[0001] La présente invention porte sur un procédé de formation de faisceau signaux d'un
récepteur de signaux d'un système de navigation par satellites pour améliorer la résistance
au brouillage, et sur un récepteur associé.
[0002] La radionavigation par satellites permet d'obtenir la position d'un récepteur par
une résolution voisine de la triangulation, utilisant les pseudo-distances mesurées
à partir des signaux envoyés par les satellites.
[0003] La détermination de l'attitude d'un aéronef à partir de signaux d'un système de navigation
par satellites ou GNSS pour acronyme de "Global Navigation Satellite System" en langue
anglaise, reçus sur plusieurs capteurs d'antenne fait partie de l'état de l'art. Les
techniques mises en oeuvre sont basées sur le principe de la radiogoniométrie connue
de longue date.
[0004] Les premières méthodes utilisées mettent en oeuvre des mesures de phase de porteuse
produites par des traitements de signaux indépendants entre les capteurs d'antenne
et entre les satellites, avec un levé d'ambiguïté permettant de déterminer les coordonnées
en repère Terrestre centré ou repère ECEF pour acronyme de "Earth Centrered Earth
Fixed" en langue anglaise, ou en repère TGL (Trièdre Géographique Local, repère Nord,
Est, Vertical centré sur la position du récepteur) de chaque vecteur reliant deux
centres de phase de deux capteurs.
[0005] Ces méthodes sont adaptées lorsque le but est de déterminer une attitude précise
avec une architecture simple (pas de traitement spécifique du signal). Pour obtenir
une précision suffisante, on utilise des capteurs éloignées de plusieurs fois la longueur
d'onde (on parle alors de plusieurs antennes), au détriment du levé d'ambiguïté plus
difficile à réaliser (risque d'erreurs). Ces méthodes n'offrent pas d'amélioration
particulière en terme de résistance au brouillage.
[0006] D'autres solutions utilisent une détermination des directions d'arrivée des signaux
dans un repère lié à l'antenne basée sur les méthodes MUSIC pour acronyme de "MUltiple
Slgnal Classification" ou ESPRIT pour acronyme de "Estimation of Signal Parameters
via Rotationnal Invariance Techniques", effectuée satellite par satellite, avec un
traitement spécifique du signal. Ensuite le récepteur détermine les angles d'attitude
donnant, par calcul à partir des directions des satellites en repère TGL, les mêmes
directions d'arrivée dans un repère lié à l'antenne que celles obtenues grâce aux
signaux reçus.
[0007] Cette étape consiste en une recherche sur les angles d'attitudes avec un critère
de vraisemblance calculé en comparant des directions d'arrivée mesurées et calculées.
Cette recherche peut être accélérée grâce à la méthode du gradient.
[0008] Ces méthodes sont plus adaptées à des antennes à formation de diagramme de rayonnement
ou CRPA pour "Controlled Reception Pattern Antenna" en langue anglaise, avec des capteurs
plus nombreux (au moins 4) et rapprochés. Elles ne visent pas à améliorer la robustesse
au brouillage.
[0009] Dans un récepteur de signaux GNSS, la détermination de l'attitude peut servir plusieurs
buts, tels la détection d'un leurrage, la détermination de la direction d'un brouilleur
en repère TGL, ou la formation de faisceau.
[0010] La formation de faisceau consiste à effectuer, pour chaque direction de satellite,
une somme pondérée des signaux des différents capteurs de l'antenne, de manière à
maximiser la puissance du signal utile reçu du satellite et donc obtenir un meilleur
rapport signal à bruit dans les boucles de poursuite. La formation de faisceau permet
de minimiser le bruit sur les mesures, de réduire l'effet des multi-trajets (signaux
réfléchis arrivant de directions différentes) et d'augmenter la résistance au brouillage
des boucles de poursuite.
[0011] La formation de faisceau nécessite de connaître la direction des satellites dans
un repère lié à l'antenne pour calculer les coefficients de pondération complexes
des sommes pondérées. Dans le cas idéal le récepteur dispose d'une aide inertielle
qui lui permet de connaître l'attitude de l'antenne en repère TGL et donc de calculer
la direction des satellites en repère antenne à partir des positions des satellites
en TGL calculables grâce aux almanachs transmis via les signaux satellites.
[0012] Il est connu le document
US 2002/169578 A1 qui divulgue un procédé de formation de faisceau de signaux d'un récepteur de signaux
d'un système de navigation par satellites pour améliorer la résistance au brouillage,
le récepteur étant muni d'une antenne à plusieurs capteurs à rayonnement contrôlé.
[0013] Un but de l'invention est de déterminer l'attitude de l'antenne pour réaliser la
formation de faisceau sans avoir besoin d'aide externe.
[0014] Le principe de l'invention est de retrouver directement les angles d'attitude de
l'antenne à partir des signaux reçus sans passer par la détermination des directions
d'arrivées des signaux satellites.
[0015] Il est proposé, selon un aspect de l'invention, un procédé de formation de faisceau
