Introduction
[0001] La présente invention concerne un oscillateur pour montre-bracelet ainsi qu'une montre-bracelet
en tant que telle comprenant un tel oscillateur. Elle concerne aussi un procédé d'émission
d'un signal de référence de temps pour montre-bracelet par oscillateur atomique.
Etat de l'Art
[0002] La quête de la précision est l'un des moteurs de l'innovation technique en horlogerie.
Cette précision est en grande partie déterminée par la performance d'un oscillateur
dont la fréquence d'oscillation génère un signal de temps qui détermine la base de
temps exploitée par le mécanisme d'une montre-bracelet pour finalement indiquer l'heure
sur un afficheur.
[0003] Une première solution de l'état de la technique consiste en un oscillateur mécanique,
reposant sur un volant d'inertie, appelé balancier, couplé à un ressort de type spirale.
La stabilité d'un oscillateur mécanique est de l'ordre de une seconde par jour, malgré
les efforts d'innovation reposant sur le choix de matériaux particuliers, comme cela
est par exemple décrit dans les documents
EP0886195 ou
EP1422436.
[0004] Une seconde solution de l'état de la technique consiste en un oscillateur à quartz,
qui peut atteindre une précision de une seconde par mois, voire une seconde par an
en utilisant des dispositifs plus complexes thermo-compensés pour éviter les dérives
causées par les variations de température, comme cela est décrit dans le document
WO2008125646. Enfin, une troisième solution, relativement théorique car délicate à réaliser en
pratique, est envisagée dans les documents
EP1852756 ou
EP1906271, à partir d'un oscillateur atomique, basé sur l'effet connu par sa dénomination anglo-saxonne
de « Coherent Population Trapping » (CPT), qui permet de mesurer une intensité lumineuse
transmise au travers un mélange d'atomes comme du Césium ou du Rubidium. Cette solution
permet en théorie d'obtenir un oscillateur plus précis que celui des deux premières
solutions. Toutefois, ces documents ne donnent pas d'information sur la réalisation
concrète d'un oscillateur atomique au sein d'une montre-bracelet. Par exemple, l'oscillateur
atomique est utilisé de manière intermittente sans explication sur la réalisation
concrète et stable d'un tel principe. Il n'est pas non plus précisé comment atteindre
une consommation et un volume compatibles avec une implémentation dans une montre-bracelet.
[0005] Ainsi, l'invention cherche à atteindre un oscillateur pour montre-bracelet qui permette
d'atteindre une grande précision, tout en respectant les contraintes sévères de volume
très restreint et de faible puissance disponible au sein d'une montre-bracelet.
Brève description de l'invention
[0006] A cet effet, l'invention repose sur un oscillateur atomique pour montre-bracelet
qui repose sur un système de détection de fréquences de battement obtenues par effet
Raman pour obtenir une référence de temps de grande précision.
[0007] L'invention est précisément définie par les revendications.
Brève description des figures
[0008] Ces objets, caractéristiques et avantages de la présente invention seront exposés
en détail dans la description suivante de modes de réalisation particuliers faits
à titre non-limitatif en relation avec les figures jointes parmi lesquelles :
La figure 1 représente un schéma de principe d'un oscillateur atomique pour montre-bracelet
selon un mode de réalisation de l'invention.
La figure 2 représente un schéma fonctionnel de l'oscillateur atomique pour montre-bracelet
selon un mode de réalisation de l'invention.
La figure 3 représente un schéma électrique équivalent d'un système de détection optoélectronique
selon un mode de réalisation de la présente invention.
La figure 4 représente un schéma électrique équivalent d'un détecteur optoélectronique
selon un autre mode de réalisation de la présente invention.
La figure 5 représente schématiquement les courbes de gain g en fonction de la fréquence
ω, les deux axes étant logarithmiques, pour un amplificateur à transimpédance classique
(trait plein), un amplificateur à transimpédance doté d'un élément permettant d'augmenter
la bande passante (« inductor peaking » ou « high frequency gain boosting », traitillé),
et un système de détection selon l'invention (pointillé).
La figure 6 représente le spectre d'absorption d'un gaz en fonction du balayage en
courant d'injection laser avec l'oscillateur atomique en boucle ouverte.
La figure 7 représente un premier mode de réalisation d'un oscillateur atomique à
double passage.
La figure 8 représente un second mode de réalisation d'un oscillateur atomique à double
passage.
La figure 9 représente un troisième mode de réalisation d'un oscillateur atomique
à double passage.
La figure 10 représente une vue schématique éclatée d'un oscillateur atomique basé
sur le second mode de réalisation à double passage et une géométrie à angle droit.
La figure 11 représente une vue schématique éclatée d'un oscillateur atomique basé
sur le second mode de réalisation à double passage et une géométrie droite.
La figure 12 représente une vue schématique d'un oscillateur atomique basé sur le
premier mode de réalisation à double passage.
La figure 13 représente une vue schématique d'un oscillateur atomique basé sur le
premier mode de réalisation à double passage avec géométrie à angle droit.
La figure 14 représente une vue schématique d'un oscillateur atomique basé sur le
troisième mode de réalisation à double passage.
[0009] La solution retenue repose sur l'utilisation d'un oscillateur atomique basé sur l'effet
Raman, qui repose sur l'irradiation d'atomes de référence à une fréquence optique
de résonance qui induit l'émission de photons avec une fréquence optique décalée de
la fréquence hyperfine de l'atome de référence. La combinaison des deux signaux résultants
permet d'obtenir un battement détectable, dont la fréquence du signal sert de base
de temps à la montre-bracelet.
[0010] La figure 1 illustre schématiquement la partie optique d'un oscillateur atomique
à effet Raman selon un mode de réalisation de l'invention. Il comprend une diode laser
1, qui peut être à basse consommation et de type VCSEL, qui émet un faisceau polarisé
linéairement 11, une lame quart d'onde 2 qui polarise la lumière provenant du laser
selon un faisceau incident de polarisation circulaire 12. Ce faisceau 12 traverse
une cellule 3 comprenant des atomes choisis, comme du Césium ou du Rubidium avec un
gaz tampon, placée de manière optionnelle dans un champ magnétique B. En sortie de
cette cellule 3, le signal incident 12 est combiné avec le second signal 13 généré
par l'effet Raman, comme explicité ci-dessus. La combinaison des deux signaux est
détectée par un photodétecteur 4 qui permet la récupération du signal comprenant la
base de temps atomique, provenant des atomes de Césium ou Rubidium. Ce signal de sortie
14 est analysé par un dispositif électronique de traitement du signal, de type diviseur
de fréquence microonde 5 pour générer la fréquence du signal nécessaire à la base
de temps. La sortie 15 représente finalement cette base de temps, exploitée par une
montre-bracelet comme cela sera explicité par la suite. Un amplificateur radiofréquence
6, optionnel, est positionné en sortie du photodétecteur 4.
[0011] En remarque, de manière optionnelle mais avantageuse, une partie du signal de sortie
14 est utilisé pour moduler le courant d'injection du laser, par une injection micro-onde
au niveau du laser 1, représentée par la flèche 7. Cela permet d'atteindre un rapport
signal-sur-bruit en sortie 14 de meilleure qualité et plus facile à exploiter. Ce
principe équivaut à une modulation en amplitude du laser.
[0012] En remarque, la cellule 3 a été positionnée au sein d'un champ magnétique B, qui
permet de lever la dégénérescence des sous-états Zeeman des atomes. En variante, elle
pourrait se trouver dans un champ magnétique nul, permettant d'obtenir une superposition
des niveaux d'énergie, et un signal élevé, ainsi qu'un oscillateur simplifié.
[0013] La figure 2 représente de manière fonctionnelle un oscillateur atomique à effet Raman
selon un mode de réalisation de l'invention. Il comprend un dispositif d'alimentation
et convertisseur DC/DC 21, un centre de traitement 23 qui peut être un processeur
ou une électronique à basse puissance, dont les fonctions principales comprennent
tout ou partie des fonctions suivantes : fixation de la fréquence de fonctionnement
du laser 1 et de son courant d'injection, contrôle de la température de la cellule
3 et du laser 1, gestion du mode intermittent du laser, correction de la fréquence
de l'oscillateur atomique en fonction de la température, calage d'un oscillateur supplémentaire
de moindre précision comme à base de quartz. La mise en oeuvre de ces fonctions sera
détaillée par la suite. L'oscillateur comprend ensuite une source de courant DC 24
pour le laser 1, une source de courant DC 25 pour le chauffage du laser 1, une source
de courant 26 du solénoïde pour la génération du champ magnétique B 36, une source
de courant 27 pour le chauffage de la cellule 3, qui coopère avec un dispositif de
chauffage 37 associé, auquel peut être de plus ajouté un capteur de température.
