[0001] La présente invention concerne un procédé d'équilibrage d'une installation de chauffage/
refroidissement de locaux de type à circulation d'eau bitube.
[0002] On sait que l'équilibrage d'une installation de chauffage central à circulation d'eau
chaude consiste à assurer une répartition du débit des pompes de circulation d'eau
qui soit en correspondance avec la puissance des radiateurs irrigués. Dans ce type
d'installation on sait que les radiateurs sont disposés en dérivation entre une ligne
d'arrivée d'eau chaude et une ligne de retour. En règle générale, chaque radiateur
est pourvu d'un robinet d'équilibrage dont la position permet de contrôler le débit
d'eau chaude qui le traverse et, en conséquence, la quantité de chaleur délivrée par
celui-ci. Ce type de robinet est appelé robinet d'équilibrage de premier niveau car
il permet le réglage du débit au plus près d'un ou plusieurs radiateurs. On sait que
lorsque l'installation est importante, il est prévu des robinets de deuxième niveau
qui permettent le réglage du débit d'un ensemble de radiateurs équilibrés entre eux
par les robinets de premier niveau. On sait que lorsque l'installation est très importante,
il est prévu des robinets de troisième niveau qui permettent le réglage du débit de
plusieurs ensembles de radiateurs équilibrés entre eux par les robinets de deuxième
niveau.
[0003] L'une des difficultés rencontrées lorsque l'équilibrage de ce type d'installation
est mal réalisé provient d'une mauvaise répartition des débits entre les différents
radiateurs ou ensembles de radiateurs qui engendre des écarts de chauffage, écarts
qui se creusent d'ailleurs lorsque la température extérieure décroît. Une telle situation
est extrêmement fréquente, notamment dans les installations anciennes, et se traduit
par un inconfort pour l'usager et par une surconsommation importante pouvant atteindre
10 à 20%.
[0004] La recherche d'un bon équilibre d'une installation est rendue difficile en raison
de ce que, lorsque l'on effectue une correction de débit sur l'un des radiateurs d'une
installation, on modifie du même coup le débit des autres radiateurs de cette même
installation.
[0005] Pour éviter cet inconvénient on a proposé, dans l'état antérieur de la technique,
de précalculer la position de réglage de l'ensemble des robinets de l'installation.
Une telle opération, délicate en raison de sa complexité, impose de plus au concepteur
de disposer de l'ensemble des plans exacts de l'installation ce qui, dans le cas d'installations
anciennes, contraint le plus souvent l'utilisateur à refaire un relevé complet de
la distribution.
[0006] On a proposé également de réaliser un tel équilibrage en mesurant, sur des robinets
spéciaux, le débit d'eau chaude traversant chaque robinet et en corrigeant le débit
de celui-ci de façon appropriée. Cette mesure de débit est habituellement réalisée
par la mesure de la perte de charge qui existe sur le robinet de réglage. En appliquant
ensuite diverses méthodes on converge vers un équilibre, et ce plus ou moins facilement
en fonction de l'installation. Les inconvénients majeurs de cette technique d'équilibrage
sont que, d'une part, elle nécessite une installation disposant de robinets spéciaux
permettant d'effectuer une telle mesure et que, d'autre part, il faut connaître les
débits à régler ce qui, dans le cas d'installations anciennes, impose le plus souvent
de refaire un relevé complet de la distribution.
[0007] On a également proposé dans la demande
FR-A-2 795 491 et dans le cas du réglage de robinets de premier niveau associés à des radiateurs,
c'est-à-dire des émetteurs dont la résistance hydraulique est négligeable par rapport
à celle des robinets, de mesurer les températures des canalisations d'alimentation
et de retour au niveau du radiateur situé le plus en amont de la série, et de déterminer
la différence de température existant entre ces deux valeurs, dénommé ci-après "écart
de référence", de déterminer pour chaque radiateur de la série, la différence entre
la température d'entrée du radiateur le plus en amont et la température de sortie
du radiateur considéré, dénommé ci-après "écart spécifique", d'établir, pour chaque
radiateur de la série un coefficient correcteur de mesure égal à la différence existant
entre la valeur de l'écart de référence avec une valeur constituée par la différence
existant entre la susdite valeur de l'écart de référence et la susdite valeur de l'écart
spécifique multipliée par un coefficient d'ajustement, établi de façon empirique à
une valeur voisine de 2.
