Arrière-plan de l'invention
[0001] La présente invention concerne un métier à tisser de type Jacquard.
[0002] La figure 1 illustre schématiquement un métier à tisser 10 de type Jacquard utilisé
pour la réalisation de structures fibreuses ou tissu obtenues par tissage multicouche
entre une pluralité de couches de fils de chaîne 30 et une pluralité de couche de
fils de trame 31.
[0003] De manière connue (voir par exemple
EP 1 526 285 A1), le métier à tisser 10 est équipé d'une mécanique Jacquard 11 supportée par une
superstructure non représentée sur la figure 1. Le métier 10 comprend également un
harnais 20 constitué d'une planche d'empoutage 21 et de fils de commande ou lisses
22, chaque lisse 22 étant reliée à une extrémité à un crochet de commande 12 de la
mécanique Jacquard 11 et à l'autre extrémité à un des ressorts de rappel 13 fixés
au bâti 14 du métier à tisser 10.
[0004] Chaque lisse 22 comprend un oeillet 23 traversé par un fil de chaîne 30. Les lisses
22 et leur oeillet 23 associé sont animés d'un mouvement d'oscillation sensiblement
vertical représenté par la double flèche F sous les efforts de traction exercés respectivement
par les crochets de commande 12 et les ressorts de rappel 13. Les lisses 22 permettent
de soulever certains fils de chaîne 30 et de créer ainsi une foule 15 permettant l'introduction
de fils de trame 31.
[0005] Les lisses 22 sont réparties spatialement en fonction de la position des trous 210
de la planche d'empoutage 21, c'est-à-dire suivant une pluralité de colonnes 211 et
de lignes 212.
[0006] La densité des trous 210 dans la planche d'empoutage correspond à la densité du tissu
à réaliser, c'est-à-dire qu'on retrouve dans la planche d'empoutage un espacement
entre chaque colonne de trous équivalent à celui présent entre chaque colonne de chaîne
dans le tissu à réaliser.
[0007] Certaines structures fibreuses, comme par exemple celles destinées à former des renforts
pour des aubes en matériau composite de moteurs aéronautiques, nécessitent un tissage
très dense avec une contexture notamment en chaîne relativement serrée afin de conférer
une bonne tenue mécanique à la pièce. La contexture en chaîne correspond au nombre
de fils de chaîne par unité de longueur. Par conséquent, lorsque l'on souhaite tisser
avec une contexture en chaîne serrée, il faut réduire l'espace entre les colonnes
de trous dans la planche d'empoutage, ce qui entraîne le rapprochement des lisses
d'une colonne, par exemple les lisses 22 de la colonne l
1, avec les lisses de la ou les colonnes adjacentes, par exemple ici la colonne l
2. Cependant, lorsque les lisses de deux colonnes adjacentes sont trop proches, le
mouvement des lisses, et plus particulièrement de leur oeillet associé, est gêné par
la proximité des lisses et des fils de chaîne présents dans la colonne adjacente.
[0008] Afin d'éviter les risques d'accrochage entre des lisses appartenant à des colonnes
adjacentes, un espace minimal entre chaque colonne de lisses doit être respecté. Il
existe donc une limite à l'augmentation de la densité de la contexture d'un tissu
avec les métiers à tisser existants.
Objet et résumé de l'invention
[0009] Il est, par conséquent, souhaitable de pouvoir disposer de métiers à tisser permettant
de réaliser des tissus présentant une contexture supérieure à celle qui peut être
obtenue avec les métiers à tisser de l'art antérieur.
[0010] A cet effet, selon l'invention, il est proposé un métier à tisser de type Jacquard
destiné à réaliser un tissu par tissage entre une pluralité de fils de chaîne et une
pluralité de fils de trame, le tissu comprenant un nombre déterminé de colonnes de
fils de chaîne par unité de longueur et un nombre déterminé de couches de fils de
chaîne,
ledit métier comprenant une planche d'empoutage comprenant une pluralité de trous
pour le passage d'un nombre correspondant de fils de commande, chaque fil de commande
étant muni d'un oeillet traversé par un fil de chaîne, les trous de la planche d'empoutage
étant répartis suivant un nombre déterminé de colonnes s'étendant parallèlement à
la direction des fils de chaînes et un nombre déterminé de lignes par colonne s'étendant
dans une direction perpendiculaire à la direction des fils de chaîne,
caractérisé en ce que la planche d'empoutage comprend un nombre de colonnes de trous
par unité de longueur inférieur au nombre de colonnes de chaîne par la même unité
de longueur dans le tissu et un nombre de lignes de trous supérieur au nombre de couches
de chaîne dans le tissu.
[0011] Grâce à la réduction du nombre de colonnes de trous dans la planche d'empoutage par
rapport au nombre de colonnes de fils de chaîne dans le tissu à réaliser, il est possible
de maintenir un espace entre les colonnes de lisses adjacentes suffisant pour ne pas
gêner leur mouvement respectif tout en réalisant un tissu avec une contexture en chaîne
plus serrée que celle qui aurait pu être obtenue avec un métier de l'art antérieur.
