Domaine technique de l'invention
[0001] La présente invention revendique la priorité de la demande française
0957788 déposée le 04 Novembre 2009 dont le contenu (texte, dessins et revendications) est
ici incorporé par référence.
[0002] La présente invention concerne le démarrage des moteurs à combustion interne.
Arrière-plan technologique
[0003] Il est connu, selon l'état de la technique, de mettre en mouvement les moteurs à
combustion interne à l'aide d'une machine électrique, par exemple à l'aide d'un démarreur
jusqu'à ce que les premières combustions se produisent d'elles-mêmes dans le moteur
à combustion interne pour être accéléré jusqu'à la vitesse de rotation de ralenti.
[0004] Il est connu par exemple du document
US20070245998 d'assister le démarrage jusqu'à ce que le moteur dépasse un seuil prédéterminé de
vitesse de rotation, la désactivation du démarreur. Cependant ce type de démarrage
a pour inconvénient de commander la désactivation du démarreur à un moment où les
premières combustions se produisent déjà et entraine le démarreur. Le démarreur est
donc activé plus que nécessaire, ce qui augmente ses sollicitations mécaniques et
réduit sa durée de vie d'une part et dépense de l'énergie électrique inutilement d'autre
part.
[0005] Les documents
US2006/0011394,
US2002/0068998,
JP2008/297995,
JP2006/63867 et
JP2009/216065 divulguent d'autres procédés de démarrage dont on détecte un démarrage d'un moteur
à combustion interne. Le problème est encore plus crucial pour les moteurs de véhicules
automobiles équipés d'un automatisme marche/arrêt utilisant un démarreur. En effet
le nombre de démarrage au cours de la vie du véhicule est augmenté.
[0006] L'invention a pour but de pallier l'inconvénient de l'état de l'art antérieur en
proposant un nouveau procédé permettant de réduire la consommation d'énergie dépensée
pendant l'opération de démarrage et de moins solliciter la machine électrique utilisée
pour le démarrage du moteur à combustion interne.
[0007] L'invention concerne donc un procédé de démarrage d'un moteur à combustion interne
selon lequel on commence à entrainer le moteur à combustion interne en rotation à
l'aide d'une machine électrique, on maintient l'entrainement pour amener ledit moteur
dans un état de rotation moteur autonome, caractérisé en ce que l'on cesse l'entrainement
du moteur quand le régime moteur instantané dépasse un seuil de régime déterminé et
que l'accélération instantanée dudit régime moteur est supérieure à un seuil d'accélération
prédéterminé. Le croisement des deux conditions rend la détection d'une combustion
plus fiable.
[0008] Par ailleurs, l'invention peut comporter l'une ou plusieurs des caractéristiques
suivantes :
De préférence, le seuil de régime est déterminé en fonction d'une durée d'entrainement
du moteur par la machine électrique à partir d'une courbe de référence prédéterminée.
[0009] Dans une variante, la durée d'entrainement a pour origine temporelle un ordre de
démarrage du moteur à combustion interne, de façon à caler la courbe de référence
par rapport à cet ordre de démarrage.
[0010] De préférence, la courbe de référence est une courbe enveloppe du régime moteur instantané
obtenue pour au moins un démarrage sans combustion. Ce qui permet de déterminer simplement
le seuil de régime en fonction de la durée d'entrainement.
[0011] De préférence, le seuil d'accélération instantanée est compris entre 10000 et 20000
tr/min/sec et de préférence entre 15000 et 20000 tr/min/sec.
[0012] Par ailleurs, l'invention a aussi pour objet un appareil de commande pour commander
une opération de démarrage d'un moteur à combustion interne par la mise en oeuvre
d'un procédé selon l'invention.
Brève description des dessins
[0013] D'autres particularités et avantages apparaîtront à la lecture de la description
ci-après d'un mode particulier de réalisation, non limitatif de l'invention, faite
en référence aux figures dans lesquelles :
- La figure 1 illustre sous forme de diagramme un démarrage moteur à combustion interne
selon le procédé de l'invention.