[0008] Suivant ce procédé, on a établi, pour chaque radiateur, un coefficient de débit relatif
égal au rapport de l'écart de référence sur le coefficient correcteur de mesure. On
corrige ainsi le débit d'alimentation d'un radiateur déterminé en multipliant son
débit par l'inverse du coefficient de débit relatif. Afin de réaliser cette opération,
on dispose de courbes qui expriment la variation de débit relative q%
Rn d'un robinet de marque et de type donné en fonction du nombre de tours N de son organe
de réglage et ceci pour un écart de pression constant.
[0009] Ces courbes de débit relatif q%
Rn d'un robinet de marque et de type donné en fonction du nombre de tours N de son organe
de réglage et ceci pour un écart de pression constant sont mises à disposition par
le fabricant ou si non sont mesurées sur un banc hydraulique. Ainsi déterminée cette
variation de débit relative q%
Rn est celle propre à un robinet de marque et de type donné installé seul sans autre
résistance hydraulique en série. On comprend que, lorsque le robinet se trouve en
série avec une autre résistance hydraulique, cette variation de débit relative q%
Rn propre au robinet n'est plus exploitable et ceci d'autant plus que cette résistance
hydraulique est importante en comparaison de celle du robinet.
[0010] C'est pourquoi un tel procédé de réglage est limité à l'équilibrage de robinets de
premier niveau disposés en série avec des émetteurs de très faible résistance hydraulique
tels que des radiateurs ou certains convecteurs. Ceci en limite considérablement l'utilisation
car ces robinets de premier niveau sont rarement accessibles dans les bâtiments occupés.
[0011] Le but de la présente invention est de proposer une méthode d'équilibrage qui soit
applicable aux robinets de premier deuxième et troisième niveau en série avec des
émetteurs dont la résistance hydraulique peut être importante et impossible à déterminer.
Tel est par exemple le cas d'éléments non démontables, difficiles ou impossibles à
mesurer ou calculer du fait de l'absence fréquente des plans de distribution et de
l'encrassement intérieur des réseaux avec le temps, résistances hydrauliques telles
que celles de colonnes ou de lignes d'alimentation d'émetteurs, de batteries de chauffage
ou de refroidissement, de boucles de circuits sanitaire etc...)
[0012] Ce procédé doit par ailleurs éviter à l'utilisateur l'astreinte de l'utilisation
de robinets spéciaux de mesure des débits, ou la mise en oeuvre de relevés et de calculs
complexes.
[0013] La présente invention a ainsi pour objet un procédé d'équilibrage d'une installation
de chauffage/refroidissement selon la revendication 1. Le document
EP 0 795 724 A1 divulgue le préambule de cette revendication.
[0014] On sait que, correctement dimensionné, un robinet de réglage de débit doit disposer,
en grande ouverture, d'une autorité d'au moins 0,5 en moyenne et comprise, en limites
usuelles, entre 0,33 et 0,66, (autorité définie par le rapport entre la résistance
hydraulique du robinet grand ouvert sur la somme de la résistance hydraulique du robinet
grand ouvert et de celle du circuit dont il est chargé de régler le débit). En conséquence,
il a été établi que l'on peut admettre que la résistance hydraulique des réseaux sur
lesquels les débits sont à régler peuvent être considérés de résistance hydraulique
égale en moyenne à la résistance hydraulique des robinets de réglage de débit de même
diamètre les plus représentatifs de ceux disponibles sur le marché en position de
grande ouverture et en limite comprise entre 50% et 200% de cette résistance hydraulique.
[0015] En conséquence, il peut être tenu compte, en série avec les robinets d'équilibrage,
d'une telle résistance hydraulique.
