[0001] La présente invention se situe dans le domaine ferroviaire, plus particulièrement
dans le domaine des moyens de transport ferroviaire urbains, notamment des voies de
tramway.
[0002] La construction d'une voie de tramway en ville est soumise à de nombreuses contraintes
du fait que le sous-sol est en de nombreux endroits et à des profondeurs variées occupé
par des réseaux. Or une voie de tramway en ville doit être compatible avec le trafic
automobile notamment, ce qui implique d'enterrer les dalles destinées à supporter
la voie à construire pour que le sommet des rails soit au niveau du sol. Cette excavation
conduit généralement, en préalable à la construction de la voie proprement dite, à
dévier les réseaux existants. Il s'agit là de travaux longs, extrêmement coûteux et
qui occasionnent une gêne importante.
[0003] Il y a donc un avantage important à réduire l'épaisseur de ces dalles sans sacrifier
leur résistance de façon à minimiser les travaux de déviation des réseaux.
[0004] Un autre problème à résoudre est celui des courants de retour traction. Les rails
étant situés dans le sol, il y a un risque que les courants de retour s'échappent
des rails et circulent dans le sol (courants vagabonds), voire dans les réseaux sous
jacents, ce qui peut les détériorer par corrosion. Il est donc nécessaire d'assurer
à la fois une bonne connexion électrique entre rails, et une bonne isolation électrique
des rails par rapport au sol.
[0005] Il existe différents procédés de construction d'une voie ferrée de tramway, qui débutent
tous par le coulage d'une dalle de fondation en béton ou en produits bitumineux (enrobé,
grave bitume), d'épaisseur variable selon la portance du sol sous-jacent et du trafic
attendu pendant la durée de vie de la voie, compté en nombre de passages d'essieux.
[0006] Sur cette dalle de fondation est coulée une dalle de voie en béton, par exemple en
béton extrudé, d'une résistance suffisante, destinée à supporter la voie ou les deux
voies parallèles.
[0007] En même temps que le coulage de cette dalle de voie ou ultérieurement, il convient
de réaliser dans cette dalle deux gorges par voie, appelées engravures. Les engravures
sont prévues pour recevoir les rails, elles ont donc une largeur légèrement supérieure
à la largeur du patin des rails, et une profondeur légèrement supérieure à la hauteur
du rail. Le sommet des rails devant se situer sensiblement au niveau de la face supérieure
de la dalle de voie, il s'ensuit que la profondeur de ces engravures et l'épaisseur
de cette dalle sont essentiellement conditionnées par la hauteur des rails. Il y a
donc un fort intérêt à utiliser des rails les plus bas possibles.
[0008] Un autre avantage à utiliser des rails les plus bas possible provient de fait que
les produits d'enrobage isolant destinés à fixer les rails ont un coût élevé.
[0009] Le document
FR 2 816 967 A1 décrit l'utilisation d'un rail bas pour la construction d'une voie de tramway. Le
document
FR 2 852 978 A1 donne un autre exemple de rail bas. Ces rails, utilisés pour la construction de voies
de tramway, comportent une partie inférieure formant un patin, une partie intermédiaire
formant l'âme du rail, et en partie supérieure un champignon et une bavette, le champignon
et la bavette délimitant entre eux une gorge.
[0011] L'invention propose de réduire encore la profondeur des engravures et donc l'épaisseur
de la dalle de voie. A cet effet, elle propose un procédé de construction d'une voie
ferrée selon la revendication 1.
[0012] Le procédé selon l'invention utilise des rails ne comportant pas d'âme donc ultra-bas,
ce qui permet d'utiliser des engravures moins profondes et une dalle de voie moins
épaisse.
[0013] Avantageusement, la hauteur des rails peut être inférieure ou égale à la moitié de
leur largeur.
[0014] Comme il sera détaillé plus bas, la hauteur d'un rail est définie comme la hauteur
commune du champignon et de la bavette au-dessus de la base du patin si ces derniers
ont une hauteur identique ou la plus grande hauteur dans le cas contraire, et la largeur
du rail est définie comme celle du patin du rail.