- La figure 2 présente un exemple avec deux démarrages successifs, un premier démarrage
sans combustion et un second démarrage avec combustion,
- La figure 3 présente la courbe d'accélération associée à l'exemple illustré en figure
2.
Description détaillée
[0014] La figure 1 illustre sous la forme d'un diagramme la variation temporelle du régime
moteur instantané N lors d'un démarrage de moteur à combustion interne.
[0015] L'invention s'applique avantageusement dans le cadre d'un redémarrage de moteur à
combustion interne de véhicules automobiles équipés d'un automatisme marche/arrêt
utilisant une machine électrique tel qu'un démarreur. Mais il est également possible
d'utiliser l'invention pour un premier démarrage.
[0016] Classiquement, le moteur à combustion interne comporte un vilebrequin entrainé par
une machine électrique pour entrainer le moteur. La transmission des efforts de la
machine électrique au vilebrequin se fait de préférence par une couronne dentée solidaire
du vilebrequin et le démarreur engrène dans cette couronne. En regard de la couronne
dentée est positionné un capteur de régime qui apporte ainsi une information sur la
vitesse de rotation ou régime du moteur à un organe de contrôle moteur.
[0017] La machine électrique a exclusivement pour fonction ou notamment pour fonction de
démarrer le moteur à combustion interne pour que celui-ci puisse fonctionner de manière
autonome. De tels systèmes sont suffisamment connus de l'homme du métier selon l'état
de la technique pour ne pas nécessiter une description détaillée.
[0018] La détection des combustions moteur est gênée par les acyclismes du moteur. En effet,
le cycle à quatre temps utilisé dans les moteurs à combustion interne pour véhicules
automobile enchaine les phases telles que la phase de compression où le régime moteur
instantané N diminue fortement et d'autres telles que des phases de détente où il
augmente rapidement. Lors du début du démarrage, l'énergie cinétique emmagasinée par
le moteur étant faible, les accélérations ou décélération instantanées sont très importantes.
[0019] Sur la figure 1, la référence 1 désigne donc une courbe de variation du régime moteur
instantané N en fonction de la durée d'entrainement t, la référence 2 désigne une
courbe de référence ou gabarit définissant un seuil de régime S
n déterminé en fonction de la durée d'entrainement t et la référence 3 désigne un compteur
Cc pour enregistrer le nombre de combustion complète détectées.
[0020] De préférence, le gabarit 2 est une courbe enveloppe du régime moteur instantané
N obtenue pour au moins un démarrage sans combustion. Par courbe enveloppe, on entend
une courbe lissée indiquant la limite à l'intérieur de laquelle se placent la totalité
ou la majorité des régimes moteur instantané N mesurés lors d'au moins un entrainement
par la machine électrique, sans combustion. Cette courbe de référence 2 peut être
déterminée au préalable par des essais sur banc moteur et mis en mémoire dans un appareil
de commande tel qu'une unité de commande électronique encore nommée ECU, ledit ECU
étant apte à commander une opération de démarrage par la mise en oeuvre du procédé
de l'invention.
[0021] Sur la figure 1, l'instant t
0, correspond à l'origine temporelle de la durée d'entrainement t du moteur par la
machine électrique. De préférence, l'origine temporelle t
0 de la durée d'entrainement t correspond à un ordre de démarrage du moteur à combustion
interne. A cet instant, le compteur de combustion complète C
c est initialisé à 0. Le gabarit 2 est calé de manière à avoir pour origine temporelle
l'instant t
0.
[0022] A l'instant t
1, la machine électrique ou le démarreur commence à entrainer le moteur en rotation
et le régime moteur instantané N augmente.
[0023] A l'instant t
2, le régime moteur instantané N dépasse un seuil S
n fixé par le gabarit 2, cependant l'accélération instantanée A
i, autrement dit la dérivée du régime moteur instantanée N, non représentée sur cet
exemple illustré en figure 1, est inférieure à un seuil d'accélération prédéterminé
S
a.
