Domaine technique de l'invention
[0001] La présente invention a pour objet un mécanisme d'équation du temps marchante pour
une pièce d'horlogerie. Plus précisément, l'invention concerne un mécanisme d'équation
du temps marchante entraînant une aiguille des minutes du temps vrai concentrique
à l'aiguillage du mouvement.
Arrière-plan technologique de l'invention
[0002] Comme on le sait, il existe un écart entre le temps solaire vrai qui correspond à
la durée qui s'écoule entre deux passages au zénith consécutifs du Soleil au méridien
d'un même lieu, et le temps solaire moyen ou temps civil qui est la moyenne, faite
sur l'année, de la durée de tous les jours solaires vrais. Cette différence entre
le temps civil et le temps vrai atteint +14 min 22 s le 11 février, et -16 min 23
s le 4 novembre. Ces valeurs varient peu d'année en année.
[0003] Pour indiquer l'écart de temps entre le temps civil et le temps vrai, certaines pièces
d'horlogerie comportent, en plus de l'aiguille qui indique la minute du temps civil,
un mécanisme dit d'équation du temps qui comprend une aiguille qui se déplace en regard
d'une échelle graduée pour indiquer la différence entre la minute du temps civil et
la minute du temps solaire pour un jour donné. Cette aiguille des minutes du temps
vrai est actionnée par une came d'équation du temps dont le profil est déterminé par
la différence entre le temps solaire moyen et le temps solaire vrai pour tous les
jours de l'année.
[0004] Un autre mécanisme pour indiquer l'écart de temps entre le temps civil et le temps
vrai est connu sous le nom d'équation du temps marchante. L'aiguillage d'une pièce
d'horlogerie équipée d'un mécanisme d'équation du temps marchante comporte deux aiguilles
des minutes concentriques, l'une indiquant la minute du temps civil, et l'autre indiquant
la minute du temps vrai. A tout instant, l'écart entre l'aiguille des minutes du temps
civil et l'aiguille des minutes du temps vrai est déterminé par la différence entre
le temps solaire moyen et le temps solaire vrai pour le jour de l'année considéré.
Comme dans le cas du mécanisme d'équation du temps, l'aiguille des minutes du temps
vrai d'un mécanisme d'équation du temps marchante est actionnée par une came d'équation
du temps.
[0005] La came d'équation du temps est entraînée en rotation à raison d'une révolution par
an à partir d'un mécanisme de quantième qui peut être simple ou perpétuel. Le quantième
simple est un mécanisme agencé pour indiquer le jour de la semaine, le quantième du
mois, le mois de l'année ou encore les phases de la Lune, mais qui ne tient pas compte
de la variation du nombre de jours dans le mois (mois de 28, 29 ou 30 jours). En d'autres
termes, l'utilisateur d'une montre possédant un mécanisme de quantième simple devra
effectuer une correction manuelle toutes les fins de mois qui comptent moins de 31
jours. Par exemple, le 28 février ou le 30 avril, il faudra effectuer une intervention
manuelle. En ce qui concerne le mécanisme de quantième perpétuel, il permet, comme
un mécanisme de quantième simple, d'indiquer le jour, le quantième, le mois et les
phases de la Lune. Mais à la différence d'un mécanisme de quantième simple, un mécanisme
de quantième perpétuel tient automatiquement compte de la longueur des mois (28, 29
et 30 jours), et ceci sans intervention manuelle. Un mécanisme de quantième perpétuel
tient donc automatiquement compte des années bissextiles.
[0006] Un exemple d'un mécanisme d'équation du temps marchante est divulgué par la demande
de brevet européen
EP 1 286 233 A1 au nom de la Demanderesse. La figure 1 annexée à la présente demande de brevet est
reprise de la demande de brevet européen
EP 1 286 233 A1 mentionnée ci-dessus et illustre un mécanisme d'équation du temps marchante mû par
un dispositif différentiel.