signaux d'un récepteur de signaux d'un système de navigation par satellites pour améliorer
la résistance au brouillage, le récepteur étant muni d'une antenne à plusieurs capteurs
à rayonnement contrôlé, comprenant une étape consistant à déterminer l'attitude de
l'antenne dans un repère TGL centré sur le récepteur, par détermination itérative
des angles d'attitude de l'antenne donnant le maximum de la somme des énergies des
sommes pondérées des signaux reçus par les capteurs en sortie des corrélateurs des
canaux de traitement respectivement associés aux satellites, les coefficients de pondération
des sommes pondérées étant calculés à partir des angles d'attitude considérés à chaque
itération et des positions des satellites connues en repère TGL.
Les positions des satellites en repère TGL peuvent, par exemple, être connues grâce
aux almanachs transmis via les signaux des satellites
[0016] Ainsi, on n'a pas besoin d'aide externe au récepteur, qui nécessiterait des équipements
coûteux et encombrants.
[0017] Dans un mode de mise en oeuvre, on utilise des discriminateurs de paramètres représentatifs
des directions d'arrivée des signaux satellites dans un repère lié à l'antenne.
[0018] Ainsi, on tire avantage de la redondance des satellites pour résoudre les angles
d'attitude et on améliore la robustesse au brouillage.
[0019] Selon un mode de mise en oeuvre, lesdits paramètres représentatifs des directions
d'arrivée des signaux satellites dans un repère lié à l'antenne comprennent des cosinus
directeurs ou des angle de site et d'azimut.
[0020] Dans un mode de mise en oeuvre, on utilise une méthode à modèle d'observation de
la relation entre les paramètres représentatifs des directions d'arrivée des signaux
satellites et les angles d'attitude de l'antenne.
[0021] Ainsi, on peut résoudre directement les angles d'attitude sans passer par la détermination
des directions des satellites en repère lié à l'antenne, et donc bénéficier pleinement
de la redondance des satellites pour améliorer la robustesse au brouillage.
[0022] Selon un mode de mise en oeuvre, la résolution dudit modèle d'observation met en
oeuvre un filtrage de Kalman ou une méthode par moindres carrés.
[0023] Il est proposé, selon un autre aspect de l'invention, un récepteur de signaux d'un
système de navigation par satellites, muni d'une antenne à capteurs à rayonnement
contrôlé, comprenant des moyens de formation de faisceaux pour améliorer la résistance
au brouillage, comprenant des moyens de détermination de l'attitude de l'antenne dans
un repère TGL centré sur le récepteur, par détermination itérative des angles d'attitude
de l'antenne donnant le maximum de la somme des énergies des sommes pondérées des
signaux reçus par les capteurs en sortie des corrélateurs des canaux de traitement
respectivement associés aux satellites, les coefficients de pondération des sommes
pondérées étant calculés à partir des angles d'attitude considérés à chaque itération
et des positions des satellites connues en repère TGL.
[0024] L'invention sera mieux comprise à l'étude de quelques modes de réalisation décrits
à titre d'exemples nullement limitatifs et illustrés par les dessins annexés sur lesquels
:
- la figure 1 illustre les angles d'Euler;
- la figure 2 illustre une antenne à quatre capteurs;
- la figure 3 illustre une démodulation avec formation de faisceau et boucles de poursuite;
- la figure 4 illustre une démodulation avec formation de faisceau et discriminateur
des cosinus directeurs
- la figure 5 illustre schématiquement le procédé selon un aspect de l'invention;
- et la figure 6 illustre un récepteur selon un aspect de l'invention.
[0025] En fait, le procédé revient à chercher les angles d'attitude donnant le maximum de
la somme sur tous les satellites des énergies des sommes pondérées des signaux. Ce
procédé utilise un filtre de Kalman étendu qui permet de résoudre la relation non
linéaire entre les angles d'Euler et les signaux en sortie de démodulation.
[0026] Du fait que l'on a moins d'inconnues à résoudre (3 angles au lieu de 2 angles par
satellite) pour le même nombre total de mesures cette solution est plus robuste au
brouillage que la méthode consistant à rechercher les directions d'arrivée des signaux
satellite par satellite. Elle permet donc de continuer à faire de la formation de
faisceau avec un niveau de brouillage plus important.
[0027] On calcule la position des satellites (X
n TGL, Y
n TGL, Z
n TGL) dans un premier repère TGL (Trièdre Géographique Local, repère Nord, Est, Vertical
centré sur la position du récepteur) centré sur le récepteur à partir de la position
du récepteur et de la position du satellite. Les positions des satellites sont connues
grâce aux éphémérides ou aux almanachs, contenus dans les messages de navigation transmis
par les signaux émis par les satellites.
[0028] Le vecteur directeur entre l'antenne du récepteur et le satellite d'indice n du système
de navigation par satellites, dans le premier repère TGL, est égal par définition
à :