[0012] En outre, le nombre de trous par colonne de trous dans la planche d'empoutage étant
supérieur au nombre de couches de chaîne dans le tissu à réaliser, on dispose d'un
nombre de fils de chaîne suffisant pour former la densité de colonnes et le nombre
de couches de fils de chaîne visés dans le tissu à réaliser.
[0013] En d'autre termes, on répartit dans la profondeur de la planche d'empoutage une partie
de la densité de la contexture en chaîne visée dans le tissu à réaliser afin de conserver
un espace suffisant entre deux colonnes de lisses adjacente.
[0014] Selon un aspect de l'invention, le nombre de colonnes de trous par unité de longueur
dans la planche d'empoutage est déterminé en fonction du nombre de colonnes de chaîne
par la même unité de longueur dans le tissu et le nombre de lignes de trous en fonction
du nombre de couches de fils de chaîne du tissu. Il est ainsi possible d'optimiser
la répartition des trous dans la planche d'empoutage en fonction de la densité de
contexture visée pour le tissu à réaliser.
[0015] Selon un premier exemple de répartition, le nombre de colonnes de trous dans la planche
d'empoutage peut notamment correspondre au nombre déterminé de colonnes de fils de
chaîne par unité de longueur dans le tissu divisée par 1,5 tandis que le nombre de
lignes de trous correspond au nombre de couches de fils de chaîne du tissu multiplié
par 1,5.
[0016] Selon un deuxième exemple de répartition, le nombre de colonnes de trous dans la
planche d'empoutage correspond au nombre déterminé de colonnes de fils de chaîne par
unité de longueur dans le tissu divisée par 2 tandis que le nombre de lignes de trous
correspond au nombre de couches de fils de chaîne du tissu multiplié par 2.
[0017] Selon un autre aspect de l'invention, le métier à tisser comprend un peigne placé
en aval des fils de commande suivant le sens d'avancement des fils de chaîne, la distance
d'écartement entre deux dents adjacentes dudit peigne correspondant à une distance
permettant de faire passer un nombre de fil de chaîne entre deux dents du peigne correspondant
à un diviseur du nombre de colonnes de trous par ladite unité de longueur dans la
planche d'empoutage et à un diviseur du nombre de colonnes de chaîne par ladite unité
de longueur dans le tissu.
[0018] Cela permet de maintenir les couches de fils de chaîne appartenant à la même colonne
de chaîne entre deux dents adjacentes du peigne et d'organiser ainsi les colonnes
et couches de fils de chaîne suivant le nombre de colonnes et de couches de fils de
chaîne défini pour le tissu
[0019] L'invention concerne également l'utilisation du métier à tisser selon l'invention
pour la réalisation de structures fibreuses de renfort d'aubes en matériau composite
pour moteurs aéronautiques.
Brève description des dessins
[0020] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description
suivante de modes particuliers de réalisation de l'invention, donnés à titre d'exemples
non limitatifs, en référence aux dessins annexés, sur lesquels :
- la figure 1 est une vue schématique en perspective d'un métier à tisser de type Jacquard
selon l'art antérieur,
- la figure 2 est une vue schématique en perspective d'un métier à tisser de type Jacquard
selon un mode de réalisation de l'invention,
- la figure 3 est une vue de principe montrant la répartition avant tissage des fils
de chaîne issus d'une première colonne de lisses du métier à tisser de la figure 2,
- la figure 4 est une vue de principe montrant la répartition avant tissage des fils
de chaîne issus d'une deuxième colonne de lisses adjacente à la première colonne de
lisses du métier à tisser de la figure 2,
- la figure 5 est une vue schématique en perspective d'une planche d'empoutage selon
un autre mode de réalisation de l'invention,
- les figures 6 à 9 sont une vue de principe montrant la répartition avant tissage des
fils de chaîne issus respectivement d'une première, deuxième, troisième et quatrième
colonnes de lisses coopérant avec la planche d'empoutage de la figure 5.
Description détaillée de modes de réalisation
[0021] L'invention s'applique d'une manière générale aux métiers à tisser de type Jacquard
utilisés notamment pour réaliser des textures fibreuses ou tissus par tissage multicouches
entre des couches de fils de chaîne et des couches de fils de trame. L'invention s'applique
plus particulièrement dans le cas du tissage de tissus présentant une contexture serrée,
c'est-à-dire un nombre important de fils de chaîne et/ou de trame par unité de longueur.
La contexture s'exprime généralement en nombre de fils par centimètres ou par pouce
(« inch »).
[0022] Comme expliqué ci-avant, à partir d'un certain niveau de densité de contexture en
chaîne, le tissage devient très difficile, voire impossible, car les oeillets de lisses
d'une colonne de lisses sont trop proches des oeillets de lisses et des fils de chaîne
de la ou des colonnes de lisses adjacentes.
[0023] A cet effet, l'invention propose de répartir la densité des fils à tisser dans la
profondeur de la planche d'empoutage du métier à tisser, ce qui permet d'augmenter
l'écartement entre deux colonnes de lisses tout en conservant une densité élevée ensuite
dans le tissu. Il est ainsi possible de tisser avec une densité de fils de chaîne
dans le tissu supérieure à la densité maximale permise avec un métier à tisser de
l'art antérieur.