[0007] Sur cette figure est notamment visible une came d'équation du temps 1 dont le profil
est déterminé par la différence, pour chaque jour de l'année, entre le temps solaire
moyen ou temps civil et le temps solaire vrai. Cette came d'équation du temps 1 est
entraînée en rotation à raison d'une révolution par an à partir d'un mécanisme de
quantième simple ou perpétuel que comporte la pièce d'horlogerie. La came d'équation
du temps 1 porte un disque des mois 2 qui tourne à la même vitesse qu'elle et qui
permet de faire coïncider la position de cette came d'équation du temps 1 avec la
date indiquée par le mécanisme de quantième afin que l'aiguille des minutes du temps
solaire 4 indique le décalage exact entre la minute du temps civil et la minute du
temps solaire.
[0008] Le mécanisme de quantième, simple ou perpétuel, peut être de tout type connu et ne
sera pas décrit ici dans sa totalité. Il suffit, en effet, pour une bonne compréhension,
de savoir que ce mécanisme de quantième entraîne la came d'équation du temps 1 à raison
d'un tour complet par an. On a cependant représenté, à titre illustratif seulement,
un mobile de quantième 6 entraînant une aiguille 8 qui indique la date (de 1 à 31).
Ce mobile de quantième 6 tourne à raison d'un tour complet par mois. Il est actionné
par le mécanisme de quantième et entraîne la came d'équation du temps 1 via une roue
de renvoi intermédiaire de quantième 10 qui permet d'inverser le sens de rotation,
et un mobile de réduction 12 qui permet de réduire la vitesse de rotation d'un tour
complet par mois à un tour complet par an.
[0009] L'aiguille des minutes du temps solaire 4 est entraînée par un dispositif à engrenage
différentiel 14 qui a pour entrées respectives un rouage entraînant une aiguille des
minutes du temps civil 18, et un râteau 20 qui coopère avec la came d'équation du
temps 1 (sur la figure 1, le râteau 20 est représenté dans ses deux positions extrêmes,
une fois en trait plein, et l'autre fois en trait mixte). Plus précisément, comme
cela est visible sur la figure 1, le dispositif à engrenage différentiel 14 comprend
au moins un et, préférentiellement, deux pignons satellites 22 entraînés par la minuterie
du mouvement d'horlogerie de la montre. Ces deux pignons satellites 22 sont aptes
à tourner sur eux-mêmes et à rouler sur la denture intérieure 24 d'une roue d'équation
du temps 26. Cette dernière présente également sur son pourtour extérieur un premier
secteur denté 28 par lequel elle coopère avec un second secteur denté 30 dont est
muni le râteau 20 à l'une de ses extrémités. Ce râteau 20 est soumis à l'action de
rappel d'un ressort (non représenté) fixé au bâti de la montre et qui tend à appliquer
un palpeur 32 formant l'autre extrémité du râteau 20 contre le profil de la came d'équation
du temps 1. Le rouage d'affichage du temps solaire comprend quant à lui un pignon
d'affichage du temps solaire 34 placé au centre du dispositif à engrenage différentiel
14. Ce pignon d'affichage du temps solaire 34 engrène d'une part avec les pignons
satellites 22, et porte d'autre part une roue d'affichage du temps solaire 38 qui
engrène avec une chaussée 40 sur le canon de laquelle est chassée l'aiguille des minutes
du temps solaire 4. Ce rouage 38, 40 permet de ramener l'affichage de la minute solaire
au centre 42 du mouvement d'horlogerie de la montre, de façon que l'aiguille des minutes
du temps solaire 4 soit concentrique à l'aiguille des minutes du temps civil 18.
[0010] Le mécanisme d'équation du temps marchante qui vient d'être décrit fonctionne de
la manière suivante.
[0011] En régime de fonctionnement normal de la montre, la came d'équation du temps 1, le
râteau 20 et donc la roue d'équation du temps 26 sont immobiles. Par contre, les pignons
satellites 22 sont entraînés par le mouvement d'horlogerie de la montre. Ils tournent
donc sur eux-mêmes et roulent sur la denture intérieure 24 de la roue d'équation du
temps 26, entraînant le pignon d'affichage du temps solaire 34 en rotation, ce qui
permet à l'aiguille des minutes du temps solaire 4 de tourner de façon concomitante
à l'aiguille des minutes du temps civil 18. L'écart entre l'aiguille des minutes du
temps solaire 4 et l'aiguille des minutes du temps civil 18 reste donc constant sur
une période de 24 heures.