[0015] Le procédé utilise des rails bien plus bas que les rails connus, leur hauteur pouvant
être inférieure à la moitié de leur largeur, et de préférence comprise entre 40 et
50 % de cette largeur.
[0016] Avantageusement, lorsque la dalle de fondation est réalisée en béton, on peut réaliser
une dalle de voie dont l'épaisseur est comprise entre 75 % et 90 % de l'épaisseur
de la dalle de fondation.
[0017] Alternativement, lorsque la dalle de fondation est réalisée en produit bitumineux,
on peut réaliser une dalle de voie dont l'épaisseur est comprise entre 2 et 3 fois
l'épaisseur de la dalle de fondation.
[0018] Pour construire une dalle de fondation en produit bitumineux, la portance du sol
doit être d'au minimum 50 MPa.
[0019] Avantageusement, le procédé peut comporter l'étape préalable consistant à couler
la dalle de fondation sur un sol préparé.
[0020] Dans certains cas la dalle de fondation est fournie. Sinon le procédé comporte l'étape
de réalisation de cette dalle sur un sol préparé.
[0021] Avantageusement, l'épaisseur de la structure composée de la dalle de fondation et
de la dalle de voie peut être comprise entre 35 et 50 cm.
[0022] Le procédé selon l'invention permet de gagner en épaisseur globale de structure,
la structure étant définie comme l'ensemble constitué de la dalle de fondation et
de la dalle de voie. Le gain obtenu est de 15 à 20 % en épaisseur par rapport à un
procédé de l'état de l'art.
[0023] La dalle de voie peut être coulée en utilisant une finisseuse à rouleau, une machine
à coffrage glissant ou une règle vibrante suivant les possibilités et les contraintes
des sites de travaux. Une mise en oeuvre manuelle peut tout aussi bien être utilisée.
[0024] Avantageusement, le procédé peut comporter en outre l'étape consistant à réaliser
un traitement de surface sur ladite dalle de voie, tel que grenaillage, désactivation
ou impression.
[0025] Ces traitements visent à donner un aspect particulier à la face supérieure de la
dalle de voie entre les rails et de part et d'autre de la voie.
[0026] Alternativement, le procédé peut comporter en outre l'étape consistant à déposer
sur la dalle de voie un revêtement mince tel qu'un enduit superficiel ou des pavés
de résine, ou bien de procéder à un décaissement de la dalle de voie afin d'y poser
des pavés ou de la terre végétale pour la plantation de végétaux, notamment de gazon.
[0027] Avantageusement, l'étape de réalisation des engravures peut comporter les étapes
consistant à :
- scier les parois de chaque engravure,
- fraiser chaque engravure.
[0028] On procède par sciage des parois de l'engravure, puis fraisage de l'engravure. Ce
procédé présente l'avantage de fournir des engravures aux arrêtes franches, et dont
les bords ne s'affaissent pas si un revêtement imprimé est appliqué. D'autre part,
si les engravures étaient réalisées avant la prise du béton, le retrait occasionné
lors du séchage pourrait provoquer des départs de fissures au niveau des arêtes de
l'engravure.
[0029] Les engravures sont fraisées dans la dalle de voie de façon qu'il subsiste, sous
le fond de chaque engravure, une épaisseur de béton supérieure à la profondeur de
l' engravure.
[0030] Un rail ultra-bas, sans âme, nécessitera une engravure moins profonde qui sera donc
plus rapidement réalisée.
[0031] Avantageusement, l'étape consistant à fixer un rail dans chaque engravure peut comporter
les étapes consistant à :
- installer un rail dans chaque engravure en le calant par rapport au fond et aux parois
de ladite engravure,
- couler un produit d'enrobage isolant autour dudit rail.
