Domaine de l'invention
[0001] Le domaine de l'invention est celui de la mise en œuvre de canons de démantèlement,
aussi appelés disrupteurs, destinés à rendre inopérants des engins explosifs ou autres
appareillages. L'invention vise plus particulièrement à permettre un pointage (positionnement
et alignement) d'un tel disrupteur avec une grande précision en alliant rapidité et
simplicité de mise en œuvre.
Problème général à résoudre
[0002] Un canon de démantèlement doit être positionné et aligné pour viser un point précis
d'un engin à détruire en maîtrisant l'angle d'incidence du projectile, par exemple
un burin métallique ou de l'eau éjectée à grande vitesse. Dans le cas d'un engin explosif,
sa neutralisation doit en principe se faire sans le faire exploser, de sorte que le
pointage du disrupteur doit être précis. Ainsi, l'alignement/positionnement doit être
à la fois précis, rapide et simple, trois critères imposés respectivement pour des
raisons d'efficacité, de sécurité et d'action sous stress.
Etat de l'art antérieur
[0003] Un exemple de canon de démantèlement est décrit dans le document
GB-2 224 102A ; il comporte une embase sur laquelle un canon est monté avec diverses possibilités
de réglage, en hauteur et en angle d'élévation. L'ensemble est positionné auprès de
sa cible et le canon est pointé manuellement vers cette cible par un opérateur ; aucun
accessoire n'est prévu pour faciliter ce pointage.
[0004] Le document
US - 5 118 186 divulgue un procédé et un dispositif pour ajuster un dispositif de visée dans des
systèmes d'armes. Un télescope de visée est fixé au canon d'une arme, de même qu'un
télémètre laser qui est solidaire de ce télescope. Une ligne de collimation comporte
une source laser engagée dans le canon de l'arme en sorte d'être coaxiale avec ce
canon, ainsi qu'un collimateur définissant un plan focal ; la source laser combinée
à ce collimateur permet de former une marque de référence dans un film situé dans
le plan focal. Un réticule de référence lié au télescope de visée est réglé à l'aide
du télémètre en sorte de garantir que la visée du télescope de visée correspond à
la ligne de tir du canon. Une telle configuration est complexe en raison du fait que
l'axe de visée n'est pas confondu avec l'axe du canon. On comprend en fait de ce document
qu'il considère des configurations où l'engin de tir est disposé loin de sa cible.
[0005] Le document
US - 2005/0278964 divulgue un laser intégré à la tête d'une flèche, ce qui élimine tout problème de
parallaxe entre la flèche et le laser de visée, mais implique que le laser est perdu
après l'envoi de la flèche ; une autre option est de prévoir un laser de visée proche
de la flèche, mais on retrouve alors un écart de parallaxe, faible mais pas nul.
[0006] Le document
US- 4 777 754 enseigne de monter sur une arme une optique dont l'axe est légèrement décalé de celui
du canon, ce qui permet à l'aide d'un faisceau fin de désigner le point visé et d'un
faisceau large d'éclairer la zone. Mais le fait que l'axe optique de visée et l'axe
de l'arme ne sont pas confondus a pour inconvénient d'impliquer une certaine erreur
de tir ; par ailleurs, l'orientation du tir n'est pas définie et ne permet donc pas
de maîtriser l'angle d'attaque sur la cible.
[0007] Le document
US - 2008/0276473 enseigne la mise en oeuvre de deux diodes laser solidarisées à un disrupteur. Celles-ci
génèrent deux plans laser croisés qui projettent une croix sur la cible quelle que
soit sa distance au disrupteur. Celui-ci est alors orienté de manière à faire coïncider
cette croix avec un point visé sur la cible. Cette solution ne définit pas d'axe de
visée mais seulement un point d'arrivée du projectile sur la cible. De ce fait, elle
ne permet pas de maîtriser précisément l'angle d'attaque. D'autre part, elle ne permet
pas d'amener le disrupteur au contact de la cible car les plans lasers ne seraient
alors pas visualisables.
[0008] Le document
US - 7 523 582 divulgue un système de visée laser de précision pour disrupteur destiné à détruire
un éventuel engin explosif. Ce système est destiné à être interposé entre le disrupteur
et sa cible ; il comporte une embase comportant deux sources laser montées tête-bêche,
suivant un axe commun ; cette embase est munie d'éléments de réglage en position et
en orientation et un écran percé centré sur l'axe commun des sources laser et orienté
vers l'arrière de l'embase, perpendiculairement à cet axe commun ; un miroir est en
outre prévu pour être fixé à l'avant du disrupteur, perpendiculairement à son axe.
Le disrupteur est d'abord pointé au mieux vers la cible ; l'embase est ensuite positionnée
et orientée, devant le disrupteur, en sorte que le laser avant soit positionné et
orienté vers la cible tandis que le laser arrière intercepte le centre du miroir ;
s'il apparaît que le faisceau renvoyé par le miroir fixé à l'avant du disrupteur n'est
pas renvoyé au centre de l'écran, ce qui signifie que le disrupteur n'est pas encore
correctement pointé, ce disrupteur est ensuite ajusté en position et en orientation
en sorte que le miroir renvoie le faisceau du laser arrière vers le centre de l'écran
percé ; il peut se révéler nécessaire, par itérations, de repositionner et réaligner
le dispositif en fonction du débattement en position et en orientation du disrupteur.
Ce dispositif doit être enlevé avant le déclenchement d'un tir du disrupteur, tandis
que le miroir est généralement laissé en place pour ne pas risquer, en l'enlevant,
de modifier la configuration du disrupteur.
[0009] Un tel système permet une bonne colinéarité entre l'accessoire de visée et le disrupteur,
sous réserve toutefois que les deux lasers soient eux-mêmes bien colinéaires, ce qui
est généralement rarement atteint avec précision ; en outre, il a pour inconvénient
de nécessiter un réglage par itérations, ce qui peut se révéler délicat de mise en
oeuvre ; par ailleurs, la nécessité de positionner le dispositif entre le disrupteur
et sa cible présente l'inconvénient d'empêcher d'approcher le disrupteur à proximité
de sa cible, ce qui peut nuire à l'efficacité du disrupteur, notamment en cas de charge
creuse. Plus précisément, le fait de placer le dispositif avec les sources laser entre
le disrupteur et la cible présente deux inconvénients notables. Le premier est de
limiter la précision d'alignement angulaire des axes laser puisque les erreurs de
réglage seront d'autant moins lisibles que le bras de levier est restreint (à moins
de disposer le disrupteur à une grande distance de sa cible, ce qui n'est généralement
pas souhaité). Le second est d'empêcher le rapprochement du disrupteur et de la cible
en dessous d'une valeur fixée par l'encombrement des lasers et l'espace nécessaire
aux réglages, ce qui peut compromettre l'efficacité du démantèlement dans le cas,
par exemple, de l'utilisation d'une charge creuse. Par ailleurs, le fait que le miroir
d'alignement solidaire du disrupteur est détruit par le projectile sortant de celui-ci
génère un risque de modification de trajectoire du projectile ; en outre, le miroir
en se brisant génère des éclats dont il faut se protéger, compliquant d'autant l'usage
du dispositif.
