Domaine de l'invention
[0001] La présente invention concerne d'une façon générale un appareil pour l'application
d'un produit liquide de ragréage des sols.
Arrière plan de l'invention
[0002] On connaît principalement deux techniques, toutes deux manuelles, pour appliquer
et répartir au sol un produit de ragréage se présentant sous forme essentiellement
liquide.
[0003] Selon la première technique, l'opérateur travaille à genoux. Cette méthode est très
majoritairement pratiquée depuis plusieurs décennies. L'opérateur verse sur le sol
une dizaine de kg de produit à partir d'un bidon dans lequel quelques dizaines de
kg de produit ont été préparés, en général par mélange d'un produit pulvérulent avec
de l'eau.
[0004] Puis l'opérateur, en position à genoux, étale le produit par un mouvement de va-et-vient
à l'aide d'un platoir ou d'une lisseuse, tenu à bout de bras.
[0005] Il en résulte une très forte pénibilité générant une perte de productivité au fil
des heures. En outre, les mouvements de va et vient laissent fréquemment le défaut
d'un effet de vague qui subsiste après le séchage du produit.
[0006] Pour l'opérateur, outre la fatigue physique immédiate, la forte pénibilité se manifeste
par l'apparition de douleurs musculaires et articulaires évoluant à plus ou moins
long terme en troubles musculo-squelettiques (TMS) au niveau des genoux, des bras,
des épaules et du dos.
[0007] La deuxième technique connue est mise en oeuvre alors que l'opérateur est en position
debout. Cette technique, très peu utilisée par l'ensemble de la profession, ne constitue
qu'une alternative d'usage limité. Elle est mise en oeuvre à l'aide d'une spatule
à lame réglable ou interchangeable pourvue de picots. Le document
FR 2 453 962 A1 donne un exemple d'un tel appareil. En variante, on sait prévoir des patins ou dentures
dimensionnés pour laisser sur le sol la quantité de produit souhaitée.
[0008] On connaît également, pour usage debout, un dispositif comprenant un ensemble de
rouleaux assemblés dans l'axe les uns des autres, des rondelles intercalaires entre
les rouleaux, de diamètre plus grand que celui des rouleaux, permettant d'espacer
du sol la surface de travail des rouleaux et de ne laisser sur le sol que l'épaisseur
de produit souhaitée.
[0009] Ces différents appareils sont installés au bout d'un manche afin de permettre leur
utilisation debout. Mais ces outils s'avèrent peu efficaces à l'usage. En effet reste
nécessaire de basculer un lourd bidon pour verser le produit, et il faut ensuite racler
une quantité importante de produit lors des premiers mouvements.
[0010] Par ailleurs, avec un dispositif du type décrit dans
FR 2 453 962 A1, le raclage sur des aspérités du sol brut provoque des sursauts de l'outil et des
défauts d'étalement, nécessitant une reprise et une répétition du mouvement, astreignante
pour l'opérateur. Enfin De plus, lorsque ce problème survient près d'un mur, ce dernier
se trouve éclaboussé. Ainsi l'application de produit près des plinthes sans les tacher
est quasiment impossible, et ce dispositif est donc inadapté aux surfaces cloisonnées
type logements et autres.
[0011] Le dispositif à rouleau présente les mêmes inconvénients, à l'exception des sursauts
dus aux aspérités du sol. Cependant les mouvements d'étalement du produit sont rendus
délicats par le fait que le rouleau ne peut rouler que dans une direction perpendiculaire
à son axe ; il est donc difficile de contenir et guider le produit dans la direction
souhaitée et celui-ci déborde de part et d'autre du rouleau, obligeant à d'incessantes
reprises. Pour effectuer ces reprises, il est nécessaire de lever le rouleau à bout
de bras afin de ramener l'excès de produit ce qui est très astreignant pour l'opérateur.
