[0001] La présente invention concerne la conception et la réalisation d'un appareil de levage
télescopique du type à entraînement par pignon et crémaillère. Un tel dispositif permet
de déplacer une charge verticalement sur quelques mètres. Il comporte un mât à développement
télescopique qui peut être équipé suivant les besoins, à sa base d'un système de piétement
fixe ou mobile et en partie supérieure de tout système permettant la fixation ou la
manipulation de la charge.
[0002] On connaît des mâts télescopiques qui comportent des modules coulissant verticalement
les uns sur les autres et dans lesquels le mouvement d'un module supérieur par rapport
à un module inférieur est obtenu par l'intermédiaire d'un ou de plusieurs câbles reliant
les modules entre eux. Un effort de traction exercé sur la manivelle d'un treuil qui
est fixé à l'extérieur du module inférieur, à la base du dispositif, et auquel est
reliée l'extrémité d'un des câbles, assure le déploiement du dispositif et permet
le déplacement vertical de la charge attachée au module supérieur.
[0003] L'utilisation d'un câble entraîné par treuil présente l'inconvénient de nécessiter
un ensemble complexe de poulies qui génère des frictions importantes, ce qui impose
d'une part un effort supplémentaire pour que l'opérateur arrive à lever la charge
et d'autre part un déploiement plus lent de la charge. En outre, le câble est soumis
à de multiples contraintes telles qu'écrasement, coincement, corrosion, ce qui altère
rapidement sa durée de vie et implique des opérations de maintenance régulières et
coûteuses. Dans un cas extrême, le câble peut se rompre et provoquer des accidents.
[0004] L'invention vise à éviter ces inconvénients grâce à un appareil de levage à mât télescopique
dans lequel, pour commander le déplacement d'un élément de module supérieur par rapport
à un élément de module inférieur, on dispose d'un système d'entraînement mécanique
direct à pignon et crémaillère, la transmission de mouvement entre une manivelle montée
rotative dans l'élément inférieur du module de référence, ou module de base fixe,
et une crémaillère solidaire de l'élément du module supérieur étant assurée, de manière
en soi classique, par un train d'engrenage à pignon rotatif coopérant avec la denture
de la crémaillère.
[0005] Du fait que l'on ne passe plus par un câble bobiné sur un treuil, on s'affranchit
d'un inconvénient majeur des systèmes à treuil, qui concerne les variations de l'effort
à exercer par l'opérateur pour soulever une charge déterminée sur un distance déterminée.
En effet, la longueur de câble à tirer par l'opérateur est fonction du développé de
la spire de bobinage en cours, laquelle varie en fonction de la quantité de spires
successives empilées sur la bobine du treuil sur laquelle le câble s'enroule.
[0006] En conjonction avec un mode d'entraînement à transmission mécanique directe par pignon
et crémaillère, la présente invention prévoit de protéger le mécanisme de levage par
un dispositif de blocage anti-retour dont la mise en oeuvre est automatiquement commandée
lors de l'entraînement en développement du mât télescopique par couplage par friction
avec un pignon du train d'engrenages assurant la transmission de mouvement de la manivelle
montée accessible de l'extérieur sur l'élément inférieur à la crémaillère solidaire
de l'élément supérieur.
[0007] Le dispositif de levage selon l'invention implique ainsi un mécanisme d'entraînement
dont le rendement est avantageux et qui est particulièrement sûr dans son fonctionnement.
[0008] Diverses caractéristiques secondaires de l'invention concernent la réalisation du
dispositif de blocage d'entraînement anti-retour, lequel peut avantageusement comporter
un frein à friction s'inspirant de ceux qui ont été décrits pour un treuil dans le
document de brevet publié
EP 2058266 et dans la demande de brevet européen déposée sous le numéro 09 010459.7, l'un et
autre citant le même inventeur que la présente demande de brevet européen et déposés
au nom d'une société apparentée à la société déposante. On pourra s'y référer en cas
de besoin pour faciliter la compréhension de la description des figures qui suivra.
On pourra également se référer au document
DE9206169 U pour connaître un dispositif selon le préambule de la revendication 1.
[0009] Mais l'appareil de levage suivant l'invention, dans ses modes de réalisation préférés
pour mise en oeuvre industriellement, présente d'autres caractéristiques qui sont
relatives à la constitution de la crémaillère équipant le module supérieur de l'étage
télescopique.
[0010] C'est ainsi que la crémaillère est avantageusement réalisée en plusieurs pièces,
se succédant longitudinalement ou s'empilant transversalement, qui s'assemblent en
position montée dans le module supérieur de l'étage téléscopique par auto-blocage
les unes par rapport aux autres mutuellement et ensemble par rapport audit module.
[0011] Les caractéristiques principales d'une telle crémaillère s'expriment comme suit :
- La crémaillère se monte dans une gorge formée verticalement par un profilé constituant
pour l'essentiel l'élément supérieur de l'étage télescopique, la crémaillère présentant
des crochets de forme adaptée pour coopérer dans des rainures formées au fond de ladite
gorge.