[0016] Il en découle une correction de la variation de débit relative q%
Rn d'un robinet de marque et de type donné en fonction du nombre de tours N de son organe
de réglage et ceci pour un écart de pression constant, correction définie par :

Avec :
• q
vN : Débit en m
3/h du robinet de marque et de type donné pour un nombre de tour N, sous une pression
Δp en bar, installé en série avec une résistance hydraulique non démontable, impossible
ou difficile à calculer
• q
v1N : Débit en m
3/h du robinet de marque et de type donné pour un nombre de tour N, sous une pression
Δp en bar, tel qu'indiqué par le fabriquant ou tel que mesuré sur un banc hydraulique
• Δp : Pression de détermination de q
v1N en bar
• k1 : coefficient d'ajustement de l'autorité, de 1 en moyenne et en limite compris
entre 0,5 et 2.
• Kv
s: Débit en m
3/h sous 10
5 Pa des robinets d'équilibrage les plus représentatifs du marché en position de grande
ouverture, avec :
Pour des robinets du DN 10 au DN 50 :

Pour les robinets du DN 65 au DN 300 :
| DN en mm |
Kvs en m3/h |
| 10 |
1,5 |
| 15 |
2,6 |
| 20 |
5,6 |
| 25 |
9 |
| 32 |
13,9 |
| 40 |
19,4 |
| 50 |
33 |
| 65 |
59 |
| 80 |
102 |
| 100 |
159 |
| 125 |
249 |
| 150 |
359 |
| 200 |
640 |
| 250 |
999 |
| 300 |
1232 |
[0017] On décrira ci-après, à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution de la
présente invention, en regard des dessins annexés sur lesquels :
La figure 1 est une vue schématique d'une installation de chauffage à circulation
d'eau chaude comportant une série de n ensembles d'émetteurs disposés en dérivation
entre une canalisation d'arrivée d'eau et une canalisation de retour.
La figure 2 est une courbe représentant un exemple de variation du débit d'un robinet
de diamètre nominal 25mm en fonction du nombre de tours de celui-ci, dans le sens
de l'ouverture, sous un écart de pression constant, de 105 Pa, telle que fournie par son fabricant ou mesurée sur un banc hydraulique.
La figure 3 est une courbe représentant la variation corrigée du débit du robinet
de diamètre nominal 25 mm défini à la figure 4 installé en série avec un circuit de
diamètre nominal d'alimentation de 25 mm, de forte résistance hydraulique non démontable,
difficile ou impossible à calculer ou mesurer, en fonction du nombre de tours, dans
le sens de l'ouverture, sous un écart de pression p constant de 105 Pa.
La figure 4, identique à la figure 3, est une courbe représentant la variation corrigée
du débit du robinet de diamètre nominal 25 mm défini à la figure 4 installé en série
avec un circuit de diamètre nominal d'alimentation de 25 mm, de forte résistance hydraulique
non démontable, difficile ou impossible à calculer ou mesurer, en fonction du nombre
de tours, dans le sens de l'ouverture, sous un écart de pression p constant de 105 Pa .
[0018] On a représenté sur la figure 1 une installation de chauffage comprenant une canalisation
d'alimentation en eau chaude 1 et une canalisation de retour 3.
[0019] Plusieurs ensembles R
1, R
2, R
3, ... R
n d'émetteurs E
1, E
2, E
3, ... E
m, respectivement sont disposés les unes à la suite des autres, en parallèle entre
ces deux canalisations 1 et 3, et chacun de ces ensembles R
n d'émetteurs est équipée en sortie d'un robinet RO
1, RO
2... RO
n, dit de deuxième niveau, permettant de régler le débit d'eau chaude qui le traverse.
Dans la pratique ces émetteurs E
m peuvent être constitués de radiateurs, de convecteurs, ou de batteries de chauffage
ou de refroidissement ainsi que des canalisations et autres éléments qui leur sont
associés qui possèdent une résistance hydraulique inconnue importante en comparaison
de celle du robinet qui est associé à cet ensemble. On se trouve ainsi dans des conditions
de réglage qui sont très différentes de celles où l'on procédait au réglage de plusieurs
ensembles constitués d'un unique radiateur.
[0020] L'opération d'équilibrage de cette installation consiste à faire en sorte que le
débit spécifique de chacune de ces ensembles R
n d'émetteurs soit en correspondance avec les puissances respectives.
[0021] Pour, suivant l'invention, mettre en état d'équilibre une telle installation, on
procède ainsi qu'indiqué ci-après.
