure 4 que dans la mesure où une butée 32, solidaire
de la platine, stoppe la rotation de la platine 24 lorsque celle-ci est au contact
de la deuxième biellette 30.
[0063] Lorsqu'un ordre de déclenchement est fourni au boîtier d'actionnement par le boîtier
de commande, le moyen d'actionnement rotatif du dispositif de déclenchement constitué
par le moteur fait tourner la platine 24 suffisamment pour qu'elle dépasse le point
d'équilibre instable constitué par l'alignement des trois axes 27, 28 et 31. La platine
24 est alors automatiquement entraînée en rotation par la traction qu'exerce sur elle
l'élément de retenue arrière via la tringle 10 et la deuxième biellette 30. A la fin
de la rotation, le dispositif se trouve dans la disposition représentée à la figure
9. Dans cette disposition, les trois axes 27, 28 et 31 sont alignés.
[0064] Grâce à un tel dispositif, la course de translation de l'élément de retenue arrière
3 est égale au double de la distance séparant l'axe principal du premier axe secondaire
additionné du double de la distance séparant l'axe principal 28 du second axe secondaire
31.
[0065] Bien entendu, d'autres boîtiers d'actionnement 8 sont envisageables dans le cadre
de l'invention.
[0066] L'invention ne se limite pas aux quelques modes de réalisations décrits ci-dessus
à titre d'exemple. On pourra par exemple envisager que le dispositif de déclenchement
supplémentaire n'agira non plus en translatant l'élément de retenue arrière, mais
en le faisant pivoter. Mais encore; en translatant, ou en faisant pivoter, l'élément
de retenue avant. Enfin, il est également envisageable que le dispositif de déclenchement
supplémentaire agisse sur l'élément de retenue avant et sur l'élément de retenue arrière.
NOMENCLATURE
[0067]
- 1-
- planche de glisse
- 2-
- élément de retenue avant
- 3-
- élément de retenue arrière
- 4-
- dispositif de déclenchement
- 5-
- élément d'interface avant
- 6-
- élément d'interface arrière
- 7-
- glissière
- 8-
- boîtier actionneur
- 9-
- boîtier de commande
- 10-
- tringle
- 11-
- capteur avant
- 12-
- capteur arrière
- 13-
- bloc
- 14-
- déclencheur
- 15-
- encoche
- 16-
- première roue dentée
- 17-
- moteur électrique
- 18-
- deuxième roue dentée
- 19-
- pile électrique
- 20-
- chaussure
- 21-
- pion
- 22-
- contacteur
- 23-
- chariot
- 24-
- platine
- 25-
- première biellette
- 26-
- entaille inférieure
- 27-
- premier axe secondaire
- 28-
- axe principal
- 29-
- entaille supérieure
- 30-
- deuxième biellette
- 31-
- deuxième axe secondaire
- 32-
- butée
- 33-
- étrier avant
- 34-
- étrier arrière
- 35-
- segment de retenue
- 36-
- segment pivot
- 37-
- embase avant
- 38-
- segment d'actionnement
- 39-
- levier
- 40-
- embase arrière
- 41-
- talon
- 42-
- poignée d'actionnement
- 43-
- platine
- 44-
- serre-semelle
- 45-
- plaque d'appui coulissante
- 46-
- talonnière
- 47-
- cavalier
- 48-
- ouverture
- 49-
- socle
- 50-
- premier axe
- 51-
- deuxième axe
- 52-
- pédale
- 53-
- mâchoire
- 54-
- troisième axe
- 55-
- ressort
- 56-
- ergot
- 57-
- butée de mâchoire
- 58-
- butée de levier
- 59-
- segments de souplesse
- 60-
- rampe
- 61-
- embout avant
- 62-
- embout arrière
- 63-
- vis de fixation
- 64-
- bloc d'elastomère
1. Device for holding a boot (20) on a gliding board, which includes a non-releasable
front holding element (2) and a non-releasable rear holding element (3) and means
for measuring the stresses to which said boot (20) is subjected when secured to said
holding device, one at least of said front holding element (2) and rear holding element
(3) being secured on a plate (43) driven in a translational movement, wherein said
translational movement is controlled on the basis of the values provided by said measuring
means, characterized in that said non-releasable front holding element (2) comprises a sole clamp (44), and in that it includes vertical pivot means and elastic-return means in order to provide a degree
of energised looseness for said front holding element (2).
2. Holding device according to Claim 1, characterized in that it comprises a release device (4) that includes said measuring means and also means
for actuating said plate in the latter's translational movement.
3. Holding device according to Claim 2, characterized in that said measuring means comprise a front sensor (11) and a rear sensor (12).
4. Holding device according to one of Claims 2 and 3, characterized in that it comprises a rod (10), a first end of which is connected to said plate (43), and
in that said actuating means comprise an actuating casing (8) that, in the closed position,
holds a second end of said rod (10) and, in the open position, releases said rod (10)
to generate the release.
5. Holding device according to Claim 4, characterized in that said actuating casing (8) comprises an electric motor (17).
6. Holding device according to one of the preceding claims, characterized in that said non-releasable rear holding element (3) comprises a stirrup device.
7. Device for holding a boot according to Claim 1, characterized in that said non-releasable rear holding element (2) comprises a step-in heelpiece (46) allowing
automatic fastening of the boot into the binding.
1. Vorrichtung zum Halt eines Schuhs (20) auf einem Gleitbrett, die ein nicht auslösbares
vorderes Halteelement (2) und ein nicht auslösbares hinteres Halteelement (3) und
Einrichtungen zum Messen der Kräfte enthält, denen der Schuh (20) ausgesetzt ist,
wenn er an der Haltevorrichtung befestigt ist, wobei mindestens eines der vorderen
(2) und hinteren Halteelemente (3) an einer Platte (43) befestigt ist, die in einer
Translationsbewegung bewegt wird, wobei die Translationsbewegung abhängig von den
von den Messeinrichtungen gelieferten Werten gesteuert wird, dadurch gekennzeichnet, dass das vordere nicht auslösbare Halteelement (2) einen Sohlenhalter (44) enthält, und
dass sie Einrichtungen zum senkrechten Schwenken und elastische Rückstelleinrichtungen
enthält, um eine gewisse unter Spannung stehende Lockerheit des vorderen Haltelements
(2) zu gewährleisten.
2. Haltevorrichtung nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass sie eine Auslösevorrichtung (4) enthält, die die Messeinrichtungen sowie Betätigungseinrichtungen
der Platte in ihrer Translationsbewegung umfasst.
3. Haltevorrichtung nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, dass die Messeinrichtungen einen vorderen Sensor (11) und einen hinteren Sensor (12) enthalten.
4. Haltevorrichtung nach einem der Ansprüche 2 bis 3, dadurch gekennzeichnet, dass sie eine Stange (10) enthält, von der ein erstes Ende mit der Platte (43) verbunden
ist, und dass die Betätigungseinrichtungen ein Betätigungsgehäuse (8) enthalten, das
in der geschlossenen Stellung ein zweites Ende der Stange (10) hält, und das in der
offenen Stellung die Stange (10) freisetzt, um die Auslösung durchzuführen.
5. Haltevorrichtung nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, dass das Betätigungsgehäuse (8) einen Elektromotor (17) enthält.
6. Haltevorrichtung nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass das hintere nicht auslösbare Halteelement (3) aus einem Bügel besteht.
7. Vorrichtung zum Halt eines Schuhs nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass das hintere nicht auslösbare Halteelement (2) einen Step-in-Fersenhalter (46) enthält,
der eine Anschnallautomatik gewährleistet.