[0001] La présente invention concerne le domaine des papiers décoratifs.
[0002] En particulier, l'invention concerne un papier décoratif, encore appelé papier décor
ou feuille décorative, convenant à l'impression jet d'encre, un procédé de fabrication
d'un tel papier, et un stratifié comprenant un tel papier.
[0003] Depuis de nombreuses années, on emploie des panneaux ou profilés décoratifs stratifiés
(encore appelés « stratifiés ») comme matériaux dans les habitations et les locaux
commerciaux et industriels. Des applications typiques de tels stratifiés sont les
revêtements de sols, en particulier ceux imitant le parquet, les revêtements de meubles,
les dessus de tables ou les chaises, entre autres.
[0004] Il existe deux grandes sortes de « stratifiés » décoratifs : ceux dits haute-pression
(HPL ; High-Pressure Laminates) et ceux dits basse-pression (LPL ; Low-Pressure Laminates).
[0005] On produit les stratifiés décoratifs haute pression à partir d'un corps constitué
de feuilles imprégnées de résine. Ces feuilles sont généralement en papier kraft et
ont été imprégnées d'une résine thermodurcissable, le plus souvent d'une résine phénolique.
[0006] Après avoir imprégné les feuilles de résine, on les sèche, on les découpe, puis on
les empile les unes sur les autres. Le nombre de feuilles dans la pile dépend des
applications et varie typiquement entre 3 et 9, mais peut être supérieur. Sur la pile
de feuilles constituant le corps, on place ensuite un papier décoratif celui-ci est
en général une feuille de papier portant un motif imprimé ou de couleur ou comportant
des particules décoratives, imprégnée d'une résine thermodurcissable, choisie parmi
les résines de mélamine-formaldéhyde, d'urée-formaldéhyde, de benzoguanamine-formaldéhyde
ou du papier de polyester insaturé.
[0007] En général, on place au-dessus du papier décoratif, une feuille protectrice, dite
« overlay », dépourvue de motifs et d'aspect transparent dans le stratifié final,
pour améliorer la résistance à l'abrasion du stratifié. La pile de feuilles imprégnées
est ensuite placée dans une presse à stratifier dont les plateaux sont munis d'une
tôle conférant l'état de surface recherché au stratifié. Puis, on densifie la pile
par chauffage, à une température de l'ordre de 110°C à 170°C, et par pressage, à une
pression de l'ordre de 5,5 MPa à 11 MPa, pendant environ 25 à 60 minutes, pour obtenir
une structure unitaire.
[0008] On fixe ensuite cette dernière sur un support de base ; par exemple on la colle sur
un panneau de particules agglomérées, notamment de particules de bois agglomérées.
[0009] Il est possible d'obtenir des stratifiés haute pression selon un procédé dit sans
imprégnation ou «
dry process », qui consiste à utiliser un papier décor non imprégné de résine thermodurcissable,
généralement placé en sandwich entre un papier barrière imprégné de résine positionné
en dessous, et une feuille protectrice overlay également imprégnée de résine et positionnée
au-dessus. Il existe des variantes où la feuille overlay n'est pas placée au-dessus
mais au-dessous. L'imprégnation du papier décoratif avec la résine se produit lorsqu'une
pression est exercée sur l'empilement des différentes feuilles, par diffusion de la
résine hors des feuilles des papiers barrière et overlay avec lesquelles le papier
décoratif est en contact ou à proximité.
[0010] Outre les procédés haute-pression et basse-pression, il existe un procédé de stratification
en continu appelé CPL (
continuous pressed laminates), qui est similaire au procédé haute-pression mais où des papiers imprégnés déroulés
depuis des bobines sont utilisés en lieu et place de feuilles prédécoupées.
[0011] On produit les stratifiés décoratifs dits basse-pression en utilisant uniquement
une feuille décorative imprégnée de résine thermodurcissable, et éventuellement une
feuille overlay, que l'on stratifie directement sur le support de base pendant un
cycle court, la température étant de l'ordre de 160 à 175°C et la pression de 1,25
MPa à 3 MPa.
[0012] Le papier décoratif utilisé pour la fabrication de stratifiés est en général une
feuille de papier réalisée sur une machine à papier. Un papier décoratif est généralement
utilisé pour conférer un aspect esthétique particulier au support stratifié sur lequel
il est apposé, cet aspect pouvant résulter de l'impression sur le papier d'un motif
décoratif.
[0013] Or, ce motif décoratif, qui consistait traditionnellement à imiter l'aspect d'un
matériau naturel, comme le bois ou le marbre, a pris des formes plus diversifiées
compte tenu de la demande, de manière à s'adapter aux besoins et aux souhaits des
clients. Cet accroissement dans la variété des motifs s'est accompagné
a contrario d'une réduction des quantités à produire.
[0014] Ce phénomène de personnalisation des décors et de production en petite série n'a
pas été sans conséquences sur les difficultés rencontrées par les fabricants de papiers
décoratifs. En effet, pour des productions de motifs simples en grande série, les
techniques d'impression telles que l'héliogravure présentaient l'avantage d'imprimer
sur grande laize à des cadences élevées. Or, ces techniques d'impression ne s'avèrent
pas rentables pour de petites séries ; de plus, le rendu d'impression obtenu n'est
pas suffisant pour des motifs complexes qui exigent une haute résolution.
[0015] Parmi les techniques d'impression suffisamment souples pour fabriquer de petites
quantités à la demande, l'impression par jet d'encre s'est avérée être la technique
la plus adaptée aux besoins des papiers décors. Outre la simplicité de sa mise en
oeuvre et le coût associé relativement faible, l'impression par jet d'encre permet
également d'obtenir des impressions de meilleure qualité, et notamment une très bonne
définition d'image et une forte densité de couleur avec une faible consommation d'encre.
[0016] Toutefois, l'utilisation de la technique d'impression par jet d'encre dans la fabrication
de papiers décors reste confrontée à une difficulté majeure liée au procédé d'obtention
des stratifiés eux-mêmes.
[0017] Dans le processus classique de fabrication des stratifiés, le papier décoratif est
d'abord imprimé, puis imprégné de résine et finalement pressé à chaud avec son support
à haute ou basse-pression. L'étape d'imprégnation nécessite de disposer d'un papier
décoratif possédant une résistance élevée à l'état humide, de manière à conserver
une tenue suffisante après son immersion totale dans la résine, celle-ci étant de
préférence aqueuse, ainsi qu'une capacité d'absorption de résine la plus importante
possible dans le temps le plus court possible. Ces caractéristiques sont généralement
obtenues en utilisant des papiers décoratifs possédant une porosité très importante.
[0018] La technique d'impression par jet d'encre repose aujourd'hui sur le principe d'une
fixation d'encre à la surface du substrat à imprimer ; ce dernier doit donc, pour
obtenir une impression nette et de haute qualité, avoir une absorption d'encre contrôlée.
Ainsi les papiers habituellement utilisés pour l'impression jet d'encre hors du domaine
de la fabrication des stratifiés pour produire des impressions couleur, des graphiques
ou des imprimés de qualité photographique présentent une surface fermée, produite
par un revêtement de résine synthétique ou un revêtement couché. De tels papiers ne
peuvent donc convenir pour la préparation de stratifiés étant donné qu'ils ne peuvent
être imprégnés de manière satisfaisante par une résine thermodurcissable. Egalement,
ces papiers ne relevant pas de la catégorie des papiers décors ne peuvent convenir
au procédé de stratification sans imprégnation (« dry process »), en raison de la
délamination des différentes couches qui se produit lors des tests de résistance à
la vapeur d'eau et d'immersion dans l'eau.
[0019] Il apparaît aussi que les papiers décoratifs utilisés par le passé ne peuvent convenir
en l'état pour une impression jet d'encre en raison de leur grande porosité, nécessaire
à une imprégnation rapide et uniforme par la résine.
[0020] Des papiers décoratifs améliorés par une enduction avec une couche comprenant des
particules fixatrices d'encre ont déjà été décrits, notamment dans les brevets
EP 1 749 134 et
EP 1 044 822.
[0021] Le brevet
EP 1 044 822 décrit l'utilisation de techniques conventionnelles d'enduction qui peuvent conduire
à réduire substantiellement les propriétés d'imprégnation du papier par une résine
du fait de la pénétration de la couche dans le papier.
[0022] Le brevet
EP 1 749 134 revendique un procédé d'enduction permettant d'obtenir un papier décor imprimable
en jet d'encre sans réduction importante de ses propriétés d'imprégnation. Cependant,
un tel papier ne convient pas de manière entièrement satisfaisante à la réalisation
d'un stratifié haute-pression par le procédé de stratification sans imprégnation en
raison de la délamination qui se produit lors des tests de résistance à la vapeur
d'eau et d'immersion dans l'eau effectués sur les stratifiés haute-pression.
[0023] La demande internationale
WO 02/081228 décrit une feuille de papier décoratif pour stratifié haute ou basse pression, comprenant
dans son épaisseur des particules de silice dans le but d'améliorer la résistance
à l'abrasion du papier. Dans cette optique, les particules de silice utilisées ont
un diamètre relativement important, qui est trop grossier pour améliorer les propriétés
d'imprimabilité du papier.
[0024] Comme l'état de la technique le révèle, la fabrication d'un papier décoratif permettant
une impression jet d'encre de bonne qualité tout en présentant une capacité d'absorption
de résine élevée pour fabriquer des stratifiés haute ou basse-pression suppose de
parvenir à répondre à des exigences contradictoires.
[0025] Egalement, la fabrication d'un papier décoratif permettant une impression jet d'encre
de bonne qualité tout en convenant à la préparation de stratifiés par procédé de stratification
sans imprégnation (« dry process ») soulève d'importantes difficultés.
[0026] L'invention vise à remédier aux problèmes rencontrés dans l'art antérieur par les
papiers décoratifs pour stratifiés en proposant un papier décoratif possédant à la
fois une bonne imprimabilité en impression jet d'encre et convenant à la réalisation
par voie industrielle de tous types de stratifiés, avec ou sans imprégnation préalable
du papier décoratif, notamment par la mise en oeuvre des procédés haute-pression,
basse-pression ou sans imprégnation.