[0014] Ces différents composants permettent le fonctionnement du laser 1 qui agit sur le
dispositif optique 10 de l'oscillateur dont une représentation simplifiée a été présentée
en référence à la figure 1. Dans cette réalisation, l'ensemble formé par le générateur
de champ magnétique optionnel B 36, le dispositif de chauffage 37 et la cellule 3
est positionné dans une enceinte permettant d'atteindre leur blindage magnétique.
En variante, une partie seulement de ces composants peut être intégrée au sein de
ce blindage. En variante encore, ce champ magnétique peut être nul et l'oscillateur
simplifié, comme explicité précédemment. En sortie, un photodétecteur 4 rapide comprend
une sortie DC pour renvoyer un signal proportionnel à l'intensité lumineuse reçue
vers le centre de traitement 23. Il comprend de plus une sortie RF pour un signal
qui est d'abord amplifié par une chaine d'amplification 32 puis une ligne à retard
et déphaseur 33 pour être réinjecté sur un diplexeur 34 (bias tee) qui permet de combiner
le signal RF avec le courant DC d'injection laser provenant de la source de courant
24. Une partie du signal RF amplifié est traité par un diviseur de fréquence 5 avant
son retour vers le centre de traitement 23. En sortie de ce centre de traitement,
un signal à fréquence d'utilisateur 22 est obtenu (par exemple de 32 kHz, ou 1 pulse
par seconde, etc.). Enfin, la mise en oeuvre de cet oscillateur est réalisée à partir
de composants à faible consommation, pour une implémentation compatible avec un environnement
de montre-bracelet.
[0015] En remarque, les horloges atomiques de type CPT utilisent toutes une architecture
complexe et comprennent un dispositif de correction de l'oscillateur local, appelé
par sa dénomination anglo-saxonne « Voltage Controlled Oscillator » (VCO), ainsi qu'une
électronique de contrôle de l'oscillateur, représentant au total une forte consommation
de puissance. L'oscillateur atomique de type Raman décrit précédemment présente l'avantage
d'une plus grande simplicité pour une consommation fortement réduite.
[0016] Dans un tel oscillateur à effet Raman, un faisceau laser incident à une première
fréquence interagit avec une vapeur d'atomes, stimulant ainsi, par une interaction
lumière-atome, l'émission d'un second faisceau par effet Raman ayant une deuxième
fréquence. Comme cela a été mentionné, le battement entre la première fréquence et
la deuxième fréquence produit une troisième fréquence : la fréquence de battement,
qui est exploitée comme base de temps. Dans le cas où la vapeur comprend par exemple
du Rubidium-85 et où le laser est de type semi-conducteur à cavité verticale et à
émission de surface émettant un faisceau de lumière à une longueur d'onde se situant
aux alentours de 780 nm ou de 794 nm, la fréquence de battement est de l'ordre de
3GHz avec une bande passante autour d'une centaine de kHz. Cette fréquence de battement
est en général de très bas niveau et a un contenu spectral très réduit. La détection
de ces fréquences de battement en sortie de l'oscillateur pour leur exploitation dans
une montre-bracelet est un problème technique délicat, en particulier pour limiter
la consommation.
[0017] Pour répondre à ce problème technique, il est proposé un système de détection d'un
signal (i
PD) haute fréquence (ω
C) à bande étroite, ledit système ayant une basse consommation de courant. Le système
comprend un générateur pour fournir le signal (i
PD) sous forme d'un courant, et un circuit de résonance parallèle pour faire varier
l'impédance de la sortie du générateur en fonction de la fréquence du signal généré
et pour convertir le courant en tension. Le système comprend en plus un étage d'amplification
pour augmenter encore le gain en dégradant de façon minimale le bruit du système pour
permettre la détection d'un signal de très faible amplitude. Le générateur est le
photodétecteur 4 mentionné précédemment, stimulé par de la radiation électromagnétique.
[0018] Selon un mode de réalisation du système de détection, représenté sur la figure 3,
une simple inductance L1 est comprise dans la réalisation du circuit de résonance
parallèle et le photodétecteur est du type photodiode PD. La photodiode PD est polarisée
au travers de l'inductance L1 connectée à une source de tension. Ceci permet de maintenir
la photodiode PD à une tension désirée en fournissant le courant nécessaire pour que
la photodiode PD fonctionne correctement. Il est à noter que le signal à détecter
a un contenu spectral centré autour d'une fréquence prédéterminée ω
C qui est de l'ordre de quelques gigahertz et très étroit (de l'ordre de 10
-4×ω
C).
[0019] Le signal à détecter i
PD apparaît sous la forme d'un courant sur un noeud N) qui relie l'inductance L1 à la
photodiode PD. Ce noeud N est couplé électriquement à l'entrée de l'amplificateur
MAMP et le signal amplifié apparaît à la sortie de l'amplificateur MAMP. Le noeud
N ainsi configuré a donc une capacité parasite C
IN. Cette capacité parasite C
IN forme avec l'inductance L1 le circuit de résonance parallèle. La valeur de l'inductance
est déterminée de sorte que sa réactance inductive à la fréquence du signal à détecter
soit égale à la réactance capacitive de la capacité parasite C
IN. En d'autres termes ω
C×L1=1/(ω
C×C
IN). Sous ces conditions, on a un filtre passe-bande avec un facteur de qualité Q et
une largeur à mi-hauteur de 1/Q. Avec une inductance L1 intégrée au circuit, on atteint
un facteur de qualité Q de 10 environ, alors que l'on obtient un facteur de qualité
Q de 50 environ avec une inductance L1 externe au circuit. La résistance parallèle
équivalente Rp a une valeur de ω×L×Q. Grâce à un facteur de qualité Q élevé, on peut
réaliser un gain important sans la consommation qui lui serait normalement associée.
Sans la présente invention, on utiliserait un amplificateur transimpédance large bande
avec 10GHz de bande passante à la place de celui qui est proposé. Typiquement, ce
genre d'amplificateur consomme autour d'un watt, alors que l'amplificateur proposé
ci-dessus consomme moins de deux milliwatts.
[0020] La figure 5 montre bien la différence du gain en fonction de la fréquence pour les
deux types d'amplificateur. Un amplificateur transimpédance large bande de l'état
de la technique permet de couvrir une grande plage de fréquence, mais entraîne une
forte consommation et un bruit comparativement élevé, vu que le bruit est d'autant
plus important que la bande passante est large. Contrairement à l'amplificateur à
transimpédance large bande, la solution proposée sélectionne avec un élément résonant
un signal centré autour d'une fréquence centrale qui est nettement plus faible que
la fréquence de coupure typique de la technologie de photodétecteur utilisée. La caractéristique
de gain montre une bande passante très étroite, compatible avec le contenu spectral
étroit du signal (de l'ordre de 10
-4×ω
C), ce qui diminue fortement le bruit par rapport à un amplificateur transimpédance.
La consommation est très faible car le système ne comporte pas d'éléments actifs.
Puisque le noeud N a une impédance très élevée, il suffit d'utiliser un simple amplificateur
de type MOS à source commune à faible bruit pour augmenter encore le gain en dégradant
de façon minimale le bruit du système pour permettre la détection d'un signal de très
faible amplitude. Dans un mode de réalisation, l'amplificateur a une charge résistive
sur la sortie. Dans un autre mode de réalisation, profitant du fait que le signal
à détecter a un contenu spectral très réduit, qui peut être d'une seule fréquence
non-modulée, la charge à la sortie de l'amplificateur est assurée par une deuxième
inductance L2 dont la valeur est choisie pour maximiser le gain pour un signal à la
fréquence prédéterminée ω
C.
[0021] L'entrée de l'amplificateur peut être couplée en mode AC avec le noeud N, i.e., avec
une capacité de couplage CC, et l'entrée de l'amplificateur peut donc être polarisée
par une source de tension Vb à travers une résistance Rb de façon à ce que l'entrée
de l'amplificateur soit à une tension optimale. Dans la fabrication d'un circuit selon
la présente invention, il se peut que la valeur de la capacité parasite C
IN ou la valeur de l'inductance L1 varie d'un lot à l'autre ou d'une pièce à l'autre.
Ceci aurait l'effet de déplacer la fréquence de résonance du circuit de résonance
en dehors de la bande de fréquence adéquate pour détecter un signal à la fréquence
prédéterminée. Pour cette raison, il est proposé d'agir sur la valeur de la capacité
du noeud N en ajustant cette capacité. Ceci peut se faire de différentes manières,
par exemple par l'emploi d'une capacité ajustable (trim capacitor) ou par l'emploi
de plusieurs capacités que l'on peut connecter ou déconnecter au noeud N, par exemple
par le dépôt ciblé de métal lors de la fabrication. Ceci peut être également accompli
par un système de laser-trimming où le noeud (N) est connecté à une capacité dont
la valeur est ajustée par ablation laser au moment du test de l'ensemble.