[0022] On remarquera tout d'abord que toutes les mesures de températures effectuées dans
le cadre de la mise en oeuvre du procédé d'équilibrage suivant l'invention seront
préférablement réalisées au moyen de thermomètres en mesure de posséder une inertie
thermique quasi inexistante et une capacité à fournir une mesure précise et instantanée,
tels que par exemple les thermomètres à infrarouge.
[0023] Préalablement aux mesures, les organes de commande des robinets d'équilibrage RO
n associés à chacune des ensembles R
n d'émetteurs seront préférentiellement disposés en position de mi-ouverture hydraulique.
[0024] On a établi que la mi-ouverture hydraulique est définie par la position de réglage
permettant une augmentation ou une diminution de débit relative de même amplitude.
Cette mi-ouverture hydraulique peut être très nettement différente de la mi-ouverture
mécanique lorsque le robinet de réglage se trouve en série avec une résistance hydraulique
importante en comparaison de celle du robinet.
[0025] Suivant l'invention on mesure tout d'abord, dans un premier temps, à l'aide d'un
thermomètre à infrarouge, la température T
A de la canalisation 1 en un point A qui, sur le schéma de la figure 1, est situé en
amont du raccordement du premier ensemble R
1 d'émetteurs, et la température T
B de la canalisation 3 en un point B, situé en aval du raccordement de l'ensemble R
1 d'émetteurs. On peut ainsi calculer la valeur dt
ref=T
A-T
B qui sera désignée ci-après par "écart de référence".
[0026] On mesure ensuite, également au moyen d'un thermomètre à infrarouge, la température
ts
n de la canalisation située en sortie de chacune des ensembles R
n d'émetteurs.
[0027] On a établi de façon essentiellement empirique, que le débit relatif Q%
n d'un ensemble R
n d'émetteurs donnée (c'est-à-dire le pourcentage du débit initial de ce radiateur
par rapport à son débit « à régler ») pouvait s'exprimer en fonction de l'écart de
référence et de la température ts
n de sa canalisation de sortie.

[0028] Dans cette formule le coefficient k, dénommé « coefficient d'ajustement », est pris
dans un premier cycle de réglage à une valeur voisine de 1,5. On a en effet constaté
par les nombreuses mesures et essais réalisés que si, à l'issue d'un premier réglage
il apparaît que la qualité de l'équilibrage obtenu n'est pas satisfaisante on puisse
procéder ensuite à un second cycle de réglage en prenant alors une valeur de ce coefficient
d'ajustement k plus faible, voisine alors de 1,1.
[0029] On décrira ci-après, en regard de la figure 1, un exemple de mise en oeuvre de l'invention.
EXEMPLE
[0030] Dans cet exemple l'installation comprend une canalisation d'alimentation en eau chaude
1 et une canalisation de retour 3 entre lesquelles sont montées en dérivation trois
ensembles R
1, R
2, R
3 d'émetteurs E
n. On mesure une température de la canalisation d'alimentation 1 en tête de la série
au point A de T
A = 60°C et une température de la canalisation de retour 3 au point B de T
B = 50°C, ainsi que les températures en sortie des ensembles d'émetteurs R
1, R
2 et R
3 qui sont respectivement ts
1 = 54°C, ts
2 = 49°C et ts
3 = 45°C. On obtient ainsi un écart de référence dt
ref = 10°C. On effectue ensuite pour l'ensemble R
1 des émetteurs le calcul suivant la formule (2)et on obtient ainsi :

[0031] Le débit relatif Q%R
1 obtenu pour l'ensemble des émetteurs R
1 étant de 250%, cela signifie que le débit initial de cette série d'émetteurs est
2,5 fois trop élevé et que, en conséquence, on devra donc le diminuer dans un même
rapport de 2,5 et ainsi fermer le robinet de réglage RO
1 de façon que son débit soit divisé par 2,5.
[0032] On opérera de même ensuite pour l'ensemble des émetteurs R
2 :

[0033] Le débit relatif Q%
R2 obtenu pour l'ensemble des émetteurs R
2 étant de 87%, cela signifie que le débit initial de cet ensemble d'émetteurs est
les 87/100 de ce qu'il devrait être et que, en conséquence, son débit 5 devra être
augmenté dans un rapport de 100/87 = 1,15 et l'on devra alors ouvrir le robinet de
réglage RO
2 de façon que son débit soit multiplié par 1,15.