Exposé de l'invention
[0010] L'invention a pour objet de pallier les inconvénients des solutions actuelles d'une
manière simple, rapide et de coût modéré, permettant un alignement précis d'un disrupteur
par rapport à une cible sans nécessiter d'itérations complexes, le disrupteur étant
à une distance de la cible qui peut être librement choisie par un opérateur ; l'invention
vise en particulier le cas d'un disrupteur pouvant ainsi être éventuellement localisé
à proximité immédiate d'une cible pour un bon démantèlement de celle-ci, d'où un gain
de temps précieux dans les situations d'urgence sous-tendues par l'usage de ce type
d'appareil.
[0011] Il faut noter ici que, même lorsqu'il est possible d'amener un disrupteur à une faible
distance d'une cible, il reste important de pouvoir pointer ce disrupteur avec une
grande précision ; en effet, il peut être nécessaire de localiser l'impact d'un tir
du disrupteur sur un volume de quelques centimètres cubes seulement au sein de la
cible pour en éviter l'explosion, c'est-à-dire sur un volume bien plus petit que celui
de cette cible, à une distance significative de l'enveloppe de celle-ci ; le besoin
de précision, en position et en orientation, existe donc même lorsque le disrupteur
est au plus proche de cette enveloppe.
[0012] Il est rappelé que la localisation du volume à atteindre au sein de l'enveloppe de
la cible, et donc la direction et la position de la ligne de tir, peut être déterminée
au préalable à partir d'une radiographie faisant apparaître, malgré la protection
constituée par l'enveloppe, le contenu de la cible, y compris l'élément à détruire.
[0013] L'invention propose à cet effet un procédé de positionnement et d'alignement d'un
disrupteur destiné au démantèlement d'une cible et comportant un axe de tir, une direction
de tir souhaitée ayant été préalablement déterminée en position et en orientation
par rapport à cette cible, ce procédé comprenant les étapes consistant à
- disposer un laser, adapté à émettre des faisceaux suivant une ligne de visée, à distance
de la cible en sorte que la ligne de visée de ce laser soit confondue avec la direction
de tir souhaitée,
- intercaler le disrupteur entre le laser et la cible,
- positionner et orienter le disrupteur en sorte d'en rendre l'axe de tir confondu avec
la ligne de visée, au moyen d'un miroir plan monté à l'arrière du disrupteur et disposé
perpendiculairement à l'axe de ce disrupteur pour renvoyer vers le laser un faisceau
émis par celui-ci et réfléchi par ce miroir en une marque centrée sur l'axe de tir
en étant confondu avec cette ligne de visée.
[0014] On appréciera, par comparaison avec l'enseignement du document
US - 7 523 582, que l'invention enseigne de ne mettre en œuvre qu'une seule source laser, située
derrière le disrupteur par rapport à la cible, de sorte que celui-ci peut être disposé
très près de sa cible, tout en laissant l'opérateur libre de choisir une distance
importante entre le disrupteur et le dispositif, pour maximiser la précision de pointage.
En fait l'invention réside notamment, par rapport aux enseignements des documents
cités, dans le fait d'avoir perçu que le fait de disposer d'abord le laser par rapport
à la cible (ce qui peut se faire d'après une radiographie préalable, dans le cas d'une
opération de démantèlement d'une cible), avant toute mise en place du disrupteur entre
ce laser et la cible, permet ensuite un réglage à la fois simple, précis et rapide
(sans itération de celui-ci) par rapport à la cible.
[0015] De manière avantageuse, l'étape de positionnement et d'orientation du disrupteur
par rapport au laser consiste d'abord à orienter le miroir (et le disrupteur mobile
dont il est solidaire) en sorte de le rendre perpendiculaire à la ligne de visée du
laser, puis à déplacer cet ensemble (miroir-disrupteur) en translations (sans changement
d'orientation) de manière à ce que la ligne de visée du laser soit interceptée par
le miroir à l'emplacement de ladite marque. Le fait de régler d'abord l'orientation
puis la position du disrupteur contribue à minimiser les besoins d'itérations lors
de ce réglage.
[0016] En pratique, la distance entre le laser et la cible est choisie en fonction des besoins,
en particulier de la taille du disrupteur ; cette distance est en pratique d'au moins
plusieurs dizaines de centimètres, par exemple un mètre. Par ailleurs on comprend
que le fait d'augmenter cette distance n'implique pas de réduction de précision ;
au contraire, plus la distance entre le laser et le disrupteur est grande, meilleure
est la précision du pointage de ce disrupteur par rapport au laser, donc par rapport
à la cible. En fait, le fait de disposer le disrupteur mobile devant le laser permet
de choisir indépendamment la précision du pointage (liée à la distance entre le laser
et le miroir) et la proximité du disrupteur vis-à-vis de la cible. Une plage de 2
à 5 mètres semble être un bon compromis lors d'un démantèlement.
[0017] Ainsi, selon une application avantageuse de l'invention, on positionne le disrupteur
en sorte que le miroir qui en est solidaire soit plus proche de la cible que du laser.
Même si l'invention a des avantages particuliers lorsque le disrupteur est positionné
à moins de quelques mètres de la cible (typiquement jusqu'à trois mètres), il faut
comprendre que l'invention peut être mise en œuvre à des distances plus importantes
de la cible.
[0018] Pour la mise en oeuvre de ce procédé, l'invention propose un ensemble de démantèlement
d'une cible comportant un disrupteur ayant un axe de tir et un dispositif d'alignement
et de positionnement de ce disrupteur suivant une direction de démantèlement déterminée
par rapport à cette cible, comportant un sous-ensemble de tir comportant un support
mobile sur lequel est monté un châssis mobile auquel ce disrupteur est fixé et qui
est muni d'éléments de réglage en translation et en orientation par rapport au support
et un miroir orienté vers l'arrière du disrupteur et fixé au disrupteur en étant perpendiculaire
à l'axe de tir en ayant une marque de centrage centrée sur cet axe, et un ensemble
de pointage comportant un autre support sur lequel est monté un laser adapté à émettre
des faisceaux suivant une ligne de visée confondue avec la direction de démantèlement,
ce sous-ensemble de pointage étant disposé derrière le sous-ensemble de tir par rapport
à une cible de telle sorte que le miroir intercepte la ligne de visée du laser en
sa marque de centrage en lui étant perpendiculaire, grâce à quoi l'axe de tir du disrupteur
est confondu avec la ligne de visée du laser.
[0019] De manière avantageuse, cet ensemble comporte en outre un écran de visualisation
fixé au laser en avant de celui-ci, en ayant un axe de symétrie aligné avec la ligne
de visée du laser, conçu en sorte de visualiser le point d'impact avec cet écran,
grâce au caractère diffusant de celui-ci, d'un faisceau émis par ce laser et réfléchi
par le miroir vers cet écran. Une visualisation de l'impact du faisceau réfléchi peut
être obtenue sur la partie avant du laser proprement dit ; toutefois, la présence
d'un tel écran permet de choisir l'écart angulaire maximal que l'on accepte entre
les faisceaux émis et réfléchis, donc entre la ligne de visée du laser et la direction
de démantèlement, au début des opérations d'alignement indépendamment de la taille
du laser.
[0020] De manière particulièrement avantageuse, l'écran de visualisation a une surface orientée
vers le sous-ensemble de tir qui est non seulement diffusante mais aussi réfléchissante,
ce qui permet d'augmenter la précision du pointage.