[0022] Selon un autre mode de réalisation de la présente invention, le circuit de résonance
comprend un résonateur électromécanique de type résonateur à onde de volume ou Bulk
Acoustic Wave (BAW), comme illustré par la figure 4. Le résonateur à onde de volume
(BAW) permet un filtrage encore plus sélectif et il présente, à l'anti-résonance,
une impédance réelle élevée tout en permettant de neutraliser la capacité parasite
C
IN du noeud N. Selon un mode de réalisation, le résonateur électromécanique permet d'atteindre
un facteur de qualité supérieur à 300. Dans ce mode de réalisation, la photodiode
est polarisée à l'aide d'un circuit adaptif dont l'étage de sortie est une source
de courant CCS contrôlée de façon à garantir une tension de polarisation fixe sur
la diode en basse fréquence.
[0023] Un autre problème technique rencontré pour la mise en oeuvre de l'oscillateur à effet
Raman au sein d'une montre-bracelet est d'atteindre une stabilité suffisante, lui
permettant un fonctionnement précis sur une durée satisfaisante. Ce problème est résolu
par le fonctionnement décrit précédemment en relation avec la figure 1 et représenté
de manière fonctionnelle par la figure 2.
[0024] Une rétroaction du signal RF détecté sur la fréquence optique du laser, afin d'asservir
la fréquence d'émission du laser, est toujours préconisée dans l'état de la technique
pour obtenir un oscillateur atomique stable et de haute précision, en particulier
pour les horloges atomiques de type CPT. Dans le cas présent, il a été constaté qu'il
était quasiment impossible de maîtriser le fonctionnement de l'oscillateur Raman de
façon répétable et fiable en boucle fermée vis-à-vis de la fréquence optique du laser.
La détection synchrone pour la stabilisation de la fréquence d'un laser n'est pas
adéquate dans le cas d'un oscillateur Raman en boucle fermée.
[0025] De manière surprenante, il a été possible de faire fonctionner l'oscillateur Raman
sans asservissement en fréquence optique du laser, c'est-à-dire avec un asservissement
en fréquence nul, ou autrement dit sans contrôle actif de la fréquence optique du
laser, soit un fonctionnement en boucle ouverte vis-à-vis de la fréquence du laser.
[0026] Des tests de stabilité ont été effectués selon le principe précédent, qui ont démontré
une grande stabilité. A une température de 87,5 °C, l'oscillateur Raman varie d'une
seconde tous les 160 ans et fonctionne de façon stable pendant plusieurs jours au
moins en continu.
[0027] La température de la cellule, d'une longueur active de 5 mm, a aussi été abaissée
jusque sous la température de fusion du Rubidium (39.3°C). Une baisse de température
de 90°C à 35°C correspond à une diminution de la pression de vapeur saturante de deux
ordres de grandeur (∼10
-4 torr à 10
-6 torr). La stabilité dépend de la température de la cellule mais reste acceptable
jusqu'à une température de 35 °C. En effet, à une température de 40°C, l'oscillateur
Raman fonctionne toujours à satisfaction avec une stabilité de une seconde tous les
16 ans, ce qui est remarquable. A 35°C, le signal Raman est toujours présent et suffisamment
stable. Cette constatation inattendue permet d'envisager un oscillateur atomique sans
chauffage de la cellule selon une variante de réalisation, fonctionnant par exemple
uniquement quand la température autour de la cellule est suffisante, par exemple autour
de 35°C, préférentiellement autour de 40°C. Ainsi, selon un mode de réalisation, l'oscillateur
atomique peut fonctionner à une température inférieure ou égale à 40 °C, voire inférieure
ou égale à 35 °C. Il est aussi envisageable de diminuer la température de fonctionnement
en utilisant du Cs au lieu du Rb dans la cellule, la température de fusion du Césium
étant encore plus basse que celle du Rubidium (28.5°C au lieu de 39.3°C).
[0028] Un problème technique supplémentaire est rencontré lors de la mise en route de l'oscillateur.
En effet, la solution explicitée précédemment montre comment obtenir un fonctionnement
stable et performant de l'oscillateur lorsqu'il est en régime de croisière, à partir
des dispositifs décrits en rapport avec les figures 1 et 2. Un fonctionnement entièrement
en boucle ouverte, c'est-à-dire sans le retour 7 de la figure 1, serait une variante
de réalisation envisageable moins performante car le signal obtenu serait relativement
faible et spectralement moins pur.
[0029] Pour cela, il a été constaté qu'il existe une plage réduite de courant d'injection
du laser, soit une plage de fréquence correspondante, à proximité du pic d'absorption
optique du gaz de la cellule, qui permet lorsqu'on débute une irradiation laser sur
la cellule en boucle ouverte puis qu'on passe en régime fermé tel que décrit précédemment
d'obtenir une mise en résonance de l'oscillateur pour atteindre le régime de fonctionnement
optimal décrit précédemment. Ainsi, par le choix judicieux du courant d'injection
du laser lors de l'allumage du laser puis la mise en circuit fermé vis-à-vis du courant
d'injection du laser tel qu'explicité ci-dessus, l'oscillateur atteint naturellement
son régime de fonctionnement optimal. Ce phénomène permet un auto-allumage de l'oscillateur,
et rend possible son utilisation de manière intermittente.
[0030] Cette plage de fonctionnement est plus exactement illustrée par la figure 6 pour
le cas du Rubidium naturel. Cette figure montre la courbe 50 d'absorption optique
du Rubidium, par le signal obtenu sur la photodiode 6, en fonction du courant d'injection
du laser. La plage de courant favorable est située dans la zone 52, qui représente
une portion du pic de plus grande absorption 51, à une certaine distance des deux
valeurs maximale Vmax et Vmin de ce pic. En choisissant une plage réduite [V1 ; V2],
suffisamment éloignée de ces valeurs, on en déduit une plage de courant [i1, i2] favorable.
Les considérations précédentes permettent la mise en oeuvre du procédé d'allumage
suivant d'un oscillateur pour montre-bracelet à effet Raman, qui fait partie du procédé
d'émission d'un signal de temps par oscillateur atomique selon l'invention.
[0031] Une première phase consiste en une recherche du courant d'injection optimal i du
laser, c'est à dire la fourchette i1 à i2. Cette première phase comprend les étapes
suivantes :
- mise en boucle ouverte de l'oscillateur à effet Raman ;
- balayage de la fréquence du laser et identification du point Vmax d'absorption maximale
et du courant d'injection Imax correspondant ainsi que du point Vmin d'absorption
minimale du pic 51 associé et du courant d'injection Imin correspondant ;
- détermination d'un courant d'injection ILD entre i1 et i2 en ajoutant une certaine
valeur seuil delta à Imin ou en la retranchant à Imax. Par exemple, une valeur proche
de i1 peut être choisie.
[0032] A titre d'exemple, pour le Rubidium et le laser VCSEL utilisé pour les expériences,
le courant d'injection du laser doit être choisi entre 2.25760 mA et 2.25824 mA. V1
se trouve 15% de Vmax-Vmin au-dessus de Vmin et V2 à 67% de Vmax-Vmin au-dessus de
Vmin.
[0033] Cette première phase du procédé d'allumage peut être réalisée avant chaque allumage
de l'oscillateur, afin d'obtenir la plus grande précision possible, ce qui permet
de modifier les valeurs précédentes dans le temps en fonction d'une éventuelle dérive
du dispositif ou des conditions de mesure. En variante, cette phase n'est réalisée
qu'une fois pour étalonner le dispositif et les données sont mémorisées pour être
reprises à chaque allumage.
[0034] Le procédé d'allumage met de plus en oeuvre les étapes suivantes d'allumage concret
du laser et de l'oscillateur ;
- mise en boucle fermée de l'oscillateur, en ajoutant la rétroaction 7 explicitée précédemment
;
- ajustement du courant d'injection du laser à la valeur ILD identifiée par la première
phase ;
- vérification de l'obtention du phénomène de résonance de l'oscillateur en sortie ;
- en cas de non résonance, légère modification de la valeur du courant d'injection ILD
dans la plage [i1 ; i2] selon un pas prédéfini, et répétition de cette étape jusqu'à
obtenir le phénomène de résonance.
[0035] Selon une variante avantageuse, ce procédé comprend une étape préalable de mesure
de la puissance optique du laser, car la fréquence de l'oscillateur peut dépendre
de la puissance optique interagissant avec les atomes. Cette opération peut se faire
en mesurant la puissance optique au moyen d'une photodiode du dispositif et en comparant
la photo-tension ainsi générée avec une source de tension stable de référence. L'ajustement
du courant d'injection du laser et de la température du laser permet ensuite d'obtenir
la puissance optique et la fréquence optique nominales de l'oscillateur.