[0024] Plus précisément, selon la présente invention, la planche d'empoutage comprend un
nombre de colonnes de trous par unité de longueur inférieur au nombre de colonnes
de chaîne par la même unité de longueur dans le tissu et un nombre de lignes de trous
supérieur au nombre de couches de chaîne du tissu. Le nombre de colonnes de trous
est déterminé en fonction de la contexture en chaîne du tissu et le nombre de lignes
de trous en fonction du nombre de couches du tissu.
[0025] Par exemple, le nombre de colonnes de trous dans la planche d'empoutage peut correspondre
à la contexture en chaîne du tissu divisée par 1,5 tandis que le nombre de lignes
de trous correspond au nombre de couches de fils de chaîne du tissu multiplié par
1,5. Selon un autre exemple, le nombre de colonnes de trous dans la planche d'empoutage
peut correspondre à la contexture en chaîne du tissu divisée par 2 tandis que le nombre
de lignes de trous correspond au nombre de couches de fils de chaîne du tissu multiplié
par 2.
[0026] La figure 2 illustre un métier à tisser 100 équipé d'une mécanique Jacquard 101 supportée
par une superstructure non représentée sur la figure 2. Le métier 100 comprend également
un harnais 110 constitué d'une planche d'empoutage 111 et des fils de commande ou
lisses 113, chaque lisse 113 étant reliée à une extrémité à un crochet de commande
1010 de la mécanique Jacquard 101 et à l'autre extrémité à un des ressorts de rappel
102 fixés au bâti 103 du métier à tisser 100. Chaque lisse 113 comprend un ou oeillet
114 traversé par un fil de chaîne 201. Les lisses 113 et leur oeillet 114 associé
s'étendent dans une zone D dans laquelle les lisses 113 et les oeillets 114 sont animés
d'un mouvement d'oscillation sensiblement vertical représenté par la double flèche
F. Les lisses 113 sont soumises à des efforts de traction respectivement exercés par
les crochets de commande 102 et par les ressorts de rappel 105. Les lisses 113 permettent
de soulever certains fils de chaîne 201 et de créer ainsi une foule 104 permettant
l'introduction de fils de trame 202.
[0027] Les lisses 113 sont réparties spatialement dans la zone D en fonction de la position
des trous 1110 de la planche d'empoutage 111, c'est-à-dire suivant une pluralité de
colonnes 1111 de trous 1110 et de lignes 1112 de trous 1110. Comme expliqué plus loin
en détail, les fils de chaîne 201 situés en aval du peigne 120 sont regroupés suivant
un nombre de colonne par unité de longueur supérieur à celui de la planche d'empoutage
et un nombre de couches inférieur au nombre de lignes de trous dans la planche d'empoutage
de manière à correspondre à la densité finale du tissu à fabriquer.
[0028] Dans l'exemple décrit sur la figure 2, le métier à tisser 100 permet de tisser un
tissu ayant une contexture chaîne de 12 fils par pouce, soit 4,7 fils par centimètre,
sur 24 couches de chaîne dans l'épaisseur du tissu. Conformément à l'invention et
dans l'exemple décrit ici, le métier 100 comprend un harnais 110 muni d'une planche
d'empoutage 111 présentant 12/1,5=8 colonnes de trous par pouce, soit 3,1 colonnes
par centimètre, s'étendant chacune sur 24x1,5=36 lignes de trous. Par conséquent,
la distance d
H entre deux colonnes 1111 de trous 1110 dans la planche d'empoutage 111 correspond
à 1,5 fois la distance d
CH entre deux colonnes de chaîne présentes au niveau de la foule 104, ce qui permet
d'avoir un écart plus important entre deux colonnes de lisses. Les oeillets d'une
colonne de lisse peuvent alors se déplacer librement, c'est-à-dire sans être gênées
par une trop grande proximité avec les fils de chaîne ou les oeillets de la ou les
colonnes de lisses adjacentes.
[0029] Par soucis de simplification et de clarté de la figure 2, seules deux colonnes de
lisses 113 et de fils de chaîne 201 associés sont ici représentées en dessous du harnais
110. Plus précisément et comme illustrée sur la figure 3, la première colonne de lisses
l
1 comprend 36 lisses 113a-1 à 113a-36 munie chacune respectivement d'un oeillet 114a-1
à 114a-36 dans laquelle passe respectivement un fil de chaîne 201a-1 à 201a-24 et
201b-13 à 201b-24. Comme illustrée sur la figure 4, la deuxième colonne de lisses
l
2 comprend 36 lisses 113b-1 à 113b-36 munie chacune respectivement d'un oeillet 114b-1
à 114b-36 dans laquelle passe respectivement un fil de chaîne 201b-1 à 201b-12 et
201c-1 à 201c-24.
[0030] La figure 3 montre comment sont répartis les fils de chaîne issus de la première
colonne de lisses l
1 en aval du peigne 120, c'est-à-dire au niveau de la foule 104. Les 24 premiers fils
de chaînes 201a-1 à 201a-24 traversant respectivement les oeillets 114a-1 à 114a-24
associés respectivement aux lisses 113a-1 à 113a-24 forment la première colonne de
fils de chaîne C1 de la foule 104 tandis que les 12 derniers fils de chaînes 201b-13
à 201b-24 traversant respectivement les oeillets 114a-25 à 114a-36 associés respectivement
aux lisses 113a-25 à 113a-36 forment une partie de la deuxième colonne de fils de
chaîne C2 de la foule 104.
