[0001] L'invention concerne le traitement des bains de métaux liquides, et plus particulièrement
les dispositifs de distribution, dans ces bains de métaux liquides, d'additifs sous
forme de fils.
[0002] Il est aujourd'hui courant, en métallurgie en général et dans la sidérurgie en particulier,
de réaliser des additions précises de substances, destinées à constituer des éléments
d'alliage du métal final et/ou à effectuer des opérations de traitement métallurgique
du bain métallique, par déroulement d'un fil dans ledit bain. Ce fil peut être plein,
c'est-à-dire entièrement constitué par la substance métallique que l'on veut ajouter.
Il peut aussi être un « fil fourré », c'est-à-dire être constitué d'une enveloppe
métallique en un matériau compatible avec le métal de base du bain (acier, cuivre
ou autre), renfermant la ou les substances que l'on veut ajouter, cette ou ces substances
étant sous forme de poudre.
[0003] Pour se limiter à la sidérurgie, étant entendu que ce domaine n'est qu'un exemple
de ceux dans lesquels la technologie du déroulement de fil plein ou de fil fourré
est appliquée actuellement, on peut citer comme exemples, loin d'être exhaustifs :
- l'addition de fil plein en aluminium, pour réaliser une désoxydation de l'acier par
formation d'alumine et ajouter une quantité bien déterminée d'aluminium destiné à
servir d'élément d'alliage ;
- l'addition de fil fourré au calcium pur ou, le plus souvent, au silicocalcium (alliage
composé d'environ 2/3 en masse de silicium et environ 1/3 en masse de calcium), pour
réaliser un traitement de modification et de contrôle de la composition des inclusions
non-métalliques résultant de la désoxydation ou de la réoxydation de l'acier liquide
; on peut ainsi transformer les inclusions d'alumine en inclusions d'aluminates ou
de silicoaluminates de chaux, qui sont liquides à la température du métal fondu ;
on vise ainsi à éviter que les busettes de coulée du répartiteur de la machine de
coulée continue ne soient bouchées progressivement au cours de la coulée par des inclusions
d'alumine solides qui viendraient s'accumuler sur les parois des busettes, à rendre
possible la coalescence des inclusions oxydées sous forme de grosses gouttes pouvant
facilement décanter, ce qui améliore la propreté inclusionnaire du métal final, et
enfin à conférer aux inclusions subsistantes des formes, des compositions et des propriétés
mécaniques favorables à un bon comportement de l'acier lors de sa mise en forme et
de son utilisation. Le calcium peut aussi se combiner au soufre et contribuer à la
désulfuration de l'acier et au contrôle des sulfures subsistants.
[0004] Dans la suite de la description, il doit être entendu que l'on parlera de « fil »
en désignant ainsi aussi bien les fils pleins que les fils fourrés, de toutes compositions
et utilisations, l'invention étant applicable indifféremment aux deux types de fil.
[0005] Classiquement, le fil plein ou fourré est enroulé initialement en bobines de forme
cylindrique sur un mandrin cylindrique. Il est dévidé au fur et mesure en fonction
du besoin. L'axe de symétrie de ces bobines peut être soit horizontal soit vertical.
L'un des avantages de cette technique d'addition réside dans la possibilité de connecter
les bobines entre elles et éviter ainsi l'interruption du traitement métallurgique
et une manutention à chaque bobine. Le passage d'une bobine à l'autre est ainsi une
opération ne nécessitant pas d'intervention de l'utilisateur au moment où elle a lieu.
Cet avantage est parfois décisif pour des produits qui doivent être ajoutés aux bains
de métaux liquides en toute fin de traitement, car cette opération ne peut tolérer
le moindre retard ou incident.
[0006] Une bobine de fil est un enroulement continu de couches superposées de spires jointives.
Le fil est ainsi enroulé autour d'un mandrin (par exemple de gauche à droite). Les
dimensions de ce mandrin confèrent à la bobine finale son diamètre intérieur et sa
largeur. Une fois que la surface cylindrique du mandrin est entièrement recouverte
par une première couche de spires, une seconde couche de spires est enroulée en sens
inverse de la première en prenant appui sur celle-ci. Le cycle continue jusqu'à l'obtention
du diamètre extérieur désiré pour la bobine. L'enroulement de la bobine se termine
quand l'extrémité du fil de la dernière spire est sur la même face que l'origine (face
où a commencé l'enroulement).