[0021] Diverses formes peuvent être choisies pour l'écran, en ayant un axe de symétrie confondu
avec la ligne de visée du laser. C'est ainsi que l'écran peut être plan (réfléchissant
ou non) ; en variante, la surface réfléchissante de cet écran est avantageusement
convexe.
[0022] Les supports du châssis ou du laser peuvent être de types très variés, tels que des
robots mobiles. De manière avantageuse, le support du châssis portant le disrupteur,
voire le support du laser, est un trépied comportant un socle et des pieds dont les
débattements angulaires respectifs par rapport au socle sont suffisamment importants
pour que le châssis (ou le laser) puisse, selon les besoins, être en- dessous ou au-dessus
du socle.
[0023] Le laser émet avantageusement dans le domaine visible, ce qui facilite le repérage
des impacts sur le miroir et sur le laser (ou sur l'écran de visualisation) ; toutefois,
selon une variante pouvant être intéressante dans certaines conditions, le laser peut
être conçu pour émettre des faisceaux en dehors du domaine visible.
[0024] On comprend qu'avantageusement, un dispositif de pointage pour le positionnement
et l'alignement d'un disrupteur comporte un miroir destiné à être fixé à l'arrière
d'un disrupteur en étant orienté vers l'arrière de celui-ci en étant perpendiculaire
à l'axe de tir de ce disrupteur en ayant une marque de centrage centrée sur cet axe,
et un ensemble de pointage comportant un support sur lequel est monté un laser adapté
à émettre des faisceaux suivant une ligne de visée en étant réglable en position et
en orientation par rapport à ce support (de manière à permettre à cette ligne de visée
d'être, lors d'une opération de démantèlement, confondue avec la direction de démantèlement
souhaitée), ce sous-ensemble de pointage étant destiné à être disposé en regard du
miroir de telle sorte que le miroir intercepte la ligne de visée en sa marque de centrage
en lui étant perpendiculaire.
[0025] Les caractéristiques avantageuses mentionnées ci-dessus à propos d'un éventuel écran
de visualisation s'appliquent aussi ici, lorsqu'on considère le sous-ensemble de pointage
seul, avec le miroir (il peut être réfléchissant, ou non, plan ou convexe).
Description détaillée de l'invention
[0026] Des objets, caractéristiques et avantages de l'invention ressortent de la description
qui suit, donnée à titre d'exemple illustratif non limitatif, en regard des dessins
annexés sur lesquels :
- la figure 1 est un schéma de principe d'un dispositif de positionnement et d'alignement
d'un disrupteur, combiné à un tel disrupteur,
- la figure 2 est un schéma de principe d'un premier sous-ensemble de ce dispositif
en une première étape du procédé de positionnement et d'alignement du disrupteur,
- la figure 3 est un schéma de principe du dispositif en une seconde étape du procédé
de positionnement et d'alignement du disrupteur,
- la figure 4 est un schéma de principe de l'utilisation d'un écran que comporte le
premier sous-ensemble et d'un miroir monté sur le disrupteur pour cette seconde étape,
- la figure 5 est un schéma de principe d'une première partie de cette seconde étape,
- la figure 6 est un schéma de principe d'une seconde partie de cette seconde étape,
- la figure 7 est un schéma d'un exemple de réalisation d'un disrupteur muni du miroir,
- la figure 8 est un schéma de principe d'une variante de la configuration de la figure
4, et
- la figure 9 est un schéma de principe d'une autre variante de la configuration de
la figure 4.
[0027] L'invention décrite ci-dessous concerne le positionnement et l'orientation d'un disrupteur
pour le démantèlement d'une cible.
[0028] Le procédé de l'invention peut être résumé comme suit. L'opérateur définit l'orientation
et la position optimale que doit avoir le disrupteur pour adresser la cible. On matérialise
cette direction dite de démantèlement à l'aide d'un faisceau optique, laser en particulier,
suivant une ligne de visée. Les opérations d'alignement et de positionnement du disrupteur
par rapport à la source du faisceau optique permettent ensuite de confondre cette
ligne de visée avec l'axe du disrupteur avec une incertitude de pointage-centrage
qui est du même ordre de grandeur que la taille du faisceau laser utilisé ; cette
incertitude peut être millimétrique lorsque le faisceau a une dimension millimétrique.
[0029] Le principe de l'invention est schématisé en figure 1, qui représente un dispositif
de positionnement et d'alignement, conjointement avec un disrupteur que l'on cherche
à orienter avec précision par rapport à une cible. Cet ensemble est composé de deux
sous-ensembles désignés par SE1 et SE2.
[0030] Le sous-ensemble SE1 est composé d'un laser d'alignement 1 ayant une ligne de visée
et monté sur un support 10, en pratique posé au sol,, et d'un écran de visualisation
2 situé en avant de ce laser, centré sur l'axe de ce laser et disposé perpendiculairement
à celui-ci. Cet écran de visualisation est adapté à être traversé par un faisceau
laser émis par le laser 1, au moins dans sa portion centrale (schématisé en un point
A à la figure 4) ; cette portion centrale peut être matérialisée par un perçage ou
être une portion transparente à un tel faisceau laser, de préférence en outre semi-diffusante
; en effet, la surface de l'écran qui est orientée vers l'avant est rendue diffusante,
par toute technique connue appropriée (par exemple sablage, sérigraphie ou gravure
laser de motif tramé), de manière à pouvoir rendre visible le point d'impact d'un
faisceau laser interceptant cet écran, d'où le nom de « écran de visualisation » (voir
ci-dessous). De manière générale, ce sous-ensemble SE1 est réglable en position et
en orientation par rapport à une cible à démanteler ; puisque le positionnement et
l'orientation du support par rapport au sol, donc par rapport à la cible, peut ne
pas être choisi librement, il est préférable que le laser soit lui-même réglable en
position et en orientation par rapport à ce support. Selon les besoins et l'environnement,
le support 10 peut être un trépied, un robot ou tout autre moyen.
[0031] En pratique, le pointage du laser peut être réalisé à partir d'une radiographie de
la cible effectuée à partir d'une source de rayonnement portée par le même support
que le laser ; dans ce cas, la position du laser est déterminée par la position du
point source des rayons X de la source et son orientation, seule à pouvoir être réglée,
est définie pour rejoindre un point repéré au sein de la cible au moyen de la radiographie
; un système mécanique sert alors à orienter le laser autour du centre d'émission
de la source qui sert alors de support au laser.
[0032] Le sous-ensemble SE2 comporte un disrupteur 4, connu en soi, monté sur un châssis
7 relié à un support 6 posé au sol par des éléments mécaniques 5 de réglage en translation
et en rotation. Ce sous-ensemble comporte en outre un miroir-centreur plan 3 solidaire
du disrupteur, monté et disposé en sorte d'être centré sur l'axe du disrupteur (c'est-à-dire
son axe de tir) perpendiculairement à celui-ci, vers l'arrière, c'est-à-dire à l'opposé
de la ligne de tir. La surface du miroir-centreur 3 est de préférence rendue à la
fois réfléchissante et diffusante par une méthode quelconque (par exemple sablage,
sérigraphie ou gravure laser de motif tramé, de manière à pouvoir réfléchir un faisceau
laser intercepté par ce miroir tout en en visualisant le point d'impact.