[0031] La figure 4 montre comment sont répartis les fils de chaîne issus de la deuxième
colonne de lisses l
2 en aval du peigne 120, c'est-à-dire au niveau de la foule 104. Les 12 premiers fils
de chaînes 201b-1 à 201b-12 traversant respectivement les oeillets 114b-1 à 114b-12
associés respectivement aux lisses 113b-1 à 113b-12 forment l'autre partie de la deuxième
colonne de fils de chaîne C2 de la foule 104 tandis que les 24 derniers fils de chaînes
201c-1 à 201c-24 traversant respectivement les oeillets 114b-13 à 114b-36 associés
respectivement aux lisses 113b-13 à 113b-36 forment la troisième colonne de fils de
chaîne C3 de la foule 104.
[0032] Le tableau ci-après indique comment sont pris les fils de chaîne au niveau du harnais.
| Oeillet |
1ère colonne dans le harnais |
Oeillet |
2ème colonne dans le harnais |
| 114a-36 |
201b-24 |
114b-36 |
201c-24 |
| 114a-35 |
201b-23 |
114b-35 |
201c-23 |
| 114a-34 |
201b-22 |
114b-34 |
201c-22 |
| 114a-33 |
201b-21 |
114b-33 |
201c-21 |
| 114a-32 |
201b-20 |
114b-32 |
201c-20 |
| 114a-31 |
201b-19 |
114b-31 |
201c-19 |
| 114a-30 |
201b-18 |
114b-30 |
201c-18 |
| 114a-29 |
201b-17 |
114b-29 |
201c-17 |
| 114a-28 |
201b-16 |
114b-28 |
201c-16 |
| 114a-27 |
201b-15 |
114b-27 |
201c-15 |
| 114a-26 |
201b-14 |
114b-26 |
201c-14 |
| 114a-25 |
201b-13 |
114b-25 |
201c-13 |
| 114a-24 |
201a-24 |
114b-24 |
201c-12 |
| 114a-23 |
201a-23 |
114b-23 |
201c-11 |
| 114a-22 |
201a-22 |
114b-22 |
201c-10 |
| 114a-21 |
201a-21 |
114b-21 |
201c-9 |
| 114a-20 |
201a-20 |
114b-20 |
201c-8 |
| 114a-19 |
201a-19 |
114b-19 |
201c-7 |
| 114a-18 |
201a-18 |
114b-18 |
201c-6 |
| 114a-17 |
201a-17 |
114b-17 |
201c-5 |
| 114a-16 |
201a-16 |
114b-16 |
201c-4 |
| 114a-15 |
201a-15 |
114b-15 |
201c-3 |
| 114a-14 |
201a-14 |
114b-14 |
201c-2 |
| 114a-13 |
201a-13 |
114b-13 |
201c-1 |
| 114a-12 |
201a-12 |
114b-12 |
201b-12 |
| 114a-11 |
201a-11 |
114b-11 |
201b-11 |
| 114a-10 |
201a-10 |
114b-10 |
201b-10 |
| 114a-9 |
201a-9 |
114b-9 |
201b-9 |
| 114a-8 |
201a-8 |
114b-8 |
201b-8 |
| 114a-7 |
201a-7 |
114b-7 |
201b-7 |
| 114a-6 |
201a-6 |
114b-6 |
201b-6 |
| 114a-5 |
201a-5 |
114b-5 |
201b-5 |
| 114a-4 |
201a-4 |
114b-4 |
201b-4 |
| 114a-3 |
201a-3 |
114b-3 |
201b-3 |
| 114a-2 |
201a-2 |
114b-2 |
201b-2 |
| 114a-1 |
201a-1 |
114b-1 |
201b-1 |
[0033] Les fils de chaîne issus des colonnes de lisses sont rabattus et organisés par le
peigne 120 suivant le nombre de colonnes et de couches de fils de chaîne défini pour
le tissu. Ainsi, pour trois colonnes de 36 lisses dans la zone D, on retrouve au niveau
de la foule 104 trois colonnes de 24 fils de chaîne, à savoir une première colonne
de fils 201a-1 à 201a-24, une deuxième colonne de fils 201b-1 à 201b-24 et une troisième
colonne de fils 201c-1 à 201c-24, ce qui permet de retrouver, à l'endroit du tissage
des fils de chaîne 201 avec des fils de trame 202, la densité visée en fils de chaîne
pour le tissu.
[0034] Selon un aspect de l'invention, la distance d'écartement entre deux dents adjacentes
du peigne correspond de préférence à une distance permettant de faire passer un nombre
de fil de chaîne entre deux dents du peigne correspondant à un diviseur du nombre
de colonnes de trous par unité de longueur dans la planche d'empoutage ainsi qu'à
un diviseur du nombre de colonnes de chaîne par la même unité de longueur dans le
tissu. Dans l'exemple décrit sur les figures 2 à 4, la distance d
121 entre deux dents adjacentes 121 du peigne 120 correspond à la distance d
H entre deux colonnes 1111 de trous 1110 dans la planche d'empoutage 111 divisé par
2 (8/2=4) ainsi qu'à la distance d
CH entre deux colonnes de chaîne dans le tissu divisée par 3 (12/3=4), trois colonnes
de fils de chaîne étant présentes entre deux dents adjacentes 121 du peigne 120.