[0034] De même pour l'ensemble des émetteurs R
3 on obtient :

[0035] Cela signifie que l'on devra ouvrir le robinet de réglage RO
2 de façon que son débit soit multiplié par 100/57,1 = 1,75.
[0036] Lorsqu''il advient que le débit relatif obtenu Q%
Rn est soit négatif, soit infini on considère que le débit initial est infiniment trop
important et que, en conséquence, le réglage du robinet RO
n correspondant doit être mis dans sa position de réglage minimal.
[0037] Afin de réaliser cette opération, pour chacun des ensembles d'émetteurs R
n, de façon facile et rapide on dispose de courbes qui expriment la variation de débit
qv
N du robinet RO
n de marque et de type donné en fonction du nombre de tours n de son organe de réglage
et ceci pour un écart de pression constant. Une telle courbe, qui peut être fournie
par le fabricant ou mesurée sur un banc hydraulique, est représentée à titre d'exemple
sur la figure 2, pour un diamètre nominal de 25 mm d'un robinet de 8 T, mesurée sous
une pression de 10
5 Pa
| Position du robinet |
Débit en m3/h sous une pression de 105 Pa |
| 8 |
10 |
| 6 |
8,2 |
| 4 |
6 |
| 2 |
3,2 |
[0039] En reportant ces valeurs sur la courbe de la figure 2 on obtient une courbe (a) qui
se situe sous la courbe (b) (figure 3).
[0040] On connaît, pour chacun des robinets RO
1, RO
2 et RO
3, la position de réglage initiale du robinet. On supposera ainsi, qu'à l'origine le
robinet était en mi-ouverture hydraulique ce qui correspond sur la courbe de la figure
4 à une position dite de 2,25 tours (N=2,25) et à un débit de 3,3 m
3/h, c'est-à-dire une position obtenue à partir de la fermeture prise comme référence
et en ouvrant ensuite le robinet de 2,25 tours.
[0041] Le premier ensemble des émetteurs R
1 dont on souhaite réduire le débit dans un rapport de 2,5 devra donc être amené à
un débit de son robinet de RO
1 de 3,3/2,5 = 1,3 m
3/h et la courbe de la figure 4 nous montre que ce débit est obtenu pour une position
N
1=0,87 du robinet RO
1. Dans ces conditions, pour amener ce robinet de la mi ouverture hydraulique à cette
position 0,87 tours d'ouverture on sera contraint de le fermer d'une valeur de 2,75-0,875
= 1,87 tours.
[0042] Il en est de même, pour l'ensemble des émetteurs R
2, dont le débit doit être augmenté dans un rapport de 1,15. Le débit du robinet associé
RO
2 devra être amené à un débit de 3,3x1,15 = 3,8 m
3/h et la courbe de la figure 4 nous montre que l'on devra tourner la commande de ce
robinet RO
2 pour l'amener à une position N
2=2,75 tours d'ouverture.
[0043] Il en est de même, bien entendu pour l'ensemble des émetteurs R
3, dont le débit doit être augmenté dans un rapport de 1,75. Le débit de son robinet
RO
3 devra être amené à un débit de 3,3×1,75 = 5,77 m
3/h et la courbe de la figure 4 nous montre que l'on devra amener le robinet à une
position N
3=5,37. Il faudra donc fermer le robinet de 5,375-2,25=3,12 tours.
[0044] On a constaté qu'une fois les réglages ainsi effectués l'installation se trouvait
équilibrée ou quasi équilibrée. Cependant dans certains cas de réglage il peut s'avérer
nécessaire d'effectuer un second cycle d'ajustement. On met alors en oeuvre un processus
identique à celui précédemment décrit mais en retenant alors une valeur du coefficient
k que les essais et tests effectués ont montré qu'elle devait être inférieure et voisine
de 1,1.
[0045] Lorsqu'il s'avère que le robinet a été en premier réglage trop fermé ou trop ouvert,
on corrige le coefficient d'autorité k
1 en l'augmentant avec pour limite haute une valeur de 2.
[0046] Lorsqu'il s'avère que le robinet a été en premier réglage insuffisamment ouvert ou
insuffisamment fermé, on corrige le coefficient d'autorité k
1 en le diminuant avec pour limite basse une valeur de 0,5.