[0007] Afin de maintenir cet arrangement de spires correctement en place, la bobine est
généralement conditionnée dans une armature, généralement métallique. Le conditionnement
est constitué d'une palette sur laquelle repose la bobine et d'une armature métallique
qui emprisonne la bobine. Des montants, par exemple au nombre de quatre, viennent
au contact de la dernière rangée de spires extérieures. Ce sont ces montants qui maintiennent
en place les spires de fil fourré.
[0008] Les bobines sont dévidées de l'intérieur (petit diamètre) vers l'extérieur par une
installation de dévidage qui, initialement, reçoit l'extrémité libre de la première
spire enroulée sur le mandrin, donc de la spire la plus intérieure. Les bobines sont
connectées l'une à l'autre grâce à une longueur de fil libre à partir de la dernière
spire enroulée. Dans le cas de bobines verticales, les deux extrémités sont situées
sur la même face pour permettre la connexion, la dernière spire extérieure de l'une
étant connectée mécaniquement à la première spire intérieure de la seconde.
[0009] Le dévidage se déroule de haut en bas puis de bas en haut pour une bobine à axe vertical,
ou d'avant en arrière et inversement pour une bobine à axe horizontal, conformément
au sens d'enroulement des spires décrit plus haut. Le dévidage successif des rangées
de spires libère finalement la rangée de spires externe. Une fois l'extrémité externe
atteinte, si elle a été préalablement connectée à l'extrémité interne de la bobine
suivante, la transition entre les bobines se déroule sans intervention. L'utilisation
est donc continue.
[0010] Des exemples de bobines de fils auxquelles l'invention peut avantageusement s'appliquer
ont les dimensions données ci-après :
- diamètre intérieur des bobines de 500mm à 1000mm ;
- diamètre extérieur des bobines de 800mm à 2500mm ;
- largeur de la bobine (ou hauteur si la bobine est à axe vertical) de 500 à 3000mm
;
- dimensions du fil : diamètre de 5mm à 30mm, pour un poids linéaire métrique de fil
de 25g à 2500g.
[0011] Lors de l'utilisation des bobines à axe vertical, le problème suivant se pose fréquemment.
La dernière rangée de spires se déroule du bas vers le haut. Le poids propre des spires
non encore déroulées fait que celles-ci tendent à s'effondrer sur elles-mêmes à l'intérieur
de l'armature. Ceci peut alors causer un emmêlement des spires, aboutissant au blocage
de l'installation de dévidage, voire à une casse du fil.
[0012] Pour les bobines à axe horizontal, on peut assister sous l'effet du poids propre
du fil et des vibrations dues au dévidage, à un effondrement des spires, avec les
mêmes risques d'emmêlement et d'arrêt de l'alimentation ou de rupture du fil.
[0013] Ces phénomènes peuvent être créés ou accentués notamment par des chocs ou déformations
subis par la bobine, lors des manutentions par exemple, des vibrations subies par
le fil lors de l'injection, une mauvaise horizontalité du support de la bobine (sol
et/ou palette)...
[0014] Un exemple d'armature pour le maintien d'une bobine de fil selon l'état de la technique
est décrit dans le document
US 4,036,450 A. Le but de l'invention est de proposer une solution à ce problème de régularité du
dévidage de la dernière couche de spires de la bobine de fil, de façon à fiabiliser
le fonctionnement de l'installation de distribution du fil en fin de dévidage d'une
bobine et ainsi assurer le bon déroulement du traitement métallurgique dans des conditions
de coût contrôlées.