[0035] La figure 5 illustre un harnais 210 constitué d'une planche d'empoutage 211 qui diffère
de la planche d'empoutage 111 de la figure 2 en ce qu'elle permet également de tisser
un tissu ayant une contexture chaîne de 12 fils par pouce, soit 4,7 fils par centimètre,
sur 24 couches de chaîne dans l'épaisseur du tissu mais avec des colonnes de lisses
comprenant chacune 48 lisses et oeillets associés et en utilisant un oeillet sur deux
dans chaque colonne de lisse. Par souci de simplification, seule la planche d'empoutage
211 du métier à tisser est représentée sur la figure 5, les autres éléments du métier
à tisser étant identiques à ceux de la figure 2 en tenant compte de l'augmentation
du nombre de lisses par colonnes et de leur oeillet associé.
[0036] Dans l'exemple décrit ici, le nombre de colonnes de trous dans la planche d'empoutage
correspond à la contexture en chaîne du tissu divisée par 2 tandis que le nombre de
lignes de trous correspond au nombre de couches de fils de chaîne du tissu multiplié
par 2. Plus précisément, la planche d'empoutage 211 présente 12/2=6 colonnes de trous
par pouce, soit 2.36 colonnes par centimètre, s'étendant chacune sur 24x2=48 lignes
de trous. Par conséquent, la distance d
H entre deux colonnes 2111 de trous 2110 dans la planche d'empoutage 211 correspond
à 2 fois la distance entre deux colonnes de chaîne présentes au niveau de la foule,
ce qui permet d'avoir un écart plus important entre deux colonnes de lisses. Les oeillets
d'une colonne de lisse peuvent alors se déplacer librement, c'est-à-dire sans être
gênées par une trop grande proximité avec les fils de chaîne ou les oeillets de la
ou les colonnes de lisses adjacentes.
[0037] En outre, comme décrit ci-après en détail, on ne fait passer un fil de chaîne que
dans un oeillet sur deux dans chaque colonne de lisses avec un décalage entre deux
colonnes de lisses adjacentes, ce qui permet d'espacer encore plus les uns des autres
les oeillets destinés à soulever les fils de chaîne.
[0038] Les lisses 213 sont réparties spatialement en fonction de la position des trous 2110
de la planche d'empoutage 211, c'est-à-dire suivant une pluralité de colonnes 2111
de trous 2110 et de lignes 2112 de trous 2110.
[0039] La figure 6 montre comment sont répartis les fils de chaîne dans la première colonne
de lisses 213a-1 à 213a-48. Les 24 fils de chaînes 301a-1 à 301a-24 traversent respectivement
les oeillets 214a-1, 214a-3,... à 214a-47 associés respectivement aux lisses 213a-1,
213a-3,... à 213a-47 et forment la première colonne de fils de chaîne C1 de la foule.
[0040] La figure 7 montre comment sont répartis les fils de chaîne dans la deuxième colonne
de lisses 213b-1 à 213b-48. Les 24 fils de chaînes 301b-1 à 301b-24 traversent respectivement
les oeillets 214b-2, 214b-4,... à 214b-48 associés respectivement aux lisses 213b-2,
213b-4,... à 213b-48 et forment la deuxième colonne de fils de chaîne C2 de la foule.
[0041] La figure 8 montre comment sont répartis les fils de chaîne dans la troisième colonne
de lisses 213c-1 à 213c-48. Les 24 fils de chaînes 301c-1 à 301c-24 traversent respectivement
les oeillets 214c-1, 214c-3,... à 214c-47 associés respectivement aux lisses 213c-1,
213c-3,... à 213c-47 et forment la troisième colonne de fils de chaîne C2 de la foule.
[0042] La figure 9 montre comment sont répartis les fils de chaîne dans la quatrième colonne
de lisses 213d-1 à 213d-48. Les 24 fils de chaînes 301d-1 à 301d-24 traversent respectivement
les oeillets 214d-2, 214d-4,... à 214d-48 associés respectivement aux lisses 213d-2,
213d-4,... à 213d-48 et forment la quatrième colonne de fils de chaîne C4 de la foule.