- La crémaillère est formée de sections successives liées à la suite les unes des autres
le long du module correspondant.
- Dans chacune de ces sections le cas échant, la crémaillère est constituée à partir
de feuilles de tôle convenablement découpées, qui sont disposées accollées les unes
sur les autres, avec leurs découpes en correspondance, notamment pour former les dents
de la denture de crémaillère.
[0012] Dans les modes de mise en oeuvre préférés suivant l'invention, la crémaillère est
ainsi constituée de couches superposées de tôle découpée, l'épaisseur finale de la
crémaillère multi-couches étant équivalente à la largeur de la gorge formée par le
profilé du module correspondant (module supérieur de l'étage télescopique) à l'effet
d'un montage par auto-blocage.
[0013] L'invention présente alors l'avantage de conduire à une réalisation matérielle légère,
tant pour la crémaillère que pour le tube profilé dans lequelle elle se monte. Par
ailleurs, la réalisation multi-couches permet à la crémaillère de résister au flambage
alors même qu'elle a à encaisser les efforts importants qui sont dus notamment au
couplage par friction du système d'entraînement à crémaillère avec un système de blocage
s'opposant à un retour intempestif lors du fonctionnement en levage de charge. La
conception suivant l'invention a en outre l'avantage de faciliter une fabrication
simple et peu onéreuse.
[0014] Le dispositif suivant l'invention peut encore présenter différentes caractéristiques,
qui seront mises en oeuvre séparément ou en combinaison en fonction de chaque application
particulière, comme explicité ci-après :
- Chaque section de crémaillère présente dans sa partie supérieure une encoche et dans
sa partie inférieure une patte d'indexage, la largeur de l'encoche étant égale à la
somme de la largeur de ladite patte et de l'épaisseur d'une paroi intermédiaire de
la gorge formée dans le module supérieur pour recevoir la crémaillère ;
- Le dispositif comporte un moyen de fixation traversant ladite gorge du module supérieur
(également dit deuxième module dans la description détaillée des figures qui suivra)
et traversant également la section inférieure de la crémaillère pour assurer le blocage
de l'ensemble de la crémaillère dans la gorge ;
- La section inférieure de la crémaillère présente une portion d'extrémité sans dentures
pour assurer une butée limitant le déplacement du module supérieur dans le sens de
son extraction hors du module inférieur lors du déploiement du montage télescopique
;
- Le système de blocage par frein à friction comporte une roue à rochet en prise sur
un cliquet de sécurité monté sur un profilé constitutif du module inférieur de l'étage
télescopique (ou premier module, également dit module de base fixe plus loin), ladite
roue à rochet étant rendue solidaire d'un pignon menant entraîné par la manivelle
dans le sens de l'éloignement du module supérieur par rapport au module inférieur,
et libre en rotation dans le sens du retrait du module supérieur dans le module inférieur.
[0015] L'invention sera maintenant plus complètement décrite dans le cadre de caractéristiques
préférées et de leurs avantages, en faisant référence aux figures des dessins annexés
qui les illustrent et dans lesquelles :
- la figure 1. représente un dispositif télescopique de levage selon l'invention avec
un module de base du mât sur lequel sont rapportés d'une part un système de piétement
et d'autre part une manivelle pour l'entraînement d'un deuxième module du dispositif,
le deuxième module étant représenté partiellement déployé hors du premier ;
- la figure 2 illustre par un schéma simplifié le fonctionnement d'un dispositif selon
l'invention avec un deuxième module portant une crémaillère et représenté dans une
position déployée (fig. 2a) et dans une position rangée (fig. 2b) ;
- la figure 3 illustre la partie supérieure du premier module du dispositif sans capot
de protection, pour rendre apparent le dispositif d'entraînement associé à la manivelle
et adaptée à entraîner en déplacement vertical la crémaillère et le deuxième module
du dispositif ;
- la figure 4 est une vue en éclatée de la manivelle et l'arbre primaire du dispositif
d'entraînement ;
- la figure 5 est une vue en coupe partielle du deuxième module représenté seul, avec
deux des sections formant la crémaillère montée bloquée dans une gorge dudit module
;
- la figure 6 est une vue en coupe du deuxième module et de la crémaillère associée
formée de trois sections, avec un agrandissement (fig. 6a) de la zone de jonction
de deux sections et avec un agrandissement (fig. 6b) de la zone inférieure de la crémaillère
- et la figure 7 montre l'assemblage de trois découpes de tôles formant selon l'invention
une section de crémaillère.
[0016] Le dispositif de levage selon l'invention comporte un mât télescopique 2 adapté à
se déployer sous l'action d'une manivelle 4 qui est rapportée sur le mât et qui est
associée à un dispositif de démultiplication par pignons 6 pour l'entraînement d'une
crémaillère 8 solidaire d'un module du mât, ledit module se déplaçant alors de façon
télescopique par rapport à la base du mât.