[0047] Le procédé suivant l'invention peut être mis en oeuvre de façon manuelle en effectuant
les calculs précédemment mentionnés. Cependant il sera plus facile à contrôler en
faisant appel à un appareil ayant pour effet de guider l'utilisateur au cours du processus
et d'automatiser certaines des opérations et notamment les calculs.
[0048] Bien que les exemples décrits dans cette demande soient relatifs à une installation
à circulation d'eau par laquelle on chauffe le local, l'ensemble des opérations pourrait
également être effectué dans l'hypothèse où cette installation à circulation d'eau
véhiculerait de l'eau froide afin de refroidir ledit local.
1. Procédé d'équilibrage d'une installation de chauffage/refroidissement à circulation
d'eau comportant au moins une série d'ensembles (R
1, R
2, R
n) d'émetteurs (E
1, E
2, E
n), chaque ensemble (R
1, R
2, R
n) d'émetteurs (E
1, E
2, En) étant disposé en dérivation entre une canalisation d'alimentation en eau amont
(1) et une canalisation de retour aval (3), chaque ensemble (R
1, R
2, R
n) d'émetteurs (E
1, E
2, En) étant réglable individuellement par au moins un robinet d'équilibrage de premier
niveau (RO
1, RO
2, RO
n),
caractérisé en ce qu'il comporte les étapes consistant à:
- mesurer la température (TA) de la canalisation d'alimentation (1) en amont de la série, et déterminer la différence
de température, ou écart de référence (dtref), entre cette température (TA) et une température (TB) égale soit à la température de la canalisation de retour (3) en amont de la série
soit une température égale à la température souhaitée pour cette canalisation,
- mesurer successivement la température (tsn) en sortie de chaque ensemble (R1, R2, Rn) d'émetteurs (E1, E2, En) de la série,
- déterminer successivement, pour chaque ensemble (R1, R2, Rn) d'émetteurs (E1, E2, En), la différence entre la température (TA) en amont du premier ensemble d'émetteurs (R1) et la température de sortie (tsn) de chaque ensemble (R1, R2, Rn) d'émetteurs (E1, E2, En), ou écart spécifique,
- établir pour chaque ensemble (R1, R2, Rn) d'émetteurs (E1, E2, En) un coefficient correcteur de mesure (A) égal à la différence existant entre
la valeur de l'écart de référence (dtref) avec une valeur constituée par le produit d'un coefficient d'ajustement (k) par
la différence existant entre la susdite valeur de l'écart de référence (dtref) et la susdite valeur de l'écart spécifique,
- établir pour chaque ensemble (R1, R2, Rn) d'émetteurs (E1, E2, En) un coefficient de débit relatif (Q%n) égal au rapport de l'écart de référence (dtref) sur le coefficient correcteur de mesure (A).
2. Procédé suivant la revendication 1 caractérisé en ce que le coefficient d'ajustement (k) est voisin de 1,5 lors d'un premier cycle de réglage
et voisin de 1,1 pour les cycles de réglage éventuels suivants.
3. Procédé suivant l'une des revendications 1 ou 2 caractérisé en ce que l'on corrige le débit fourni à un ensemble d'émetteurs déterminé en multipliant son
débit par l'inverse du coefficient de débit relatif.
4. Procédé suivant la revendication 3
caractérisé en ce que l'on assure le positionnement de l'organe de réglage du robinet (RO
n) à régler, en référence à la réponse hydraulique de ce robinet sous pression constante,
corrigée de la résistance hydraulique en série selon la formule :

où
qvN : est le débit en m3/h du robinet,
qv1N : est le débit en m3/h du robinet tel
qu'indiqué par le fabriquant ou tel que mesuré sur un banc hydraulique,
Δp : est la pression de détermination de qv1N en bar,
k1 : est le coefficient d'ajustement de l'autorité, Kvs: est le débit en m3/h sous 105Pa des robinets d'équilibrage les plus représentatifs du marché en position de grande
ouverture.