[0033] Ce miroir comporte une marque de toute nature appropriée permettant d'en visualiser
le centre O ; il peut s'agir d'une croix ou d'une marque présentant un pouvoir diffusant
supérieur au reste de la surface de ce miroir ; sur la figure 3 ci-dessous, ce miroir
3 comporte deux axes de référence, de préférence perpendiculaires, dont le croisement
marque le centre de ce miroir ; des lignes de repérage peuvent en outre être formées
sur ce miroir, dont l'intérêt apparaîtra plus loin. Ce miroir a ici la forme d'un
disque mais peut avoir toute autre forme appropriée, par exemple polygonale.
[0034] Le montage du miroir à l'arrière du disrupteur est avantageusement réalisé par l'intermédiaire
d'une pièce de fixation du disrupteur au châssis ou par l'intermédiaire de ce châssis
lui-même ; plus précisément, le miroir est de préférence réalisé en métal et peut
bénéficier alors des précisions mécaniques d'usinage qui sont aisément accessibles
pour permettre de positionner avec une précision suffisante, au dixième de millimètre
près ou au dixième de milliradian près, le miroir par rapport au disrupteur par l'intermédiaire
de la pièce de fixation du disrupteur au châssis et du châssis lui-même.
[0035] De manière avantageuse, ce sous-ensemble comporte en outre, en avant de ce miroir
mais en arrière de la sortie du disrupteur, un élément pare-éclats 11 destiné à protéger,
en cas de besoin, le miroir des éventuels éclats résultant de la mise en œuvre du
disrupteur. Toutefois, un tel élément n'est pas toujours utile ; ainsi, le disrupteur
peut être du type « sans recul » qui éjecte une certaine quantité d'eau vers l'arrière
pour équilibrer le recul. Les seules projections vers l'arrière sont alors de l'eau
à grande vitesse avec des fragments de plastique provenant des bouchons du disrupteur
servant à contenir l'eau avant le tir. De tels disrupteurs sont normalement équipés
de déflecteurs pour casser ces jets de sorte qu'un pare-éclats n'est normalement pas
utile. Ce miroir-centreur 3 peut être réalisé en matériau résistant aux chocs et aux
projections dus au tir du disrupteur, tel un métal comme l'aluminium ou encore un
acier inoxydable par exemple. Le pare-éclats 11, lorsqu'il existe, protège le miroir-centreur
3 des projections d'eau ou de particules diverses provenant du disrupteur au moment
du tir. Il peut être réalisé dans le même matériau que le miroir 3. Sa forme peut
être en coin ou conique afin de dévier les projections latéralement ou radialement,
respectivement.
[0036] Le sous-ensemble SE1 est disposé derrière le sous-ensemble SE2 par rapport à une
cible repérée en 8, à une distance quelconque choisie par l'opérateur. L'emplacement
de SE1 n'introduit aucune contrainte sur l'emplacement de SE2, qui peut être donc
être aussi près de la cible que l'opérateur le souhaite.
[0037] Le dispositif de positionnement et d'alignement comporte, en soi, essentiellement
les éléments 1 à 3, le support 6 et les éléments 5 de réglage en rotation et en translation
du châssis 7 pouvant être utilisés indépendamment du dispositif de positionnement
et d'alignement.
[0038] On comprend que, lorsque ces éléments sont parfaitement coaxiaux, un faisceau laser
émis par le laser 1, qui traverse l'écran 2 en son centre, est intercepté par le miroir
en son centre et est renvoyé vers le centre de l'écran et donc vers le laser 1. Puisque
le miroir est monté en sorte d'être coaxial au disrupteur, cela signifie que, dans
cette configuration, l'axe du laser 1 est confondu avec l'axe du disrupteur.
[0039] Le laser d'alignement 1 produit un faisceau 12 selon une ligne de visée qui matérialise
la direction de tir souhaitée 9 (direction de démantèlement), préalablement définie
par l'opérateur, suivant laquelle un tir du disrupteur doit atteindre la cible 8,
suivant une certaine orientation, pour en obtenir le démantèlement. L'écran de visualisation
2 est solidaire du laser 1 et est traversé par le faisceau 12 ; comme cela sera détaillé
plus loin il permet de visualiser la qualité de l'auto collimation de l'alignement.
[0040] Le sous-ensemble SE2 sert à positionner le disrupteur 4 par rapport au laser en sorte
d'en confondre l'axe de tir avec la ligne de visée, donc avec l'axe de tir souhaité
9, en profitant de ce que cet axe du disrupteur 4 est, par construction de l'ensemble,
mécaniquement confondu avec l'axe passant par le centre du miroir-centreur 3 et perpendiculaire
à sa surface réfléchissante.
Opérations d'alignement
[0041] Les opérations de mise en œuvre du dispositif d'alignement sont schématisées par
les figures 2 à 6 et comportent :
- une opération de positionnement et d'alignement du laser d'alignement (sous-ensemble
SE1) sur la cible,
- une opération d'alignement du disrupteur par rapport au sous-ensemble SE1, après solidarisation
du miroir 3 au disrupteur, pour rendre parallèles les axes respectifs de ces sous-ensembles,
- une opération de positionnement du disrupteur par rapport au sous-ensemble SE1, pour
rendre coaxiaux ces axes respectifs.
[0042] L'axe de tir souhaité (9), appelé ci-dessus direction de démantèlement, est défini
préalablement par l'opérateur selon une méthode quelconque pour atteindre la cible
(8) suivant une certaine orientation par le tir du disrupteur (4) ; comme indiqué
ci-dessus, cette détermination préalable peut se faire au moyen d'une radiographie
au moyen d'une source montée sur un support sur lequel est également monté le laser.
En principe, la définition de l'axe de tir souhaité n'a pas besoin de tenir compte
des lois de la balistique, dès lors que le disrupteur est suffisamment près de la
cible pour qu'on puisse considérer que le tir sera tendu (c'est-à-dire suivant une
trajectoire rectiligne).
[0043] On commence par mettre en place le sous ensemble SE1, c'est-à-dire qu'on place le
laser 1 muni de son écran de visualisation 2 sur le support 10 à proximité de la cible.
Une distance suffisante entre l'ensemble SE1 et la cible doit toutefois être respectée
de façon à pouvoir intercaler par la suite le sous-ensemble SE2. Bien entendu, l'ensemble
SE1 peut être assemblé à l'avance (notamment en combinaison avec une source de rayonnement
comme indiqué ci-dessus).
[0044] La distance à laquelle on place le sous-ensemble SE1 par rapport à la cible dépend
de la nature de la cible à détruire, du type de tir à réaliser avec le disrupteur,
et des conditions d'efficacité optimales du disrupteur ; cette distance est de préférence
comprise entre 2 et 5 m selon l'encombrement du disrupteur utilisé par exemple ou
selon des contraintes propres à la radiographie préalable à cette neutralisation.
[0045] Le laser 1 est alors aligné selon une méthode quelconque, par action sur les éléments
de réglage du support 10, sur un point préalablement identifié au sein de la cible
8 (appelé point d'intérêt) à atteindre par le disrupteur suivant la ligne de visée
9, comme indiqué en figure 2.