[0015] A cet effet, l'invention a pour objet une armature pour le maintien d'une bobine
de fil plein ou fourré à surface externe métallique pour la réalisation d'addition
de substances dans un bain de métal liquide par dévidage de ladite bobine dans ledit
bain, comportant des montants enserrant ladite bobine et dont les faces internes viennent
au contact de la couche la plus externe de spires du fil constituant ladite bobine,
caractérisé en ce que lesdites faces internes desdits montants comportent, au moins
sur une portion de leur longueur, des moyens tendant à intensifier le contact entre
ces montants et le fil par augmentation de l'adhérence entre tout ou partie des spires
de la dernière couche de spires dudit fil et les montants et/ou maintien de tout ou
partie des spires de la dernière couche de spires dudit fil dans des logements formés
sur lesdits montants.
[0016] Lesdits moyens peuvent être constitués par une couche de matière à fort coefficient
d'adhérence avec les métaux, telle que du caoutchouc.
[0017] Lesdits moyens peuvent être constitués par une couche d'un matériau malléable se
déformant au contact dudit fil de manière à suivre les ondulations de la surface externe
desdites spires et à définir ainsi des logements pour lesdites spires.
[0018] Ledit matériau peut être sélectionné parmi le caoutchouc, le polystyrène, une mousse
synthétique, le polyuréthane.
[0019] Lesdits moyens tendant à intensifier le contact entre les montants et le fil peuvent
être constitués par des ondulations ménagées sur les parois internes des montants.
[0020] Lesdits moyens tendant à intensifier le contact entre les montants et le fil peuvent
être constitués par des picots ménagés sur les parois internes des montants.
[0021] Lesdits moyens tendant à intensifier le contact entre les montants et le fil peuvent
être constitués par une rugosité conférée aux parois internes des montants.
[0022] Ladite rugosité peut être d'au moins Ra = 2µm et Rm = 4µm.
[0023] Comme on l'aura compris, l'invention consiste à prévoir sur les montants de l'armature
qui emprisonne la bobine des moyens tendant à intensifier le contact entre ces montants
et le fil, par augmentation de l'adhérence entre le fil et les montants et/ou blocage
dudit fil dans des logements formés sur lesdits montants, de façon à rendre plus difficile
la descente des spires (pour les bobines à axe vertical) ou l'effondrement des spires
(pour les bobines à axe horizontal).
[0024] Cette augmentation de l'adhérence peut être obtenue de diverses façons :
- par dépôt sur la surface des montants d'une couche de matière augmentant le coefficient
d'adhérence, autrement dit le frottement, entre le montant et le fil ;
- par dépôt sur la surface des montants d'un revêtement mou dans lequel la dernière
couche de spires de fil peut former des logements où le fil s'insère lors de la mise
en cage de la bobine ; ces logements permettent alors de le maintenir dans sa position
initiale lors du dévidage ;
- par le ménagement d'encoches ou de picots sur la surface des montants, dans lesquels
le fil s'insère lors de la mise en cage de la bobine ;
- par une simple augmentation de la rugosité des surfaces des montants de l'armature
qui sont au contact du fil.
[0025] L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit, donnée en
référence aux figures annexées suivantes :
- la figure 1 qui montre une bobine de fil fourré emprisonnée dans son armature ;
- la figure 2 qui montre schématiquement en coupe transversale une portion de la dernière
couche de spires d'une bobine et du montant d'une armature selon l'art antérieur au
contact duquel elle se trouve ;
- la figure 3 qui montre schématiquement un premier exemple de mise en oeuvre de l'invention
;
- la figure 4 qui montre schématiquement un deuxième exemple de mise en oeuvre de l'invention.
[0026] La figure 1 montre une bobine 1 de fil plein ou fourré à axe vertical dont l'ensemble
des spires est, en plus, maintenu compact par plusieurs liens essentiellement longitudinaux
entourant les spires, appelés cerclins 2 après enlèvement du mandrin. Le nombre et
la nature de ces cerclins peuvent varier en fonction du type de bobine de fil. Ces
cerclins garantissent l'intégrité de l'enroulement des spires lors des phases de manutention
et de transport de la bobine. Ils sont destinés à être ôtés après que la bobine a
été placée sur son lieu d'utilisation.