En outre, le poids du rouleau étant conséquent, le fait de le faire retomber dans
le produit en surplus risque d'éclabousser un mur ou cloison situé à proximité.
[0012] Enfin une autre technique utile à mentionner est une technique debout avec une pompe
mécanique, par exemple du type décrit dans le document
FR 2 671 754 A1. Cette technique est censée éliminer les problèmes du travail manuel, à savoir principalement
fatigue de l'opérateur, défauts d'aspect et manque de propreté du travail réalisé.
Mais de très nombreux inconvénients apparaissent : coût élevé de la machine, poids
important de la machine (près de 100 kg), transport et encombrement de la machine,
nécessité de montage/démontage et surtout de nettoyage en fin d'utilisation, opérations
particulièrement fastidieuses mais essentielles (un mauvais nettoyage provoquant des
défauts de fonctionnement ultérieurs).
[0013] L'installation sur chantier peut en outre s'avérer particulièrement difficile en
cas accès boueux, présence de tranchées, passages encombrés, escaliers, etc.).
[0014] Enfin l'utilisation de la machine impose une alimentation électrique fiable (souvent
incertaine sur chantier) car l'arrêt intempestif provoque rapidement son colmatage.
Il en est de même en cas de coupure d'eau, sauf à prévoir une réserve tampon dans
un bidon pour différer l'arrêt du travail ou lancer une procédure de procédure de
nettoyage dans l'urgence.
[0015] Il est aussi à noter que la réalisation du travail doit être opérée par au moins
trois opérateurs, un premier alimentant la machine en poudre, un deuxième tenant la
buse verseuse de produit au dessus du sol, et un troisième déplaçant au fur et à mesure
de la progression le lourd tuyau rempli de produit.
[0016] Enfin l'avantage présumé d'un rendement élevé n'est pas systématiquement constaté,
car une surface importante doit généralement être partagée avec les autres corps d'état
opérant sur le chantier. Ainsi par exemple une surface de 1000 m2 est souvent traitée
en 2 à 4 secteurs ragréés l'un après l'autre, ruinant alors l'intérêt de l'utilisation
de la machine.
[0017] C'est pourquoi cette machine n'est que rarement utilisée, et tend d'ailleurs à disparaître
des catalogues des fabricants et revendeurs d'outillage.
Résumé de l'invention
[0018] L'invention a pour objet de proposer un appareil de mise en place de produit de ragréage
qui permette à un opérateur de travailler debout sans fatigue, qui soit économique,
simple, léger, peu encombrant, autonome (ne nécessitant pas d'alimentation en énergie
à l'exception de l'alimentation d'un éventuel dispositif de mélange), facilement nettoyable
et fiable, tout en assurant une qualité d'application du produit au moins équivalente
à celle obtenue par un opérateur manuel expérimenté travaillant à genoux.
[0019] On propose ainsi selon l'invention un appareil pour l'application au sol d'un produit
de ragréage, caractérisé en ce qu'il comprend :
- un support apte à être déplacé manuellement au sol par roulement de façon multidirectionnelle
; et
- un réservoir porté par le support et apte à contenir un liquide formant produit de
ragréage ; et
- un dispositif de distribution en communication sélective avec une région inférieure
du réservoir, le dispositif de distribution comprenant une série de lumières espacées
horizontalement à travers lesquelles le liquide est susceptible de s'écouler par gravité.
[0020] Des aspects préférés, mais non limitatifs, de cet appareil comprennent les caractéristiques
additionnelles suivantes, prises en toutes combinaisons techniquement compatibles
:
* l'appareil comprend un dispositif d'obturation apte à sélectivement ouvrir et fermer
un canal de communication entre le réservoir et le dispositif de distribution.
* le canal de communication comprend une partie orientée généralement verticalement
débouchant vers le haut dans le fond du réservoir, et le dispositif d'obturation comprend
un obturateur s'étendant à l'intérieur du réservoir, apte à être guidé dans ladite
partie orientée généralement verticalement et commandé à partir d'une région supérieure
du réservoir.