[0024] Conformément à l'invention, la seconde condition sur l'accélération instantanée A
i n'étant pas remplie, on considère ne pas être en présence d'une combustion complète,
le compteur C
c n'est pas incrémenté et l'entrainement du moteur par le démarreur est maintenu.
[0025] Il en va de même, à l'instant t
3, où, suite à une détente D, le régime instantané N dépasse le seuil S
n prédéterminé par le gabarit 2 sans que l'accélération instantanée A
i soit supérieure au seuil d'accélération instantanée S
a. Ici encore, la seconde condition sur l'accélération instantanée A
i n'étant pas remplie, on considère ne pas être en présence d'une combustion complète,
le compteur C
c n'est pas incrémenté et l'entrainement du moteur par le démarreur est maintenu.
[0026] A l'instant t
4, en revanche les deux conditions sont remplies : le régime instantané N du moteur
est supérieur au seuil de régime S
n déterminé par le gabarit 2 et l'accélération instantanée A
i est supérieure au seuil d'accélération S
a prédéterminé. On considère donc être en présence d'une combustion complète et le
compteur C
c est incrémenté comme le montre la courbe 3.
[0027] De préférence, on cesse l'entrainement du démarreur, en coupant par exemple son alimentation
électrique dès la première combustion détectée, c'est-à-dire quand le compteur de
combustion complète Cc est égal à un. En effet, on peut décider à ce moment de cesser
l'entrainement du démarreur car à partir de cet instant t
4 la rotation du moteur à combustion interne est désormais autonome, c'est-à-dire que
le régime moteur est entretenu par les combustions. En procédant ainsi, on optimise
la durée d'entrainement par le démarreur du moteur à combustion en coupant son entrainement
au plus tôt, c'est-à-dire dans notre exemple dès la première combustion complète détectée
soit pour une valeur de compteur Cc égale à 1
[0028] Les figures 2 et 3 présentent un autre exemple avec deux démarrages successifs, un
premier démarrage D
em1 sans combustion et un second démarrage D
em2 avec combustion, donc réussi. Sur la figure 2, la courbe 2' désigne le gabarit de
régime sans combustion et la courbe 1' désigne le régime moteur instantané. Sur la
figure 3, la courbe 4 présente l'accélération instantanée A
i correspondante. Comme le souligne la zone cerclée en pointillé 5, on note que, lors
des premières combustions, l'énergie cinétique emmagasinée par le moteur étant faible,
l'amplitude de l'accélération instantanée A
i est importante et d'un ordre de grandeur supérieur à 10000 tr/min/seconde.
[0029] Ainsi, en choisissant avantageusement un seuil d'accélération instantané S
a compris entre 10000 et 20000 tr/min/s et de préférence entre 15000 et 20000 tr/min/s,
on peut aisément discriminer les premières combustions.
[0030] La détection de la première combustion selon le procédé de l'invention est rendu
plus fiable et la mise au point est facilitée. En effet, le seuil de détection d'accélération
instantanée du régime moteur n'a plus besoin de distinguer une réelle combustion d'une
simple détente et le gabarit n'a pas besoin d'être déterminé avec une grande précision,
car si le régime moteur instantané est supérieur, ce sera avec une faible dynamique,
donc la condition sur l'accélération instantanée ne sera pas remplie.
[0031] Le procédé de l'invention a pour avantage de solliciter la machine électrique de
démarrage le moins possible donc de préserver sa durée de vie, et de diminuer les
nuisances sonores.
1. Procédé de démarrage d'un moteur à combustion interne selon lequel on commence à entrainer
le moteur à combustion interne en rotation à l'aide d'une machine électrique, on maintient
l'entrainement pour amener ledit moteur dans un état de rotation moteur autonome,
caractérisé en ce que l'on cesse l'entrainement du moteur quand le régime moteur instantané (N) dépasse
un seuil de régime (Sn) déterminé et que l'accélération instantanée (Ai) dudit régime moteur est supérieure à un seuil d'accélération (Sa) prédéterminé.
2. Procédé de démarrage selon la revendication 1, caractérisé en ce que le seuil de régime (Sn) est déterminé en fonction d'une durée d'entrainement (t) du moteur par la machine
électrique à partir d'une courbe de référence (2 ; 2') prédéterminée.