[0046] Le sous-ensemble SE2 est ensuite intercalé entre le sous-ensemble SE1 et la cible
en respectant une distance entre l'écran 2 et le miroir-centreur 3 la plus grande
possible pour minimiser l'incertitude sur l'alignement ; par contre le disrupteur
peut être disposé aussi près de la cible que le souhaite l'opérateur. Le positionnement
initial du disrupteur se fait visuellement par l'opérateur de manière à ce que le
disrupteur pointe approximativement sur le point d'intérêt de la cible et à ce que
le laser d'alignement atteigne approximativement le centre du miroir-centreur 3. Ceci
est schématisé par la figure 3.
[0047] La figure 4 montre le principe de l'alignement fin utilisé par l'invention, mettant
en œuvre l'écran de visualisation 2 et le miroir centreur 3.
[0048] Le faisceau laser 12 émis par le laser 1 au travers de l'écran 2 au point A, est
réfléchi par le miroir-centreur (3) solidaire du disrupteur, en un point noté B. Le
faisceau laser réfléchi 13 rencontre l'écran 2 solidaire du laser en un point noté
C ; la surface de l'écran 2 est ici uniquement diffusante (sans capacité significative
à réfléchir le faisceau) ; par contre, la face arrière du miroir-centreur 3 est avantageusement
à la fois diffusante et réfléchissante, grâce à quoi le faisceau laser 12 est non
seulement réfléchi pour former le faisceau réfléchi 13 mais aussi diffusé afin de
rendre visible le point de réflexion B. Au début des opérations de positionnement
et d'alignement du disrupteur, ce point B est généralement éloigné du centre O du
miroir centreur 3.
[0049] Une première étape de l'alignement consiste à rendre l'axe du miroir-centreur 3 colinéaire
au faisceau laser 12. Pour cela on procède comme suit. On commence par rendre l'axe
du miroir parallèle au faisceau laser par méthode d'auto collimation, c'est-à-dire
par rotations du miroir 3 (et donc du disrupteur) jusqu'à amener le point C au point
A. A cet effet, on utilise par exemple des vis micrométriques de rotation installées
dans le système de rotation-translation 5 reliant le disrupteur à son support 6. Le
résultat obtenu est présenté en figure 5. Le miroir est alors perpendiculaire au faisceau
laser 12 émis par le laser 1.
[0050] On cherche ensuite à centrer le miroir sur l'axe laser, en translatant le miroir
jusqu'à amener son centre, qui est matérialisé, au point B. A cet effet, on utilise
par exemple des vis micrométriques de translation installées dans le système de rotation-translation
5 précité. Ce réglage ne modifiant pas le précédent réglage des rotations, l'auto-collimation
est conservée. Le résultat est présenté en figure 6 (c'est pour des raisons de lisibilité
que le faisceau réfléchi est représenté légèrement décalé par rapport au faisceau
émis).
[0051] Les réglages sont alors terminés et le disrupteur est prêt à être mis en oeuvre.
En effet, après les réglages en rotations puis en translation, l'axe central du miroir-centreur
3 est confondu avec l'axe du laser 12 matérialisant la ligne de tir 9. L'axe du disrupteur
étant confondu avec celui du miroir-centreur, il est alors aussi confondu avec la
ligne de tir 9, ce qui correspond au résultat recherché.
[0052] L'écran de visualisation est ici représenté comme étant une pièce distincte du laser
1 ; en variante il est matérialisé par une face avant de celui-ci si son aire est
suffisamment importante pour être interceptée par le faisceau réfléchi dans la configuration
de la figure 3 et si son état de surface permet la visualisation de l'impact de ce
faisceau réfléchi.
Evaluation de la précision d'alignement
[0053] On peut noter que l'alignement ainsi réalisé est de très bonne qualité.
[0054] On peut utiliser les notations suivantes :
- Δc l'erreur que l'on peut faire sur le centrage du faisceau 12 sur le miroir-centreur
3 au point B,
- Δp l'erreur que l'on peut faire sur le centrage du faisceau réfléchi 12 sur l'écran
2 au point C,
- L1 la distance entre l'écran 2 et le miroir-centreur 3 et
- L2 celle entre ce dernier et la cible.
[0055] L'erreur angulaire Δa peut s'écrire sous la forme :

[0056] Grâce au principe optique de ce dispositif, l'erreur angulaire est divisée par le
facteur 2 qui est dû à la réflexion sur le miroir-centreur et divisée par la distance
L1. En effet, L1 sert de démultiplication à l'erreur angulaire en séparant le retour,
point C, du faisceau incident, point A.
[0057] Nous appelons alors E l'erreur de visée du disrupteur ou la distance entre le point
visé par le disrupteur après alignement et la cible. Cette erreur E peut s'écrire
sous la forme :

[0058] En prenant des valeurs réalistes telles que Δc = 1 mm, Δp = 1 mm, L1 = 2 m et L2
= 1m (les figures ne sont pas à l'échelle, pour des raisons de lisibilité), nous obtenons
une erreur de visée E = 1.25 mm.
[0059] La précision du tir sera d'autant plus satisfaisante que le projectile n'a pas de
barrière physique à traverser avant d'atteindre la cible et qu'il ne risque pas d'être
dévié.
[0060] Par ailleurs, aucune modification n'est faite entre la fin de l'alignement et le
tir (comme par exemple le retrait d'un miroir, puisque celui-ci ne gêne en rien le
tir), ce qui est un gage de stabilité de l'alignement.
[0061] Il est donc vérifié que le dispositif de l'invention, constitué des éléments 1+2+3
autorise un alignement précis et rapide sans étapes itératives de l'axe de visée du
disrupteur, en position et en angle. Il permet en outre d'amener le disrupteur quasiment
au contact de la cible, si nécessaire.
[0062] Ce dispositif permet donc, de manière fiable et simple, de rendre confondu l'axe
d'un disrupteur, ou d'un autre appareil, à un faisceau laser préalablement orienté
selon une méthode quelconque.
Exemple de réalisation
[0063] La figure 7 montre un exemple préféré de réalisation du sous-ensemble SE2.
[0064] Le disrupteur 4 peut être, en soi, d'un modèle quelconque. Il s'agit par exemple
d'un disrupteur connu sous la dénomination Richmond RE70 sans recul (cas représenté
à la figure 7) ; on peut également citer les disrupteurs connus sous la dénomination
Neutrex 12,7 et 20mm avec ou sans recul.
[0065] La référence «
e » désigne des éléments classiques en soi permettant d'interfacer le disrupteur au
reste du dispositif par l'intermédiaire du châssis 7. Le miroir-centreur 3 placé à
l'arrière du disrupteur est supporté par le châssis 7 de manière à ce que son axe
soit confondu avec celui du disrupteur.
[0066] Les éléments de réglage en rotation et de translation de ce châssis par rapport au
support 6, ici formé d'un trépied, comportent avantageusement des ensembles distincts
pour les divers réglages.
[0067] La référence « a » désigne un dispositif de réglage en rotation du châssis 7 autour
d'un axe horizontal ; ce dispositif est ici constitué de poignées actionnant un système
vis sans fin-roue dentée. Il permet le réglage en piqué ou en cabré, aussi appelé
réglage en site, du châssis 7.
[0068] La référence « b » désigne un dispositif de réglage en rotation autour d'un axe vertical,
qui peut comporter des éléments analogues à ceux du dispositif a. Ce dispositif permet
d'ajuster l'orientation droite-gauche, ou réglage en gisement, de l'ensemble ci-dessus.