[0027] Ainsi, l'invention a pour objet un papier décoratif pour stratifié décoratif haute-pression
(HPL), basse-pression (LPL), ou stratifié en continu (CPL), comprenant, réparties
dans l'épaisseur dudit papier, des particules d'une charge présentant une absorption
d'huile relativement élevée, de préférence supérieure ou égale à 80%. Ces particules
de charge peuvent encore être appelées par abus de langage particules de « pigment
», même si elles n'apportent pas nécessairement de couleur au papier.
[0028] De manière inattendue, la demanderesse a observé qu'il était possible d'obtenir des
papiers décoratifs possédant une bonne imprimabilité par impression jet d'encre, et
pouvant être imprégnés par une résine thermodurcissable pour la réalisation de stratifiés
haute ou basse-pression traditionnels, ou stratifié en continu, ou pouvant être mis
en oeuvre dans un procédé sans imprégnation, en incorporant dans le papier décoratif
une charge particulaire choisie pour ses propriétés d'absorption d'huile.
[0029] Comme le mettent en évidence les résultats de tests effectués avec les exemples de
papiers décors détaillés ci-après, les papiers décoratifs selon l'invention présentent
une bonne imprimabilité par impression jet d'encre quelle que soit la nature de l'encre,
aqueuse, réticulable sous UV, ou en solution dans un solvant organique ou un éco solvant.
Qui plus est, cette bonne imprimabilité est obtenue sans nécessité de déposer au préalable
sur le papier une couche fixatrice d'encre, ce qui permet de simplifier la fabrication
du papier décoratif. De plus, le papier décoratif selon l'invention devient compatible
avec une impression sur l'une et/ou l'autre de ses faces, ce qui n'est pas le cas
d'un papier décoratif selon l'art antérieur, couché sur une face. Enfin, un tel papier
peut tout à fait convenir à la préparation de stratifié sans imprégnation.
[0030] L'invention a encore pour objet un papier décoratif comportant, avant son imprégnation
par une résine thermodurcissable, au moins un motif imprimé sur au moins l'une de
ses faces. Un tel motif peut être imprimé par impression jet d'encre, de préférence
avec une encre aqueuse, une encre réticulable sous UV, une encre à solvant ou à éco
solvant.
[0031] Selon encore un autre de ses objets, l'invention concerne un procédé de préparation
d'un papier décoratif, comprenant les étapes consistant à :
- préparer une composition fibreuse de cellulose humide, et
- introduire dans la composition fibreuse, en partie humide d'une machine à papier,
des particules d'une charge selon l'invention.
[0032] Selon encore un autre de ses objets, l'invention concerne un stratifié haute, basse
pression ou stratifié en continu, comprenant au moins un papier décoratif selon l'invention.
[0033] Selon encore un autre de ses objets, l'invention concerne une utilisation de particules
d'une charge selon l'invention dans un papier décoratif pour stratifié décoratif haute-pression,
basse-pression ou stratifié en continu, pour améliorer l'imprimabilité par impression
jet d'encre dudit papier décoratif.
Charge
[0034] Au sens de l'invention, on entend désigner par « particules de charge » ou « charge
», des particules d'un unique type de matériau particulaire ou un mélange de particules
de différents types de matériaux particulaires. De préférence, la charge est constituée
d'un unique matériau particulaire.
[0035] Les particules d'une charge convenant à l'invention présentent une absorption d'huile
supérieure ou égale à 80%, mieux supérieure ou égale à 100 %, de préférence supérieure
ou égale à 150 %, de préférence supérieure ou égale à 200 %, et plus préférentiellement
supérieure ou égale à 300 %.
[0036] Les particules de la charge de l'invention peuvent présenter une absorption d'huile
au plus égale à 400%, voire au plus égale à 360%.
[0037] La propriété d'absorption d'huile de la charge selon l'invention est mesurée selon
la norme DIN ISO 787 partie 5.
[0038] Les particules de la charge convenant à l'invention présentent de préférence une
surface spécifique supérieure ou égale à 10 m
2/g, de préférence supérieure ou égale 20 m
2/g, de préférence supérieure ou égale à 50 m
2/g, de préférence supérieure ou égale à 80 m
2/g, de préférence supérieure ou égale à 100 m
2/g, de préférence encore supérieure ou égale à 200 m
2/g, et plus préférentiellement encore supérieure ou égale à 300 m
2/g.
[0039] Les particules de la charge selon l'invention peuvent présenter une surface spécifique
au plus égale à 1000 m
2/g, de préférence au plus égale à 800 m
2/g.
[0040] La surface spécifique des particules d'une charge convenant à l'invention est mesurée
par la méthode BET selon la norme DIN 66132.
[0041] Les particules d'une charge convenant à l'invention peuvent posséder un diamètre
variant de 0,5 à 10 µm, de préférence variant de 2 à 8 µm, et plus préférentiellement
variant de 3 à 5 µm. Par « diamètre », on désigne le diamètre du cercle circonscrit.
[0042] Les particules d'une charge convenant à l'invention présentent de préférence un diamètre
médian D50 variant de 0,5 à 10 µm, de préférence de 2 à 8 µm, et de préférence encore
variant de 3 à 5 µm.
[0043] Egalement, des particules de charges convenant à l'invention peuvent présenter un
diamètre médian D50 variant de 1 à 3 µm.
[0044] Les particules d'une charge convenant à l'invention peuvent présenter une forme choisie
parmi une forme lamellaire, une forme globulaire, une forme sphérique, ou toute forme
intermédiaire entre les formes précédemment définies. De préférence, la forme des
particules est sensiblement sphérique.
[0045] De préférence, les particules d'une charge convenant à l'invention présentent un
indice de réfraction
n inférieur à 1,9, et de préférence variant de 1,2 à 1,8, et de préférence encore variant
de 1,4 à 1,7, et plus préférentiellement encore variant de 1,5 à 1,6. De préférence
encore, les particules d'une charge convenant à l'invention possèdent un indice de
réfraction
n d'environ 1,55.
[0046] La mesure de l'indice de réfraction s'effectue à l'aide d'un réfractomètre, dont
le plus connu est celui d'Abbe.
[0047] Avantageusement, les particules d'une charge de l'invention seront choisies de sorte
à avoir un indice de réfraction égal à, ou sensiblement proche, de l'indice de réfraction
de la résine thermodurcissable destinée à imprégner le papier décoratif de l'invention.
[0048] Ainsi, entre une charge de l'invention et une résine thermodurcissable, l'écart Δ
n entre les indices de réfraction pourra avantageusement être, inférieur ou égal à
0.5, mieux encore inférieur ou égal à 0.3, de préférence encore inférieure ou égal
à 0,2, voire inférieur ou égal à 0,1.
[0049] L'identité, ou la proximité, des valeurs de l'indice de réfraction de la charge et
de l'indice de réfraction de la résine thermodurcissable peut permettre de conférer
une transparence accrue au papier décoratif après son imprégnation par la résine.
[0050] Les particules d'une charge selon l'invention peuvent être choisies parmi des particules
minérales, des particules organiques, et des mélanges de celles-ci. De préférence,
les particules de la charge sont choisies parmi des particules minérales, ou des mélanges
de celles-ci.
[0051] De manière tout particulièrement préférée, les particules minérales d'une charge
selon l'invention présentent une surface spécifique supérieure ou égale à 50 m
2/g et une absorption d'huile supérieure ou égale à 80%, de préférence une surface
spécifique supérieure ou égale à 100 m
2/g et une absorption d'huile supérieure ou égale à 80 %, de préférence encore une
surface spécifique supérieure ou égale à 200 m
2/g et une absorption d'huile supérieure ou égale à 80 %, de préférence une surface
spécifique supérieure ou égale à 200 m
2/g et une absorption d'huile supérieure ou égale à 150 %, et plus préférentiellement
encore une surface spécifique supérieure ou égale à 300 m
2/g et une absorption d'huile supérieure ou égale à 200 %.
[0052] Les particules minérales d'une charge selon pigment de l'invention peuvent être choisies
parmi des particules de silices amorphes, des particules de silices précipitées, des
particules de terres de diatomées, des particules de silico-aluminates, et des mélanges
de celles-ci. De préférence, de telles particules sont choisies parmi des particules
de silices amorphes, des particules de silices précipitées, des particules de silico-aluminates,
et des mélanges de celles-ci. De préférence encore, de telles particules sont choisies
parmi des particules de silices amorphes, des particules de silices précipitées, et
des mélanges de celles-ci, et plus préférentiellement encore, elles sont choisies
parmi des particules de silices amorphes, et des mélanges de celles-ci.
[0053] Des particules de charge minérale convenant à l'invention peuvent être choisies parmi
des particules de silices amorphes ou précipitées de type Syloid
® commercialisées par la société GRACE, des particules de terre diatomées de type Celite
® commercialisées par la société World Minerals, ou des particules de silico-aluminates
de type Zeolex
® commercialisée par la société Huber Engineered Materials.
[0054] Avantageusement, les particules d'une charge selon l'invention sont présentes en
une quantité variant de 3 à 40% en poids par rapport au poids sec total du papier,
de préférence variant de 5 à 35%, de préférence encore de 8 à 30%, de préférence variant
de 10 à 30%, de préférence encore variant de 10 à 25%, plus préférentiellement encore
variant de 15 à 25 %, et plus préférentiellement variant de 15 à 20% en poids par
rapport au poids sec total du papier.
[0055] Le poids de charge, pour une charge minérale, d'un papier de l'invention est déterminé
en mesurant le taux de cendres du papier selon la norme ISO 2144 :1997, corrigé par
la perte au feu de la charge utilisée qui doit être connue.
[0056] Un papier décoratif selon l'invention peut comprendre un unique type de particules
d'une charge convenant à l'invention, ou un mélange de différents types de particules
de charges, par exemple au moins deux, voire au moins trois, ou encore au moins quatre
types de particules de charges. On entend par « différents types de particules de
charges », des particules de charges qui diffèrent entre elles par leur caractéristique
d'absorption d'huile et/ou de surface spécifique.
[0057] Il est entendu que lorsqu'un papier décoratif selon l'invention comprend plus d'un
type de particules d'une charge selon de l'invention, notamment au moins deux, voire
au moins trois, ou encore au moins quatre types distincts de particules selon l'invention,
c'est-à-dire conformes en termes d'absorption d'huile, les quantités indiquées ci-dessus
doivent se comprendre comme s'adressant au mélange de ces particules, et non à chaque
type de particules pris individuellement.