[0032] Une solution pour éviter les courants vagabonds est de souder les rails et de les
noyer dans un enrobage non conducteur, tel qu'une résine à base de polyuréthane. Cet
enrobage présente également l'avantage, grâce à une charge élastique, par exemple
en liège ou en caoutchouc, de filtrer les bruits et vibrations causés par le passage
des trains. Cependant cet enrobage a un coût élevé. Un rail sans âme nécessitera une
plus faible quantité de produit d'enrobage.
[0033] Le rail est maintenu et positionné dans l'engravure de façon très précise, puis le
produit d'enrobage est coulé autour et sous le rail. Au préalable, un primaire d'accrochage
aura été déposé sur les parois et le fond de l'engravure, ainsi que sur le rail.
[0034] Avantageusement, on peut utiliser un gabarit pour caler le rail par rapport au fond
et aux parois de ladite engravure.
[0035] Le procédé classique de calage du rail consiste à disposer des cales au fond de l'engravure,
réalisées dans un matériau identique ou semblable au produit d'enrobage. Cependant,
l'invention propose d'utiliser un gabarit mobile pour placer très précisément les
deux rails à la fois, ce qui procure un gain de temps.
[0036] Avantageusement, le produit isolant peut être une résine à base de polyuréthane,
pouvant comporter une charge élastique.
[0037] L'invention porte également sur une voie ferrée selon la revendication 15.
[0038] Des modes de réalisation et des variantes seront décrits ci-après, à titre d'exemples
non limitatifs, avec référence aux dessins annexés dans lesquels :
La figure 1 représente schématiquement une voie de tramway de l'état de l'art en coupe
transversale,
Les figures 2A et 2B représentent schématiquement deux modes de réalisation d'une
voie de tramway selon l'invention en coupe transversale,
La figure 3 représente un rail sans âme utilisé dans une voie de tramway selon l'invention
en coupe transversale.
[0039] La figure 1 illustre une voie de tramway de l'état de l'art en coupe transversale
comportant deux files de rail. La voie est composée d'une dalle de fondation 2 en
béton, ferraillé ou non, coulée sur un sol 1 ; l'épaisseur de cette dalle de fondation
est fonction de deux paramètres :
- la portance du sol 1 sous-jacent,
- l'intensité du trafic attendu, compté en passage d'essieux de 11 à 12 tonnes suivant
le matériel roulant pendant la durée de vie de la voie, soit en règle général pendant
30 ans.
[0040] Par exemple, pour un trafic intensif de 15 millions d'essieux et un sol d'une portance
égale à 35 MPa, la dalle de fondation 2 aura une épaisseur d'environ 19 cm. Si le
sol a une portance d'au moins 50 MPa, il est également possible de réaliser une dalle
de fondation en produit bitumineux. Dans ce cas, elle aura une épaisseur plus faible,
typiquement environ 11 cm.
[0041] La dalle de fondation 2 est surmontée d'une dalle de voie 3 dont l'épaisseur dépend
peu de la portance du sol ; elle sera plus épaisse si la dalle de fondation est réalisée
en produit bitumineux.
[0042] La dalle de voie 3 comporte deux engravures longitudinales 4a, 4b, chacune comportant
un rail 10a, 10b, destiné à être noyé dans un produit isolant à l'intérieur de son
engravure respective. La couche de produit entre le rail d'un part et les parois et
le fond de l'engravure d'autre part a une épaisseur comprise entre 1,5 et 2,5 cm.
[0043] Les rails 10a, 10b sont adaptés à la circulation de tramways, c'est à dire qu'ils
sont asymétriques : outre le champignon, dont la face supérieure constitue la surface
de roulement du rail, ils comportent une bavette, le champignon et la bavette délimitant
entre eux une gorge. Ces rails sont également dotés d'un patin qui fait office de
support pour le rail, l'ensemble champignon et bavette étant relié au patin par une
âme. Cette âme présente une certaine extension verticale : ces rails ont typiquement
une hauteur d'environ 15 cm. En conséquence, le procédé de construction de la voie
comporte une étape de réalisation d'engravures 4a, 4b qui soient suffisamment profondes
pour recevoir ce type de rail. L'épaisseur de la dalle de voie 3 est donc essentiellement
conditionnée :
- par la composition de la dalle de fondation, béton ou produit bitumineux,
- par la hauteur des rails 10a, 10b.