* l'obturateur coopère avec le canal à la fois par appui entre des épaulements formés
au niveau de l'obturateur et du canal et par un joint annulaire souple intercalé.
* le dispositif de distribution comprend un tube borgne s'étendant généralement horizontalement
et le long duquel lesdites lumières sont réparties.
* le dispositif de distribution fait saillie latéralement à l'extérieur du support
de façon à être visible.
* l'appareil comprend des moyens de montage étanche et amovible du dispositif de distribution.
* les moyens de montage étanche comprennent un emmanchement avec joint entre une extrémité
tubulaire du dispositif de distribution et un manchon d'accouplement.
* le manchon est relié au fond du réservoir par un coude.
* le canal de communication avec lequel coopère le dispositif d'obturation comprend
une partie verticale du coude, par laquelle il est monté de façon étanche dans le
fond du réservoir.
* l'appareil comprend en outre un élément répartiteur de produit situé au dessous
des lumières, le produit de ragréage se répartissant sur l'élément avant d'atteindre
le sol.
* l'élément répartiteur présente une face supérieure généralement concave.
Brève description des dessins
[0021] D'autres aspects, buts et avantage de la présente invention apparaîtront mieux à
la lecture de la description détaillée suivante d'une forme de réalisation préférée
de celle-ci, donnée à titre d'exemple non limitatif et faite en référence aux dessins
annexés, sur lesquels :
La Figure 1 est une vue en élévation de côté, schématique, d'un appareil selon un
exemple de réalisation préféré de l'invention,
La Figure 2 est une vue à échelle agrandie, en élévation de côté et partiellement
en coupe, d'une région inférieure de l'appareil de la Figure 1,
La Figure 3 est une vue en coupe de la région inférieure de l'appareil selon une variante
de réalisation de l'invention, et
La Figure 4 est une vue en section transversale selon la ligne IV-IV de la Figure
3.
Description détaillée d'une forme de réalisation préférée
[0022] En référence aux Figures, on a représenté un appareil applicateur de produit liquide
de ragréage qui comprend un contenant 100 pour le produit. Le contenant est en forme
générale de fût et réalisé avantageusement en matière plastique, par exemple en polyéthylène
haute densité. Le fût présente de préférence un diamètre de 35 à 55 cm de diamètre
et une hauteur de 60 à 80 cm.
[0023] La paroi de fond 110 du contenant est percée d'un orifice 112, par exemple d'un diamètre
de 40 à 60 mm, pour la communication de l'intérieur du contenant avec un dispositif
300 de distribution de produit de ragréage par l'intermédiaire d'un coude 200 à 90°.
[0024] Ce coude réalisé par exemple par injection de PVC comprend une partie verticale 210
prolongeant l'orifice 112 vers le bas et dotée à son extrémité supérieure d'une collerette
212 s'étendant dans l'espace intérieur 120 du fût et par laquelle le coude est fixé
au fût (par exemple par collage, ou à l'aide d'un écrou de serrage se vissant par
le dessous, etc.) et par laquelle il est fixé dans ladite ouverture, une partie de
coude 220 et une partie horizontale 230.
[0025] A l'intérieur de la collerette 212 est prévu un joint plat annulaire souple 250,
par exemple en élastomère, destiné à coopérer avec une vanne de fermeture que l'on
décrira dans la suite. Il est fixé ici par encastrement périphérique dans la matière
de la collerette.
[0026] L'appareil comprend en outre un manchon cylindrique intermédiaire 400 installé entre
le coude 200 et le dispositif de distribution 300, manchon qui a pour fonction d'autoriser
un démontage instantané du dispositif de distribution 300 par exemple en vue de son
nettoyage, en cours de travail. Le manchon 400 est fixé par exemple par emboîtement
ajusté à la partie horizontale 230 du coude 200.