[0058] Selon un mode de réalisation préféré, en vue d'une impression par jet d'encre avec
une encre aqueuse, un papier décoratif de l'invention comprend avantageusement des
particules minérales de charge choisies parmi des particules de silices amorphes,
des particules de silices précipitées, des particules de silico-aluminates, et des
mélanges de celles-ci. De préférence, encore on met en oeuvre, dans un tel mode de
réalisation, des particules de silices amorphes, des particules de silices précipitées,
ou des mélanges de celles-ci.
[0059] Avantageusement, ces particules sont mises en oeuvre en une teneur variant de 15
à 25%, et de préférence encore en une teneur d'environ 20% en poids par rapport au
poids sec total du papier.
[0060] Selon un autre mode de réalisation préféré, en vue d'une impression par jet d'encre
avec une encre UV réticulable, un papier décoratif de l'invention comprend avantageusement
des particules minérales de charge choisies parmi des particules de silices amorphes,
des particules de silices précipitées, et des mélanges de celles-ci.
[0061] Avantageusement, ces particules sont mises en oeuvre en une teneur variant de 15
à 25% en poids par rapport au poids sec total du papier
[0062] Les teneurs en particules de charge ci-dessus sont données pour un papier sec, avant
impression et avant imprégnation de celui-ci par une résine thermodurcissable.
[0063] Les charges, notamment les charges minérales, mises en oeuvre dans l'invention présentent
de préférence une neutralité en termes d'acidité ou d'alcalinité vis-à-vis des résines
thermodurcissables. Par « neutralité en termes d'acidité ou d'alcalinité » des charges
selon de l'invention vis-à-vis des résines thermodurcissables on entend désigner le
fait que les charges ne se comportent ni comme des acides ni comme des bases vis-à-vis
des résines thermodurcissables.
Papier décoratif
[0064] Un papier décoratif selon l'invention peut présenter un grammage allant de 20 à 100
g/m
2 et de préférence de 40 à 80 g/m
2.
[0065] Le grammage des feuilles est déterminé selon la norme ISO 536 après conditionnement
selon la norme ISO 187. Il s'agit du grammage de la feuille avant imprégnation par
une résine thermodurcissable.
[0066] Un papier décoratif selon l'invention comprend, réparties dans l'épaisseur du papier,
des particules d'une charge, telles que définies précédemment.
[0067] A la différence d'un papier décoratif couché selon l'art antérieur, un papier selon
l'invention comporte des particules de charge selon l'invention en son coeur. En revanche,
un papier décoratif couché selon l'art antérieur ne comporte des particules de charges
que dans la couche déposée en surface.
[0068] Le profil de la répartition des particules dans l'épaisseur du papier peut dépendre
de la façon dont les particules sont introduites dans le papier.
[0069] Le profil de répartition des particules de charge dans un papier de l'invention montre
que celles-ci sont présentes dans le substrat papetier.
[0070] Le profil de répartition de la charge dans les papiers décoratifs de l'invention
peut passer par un maximum sensiblement entre 1/4 et 3/4 de l'épaisseur totale e du
papier.
[0071] La répartition des particules de charge dans l'épaisseur du papier peut présenter
un profil de répartition croissant entre une face du papier vers la moitié de l'épaisseur
dudit papier.
[0072] Le profil de répartition des particules de charge peut présenter un maximum entre
une face et la moitié de l'épaisseur du papier.
[0073] La répartition des particules de charge peut être anisotrope au sein du papier.
[0074] Le profil de répartition est non symétrique par rapport à un plan médian coupant
le papier à mi-épaisseur.
[0075] Le profil de répartition des particules de charge dans l'épaisseur d'un papier de
l'invention présente un minimum du côté de la face du papier en contact avec la toile
ou surface de formation, et un maximum du côté de la face opposée.
[0076] La détermination d'un profil moyen de répartition des particules de charges dans
un papier peut être effectuée par analyse d'images de microscopie électronique prises
en mode de détection des électrons rétrodiffusés ou de cartographies élémentaires
acquises en microanalyse X dans un MEB (microscope à balayage électronique). Des coupes
de papier sont préparées de telle manière que plusieurs centimètres d'échantillon
puissent être observés. Plusieurs dizaines d'images sont acquises le long de ces coupes,
une trentaine suffisent en général, et sont ensuite traitées par analyse d'image.
Les bords du papier sont tout d'abord identifiés de manière à extraire la zone papier.
Cette dernière est ensuite automatiquement divisée en une vingtaine de couches d'épaisseur
égale en toute abscisse le long de la zone papier extraite : on obtient ainsi des
tranches correspondant chacune à une profondeur donnée au sein du papier. Les charges
minérales présentes dans la zone papier sont ensuite extraites à leur tour et affectées
à la tranche de profondeur dans laquelle elles se situent. Il suffit alors de compter
la proportion de charges dans chaque tranche pour obtenir une répartition relative
des charges minérales d'une face à l'autre du papier. Les répartitions relatives obtenues
pour chaque image sont moyennées et produisent enfin la courbe de répartition relative
moyenne des charges minérales pour le papier analysé.
[0077] A titre d'exemple, on a représenté à la figure 1 le profil de la répartition relative
moyenne des particules de silice de l'exemple 4 du brevet
EP 1749 134 dans l'épaisseur du papier. On voit que les particules de silice restent confinées
à la surface, dans le revêtement de couchage R, et sont absentes du substrat papetier
P.
[0078] Les figures 2A et 2B représentent, respectivement, deux exemples de profils de répartition
relative moyenne des particules de charge dans l'épaisseur de papiers décoratifs selon
l'invention obtenus par introduction en masse (figure 2A), c'est-à-dire mélange des
particules de charge avec la composition fibreuse de cellulose avant dépôt sur la
surface de formation, ou par pulvérisation d'une solution contenant la charge sur
la composition fibreuse de cellulose sur une table de formation en phase humide d'une
machine à papier (figure 2B).
[0079] Dans un papier de l'invention obtenu par mélange de la charge avec une composition
fibreuse de cellulose avant dépôt sur une surface de formation (figure 2A), le maximum
du profil de répartition des charges se situe à sensiblement à mi-épaisseur du papier.
[0080] Dans un papier de l'invention obtenu par pulvérisation de la charge sur une composition
fibreuse de cellulose avant dépôt sur une surface de formation (figure 2B), le maximum
du profil de répartition de la charge se situe sensiblement dans le quart de l'épaisseur
depuis la face ayant reçu les particules de charge.
[0081] Un papier décoratif selon l'invention présente, notamment, la caractéristique d'être
imprimable, notamment par impression jet d'encre, tout en conservant des propriétés
d'absorption de résine thermodurcissable identiques ou similaires à celles des papiers
décoratifs connus.
[0082] Du fait de la répartition de la charge dans son épaisseur, un papier de l'invention
présente l'avantage de pouvoir être imprimé indifféremment sur l'une ou l'autre de
ses faces, voire sur ses deux faces, ce qui peut permettre de créer des effets optiques
de profondeur du fait de la transparence du papier sur le stratifié.
[0083] L'imprégnation d'un papier décoratif selon l'invention avec une résine thermodurcissable
se fait avantageusement après une étape d'impression jet d'encre de ce papier.
[0084] Un papier décoratif selon l'invention peut présenter une vitesse d'imprégnation par
une résine thermodurcissable, telle que définie ci-après, inférieure ou égale à 20
secondes, de préférence inférieure ou égale à 10 secondes, de préférence variant de
2 à 20 secondes, de préférence encore variant de 3 à 10 secondes, et de préférence
encore variant de 3 à 6 secondes, notamment sur chacune de ses faces.
[0085] La vitesse d'imprégnation est caractérisée par la détermination du temps de pénétration
de la résine thermodurcissable à travers la feuille ; ce temps est déterminé de la
façon suivante :
- on prépare une solution de résine à 56 % en poids en dissolvant de la résine mélamine-formaldéhyde
KAURAMIN 773 en poudre dans de l'eau distillée chauffée vers 45°C. On ajuste sa viscosité
telle qu'elle soit de l'ordre de 100 mPas (cps) vers 20°C sur viscosimètre Brookfield
mesurée à 100 tours/min - Arbre N° 2,
- on détermine comme suit le temps d'imprégnation d'une feuille de papier:
- on découpe deux échantillons en carré (10 x 10 cm) par essai ; pour tester chaque
face, on repère la face,
- on remplit un verre de montre de résine,
- on dépose le carré de papier sur la surface de la résine, la face à tester en contact
avec celle-ci, et on déclenche le chronomètre en même temps,
- on note le temps du transpercement total qui donne le temps de pénétration de la résine.
[0086] Un papier décoratif selon l'invention peut présenter une porosité Gurley de 5 à 50
secondes, idéalement 10 à 20 secondes. La perméabilité à l'air, ou méthode porosité
Gurley, est déterminée selon la norme ISO 5636-5R (1990).
[0087] Un papier décoratif de l'invention peut être lissé ou non-lissé. Un papier décoratif
selon l'invention peut être lissé par tout procédé connu de l'homme de l'art.
[0088] Selon un mode de réalisation, un papier décoratif de l'invention présente, sur au
moins l'une de ses faces, un lissé Bekk de 20 à 140 secondes.
[0089] Un papier décoratif selon l'invention peut être dénué de particules de charge autres
que celles définies précédemment. Autrement dit, le papier décoratif de l'invention
peut comprendre uniquement en tant que charge particulaire des particules de charge
conformes à l'invention, c'est-à-dire qu'un papier décoratif selon l'invention peut
être dénué de charges minérales ou organiques autres que celles présentant une absorption
d'huile supérieure ou égale à 80 %. En particulier, un papier selon l'invention peut
être dénué de particules de TiO
2.
[0090] Alternativement, un papier décoratif de l'invention peut comprendre dans sa matrice
une charge autre que selon l'invention, telles que des particules de kaolin. Un tel
mode de réalisation permet de réduire la quantité de cellulose dans le papier et peut
se traduire par une réduction des coûts de production du papier. La quantité d'une
telle charge de substitution peut aller de 0 à 35% en poids par rapport sec au poids
du papier.