[0036] Selon une autre variante de réalisation avantageuse, ce procédé comprend une étape
préalable de mise en température de la cellule de gaz et du laser, car le fonctionnement
de l'oscillateur dépend de la température, comme cela a été mentionné précédemment.
Il existe une corrélation entre la fréquence de l'oscillateur Raman en boucle fermée
et la température de la cellule. Cette propriété permet de maîtriser la fréquence
lors des phases de marche et d'arrêt de l'oscillateur par la seule mesure de la température.
[0037] Ainsi, selon le mode de réalisation choisi, l'oscillateur à effet Raman comprend
un asservissement en température. Pour cela, il comprend un capteur de température,
qui peut être une photodiode, et un dispositif de chauffage pour augmenter la température
si elle est sous une température de consigne.
[0038] Les étapes décrites précédemment du procédé d'allumage sont gérées automatiquement
par l'oscillateur, sur la base des moyens matériel (hardware) et logiciel (software)
du centre de traitement 23 mentionné précédemment, notamment sous le pilotage du microprocesseur.
[0039] L'oscillateur atomique précédent est ainsi implémenté au sein d'une montre-bracelet.
[0040] Selon une première réalisation de montre-bracelet, l'oscillateur à effet Raman est
utilisé de manière intermittente, en complément d'un oscillateur conventionnel de
l'état de la technique, par exemple à quartz. Dans cette réalisation, l'oscillateur
atomique transmet une base de temps qui permet le calage de l'oscillateur à quartz,
sa correction, et permet d'augmenter fortement sa précision dans le temps. Ce fonctionnement
intermittent de l'oscillateur atomique présente l'avantage d'une consommation supplémentaire
maitrisée par rapport à une montre-bracelet conventionnelle. Comme l'allumage de cet
oscillateur est maîtrisé par le procédé explicité ci-dessus, cette première implémentation
dans une montre-bracelet est très performante. La période d'allumage de l'oscillateur
atomique est choisie en fonction d'un compromis entre la consommation et la précision
de la montre-bracelet : plus cet oscillateur est utilisé, plus l'horloge sera précise
mais plus la consommation sera élevée. Lorsque l'oscillateur supplémentaire de moindre
précision est corrigé par l'oscillateur atomique, ce dernier est éteint. Selon une
seconde réalisation de montre-bracelet, l'oscillateur à effet Raman est utilisé seul
en remplacement de l'oscillateur habituel conventionnel, comme unique base de temps,
et donc selon un fonctionnement permanent. Dans cette réalisation, la plus grande
précision est obtenue, mais par l'intermédiaire d'une plus grande consommation énergétique.
[0041] L'oscillateur atomique décrit précédemment est de plus réalisé selon une structure
compacte et peu encombrante, pour faciliter son insertion dans une montre-bracelet.
Les figures 7 à 14 décrivent ainsi plusieurs modes de réalisation de la partie optique
de l'oscillateur atomique, permettant d'atteindre un volume compatible avec l'intégration
dans une montre-bracelet. Pour cela, toutes ces réalisations sont basées sur un double
passage du faisceau laser dans la cellule, ce qui permet d'atteindre une longueur
totale importante du faisceau laser dans un petit volume.
[0042] Les figures 7 à 9 illustrent trois modes de réalisation différents permettant de
réaliser simultanément un double passage dans la cellule à gaz 106 et une protection
de la source laser 102 envers les réflexions. Un point commun de ces différents modes
de réalisation est la présence d'un miroir semi-transparent 107 qui laisse passer
une partie du faisceau laser ayant traversé la cellule à gaz 106 afin d'atteindre
un photodétecteur 109, servant à l'asservissement de la température de la cellule.
En variante, ces modes de réalisation pourraient être simplifiés en supprimant ce
photodétecteur 109 et en utilisant un miroir non transparent.
[0043] Ces trois modes de réalisations diffèrent dans le moyen utilisé pour diriger le faisceau
vers la cellule et les photodétecteurs, et dans le moyen utilisé pour empêcher le
faisceau réfléchi par le miroir de venir perturber la source laser.
[0044] La figure 7 illustre le premier mode de réalisation de l'invention. La source laser
102 produit un faisceau laser polarisé linéairement et qui est dirigé vers un polariseur
103, dont l'axe de transmission est orienté de manière à laisser passer le faisceau
laser, puis vers un séparateur 101 dont le pourcentage de séparation est prédéfini.
Une partie du faisceau est ainsi transmise vers un photodétecteur optionnel 108b.
Le séparateur réfléchit l'autre partie du faisceau vers une lame quart d'onde 105.
La polarisation linéaire est notée « P » pour la partie parallèle à l'axe de transmission
du polariseur (partie transmise) et « S » pour la partie perpendiculaire à l'axe de
transmission du polariseur (partie absorbée par le polariseur). Dans les figures,
la partie « P » est symbolisée par des cercles pleins et la partie « S » par des traits.
Le rôle de la lame 105 est de changer la polarisation linéaire du faisceau laser en
une polarisation circulaire et cette lame est orientée par rapport au polariseur de
façon à générer une polarisation circulaire. En effet, l'interaction entre la lumière
et les atomes de la cellule à gaz 106 est optimale lorsqu'elle est réalisée avec un
faisceau de polarisation circulaire. Une partie du faisceau sortant de la cellule
à gaz 106 est ensuite réfléchie par un miroir 107, ce qui inverse le sens de sa polarisation
circulaire, et traverse ainsi une seconde fois la cellule à gaz 106. En sortant de
la cellule à gaz 106, le faisceau atteint la lame quart d'onde 105. Selon le pourcentage
de séparation prédéfini du séparateur 101, ce faisceau est ensuite en partie transmis
et atteint le photodétecteur 108a. Une autre partie de ce faisceau est déviée par
le séparateur 101 et est fortement atténuée par le polariseur 103 car sa polarisation
est perpendiculaire à celle de l'axe de transmission du polariseur 103, la source
laser 102 étant ainsi protégée des rétro-réflexions. Une faible partie du faisceau
ayant traversé la cellule à gaz 106 est transmise par le miroir 107 et captée par
le photodétecteur 109.
[0045] La figure 8 illustre le second mode de réalisation. Il diffère du premier mode décrit
ci-dessus par l'utilisation d'un séparateur 101 qui réfléchit le faisceau selon une
première polarisation et laisse passer le faisceau selon une seconde polarisation.
Ainsi le faisceau sortant de la source laser 102 est séparé selon sa polarisation
et le même principe s'applique au faisceau réfléchi. Il n'est ainsi pas nécessaire
de placer un polariseur entre le séparateur 101 et la source laser du fait que le
faisceau réfléchi est entièrement transmis vers le photodétecteur 108a. La polarisation
linéaire est notée « P » pour la partie parallèle à l'axe de polarisation du séparateur
(partie transmise dans la configuration à angle droit de la figure 8) et « S » pour
la partie perpendiculaire à l'axe de polarisation du séparateur (partie déviée à 90°).
Dans la figure 10, la partie « P » est symbolisée par des traits et la partie « S
» par des cercles pleins. Une faible partie du faisceau ayant traversé la cellule
à gaz 106 est transmise par le miroir 107 et captée par le photodétecteur 109.
[0046] La figure 9 illustre le troisième mode de réalisation de l'invention. Sur cette figure,
la déviation du faisceau laser est assurée par le miroir semi-transparent 107 qui
est disposé selon un angle non perpendiculaire par rapport à l'axe du faisceau laser.
Ainsi, le faisceau réfléchi n'atteint pas la source laser 102 mais est dirigé directement
sur le photodétecteur 108a. Avantageusement, le miroir 107 est de forme concave pour
focaliser le faisceau de lumière réfléchi sur le photodétecteur 108a. Une faible partie
du faisceau ayant traversé la cellule à gaz 106 est transmise par le miroir 107 et
captée par le photodétecteur 109. Cette forme concave du miroir peut aussi être utilisée
sur les deux modes de réalisation des figures 7 et 8 apportant les avantages décrits
ci-dessus.
[0047] Un exemple de réalisation plus complet correspondant au deuxième mode de réalisation
est illustré à la figure 10. Le séparateur 101 est réalisé sous la forme d'un cube
à sélection de polarisation (polarizing beam splitter cube, PBSC). Ce cube permet
d'implémenter une double traversée de la cellule à gaz 106, qui multiplie par deux
l'interaction entre la lumière du laser et le milieu atomique. On obtient un meilleur
signal atomique et ainsi une meilleure stabilité de la fréquence de l'oscillateur
atomique.