[0069] La référence «
c » désigne un dispositif de réglage en translation horizontale tandis que la référence
«
d » désigne un dispositif de réglage en translation verticale. Ces dispositifs
c et
d sont ici constitués d'un système crémaillère-vis sans fin et de poignées. Ils permettent
l'ajustement des décalages horizontal et vertical, respectivement, de l'ensemble décrit
ci-dessus.
[0070] Dans l'exemple représenté, les axes de rotation des dispositifs de réglage en rotation
sont coplanaires ; il est même avantageux que ces axes se croisent à l'emplacement
de la marque du miroir. Dans un tel cas, l'ordre des réglages peut être quelconque
puisque les rotations n'entraînent pas de déplacement de cette marque par rapport
au faisceau laser. Lorsque les axes de rotation précités ne respectent pas les conditions
précitées, il est recommandé de commencer par les rotations et d'effectuer ensuite
les translations (sinon il peut s'avérer nécessaire d'effectuer des itérations). Le
fait de prévoir de commencer par les réglages en rotation avant les réglages en translation
a l'avantage d'éviter les itérations indépendamment de la configuration précise des
axes de rotation par rapport au miroir. On comprend toutefois que, si l'on admet d'avoir
à effectuer un nombre limité d'itérations, l'ordre des opérations de réglage peut
être choisi librement.
[0071] Le fait de disposer les dispositifs de réglage en rotation entre le disrupteur et
les dispositifs de réglage en translation, ce qui revient en pratique à éloigner le
disrupteur vis-à-vis de la partie centrale (socle) du support 6, peut avoir l'avantage
de minimiser le risque que les pieds de ce support viennent gêner les opérations de
réglage en rotation du disrupteur surtout lorsque le centre de ces rotations est situé
sur le miroir, c'est-à-dire est fortement déporté vis-à-vis du centre de gravité du
disrupteur.
[0072] Le trépied qui est ici constitutif du support comporte avantageusement des pieds
réglables en orientation par rapport au socle auquel se raccordent les éléments de
réglages en translation et en rotation, et ce sur un débattement suffisamment important
pour que, selon les besoins, l'ensemble du châssis et des éléments de réglage en translations
et en rotations soit en dessous (configuration représentée à la figure 7) ou au-dessus
du socle. La configuration représentée a l'avantage que l'ensemble 4+7 est suspendu
sous le socle, ce qui permet des lignes de tir très basses en ayant la possibilité
d'approcher le disrupteur à quelques centimètres du sol et garantit une bonne stabilité
de l'ensemble ; l'autre configuration a l'avantage de permettre de disposer le disrupteur
à des hauteurs bien supérieures, sans risque que les pieds gênent les manœuvres des
dispositifs de réglage en translations et en rotations.
[0073] Les extrémités des pieds sont avantageusement munies d'éléments facilitant l'accrochage
au sol ; il peut s'agir, notamment, d'embouts antidérapants ou de pointes permettant
un ancrage dans le sol.
[0074] A titre d'exemple de réalisation, le miroir centreur est réalisé en acier inoxydable,
recouvert d'une couche d'aluminium et d'une couche de protection contre l'oxydation
; ce miroir a un diamètre de 120 mm et 20 mm d'épaisseur, et la couche de protection
est conforme aux procédures standards du domaine des miroirs en verre-aluminium en
optique. L'aspect réfléchissant et diffusant de la surface de ce miroir est par exemple
obtenu au moyen d'un tramage de lignes orthogonales gravées par laser sur une faible
profondeur, typiquement de l'ordre de quelques de microns ; en variante, l'aspect
réfléchissant et diffusant de la surface du miroir peut être obtenue par un rodage,
après polissage, en sorte de créer des micro-rayures sur l'ensemble de la surface.
[0075] Lorsque la ligne de tir souhaitée par rapport à la cible a été déterminée de manière
indépendante, le sous-ensemble SE1 peut avoir une structure similaire à celle du sous-ensemble
SE2, à ceci près que le disrupteur est remplacé par le laser 1. Toutefois, comme indiqué
ci-dessus, le sous-ensemble SE1 peut comporter, en tant que support du laser, un ensemble
de radiographie comportant un support et une source de rayonnement X ; le laser est
alors avantageusement monté sur cette source ou son support en sorte que sa ligne
de visée passe par le centre d'émission de cette source de rayonnement. Le support
de l'ensemble de radiographie peut être un simple trépied mis en place de manière
approximative par rapport à la cible, sans réglage en translation ; lorsque la ligne
de tir permettant d'atteindre la zone à atteindre au sein de la cible a été déterminée,
il suffit, par simple réglage en rotation, d'orienter le laser en sorte que sa ligne
de visée intercepte cette zone à atteindre. et le réglage du laser par rapport au
support peut ne se faire qu'en rotation. D'autres types de support sont bien entendu
possibles, par exemple du type robot ; en fait l'invention ne porte pas sur la manière
dont le laser est pointé vers la cible.
[0076] Le laser a par exemple une longueur d'onde dans le domaine du visible ; il peut s'agir
du rouge, mais le choix d'une longueur d'onde dans le domaine du vert, par exemple
526 nm a l'avantage de permettre une détection plus facile par l'œil humain, y compris
dans le cas de certains daltoniens. Il existe sur le marché de nombreux lasers ayant
une telle longueur d'onde.
[0077] A titre d'exemple, l'écran de visualisation, qui n'est ici que diffusant, peut être
réalisé en papier ou carton blanc, en un plastique diffusant ou encore en tout autre
matière recouverte de peinture blanche ; de nombreux produits de ce genre existent
sur le marché.
[0078] On peut noter que le sous-ensemble représenté à la figure 7 ne comporte pas de pare-éclat
tel que celui schématisé sous la référence 11 dans les figures précédentes ; en effet,
il a été expliqué que cet écran n'est pas nécessaire et n'est qu'optionnel.
[0079] Il a été indiqué à propos de l'écran de visualisation qu'il avait une surface avant
(orientée vers le disrupteur) ayant uniquement des propriétés diffusantes pour permettre
une visualisation facile d'un impact du faisceau réfléchi par le miroir centreur ;
de manière avantageuse, cette surface avant a en outre des propriétés réfléchissantes,
ce qui a pour avantage de permettre une optimisation de l'alignement.
[0080] La figure 8 montre ainsi que l'écran de visualisation 2' renvoie en C le faisceau
provenant du miroir 3 ; ce faisceau noté 22 est à son tour réfléchi par le miroir
centreur en un faisceau 23 qui intercepte l'écran 2' en un point D. on comprend qu'à
chaque réflexion, l'éventuelle erreur angulaire entre les axes des éléments 2' et
3 est amplifiée ; en D, le faisceau ayant subi trois réflexions, il est trois fois
plus éloigné de A que le point C, d'où une précision trois fois meilleure dans l'évaluation
du décalage angulaire entre les axes des éléments 2' et 3. Plus il y a de réflexions,
plus la précision est élevée ; en supposant le nombre maximal de réflexions avant
extinction (ou renvoi du faisceau à l'écart de l'écran de visualisation) égal à dix,
ce procédé améliore la précision angulaire d'un facteur dix.