[0091] Le papier décoratif selon l'invention ne nécessite pas la dépose d'une couche fixatrice
d'encre par couchage, comme dans l'art antérieur, couche fixatrice qui comporte un
liant.
[0092] Ainsi, un papier décoratif de l'invention est avantageusement dépourvu de couche
de surface fixatrice d'encre, et des composés associés, typiquement un liant acrylique,
de l'alcool polyvinylique, du poly(acétate) de vinyle, et du dioxyde de titane.
[0093] L'opacité d'un papier décoratif selon l'invention est de préférence relativement
faible.
[0094] Un papier décoratif de l'invention peut avantageusement être, avant ou après imprégnation
par une résine thermodurcissable, et de préférence après imprégnation, transparent.
[0095] L'opacité des papiers est mesurée selon la norme ISO 2471. La luminance de l'échantillon
papier (L
0) est mesurée sous un fond noir, la luminance à l'infini (L
∞) est mesurée sur une pile du même papier. L'opacité est calculée selon la formule
: L
0/L
∞*100.
[0096] Plus la valeur obtenue est basse, moins le papier est opaque, et par conséquent plus
il est transparent.
[0097] Un papier décoratif selon l'invention peut présenter, avant imprégnation avec la
résine thermodurcissable et avant impression jet d'encre, une opacité L
0/L
∞*100 supérieure à 60 %, notamment variant de 60 à 90%, voire de 70 à 90%.
[0098] Un stratifié haute-pression ou basse pression obtenu avec un papier décoratif selon
l'invention peut comporter une ou plusieurs couches présentant une certaine transparence.
[0099] La mesure de l'opacité sur les stratifiés haute-pression (HP) ou basse-pression (BP)
est effectuée de manière similaire à celle effectuée sur le papier décor. La mesure
de la luminance L
0 du stratifié est faite coté kraft, la mesure de la luminance du stratifié à l'infini
(L
∞) est faite sur fond blanc. L'opacité est calculée selon la formule : L
0/L
∞*100. Plus la valeur obtenue est basse, moins le papier est opaque, ou plus il est
transparent.
[0100] Un stratifié haute-pression ou basse pression obtenu avec un papier décoratif selon
l'invention peut présenter une opacité L
0/L
∞*100 inférieur à 20%, notamment variant de 7 à 15%.
[0101] Un papier selon l'invention peut présenter l'avantage de n'apporter pas ou peu d'opacité,
et peut être utilisé avec une feuille de fond blanche ou de couleur à laquelle il
est superposé. Cela offre des possibilités décoratives supplémentaires, à savoir permettre
d'utiliser un même papier décoratif imprimé et stratifié sur différents fonds de couleur.
[0102] Selon une variante de réalisation, un papier décoratif de l'invention est utilisé
en combinaison avec un papier décoratif de couleur. Un tel papier décoratif de couleur
est par exemple disposé entre le papier décoratif de l'invention (placé au-dessus)
et le corps du stratifié considéré (placé au-dessous).
[0103] Par « papier de couleur » on désigne tout papier décoratif présentant une teinte
non blanche autre qu'une teinte blanche. Par exemple, un papier décoratif de couleur
est un papier de teinte rouge, bleue, verte ou même noire.
[0104] Un papier décoratif selon l'invention peut comporter un motif imprimé sur au moins
une de ses faces. L'impression de ce motif est avantageusement effectuée au moyen
d'une impression jet d'encre. L'impression du motif est effectuée après l'étape de
séchage et antérieurement à son imprégnation par la résine thermodurcissable.
[0105] Un papier décoratif de l'invention peut comprendre par ailleurs les composants habituels
entrant dans la formulation des papiers décoratifs.
Autres composants
[0106] Un papier décoratif de l'invention comprend naturellement des fibres de celluloses.
[0107] Les fibres de celluloses peuvent être un mélange de fibres de celluloses courtes
et de fibres de celluloses longues
[0108] Avantageusement, un papier décoratif de l'invention comprend un mélange de fibres
de celluloses comprenant de 40 à 100 %, de préférence 70 à 90%, voire environ 80%
de fibres de cellulose courtes, et de 0 à 60%, de préférence de 10 à 30%, voire environ
20% de fibres de celluloses longues en poids sec
[0109] Selon un mode de réalisation, les fibres de celluloses courtes sont des fibres d'eucalyptus.
[0110] Selon un mode de réalisation, un papier décoratif de l'invention est dénué de fibres
synthétiques.
[0111] Un papier décoratif de l'invention peut comprendre au moins un agent additionnel
choisi dans le groupe consistant un agent de résistance humide, un agent de rétention,
des particules décoratives, des charges, un polymère cationique, un polymère organique
absorbant.
[0112] Un papier décoratif de l'invention peut comprendre au moins un agent de résistance
humide.
[0113] Par « agent de résistance humide », on entend tout agent apte à conférer au papier
à l'état humide une résistance à la traction. De tels agents sont connus de l'homme
de l'art. De préférence, un tel agent peut être une résine polyamine épichlorhydrine,
une résine polyamide/polyamine-épichlorohydrine, un polyacrylate cationique, une résine
mélamine-formaldehyde modifiée ou un amidon cationique.
[0114] Un agent de résistance humide peut être présent à raison de 0,2 à 2,5 % en poids
par rapport au poids sec de la feuille, et plus préférentiellement de 0,4 à 0,8%.
[0115] Un papier décoratif de l'invention peut comprendre dans sa composition au moins un
agent de rétention.
[0116] Par « agent de rétention », on entend tout agent apte à permettre la fixation des
charges minérales sur les fibres. De tels agents sont connus de l'homme de l'art.
De préférence, un tel agent peut être choisi dans le groupe consistant en un système
de microparticules inorganiques, par exemple des silices anioniques, et un polyacrylamide
de faible ionicité.
[0117] Par « faible ionicité » au regard d'un polyacrylamide convenant à l'invention, on
entend un polyacrylamide contenant peu de co-monomères cationiques de type ammonium
quaternaire et/ou peu de groupements acrylate de caractère anionique.
[0118] En outre un papier décoratif peut comprendre les éventuels agents utilisés pour mettre
en dispersion aqueuse les charges de l'invention, comme décrit ci-après.
[0119] Un papier décoratif de l'invention, après séchage et avant impression, notamment
par jet d'encre, peut être soumis à un traitement de surface, par exemple pour améliorer
son lissé ou déposer un agent pour améliorer la fixation des encres. Par « traitement
de surface » on entend soumettre un papier de l'invention à un processus qui affecte
celui dans la partie superficielle de son épaisseur. Ainsi, un traitement de surface
d'un papier selon l'invention avec un agent chimique conduit à la pénétration de ce
dernier dans l'épaisseur du papier. On peut parler d'enduction pénétrante. Un tel
procédé est distinct de l'enduction de surface qui conduit à déposer une couche à
la surface du papier, sans que celle-ci ne soit destinée à pénétrer dans l'épaisseur
de ce dernier.
[0120] Selon un mode de réalisation, un papier de l'invention peut être traité en surface
avec au moins un agent destiné à améliorer ou favoriser la fixation des encres. Toutefois,
comme précisé précédemment, un papier décoratif de l'invention peut être dénué de
couche fixatrice d'encre. Les agents susceptibles d'être mis en oeuvre dans un traitement
de surface d'un papier de l'invention ne sont pas destinés à fixer les encres, mais
sont uniquement destinés à favoriser leur fixation. L'effet de fixation primaire des
encres est obtenu au moyen de la charge selon l'invention répartie dans la matrice
de celui-ci. Un agent destiné à être mis en oeuvre dans un traitement de surface d'un
papier de l'invention peut être dénué de particules conformes à l'invention, et/ou
d'autres charges particulaires minérales ou organiques
[0121] Un papier décoratif de l'invention peut être traité en surface (enduction pénétrante)
avec au moins un polymère cationique.
[0122] De tels polymères sont connus de l'homme de l'art, et peuvent être avantageusement
mis en oeuvre pour éviter le dégorgement dans l'eau des encres, et notamment des encres
aqueuses. De préférence, un tel polymère peut être choisi dans le groupe consistant
en une polyamine, un copolymère d'épichlohydrine et diméthylamine, et un clhorure
de polydiallyldiméthylammonium. De préférence encore, un tel polymère peut être un
chlorure de polydiallyldiméthylammonium.
[0123] Un papier décoratif de l'invention peut être traité en surface (enduction pénétrante)
avec au moins un polymère organique absorbant.
[0124] De tels polymères sont connus de l'homme de l'art, et peuvent être avantageusement
mis en oeuvre pour fixer les encres en surface. De préférence, un tel polymère peut
être choisi dans le groupe consistant en une polyvinylpyrrolidone, un polyvinyalcool,
une carboxyméthylcellulose, et une cellulose microcristalline. De préférence encore,
un tel polymère peut être une cellulose microcristalline.
[0125] Comme décrit précédemment, lors de la fabrication des stratifiés haute-pression,
basse-pression ou stratifié en continu, le papier décoratif est en général d'abord
imprimé, puis imprégné d'une résine thermodurcissable stable thermiquement, et finalement
pressé à chaud avec son support a haute ou basse pression. Alternativement, comme
décrit précédemment, dans le cas du procédé sans imprégnation (dry process), le papier
décoratif imprimé est empilé, non-imprégné, entre deux papiers imprégnés de résine
thermodurcissable, et l'imprégnation du papier décoratif est effectuée lors de la
pression exercée sur l'ensemble de la pile.
[0126] En conséquence, un papier décoratif de l'invention peut être utilisé avec ou sans
résine thermodurcissable.
[0127] En particulier, cette résine thermodurcissable peut être choisie parmi des résines
mélamine-formaldéhyde, des résines urée-formaldéhyde, des résines benzoguanamine-formaldéhyde,
des résines de polyester insaturé, des résines dicyandiamide-formaldéhyde, des résines
époxy, des résines polyuréthannes, des résines acryliques, et leurs mélanges.