[0027] Le dispositif de distribution 300 est constitué par un tube par exemple en PVC, d'un
diamètre de l'ordre de 30 à 60 mm et d'une longueur de l'ordre de 300 à 600 mm. Une
extrémité 310 de ce tube, ouverte, est insérée dans l'extrémité ouverte 410 du manchon
400. Par exemple, le diamètre intérieur du manchon 400 est de 42 mm, tandis que le
diamètre extérieur du tube de distribution 300 est de 40 mm, un joint à lèvre 420
étant solidaire du manchon 400 dans la région de son extrémité ouverte 410 pour coopérer
avec le tube 300 et assurer l'étanchéité entre ces deux pièces en cours de travail.
[0028] La démontabilité des éléments 200, 300, 400 les uns par rapport aux autres est assurée,
pour ainsi faciliter le nettoyage soit en fin d'opération, soit en cours d'opération
en cas de colmatage, entrée d'un élément extérieur, etc. auquel cas la vanne d'obturation
telle qu'on la décrira plus loin est mise en oeuvre.
[0029] A l'extrémité opposée 320, le tube de distribution 300 est fermé par un bouchon 350
par exemple en matériau élastomère, de préférence amovible.
[0030] Entre ses deux extrémités, le tube est percé d'une série de lumières 320 orientées
vers le bas et destinées au passage du produit de ragréage en vue de son épandage
comme on va le voir dans la suite. Les lumières ont un diamètre d'environ 6 à 10 mm
(déterminé notamment en fonction de la viscosité plus ou moins importante du produit
de ragréage liquide), préférentiellement d'environ 8 mm, et sont espacées mutuellement
d'une distance de 20 à 50 mm, par exemple de 40 mm. Selon la longueur du tube 100
et des valeurs choisies pour le diamètre des lumières et leur espacement, on prévoit
typiquement entre 4 et 15 lumières.
[0031] L'appareil selon l'invention comprend en outre une vanne 500 permettant de sélectivement
autoriser et empêcher l'écoulement du produit de ragréage du contenant 100 vers le
dispositif distributeur 300. Cette vanne comprend un organe d'obturation 510 apte
à pénétrer à partir du haut dans la collerette 212 du coude 200. Cet organe d'obturation
510 est surmonté d'un manche 520 s'étendant verticalement dans l'espace intérieur
120 du fût 100, réalisé par exemple à partir d'un tube de PVC assemblé à la partie
d'obturation 510, également en PVC. L'extrémité supérieure du manche, située sensiblement
au sommet du fût 100 ou débordant vers le haut par rapport à celui-ci, forme une poignée
de manoeuvre 530.
[0032] Comme le montre la Figure 2, l'organe d'obturation 510 comprend, du bas vers le haut,
un tube de guidage 512 facilitant le placement de la vanne en position, une partie
d'obturation 514 de diamètre légèrement plus grand que celui du tube 512, située au
niveau du joint 250 et destinée à venir établir une étanchéité satisfaisante avec
lui. La partie d'obturation comprend enfin une bague ou collerette plus large 518
destinée à former un épaulement s'appuyant contre un épaulement homologue formé par
le dessus de la collerette 212 du coude 200, pour définir une fin de course de la
partie d'obturation dans le sens de la fermeture, en évitant que l'organe d'obturation
510 ne rentre trop profondément dans le coude 200 et ne vienne se coincer ou créer
un biais susceptible de compromettre l'étanchéité.
[0033] Les diamètres des différentes parties sont choisis en fonction du rôle qu'elles ont
à jouer, en étant de l'ordre de 30 à 50 mm pour les parties de plus petit diamètre
et de 40 à 80 mm pour la partie de plus grand diamètre.
[0034] A noter que l'obturation est assurée à la fois par l'appui entre les épaulements
des collerettes 518, 212 et par la coopération entre le joint plat 250 et la périphérie
de la partie 514.