[0012] Une fois par jour, aux environs de minuit, la came d'équation du temps 1 pivote,
entraînée par le mécanisme de quantième qui fait passer le calendrier d'un jour au
jour suivant. A ce moment précis, le palpeur 32 qui est en contact avec le profil
de la came d'équation du temps 1 fait pivoter à son tour le râteau 20. Ce râteau 20,
en pivotant, entraîne la roue d'équation du temps 26 en rotation. Les pignons satellites
22 étant, durant ce bref intervalle de temps, sensiblement immobiles (ils font un
tour complet sur eux-mêmes en 1 heure), tournent sur eux-mêmes en étant entraînés
en rotation par la roue d'équation du temps 26, et entraînent à leur tour le pignon
d'affichage du temps solaire 34 de façon à ajuster de nouveau exactement la position
de l'aiguille des minutes du temps solaire.
[0013] Le mécanisme d'équation du temps marchante décrit ci-dessus permet donc, au moyen
d'une aiguille des minutes du temps civil et d'une aiguille des minutes du temps solaire,
d'afficher à tout moment l'écart de temps entre le temps solaire moyen et le temps
vrai. On note cependant que le dispositif à engrenage différentiel 14 n'est pas situé
au centre 42 du mouvement d'horlogerie de la montre. On a donc une construction qui
n'est pas symétrique, ce qui est contrintuitif. En outre, du fait du positionnement
excentré du dispositif à engrenage différentiel 14, on est obligé de prévoir un train
d'engrenages supplémentaire (roue d'affichage du temps solaire 38 et chaussée 40)
pour ramener l'affichage de l'heure solaire au centre 42 du mouvement d'horlogerie
et garantir la concentricité de l'aiguille des minutes du temps civil 18 et de l'aiguille
des minutes du temps solaire 4. Ce train d'engrenages supplémentaire occupe de la
place et peut être source de défaillance.
[0014] Le document
EP 1 637 942 A1 divulgue un mécanisme d'équation du temps marchante commandé par un dispositif différentiel
dans lequel l'heure du temps civil est produite par un mobile de minuterie et qui
ne comprend pas de mobile satellite de multiplication.
Résumé de l'invention
[0015] La présente invention a pour but de pallier les problèmes décrits ci-dessus ainsi
que d'autres encore en procurant un mécanisme d'équation du temps marchante commandé
par un dispositif à engrenage différentiel qui soit notamment plus compact et donc
plus facile à intégrer dans un mouvement d'horlogerie.
[0016] A cet effet, la présente invention a pour objet un mécanisme d'équation du temps
marchante conforme à la revendication 1 annexée à la présente demande de brevet.
[0017] Grâce à ces caractéristiques, la présente invention procure un mécanisme d'équation
du temps marchante qui est mû par un dispositif à engrenage différentiel muni d'un
mobile satellite réducteur via lequel le canon des minutes du temps civil entraîne
un canon des heures du temps civil sur lequel est chassée l'aiguille des heures du
temps civil, et d'un mobile satellite multiplicateur via lequel le canon des heures
du temps civil entraîne un canon des minutes du temps vrai sur lequel est chassée
l'aiguille des minutes du temps vrai. Le fait de proposer d'intégrer au cœur du dispositif
à engrenage différentiel les fonctions qui permettent de produire l'heure du temps
civil à partir de la minute du temps civil, et la minute du temps vrai à partir de
l'heure du temps civil et d'une came d'équation du temps, permet d'obtenir un dispositif
à engrenage différentiel plus compact et dont les mobiles satellites réducteur et
multiplicateur sont ramenés au centre du mouvement d'horlogerie. Le dispositif à engrenage
différentiel selon l'invention est ainsi plus facile à loger dans le mouvement d'horlogerie
qu'il équipe, ce qui permet de réduire l'encombrement du mouvement d'horlogerie et
de disposer de davantage d'espace pour loger les autres composants du mouvement.
[0018] Selon l'invention, le mobile satellite réducteur et le mobile satellite multiplicateur
tournent sur eux-mêmes en décrivant une trajectoire circulaire, de préférence de même
rayon, centrée sur le canon des minutes du temps civil.