[0044] La hauteur des rails utilisés détermine donc de façon importante l'épaisseur globale
de la structure composée des dalles de fondation et de voie.
[0045] Les figures 2A et 2B illustrent une voie de tramway V1, comportant également deux
files de rail, construite selon le procédé de l'invention, utilisant des rails sans
âme 11a, 11b qui seront décrits en détail plus loin. Ces rails ont une hauteur beaucoup
plus faible que les rails de l'état de l'art, typiquement environ 7 cm. En conséquence
les engravures 5a, 5b prévues pour recevoir ces rails peuvent être moins profondes
et la dalle de voie 3 moins épaisse.
[0046] Dans la figure 2A, la face supérieure 3a de la dalle de voie 3 est dans son ensemble
sensiblement à la hauteur du champignon des rails 11a, 11b. Cette face supérieure
peut subir un traitement de surface tel que désactivation, grenaillage ou impression.
[0047] Dans la figure 2B, la dalle de voie 3 comporte des décaissements 4a entre les rails,
et 4b, 4c de part et d'autre de la voie V1. Ces décaissements permettent de recevoir
des pavés 6 ou de la terre végétale.
[0048] La figure 3 illustre une section transversale d'un rail 11 à gorge sans âme utilisé
dans l'invention. Ce rail comprend en partie inférieure un patin 12 surmonté en partie
supérieure d'un ensemble comportant d'un premier côté transversal un champignon 13
et du côté transversal opposé une bavette 14, le champignon 13 et la bavette 14 définissant
entre eux une gorge 15 ouverte vers le haut.
[0049] Le patin 12 comporte une base plane inférieure 12a sur laquelle il repose en utilisation,
prolongée de chaque côté par une excroissance transversale 12b et 12c. La distance
entre les extrémités de ces prolongements transversaux du patin définit la largeur
L du rail.
[0050] Le champignon 13 présente une surface supérieure 13a plane ou sensiblement bombée,
et la bavette 14 présente une surface supérieure 14a plane ou sensiblement bombée.
La surface supérieure 13a du champignon constitue la surface de roulement du rail
11 destinée à recevoir la bande de roulement des roues, le boudin des roues circulant
dans la gorge 15.
[0051] Le plan P qui tangente ces surfaces supérieures 13a et 14a est sensiblement parallèle
à la base 12a. La distance entre ce plan P et la base 12a définit la hauteur H du
rail. Dans le mode de réalisation illustré, le champignon 13 et la bavette 14 ont
une hauteur H identique. Dans un autre mode de réalisation, le champignon 13 et la
bavette 14 pourraient avoir une hauteur différente ; dans ce cas, la hauteur H du
rail est définie comme la plus grande des deux.
[0052] Ce rail 11 est caractérisé par un rapport H/L inférieur à ½. Un rail de ce type a
par exemple une hauteur d'environ 7 cm et une largeur d'environ 16 cm, soit un rapport
de 0,4375.
[0053] Ce type de rail à gorge ne comporte donc pas de corps intermédiaire entre le patin
12 et l'ensemble constitué par le champignon 13 et la bavette 14 qui puisse s'assimiler
à une âme :
- cet ensemble s'élève directement au-dessus du patin 12,
- les parois extérieures 13b, 14b du champignon 13 et de la bavette 14 se raccordent
aux prolongements transversaux 12b, 12c du patin 12.
[0054] Le rail 11 est asymétrique en ce sens que :
- le champignon 13 présente une dimension transversale bien supérieure à celle de la
bavette 14 ; dans l'exemple cité plus haut, la dimension transversale à mi-hauteur
L3 du champignon 13 est d'environ 5,75 cm et celle L4 de la bavette 14 est d'environ
3,1 cm ;
- les parois de la gorge 15 ne sont pas de même forme : la paroi 15a qui constitue la
limite du champignon 13 est sensiblement rectiligne, la paroi 15b qui constitue la
limite de la bavette 14 est courbe, si bien que la gorge elle-même est asymétrique.