[0027] Le fil qui compose la bobine est enroulé sur un mandrin, lors de la fabrication de
la bobine, en plusieurs couches superposées, de l'intérieur vers l'extérieur, et formant
chacune une série de spires 3, 4. On remarque que la partie initiale 5 du fil émerge
de la partie centrale de la bobine 1, de manière à permettre son raccordement par
des moyens mécaniques à la partie terminale du fil d'une autre bobine. On peut ainsi
assurer une continuité de la distribution du fil lorsqu'une bobine a fini de se dérouler
alors que le traitement métallurgique du métal liquide n'est pas achevé. Comme il
est classique, la face inférieure de la bobine 1 repose sur une palette 6, de laquelle
partent quatre montants verticaux 7, généralement métalliques, encadrant la bobine
1. Un oeil de dévidage 8, relié de façon permanente aux montants 7 et enserrant la
face supérieure de la bobine 1, complète préférentiellement l'armature qui assure
le maintien de la bobine 1. Le fil passe au travers de cet oeil 8 qui est généralement
elliptique comme représenté, mais parfois circulaire. L'oeil 8 maintient en place
l'ensemble des spires 3, 4 pendant les opérations d'injection et évite ainsi l'entraînement
de plusieurs spires 3, 4 à la fois. Le petit diamètre de l'ellipse de l'oeil 8 correspond
au diamètre de la première spire interne.
[0028] Dans les armatures de l'art antérieur, comme représenté sur la figure 2, il y a un
contact direct entre la face interne 9 du montant 7 et la dernière couche 10 de spires
3, 4 du fil. Cette face interne 9 du montant 7 ne présente pas, non plus, de particularités
quant à la conformation de sa surface et/ou ses caractéristiques superficielles, qui
sont simplement celles du matériau brut de fabrication qui a servi à la réaliser.
La conséquence en est que pendant le déroulage de la dernière couche 10 de spires
3, 4, qui comme on l'a dit, a lieu du bas vers le haut de la bobine 1, et qui entraîne
le fil dans la direction matérialisée par la flèche 11, chaque spire 3, 4 est soumise
:
- à son poids propre P ;
- à la pression verticale R qu'exercent sur elle les spires situées au-dessus d'elle,
qui tend à faire descendre les spires 3, 4 vers la base de l'armature ;
- à la pression F qu'exerce sur elle le montant 7 ;
- à la force d'adhérence A1 entre le montant 7 et le fil.
[0029] Les efforts de torsion sont compensés par l'enveloppe métallique du fil (dans le
cas d'un fil fourré) et peuvent être généralement négligés.
[0030] A1 doit être égale en valeur absolue à P + R pour que le système soit en équilibre.
[0031] Lorsqu'il s'agit d'un contact acier sur acier (cas d'une armature en acier et d'un
fil fourré à enveloppe acier), le coefficient d'adhérence est de l'ordre de 0,2, c'est-à-dire
que la force A1 résultant de l'adhérence entre le fil et le montant 7 de l'armature
est égale à 0,2 x F. Cela est généralement insuffisant pour éviter l'effondrement
des spires 3, 4 de la dernière couche de la bobine 1 en cours de dévidage. Dans la
plupart des cas, cet effondrement de spires provoque leur emmêlement. Le dévidage
doit alors être interrompu, provoquant par voie de conséquence l'arrêt du traitement
métallurgique.
[0032] Selon l'invention, on modifie les faces internes 9 des montants 7 de l'armature de
façon à augmenter très sensiblement la force de frottement A2 entre le montant 7 et
les spires 3, 4 qui sont à son contact. De cette façon, on freine, voire empêche totalement,
l'effondrement des spires 3, 4 de la dernière couche pendant leur dévidage. Elles
sont ainsi assurées de rester sensiblement circulaires et au contact des montants
7, de sorte que leurs conditions de dévidage restent stables et que les incidents
que l'on a cités ne peuvent plus se produire.