[0128] Une fois imprégné de résine, le papier décoratif est chauffé, la résine est partiellement
réticulée (thermodurcie) afin qu'elle ne soit plus dans un état collant et que la
feuille soit manipulable. Un papier décoratif imprégné de résine partiellement réticulée
est appelé, en termes de métier, "film décor" ou "film décoratif ou encore "film mélamine".
Ce film mélamine contient un taux de résine de préférence variant de 50 à 55% mais
pouvant aller de 45 à 65%.
[0129] Cette étape est généralement réalisée en portant le papier décoratif à des températures
d'environ 110 à 140 °C et est contrôlée, de façon à ce que la résine, lors de la stratification
finale du film décor, flue correctement dans la feuille, par la mesure du taux de
volatils restants dans le film décor. En effet ce film décor comporte alors un certain
pourcentage, de l'ordre de 5 à 8 %, de produits volatils (eau solvant de la résine,
eau résultant de la condensation chimique de la résine, le formaldéhyde résiduel,
les autres produits résiduels, ...). Ces volatils représentent les composés qui seront
éliminés lors de la réticulation totale de la résine, pendant la stratification du
film décor.
[0130] La résine, une fois totalement réticulée, après stratification, apportera de la résistance
de surface au stratifié final (résistance à l'abrasion, résistance à la salissure,
à la vapeur d'eau et aux agents chimiques comme les solvants, les acides et les bases,
...).
[0131] Selon un cas particulier, on imprègne un papier décoratif de l'invention avec une
résine thermodurcissable, puis on réticule partiellement la résine en milieu acide,
le taux de composés volatils étant compris entre 5 et 8 % en poids de la feuille.
[0132] L'invention concerne également un panneau ou profilé décoratif stratifié comportant
au moins un papier décoratif de l'invention.
[0133] Un stratifié selon l'invention peut comprendre une superposition, par contact, d'au
moins deux, de préférence d'au moins trois, et plus préférentiellement d'au moins
quatre, papiers décoratifs selon l'invention.
[0134] La présence d'un papier décoratif comportant au moins un motif imprimé sur deux faces,
ou la superposition d'une pluralité de papiers décoratifs de l'invention comportant,
chacun, au moins un motif imprimé sur au moins une face peut avantageusement permettre
de créer un effet optique de relief.
[0135] Dans un tel mode de réalisation, les feuilles de papier décoratif de l'invention
sont imprimés, avec au moins motif, sur une ou deux faces, imprégnées de résine thermodurcissable,
puis empilées les unes sur les autres, et placées sur un support, selon le cas des
feuilles de papier kraft imprégnées de résine thermodurcissable ou un panneau de particules
agglomérées, et éventuellement recouvertes d'un overlay également imprégné de résine,
avant d'être pressées.
[0136] Entre le support et la pile de feuilles de papier décoratif, on peut avantageusement
disposer une feuille de papier décoratif colorée en masse, également imprégnée par
la résine.
Procédé de fabrication
[0137] La base fibreuse d'un papier décoratif de l'invention, comprenant des fibres de cellulose,
peut être préparée par tout procédé connu de l'homme de l'art.
[0138] Ainsi, en premier lieu est préparée une composition fibreuse de cellulose, ou pâte
à papier, humide.
[0139] Les particules de charge de l'invention peuvent être introduites dans la composition
fibreuse de cellulose humide, le cas échéant complétée des agents indiqués ci-dessus,
au cours de la fabrication en continu de la pâte à papier, dans la partie humide de
la machine à papier.
[0140] Au sens de l'invention, on entend par « partie humide » au regard d'une machine à
papier, toute partie de la machine à papier dans le procédé de fabrication du papier
positionnée avant le séchoir, et notamment avant la section de presses.
[0141] Les particules de charge peuvent être introduites sous forme d'une poudre ou sous
forme d'une dispersion, de préférence aqueuse.
[0142] De préférence les particules sont introduites sous forme d'une dispersion, notamment
aqueuse, pouvant comprendre tout agent apte à favoriser la stabilité de cette dispersion.
Par exemple, la dispersion aqueuse comprend, outre les particules de charge de l'invention,
un agent pour éviter décantation ou la floculation des particules ou un agent tensioactif,
ou un agent viscosant. On peut par exemple prévoir la mise en oeuvre de carboxyméthylcellulose,
de cellulose microcrystalline, d'alginate de sodium, d'hydroxypropyl cellulose, d'alcool
polyvinylique, d'amidon, ou des mélanges de ceux-ci. On peut également citer les polycarboxylates;
les épaississants cellulosique, telles que les méthyl-, éthyl-, hydroxyéthyl-et hydroxypropyl-cellulose,
les gommes naturelles, notamment la gomme guar, la gomme arabique, la gomme agar,
les pectines; les protéines, notamment la caséine, les protéines de soja, la gélatine.
[0143] Selon une variante préférée de réalisation, la dispersion aqueuse de particules de
charge consiste, substantiellement, en un mélange d'eau et desdites particules de
charge. Par « substantiellement » on vise à indiquer que la dispersion est obtenue
par mélange uniquement d'eau et des particules de charge, mais qu'il n'est pas possible
d'exclure la présence de contaminants ou impuretés naturellement présents dans l'eau
et/ou les particules de charge, mais qui n'affectent pas les propriétés de la dispersion
aqueuse ou du papier décoratif de l'invention.
[0144] Lorsque les charges sont introduites sous forme d'une dispersion dans la composition
fibreuse, la dispersion peut contenir de 5 à 40% de particules de charge, en masse.
[0145] Selon un mode de réalisation, les particules de charge sont mélangées à la composition
fibreuse de cellulose avant que celle-ci ne soit déposée sur la surface de formation.
[0146] Ce mélange peut être réalisé, par exemple, au niveau du cuvier de pâte à papier,
de la caisse de tête, d'un cuvier de stockage, au niveau des raffineurs, ou de la
pompe de mélange.
[0147] L'introduction des particules de charge dans la composition fibreuse de cellulose
peut être effectuée par mélange, notamment en continu, avec la composition fibreuse,
avant la caisse de tête.
[0148] Selon un mode de réalisation, un tel mélange peut être effectué dans un cuvier de
pâte à papier.
[0149] Selon un autre mode de réalisation, les particules de charge selon l'invention sont
introduites dans la composition fibreuse après dépôt de ladite composition sur une
surface de formation. Une surface de formation convenant à l'invention peut être une
table Fourdrinier.
[0150] Les particules de pigment peuvent être introduites dans la composition fibreuse de
cellulose au moyen de dispositifs d'application tels qu'une seconde caisse de tête,
un dispositif à fente, ou un dispositif de pulvérisation.
[0151] Ces dispositifs d'application sont placés à n'importe quelle position avant la section
de presses humides, c'est-à-dire dans la partie humide de la machine à papier.
[0152] Selon un mode de réalisation, les particules de charge peuvent être introduites dans
une composition fibreuse de cellulose, agencée en forme de matelas sur la surface
de formation, au moyen d'une caisse de tête secondaire ou au moyen d'une coucheuse
à fente, et plus particulièrement au moyen d'une tête de couchage à rideau.
[0153] Au sens de l'invention, on entend désigner par « coucheuse à fente ou orifice à fente
» des têtes d'enduction dans lesquelles la dispersion à déposer passe au travers d'un
orifice et forme un rideau qui tombe sur la composition fibreuse de cellulose, ou
pâte à papier, avant la section de presses humides.
[0154] Selon un autre mode de réalisation, les particules de charge peuvent être pulvérisées
dans une composition fibreuse de cellulose humide, à n'importe quel endroit avant
la section de presses humides.
[0155] Les particules de charge sont, de préférence, pulvérisées à une pression et/ou une
vitesse suffisante pour permettre leur pénétration dans la pâte à papier.
[0156] Selon une variante de réalisation, les particules de charge de l'invention sont introduites
dans la pâte à papier au moyen d'une combinaison des différents dispositifs d'application
ci-dessus, avant la section de presses humides.
[0157] Un procédé de préparation d'un papier décoratif de l'invention peut comprendre une
étape consistant en un ajout d'un agent de résistance humide et/ou un agent de rétention,
tels que définis ci-dessus.
[0158] De préférence, l'agent de résistance humide est une résine polyamine épichlorhydrine,
et l'agent de rétention peut être un système de microparticules inorganiques, par
exemple des silices anioniques, ou un polyacrylamide de faible ionicité.
[0159] La composition fibreuse de cellulose, ou pâte à papier, incorporant des particules
de charge de l'invention, et les éventuels agents additionnels, peut ensuite être
soumise à toute étape de séchage habituellement mise en oeuvre dans le domaine papetier
pour obtenir une feuille de papier décoratif.
[0160] Un procédé de préparation d'un papier selon l'invention comprend une étape de séchage
qui peut être effectuée par toute méthode connue de l'homme de l'art, et habituellement
mise en oeuvre dans le domaine. De telles méthodes ne nécessitent donc pas d'être
décrites plus avant ici.
[0161] Un procédé de préparation d'un papier décoratif de l'invention peut en outre comprendre
une étape supplémentaire de traitement de surface du papier.
[0162] Un tel traitement peut être un traitement physique, par exemple pour améliorer le
lissé du papier, ou être un traitement chimique, par exemple une enduction pénétrante.
Une enduction pénétrante peut par exemple consister à traiter la surface d'un papier
avec un agent destiné à favoriser la rétention de l'encre comme décrit précédemment.
Cette étape peut notamment être effectuée par « size-press » ou « film press ».
[0163] Selon un mode de réalisation particulier, un procédé selon l'invention peut comprendre
une étape de traitement de surface, notamment par enduction pénétrante.
[0164] Un traitement de surface peut consister à réaliser une enduction pénétrante de tout
agent habituellement mis en oeuvre dans le domaine. En particulier, la couche déposée
peut comprendre au moins un agent choisi dans le groupe consistant en un polymère
cationique et un polymère organique absorbant. Les polymères cationiques et organiques
peuvent, notamment, être tels que définis précédemment.
[0165] Selon un mode de réalisation, une étape de traitement de surface, notamment par enduction
pénétrante, peut avantageusement être effectuée avec au moins un polymère cationique
ou au moins un polymère organique absorbant, comme décrit précédemment, et de préférence
avec du polydiallyldiméthylammonium, ou une cellulose microcristalline.