1. Procédé de construction d'une voie ferrée (V1), qui comprend des étapes consistant
à :
- sur une dalle de fondation (2), couler une dalle de voie (3),
- réaliser deux engravures longitudinales parallèles (5a, 5b) par voie à partir de
la face supérieure (3a) de ladite dalle de voie, chacune pour recevoir un rail (11a,
11b) de ladite voie ferrée (V1), de sorte que chaque engravure est plus profonde que
ledit rail n'est haut ; caractérisé par une étape consistant à fixer chacun desdits rails dans son engravure de sorte que
le sommet de chacun desdits rails se situe sensiblement au niveau de la face supérieure
(3a) de ladite dalle de voie (3), chacun desdits rails comprenant un patin (12), surmonté
d'un champignon (13) et d'une bavette (14), ledit champignon et ladite bavette délimitant
entre eux une gorge (15),
lesdits rails (11a, 11b) étant des rails sans âme.
2. Procédé de construction d'une voie ferrée selon la revendication 1,
caractérisé en ce que la hauteur (H) desdits rails (11a, 11b) est inférieure ou égale à la moitié de leur
largeur (L).
3. Procédé de construction d'une voie ferrée selon la revendication 2,
caractérisé en ce que la hauteur (H) desdits rails (11a, 11b) est comprise entre 40 % et 50 % de leur largeur
(L).
4. Procédé de construction d'une voie ferrée selon l'une des revendications 1 à 3,
caractérisé en ce que, lorsque la dalle de fondation (2) est réalisée en béton, on réalise une dalle de
voie (3) dont l'épaisseur est comprise entre 75 % et 90 % de l'épaisseur de ladite
dalle de fondation.
5. Procédé de construction d'une voie ferrée selon l'une des revendications 1 à 3,
caractérisé en ce que, lorsque la dalle de fondation (2) est réalisée en produit bitumineux, on réalise
une dalle de voie (3) dont l'épaisseur est comprise entre 2 et 3 fois l'épaisseur
de ladite dalle de fondation.
6. Procédé de construction d'une voie ferrée selon l'une des revendications précédentes,
caractérisé en ce qu'il comporte l'étape préalable consistant à :
- couler ladite dalle de fondation (2) sur un sol préparé (1).
7. Procédé de construction d'une voie ferrée selon l'une des revendications précédentes,
caractérisé en ce que l'épaisseur de la structure composée de la dalle de fondation (2) et de la dalle
de voie (3) est comprise entre 35 et 50 cm.
8. Procédé de construction d'une voie ferrée selon l'une des revendications précédentes,
caractérisé en ce qu'il comporte en outre l'étape consistant à :
- réaliser un traitement de surface sur ladite dalle de voie (3), tel que grenaillage,
désactivation et/ou impression.
9. Procédé de construction d'une voie ferrée selon l'une des revendications 1 à 7,
caractérisé en ce qu'il comporte en outre l'étape consistant à :
- déposer sur la dalle de voie (3) un revêtement mince tel qu'un enduit superficiel
ou des pavés de résine.
10. Procédé de construction d'une voie ferrée selon l'une des revendications 1 à 7,
caractérisé en ce qu'il comporte en outre l'étape consistant à :
- déposer sur la dalle de voie (3) de la terre végétale pour la plantation de végétaux,
notamment de gazon.
11. Procédé de construction d'une voie ferrée selon l'une des revendications précédentes,
caractérisé en ce que l'étape de réalisation desdites engravures (5a, 5b) comporte les étapes consistant
à :
- scier les parois de chaque engravure,
- fraiser chaque engravure.