[0029] Le dénominateur ρ représente la distance séparant l'antenne du récepteur et le satellite
n, indépendante du repère :

[0030] Dans l'ensemble de la présente demande, la présence d'un indice « def » au-dessus
d'un signe d'égalité dans une expression mathématique signifie une égalité par définition
et non par conséquence.
[0031] On représente, comme sur la figure 1, l'attitude de l'antenne par rapport au premier
repère TGL grâce aux angles d'Euler : Cap (ψ), Assiette (θ) et Inclinaison (ϕ). Ces
angles permettent de construire la matrice de changement de repère M(ψ, θ, ϕ) du premier
repère TGL au deuxième repère lié à l'antenne ou aux capteurs d'antenne (idem) :

[0032] Le vecteur directeur entre l'antenne du récepteur et le satellite d'indice n du système
de navigation par satellites, dans le deuxième repère lié à l'antenne, est égal par
définition à :

[0033] Le dénominateur ρ représente la distance séparant l'antenne du récepteur et le satellite
n, indépendante du repère :

[0034] On peut ainsi exprimer le vecteur directeur du satellite d'indice n en fonctions
des angles d'Euler :

[0036] Les déphasages supposés des signaux reçus entre les capteurs d'antenne sont calculés
à partir des angles de site et d'azimut supposés.
[0037] La différence de chemin optique entre le centre du deuxième repère antenne et le
capteur d'indice m pour le signal reçu du satellite n s'exprime comme suit :

[0038] Le déphasage correspondant s'exprime comme suit :