[0017] L'entraînement de la crémaillère par l'action sur la manivelle permet le déplacement
du module auquel est associée la crémaillère, vers le haut ou vers le bas suivant
que l'on souhaite monter ou descendre le système télescopique, ce qui supprime l'utilisation
d'un treuil et d'un câble et qui confère au système fiabilité et sécurité en toute
circonstance, le dispositif d'entraînement étant couplé avec un système de freinage
par friction qui assure le blocage passif de la charge dans sa position sans que l'opérateur
soit obligé de fournir un effort en opposition à la descente de cette charge.
[0018] Dans le mode de réalisation décrit, le mât télescopique est constitué de deux modules
profilés 11et 12, comme cela est visible sur les figures 1 à 3, le deuxième module
coulissant à l'intérieur du premier module de base. A cet effet, le module de base
11 porte le mécanisme d'entraînement et de démultiplication associé à la manivelle
ainsi que le système de frein, tandis que le module coulissant 12 porte la crémaillère
adaptée à coopérer avec un pignon du système d'entraînement.
[0019] Le module de base est formé par un tube profilé, avantageusement en aluminium pour
que l'ensemble du mât présente un poids permettant son déplacement sur une zone de
travail. Un piétement 14 peut être prévu pour la stabilisation du mât et est alors
fixé sur le module de base.
[0020] Le tube est formé de deux parois latérales 16 en regard l'une de l'autre et d'une
paroi arrière 18 qui raccorde transversalement les extrémités arrières des parois
latérales. On observe que la face avant du tube est ouverte de sorte que le tube présente
une section sensiblement en forme de U. Un capot 20 peut être fixé pour fermer et
sécuriser le profil sur sa partie ouverte.
[0021] Une âme centrale 22 s'étend transversalement à l'intérieur du tube parallèlement
à la paroi arrière entre les deux parois latérales. L'âme centrale définit de la sorte
deux zones, une zone de logement du mécanisme d'entraînement 24 qui va se situer du
côté ouvert du tube, et une zone de guidage du module coulissant 26.
[0022] La zone de guidage comporte des parois de rigidification et laisse libre un couloir
de guidage de section équivalente à la section du deuxième module.
[0023] Une encoche 28 est réalisée dans l'âme centrale pour assurer une communication entre
la zone de logement du mécanisme d'entraînement et le couloir de guidage du module
coulissant.
[0024] Le mécanisme d'entraînement et de démultiplication par engrenage 6 comporte un jeu
de pignons monté sur deux axes qui s'étendent dans la zone de logement entre les parois
latérales du tube.
[0025] Un premier axe forme un arbre primaire 30 et porte principalement un pignon menant
32, un ressort 34 et une roue à rochet 36. Cet arbre primaire est monté à rotation
sur des paliers 38 enchâssés dans les parois latérales. Une extrémité du premier axe
est solidaire de la manivelle.
[0026] Un deuxième axe forme un arbre secondaire 40, qui s'étend parallèlement à l'arbre
primaire. L'arbre secondaire porte principalement un pignon mené 42, qui est en prise
avec le pignon menant, ainsi qu'un pignon d'attaque de crémaillère 44 qui est positionné
de manière à ce qu'une partie de ce pignon traverse l'encoche réalisée dans l'âme
centrale.
[0027] On prévoit un dégagement suffisant pour que les pignons menant et mené puissent tourner
librement dans le module de base, et on peut réaliser pour ceci des encoches de dégagement
comme cela est visible sur la figure 3.
[0028] Un troisième axe 46 est monté entre les parois latérales du tube et porte un cliquet
de sécurité 48, qui est positionné en prise avec la roue à rochet de l'arbre primaire.
On décrira par la suite le fonctionnement de ce dispositif mécanique de sécurité.
[0029] Le module coulissant 12 est formé par un tube profilé, avantageusement en aluminium
pour que l'ensemble du mât présente un poids permettant son déplacement sur une zone
de travail.
[0030] Le tube profilé formant le module coulissant comporte un compartiment central 50,
un compartiment arrière 52 et une gorge de réception de la crémaillère 54. On comprendra
que dans le cas d'une réalisation de mât à deux modules, les compartiments central
et arrière restent vides et vont éventuellement servir à la fixation de la charge
en extrémité du module coulissant. Dans le cas d'une réalisation non représentée où
le nombre de modules coulissants du mât télescopique est supérieur à deux, ces compartiments
sont destinés à recevoir un module coulissant et une sangle pour le déploiement de
ce module supplémentaire.