[0043] Le tableau ci-après indique comment sont pris les fils de chaîne au niveau du harnais.
| Oeillet |
1ère colonne dans le harnais |
Oeillet |
2ème colonne dans le harnais |
Oeillet |
3ème colonne dans le harnais |
Oeillet |
4ème colonne dans le harnais |
| 214a-48 |
|
214b-48 |
301b-24 |
214c-48 |
|
214d-48 |
301d-24 |
| 214a-47 |
301a-24 |
214b-47 |
|
214c-47 |
301c-24 |
214d-47 |
|
| 214a-46 |
|
214b-46 |
301b-23 |
214c-46 |
|
214d-46 |
301d-23 |
| 214a-45 |
301a-23 |
214b-45 |
|
214c-45 |
301c-23 |
214d-45 |
|
| 214a-44 |
|
214b-44 |
301b-22 |
214c-44 |
|
214d-44 |
301d-22 |
| 214a-43 |
301a-22 |
214b-43 |
|
214c-43 |
301c-22 |
214d-43 |
|
| 214a-42 |
|
214b-42 |
301b-21 |
214c-42 |
|
214d-42 |
301d-21 |
| 214a-41 |
301a-21 |
214b-41 |
|
214c-41 |
301c-21 |
214d-41 |
|
| 214a-40 |
|
214b-40 |
301b-20 |
214c-40 |
|
214d-40 |
301d-20 |
| 214a-39 |
301a-20 |
214b-39 |
|
214c-39 |
301c-20 |
214d-39 |
|
| 214a-38 |
|
214b-38 |
301b-19 |
214c-38 |
|
214d-38 |
301d-19 |
| 214a-37 |
301a-19 |
214b-37 |
|
214c-37 |
301c-19 |
214d-37 |
|
| 214a-36 |
|
214b-36 |
301b-18 |
214c-36 |
|
214d-36 |
301d-18 |
| 214a-35 |
301a-18 |
214b-35 |
|
214c-35 |
301c-18 |
214d-35 |
|
| 214a-34 |
|
214b-34 |
301b-17 |
214c-34 |
|
214d-34 |
301d-17 |
| 214a-33 |
301a-17 |
214b-33 |
|
214c-33 |
301c-17 |
214d-33 |
|
| 214a-32 |
|
214b-32 |
301b-16 |
214c-32 |
|
214d-32 |
301d-16 |
| 214a-31 |
301a-16 |
214b-31 |
|
214c-31 |
301c-16 |
214d-31 |
|
| 214a-30 |
|
214b-30 |
301b-15 |
214c-30 |
|
214d-30 |
301d-15 |
| 214a-29 |
301a-15 |
214b-29 |
|
214c-29 |
301c-15 |
214d-29 |
|
| 214a-28 |
|
214b-28 |
301b-14 |
214c-28 |
|
214d-28 |
301d-14 |
| 214a-27 |
301a-14 |
214b-27 |
|
214c-27 |
301c-14 |
214d-27 |
|
| 214a-26 |
|
214b-26 |
301b-13 |
214c-26 |
|
214d-26 |
301d-13 |
| 214a-25 |
301a-13 |
214b-25 |
|
214c-25 |
301c-13 |
214d-25 |
|
| 214a-24 |
|
214b-24 |
301b-12 |
214c-24 |
|
214d-24 |
301d-12 |
| 214a-23 |
301a-12 |
214b-23 |
|
214c-23 |
301c-12 |
214d-23 |
|
| 214a-22 |
|
214b-22 |
301b-11 |
214c-22 |
|
214d-22 |
301d-11 |
| 214a-21 |
301a-11 |
214b-21 |
|
214c-21 |
301c-11 |
214d-21 |
|
| 214a-20 |
|
214b-20 |
301b-10 |
214c-20 |
|
214d-20 |
301d-10 |
| 214a-19 |
301a-10 |
214b-19 |
|
214c-19 |
301c-10 |
214d-19 |
|
| 214a-18 |
|
214b-18 |
301b-9 |
214c-18 |
|
214d-18 |
301d-9 |
| 214a-17 |
301a-9 |
214b-17 |
|
214c-17 |
301c-9 |
214d-17 |
|
| 214a-16 |
|
214b-16 |
301b-8 |
214c-16 |
|
214d-16 |
301d-8 |
| 214a-15 |
301a-8 |
214b-15 |
|
214c-15 |
301c-8 |
214d-15 |
|
| 214a-14 |
|
214b-14 |
301b-7 |
214c-14 |
|
214d-14 |
301d-7 |
| 214a-13 |
301a-7 |
214b-13 |
|
214c-13 |
301c-7 |
214d-13 |
|
| 214a-12 |
|
214b-12 |
301b-6 |
214c-12 |
|
214d-12 |
301d-6 |
| 214a-11 |
301a-6 |
214b-11 |
|
214c-11 |
301c-6 |
214d-11 |
|
| 214a-10 |
|
214b-10 |
301b-5 |
214c-10 |
|
214d-10 |
301d-5 |
| 214a-9 |
301a-5 |
214b-9 |
|
214c-9 |
301c-5 |
214d-9 |
|
| 214a-8 |
|
214b-8 |
301b-4 |
214c-8 |
|
214d-8 |
301d-4 |
| 214a-7 |
301a-4 |
214b-7 |
|
214c-7 |
301c-4 |
214d-7 |
|
| 214a-6 |
|
214b-6 |
301b-3 |
214c-6 |
|
214d-6 |
301d-3 |
| 214a-5 |
301a-3 |
214b-5 |
|
214c-5 |
301c-3 |
214d-5 |
|
| 214a-4 |
|
214b-4 |
301b-2 |
214c-4 |
|
214d-4 |
301d-2 |
| 214a-3 |
301a-2 |
214b-3 |
|
214c-3 |
301c-2 |
214d-3 |
|
| 214a-2 |
|
214b-2 |
301b-1 |
214c-2 |
|
214d-2 |
301d-1 |
| 214a-1 |
301a-1 |
214b-1 |
|
214c-1 |
301c-1 |
214d-1 |
|
[0044] Les fils de chaîne issus des colonnes de lisses sont rabattus et organisés par le
peigne 240 suivant le nombre de colonnes et de couches de fils de chaîne défini pour
le tissu. Ainsi, pour quatre colonnes de 48 lisses, on retrouve au niveau de la foule
quatre colonnes de 24 fils de chaîne, à savoir une première colonne de fils 301a-1
à 301a-24, une deuxième colonne de fils 301b-1 à 301b-24, une troisième colonne de
fils 301c-1 à 301c-24 et une quatrième colonne de fils 301d-1 à 301d-24, ce qui permet
de retrouver, à l'endroit du tissage des fils de chaîne avec des fils de trame, la
densité visée en fils de chaîne pour le tissu.