12. Procédé de construction d'une voie ferrée selon l'une des revendications précédentes,
caractérisé en ce que l'étape consistant à fixer un rail (11) dans chaque engravure (5a, 5b) comporte les
étapes consistant à :
- installer un rail dans chaque engravure en le calant par rapport au fond et aux
parois de ladite engravure de sorte que le sommet de chacun desdits rails se situe
sensiblement au niveau de la face supérieure (3a) de ladite dalle de voie (3),
- couler un produit isolant autour dudit rail.
13. Procédé de construction d'une voie ferrée selon la revendication 12, caractérisé en ce qu'on utilise un gabarit pour caler le rail par rapport au fond et aux parois de ladite
engravure, de préférence un gabarit mobile pour placer les deux rails à la fois.
14. Procédé de construction d'une voie ferrée selon la revendication 12 ou 13, caractérisé en ce que ledit produit isolant est une résine à base de polyuréthane, pouvant comporter une
charge élastique.
15. Voie ferrée (V1) réalisée en utilisant un procédé selon l'une des revendications précédentes,
comprenant:
- une dalle de fondation (2),
- une dalle de voie (3) coulée sur ladite dalle de fondation,
- deux engravures longitudinales parallèles (5a, 5b) réalisées à partir de la face
supérieure (3a) de ladite dalle de voie, chacune des engravures recevant un rail (11a,
11b) de ladite voie ferrée (V1) et étant plus profonde que ledit rail n'est haut,
caractérisée en ce que chacun desdits rails est fixé dans chaque engravure, le sommet de chacun desdits
rails se situant sensiblement au niveau de la face supérieure (3a) de ladite dalle
de voie (3), chacun desdits rails comprenant un patin (12), surmonté d'un champignon
(13) et d'une bavette (14), ledit champignon et ladite bavette délimitant entre eux
une gorge (15), lesdits rails (11a, 11b) étant des rails sans âme.
1. Verfahren für den Bau eines Gleises (V1) mit Schritten bestehend aus:
- dem Gießen einer Gleisplatte (3) auf einer Fundamentplatte (2),
- dem Ausführen von zwei parallelen Längsverwahrungen (5a, 5b) je Gleis von der Oberseite
(3a) der Gleisplatte, um jeweils eine Schiene (11a, 11b) des Gleises (V1) aufzunehmen,
derart, dass jede Verwahrung tiefer ist als die Schiene hoch;
gekennzeichnet durch einen Schritt bestehend aus dem Befestigen jeder der Schienen in ihrer Verwahrung,
so dass sich die Oberseite jeder der Schienen im Wesentlichen auf Höhe der Oberseite
(3a) der Gleisplatte (3) befindet, wobei jede der Schienen einen Schienenfuß (12)
hat, der von einem Schienenkopf (13) und einer Schürze (14) überragt wird, wobei der
Schienenkopf und die Schürze zwischen sich eine Nut (15) definieren und wobei die
Schienen (11a, 11b) steglose Schienen sind.
2. Verfahren für den Bau eines Gleises nach Anspruch 1,
dadurch gekennzeichnet, dass die Höhe (H) der Schienen (11a, 11b) kleiner oder gleich der Hälfte ihrer Breite
(L) ist.
3. Verfahren für den Bau eines Gleises nach Anspruch 2,
dadurch gekennzeichnet, dass die Höhe (H) der Schienen (11a, 11b) zwischen 40% und 50% ihrer Breite (L) beträgt.
4. Verfahren für den Bau eines Gleises nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, dass bei Herstellung der Fundamentplatte (2) aus Beton eine Gleisplatte (3) hergestellt
wird, deren Dicke zwischen 75% und 90% der Dicke der Fundamentplatte beträgt.
5. Verfahren für den Bau eines Gleises nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, dass bei Herstellung der Fundamentplatte (2) aus einem bitumösen Produkt eine Gleisplatte
(3) hergestellt wird, deren Dicke das 2- bis 3-fache der Dicke der Fundamentplatte
(2) beträgt.
6. Verfahren für den Bau eines Gleises nach einem der vorhergehenden Ansprüche,
dadurch gekennzeichnet, dass dieses den vorausgehenden Schritt umfasst, der besteht aus:
- dem Gießen der Fundamentplatte (2) auf vorbereiteten Boden (1).