[0031] La gorge ménagée dans le module supérieur sert de gorge réceptrice pour la crémaillère
qui s'y trouve automatiquement bloquée emprisonnée. De manière non limitative dans
le mode de réalisation décrit ici en exemple, elle est réalisée sur un côté du module
coulissant entre une paroi latérale 56 et une paroi délimitant le compartiment central
et le compartiment arrière. Cette gorge s'étend sur toute la largeur du module coulissant
et une paroi intermédiaire 58 est disposée verticalement dans cette gorge. Des rainures
60 sont formées dans la paroi intermédiaire pour permettre le passage de portions
en saillie de la crémaillère amenée à être logée dans la gorge.
[0032] Comme cela est visible sur la figure 3, le module de base est équipé dans sa partie
supérieure d'un capotage de protection 62 qui intègre également une fonction de guidage
du module. Celui-ci épouse les parois internes de la zone recevant le deuxième module.
Il est équipé de clips auto-bloquants de sorte que lorsque le deuxième module est
en place, la pièce est captive. Le deuxième module est lui équipé à son extrémité
inférieure, destinée à rester en fonctionnement dans le volume du premier module,
d'une pièce non représentée couvrant les parois externes et assurant le guidage du
deuxième module à l'intérieur du premier module. Ainsi, le module de base est équipé
d'un dispositif de guidage du deuxième module permettant de faciliter le déplacement
et limiter les frottements entre chaque module.
[0033] Comme cela a été décrit précédemment, un système de démultiplication par jeux de
pignon est relié à la manivelle qui est fixe ou amovible, de manière à être en prise
directe avec la crémaillère solidaire du profil et l'entraîner en déplacement.
[0034] Le système de démultiplication est constitué de pignons et d'axes en rotation. Le
nombre, la taille et le positionnement de ceux-ci peuvent varier et sont définis en
fonction de la charge, de la vitesse et de l'effort requis.
[0035] Dans l'exemple de réalisation représenté, l'action sur la manivelle pour le levage
de la charge entraîne en rotation le pignon menant 32 monté sur l'arbre primaire et
qui est en prise directe avec le pignon mené 42 monté sur l'arbre secondaire, de sorte
que cette action sur la manivelle, dans un sens de rotation représenté sur la figure
3 par la flèche F1, génère la rotation de l'arbre secondaire et du pignon d'attaque
de crémaillère 44 qui est solidaire, et donc la montée de la crémaillère et du module
coulissant sur lequel la crémaillère est fixée. On observe que dans le sens de rotation
selon la flèche F1, la forme de la roue à rochet en prise avec le cliquet de sécurité
n'empêche pas la rotation de l'arbre primaire.
[0036] La rotation de la manivelle par un opérateur permet ainsi la transmission de l'effort
nécessaire au déplacement de la charge. On pourrait aisément prévoir que la rotation
des pignons du système de démultiplication soit initiée non par un effort humain sur
la manivelle mais par un couple motorisé.
[0037] L'ensemble des systèmes de démultiplication et de freinage sont ici directement intégrés
à l'intérieur du module de base. On comprendra qu'ils peuvent toutefois être positionnés
en saillie de celui-ci et être logés dans un coffret rapporté sur le module de base.
[0038] Dans tous les cas, le système permet la rotation d'un pignon d'attaque de crémaillère
qui passe au travers de l'âme centrale du tube profilé et qui coopère avec les dents
de la crémaillère du module coulissant pour le déplacement de ce module.
[0039] Le dispositif d'entraînement est couplé par friction à un système de blocage d'entraînement
auto-bloquant 64 de sorte que la charge est maintenue en permanence qu'il y ait ou
non action sur la manivelle de la part de l'opérateur.
[0040] On va décrire ici un système de blocage d'entraînement particulièrement efficace,
développé par la demanderesse. Il est formé principalement par la roue à rochet dans
sa coopération avec le cliquet de sécurité.
[0041] La roue à rochet est utilisée ici en tant qu'exemple type de disque à came. Elle
est montée libre en rotation sur l'arbre primaire, entre deux bagues de friction 65
(visibles notamment sur la figure 4) solidaires de cet arbre. Sous l'effet d'un effort
latéral, dans l'axe de l'arbre primaire et orienté vers la manivelle, les bagues de
friction sont pressées radialement contre le disque à came et l'ensemble des trois
pièces est solidarisé par friction. Le disque à came est alors rendu solidaire en
rotation de l'arbre primaire, et le système de blocage est couplé par cette friction
avec le dispositif d'entraînement.
[0042] L'effort latéral pour la solidarisation de la roue à rochet avec les bagues de friction
est obtenu soit par un déplacement du pignon menant le long de l'arbre primaire en
direction de la roue à rochet, soit par l'action d'un ressort monté en compression
autour de l'arbre primaire et tendant à plaquer le pignon menant contre la roue à
rochet.
[0043] A cet effet, le pignon menant présente un filetage interne 66 et il est monté en
coopération sur une partie filetée 68 de l'arbre primaire. L'orientation des filets
est telle que lorsque l'arbre primaire est mis en rotation dans le sens des aiguilles
d'une montre pour déployer le montage télescopique en faisant monter l'élément supérieur
(flèche F1 sur la figure 3), le pignon a tendance à se déplacer axialement vers la
manivelle et donc vers la roue à rochet.