[0045] Dans l'exemple décrit sur les figures 6 à 9, la distance d
241 entre deux dents adjacentes 241 du peigne 240 correspond à la distance d
H entre deux colonnes 2111 de trous 2110 dans la planche d'empoutage 211 ainsi qu'à
la distance entre deux colonnes de chaîne dans le tissu divisée par 2, quatre colonnes
de fils de chaîne étant présentes entre deux dents adjacentes 121 du peigne 120.
1. Métier à tisser (100) de type Jacquard destiné à réaliser un tissu par tissage entre
une pluralité de fils de chaîne (201) et une pluralité de fils de trame (202), le
tissu comprenant un nombre déterminé de colonnes de fils de chaîne par unité de longueur
et un nombre déterminé de couches de fils de chaîne,
ledit métier (100) comprenant une planche d'empoutage (111) comprenant une pluralité
de trous (1110) pour le passage d'un nombre correspondant de fils de commande (113),
chaque fil de commande étant muni d'un oeillet (114) traversé par un fil de chaîne
(201), les trous (1110) de la planche d'empoutage (111) étant répartis suivant un
nombre déterminé de colonnes (1111) s'étendant parallèlement à la direction des fils
de chaînes (201) et un nombre déterminé de lignes (1112) par colonne s'étendant dans
une direction perpendiculaire à la direction des fils de chaîne,
caractérisé en ce que la planche d'empoutage (111) comprend un nombre de colonnes (1111) de trous (1110)
par unité de longueur inférieur au nombre de colonnes de chaîne (201) par la même
unité de longueur dans le tissu et un nombre de lignes (1112) de trous (1110) supérieur
au nombre de couches de chaîne dans le tissu.
2. Métier à tisser selon la revendication 1, caractérisé en ce que le nombre de colonnes (1111) de trous (1110) par unité de longueur dans la planche
d'empoutage (111) est déterminé en fonction du nombre de colonnes de chaîne par la
même unité de longueur dans le tissu et le nombre de lignes de trous en fonction du
nombre de couches de fils de chaîne du tissu.
3. Métier à tisser selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le nombre de colonnes de trous (1110) dans la planche d'empoutage correspond au nombre
déterminé de colonnes de fils de chaîne par unité de longueur dans le tissu divisée
par 1,5 et en ce que le nombre de lignes de trous correspond au nombre de couches de fils de chaîne du
tissu multiplié par 1,5.
4. Métier à tisser selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le nombre de colonnes de trous (1110) dans la planche d'empoutage correspond au nombre
déterminé de colonnes de fils de chaîne par unité de longueur dans le tissu divisée
par 2 et en ce que le nombre de lignes de trous correspond au nombre de couches de fils de chaîne du
tissu multiplié par 2.
5. Métier à tisser selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'il comprend un peigne (120) placé en aval des fils de commande (113) suivant le sens
d'avancement des fils de chaîne et en ce que la distance d'écartement entre deux dents adjacentes dudit peigne correspond à une
distance permettant de faire passer un nombre de fil de chaîne entre deux dents du
peigne correspondant à un diviseur du nombre de colonnes de trous par ladite unité
de longueur dans la planche d'empoutage et à un diviseur du nombre de colonnes de
chaîne par ladite unité de longueur dans le tissu.
6. Utilisation du métier à tisser selon l'une quelconque des revendications 1 à 5 pour
la réalisation de structures fibreuses de renfort d'aubes en matériau composite pour
moteurs aéronautiques.
1. Webstuhl (100) vom Typ Jacquard, der dazu bestimmt ist, ein Gewebe durch Weben zwischen
einer Vielzahl von Kettfäden (201) und einer Vielzahl von Schussfäden (202) herzustellen,
wobei das Gewebe eine bestimmte Anzahl von Kettfadenspalten pro Längeneinheit und
eine bestimmte Anzahl von Kettfadenlagen umfasst, wobei der Webstuhl (100) ein Harnischbrett
(111) mit einer Vielzahl von Löchern (1110) für den Durchgang einer entsprechenden
Anzahl von Betätigungsfäden (113) umfasst, wobei jeder Betätigungsfaden mit einer
Öse (114), die von einem Kettfaden (201) durchgriffen ist, versehen ist, wobei die
Löcher (1110) des Harnischbretts (111) entsprechend einer bestimmten Anzahl von Spalten
(1111), die zu der Richtung der Kettfäden (201) parallel verlaufen, und einer bestimmten
Anzahl von Zeilen (1112) pro Spalte, die in einer zu der Richtung der Kettfäden senkrechten
Richtung verlaufen, verteilt sind,
dadurch gekennzeichnet, dass das Harnischbrett (111) eine Anzahl von Spalten (1111) von Löchern (1110) pro Längeneinheit,
die kleiner als die Anzahl von Spalten von Kettfäden (201) pro gleicher Längeneinheit
in dem Gewebe ist, und eine Anzahl von Zeilen (1112) von Löchern (1110), die größer
als die Anzahl von Kettfadenlagen in dem Gewebe ist, umfasst.