[0166] Un papier de l'invention peut avantageusement être mis en oeuvre pour préparer un
stratifié haute ou basse-pression, ou un stratifié en continu.
[0167] Dans le cas d'un stratifié haute-pression, les composants de base du stratifié sont
les feuilles kraft imprégnées de résine thermodurcissable et le papier décoratif de
l'invention imprégné ou non d'une résine thermodurcissable.
[0168] Dans le cas d'un stratifié basse pression, les composants de base du stratifié sont
le panneau support, comme un panneau de particules agglomérées, et un papier décoratif
de l'invention imprégné ou non d'une résine thermodurcissable.
[0169] La figure 3A représente en coupe les constituants d'un stratifié basse-pression,
placés entre les plaques W d'une presse, comprenant un papier décoratif 22 selon l'invention,
imprégné d'une résine thermodurcissable, et éventuellement imprimé d'un motif par
jet d'encre sur au moins l'une de ses faces, et un panneau de particules 23.
[0170] La figure 3B représente en coupe les constituants d'un stratifié haute pression.
Le stratifié comprend un overlay 26, un empilement de papiers décoratifs 22 selon
l'invention, éventuellement comportant au moins un motif imprimé jet d'encre sur au
moins une de leurs faces. Un empilement de plusieurs papiers décoratifs 22 portant
chacun au moins un motif imprimé sur au moins une de leurs faces est avantageux en
ce qu'il peut permettre de créer un effet optique 3D. La pile de papiers décoratifs
22 est déposée sur une pile 28 de feuilles de papier kraft, déposée elle-même sur
une feuille dite de « contrebalancement. Les différentes feuilles sont chacune imprégnées
par une résine thermodurcissable. Selon un mode de réalisation non illustré l'overlay
26 et/ou la feuille 29 sont absents.
[0171] La figure 3C illustre l'encollage d'un stratifié 31 de l'invention, par exemple tel
que décrit à la figure 3B, sur un support 23 par l'intermédiaire d'une colle 32.
[0172] Les exemples présentés ci-après sont donnés à titre d'illustration de l'invention
et ne doivent pas être interprétés de manière limitative.
EXEMPLES
Exemple 1
a- Préparation de papiers décoratifs
[0173] Un mélange de fibres de cellulose comprenant 20% en poids de fibres de longues issues
de pâte kraft blanchies de résineux type Epicéa, et 80% en poids de fibres courtes
issues de pâte kraft blanchie d'Eucalyptus est mis en suspension dans une phase aqueuse.
[0174] La suspension est soumise à une étape de raffinage pour obtenir une porosité Gurley
de 15 sec.
[0175] A cette suspension sont ajoutées séparément les différentes charges selon la nature
et les teneurs indiquées (exprimées en % de cendres à 800°C) ci-dessous. Les charges
sont introduites sous forme d'une dispersion aqueuse à 15% en poids. Ensuite est ajouté
un agent de résistance humide de type polyamide épichlohydrine au taux de 0,6% sec.
Pour finir en tête de machine est introduit un agent de rétention de type microparticules
de silice au taux de 0,5% sec.
[0176] Le papier (C) est obtenu selon le procédé décrit dans le brevet
EP 1 749 134, et correspond à l'exemple 4 de ce brevet.
[0177] Par un procédé papetier usuel, on fabrique un papier décoratif uni blanc, bien lissé,
ayant un grammage de 80 g/m, une porosité Gurley de 20 s, un satinage Bekk de 20s
, et contenant 38 % de cendres, sur une machine à papier de type Fourdrinier. Ce support
ainsi constitué est un papier standard (A).
[0178] Ce papier est ensuite couché par le procédé de couchage à rideau sur l'une de ses
faces de 10 g/m
2 en poids sec d'une couche pour impression jet d'encre composée de 28,6 parts du liant
fait d'un mélange d'une solution aqueuse d'alcool polyvinylique (PVA) hydrophile et
d'un poly(acétate de vinyle) en dispersion aqueuse stabilisée (dit latex), respectivement
en proportions 85/15 en poids sec et de 100 parts d'une silice de couchage (amorphe)
ayant une taille moyenne de particules de 5,3-6,3 µm et une surface spécifique (BET)
de 160m
2/g. Ce papier couché est le papier (C).
Tableau 1
| Papier |
Type charge (surface spécifique BET & absorption d'huile) |
Teneur % en poids de papier sec |
| Standard (A) (hors invention) |
TiO2 RCL 722 |
20 |
| 100% cellulose (B) (hors invention) |
Sans charge |
0 |
| 1 |
Syloid® (BET 400 m2/g et absorption d'huile 320%) |
10 |
| 2 |
15 |
| 3 |
20 |
| 4 |
25 |
| 6 |
Syloid® (BET 400 m2/g et absorption d'huile 180%) |
20 |
| 7 |
Syloid® (BET 700 m2/g et absorption d'huile 80%) |
20 |
| 8 |
Celite® (BET 10 m2/g et absorption d'huile 130%) |
20 |
| 9 |
Silico-aluminate (BET 100 m2/g et absorption d'huile 80%) |
20 |
| 10 (hors invention) |
Silico-aluminate (BET 4 m2/g et absorption d'huile 62%) |
20 |
| M-Jet (Brevet EP 1 749 134 - Exemple 4) (C) (hors invention) |
Papier couché |
|
b- Impression
[0179] Les papiers préparés ci-dessus ont été imprimés par une technique d'impression jet-d'encre
avec des encres aqueuses sur une imprimante Hewlett Packard (HP) Deskjet 6540 et avec
des encres réticulables sous UV à l'aide d'un traceur Jupiter Digital printing de
la société HYMMEN.
c- Mesure de la densité de couleur et analyse visuelle
[0180] La densité de couleur des papiers imprimés a été mesurée à l'aide d'un densitomètre
X rite 500 dans le jaune, le noir, le magenta et le cyan.
[0181] L'analyse visuelle des papiers imprimés a été effectuée à l'aide d'un panel d'observateur
qui a effectué un classement de bon en mauvais en fonction de la finesse des points
d'encre.
[0182] Les résultats obtenus sont détaillés dans les tableaux 2 et 3 ci-après.
Tableau 2 : impression avec une encre aqueuse
| Papier |
Densité de couleur |
Analyse visuelle |
| |
Magenta |
Jaune |
Cyan |
Noir |
définition |
| Standard (A) (hors invention) |
0,74 |
0,67 |
1,02 |
1,16 |
Mauvais |
| 100% cellulose (B) (hors invention) |
1,42 |
0,99 |
1,24 |
1,9 |
Moyen |
| 1 |
1,37 |
0,89 |
1,28 |
1,87 |
Bon |
| 2 |
1,37 |
0,88 |
1,29 |
1,83 |
Très bon |
| 3 |
1,4 |
0,86 |
1,29 |
1,87 |
Très bon |
| 4 |
1,4 |
0,86 |
1,3 |
1,89 |
Très bon |
| 6 |
1,24 |
0,84 |
1,17 |
1,74 |
Très Bon |
| 7 |
1,48 |
0,98 |
1,29 |
1,8 |
Bon |
| 8 |
1,46 |
0,97 |
1,34 |
1,77 |
Bon |
| 9 |
1,49 |
0,94 |
1,39 |
1,74 |
Très Bon |
| 10 (hors invention) |
1,42 |
0,92 |
1,26 |
1,57 |
Moyen |
| M-Jet (Brevet EP 1 749 134 - Exemple 4) (C) (hors invention) |
1,38 |
0,88 |
1,27 |
1,88 |
Excellent |
[0183] Les résultats obtenus montrent que les charges spécifiquement retenues pour l'invention
permettent la préparation d'un papier décoratif, convenant pour une impression jet
d'encre avec une encre aqueuse sans nécessité de mettre en oeuvre une couche fixatrice
d'impression comme dans l'art antérieur.
Tableau 3 : impression avec une encre réticulable sous UV
| Papier |
Densité de couleur |
Analyse visuelle |
| |
cyan |
magenta |
jaune |
noir |
Définition |
| Standard (A) (hors invention) |
0,71 |
0,55 |
0,44 |
0,58 |
Mauvais |
| 100% cellulose (B) (hors invention) |
1,44 |
1,12 |
0,73 |
1,12 |
Très mauvais |
| 1 |
1,27 |
1,04 |
0,68 |
0,96 |
Bon |
| 2 |
1,18 |
0,96 |
0,62 |
0,88 |
Très bon |
| 3 |
1,11 |
0,94 |
0,6 |
0,82 |
Très bon |
| 4 |
1,09 |
0,9 |
0,57 |
0,8 |
Très bon |
| 6 |
1,09 |
0,86 |
0,58 |
0,88 |
Bon |
| 7 |
1,41 |
1,01 |
0,67 |
1,15 |
Moyen |
| 8 |
1,43 |
1,08 |
0,69 |
1,18 |
Moyen |
| 9 |
1,29 |
0,96 |
0,6 |
1,04 |
Moyen |
| 10 (hors invention) |
1,33 |
1,01 |
0,65 |
1,1 |
Mauvais |
| M-Jet (Brevet EP 1 749 134 - Exemple 4) (C) (hors invention) |
0,95 |
0,87 |
0,57 |
0,76 |
Très bon |
[0184] Les résultats obtenus montrent que les charges spécifiquement retenues pour l'invention
permettent la préparation d'un papier décoratif, convenant pour une impression jet
d'encre avec une encre réticulable par UV, sans nécessité de mettre en oeuvre une
couche fixatrice d'encre. Les charges n'ayant pas ces propriétés donnent une bonne
intensité d'impression mais une piètre définition.
Exemple 2
[0185] Dans cet exemple sont mesurés, sur les papiers préparés à l'Exemple 1, l'opacité
avant imprégnation par une résine thermodurcissable, ainsi que le temps d'imprégnation
de ces papiers par une résine thermodurcissable.
[0186] Au moyen de ces papiers sont préparés des stratifiés haute-pression selon un procédé
habituelle. Les stratifiés haute-pression préparés comprennent 10 feuilles de papier
kraft et 10 feuilles de papiers décoratifs.
[0187] Les résultats des différentes mesures effectuées sont résumés dans le tableau 4 ci-après.