[0044] Pour le déplacement du module coulissant dans le sens de l'éloignement par rapport
au module de base, en entraînant le module mobile à l'inverse dans le sens de la descente,
l'arbre primaire est mis en rotation dans le sens contraire aux aiguilles d'une montre.
L'effet du ressort, avec celui du pignon menant qui est poussé en direction des bagues
de friction, solidarise la roue à rochet aux bagues de friction et rend la roue à
rochet solidaire en rotation de l'arbre primaire. La forme des dents de cette roue
permet toutefois la rotation de l'arbre en se dégageant à chaque fois du cliquet.
[0045] Par contre, si des circonstances sont favorables à une descente brutale du module
coulissant, par exemple parce que l'opérateur a arrêté d'agir sur la manivelle, la
roue à rochet, qui est en prise avec le cliquet de sécurité et qui est solidaire en
rotation de l'arbre primaire, bloque cette descente brutale. On a ici un élément de
sécurité passive qui assure à l'utilisateur de ne pas voir chuter brutalement la charge.
[0046] Pour le déplacement du module coulissant dans le sens du rapprochement par rapport
au module de base, l'arbre primaire est mis en rotation dans le sens des aiguilles
d'une montre. Le sens des filets réalisés sur l'arbre primaire et à l'intérieur du
pignon menant force ce pignon à se déplacer vers le ressort. La roue à rochet est
désolidarisée en rotation par rapport à l'arbre primaire puisque les bagues de friction
ne sont pas comprimées contre ladite roue, de sorte que la roue à rochet ne s'oppose
pas à la rotation de l'arbre et à la rétractation du module coulissant. L'opérateur
doit fournir un couple sur la manivelle suffisamment fort pour que le pignon menant
puisse se déplacer à l'encontre de l'effort de rappel du ressort.
[0047] On observe que la présence du ressort de rappel permet de pouvoir déplacer le module
coulissant même en l'absence d'inertie ou de charge, avec des déplacements contrôlés.
[0048] La charge est ainsi maintenue en position en toutes circonstances. L'effort exercé
sur la manivelle permet de monter ou descendre la charge librement. Il n'y ici pas
besoin d'une sécurité additionnelle manuelle, puisque l'invention propose un frein
à friction automatique couplé à l'entraînement par crémaillère du module coulissant,
par la coopération sur un même arbre d'entraînement du système de freinage et des
pignons d'entraînement de la crémaillère.
[0049] Certains détails du dispositif auto-frein de blocage qui n'ont pas été spécifiquement
mentionnés jusqu'à maintenant ressortent clairement de la représentation éclatée de
la figure 4. On y voit en particulier deux demi-bagues qui permettent par auto-blocage
de constituer les parois d'appui du frein à fonctionnement automatique par friction
entre la face radiale d'extrémité du pignon et le disque porteur de roue à rochet,
sans avoir recours aux parois d'un bâti rigide. Le montage auto-bloquant correspondant
est semblable à celui qui a été décrit pour un auto-frein par friction ayant effet
sur l'enroulement d'un câble sur une bobine de treuil dans la demande de brevet européen
09 010459 citée au début de l'exposé.
[0050] On va maintenant décrire plus en détail la crémaillère et son mode d'assemblage avec
le profilé du module coulissant (module supérieur ou deuxième module).
[0051] La crémaillère du mode de mise en oeuvre particulier choisi pour illustrer au mieux
l'invention, est constituée d'un empilement vertical et transversal de pièces standards.
[0052] Telle qu'elle est représentée sur les figures, elle est faite de trois sections successives
empilées verticalement l'une sur l'autre, avec une section inférieure 70 qui est fixe
dans la partie inférieure du module coulissant et qui est donc destinée à rester à
l'intérieur du module de base, puis une section intermédiaire 72 et une section supérieure
74. Ici, on a représenté une crémaillère à trois sections, mais on comprendra aisément
que le découpage en sections de la crémaillère permet de s'adapter à tout dimensionnement
de mât télescopique en ajoutant des sections les unes aux autres.
[0053] Dans chaque section, la crémaillère est formée de trois lames 76 côte à côte formant
un ensemble. De même que pour le nombre de sections de crémaillère, le nombre de lames
accollées pour former une section peut varier. Le nombre de lames peut ainsi différer
selon l'épaisseur finale souhaitée pour la crémaillère.
[0054] Chaque lame d'une même section de crémaillère présente une forme identique. Pour
la section supérieure et pour la section intermédiaire, les lames présentent une forme
de section globalement rectangulaire avec un côté denté 78, la forme des dents étant
réalisée pour coopérer avec le pignon d'attaque du système d'entraînement. Le côté
opposé au côté denté comporte une arête droite 80 et des crochets en saillie, avec
un premier crochet supérieur 82 et un deuxième crochet intermédiaire 84 à mi-hauteurr
de la lame. Le coté supérieur de la lame présente une encoche 86, qui forme avec le
crochet supérieur, une encoche en U, tandis que le côté inférieur de la lame présente
des pattes d'indexage 88.