[0033] Selon un mode de réalisation particulier de l'invention, représenté sur la figure
3, cette modification des faces internes 9 des montants 7 de l'armature consiste à
les revêtir d'une couche 12 d'un composé procurant un coefficient de frottement élevé
avec le métal constituant la partie externe du fil, par exemple un caoutchouc. Dans
ces conditions, pour un contact caoutchouc sur acier, on observe un coefficient d'adhérence
d'environ 1, voire nettement plus. Cela suffit pour obtenir au moins une amélioration
très sensible du comportement des spires 3, 4 en fin de dévidage, voire la suppression
totale de la descente des spires 3, 4, ce qui maintient leurs dispositions relatives
pendant toute l'opération de dévidage. A titre d'exemple, la couche de caoutchouc
peut avoir une épaisseur de 0.5mm à 5mm, et le montant 7 peut avoir une largeur de
10mm à 80mm pour que l'effort de frottement s'exerce sur une ligne de contact suffisamment
importante. Dans les mêmes conditions, on peut multiplier le nombre de montants 7
sur la circonférence de la bobine afin de répartir avantageusement l'effort exercé
sur les spires. A titre d'exemple, le nombre de montants 7 peut être augmenté de 4
à 6.
[0034] Un autre mode de réalisation de l'invention, représenté sur la figure 4, consiste
à remplacer la couche 12 relativement mince de caoutchouc ou autre de la variante
précédente par une couche plus épaisse 13 d'un matériau malléable, autrement dit capable
de se déformer pour épouser les ondulations des surfaces des spires 3, 4, de manière
à ce que, pendant le conditionnement de la bobine dans l'armature, des logements 14
pour les spires 3, 4 se forment dans ledit matériau 13 sous l'effet de la pression
F exercée par les montants 7 sur la bobine 1. Cela conduit à l'établissement d'une
force supplémentaire oblique M exercée par le matériau 13 sur chaque spire 3, 4, et
dont la composante verticale s'ajoute à la force d'adhérence A2 pour empêcher la descente
des spires 3, 4. Cette variante de l'invention permet donc plus assurément encore
que la précédente d'empêcher la descente des spires 3, 4, notamment par le fait que
le contact revêtement-fil s'effectue sur des surfaces plus grandes que dans le cas
d'une couche caoutchoutée non déformable.
[0035] Le matériau de la couche malléable peut, notamment, être un caoutchouc, ou un matériau
ayant des caractéristiques mécaniques proches de celles du caoutchouc, le polystyrène,
une mousse synthétique, le polyuréthane ou tout autre matériau présentant des propriétés
de malléabilité, sous l'effet de la pression exercée par le fil et le montant 7, aptes
à assurer les fonctions exigées par l'invention. Idéalement, ce matériau présente
aussi un fort coefficient d'adhérence avec le fil, de sorte que l'on retrouve aussi
les fonctionnalités de la variante précédente.
[0036] A titre d'exemple indicatif, on peut utiliser pour une bobine de fil de 16mm de diamètre,
ayant un poids métrique de 605g/m, un diamètre intérieur de 800mm, un diamètre extérieur
de 1400mm, une hauteur de 1090mm, confinée dans une armature en acier formée de quatre
fers U de dimensions 40x20mm et d'épaisseur 5mm, une mousse polymère E.P.D.M (caoutchouc
éthylène-propylène diène) munie sur une de ses faces d'un adhésif acrylique et de
caractéristiques :
- masse volumique de 130 à 170 kg/m3
- dureté de 38 à 58 Shore 00
- résistance à la compression (selon la norme NFR 99 211- 80 50%) de 80 à 160kPa.
[0037] Une autre variante de l'invention consiste à ménager des ondulations ou des picots
sur la surface interne 9 des montants 7, pour lui donner une configuration définissant
à l'avance des logements pour les spires du fil, donc comparable dans son principe
à ce que l'on retrouve dans la variante de la figure 4. Cette variante est possible
dans les cas où on peut assurer une excellente régularité du bobinage du fil, de manière
à ce que les spires se trouvent bien toujours face aux logements ainsi ménagés pour
y pénétrer sans difficultés lors de la mise en place des montants 7 sur la palette
6.
[0038] Une autre variante de l'invention consiste à simplement conférer une rugosité élevée
de l'ordre au moins de Ra = 2µm et Rm = 4µm à la surface interne 9 des montants 7
par un grenaillage ou toute autre méthode comparable en veillant à bien orienter les
profils de défaut pour qu'ils s'opposent au mouvement des spires. Cela peut être suffisant
pour les bobines de fil de faibles poids et dimensions.