[0081] L'erreur angulaire Δa devient en effet :

N étant le nombre de réflexions utilisées.
[0082] Les explications précédentes ont été données dans un cas où aussi bien le miroir
centreur que l'écran de visualisation sont plans.
[0083] On comprend que plus leurs dimensions transversales sont importantes, moins il est
nécessaire que le premier réglage de la configuration du disrupteur soit précis (voir
la figure 3) ; à l'inverse, plus ces dimensions sont faibles, plus faibles sont l'encombrement
et le poids, et plus il est facile d'approcher le disrupteur du sol.
[0084] En fait, l'écran de visualisation peut ne pas être plan mais avoir une forme convexe
(avec de préférence un axe de symétrie confondu avec l'axe du laser). La figure 9
montre ainsi que, avec un écran convexe noté 2", plus le faisceau réfléchi par le
miroir intercepte l'écran loin du point A, plus le faisceau 22' réfléchi en C' s'écarte
de l'axe du laser, et plus le point D' en lequel arrive le faisceau 23' renvoyé par
le miroir est éloigné du point A. La précision s'en trouve améliorée d'autant.
[0085] Par ailleurs, les explications précédentes ont été données à propos d'un faisceau
laser de très petit diamètre (de l'ordre du millimètre) de manière à intercepter le
miroir, puis l'écran de visualisation en des points facilement localisables. En variante,
le faisceau est élargi, en sorte d'être à rayons parallèles ou faiblement divergent
ou au contraire convergent, notamment dans le cas de grandes distances entre le laser
et le disrupteur.
[0086] Par ailleurs, le laser peut être choisi, ou complété, en sorte que le faisceau sortant
du sous-ensemble SE1 soit en dehors du domaine visible (par exemple en cas de tir
dans un contexte où l'on veut rester discret, ou lorsque l'ambiance est trop lumineuse
au point d'empêcher l'obtention d'un contraste suffisant ; il suffit alors de doter
l'opérateur d'un dispositif lui permettant de localiser l'impact sur l'écran de visualisation.
1. Procédé de positionnement et d'alignement d'un disrupteur destiné au démantèlement
d'une cible (8) et comportant un axe de tir, une direction de tir souhaitée ayant
été préalablement déterminée en position et en orientation par rapport à cette cible,
ce procédé comprenant les étapes consistant à
• disposer un laser (1), adapté à émettre des faisceaux (12) suivant une ligne de
visée, à distance de la cible, en sorte que la ligne de visée de ce laser (12) soit
confondue avec la direction de tir souhaitée,
• intercaler le disrupteur (4) entre le laser (1) et la cible (8),
• positionner et orienter le disrupteur (4) en sorte d'en rendre l'axe de tir confondu
avec la ligne de visée du laser, au moyen d'un miroir plan (3) monté à l'arrière du
disrupteur et disposé perpendiculairement à l'axe de ce disrupteur pour renvoyer vers
le laser un faisceau émis par celui-ci et réfléchi par ce miroir en une marque centrée
sur l'axe de tir en étant confondu avec cette ligne de visée.
2. Procédé selon la revendication 1 selon lequel l'étape de positionnement et d'orientation
du disrupteur par rapport au laser consiste d'abord à orienter le miroir en sorte
de le rendre perpendiculaire à la ligne de visée du laser, puis à déplacer l'ensemble
du miroir et du disrupteur en translations de manière à ce que la ligne de visée du
laser soit interceptée par le miroir à l'emplacement de ladite marque.
3. Procédé selon la revendication 1 ou la revendication 2, selon lequel on positionne
le laser à au moins trois mètres de la cible et on positionne le disrupteur en sorte
que le miroir qui en est solidaire soit plus proche de la cible que du laser.
4. Ensemble de démantèlement d'une cible comportant un disrupteur (4) ayant un axe de
tir et un dispositif d'alignement et de positionnement de ce disrupteur suivant une
direction de démantèlement déterminée par rapport à cette cible, comportant un sous-ensemble
de tir comportant un support mobile (6) sur lequel est monté un châssis mobile (7)
auquel ce disrupteur est fixé et qui est muni d'éléments (5 ; a, b, c, d) de réglage
en translation et en orientation par rapport au support (6) et un miroir (3) orienté
vers l'arrière du disrupteur et fixé au disrupteur en étant perpendiculaire à l'axe
de tir en ayant une marque de centrage (O) centrée sur cet axe, et un ensemble de
pointage comportant un autre support (10) sur lequel est monté un laser (1) adapté
à émettre des faisceaux suivant une ligne de visée (12) confondue avec la direction
de démantèlement, le sous ensemble de tir et le sous ensemble de pointage étant configurés
de telle sorte que le sous-ensemble de pointage est disposé derrière le sous-ensemble
de tir par rapport à une cible et de telle sorte que le miroir intercepte la ligne
de visée du laser en sa marque de centrage (O) en lui étant perpendiculaire, lorsque
l'axe de tir du disrupteur est confondu avec la ligne de visée du laser.
5. Ensemble selon la revendication 4, comportant en outre un écran de visualisation (2,
2', 2") fixé au laser en avant de celui-ci, en ayant un axe de symétrie aligné avec
la ligne de visée du laser, conçu en sorte de visualiser le point d'impact avec cet
écran d'un faisceau émis par ce laser et réfléchi par le miroir vers cet écran.
6. Ensemble selon la revendication 5, dans lequel l'écran de visualisation (2', 2") a
une surface orientée vers le sous-ensemble de tir qui est diffusante et réfléchissante.
7. Ensemble selon la revendication 5 ou la revendication 6, dans lequel l'écran de visualisation
(2, 2') est plan.
8. Ensemble selon la revendication 6, dans lequel la surface réfléchissante de l'écran
de visualisation (2") est convexe.
9. Ensemble selon l'une quelconque des revendications 4 à 8, dans lequel le support (6)
du châssis portant le disrupteur est un trépied comportant un socle et des pieds dont
les débattements angulaires respectifs par rapport au socle sont suffisamment importants
pour que le châssis puisse, selon les besoins, être en- dessous ou au-dessus du socle.
10. Ensemble selon l'une quelconque des revendications 4 à 9, dans lequel le laser (1)
est conçu pour émettre des faisceaux dans le domaine visible.
1. Verfahren zum Positionieren und Ausrichten eines Disruptors, der zum Zerstören eines
Ziels (8) bestimmt ist und eine Schussachse aufweist, wobei eine gewünschte Schussrichtung
zuvor in Position und Ausrichtung in Bezug auf dieses Ziel bestimmt wurde, wobei dieses
Verfahren die folgenden Schritte umfasst:
- Anordnen eines Lasers (1), der geeignet ist, Strahlen (12) entlang einer Sichtlinie
in einem Abstand vom Ziel so zu emittieren, dass die Sichtlinie dieses Lasers (12)
mit der gewünschten Schussrichtung zusammenfällt,
- Einfügen des Disruptors (4) zwischen Laser (1) und Ziel (8),
- Positionieren und Ausrichten des Disruptors (4) so, dass die Schussachse mit der
Sichtlinie des Lasers zusammenfällt, und zwar mittels eines flachen Spiegels (3),
der auf der Rückseite des Disruptors angebracht und senkrecht zur Achse dieses Disruptors
angeordnet ist, um einen von dem Laser emittierten und von diesem Spiegel in einer
Markierung, die auf der mit dieser Sichtlinie zusammenfallenden Schussachse zentriert
ist, reflektierten Strahl zurück zum Laser zu leiten.