[0035] L'ensemble formé par le contenant 100, l'équipement de distribution 200, 300, 400
et la vanne 500 est monté sur un chariot 600. Ce chariot comprend une plateforme 610
par exemple de forme circulaire ou carrée, sur laquelle repose la base 110 du fût
100. La plateforme est constituée par exemple d'une planche dont les dimensions sont
adaptées à celles de la base du fût (par exemple un carré de 300 à 500 mm de côté).
[0036] La plateforme 610 est montée sur trois ou quatre roulettes 620 (ici quatre roulettes
agencées aux quatre coins d'un carré), qui sont toutes librement pivotantes autour
d'un axe vertical, en étant éventuellement verrouillables.
[0037] Une découpe de dimensions appropriées est formée dans la plateforme 610 pour loger
le manchon 400 et l'essentiel du coude 200.
[0038] Comme le montre la Figure 1, le dispositif de distribution 300 déborde latéralement
par rapport à la plateforme 610 de matière à permettre à l'opérateur de bien visualiser
la façon dont le produit de ragréage se distribue au sol.
[0039] Avantageusement, l'appareil comprend également un dispositif de gâchage 700 qui comprend
un accessoire de gâchage 710 de type batteur possédant un manche 712 descendant dans
le liquide contenu dans le fût (à distance appropriée de la vanne pour éviter de perturber
son fonctionnement) et pourvu à son extrémité libre de la partie 714 formant batteur
proprement-dit. L'accessoire est monté ici sur un appareil électroportatif tel qu'une
perceuse 720. En variante, il pourrait s'agir d'un moteur dédié, alimenté sur secteur
ou par batterie rechargeable.
[0040] Le dispositif de gâchage est monté de façon amovible sur un support 120 solidaire
du fût 100. Avantageusement, ce support 120 occupe seulement une partie de l'ouverture
supérieure du fût de manière à pouvoir vérifier visuellement le niveau de produit
liquide de ragréage dans le fût. Il sert également de préférence à guider et retenir
la partie supérieure 530 de la vanne 500, et à permettre, à l'aide d'une goupille,
d'une mâchoire ou de tout autre élément mécanique approprié, à retenir la vanne en
position haute (ouverte) ou basse (fermée).
[0041] Optionnellement, on prévoit dans la région supérieure du fût 100, par exemple fixée
au support 120, une poignée (non représentée) permettant de faciliter le guidage de
l'appareil lors de ses déplacements. Par exemple, il peut s'agir de deux poignées
verticales ou inclinées permettant de tenir l'appareil à deux mains en formant un
guidon.
[0042] L'appareil selon l'invention s'utilise de la façon suivante :
- après avoir vérifié que la vanne 500 était fermée, l'opérateur verse une dose de poudre
et la quantité d'eau correspondante dans le fût 100 ; le dispositif de gâchage étant
en service, le mélange s'effectue de façon autonome ;
- l'alimentation électrique du dispositif de gâchage étant débranchée, l'appareil est
déplacé en le faisant rouler jusqu'au site d'application du produit, puis l'opérateur
ouvre la vanne 500 en levant le manche 520 à l'aide de la poignée de manoeuvre 530,
- le produit commence alors à s'écouler par gravité entre l'intérieur de la cuve 100
et le distributeur 300 et à sortir de façon répartie au niveau des différentes lumières
320, et l'opérateur déplace alors l'appareil, le plus souvent à la fois en rotation
et en translation, de manière à adapter la quantité de produit épandue à l'épaisseur
recherchée, elle-même fonction en général de l'état du sol ;
- une fois l'application terminée, la vanne 500 est refermée et l'appareil peut être
déplacé vers une autre zone à traiter ; si le traitement est terminé, le dispositif
distributeur 300 est démonté pour être nettoyé, de même que le fond de la cuve 100
et la vanne 500.