[0048] Sur la figure 10, l'ensemble optique est basé sur un cube séparateur miniature 101
dont les côtés sont de préférence inférieurs ou égaux à 1 mm, le cube 101 faisant
office de séparateur. Selon un mode standard, le volume du cube est de typiquement
1 mm
3. Le faisceau de lumière de la diode laser 102 arrive sur l'un des côtés du cube 101.
Selon un mode de réalisation, la diode laser est de type semi-conducteur à cavité
verticale et à émission de surface (VCSEL) émettant un faisceau divergeant de lumière
à 795 nm. Dans d'autres modes de réalisation, d'autres types de diodes laser ayant
des longueurs d'ondes variant typiquement de 780 nm à 894 nm peuvent être utilisés,
pour une cellule à gaz 106 contenant du Rubidium ou du Césium. Ce choix est dicté
par la composition atomique de la cellule à gaz. Selon un mode de réalisation, une
lentille de collimation peut être ajoutée devant la diode laser pour produire un faisceau
laser non-divergeant.
[0049] Selon un mode standard, la lumière produite 112 par le laser 102 a une polarisation
linéaire et est atténuée par un filtre neutre absorbant 104a. Un type différent de
filtre peut être utilisé dans d'autres modes de réalisation. La présence de ce filtre
n'est pas nécessaire à l'invention. Une lame demi-onde 104b peut être utilisée pour
modifier l'angle de la polarisation linéaire de la source laser. En combinaison avec
le cube miniature 101, la lame demi-onde 104b joue le rôle d'un atténuateur variable.
Dans d'autres modes de réalisation, l'utilisation de la lame demi-onde 104b peut être
omise et le rapport d'intensité lumineuse entre les faisceaux transmis et réfléchis
par le cube 101 est ajusté par une orientation appropriée de l'axe de polarisation
linéaire de la lumière émise par le laser par rapport au cube séparateur. Une lame
quart d'onde 105 est placée en sortie de cube contre la face d'où sort le faisceau
laser dévié par le séparateur 101, soit à angle droit du faisceau incident au cube.
L'axe rapide de la lame quart d'onde 105 est orienté de telle sorte que la polarisation
linéaire incidente 113 est modifiée vers une polarisation circulaire 114 selon un
premier sens de rotation. Dans d'autres modes de réalisation, la lame quart d'onde
105 est orientée de telle sorte que la polarisation linéaire incidente 113 est modifiée
vers une polarisation circulaire selon un sens de rotation inverse au premier. Le
rayon laser de polarisation circulaire 114 traverse la cellule à gaz 106 et parvient
sur le miroir 107. Ce dernier ne renvoie le rayon que partiellement et une partie
du rayon traverse le miroir 107 pour se diriger vers le photodétecteur 109. Selon
un mode standard, la cellule à gaz est réalisée en verre-silicium-verre par des techniques
MEMS (microsystème électromécanique) avec un volume intérieur de typiquement 1 mm
3 et remplie avec un milieu absorbant de type vapeur atomique de métal alcalin (Rubidium
ou Césium), et un mélange de gaz tampon. Selon un mode standard, la cellule à gaz
est remplie avec du Rubidium naturel et un mélange d'azote et d'argon comme gaz tampon.
Dans d'autres formes de réalisations, d'autres types de cellules peuvent être remplies
avec des gaz tampons différents. Selon un mode particulier, une cellule miniature
cylindrique peut être utilisée. Selon un autre mode particulier, la cellule à gaz
peut être intégrée dans le PBSC 101. La cellule 106 peut être remplie avec d'autres
types de vapeur métallique alcaline (rubidium-85, rubidium-87, césium-133 par exemple)
et d'autres types de gaz tampon (Xe, Ne par exemple).
[0050] La figure 11 illustre une conception à double passage optique basée sur le deuxième
mode de réalisation correspondant à la figure 8, avec une géométrie droite qui est
très similaire à la conception à angle droit et double passage représenté sur la figure
10. La différence principale réside dans la position de l'entité « cellule à gaz 206,
lame quart d'onde 205, miroir semi-transparent 207 et photodétecteur 209 » et du photodétecteur
208b. Dans le modèle de la figure 11, la cellule à gaz 206 est placée au dessus du
PBSC 201 et est donc située vis-à-vis du laser 202. De cette manière, le faisceau
de lumière de polarisation P 213 transmis par le PBSC puis modifié en faisceau de
polarisation circulaire par la lame quart d'onde 205 interagit avec le milieu atomique.
Le faisceau de lumière de polarisation S 217 est réfléchi par le PBSC 201 et le photodétecteur
208b, placé à angle droit, est utilisé pour la mesure de la puissance laser. A part
ces différences, le principe de fonctionnement de cette réalisation est le même que
pour le modèle précédent.
[0051] La figure 12 illustre la représentation schématique du boîtier à géométrie droite
à double passage du mode de réalisation de l'oscillateur Raman selon le premier mode
de réalisation, correspondant à la figure 7. Le codage numérique commence à 201 pour
cette conception, en conservant les mêmes dizaines et unités que celles utilisées
sur les figures 7 à 9 pour les mêmes éléments. Un cube séparateur 201 est utilisé,
dont le pourcentage de séparation est prédéfini de sorte d'avoir une réflexion minoritaire
et une transmission majoritaire, d'environ 2% et 98% respectivement (+/- 2%). Le faisceau
rétro-réfléchi 216 est alors majoritairement dévié vers le photodétecteur 208a. Dans
ce modèle, l'entité cellule à gaz 206 est placée au dessus du cube séparateur 201
et est donc située vis-à-vis du laser 202. Le photodétecteur 208b est placé à angle
droit, où le faisceau de lumière 212 émis par le laser 202 est réfléchi 218 par le
cube séparateur 201 et est utilisé par exemple pour la mesure de la puissance laser.
Le principe de fonctionnement de cette conception reste similaire aux descriptions
précédentes.
[0052] La figure 13 illustre un dispositif selon le premier mode de réalisation et géométrie
à angle droit. Le pourcentage de séparation du séparateur 101 est prédéfini de manière
à avoir une transmission minoritaire et une réflexion majoritaire d'environ 2% et
98% respectivement (+/- 2%). Après son interaction avec les atomes de la vapeur de
métal alcalin, le faisceau de lumière incident 114a et le faisceau de lumière généré
par la diffusion Raman stimulée (appelé faisceau Raman) 114b sont réfléchis par un
miroir 107. Dans un mode de réalisation Raman standard, le miroir 107 est revêtu d'argent,
il est incliné (typiquement de 2 à 20 degrés) et/ou excentré par rapport à son axe
de symétrie et l'axe défini par le faisceau laser incident et est concave avec une
longueur focale choisie pour focaliser les faisceaux de lumière rétro-réfléchis 115
(faisceaux incident et Raman) sur le photodétecteur 108a. Le miroir 107 a une transmission
typique de quelques pourcents. Ces pourcents de lumière transmise atteignant la surface
du photodétecteur 109 sont utilisés pour mesurer le spectre d'absorption. Dans une
réalisation Raman différente, la fenêtre de sortie de la cellule à gaz 106 est concave,
revêtue d'argent (ou d'un autre métal, comme par exemple l'or) et joue le rôle de
réflecteur. Dans d'autres réalisations, le revêtement de la fenêtre de sortie du miroir
peut être fait de couches diélectriques.
[0053] Les faisceaux de lumière rétro-réfléchis 115 (incident et Raman) passent à travers
et interagissent une seconde fois avec le milieu atomique (double passage). La lame
quart d'onde 105 transforme ces faisceaux de lumière polarisés circulairement en faisceaux
de lumière de polarisation linéaire 116. Ces faisceaux de lumière sont majoritairement
déviés 119 (incident et Raman) et atteignent le premier photodétecteur 108a qui enregistre
le battement de fréquences entre le faisceau incident et le faisceau Raman. Dans un
mode de réalisation Raman standard, le premier photodétecteur 108a est un photodétecteur
de type semi-conducteur à grande vitesse (silicium ou arséniure de gallium) qui est
positionné au foyer du miroir concave 107. Dans d'autres modes de réalisation Raman,
différents types de photodétecteurs à grande vitesse peuvent être utilisés. Le second
photodétecteur 108b enregistre la lumière 118 provenant directement du laser 102 et
transmise initialement par le cube séparateur miniature 101. De cette manière, la
puissance de sortie de la diode laser 102 peut être mesurée et réglée. En option,
le photodétecteur 121 enregistre le faisceau rétro-réfléchi 117 transmis par le séparateur
101. Les diaphragmes 110 et 111 sont utilisés pour éviter qu'une lumière indésirable
n'atteigne les photodétecteurs si leurs dimensions sont supérieures à celles du cube
séparateur miniature 101.
[0054] La figure 14 illustre le troisième mode de réalisation de l'oscillateur Raman, non
basé sur un cube séparateur mais sur une simple géométrie à double passage. La lumière
émise par la source laser 102 est polarisée linéairement, convertie en polarisation
circulaire par une lame quart d'onde 105 avant passage dans la cellule 106, réflexion
sur le miroir 107, deuxième passage dans la cellule, et détection sur un premier photodétecteur
108a. Le miroir 107 est semi-transparent, avec un deuxième photodétecteur 109 placé
derrière le miroir. Cette utilisation du miroir semi-transparent 107 permet la détection
de lumière ayant interagi avec les atomes de la cellule par le photodétecteur 109.