5. Procédé suivant la revendication 4 caractérisé en ce que, lorsqu'il s'avère qu'un robinet a été en premier réglage trop fermé ou trop ouvert,
on corrige le coefficient d'ajustement de l'autorité k1 associé à celui-ci en l'augmentant avec pour limite haute une valeur de 2.
6. Procédé suivant la revendication 4 caractérisé en ce que lorsqu'il s'avère qu'un robinet a été en premier réglage insuffisamment ouvert ou
insuffisamment fermé, on corrige le coefficient d'autorité k1 associé à celui-ci en le diminuant avec pour limite basse une valeur de 0,5.
1. Verfahren zum Abgleich einer Anlage zum Heizen/Kühlen mittels Wasserzirkulation, die
mindestens eine Serie von Gruppen (R
1, R
2, R
n) von Abstrahleinrichtungen (E
1, E
2, E
n) aufweist, wobei jede Gruppe (R
1, R
2, R
n) von Abstrahleinrichtungen (E
1, E
2, En) in Abzweigung zwischen einer Vorlauf-Wasserversorgungsleitung (1) und einer
Rücklaufleitung (3) angeordnet ist, wobei jede Gruppe (R
1, R
2, R
n) von Abstrahleinrichtungen (E
1, E
2, E
n) separat regelbar ist, und zwar mittels mindestens eines Abgleichventils einer ersten
Stufe (R0
1, R0
2, R0
n),
dadurch gekennzeichnet, dass es die folgenden Schritte umfasst:
Messen der Temperatur (TA) der Versorgungsleitung (1) in Strömungsrichtung vor der Serie, und Bestimmen der
Temperaturdifferenz oder des Temperaturabstands (dtref) zwischen dieser Temperatur (TA) und
einer Temperatur (TB), die so groß wie entweder die Temperatur der Rücklaufleitung (3) in Strömungsrichtung
vor der Serie oder die für diese Leitung gewünschte Temperatur ist,
sukzessives Messen der Temperatur (tsn) am Austritt einer jeden Gruppe (R1, R2, Rn) von Abstrahleinrichtungen (E1, E2, En) der Serie,
sukzessives Bestimmen, für jede Gruppe (R1, R2, Rn) von Abstrahleinrichtungen (E1, E2, En), der Differenz zwischen der Temperatur (TA) in Strömungsrichtung vor der ersten Gruppe von Abstrahleinrichtungen (R1) und der Austrittstemperatur (tsn) jeder Gruppe (R1, R2, Rn) von Abstrahleinrichtungen (E1, E2, En), oder des spezifischen Abstands,
Ermitteln, für jede Gruppe (R1 R2, Rn) von Abstrahleinrichtungen (E1, E2, En), eines Messkorrekturkoeffizienten (A), der so groß ist wie die Differenz,
die zwischen dem Wert des Referenzabstands (dtref) und einem Wert besteht, der aus dem Produkt von einem Anpassungskoeffizienten (k)
und
der Differenz besteht, die zwischen dem Wert des Referenzabstands (dtref) und dem Wert des spezifischen Abstands besteht,
Ermitteln, für jede Gruppe (R1, R2, Rn) von Abstrahleinrichtungen (E1, E2, En), eines Koeffizienten der relativen Durchflussmenge (Q%n), der so groß ist wie das Verhältnis des Referenzabstands (dtref) zum Messkorrekturkoeffizienten (A).
2. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass der Anpassungskoeffizient (k) bei einem ersten Regelzyklus benachbart 1,5 liegt,
und für etwaige folgende Regelzyklen benachbart 1,1 liegt.
3. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, dass man die Durchflussmenge, die einer bestimmten Gruppe von Abstrahleinrichtungen geliefert
wird, dadurch korrigiert, dass man deren Durchflussmenge mit dem Kehrwert des Relativdurchflussmengenkoeffizienten
multipliziert.
4. Verfahren nach Anspruch 3,
dadurch gekennzeichnet, dass die Positionierung der Stelleinrichtung des zu regelnden Ventils (R0
n) gewährleistet wird in Bezug auf die hydraulische Antwort dieses Ventils bei konstantem
Druck, korrigiert mit dem hydraulischen Reihenwiderstand, gemäß der Formel:

wobei
qvN: Durchflussmenge des Ventils in m3/h,
qv1N: Durchflussmenge des Ventils in m3/h, wie durch den Hersteller angegeben oder wie auf einem hydraulischen Prüfstand
gemessen,
Δp: Druck der Bestimmung von qv1N in bar,
k1: Autoritätsanpassungskoeffizient,
Kvs: Durchflussmenge in m3/h bei 105 Pa der repräsentativsten Abgleichventile des Marktes in weit geöffneter Position.