2. Webstuhl nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die Anzahl von Spalten (1111) von Löchern (1110) pro Längeneinheit in dem Harnischbrett
(111) in Abhängigkeit von der Anzahl von Kettfadenspalten pro gleicher Längeneinheit
in dem Gewebe und die Anzahl von Zeilen von Löchern in Abhängigkeit von der Anzahl
von Kettfadenlagen des Gewebes bestimmt wird.
3. Webstuhl nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, dass die Anzahl von Spalten von Löchern (1110) in dem Harnischbrett der bestimmten Anzahl
von Kettfadenspalten pro Längeneinheit in dem Gewebe, geteilt durch 1,5 entspricht
und dass die Anzahl von Zeilen von Löchern der Anzahl von Kettfadenlagen des Gewebes,
multipliziert mit 1,5 entspricht.
4. Webstuhl nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, dass die Anzahl von Spalten von Löchern (1110) in dem Harnischbrett der bestimmten Anzahl
von Kettfadenspalten pro Längeneinheit in dem Gewebe, geteilt durch 2 entspricht und
dass die Anzahl von Zeilen von Löchern der Anzahl von Kettfadenlagen des Gewebes,
multipliziert mit 2 entspricht.
5. Webstuhl nach einem der Ansprüche 1 bis 4, dadurch gekennzeichnet, dass er einen Kamm (120) umfasst, der stromab der Betätigungsfäden (113) entlang der Vorschubrichtung
der Kettfäden angeordnet ist, und dass der Abstand zwischen zwei benachbarten Zähnen
des Kamms einem Abstand entspricht, der ermöglicht, eine Anzahl von Kettfäden zwischen
zwei Zähnen des Kamms, welche einem Teiler der Anzahl von Spalten von Löchern pro
Längeneinheit in dem Harnischbrett und einem Teiler der Anzahl von Kettfadenspalten
pro Längeneinheit in dem Gewebe entspricht, hindurch zu lassen.
6. Verwendung des Webstuhls nach einem der Ansprüche 1 bis 5, für die Herstellung von
Schaufelverstärkungsfaserstrukturen aus Verbundwerkstoff für Luftfahrttriebwerke.
1. A jacquard type loom (100) for making a fabric by weaving a plurality of warp yarns
(201) with a plurality of weft yarns (202), the fabric comprising a determined number
of columns of warp yarns per unit length and a determined number of layers of weft
yarns,
said loom (100) including a comber board (111) having a plurality of holes (1110)
for passing a corresponding number of control cords (113), each control cord being
provided with an heddle eye (114) through which there passes a warp yarn (201), the
holes (1110) in the comber board (111) being distributed in a determined number of
columns (1111) extending parallel to the warp yarn (201) direction and a determined
number of rows (1112) per column extending in a direction perpendicular to the warp
yarn direction,
the loom being characterized in that the comber board (111) has a number of columns (1111) of holes (1110) per unit length
that is smaller than the number of warp (201) columns in the same unit length in the
fabric, and a number of rows (1112) of holes (1110) that is greater than the number
of warp layers in the fabric.
2. A loom according to claim 1, characterized in that the number of columns (1111) of holes (1110) per unit length in the comber board
(111) is determined as a function of the number of warp columns in the same unit length
in the fabric, and the number of rows of holes is determined as a function of the
number of warp yarn layers in the fabric.
3. A loom according to claim 1 or claim 2, characterized in that the number of columns of holes (1110) in the comber board corresponds to the determined
number of columns of warp yarns per unit length in the fabric divided by 1.5, and
in that the number of rows of holes corresponds to the number of layers of warp yarns in
the fabric multiplied by 1.5.
4. A loom according to claim 1 or claim 2, characterized in that the number of columns of holes (1110) in the comber board corresponds to the determined
number of columns of warp yarns per unit length in the fabric divided by 2, and in that the number of rows of holes corresponds to the number of layers of warp yarns in
the fabric multiplied by 2.
5. A loom according to any one of claims 1 to 4, characterized in that it includes a comb (120) located downstream from the control cords (113) in the direction
of advance of the warp yarns, and in that the spacing distance between two adjacent teeth of said comb corresponds to a distance
that serves to pass a number of warp yarns between two teeth of the comb that corresponds
to a divisor of the number of columns of holes per said unit length in the comber
board and to a divisor of the number of warp columns per said unit length in the fabric.
6. Use of the loom according to any one of claims 1 to 5, for making reinforcing fiber
structures for composite material blades of aeroengines.