[0055] Pour la section inférieure de crémaillère, les lames présentent des formes identiques
à la forme de lame précédemment décrite, sauf en ce que la partie inférieure n'est
pas dentée. Cette section inférieure comporte ainsi une partie non crantée 90, qui
forme butée lors du déploiement du module coulissant et empêche, dans une position
de butée visible sur la figure 2a, la totalité dudit module coulissant de sortir hors
du volume du module de base. Les lames formant cette section inférieure comportent
en outre un alésage traversant l'épaisseur de la lame.
[0056] Les lames sont réalisées par découpage dans un feuillard de tôle. On obtient ainsi
de façon peu coûteuse des pièces standards de forme complexe, sous des profils de
découpage identiques, aussi bien pour la réalisation des pattes et encoches que pour
la réalisation des dents. Dans l'ensemble fini, après montage dans le profilé du module
qui reçoit la crémaillère, les lames de chaque section de crémaillère sont bloquées
les unes contre les autres, dans des positions accollées respectives qui font automatiquement
se correspondre les pattes et les encoches de montage, ainsi que les dents du côté
denture.
[0057] La crémaillère se monte dans la gorge réceptrice de la façon suivante. La section
supérieure de crémaillère est glissée dans la gorge. Les crochets supérieur et intermédiaire
de cette section sont passés dans les rainures et on plaque la section de crémaillère
dans le fond de la gorge de sorte que l'arête droite de la section soit en appui contre
la paroi intermédiaire de la gorge. Dans cette position d'appui, seules les dents
de la section de crémaillère sont en saillie de la gorge. On remonte alors la section
supérieure vers le haut, jusqu'à ce que l'encoche en forme de U vienne en butée contre
la paroi intermédiaire, comme cela est visible notamment sur la figure 6. On maintient
dans cette position verticale la section supérieure, et on glisse la section intermédiaire
dans la gorge en faisant de même que précédemment coopérer les crochets de la crémaillère
et les rainures du module profilé. On remonte la section intermédiaire vers le haut,
jusqu'à ce que l'encoche en forme de U vienne en butée contre la paroi intermédiaire.
Dans cette position, la patte d'indexage située en partie inférieure de la section
supérieure de crémaillère est bloquée en position entre la paroi intermédiaire et
l'encoche en forme de U de la section intermédiaire. On maintient alors dans cette
position verticale la section intermédiaire, la section supérieure étant auto-bloquée
avec la section intermédiaire et les parois de la gorge. On glisse enfin la section
inférieure et on procède de même que précédemment pour que l'encoche de la section
inférieure coopère avec la patte d'indexage de la section intermédiaire. L'empilement
vertical des sections de crémaillère est alors verrouillé par la fixation d'une vis
92 traversant la section inférieure de crémaillère ainsi que les parois du profil
de sorte que l'ensemble des pièces soient captives dans la gorge.
[0058] Du fait du montage auto-bloquant de chaque section de crémaillère avec sa voisine
directe et de l'utilisation complémentaire d'une vis pour le maintien en position
de la section inférieure, la crémaillère se trouve bloquée dans son ensemble dans
les deux directions opposée en translation. Elle est également bloquée dans la troisième
direction, transversalement à la direction de translation, entre autres par le maintien
des lames qui la constituent dans chaque section entre les parois latérales de la
gorge réceptrice, dont la largeur est sensiblement égale à l'épaisseur totale des
lames accollées.
[0059] Comme cela a été décrit précédemment, la section inférieure de crémaillère forme
une zone de butée constituant ainsi une fin de course mécanique. Cette butée permet
de limiter le déploiement du mât au-delà de la hauteur définie. Et il est particulièrement
avantageux que cette butée soit ici obtenue sans ajout d'une pièce mécanique supplémentaire
pour réaliser cette fonction.
[0060] La description qui précède explique clairement comment l'invention permet d'atteindre
les objectifs qu'elle s'est fixés. La crémaillère est ici avantageusement réalisée
par un empilage de formes standards ce qui présente l'avantage de simplifier la fabrication
et de ne pas avoir une crémaillère trop lourde, qui serait compliquée à fabriquer
et qui serait particulièrement pénalisante pour les efforts à fournir pour le soulèvement
d'une charge. La réalisation multi-couches en lames accollées lui permet en outre
de présenter de bonnes caractéristiques de résistance à l'effort et aux contraintes
malgré sa légèreté.
[0061] Il ressort néanmoins de ce qui précède que l'invention n'est pas limitée aux modes
de mise en oeuvre qui ont été spécifiquement décrits et représentés sur les figures.