λ représentant la longueur d'onde de la porteuse
[0039] En notant

le vecteur position du capteur m en repère capteurs, connu par exemple grâce à des
mesures de centre de phase en usine, dans un exemple à quatre capteurs d'antenne,
on a :

comme illustré sur la figure 2.
[0040] La démodulation des signaux, numérisés à la fréquence d'échantillonnage Fe, est réalisée
de manière matérielle, dans un composant numérique "câblé", ASIC ou FPGA. Elle demande
une fréquence de calcul très élevée, difficile à réaliser de manière logicielle. La
démodulation est propre à chaque signal satellite, caractérisé par son code d'étalement
et son Doppler. Dans la présente demande, on démodule tous les signaux reçus par les
capteurs en parallèle dans chaque canal satellite matérielle.
[0041] La démodulation procède par multiplication du signal reçu par une porteuse locale
complexe et par un code local réel puis intégration du produit par intervalles de
temps consécutifs (c'est la corrélation). On a en fait deux voies de corrélation par
signal reçu : une voie ponctuelle avec un code local en phase avec le code reçu et
une voie delta avec un code "delta" ou différence entre code avancé et code retardé,
selon l'état de l'art.
[0042] La figure 3 représente un exemple de démodulation avec les boucles de poursuite.
[0043] Les sommes pondérées des signaux démodulés des différents capteurs sont réalisées
en logiciel à basse fréquence (typiquement Fw = 50 Hz).
[0044] Les coefficients de pondération complexes ont pour rôle de mettre en phase les signaux
des capteurs en sortie des voies de corrélation dans le but d'avoir le maximum d'amplitude
après la somme.
[0045] On utilise les directions des satellites calculées à partir des angles d'Euler supposés
pour déterminer les coefficients de pondération.
[0046] Les résultats en sortie des corrélateurs avant pondération s'écrivent :

[0047] La pondération sur la voie ponctuelle s'écrit alors :

[0048] La pondération sur la voie Delta (discriminateur de code) s'écrit alors :

[0049] Les coefficients de pondération complexes s'écrivent alors :

[0050] Acapteur m (
σn, γn) représentant l'amplitude relative due au capteur m dans la direction du satellite
n calculée à partir de la connaissance à priori des diagrammes d'antenne, y compris
les atténuations dues aux voies RF analogiques.
[0051] Bcapteur m (σn, Yn) représentant le déphasage dû au capteur m dans la direction du satellite n calculé
à partir de la connaissance à priori des diagrammes d'antenne, y compris les déphasages
dus aux voies RF analogiques.
[0052] Il est possible d'identifier les biais des capteurs en usine. Mais cela augmente
le coût de production de l'équipement (moyens de calibration et temps passé) et ne
permet pas de compenser le vieillissement du capteur.
[0053] Il est aussi possible d'identifier les déphasages des capteurs grâce aux signaux
des satellites par un traitement spécifique (cf document
FR 2972809)
[0054] Les boucles de poursuite (code et porteuse) sont réalisées de manière logicielle
car elles fonctionnent à basse fréquence (typiquement de l'ordre Fw = 50 Hz), elles
utilisent des fonctions mathématiques plus complexes, et présentent différents modes
(recherche, transition, poursuite, poursuite dégradées, ...)
[0055] On utilise un discriminateur de phase :

I représentant la partie réelle, et Q représentant la partie imaginaire

ρ représentant le module, et θ représentant l'argument
K représentant l'indice de la période de recalage (typiquement des périodes de 20
ms pour Fw = 50 Hz)
[0056] On utilise également un discriminateur de code :

[0057] On utilise un correcteur de boucle de phase (PLL pour "Phase Lock Loop" en langue
anglaise) :

[0058] On utilise un correcteur de boucle de code (DLL pour "Delay Lock Loop" en langue
anglaise) :

[0059] Concernant les oscillateurs à commande numérique ou NCO pour "numerically controlled
oscillators" en langue anglaise :