Tableau 4
| Papier |
Temps de pénétration (sec) selon méthode de mesure définie plus haut |
Opacité % |
| |
Decor Side |
Back Side |
Papier |
Stratifié |
| Standard (A) (hors invention) |
2 |
3 |
97,6 |
93,5 |
| 100% cellulose (B) (hors invention) |
1 |
1 |
64,2 |
10,5 |
| 2 |
4 |
4 |
81,7 |
11,7 |
| M-Jet (Brevet EP 1 749 134 - Exemple 4) (C) (hors invention) |
32 |
7 |
99,2 |
95,6 |
1. Papier décoratif pour stratifié décoratif haute-pression, basse-pression ou stratifié
en continu, comprenant, réparties dans l'épaisseur dudit papier, des particules d'une
charge présentant une absorption d'huile supérieure ou égale à 80% mesurée selon la
norme DIN ISO 787 partie 5, et présentant un diamètre médian D50 variant de 0,5 à
10 µm.
2. Papier décoratif selon la revendication précédente, les particules de charge présentant
une absorption d'huile supérieure ou égale à 100 %, de préférence supérieure ou égale
à 150 %, de préférence supérieure ou égale à 200 %, et plus préférentiellement supérieure
ou égale à 300 %, les particules de charge présentant, de préférence, une surface
spécifique supérieure ou égale à 20 m2/g, de préférence supérieure ou égale à 50 m2/g, de préférence supérieure ou égale à 80 m2/g, de préférence supérieure ou égale à 100 m2/g, de préférence supérieure ou égale à 200 m2/g, et plus préférentiellement encore supérieure ou égale à 300 m2/g.
3. Papier décoratif selon l'une quelconque des revendications précédentes, les particules
de charge présentant un diamètre médian D50 variant de de 2 à 8 µm, et de préférence
encore variant de 3 à 5 µm, les particules de charge possédant, de préférence, une
forme choisie parmi une forme lamellaire, une forme globulaire, une forme sphérique,
et de préférence possèdent une forme sphérique.
4. Papier décoratif selon l'une quelconque des revendications précédentes, les particules
de charge possédant un indice de réfraction n inférieur à 1,9, et de préférence variant de 1,2 à 1,8, et de préférence encore variant
de 1,4 à 1,7, et plus préférentiellement encore variant de 1,5 à 1,6.
5. Papier décoratif selon l'une quelconque des revendications précédentes, les particules
de charge étant choisies parmi des particules minérales, des particules organiques,
et des mélanges de celles-ci, les particules de charge étant, de préférence, minérales
et présentant une surface spécifique supérieure ou égale à 50 m2/g et une absorption d'huile supérieure ou égale 80%, de préférence une surface spécifique
supérieure ou égale à 100 m2/g et une absorption d'huile supérieure ou égale à 80 %, de préférence une surface
spécifique supérieure ou égale à 200 m2/g et une absorption d'huile supérieure ou égale à 80 %, de préférence une surface
spécifique supérieure ou égale à 200 m2/g et une absorption d'huile supérieure ou égale à 150 %, et plus préférentiellement
encore une surface spécifique supérieure ou égale à 300 m2/g et une absorption d'huile supérieure ou égale à 200 %, les particules étant, de
préférence, minérales et choisies parmi des particules de silice amorphes, des particules
de silice précipitées, des particules de terres de diatomées, des particules de silico-aluminates,
et des mélanges de celles-ci, et de préférence sont choisies parmi des particules
de silice amorphes, des particules de silice précipitées, et des mélanges de celles-ci,
et plus préférentiellement encore sont choisies parmi des particules de silice amorphes,
et des mélanges de celles-ci.
6. Papier décoratif selon l'une quelconque des revendications précédentes, les particules
de charge étant présentes en une quantité variant de 3 à 40% en poids par rapport
au poids sec total du papier, de préférence variant de 5 à 35%, de préférence encore
variant de 8 à 30%, de préférence variant de 10 à 30%, de préférence encore variant
de 10 à 25%, plus préférentiellement encore variant de 15 à 25 %, et plus préférentiellement
variant de 15 à 20% en poids par rapport au poids sec total du papier.
7. Papier décoratif selon l'une quelconque des revendications précédentes, ledit papier
présentant une vitesse d'imprégnation par une résine thermodurcissable inférieure
ou égale à 20 secondes, de préférence inférieure ou égale à 10 secondes, ledit papier
présentant, de préférence, sur au moins l'une de ses faces, un lissé Bekk de 20 à
140 secondes.
8. Papier selon l'une quelconque des revendications précédentes, ledit papier étant dénué
de particules autres que celles définies selon l'une des revendications 1 à 7, ledit
papier étant dénué, de préférence, de couche de surface fixatrice d'encre.
9. Papier décoratif selon l'une quelconque des revendications précédentes, ledit papier
étant transparent après imprégnation par une résine thermodurcissable et, comportant,
de préférence, en outre au moins un motif imprimé sur au moins l'une de ses faces.
10. Procédé de préparation d'un papier décoratif tel que défini selon l'une quelconque
des revendications précédentes, comprenant les étapes consistant à :
- préparer une composition fibreuse de cellulose humide, et
- introduire dans ladite composition fibreuse, en partie humide d'une machine à papier,
des particules d'une charge telles que définies selon l'une des revendications 1 à
9, lesdites particules étant introduites dans ladite composition fibreuse par mélange
avec celle-ci avant la caisse de tête ou, lesdites particules étant introduites dans
ladite composition fibreuse par mélange dans un cuvier de pâte à papier ou, lesdites
particules étant introduites dans ladite composition fibreuse après dépôt de ladite
composition sur une surface de formation, lesdites particules étant, de préférence,
introduites dans ladite composition fibreuse au moyen d'une seconde caisse de tête,
au moyen d'un dispositif à fente, ou au moyen d'un dispositif pour pulvérisation.
11. Procédé selon la revendication 10, lesdites particules étant introduites dans ladite
composition fibreuse sous forme d'une dispersion, de préférence aqueuse, ou sous forme
d'une poudre, et de préférence, la dispersion aqueuse de particules consistant, substantiellement,
en un mélange d'eau et desdites particules.
12. Procédé selon l'une des revendications 10 et 11, comprenant une étape consistant à
ajouter à ladite composition fibreuse un agent de résistance humide et/ou un agent
de rétention et, comprenant, de préférence, une étape de traitement de surface, notamment
par enduction pénétrante, avantageusement avec du polydiallyldiméthylammonium, ou
une cellulose microcristalline.
13. Stratifié haute, basse-pression ou stratifié en continu, comprenant au moins un papier
décoratif tel que défini selon l'une des revendications 1 à 9, ou susceptible d'être
obtenu selon un procédé tel que défini selon l'une des revendications 10 à 12.
14. Stratifié (31) selon la revendication précédente, comprenant une superposition d'au
moins deux, de préférence d'au moins trois, et plus préférentiellement d'au moins
quatre, papiers décoratifs (22) tels que définis selon l'une des revendications 1
à 9, ou susceptibles d'être obtenus selon le procédé tel que défini selon l'une des
revendications 10 à 12.
15. Utilisation de particules d'une charge telles que définies selon l'une des revendications
1 à 9, dans un papier décoratif pour stratifié décoratif haute-pression, basse-pression
ou stratifié en continu, pour améliorer l'imprimabilité par impression jet d'encre
dudit papier décoratif.
1. Dekorpapier für Hochdruck- oder Niederdruckschichtprodukte oder kontinuierliche Schichtprodukte,
umfassend innerhalb der Dicke dieses Papiers verteilte Füllstoffteilchen, die eine
Ölabsorption von 80% oder mehr gemessen nach der Norm DIN ISO 787, Teil 5 haben und
die einen mittleren Durchmesser D50 haben, der zwischen 0,5 und 10 µm liegt.
2. Dekorpapier nach dem vorhergehenden Anspruch, wobei die Füllstoffteilchen eine Ölabsorption
haben, die 100% oder mehr beträgt, vorzugsweise 150% oder mehr, vorzugsweise 200%
oder mehr und noch bevorzugter 300% oder mehr, wobei die Füllstoffteilchen vorzugsweise
eine spezifische Oberfläche von 20 m2/g oder mehr haben, vorzugsweise von 50 m2/g oder mehr, vorzugsweise von 80 m2/g oder mehr, vorzugsweise von 100 m2/g oder mehr, vorzugsweise von 200 m2/g und am bevorzugtesten von 300 m2/g oder mehr.
3. Dekorpapier nach einem der vorhergehenden Ansprüche, wobei die Füllstoffteilchen einen
mittleren Durchmesser D50 haben, der zwischen 2 und 8 µm liegt, vorzugsweise zwischen
3 und 5 µm liegt, wobei die Füllstoffteilchen vorzugsweise eine Form haben, die ausgewählt
ist aus einer lamellenartigen Form, einer Kugelform, einer Sphärenform und die vorzugsweise
eine sphärische Form haben.
4. Dekorpapier nach einem der vorhergehenden Ansprüche, wobei die Füllstoffteilchen einen
Brechungsindex n von weniger als 1,9 haben, der vorzugsweise zwischen 1,2 und 1,8
liegt, weiter bevorzugt zwischen 1,4 und 1,7 liegt und noch bevorzugter zwischen 1,5
und 1,6 liegt.
5. Dekorpapier nach einem der vorhergehenden Ansprüche, wobei die Füllstoffteilchen ausgewählt
sind aus mineralischen Teilchen, organischen Teilchen und Mischungen aus diesen, wobei
die Füllstoffteilchen vorzugsweise Mineralien sind und eine spezifische Oberfläche
haben, die 50 m2/g oder mehr beträgt und eine Ölabsorption haben, die 80% oder mehr beträgt, vorzugsweise
eine spezifische Oberfläche von 200 m2/g oder mehr und eine Ölabsorption von 150% oder mehr haben und weiter bevorzugt eine
spezifische Oberfläche von 300 m2/g oder mehr und eine Ölabsorption von 200% oder mehr haben und wobei die Teilchen
vorzugsweise Mineralstoffe sind und ausgewählt sind aus amorphen Siliziumteilchen,
ausgefällten Siliziumteilchen, Kieselgurteilchen, Silico-Aluminatteilchen und Mischungen
aus diesen und die vorzugsweise ausgewählt sind aus amorphen Siliziumteilchen, ausgefällten
Siliziumteilchen und Mischungen aus diesen und die weiter bevorzugt ausgewählt sind
aus amorphen Siliziumteilchen und Mischungen aus diesen.