[0019] Le mécanisme à engrenage différentiel selon l'invention comporte moins de composants
et est donc plus fiable. De plus, il présente une symétrie générale radiale centrée
sur le centre du mouvement, ce qui en facilite le montage et l'agencement.
Brève description des figures
[0020] D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront plus
clairement de la description détaillée qui suit d'un exemple de réalisation d'un dispositif
d'équation du temps marchante selon l'invention, cet exemple étant donné à titre purement
illustratif et non limitatif seulement en liaison avec le dessin annexé sur lequel
:
- la figure 1, déjà citée, est une vue d'un mécanisme d'équation du temps marchante
selon l'art antérieur mû par un dispositif différentiel ;
- la figure 2 est une vue de dessus du dispositif d'équation marchante selon l'invention
;
- la figure 3 est une vue en coupe selon la ligne A-A de la figure 2 ;
- la figure 4 est une vue en coupe selon la ligne B-B de la figure 2, et
- la figure 5 est une vue en coupe selon la ligne C-C de la figure 2.
Description détaillée d'un mode de réalisation de l'invention
[0021] La présente invention procède de l'idée générale inventive qui consiste à équiper
un mécanisme d'équation du temps marchante d'un dispositif à engrenage différentiel
qui est capable d'indiquer à la fois le temps civil au moyen d'une aiguille des heures
du temps civil et d'une aiguille des minutes du temps civil, et la minute du temps
vrai grâce à une seconde aiguille des minutes concentrique aux aiguilles du temps
civil. Le dispositif à engrenage différentiel a pour prises de force respectives un
mobile d'un rouage de finissage du mouvement d'horlogerie d'une part, et une came
d'équation du temps d'autre part. Selon l'invention, une fonction de démultiplication
qui permet de passer de la minute du temps civil à l'heure du temps civil, et une
fonction de multiplication qui permet de passer de l'heure du temps civil à la minute
du temps vrai sont intégrées au centre du dispositif à engrenage différentiel, ce
qui permet de rendre le mécanisme d'équation du temps marchante plus compact et donc
plus facile à agencer dans le mouvement d'horlogerie.
[0022] La présente invention a pour but d'intégrer dans une pièce d'horlogerie telle qu'une
montre-bracelet un mécanisme d'équation du temps marchante, c'est-à-dire un mécanisme
dont l'aiguillage comporte deux aiguilles des minutes concentriques, l'une indiquant
la minute du temps civil et l'autre indiquant la minute du temps vrai. A cet effet,
et comme on peut le voir sur la figure 2, le mécanisme d'équation du temps marchante
selon l'invention, désigné dans son ensemble par la référence numérique générale 44,
comprend d'une part un aiguillage classique dont le rôle est d'indiquer le temps civil
au moyen d'une aiguille des heures 46 et d'une aiguille des minutes 48, et d'autre
part une aiguille des minutes du temps vrai 50, concentrique à l'aiguille des minutes
du temps civil 48, et qui indique la minute du temps vrai. Pour permettre au porteur
de la montre de faire facilement la différence entre l'aiguille des minutes du temps
civil 48 et l'aiguille des minutes du temps vrai 50, cette dernière peut, par exemple,
se terminer par une représentation du symbole astrologique du soleil 52. Comme on
le verra plus en détail dans la suite de la présente description, la position exacte
de l'aiguille des minutes du temps vrai 50 pour un jour donné est déterminée une fois
en 24 heures, aux environs de minuit, puis les deux aiguilles des minutes du temps
civil 48 et du temps vrai 50 se déplacent de concert, l'écart entre ces deux aiguilles
48 et 50 demeurant constant pour le jour donné.
[0023] On peut voir aussi sur la figure 2 une partie du mécanisme d'équation du temps marchante
44 selon l'invention, et notamment une came d'équation du temps 54 dont le profil,
rappelons-le, est déterminé par la différence entre le temps solaire moyen ou temps
civil, et le temps vrai ou temps solaire pour chacun des jours de l'année.