[0039] L'invention a été décrite et représentée pour le cas d'une bobine 1 à axe vertical
lors de son dévidage. Mais il va de soi qu'elle est transposable aisément au cas où
les bobines ont leur axe horizontal lors de leur dévidage.
[0040] Un des avantages de l'invention est que sa mise en oeuvre ne nécessite aucune modification
à apporter aux fils connus en termes de formes et/ou de dimensions.
[0041] Dans les exemples décrits et représentés, le fil a une section circulaire, mais l'invention
peut aussi être adaptée aux cas où le fil aurait une section de forme autre, par exemple,
hexagonale ou octogonale.
[0042] Il doit être entendu que, au choix de l'utilisateur, les moyens tendant à intensifier
le contact entre les montants 7 et le fil peuvent être disposés sur la totalité de
la surface des montants 7, ou seulement sur une portion de leur longueur. Mais bien
évidemment, disposer les moyens tendant à intensifier le contact entre les montants
7 et le fil sur toute la longueur des montants 7 susceptible de se trouver face à
la bobine 1 peut permettre de maintenir les spires 3, 4 de la bobine 1 à une localisation
constante pendant tout le dévidage de la bobine 1, ce qui assure davantage le succès
de l'opération.
1. Armature pour le maintien d'une bobine (1) de fil (3, 4) plein ou fourré à surface
externe métallique pour la réalisation d'addition de substances dans un bain de métal
liquide par dévidage de ladite bobine (1) dans ledit bain, comportant des montants
(7) enserrant ladite bobine (1) et dont les faces internes (9) viennent au contact
de la couche (10) la plus externe de spires du fil constituant ladite bobine (1),
caractérisé en ce que lesdites faces internes (9) desdits montants (7) comportent, au moins sur une portion
de leur longueur, des moyens tendant à intensifier le contact entre ces montants (7)
et le fil par augmentation de l'adhérence entre tout ou partie des spires (3, 4) de
la dernière couche de spires (10) dudit fil et les montants (7) et/ou maintien de
tout ou partie des spires (3, 4) de la dernière couche de spires (10) dudit fil dans
des logements formés sur lesdits montants (7).
2. Armature selon la revendication 1, caractérisée en ce que lesdits moyens sont constitués par une couche (12) de matière à fort coefficient
d'adhérence avec les métaux, telle que du caoutchouc.
3. Armature selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que lesdits moyens sont constitués par une couche (13) d'un matériau malléable se déformant
au contact dudit fil de manière à suivre les ondulations de la surface externe des
spires (3, 4) dudit fil et à définir ainsi des logements (14) pour lesdites spires
(3, 4).
4. Armature selon la revendication 3, caractérisée en ce que ledit matériau est sélectionné parmi le caoutchouc, le polystyrène, une mousse synthétique,
le polyuréthane.
5. Armature selon la revendication 1, caractérisée en ce que lesdits moyens tendant à intensifier le contact entre les montants (7) et le fil
sont constitués par des ondulations ménagées sur les parois internes des montants.
6. Armature selon la revendication 1, caractérisée en ce que lesdits moyens tendant à intensifier le contact entre les montants (7) et le fil
sont constitués par des picots ménagés sur les parois internes (9) des montants (7).
7. Armature selon la revendication 1, caractérisée en ce que lesdits moyens tendant à intensifier le contact entre les montants (7) et le fil
sont constitués par une rugosité élevée conférée aux parois internes (9) des montants
(7).