2. Verfahren nach Anspruch 1, wobei der Schritt des Positionierens und Ausrichtens des
Disruptors in Bezug auf den Laser zunächst darin besteht, den Spiegel so auszurichten,
dass er senkrecht zur Sichtlinie des Lasers verläuft, dann die Anordnung aus Spiegel
und Disruptor translatorisch zu verschieben, so dass die Sichtlinie des Lasers an
der Stelle der Markierung vom Spiegel abgefangen wird.
3. Verfahren nach Anspruch 1 oder Anspruch 2, wobei der Laser mindestens drei Meter vom
Ziel entfernt positioniert wird und der Disruptor so positioniert wird, dass der damit
fest verbundene Spiegel näher am Ziel als am Laser liegt.
4. Anordnung zum Zerstören eines Ziels, enthaltend einen Disruptor (4) mit einer Schussachse
und eine Vorrichtung zum Ausrichten und Positionieren dieses Disruptors in einer in
Bezug auf dieses Ziel bestimmten Zerstörungsrichtung, enthaltend eine Schussuntereinheit
mit einem beweglichen Träger (6), an dem ein beweglicher Rahmen (7) gelagert ist,
an dem dieser Disruptor befestigt ist und der mit Verstellelementen (5; a, b, c, d)
zum Verstellen in Translation und Ausrichtung in Bezug auf den Träger (6) versehen
ist, sowie einen Spiegel (3), der zur Rückseite des Disruptors ausgerichtet und am
Disruptor befestigt ist, indem er senkrecht zur Schussachse verläuft und eine auf
diese Achse zentrierte Zentriermarkierung (O) aufweist, und eine Peilanordnung mit
einem weiteren Träger (10), an dem ein Laser (1) angebracht ist, der geeignet ist,
Strahlen entlang einer Sichtlinie (12) zu emittieren, die mit der Zerstörungsrichtung
zusammenfällt, wobei die Schussuntereinheit und die Peiluntereinheit so ausgelegt
sind, dass die Peiluntereinheit hinter der Schussuntereinheit in Bezug auf ein Ziel
angeordnet ist und dass der Spiegel die Sichtlinie des Lasers senkrecht dazu verlaufend
in seiner Zentrierungsmarkierung (O) abfängt, wenn die Schussachse des Disruptors
mit der Sichtlinie des Lasers zusammenfällt.
5. Anordnung nach Anspruch 4, ferner enthaltend einen Anzeigeschirm (2, 2', 2"), der
an dem davor befindlichen Laser befestigt ist und eine Symmetrieachse aufweist, die
auf die Sichtlinie des Lasers ausgerichtet ist, und dazu ausgelegt ist, den Auftreffpunkt
eines von diesem Laser emittierten und vom Spiegel zu diesem Anzeigeschirm reflektierten
Strahls auf diesem Anzeigeschirm anzuzeigen.
6. Anordnung nach Anspruch 5, wobei der Anzeigeschirm (2', 2") eine auf die Schussuntereinheit
ausgerichtete Fläche aufweist, die streuend und reflektierend ist.
7. Anordnung nach Anspruch 5 oder Anspruch 6, wobei der Anzeigeschirm (2', 2") flach
ist.
8. Anordnung nach Anspruch 6, wobei die reflektierende Fläche des Anzeigeschirms (2")
konvex ist.
9. Anordnung nach einem der Ansprüche 4 bis 8, wobei der Träger (6) des den Disruptor
tragenden Rahmens ein Tripod mit einem Sockel und Füßen ist, deren jeweilige Winkelausschläge
in Bezug auf den Sockel groß genug sind, dass sich der Rahmen je nach Bedarf entweder
unterhalb oder oberhalb des Sockels befinden kann.
10. Anordnung nach einem der Ansprüche 4 bis 9, wobei der Laser (1) dazu ausgelegt ist,
Strahlen im sichtbaren Bereich zu emittieren.
1. A method of positioning and aligning a disruptor adapted for the deactivation of a
target (8) and comprising a firing axis, a desired firing direction in terms of position
and orientation relative to that target having been determined in advance, the method
comprising the steps of
• disposing a laser (1), adapted to emit beams (12) along an aiming line, at a distance
from the target, such that the aiming line of the laser (12) is coaxial with the desired
firing direction,
• interposing the disruptor (4) between the laser (1) and the target (8),
• positioning and orienting the disruptor (4) so as to make the firing axis coaxial
with the aiming line of the laser, by means of a flat mirror (3) mounted at the rear
of the disruptor and disposed perpendicularly to the axis of that disruptor to send
back to the laser a beam which while being coaxial with that aiming line is emitted
by the laser and reflected by the mirror onto a mark centered on the firing axis .
2. A method according to claim 1, wherein the step of positioning and orienting the disruptor
relative to the laser first of all consists of orienting the mirror so as to make
it perpendicular to the aiming line of the laser, then of moving the assembly of the
mirror and disruptor through translations such that the aiming line of the laser is
intercepted by the mirror at the location of said mark.
3. A method according to claim 1 or claim 2, wherein the laser is positioned at three
meters at least from the target and the disruptor is positioned such that the mirror
which is attached thereto is closer to the target than to the laser.
4. A set for dismantling a target comprising a disruptor (4) having a firing axis and
a device for aligning and positioning the disruptor in a deactivation direction that
is determined relative to the target, comprising a firing sub-set comprising a movable
mounting (6) on which is mounted a movable carriage (7) to which the disruptor is
fastened and which is provided with components (5 ; a, b, c, d) for adjustment in
translation and in orientation relative to the mounting (6) and a mirror (3) oriented
rearward of the disruptor and fastened to the disruptor while being perpendicular
to the firing axis while having a centering mark (O) centered on that axis, and a
pointing sub-set comprising another mounting (10) on which is mounted a laser (1)
adapted to emit beams along an aiming line (12) coaxial with the deactivation direction,
the firing sub-set and the pointing sub-set being configured such that the pointing
sub-set is disposed behind the firing sub-set relative to a target and such that the
mirror intercepts the aiming line of the laser at its centering mark (O) while being
perpendicular thereto, when the firing axis of the disruptor is coaxial with the aiming
line of the laser.
5. A set according to claim 4, further comprising a viewing screen (2, 2', 2") fastened
to the laser in front of the laser, while having an axis of symmetry aligned with
the aiming line of the laser, designed so as to view the point of strike with that
screen of a beam emitted by the laser and reflected by the mirror towards that screen.
6. A set according to claim 5, wherein the viewing screen (2', 2") has a surface oriented
towards the firing sub-set which is scattering and reflective.
7. A set according to claim 5 or claim 6, wherein the viewing screen (2, 2') is flat.
8. A set according to claim 6, wherein the reflective surface of the viewing screen (2")
is convex.
9. A set according to any one of claims 4 to 8, wherein the mounting (6) for the carriage
bearing the disruptor is a tripod comprising a platform and legs of which the respective
angular sweeps relative to the platform are sufficiently great for the carriage to
be below or above the platform, according to needs.
10. A set according to any one of claims 4 to 9, wherein the laser (1) is designed to
emit beams in the visible range.