Pour éviter que les faisceaux rétro-réfléchis par le miroir ne perturbent la source
laser 102, il est aussi avantageux de placer un polariseur 103 devant la source laser
102 et avec un axe de transmission parallèle à la polarisation du faisceau émis par
la source laser 102.
[0055] En option, on peut également utiliser les éléments suivants :
- un filtre neutre 104 placé entre la source laser 102 et la lame quart d'onde 105 afin
d'ajuster la puissance du faisceau laser
- un filtre réflectif incliné 104 placé entre la source laser 102 et la lame quart d'onde
105 afin de réfléchir une partie du faisceau laser et d'ajuster sa puissance
- un troisième photodétecteur 108b placé de manière à enregistrer la lumière réfléchie
par le filtre réflectif incliné 104 pour l'asservissement de la puissance optique
du laser 102.
[0056] En remarque, dans ces réalisations décrites en rapport avec les figures 7 à 14, le
photodétecteur 108a, 208a a pour fonction de détecter le battement induit par l'effet
Raman du gaz présent dans la cellule 106, 206, et est donc un photodétecteur adapté
pour la détection des micro-ondes. Le premier photodétecteur 108a a une bande passante
très étroite et centrée autour de la fréquence de résonance des atomes afin de maximiser
son efficacité de détection du signal. La fréquence de résonance atomique élevée (typiquement
>1GHz) a pour conséquence d'avoir un photodétecteur 108a de petit taille. Ce cahier
des charges n'est pas compatible avec une détection du signal ayant interagi avec
les atomes de la cellule pour ajuster par exemple la température de la cellule, ce
qui est mis en oeuvre par le photodétecteur 109, 209 et/ou le photodétecteur 108b,
208b. Pour ces derniers, une fréquence de coupure basse (typiquement < 100kHz), voire
un fonctionnement DC sont indiqués. C'est pourquoi il est préférable de disposer d'au
moins deux détecteurs, l'un 108a servant à la détection du signal d'horloge, l'autre
109 à l'asservissement de la température de la cellule. Le moyen idéal de réaliser
cette deuxième détection d'un signal ayant interagi avec les atomes de la cellule
est d'utiliser un miroir semi-transparent 107 pour la réflexion et de placer derrière
ce miroir un photodétecteur 109, comme cela a été illustré. Il est également avantageux
que le miroir 107 soit de forme concave, comme illustré à la figure 14, la forme concave
étant destinée à focaliser le faisceau de lumière réfléchi sur le photodétecteur 108a.
En remarque, ces derniers photodétecteurs sont optionnels.
1. Procédé d'émission d'un signal de temps au sein d'une montre-bracelet par oscillateur
atomique,
caractérisé en ce qu'il comprend une étape de détection de fréquences de battement obtenues par effet Raman
et
en ce qu'il comprend un procédé d'allumage de l'oscillateur atomique comprenant :
- une première phase de recherche du courant d'injection optimal du laser en boucle
ouverte de l'oscillateur atomique,
- une seconde phase d'allumage de l'oscillateur atomique comprenant la mise en boucle
fermée de l'oscillateur atomique par le retour du signal microonde reçu en sortie
de la cellule sur le courant d'injection du laser.
2. Procédé d'émission d'un signal de temps au sein d'une montre-bracelet par oscillateur
atomique selon la revendication précédente,
caractérisé en ce que la première phase de recherche du courant d'injection optimal du laser comprend les
étapes suivantes :
- Mise en boucle ouverte de l'oscillateur atomique ;
- Balayage de la fréquence du laser et identification du point (Vmax) d'absorption
maximale et du courant d'injection (Imax) correspondant ainsi que du point (Vmin)
d'absorption minimale du pic d'absorption (51) associé au point (Vmax) d'absorption
maximale et du courant d'injection (Imin) correspondant ;
- Détermination d'un courant d'injection (ILD) initial en ajoutant une certaine valeur
seuil delta au courant d'injection (Imin) correspondant au point (Vmin) d'absorption
minimale du pic d'absorption (51) ou en la retranchant au courant d'injection (Imax)
correspondant au point (Vmax) d'absorption maximale, afin de se trouver dans l'intervalle
[Imin ; Imax] défini par les courants d'injection (Imin, Imax) correspondant aux points
(Vmin, Vmax) d'absorption minimale et maximale, éloigné des bornes (Imin, Imax).
3. Procédé d'émission d'un signal de temps au sein d'une montre-bracelet par oscillateur
atomique selon l'une des revendications 1 ou 2,
caractérisé en ce que la seconde phase d'allumage de l'oscillateur atomique comprend les étapes suivantes
:
- Mise en boucle fermée de l'oscillateur par le retour du signal microonde reçu en
sortie de la cellule pour le contrôle du courant d'injection du laser;
- Ajustement du courant d'injection du laser à une valeur (ILD) prédéterminée ;
- Vérification de l'obtention du phénomène de résonance de l'oscillateur en sortie
;
- En cas de non résonance de l'oscillateur, légère modification de la valeur du courant
d'injection (ILD) selon un pas prédéfini, et répétition de cette étape jusqu'à obtenir
le phénomène de résonance.
4. Procédé d'émission d'un signal de temps au sein d'une montre-bracelet par oscillateur
atomique selon l'une des revendications précédentes,
caractérisé en ce qu'il comprend les étapes supplémentaires suivantes :
a. envoi d'un faisceau laser (11 ; 112 ; 212) issu d'une source laser au travers une
cellule (3 ; 106 ; 206) ;
b. détection d'une fréquence de battements obtenus entre le faisceau issu de la source
laser et transmis au sein de la cellule et le faisceau induit par effet Raman au sein
des atomes de la cellule (3 ; 106 ; 206).
5. Procédé d'émission d'un signal de temps au sein d'une montre-bracelet par oscillateur
atomique selon la revendication précédente, caractérisé en ce qu'il comprend une étape de retour du signal microonde reçu en sortie de la cellule sur
le courant d'injection du laser et en ce qu'il comprend un asservissement nul de la fréquence du laser.
6. Procédé d'émission d'un signal de temps au sein d'une montre-bracelet par oscillateur
atomique selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'il comprend une étape d'ajustement de la puissance du laser.
7. Procédé d'émission d'un signal de temps au sein d'une montre-bracelet par oscillateur
atomique selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'il comprend un asservissement en température de l'oscillateur atomique.
8. Procédé d'émission d'un signal de temps au sein d'une montre-bracelet par oscillateur
atomique selon la revendication précédente, caractérisé en ce qu'il comprend un fonctionnement de l'oscillateur atomique à une température inférieure
ou égale à 40 °C, ou un fonctionnement à une température inférieure ou égale à 35
° C.
9. Procédé d'émission d'un signal de temps au sein d'une montre-bracelet par oscillateur
atomique selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce qu'il comprend une mesure de la température de l'oscillateur atomique permettant de corriger
le signal de temps émis par l'oscillateur atomique en fonction de la température.
10. Montre-bracelet, caractérisée en ce qu'elle comprend un oscillateur atomique qui comprend un système de détection de fréquences
de battement obtenues par effet Raman, et en ce qu'elle comprend un centre de traitement (23) configuré pour mettre en oeuvre un procédé
d'émission d'un signal de temps selon l'une des revendications précédentes.
11. Montre-bracelet selon la revendication précédente, caractérisée en ce que son oscillateur atomique comprend une source laser (1 ; 102 ; 202), une cellule (3
; 106 ; 206) comprenant du Césium ou du Rubidium et disposée de sorte à recevoir un
faisceau laser (11 ; 112 ; 212) issu de la source laser, et un système de détection
de fréquences de battement, qui comprend un photodétecteur (4 ; 108a ; 208a) et un
amplificateur, disposé de sorte de recevoir le faisceau laser issu de la cellule (3
; 106 ; 206) pour détecter une fréquence de battement obtenue entre le faisceau issu
de la source laser et transmis au sein de la cellule et le faisceau induit par effet
Raman au sein des atomes de la cellule (3 ; 106 ; 206).
12. Montre-bracelet selon l'une des revendications 10 ou 11, caractérisée en ce qu'elle comprend un oscillateur supplémentaire de moindre précision et en ce que l'oscillateur atomique fonctionne de manière intermittente, de façon à ajuster cet
oscillateur supplémentaire.
13. Montre-bracelet selon l'une des revendications 10 à 12, caractérisée en ce que son oscillateur atomique comprend un asservissement nul de la fréquence de son laser.