5. Verfahren nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, dass, wenn es sich erweist, dass ein Ventil bei einem ersten Regelungsvorgang zu weit
geschlossen oder zu weit geöffnet war, der diesem zugehörige Autoritätsanpassungskoeffizient
k1 dadurch korrigiert wird, dass er mit einem Wert erhöht wird, dessen obere Grenze
2 beträgt.
6. Verfahren nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, dass, wenn es sich erweist, dass ein Ventil bei einem ersten Regelungsvorgang ungenügend
geöffnet oder ungenügend geschlossen war, der diesem zugehörige Autoritätsanpassungskoeffizient
k1 dadurch korrigiert wird, dass er mit einem Wert vermindert wird, dessen untere Grenze
0,5 beträgt.
1. Method for balancing a water circulation heating/cooling system comprising at least
one series of sets (R
1, R
2, R
n) of emitters (E
1, E
2, E
n), with each set (R
1, R
2, R
n) of emitters (E
1, E
2, E
n) being arranged in derivation between an upstream water feed channel (1) and a downstream
return channel (3), with each set (R
1, R
2, R
n) of emitters (E
1, E
2, E
n) able to be adjusted individually by at least one first-level balancing valve (RO
1, RO
2, RO
n),
characterised in that it comprises the steps consisting in:
- measuring the temperature (TA) of the feed channel (1) upstream of the series, and determining the temperature
difference, or reference differential (dtref), between this temperature (TA) and a temperature (Ts) equal either to the temperature of the return channel (3) upstream of the series
or a temperature equal to the desired temperature for this channel,
- successively measuring the temperature (tsn) at the output of each set (R1, R2, Rn) of emitters (E1, E2, En) of the series,
- successively measuring, for each set (R1, R2, Rn) of emitters (E1, E2, En), the difference between the temperature (TA) upstream of the first set of emitters (R1) and the output temperature (tsn) of each set (R1, R2, Rn) of emitters (E1, E2, En), or specific difference.
- establishing for each set (R1, R2, Rn) of emitters (E1, E2, En) a measurement corrector coefficient (A) equal to the difference that exists between
the value of the reference differential (dtref) with a value constituted by the product of an adjustment coefficient (k) by the
difference that exists between the above-mentioned value of the reference differential
(dtref) and the above-mentioned value of the specific difference,
- establishing for each set (R1, R2, Rn) of emitters (E1, E2, En) a relative flow coefficient (Q%n) equal to the ratio of the reference differential (dtref) over the measurement corrector coefficient (A).
2. Method according to claim 1 characterised in that the adjustment coefficient (k) is close to 1.5 during a first adjustment cycle and
close to 1.1 for the possible following cycles.
3. Method according to one of claims 1 or 2 characterised in that the flow provided to a determined set of emitters is corrected by multiplying its
flow by the inverse of the relative flow coefficient.
4. Method according to claim 3
characterised in that the positioning of the valve adjusting member (RO
n) to be regulated is provided, in reference to the hydraulic response of this valve
under constant
pressure, corrected for the hydraulic resistance in series according to the formula:
where
qvN: is the flow in m3/h of the valve,
qv1N: is the flow in m3/h of the valve such as indicated by the manufacturer or such as measured on a hydraulic
bench,
Δp: is the pressure for the determination of qv1N in bar,
kl: is the authority adjustment coefficient,
Kvs : is the flow in m3/h at 105Pa of the balancing valves that best represent the market in wide open position.
5. Method according to claim 4 characterised in that, when a valve was in a first adjustment ) excessively closed or excessively open,
the authority adjustment coefficient k1 associated with the latter is corrected by increasing it with an upper limit value
of 2.
6. Method according to claim 4 characterised in that when a valve was in a first adjustment insufficiently open or insufficiently closed,
the authority coefficient k1 associated with the latter is corrected by decreasing
it with a low limit value of ) 0.5.