8. Armature selon la revendication 7, caractérisée en ce que ladite rugosité est égale à au moins Ra = 2µm et Rm = 4µm.
1. Gestell für das Halten einer Rolle (1) eines Volldrahts oder eines Fülldrahts (3,
4) an einer metallischen Außenfläche zur Realisierung der Addition von Substanzen
in ein Flüssigmetallbad durch Abwickeln der Rolle (1) in das Bad, aufweisend Stützen
(7), welche die Rolle (1) umgeben und deren Innenflächen (9) in Kontakt mit der äußersten
Schicht (10) von Windungen des Drahts, welche die Rolle (1) bilden, kommen, dadurch gekennzeichnet, dass die Innenflächen (9) der Stützen (7) aufweisen wenigstens an einem Abschnitt ihrer
Länge Mittel zum Verstärken des Kontakts zwischen den Stützen (7) und dem Draht durch
Erhöhen der Haftung zwischen allen oder einem Teil der Windungen (3, 4) der äußersten
Schicht von Windungen (10) des Drahts und den Stützen (7) und/oder durch Halten aller
oder eines Teils der Windungen (3, 4) der äußersten Schicht von Windungen (10) des
Drahts in Sitzen, welche an den Stützen (7) ausgebildet sind.
2. Gestell gemäß dem Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die Mittel ausgebildet sind durch eine Schicht (12) aus einem Material mit einem
hohen Reibungskoeffizienten mit Metallen, zum Beispiel aus Gummi.
3. Gestell gemäß dem Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, dass die Mittel ausgebildet sind durch eine Schicht (13) eines formbaren Materials, welches
sich bei Kontakt mit dem Draht auf eine Weise verformt, dass es den Wellungen der
Außenflächen der Windungen (3,4) des Drahts folgt und so Sitze (14) für die Windungen
(3,4) definiert.
4. Gestell gemäß dem Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, dass das Material aus dem Gummi, dem Polystyrol, einem synthetischen Schaum, dem Polyurethan
ausgewählt ist.
5. Gestell gemäß dem Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die Mittel zum Verstärken des Kontakts zwischen den Stützen (7) und dem Draht ausgebildet
sind durch Wellungen, welche an den Innenwänden der Stützen vorgesehen sind.
6. Gestell gemäß dem Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die Mittel zum Verstärken des Kontakts zwischen den Stützen (7) und dem Draht ausgebildet
sind durch Zähne, welche an den Innenwänden (9) der Stützen (7) vorgesehen sind.
7. Gestell gemäß dem Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die Mittel zum Verstärken des Kontakts zwischen den Stützen (7) und dem Draht ausgebildet
sind durch eine den Innenwänden (9) der Stützen (7) verliehene hohe Rauheit.
8. Gestell gemäß dem Anspruch 7, dadurch gekennzeichnet, dass die Rauheit gleich wenigstens Ra = 2 µm und Rm = 4 µm ist.
1. A frame for maintaining a coil (1) of solid or cored wire (3, 4) with an external
metal surface for achieving addition of substances in a liquid metal bath by unwinding
said coil (1) in said bath, including uprights (7) clasping said coil (1) and the
internal faces (9) of which come into contact with the outer most layer (10) of turns
of the wire forming said coil (1), characterized in that said internal faces (9) of said uprights (7) include at least on a portion of their
length, means tending to intensify the contact between these uprights (7) and the
wire by increasing the adherence between all or part of the turns (3, 4) of the last
layer of turns (10) of said wire and the uprights (7) and/or maintaining all or part
of the turns (3, 4) of the last layer of turns (10) of said wire in housings formed
on said uprights (7).
2. The frame according to claim 1, characterized in that said means are formed by a layer (12) of a material with a strong coefficient of
adhesion with metals, such as rubber.
3. The frame according to claim 1 or 2, characterized in that said means are formed by a layer (13) of malleable material which deforms upon contact
with said wire so as to follow the corrugations of the external surface of the turns
(3, 4) of said wire and to thereby define housings (14) for said turns (3, 4).
4. The frame according to claim 3, characterized in that said material is selected from rubber, polystyrene, synthetic foam, polyurethane.
5. The frame according to claim 1, characterized in that said means tending to intensify the contact between the uprights (7) and the wire
are formed by corrugations made on the internal walls of the uprights.
6. The frame according to claim 1, characterized in that said means tending to intensify the contact between the uprights (7) and the wire
are formed by studs made on the internal walls (9) of the uprights (7).
7. The frame according to claim 1, characterized in that said means tend to intensify the contact between the uprights (7) and the wire are
formed by a high roughness imparted to the internal walls (9) of the uprights (7).
8. The frame according to claim 7, characterized in that said roughness is equal to at least Ra = 2µm and Rm = 4µm.