3. Procédé de démarrage selon la revendication 2, caractérisé en ce que la durée d'entrainement (t) a pour origine temporelle (t0) un ordre de démarrage du moteur à combustion interne.
4. Procédé de démarrage selon la revendication 2 ou la revendication 3, caractérisé en ce que la courbe de référence (2 ; 2') est une courbe enveloppe du régime moteur instantané
(N) obtenue pour au moins un démarrage sans combustion.
5. Procédé de démarrage selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le seuil d'accélération instantanée (Sa) est compris entre 10000 et 20000 tr/min/sec et de préférence entre 15000 et 20000
tr/min/sec.
6. Appareil de commande pour commander une opération de démarrage d'un moteur à combustion
interne par la mise en oeuvre d'un procédé selon l'une quelconque des revendications
précédentes.
1. Verfahren zum Anlassen einer Brennkraftmaschine, gemäß dem begonnen wird, die Brennkraftmaschine
in Drehung mit Hilfe einer elektrischen Maschine anzutreiben, das Antreiben aufrechterhalten
wird, um die Brennkraftmaschine in einen autonomen Motorrotationszustand zu bringen,
dadurch gekennzeichnet, dass das Antreiben des Motors eingestellt wird, wenn die Momentanmotordrehzahl (N) einen
bestimmten Drehzahlschwellenwert (Sn) überschreitet, und dass die Momentanbeschleunigung (Ai) der Motordrehzahl größer ist als ein vorbestimmter Beschleunigungsschwellenwert
(Sa).
2. Anlassverfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass der Drehzahlschwellenwert (Sn) in Abhängigkeit von einer Antriebsdauer (t) der Brennkraftmaschine durch die elektrische
Maschine ausgehend von einer vorbestimmten Referenzkurve (2; 2') bestimmt wird.
3. Anlassverfahren nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, dass die Antriebsdauer (t) als Zeitursprung (to) einen Anlassbefehl der Brennkraftmaschine
hat.
4. Anlassverfahren nach Anspruch 2 oder Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, dass die Referenzkurve (2; 2') eine Mantelkurve der Momentandrehzahl der Brennkraftmaschine
(N) ist, die für mindestens ein Anlassen ohne Verbrennung erhalten wird.
5. Anlassverfahren nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass der Momentanbeschleunigungsschwellenwert (Sa) zwischen 10.000 und 20.000 U/Min./s und bevorzugt zwischen 15.000 und 20.000 U/Min./s
liegt.
6. Steuergerät zum Steuern eines Anlassvorgangs einer Brennkraftmaschine durch Umsetzen
eines Verfahrens nach einem der vorhergehenden Ansprüche.
1. Method for starting an internal combustion engine according to which the internal
combustion engine is set in rotating motion with the aid of an electrical machine,
the rotating motion is maintained to bring said engine to a state in which the engine
rotates independently, characterized in that driving of the engine is stopped when the instantaneous engine speed (N) exceeds
a predetermined speed threshold (Sn) and the instantaneous acceleration (Ai) of said engine speed is greater than a predetermined acceleration threshold (Sa).
2. Starting method according to Claim 1, characterized in that the speed threshold (Sn) is determined as a function of a driving period (t) of the engine by the electric
machine based on a predetermined reference curve (2;2').
3. Starting method according to Claim 2, characterized in that the driving period (t) has a starting order of the internal combustion engine as
its temporal origin (to) .
4. Starting method according to Claim 2 or Claim 3, characterized in that the reference curve reference curve (2;2') is an envelope curve of the instantaneous
engine speed (N) obtained for at least one starting process without combustion.
5. Starting method according to any one of the preceding claims, 3, characterized in that the instantaneous acceleration threshold (Sa) is between 10,000 and 20,000 rpm/sec and preferably between 15,000 and 20,000 rpm/sec.
6. Control device for controlling a starting operation for an internal combustion engine
by implementing a method according to any one of the preceding claims.