[0060] On se donne un critère à maximiser : La somme sur tous les satellites des énergie
des sommes pondérées (i.e. après la formation de faisceau) :

n étant l'indice du satellite
[0061] Il est théoriquement possible d'effectuer une recherche systématique dans le domaine
des angles d'Euler : Pour chaque hypothèse (ψ,θ,ϕ) considérée, on calcule les directions
supposées d'arrivée des signaux en deuxième repère ou repère capteur, puis le critère
à maximiser. On retient les valeurs des angles donnant le critère minimal.
[0062] Néanmoins, une recherche complète du domaine dans lequel les angles d'Euler prennent
leurs valeurs serait très longue et coûteuse en calcul :
- Le cap ψ prend ses valeurs dans [0,2π] ou [0°,360°]
- L'assiette θ prend ses valeurs dans [-π,π] ou [-180°,180°]
- L'inclinaison ϕ prend ses valeurs dans [-π,π] ou [-180°,180°]
[0063] Si on échantillonne de 10 degrés en 10° cela fait 36 x 36 x 36 = 46656 hypothèses
à traiter.
[0065] On calcule des discriminateurs en sortie des corrélateurs pour mesurer les erreurs
commises sur les directions des satellites.
[0066] On peut aussi prendre comme paramètres de direction d'arrivée des signaux satellites
les cosinus directeurs α et β sur les axes X et Y du repère antenne ou repère capteur.
[0067] Le cosinus directeur sur l'axe Z se déduit grâce à la norme égale à 1. Pour éviter
toute ambiguïté sur le signe de Z il faut supposer que les satellites se trouvent
toujours au-dessus du plan de l'antenne, donc ignorer les satellites en-dessous. Cela
est légitime dans la mesure où les satellites bas en repère capteur ne sont pas exploitables
pour la détermination des directions d'arrivée à cause de gains d'antenne inadaptés
à un angle de site bas.

[0068] On calcule le déphasage pour des cosinus directeurs variables. On commence par le
calcul de différence de chemin optique :

et le déphasage correspondant :

[0070] L'utilisation de l'indice n disparaît car la position du satellite n'intervient plus
à partir du moment où on utilise les cosinus directeur α et β variables.
[0072] Sur ce principe on calcule des discriminateurs d'erreur de cosinus directeurs conformément
à la figure 4 :

[0073] On utilise la somme pondérée "ponctuelle" :

[0074] Et les sommes pondérées "delta" :

[0076] Le signal reçu s'exprime:

P représentant la puissance du signal reçue, et
T représentant le temps d'intégration cohérente
[0077] Le vecteur C(α
vrai,β
vrai) est représentatif des amplitudes complexes reçues sur chaque capteur. Les angles
(α
vrai,β
vrai) correspondent à la direction vraie donc au maximum de Ψ(α,β). Dans l'hypothèse où
on connaît (α
vrai,β
vrai), en posant (α
0,β
0) = (α
vrai,β
vrai) on a :

[0078] Dans l'hypothèse où on connaît (α
vrai,β
vrai), en posant (α
0,β
0) = (α
vrai,β
vrai) on a :

[0079] D'où :

[0080] Pour normaliser la sensibilité des discriminateurs à 1 on pose :

pour des valeurs (α
0,β
0) correspondant aux dernière estimées de (α,β)
[0081] Ainsi si les valeurs de (α, β) sont proches des vraies valeurs (α
vrai n, β
vrai n) :

[0082] On utilise également un modèle d'observation.
[0083] La relation entre les cosinus directeurs (α
n,β
n) et les angles d'Euler (ψ,θ,ϕ) n'étant pas linéaire, on linéarise cette relation
autour d'un point de fonctionnement (ψ,θ,ϕ) pour établir un modèle d'observation linéaire
:

[0084] Pour le calcul des dérivées partielles on peut utiliser la méthode des différences
finies :

[0085] En utilisant d'autre notations :

[0086] Si on considère tous les satellites visibles on a 2.N équations pour 3 inconnues.

soit:

On cherche à remonter aux erreurs sur les angles d'Euler (dψ = ψ - ψ
vrai , dθ = θ - θ
vrai, dϕ = ϕ - ϕ
vrai) à partir des erreurs sur les cosinus directeurs ( dα
n = α
n(ψ,θ,ϕ) - α
vrai n, dβ
n = β
n(ψ,θ,ϕ) - β
vrai n)
[0087] Les erreurs sur les cosinus directeurs sont observables grâce aux discriminateurs
:

[0088] Aussi, on peut utiliser une résolution par les moindres carrés :

avec
H* = (
HTWTWH)
-1 HTWT pour pseudo-inverse.
[0089] La matrice W permet de pondérer les mesures en fonction du rapport signal sur bruit
estimé sur chaque signal satellite.

[0090] Après la résolution on corrige les angles d'Euler estimés a priori :

[0092] Propagation :
| Xi/i-1 = Xi-1/i-1 |
Vecteur d'état propagé |
| Pi/i-1 = Pi-1/i-1 + Qi |
Matrice de covariance propagée |

|
Bruit d'état |
[0093] Le bruit d'état est choisi en fonction de la dynamique sur l'attitude du porteur.
[0095] L'innovation
Yi =
Zi - HXi/i-1 est déjà contenue dans les discriminateurs, il n'est pas nécessaire de la recalculer.

|
Gain de recalage |
| Xi/i = Xi/i-1 +Ki.Yi |
Vecteur d'état recalé |
| Pi/i = (Id - KiHi).Pi/i-1 |
Matrice de covariance recalée |
[0096] Le synoptique de la figure 5 illustre ce qui précède.
[0097] Sur la figure 6 est illustré un récepteur 20 de signaux d'un système de navigation
par satellites, muni d'une antenne 21 à capteurs à rayonnement contrôlé, comprenant
des moyens de formation de faisceaux 22 pour améliorer la résistance au brouillage,
comprenant des moyens de détermination 23 de l'attitude de l'antenne dans un repère
TGL centré sur le récepteur, par détermination itérative des angles d'attitude de
l'antenne donnant le maximum de la somme des énergies des sommes pondérées des signaux
reçus par les capteurs en sortie des corrélateurs des canaux de traitement respectivement
associés aux satellites, les coefficients de pondération des sommes pondérées étant
calculés à partir des angles d'attitude considérés à chaque itération et des positions
des satellites connues en repère TGL.
[0098] Un tel récepteur met en oeuvre le procédé précédemment décrit.
[0099] Dans la présente demande, les notations utilisées ont pour définitions :

Définitions :
[0100]
F
r : Fréquence résiduelle des signaux numérisés en bande de base (F
r petit devant Fe)
Dop
n : Doppler sur le signal satellite n
ϕ
m,n : Déphasage du signal satellite n sur le capteur m
C
n( t) : code d'étalement du satellite n
Ret
n : retard du signal satellite n
R(τ) : Fonction d'autocorrélation du code
| R(τ) = 1 - |τ| |
si |τ|<1 |
R(τ=0) =1 |
| R(τ) = 0 |
sinon |
|
R
n,n(τ) =
1/
L ∫
[kL, (k+1)L] C
n(u). C
n( u + τ) du = R(τ) pour L grand (>1000) et quel que soit k
R
n,p(τ) =
1/
L ∫
[kL, (k+1)L] C
n(u). C
p( u + τ) du ≅ 0 si p ≠ n
Signaux reçus :
[0101] Le signal reçu sur l'antenne est la somme des signaux reçus des satellites visibles
plus du bruit

[0102] Signal reçu du satellite n sur le capteur m :

[0103] Signal local dans le canal n :

Corrélations :
[0104] 
T : temps d'intégration cohérent (typiquement T = 20 ms)
[0106] On suppose que le code local du canal n est en phase avec le code reçu du satellite
n, grâce à la boucle de code, réalisée suivant l'état de l'art. D'où τ = 0 et R(τ)
= 1