[0043] Selon la variante illustrée sur les Figures 3 et 4, l'appareil comprend en outre,
au-dessous des lumières 320 et en alignement avec elles, un élément répartiteur 800
destiné à homogénéiser la distribution du produit au sol. Dans cet exemple, l'élément
800 présente la forme d'un profilé allongé de section tuilée, sa face supérieure 810
tournée vers les lumières 320 étant concave. On pourrait en variante recourir à une
surface supérieure plate ou convexe, le profil concave ayant toutefois donné les meilleurs
résultats en termes de répartition du produit.
[0044] L'élément 800 est de préférence fixé au dispositif de distribution 300, par exemple
à l'aide de colliers, pattes ou crochets de fixation 820. Alternativement, les éléments
300 et 800 peuvent être formés d'un seul tenant, par exemple par injection de matière
plastique.
[0045] Des essais ont été effectués avec un appareil selon l'invention. L'appareil a permis
à une personne peu expérimentée de traiter plusieurs milliers de mètres carrés de
locaux cloisonnés avec une haute qualité d'application, sans effort et sans fatigue.
On note qu'il peut être aisément manipulé et utilisé par un opérateur seul.
[0046] Bien entendu, la présente invention n'est nullement limitée à la forme de réalisation
décrite et représentée, mais l'homme du métier saura y apporter de nombreuses variantes
et modifications.
1. Appareil pour l'application au sol d'un produit de ragréage,
caractérisé en ce qu'il comprend :
- un support (600) apte à être déplacé manuellement au sol par roulement de façon
multidirectionnelle ; et
- un réservoir (100) porté par le support et apte à contenir un liquide formant produit
de ragréage ; et
- un dispositif de distribution (300) en communication sélective avec une région inférieure
du réservoir, le dispositif de distribution comprenant une série de lumières (320)
espacées horizontalement à travers lesquelles le liquide est susceptible de s'écouler
par gravité.
2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif d'obturation (500) apte à sélectivement ouvrir et fermer
un canal de communication (200, 400) entre le réservoir et le dispositif de distribution.
3. Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce que le canal de communication comprend une partie (210) orientée généralement verticalement
débouchant vers le haut dans le fond du réservoir, et en ce que le dispositif d'obturation comprend un obturateur (510) s'étendant à l'intérieur
du réservoir, apte à être guidé dans ladite partie (210) orientée généralement verticalement
et commandé à partir d'une région supérieure du réservoir (100).
4. Appareil selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'obturateur (510) coopère avec le canal (210) à la fois par appui entre des épaulements
formés au niveau de l'obturateur (518) et du canal (212) et par un joint annulaire
souple (250) intercalé.
5. Appareil selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le dispositif de distribution (300) comprend un tube borgne s'étendant généralement
horizontalement et le long duquel lesdites lumières (320) sont réparties.
6. Appareil selon l'une des revendications 1 à 5, dans lequel le dispositif de distribution
(300) fait saillie latéralement à l'extérieur du support (600) de façon à être visible.
7. Appareil selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens (310, 400) de montage étanche et amovible du dispositif de
distribution.
8. Appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce que les moyens de montage étanche comprennent un emmanchement avec joint (420) entre
une extrémité tubulaire (310) du dispositif de distribution et un manchon d'accouplement
(400).
9. Appareil selon la revendication 8, dans lequel le manchon (400) est relié au fond
du réservoir par un coude (200).
10. Appareil selon la revendication 9 prise en combinaison avec l'une des revendications
2 à 4, caractérisé en ce que le canal de communication avec lequel coopère le dispositif d'obturation comprend
une partie verticale (210) du coude (200), par laquelle il est monté de façon étanche
dans le fond (110) du réservoir (100).
11. Appareil selon l'une des revendications 1 à 10, comprenant en outre un élément répartiteur
de produit situé au dessous des lumières, le produit de ragréage se répartissant sur
l'élément avant d'atteindre le sol.
12. Appareil selon la revendication 11, dans lequel l'élément répartiteur présente une
face supérieure généralement concave.