7. Verfahren für den Bau eines Gleises nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass die Dicke der aus der Fundamentplatte (2) und der Fahrbahnplatte (3) bestehenden
Konstruktion zwischen 35 und 50 cm beträgt.
8. Verfahren für den Bau eines Gleises nach einem der vorhergehenden Ansprüche,
dadurch gekennzeichnet, dass dieses ferner den Schritt umfasst, der besteht aus:
- der Durchführung einer Oberflächenbehandlung auf der Gleisplatte (3), wie z.B. Kugelstrahlen,
Deaktivieren und/oder Prägen.
9. Verfahren für den Bau eines Gleises nach einem der Ansprüche 1 bis 7,
dadurch gekennzeichnet, dass dieses ferner den Schritt umfasst, der besteht aus:
- dem Aufbringen einer dünnen Beschichtung wie beispielsweise eines Oberflächenbelags
oder einer Harzpflasterung auf der Gleisplatte (3).
10. Verfahren für den Bau eines Gleises nach einem der Ansprüche 1 bis 7,
dadurch gekennzeichnet, dass dieses ferner den Schritt umfasst, der besteht aus:
- dem Aufbringen von Muttererde für Pflanzgut, insbesondere Rasen, auf der Gleisplatte
(3).
11. Verfahren für den Bau eines Gleises nach einem der vorhergehenden Ansprüche,
dadurch gekennzeichnet, das der Schritt des Herstellens der Verwahrungen (5a, 5b) die Schritte umfasst,
die bestehen aus:
- dem Sägen der Wände jeder Verwahrung,
- dem Fräsen jeder Verwahrung.
12. Verfahren für den Bau eines Gleises nach einem der vorhergehenden Ansprüche,
dadurch gekennzeichnet, dass der das Festlegen einer Schiene (11) in der jeweiligen Verwahrung (5a, 5b) umfassende
Schritt besteht aus:
- dem Installieren einer Schiene in der jeweiligen Verwahrung durch deren Abstützen
bezüglich des Bodens und der Wände der Verwahrung derart, dass sich die Oberseite
jeder der Schienen im Wesentlichen in Höhe der Oberseite (3a) der Gleisplatte (3)
befindet,
- dem Gießen eines Isolierprodukts um die Schiene.
13. Verfahren für den Bau eines Gleises nach Anspruch 12, dadurch gekennzeichnet, dass zum Verkeilen der Schiene gegenüber dem Boden und den Wänden der Verwahrung eine
Schablone verwendet wird, vorzugsweise eine mobile Schablone, um die beiden Schienen
gleichzeitig zu verlegen.
14. Verfahren für den Bau eines Gleises nach Anspruch 12 oder 13, dadurch gekennzeichnet, dass das Isolierprodukt ein Harz auf Polyurethanbasis ist, das einen elastischen Füllstoff
enthalten kann.
15. Gleis (V1), das durch die Anwendung eines Verfahrens gemäß einem der vorgenannten
Ansprüche hergestellt wird, umfassend:
- eine Fundamentplatte (2),
- eine Gleisplatte (3), die auf die Fundamentplatte gegossen ist,
- zwei parallele Längsverwahrungen (5a, 5b), die ausgehend von der Oberseite (3a)
der Gleisplatte gebildet sind, wobei jede der Verwahrungen eine Schiene (11a, 11b)
des Gleises (V1) aufnimmt und tiefer ist als die Schiene hoch,
dadurch gekennzeichnet, dass jede der Schienen in der jeweiligen Verwahrung befestigt ist, wobei die Oberseite
jeder der Schienen im Wesentlichen in Höhe der Oberseite (3a) der Gleisplatte (3)
liegt, wobei jede der Schienen einen Schienenfuß (12) hat, der von einem Schienenkopf
(13) und einer Schürze (14) überragt wird, wobei der Schienenkopf und die Schürze
zwischen sich eine Nut (15) definieren und wobei die Schienen (11a, 11b) steglose
Schienen sind.