6. Dekorpapier nach einem der vorhergehenden Ansprüche, wobei die Füllstoffteilchen in
einer Menge vorliegen, die zwischen 3 und 40% im Gewicht bezogen auf das Gesamttrockengewicht
des Papiers liegt, vorzugsweise zwischen 5 und 35% liegt, weiter bevorzugt zwischen
8 und 30% liegt, vorzugsweise zwischen 10 und 30% liegt, weiter bevorzugt zwischen
10 und 25% liegt, noch bevorzugter zwischen 15 und 25% liegt und am bevorzugtesten
zwischen 15 und 20% im Gewicht bezogen auf das Gesamttrockengewicht des Papiers liegt.
7. Dekorpapier nach einem der vorhergehenden Ansprüche, wobei das Papier eine Imprägnierungsgeschwindigkeit
durch ein wärmehärtbares Harz hat, die 20 Sekunden oder weniger beträgt, vorzugsweise
10 Sekunden oder weniger beträgt, wobei das Papier vorzugsweise auf einer seiner Seiten
eine Bekk-Glattheit von 20 bis 140 Sekunden aufweist.
8. Papier nach einem der vorhergehenden Ansprüche, wobei das Papier von anderen Teilchen
als denjenigen, die in den Ansprüchen 1 bis 7 definiert sind, frei ist und das Papier
vorzugsweise frei von einer Tintenfixierungsschicht ist.
9. Dekorpapier nach einem der vorhergehenden Ansprüche, wobei das Papier nach der Imprägnierung
mit einem wärmehärtbaren Harz transparent ist und vorzugsweise zudem ein auf zumindest
eine seiner Seiten gedrucktes Motiv trägt.
10. Verfahren zur Vorbereitung eines Dekorpapiers gemäß einem der vorhergehenden Ansprüche,
umfassend die folgenden Schritte:
Vorbereiten einer Faserzusammensetzung aus nasser Zellulose, und
Eingeben von Füllstoffteilchen, wie sie in einem der Ansprüche 1 bis 9 definiert sind,
in die Faserzusammensetzung in einem feuchten Teil einer Papiermaschine, wobei die
Teilchen durch Mischen mit der Faserzusammensetzung vor dem Stoffauflauf in letztere
eingegeben werden und wobei die Teilchen in einer Mischbütte für den Zellstoff eingegeben
werden oder die Teilchen nach dem Ablegen der Zusammensetzung auf einer Formungsoberfläche
in die Faserzusammensetzung eingegeben werden, wobei die Teilchen vorzugsweise mittels
eines zweiten Stoffauflaufs, mittels einer Spaltvorrichtung oder mittels einer Pulverisierungsvorrichtung
in die Faserzusammensetzung eingegeben werden.
11. Verfahren nach Anspruch 10, wobei die Teilchen in Form einer vorzugsweise wässrigen
Dispersion oder in Form eines Pulvers in die Faserzusammensetzung eingegeben werden
und die wässrige Dispersion von Teilchen vorzugsweise im Wesentlichen aus einer Mischung
aus Wasser mit diesen Teilchen besteht.
12. Verfahren nach einem der Ansprüche 10 und 11, umfassend einen Schritt bestehend aus
dem Hinzugeben eines Feuchtigkeitsbeständigkeitsmittels und/oder eines Haltemittels
zu der Faserzusammensetzung und vorzugsweise umfassend einen Schritt der Oberflächenbehandlung,
insbesondere durch durchdringende Beschichtung, vorteilhaft mit Polydiallyldimethylammonium,
oder mit einer mikrokristallinen Zellulose.
13. Hochdruck- oder Niederdruckschichtprodukt oder stetiges Schichtprodukt, umfassend
zumindest ein Dekorpapier gemäß einem der Ansprüche 1 bis 9, oder erhalten durch ein
Verfahren gemäß einem der Ansprüche 10 bis 12.
14. Schichtprodukt (31) nach einem der vorhergehenden Ansprüche, umfassend eine Überlagerung
von zumindest zwei, vorzugsweise von zumindest drei und noch bevorzugter von zumindest
vier Dekorpapieren (22) gemäß einem der Ansprüche 1 bis 9, oder erhalten durch ein
Verfahren gemäß einem der Ansprüche 10 bis 12.
15. Verwendung von Füllstoffteilchen, wie sie in den Ansprüche 1 bis 9 definiert sind,
in einem Dekorpapier für dekorative Hochdruck- oder Niederdruckschichtprodukte oder
kontinuierliche Schichtprodukte zur Verbesserung der Bedruckbarkeit des Dekorpapiers
durch Tintenstrahldruck.
1. A decorative paper for a high-pressure, low-pressure or continuous-pressed decorative
laminate, comprising, distributed through the thickness of said paper, particles of
a filler having an oil absorption of greater than or equal to 80% measured according
to standard DIN ISO 787 part 5, and having a median diameter D50 ranging from 0.5
to 10 µm.
2. The decorative paper as claimed in the preceding claim, the particles of filler having
an oil absorption greater than or equal to 100%, preferably greater than or equal
to 150%, preferably greater than or equal to 200%, and more preferentially greater
than or equal to 300%, the particles of filler having, preferably, a specific surface
area greater than or equal to 20 m2/g, preferably greater than or equal to 50 m2/g, preferably greater than or equal to 80 m2/g, preferably greater than or equal to 100 m2/g, preferably greater than or equal to 200 m2/g, and even more preferentially greater than or equal to 300 m2/g.
3. The decorative paper as claimed in any one of the preceding claims, the particles
of filler having a median diameter D50 ranging from 2 to 8 µm, and more preferably
ranging from 3 to 5 µm, the particles of filler having, preferably, a shape chosen
from a lamellar shape, a globular shape and a spherical shape, and preferably have
a spherical shape.
4. The decorative paper as claimed in any one of the preceding claims, the particles
of filler having a refractive index n of less than 1.9, and preferably ranging from 1.2 to 1.8, and more preferably ranging
from 1.4 to 1,7, and even more preferentially ranging from 1.5 to 1.6.
5. The decorative paper as claimed in any one of the preceding claims, the particles
of filler being chosen from inorganic particles, organic particles, and mixtures thereof,
the particles of filler being, preferably, inorganic and having a specific surface
area greater than or equal to 50 m2/g and an oil absorption greater than or equal to 80%, preferably a specific surface
area greater than or equal to 100 m2/g and an oil absorption greater than or equal to 80%, preferably a specific surface
area greater than or equal to 200 m2/g and an oil absorption greater than or equal to 80%, preferably a specific surface
area greater than or equal to 200 m2/g and an oil absorption greater than or equal to 150%, and even more preferably a
specific surface area greater than or equal to 300 m2/g and an oil absorption greater than or equal to 200%, the particles being, preferably,
inorganic and chosen from particles of amorphous silicas, particles of precipitated
silicas, particles of diatomaceous earths, particles of aluminosilicates, and mixtures
thereof, and preferably are chosen from particles of amorphous silicas, particles
of precipitated silicas, and mixtures thereof, and even more preferentially are chosen
from particles of amorphous silicas, and mixtures thereof.
6. The decorative paper as claimed in any one of the preceding claims, the particles
of filler being present in an amount ranging from 3% to 40% by weight relative to
the total dry weight of the paper, preferably ranging from 5% to 35%, more preferably
ranging from 8% to 30%, preferably ranging from 10% to 30%, more preferably ranging
from 10% to 25%, even more preferentially ranging from 15% to 25%, and more preferentially
ranging from 15% to 20% by weight relative to the total dry weight of the paper.
7. The decorative paper as claimed in any one of the preceding claims, said paper exhibiting
a speed of impregnation with a thermosetting resin of less than or equal to 20 seconds,
preferably less than or equal to 10 seconds, said paper exhibiting, preferably, on
at least one of its faces, a Bekk smoothness of 20 to 140 seconds.
8. The paper as claimed in any one of the preceding claims, said paper being devoid of
particles other than those defined in one of claims 1 to 7, said paper being devoid,
preferably, of an ink-fixing surface layer.
9. The decorative paper as claimed in any one of the preceding claims, said paper being
transparent after impregnation with a thermosetting resin and also comprising, preferably,
at least one pattern printed on at least one of its faces.
10. A process for preparing a decorative paper as defined in any one of the preceding
claims, comprising the steps consisting in:
- preparing a wet fibrous cellulose composition, and
- introducing into said fibrous composition, in the wet part of a paper machine, particles
of a filler as defined in one of claims 1 to 9, said particles being introduced into
said fibrous composition by mixing with said composition before the headbox or said
particles being introduced into said fibrous composition by mixing in a paper pulp
vat or said particles being introduced into said fibrous composition after said composition
has been deposited on a forming surface, said particles being, preferably, introduced
into said fibrous composition by means of a second headbox, by means of a slot device,
or by means of a spraying device.
11. The process as claimed in claim 10, said particles being introduced into said fibrous
composition in the form of a dispersion, preferably an aqueous dispersion, or in the
form of a powder, and preferably, the aqueous dispersion of particles consisting substantially
of a mixture of water and said particles.
12. The process as claimed in one of claims 10 to 11, comprising a step consisting in
adding to said fibrous composition a wet strength agent and/or a retaining agent and,
comprising, preferably, a step of surface treatment, in particular by penetrating
coating, advantageously with polydiallyldimethylammonium or a microcrystalline cellulose.
13. A high-pressure, low-pressure or continuous-pressed laminate, comprising at least
one decorative paper as defined in one of claims 1 to 9, or capable of being obtained
according to a process as defined in one of claims 10 to 12.
14. The laminate (31) as claimed in the preceding claim, comprising a superposition of
at least two, preferably of at least three, and more preferentially of at least four,
decorative papers (22) as defined in one of claims 1 to 9, or capable of being obtained
according to the process as defined in one of claims 10 to 12.
15. The use of particles of a filler as defined in one of claims 1 to 9, in a decorative
paper for a high-pressure, low-pressure or continuous-pressed laminate, for improving
the printability by inkjet printing of said decorative paper.