14. Montre-bracelet selon l'une des revendications 10 à 13, caractérisée en ce qu'elle comprend une source de courant (24) pour le laser de son oscillateur atomique,
un diplexeur (34), et une liaison de retour depuis le système de détection de fréquence
vers le diplexeur (34) qui permet de combiner le signal détecté par le système de
détection avec la source de courant (24) du courant d'injection du laser.
15. Montre-bracelet selon la revendication précédente, caractérisée en ce que le système de détection de fréquences est un système de détection d'un signal (iPD) correspondant aux battements induits par l'effet Raman, au contenu spectral étroit
centré autour d'une fréquence centrale (ωC), comprenant au moins un premier élément inductif (L1) qui est connecté au photodétecteur
(4 ; 108a ; 208a) et une capacité parasite (CIN) parallèle au photodétecteur, formant un circuit de résonance pour sélectionner le
signal à détecter, ledit circuit de résonance ayant une fréquence de résonance qui
correspond à la fréquence centrale (ωC).
16. Montre-bracelet selon l'une des revendications 10 à 15, caractérisée en ce qu'elle comprend au moins un miroir (107 ; 207) pour réfléchir un faisceau laser et lui
permettre au moins un second passage dans une cellule (3 ; 106 ; 206) avant d'atteindre
le système de détection de fréquences.
17. Montre-bracelet selon l'une des revendications 10 à 16, caractérisée en ce qu'elle comprend une enceinte (38) blindée dans laquelle est disposée la cellule (3 ;
106 ; 206) comprenant du Césium ou du Rubidium pour permettre un fonctionnement à
champ magnétique nul au niveau de ladite cellule.
18. Montre-bracelet selon l'une des revendications 10 à 17, caractérisée en ce qu'elle comprend un dispositif de chauffage.
1. Verfahren zum Senden eines Zeitsignals im Inneren einer Armbanduhr durch einen atomaren
Oszillator,
dadurch gekennzeichnet, dass es einen Schritt zur Detektion von durch den Raman-Effekt erhaltene Schwebungsfrequenzen
umfasst und dass es ein Anlaufverfahren des atomaren Oszillators umfasst, mit:
- einer ersten Phase zur Suche des optimalen Injektionsstroms des Lasers im offenen
Regelkreis des atomaren Oszillators,
- einer zweiten Phase zum Anlaufen des atomaren Oszillators umfassend das Schließen
des Regelkreises des atomaren Oszillators durch die Rückführung des Mikrowellensignals,
welches als Output der Zelle auf den Injektionsstrom des Lasers erhalten wurde.
2. Verfahren zum Senden eines Zeitsignals im Inneren einer Armbanduhr durch einen atomaren
Oszillator gemäß dem vorangehenden Anspruch
dadurch gekennzeichnet, dass die erste Phase zur Suche des optimalen Injektionsstroms des Lasers die folgenden
Schritte umfasst:
- Öffnen des Regelkreises des atomaren Oszillators;
- Durchlaufen der Laserfrequenz und Identifikation des Punktes maximaler Absorption
(Vmax) und des zugehörigen Injektionsstromes (Imax) sowie des Punktes minimaler Absorption
(Vmin) der mit dem Punkt maximaler Absorption (Vmax) verbundenen Absorptionsspitze
(51) und des entsprechenden Injektionsstroms (Imin);
- Bestimmung eines initialen Injektionsstroms (ILD) durch Addieren eines bestimmten
Schwellenwertes Delta zum Injektionsstrom (Imin) entsprechend dem Punkt minimaler
Absorption (Vmin) der Absorptionsspitze (51) oder durch Abziehen dieses Wertes vom
Injektionsstrom (Imax) entsprechend dem Punkt maximaler Absorption (Vmax), so dass
sich der Wert im Intervall [Imin; Imax] befindet, das durch die Injektionsströme (Imin,
Imax) entsprechend den Punkten minimaler und maximaler Absorption (Vmin, Vmax) definiert
ist und das von den Grenzen (Imin, Imax) beabstandet ist.
3. Verfahren zum Senden eines Zeitsignals im Inneren einer Armbanduhr durch einen atomaren
Oszillator gemäß einem der Ansprüche 1 oder 2,
dadurch gekennzeichnet, dass die zweite Phase zum Anlaufen des atomaren Oszillators die folgenden Schritte umfasst:
- Schließen des Regelkreises des Oszillators durch die Rückführung des Mikrowellensignals
welches als Output der Zelle auf den Injektionsstrom des Lasers erhalten wurde zur
Kontrolle des Injektionsstroms des Lasers;
- Einstellen des Injektionsstroms des Lasers auf einen vorbestimmten Wert (ILD);
- Überprüfung des Erreichen des Resonanzphänomens des Oszillators am Austritt;
- Im Falle der Nicht-Resonanz des Oszillators, leichte Modifikation des Injektionsstromwertes
(ILD) gemäß eines vordefinierten Schrittes und Wiederholung dieses Schrittes bis zum
Erhalt des Resonanzphänomens.
4. Verfahren zum Senden eines Zeitsignals im Inneren einer Armbanduhr durch einen atomaren
Oszillator gemäß einem der vorangehenden Ansprüche
dadurch gekennzeichnet, dass es die folgenden zusätzlichen Schritte umfasst:
a. Aussenden eines Laserstrahls (11; 112; 212) aus einer Laserquelle durch eine Zelle
(3; 106; 206);
b. Detektion einer Schwebungsfrequenz, die sich zwischen dem aus der Laserquelle stammenden
und durch das Innere der Zelle geleiteten Laserstrahl und dem durch den Raman-Effekt
im Inneren der Atome der Zelle erzeugten Strahl (3; 106; 206) ergibt.
5. Verfahren zum Senden eines Zeitsignals im Inneren einer Armbanduhr durch einen atomaren
Oszillator gemäß einem der vorangehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass es einen Schritt der Rückführung des Mikrowellensignals umfasst, das als Output der
Zelle auf den Injektionsstrom des Lasers erhalten wurde und frei von einer Steuerung
der Laserfrequenz ist.
6. Verfahren zum Senden eines Zeitsignals im Inneren einer Armbanduhr durch einen atomaren
Oszillator gemäß einem der Ansprüche 1 bis 5, dadurch gekennzeichnet, dass es einen Schritt zur Anpassung der Laserstärke umfasst.
7. Verfahren zum Senden eines Zeitsignals im Inneren einer Armbanduhr durch einen atomaren
Oszillator gemäß einem der Ansprüche 1 bis 6, dadurch gekennzeichnet, dass es eine Temperatursteuerung des atomaren Oszillators umfasst.
8. Verfahren zum Senden eines Zeitsignals im Inneren einer Armbanduhr durch einen atomaren
Oszillator gemäß dem vorangehenden Anspruch, dadurch gekennzeichnet, dass es den Betrieb des atomaren Oszillators bei einer Temperatur unterhalb und gleich
40°C umfasst oder den Betrieb bei einer Temperatur unterhalb oder gleich 35°C.
9. Verfahren zum Senden eines Zeitsignals im Inneren einer Armbanduhr durch einen atomaren
Oszillator gemäß einem der Ansprüche 1 bis 8, dadurch gekennzeichnet, dass es eine Temperaturmessung des atomaren Oszillators umfasst, die es ermöglicht, das
durch den atomaren Oszillator ausgesendete Zeitsignal in Abhängigkeit von der Temperatur
zu korrigieren.
10. Armbanduhr, dadurch gekennzeichnet, dass sie einen atomaren Oszillator umfasst, der eine System zur Detektion von durch den
Raman-Effekt erhaltenen Schwebungsfrequenzen umfasst und dass sie eine Verarbeitungseinheit
(23) umfasst, die so konfiguriert ist, dass sie einen Vorgang zur Sendung eines Zeitsignal
gemäß einem der vorangegangenen Ansprüchen umsetzt.
11. Armbanduhr gemäß dem vorangehenden Anspruch, dadurch gekennzeichnet, dass ihr atomarer Oszillator Folgendes umfasst: eine Laserquelle (1;102; 202), eine Cäsium
oder Rubidium enthaltende Zelle (3; 106; 206) die so angeordnet ist, dass sie einen
Laserstrahl aus einer Laserquelle empfängt und ein System zur Detektion von Schwebungsfrequenzen,
das einen Fotodetektor (4; 108a; 208a) und einen Verstärker umfasst, der so angeordnet
ist, dass er den aus der Zelle (3; 106; 206) stammenden Laserstrahl empfängt, um eine
Schwebungsfrequenz zwischen dem von der Laserquelle ausgehenden und durch das Innere
Zelle geleiteten Laserstrahl und dem durch den Raman-Effekt induzierten Strahl im
Inneren der Atome der Zelle (3; 106; 206) zu detektieren.