1. Method for constructing a railway track (V1), which comprises the steps consisting
in:
- pouring a track slab (3) on a foundation slab (2),
- making two parallel longitudinal notches (5a, 5b) per track from the upper surface
(3a) of said track slab, each one for receiving a rail (11a, 11b) of said railway
track (VI), in such a way that each notch is deeper than said rail is high;
characterised by a step consisting in fixing each one of said rails in its notch in such a way that
the top of each one of said rails is located substantially on the upper surface (3a)
of said track slab (3), each one of said rails comprising a rail base (12), topped
with a rail head (13) and with a flap (14), said rail head and said flap delimiting
a groove between them (15),
said rails (11a, 11b) are rails without a web.
2. Method for constructing a railway track according to claim 1,
characterised in that the height (H) of said rails (11a, 11b) is less than or equal to half of their width
(L).
3. Method for constructing a railway track according to claim 2,
characterised in that the height (H) of said rails (11a, 11b) is between 40% and 50% of their width (L).
4. Method for constructing a railway track according to one of claims 1 to 3,
characterised in that, when the foundation slab (2) is made of concrete, a track slab (3) is carried out
of which the thickness is between 75% and 90% of the thickness of said foundation
slab.
5. Method for constructing a railway track according to one of claims 1 to 3,
characterised in that, when the foundation slab (2) is made of a bituminous product, a track slab (3) is
carried out of which the thickness is between 2 and 3 times the thickness of said
foundation slab.
6. Method for constructing a railway track according to one of the preceding claims,
characterised in that it comprises the prior step consisting in:
- pouring said foundation slab (2) onto a prepared ground (1).
7. Method for constructing a railway track according to one of the preceding claims,
characterised in that the thickness of the structure composed of the foundation slab (2) and of the track
slab (3) is between 35 and 50 cm.
8. Method for constructing a railway track according to one of the preceding claims,
characterised in that it further comprises the step consisting in:
- carrying out a surface treatment on said track slab (3), such as shot-peening, deactivation
and/or impression.
9. Method for constructing a railway track according to one of claims 1 to 7,
characterised in that it further comprises the step consisting in:
- depositing on the track slab (3) a thin coating such as a surface dressing or resin
stones.
10. Method for constructing a railway track according to one of claims 1 to 7,
characterised in that it further comprises the step consisting in:
- depositing on the track slab (3) topsoil for the planting of vegetation, in particular
grass.
11. Method for constructing a railway track according to one of the preceding claims,
characterised in that the step of making said notches (5a, 5b) comprises the steps consisting in:
- sawing the walls of each notch,
- milling each notch.
12. Method for constructing a railway track according to one of the preceding claims,
characterised in that the step consisting in securing a rail (11) in each notch (5a, 5b) comprises the
steps consisting in:
- installing a rail in each notch by wedging it with respect to the bottom and to
the walls of said notch in such a way that the top of each one of said rails is located
substantially on the upper surface (3a) of said railway track (3),
- pouring an insulating product around said rail.
13. Method for constructing a railway track according to claim 12, characterised in that a template is used to wedge the rail with respect to the bottom and to the walls
of said notch.
14. Method for constructing a railway track according to claim 12 or 13,
characterised in that said insulating product is a polyurethane-base resin, able to comprise an elastic
load.
15. Railway track (V1) carried out by using a method according to one of the preceding
claims comprising
- a foundation slab (2),
- a track slab (3) cast on said foundation slab,
- two parallel longitudinal notches (5a, 5b) made on the upper surface (3a) of said
track slab, each one of the notches receiving a rail (11a, 11b) of said railway track
(VI) and being deeper than said rail is high,
characterised in that each one of said rails is fixed in each notch, the top of each one of said rails
is located substantially on the upper surface (3a) of said track slab (3), each one
of said rails comprising a rail base (12), topped with a rail head (13) and with a
flap (14), said rail head and said flap delimiting a groove between them (15), said
rails (11a, 11b) being rails without a web.