On notera en particulier que la notion de crémaillère doit être comprise au sens large,
comme englobant par exemple le cas d'une chaîne dont les maillons permettent l'engrenage
avec un pignon, ou celui d'une courroie présentant des trous en guise de dents de
crémaillère.
1. Dispositif de levage à mât télescopique comportant un module supérieur (12) mobile
en coulissement vertical le long d'un module inférieur (11) au moyen d'un dispositif
d'entraînement à manivelle par l'intermédiaire d'un mécanisme de transmission de mouvement
à engrenages et crémaillère, ainsi qu'un dispositif de blocage anti-retour qui lors
de l'entraînement de l'élément mobile en déploiement dans le sens de levage par une
rotation de la manivelle (4) est automatiquement mis en oeuvre par couplage par friction
avec un pignon menant dudit mécanisme, caractérisé en ce que la crémaillère (8) est montée par auto-blocage dans une gorge (54) formée verticalement
dans un tube profilé constituant le module supérieur (12) et en ce qu'elle présente des crochets (82, 84) de forme adaptée à cet effet pour coopérer avec
des rainures (60) formées au fond de ladite gorge (54).
2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la crémaillère (8) est formée de sections (70, 72, 74) successives assemblées les
unes par rapport aux autres par montage auto-bloquant.
3. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que la crémaillère (8) est constituée de couches accollées de lames de tôle découpées
(76).
4. Dispositif suivant la revendication 1 dans lequel la crémaillère est faite de section
successives coonformément à la revendication 2 et dans chaque section de couches de
lames accollées conformément à la revendication 3, caractérisé en ce que chaque section de crémaillère (70, 72, 74) présente dans sa partie supérieure une
encoche (86) et dans sa partie inférieure une patte d'indexage (88), pour le montage
auto-bloquant de l'ensemble dans une gorge réceptrice (54) formée par le module supérieur
dans laquelle l'empilement de lames se trouve emprisonné.
5. Dispositif suivant la revendication précédente, caractérisé en ce qu'il comporte un moyen de fixation (92) traversant ladite gorge (54) du module supérieur
et la section inférieure (70) de la crémaillère pour assurer le blocage de l'ensemble
de la crémaillère dans la gorge.
6. Dispositif selon l'une des revendications 4 ou 5, caractérisé en ce que la section inférieure (70) de la crémaillère présente une portion d'extrémité sans
dentures (90).
7. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le dispositif de blocage d'entraînement comporte un disque à came monté libre en
rotation sur un arbre porteur dudit pignon menant et des moyens de sollicitation élastique
pour presser une face radiale dudit pignon contre ledit disque et mettre ainsi en
oeuvre le couplage par friction.
8. Dispositif suivant la revendication 7, caractérisé par un système de frein (64) assurant le couplage par friction avec une roue à rochet
(36) en prise sur un cliquet de sécurité (48) monté sur le module inférieur, ladite
roue à rochet étant ainsi rendue solidaire de l'arbre primaire du dispositif d'entraînement
à manivelle porteur dudit pignon menant lorsque le module supérieur est déplacé dans
le sens de son éloignement par rapport au module inférieur, alors qu'elle est rendue
libre en rotation lorsque le module supérieur est déplacé dans le sens de son rapprochement
du module inférieur.
9. Dispositif suivant la revendication 8, caractérisé en ce que ledit système de frein (64) comporte deux demi-bagues adaptées à former paroi d'appui
entre ladite face radiale du pignon et ledit disque à came, sans recours à une paroi
d'un bâti rigide.
1. Hubvorrichtung mit Teleskopmast, aufweisend ein oberes bewegliches Modul (12), das
vertikal verschieblich entlang eines unteren Moduls (11) ist mittels einer Antriebsvorrichtung
mit Kurbel über einen Antriebsmechanismus mit Zahnrädern und Zahnstange sowie einer
Rücklaufsperrvorrichtung, die beim Ausfahren des beweglichen Elements in Heberichtung
durch eine Drehung der Kurbel (4) durch eine Reibkuppelfunktion mit einem führenden
Zahnrad des Mechanismus automatisch in Aktion tritt, dadurch gekennzeichnet, dass die Zahnstange (8) selbstsperrend in einer Nut (54) montiert ist, die vertikal in
einem Profilrohr ausgebildet ist, welches das obere Modul (12) bildet, und dass sie
Haken (82, 84) mit hierzu geeigneter Form aufweist, die mit Schlitzen (60) zusammenwirken,
welche im Boden der Nut (54) ausgebildet sind.
2. Vorrichtung nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die Zahnstange (8) aus aufeinander folgenden Abschnitten (70, 72, 74) besteht, die
durch selbstsperrende Montage in Bezug aufeinander zusammengefügt werden.
3. Vorrichtung nach einem der Ansprüche 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, dass die Zahnstange (8) aus aneinandergefügten Schichten zugeschnittener Blechstreifen
(76) besteht.