12. Armbanduhr gemäß einem der Ansprüche 10 oder 11, dadurch gekennzeichnet, dass sie einen zusätzlichen Oszillator mit geringerer Präzision umfasst und dass der atomare
Oszillator intermittierend wirkt, so dass er diesen zusätzlichen Oszillator justiert.
13. Armbanduhr gemäß einem der Ansprüche 10 bis 12, dadurch gekennzeichnet, dass ihr atomarer Oszillator keine Steuerung der Laserfrequenz umfasst.
14. Armbanduhr gemäß einem der Ansprüche 10 bis 13, dadurch gekennzeichnet, dass sie eine Stromquelle (24) für den Laser ihres atomaren Oszillators umfasst, einen
Diplexer (34) und eine Rückkopplung von dem System zur Detektion von Frequenzen zum
Diplexer (34), die es ermöglicht, das durch das Detektionssystem detektierte Signal
mit der Stromquelle (24) für den Injektionsstrom des Lasers zu verbinden.
15. Armbanduhr gemäß einem der vorangehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass das System zur Detektion von Frequenzen ein System zur Detektion eines Signals (iPD), das durch den Raman-Effekt induzierten Schwebungen mit einem engen Spektralgehalt
zentriert um eine Mittelfrequenz (ωC) entspricht, das wenigstens ein erstes induktives Element (L1) umfasst, welches mit
dem Fotodetektor (4; 108a; 208a) verbunden ist, und eine parallel zu dem Fotodetektor
ausgerichtete parasitäre Kapazität (CIN), wodurch ein Resonanzschaltkreis gebildet wird, um das zu detektierende Signal auszuwählen,
wobei der Resonanzschaltkreis eine Resonanzfrequenz hat, die der Mittelfrequenz (ωC) entspricht.
16. Armbanduhr gemäß einem der Ansprüche 10 bis 15, dadurch gekennzeichnet, dass sie mindestens einen Spiegel (107; 207) umfasst, um einen Laserstrahl zu reflektieren
und ihm mindestens einen zweiten Durchlauf durch eine Zelle (3; 106; 206) zu erlauben,
bevor er das System zur Detektion von Frequenzen erreicht.
17. Armbanduhr gemäß einem der Ansprüche 10 bis 16, dadurch gekennzeichnet, dass sie ein abgeschirmtes Gehäuse umfasst, in dem die Zelle (3; 106; 206) enthaltend
Cäsium oder Rubidium angeordnet ist, um einen Betrieb innerhalb eines Null-Magnetfeldes
in der besagten Zelle zu erlauben.
18. Armbanduhr gemäß einem der Ansprüche 10 bis 17, dadurch gekennzeichnet, dass sie eine Heizvorrichtung umfasst.
1. Method of emission of a time signal within a wristwatch by atomic oscillator,
characterized in that it comprises a step of detecting beat frequencies obtained by Raman effect and
in that it comprises a method for priming the atomic oscillator comprising:
- a first phase of searching for the optimal injection current of the laser in open-loop
of the atomic oscillator,
- a second phase of priming the atomic oscillator comprising the placing of the atomic
oscillator in closed-loop by the feedback of the microwave signal received at the
output of the cell to the injection current of the laser.
2. Method of emission of a time signal within a wristwatch by atomic oscillator according
to the preceding claim,
characterized in that the first phase of searching for the optimal injection current of the laser comprises
the following steps:
- Placing of the atomic oscillator in open-loop;
- Scanning of the frequency of the laser and identification of the point (Vmax) of
maximum absorption and of the corresponding injection current (Imax) as well as of
the point (Vmin) of minimum absorption of the absorption peak (51) associated with
the point (Vmax) of maximum absorption and of the corresponding injection current
(Imin);
- Determination of an initial injection current (ILD) by adding a certain threshold
value delta to the injection current (Imin) corresponding to the point (Vmin) of minimum
absorption of the absorption peak (51) or by deducting it from the injection current
(Imax) corresponding to the point (Vmax) of maximum absorption, so as to lie in the
interval [Imin; Imax] defined by the injection currents (Imin, Imax) corresponding
to the points (Vmin, Vmax) of minimum and maximum absorption, distant from the bounds
(Imin, Imax).
3. Method of emission of a time signal within a wristwatch by atomic oscillator according
to one of Claims 1 or 2,
characterized in that the second phase of priming the atomic oscillator comprises the following steps:
- Placing of the oscillator in closed-loop by the feedback of the microwave signal
received at the output of the cell for the control of the injection current of the
laser;
- Adjusting of the injection current of the laser to a predetermined value (ILD);
- Verification of the obtaining of the phenomenon of resonance of the oscillator at
output;
- In case of non-resonance of the oscillator, slight modification of the value of
the injection current (ILD) according to a predefined notch, and repetition of this
step until the phenomenon of resonance is obtained.
4. Method of emission of a time signal within a wristwatch by atomic oscillator according
to one of the preceding claims,
characterized in that it comprises the following additional steps:
a. dispatching of a laser beam (11; 112; 212) issuing from a laser source through
a cell (3; 106; 206);
b. detection of a frequency of beats obtained between the beam issuing from the laser
source and transmitted within the cell and the beam induced by Raman effect within
the atoms of the cell (3; 106; 206).
5. Method of emission of a time signal within a wristwatch by atomic oscillator according
to the preceding claim, characterized in that it comprises a step of feedback of the microwave signal received at the output of
the cell to the injection current of the laser and in that it comprises a zero servocontrol of the frequency of the laser.
6. Method of emission of a time signal within a wristwatch by atomic oscillator according
to one of Claims 1 to 5, characterized in that it comprises a step of adjusting the power of the laser.
7. Method of emission of a time signal within a wristwatch by atomic oscillator according
to one of Claims 1 to 6, characterized in that it comprises a temperature-servocontrol of the atomic oscillator.
8. Method of emission of a time signal within a wristwatch by atomic oscillator according
to the preceding claim, characterized in that it comprises an operating of the atomic oscillator at a temperature of less than
or equal to 40 °C, or an operating at a temperature of less than or equal to 35 °C.
9. Method of emission of a time signal within a wristwatch by atomic oscillator according
to one of Claims 1 to 8, characterized in that it comprises a measurement of the temperature of the atomic oscillator making it
possible to correct the time signal emitted by the atomic oscillator as a function
of the temperature.
10. Wristwatch, characterized in that it comprises an atomic oscillator which comprises a system for detecting beat frequencies
obtained by Raman effect, and in that it comprises a processing centre (23) configured to implement a method of emission
of a time signal according to one of the preceding claims.
11. Wristwatch according to the preceding claim, characterized in that its atomic oscillator comprises a laser source (1; 102; 202), a cell (3; 106; 206)
comprising Caesium or Rubidium and disposed so as to receive a laser beam (11; 112;
212) issuing from the laser source, and a system for detecting beat frequencies, which
comprises a photodetector (4; 108a; 208a) and an amplifier, which is disposed in such
a way as to receive the laser beam issuing from the cell (3; 106; 206) so as to detect
a beat frequency obtained between the beam issuing from the laser source and transmitted
within the cell and the beam induced by Raman effect within the atoms of the cell
(3; 106; 206).
12. Wristwatch according to one of Claims 10 or 11, characterized in that it comprises an additional oscillator of lesser precision and in that the atomic oscillator operates in an intermittent manner, so as to adjust this additional
oscillator.
13. Wristwatch according to one of Claims 10 to 12, characterized in that its atomic oscillator comprises a zero servocontrol of the frequency of its laser.
14. Wristwatch according to one of Claims 10 to 13, characterized in that it comprises a source of current (24) for the laser of its atomic oscillator, a diplexer
(34), and a feedback link from the frequency detection system to the diplexer (34)
which makes it possible to combine the signal detected by the detection system with
the source of current (24) of the injection current of the laser.
15. Wristwatch according to the preceding claim, characterized in that the system for detecting frequencies is a system for detecting a signal (iPD) corresponding to the beats induced by the Raman effect, with narrow spectral content
centred around a central frequency (ωC), comprising at least one first inductive element (L1) which is connected to the
photodetector (4; 108a; 208a) and a parasitic capacitance (CIN) parallel with the photodetector, forming a resonant circuit for selecting the signal
to be detected, the said resonant circuit having a resonant frequency which corresponds
to the central frequency (ωC).
16. Wristwatch according to one of Claims 10 to 15, characterized in that it comprises at least one mirror (107; 207) for reflecting a laser beam and allowing
it at least one second pass through a cell (3; 106; 206) before reaching the system
for detecting frequencies.
17. Wristwatch according to one of Claims 10 to 16, characterized in that it comprises a shielded enclosure (38) in which is disposed the cell (3; 106; 206)
comprising Caesium or Rubidium so as to allow operation at zero magnetic field at
the level of the said cell.
18. Wristwatch according to one of Claims 10 to 17, characterized in that it comprises a heating device.