4. Vorrichtung nach Anspruch 1, bei der die Zahnstange aus aufeinander folgenden Abschnitten
nach Anspruch 2 und in jedem Abschnitt aus Schichten aneinandergefügter Streifen nach
Anspruch 3 besteht, dadurch gekennzeichnet, dass jeder Zahnstangenabschnitt (70, 72, 74) in seinem oberen Teil eine Aussparung (86)
und in seinem unterem Teil einen Indexzapfen (88) zur selbsthemmende Montage des Ganzen
in einer aufnehmenden Nut (54) aufweist, die durch das obere Modul gebildet wird und
in der der Streifenstapel eingeschlossen ist.
5. Vorrichtung nach dem vorangehenden Anspruch, dadurch gekennzeichnet, dass sie ein Befestigungsmittel (92) aufweist, das die Nut (54) des oberen Moduls und
den unteren Abschnitt (70) der Zahnstange durchquert, um das Blockieren der gesamten
Zahnstange in der Nut zu gewährleisten.
6. Vorrichtung nach einem der Ansprüche 4 oder 5, dadurch gekennzeichnet, dass der untere Abschnitt (70) der Zahnstange einen Endabschnitt ohne Zahnung (90) aufweist.
7. Vorrichtung nach einem der Ansprüche 1 bis 6, dadurch gekennzeichnet, dass die Antriebssperrvorrichtung eine Nockenscheibe, die drehbeweglich auf einer tragenden
Welle des führenden Zahnrads montiert ist, sowie Mittel zur federnden Beanspruchung
aufweist, um eine radiale Seite des Zahnrads gegen die Scheibe zu drücken und so die
Funktion einer Reibkupplung auszuführen.
8. Vorrichtung nach Anspruch 7, gekennzeichnet durch ein Bremssystem (64), das die Funktion einer Reibkupplung mit einem Klinkenrad (36)
gewährleistet, das im Eingriff mit einer Sicherungsklinke (48) steht, die am unteren
Modul montiert ist, wodurch das Klinkenrad fest mit der Primärwelle der Antriebsvorrichtung
mit Kurbel verbunden wird, die das führende Zahnrad trägt, wenn das obere Modul vom
unteren Modul wegbewegt wird, während es drehbeweglich wird, wenn das obere Modul
auf das untere Modul zubewegt wird.
9. Vorrichtung nach Anspruch 8, dadurch gekennzeichnet, dass das Bremssystem (64) zwei Halbringe aufweist, die geeignet sind, eine Stützwand zwischen
der radialen Fläche des Zahnrads und der Nockenscheibe zu bilden, ohne Einsatz einer
Wand eines starren Gehäuses.
1. A lifting device with a telescopic pole comprising an upper module (12) movable in
vertical sliding along a lower module (11) by means of a crank drive device through
a rack-and-pinion drive mechanism, and a non-return locking device which is automatically
implemented by friction coupling with a drive pinion of said mechanism when the mobile
module is driven by rotating the crank (4) according to lift direction, characterised in that said rack (8) is mounted self-locked into a groove (54) formed vertically in an shaped
tube forming said upper module (12) and has catches (82, 84) of suitable shape to
fit into slots (80) in the bottom of said groove (54).
2. The device according to claim 1, characterised in that the rack (8) consists of successive sections (70, 72, 74) that are mounted in a self-locking
relation to each other.
3. The device according to one of preceding claims 1 or 2, characterised in that the rack (8) consists of juxtaposed layers of blades cut from sheet steel (76).
4. The lifting device according to claim 1, wherein the rack is made of successive sections
in accordance with claim 2 and in each section of juxtaposed layers of blades in accordance
with claim 3, characterised in that each section of rack (70, 72, 74) has a notch (86) on its upper part and an indexing
lug (88) on its lower part, for self-locking mounting of the assembly in a receiving
groove (54) formed in the upper module in which the stack of blades is held captive.
5. The device according to preceding claim, characterised in that it comprises a fixation means (92) passes through said groove (54) of the upper module
and the lower section (70) of the rack to ensure that the assembly of the rack is
locked in the groove.
6. The device according to one of claims 4 or 5, characterised in that the lower section (70) of the rack has an end portion without teeth (90).
7. The device according to one of claims 1 to 6, characterised in that the locking device of drive has a cam disk mounted so that it can rotate freely around
a bearing shaft of the said drive pinion and means of applying elastic stress to press
a radial surface of the said pinion against the said disk and thus achieve said friction
coupling.
8. The device according to claim 7, characterised by a brake system (64) that ensures said friction coupling with a ratchet wheel (36)
engaged with a safety pawl (48) mounted on the lower module, said ratchet wheel is
made interdependent with the primary shaft of said crank drive device supporting said
drive pinion when the upper module moves away from the lower module, whereas it is
allowed to rotate freely when the upper module moves towards said lower module.
9. The device according to claim 8, characterised in that the said brake system (64) comprises two half-rings shaped to provide a support surface
between the said radial face of the pinion and the said cam disk, without requiring
a wall of a rigid frame.