[0024] Toujours en liaison avec la figure 2, on voit que la came d'équation du temps 54
est fixée sur une roue d'équation du temps 56 qui est entraînée à raison d'un tour
complet par an par un mécanisme de quantième simple ou perpétuel (non représenté)
que comporte la pièce d'horlogerie. Ce mécanisme de quantième peut être de tout type
connu et ne sera pas décrit ici en détail. Il suffit, en effet, pour la bonne compréhension
de l'invention, de savoir que ce mécanisme de quantième entraîne la roue d'équation
du temps 56 sur laquelle est fixée la came d'équation du temps 54 à raison d'un tour
complet par an. Le mécanisme de quantième comprend une roue de quantième 58 qui tourne
à raison d'un tour complet par mois en entraînant un indicateur de quantième 104.
D'autre part, la roue d'équation du temps 56 est entraînée par la roue de quantième
58 via une roue de renvoi intermédiaire de quantième 60 permettant d'inverser le sens
de rotation, et un mobile de réduction 62 qui permet de réduire la vitesse de rotation
d'un tour complet par mois à un tour complet par an.
[0025] Conformément à l'invention, l'aiguille des minutes du temps vrai 50 est entraînée
par un dispositif à engrenage différentiel 64 qui a pour entrées respectives (voir
figure 3) un mobile 66 d'un rouage de finissage entraînant l'aiguille des minutes
du temps civil 48 et un levier d'équation du temps 68 qui coopère avec la came d'équation
du temps 54. Plus précisément, comme visible sur la figure 3, un canon des minutes
du temps civil 70 est entraîné par le mobile 66 du rouage de finissage du mouvement
d'horlogerie de la pièce d'horlogerie via une chaussée 72 solidaire du canon des minutes
du temps civil 70. A son tour, le canon des minutes du temps civil 70 entraîne un
mobile satellite réducteur 74 formé d'une première roue de satellite 76 et d'un premier
pignon de satellite 78 solidaire de la première roue de satellite 76.
[0026] Le mobile satellite réducteur 74 est monté pivotant autour d'une première goupille
80 chassée dans un bâti supérieur de différentiel 82 dont est solidaire un canon des
heures du temps civil 84 sur lequel est chassée l'aiguille des heures du temps civil
46. Entraîné par le canon des minutes du temps civil 70 via la première roue de satellite
76, le premier pignon de satellite 78 roule sur une première denture intérieure 86
d'une première couronne de différentiel 88 qui est portée par le mouvement d'horlogerie
et qui est fixe. En roulant sur la première denture intérieure 86 de la couronne de
différentiel fixe 88, le premier pignon de satellite 78 fait ainsi pivoter le bâti
supérieur de différentiel 82 et donc le canon des heures du temps civil 84 qui est
solidaire du bâti supérieur de différentiel 82. Par un choix judicieux des rapports
d'engrenage entre le canon des minutes du temps civil 70, la première roue de satellite
76, le premier pignon de satellite 78 et la couronne de différentiel fixe 88, on réalise
une réduction de un douzième entre la minute du temps civil et l'heure du temps civil
et l'on obtient ainsi l'affichage du temps civil. Autrement dit, le mobile satellite
réducteur 74 permet, par une réduction de un douzième, de passer de la minute du temps
civil à l'heure du temps civil.
[0027] Comme visible sur la figure 4, un mobile satellite multiplicateur 90 est formé d'une
seconde roue de satellite 92 et d'un second pignon de satellite 94 solidaire de la
seconde roue de satellite 92. Le mobile satellite multiplicateur 90 est monté libre
autour d'une seconde goupille 96 chassée dans le bâti supérieur de différentiel 82
dont est solidaire le canon des heures du temps civil 84. Quand le canon des heures
du temps civil 84 et donc le bâti supérieur de différentiel 82 tournent, ils entraînent
la seconde goupille 96 et, par conséquent, le mobile satellite multiplicateur 90 dont
le second pignon de satellite 94 roule sur une seconde denture intérieure 98 d'une
couronne de différentiel mobile 100 dont on verra ci-dessous qu'elle est en prise
avec la came d'équation du temps 54. La seconde roue de satellite 92 entraîne à son
tour un canon des minutes du temps solaire 102 sur lequel est chassée l'aiguille des
minutes du temps vrai 50. Par un choix judicieux des rapports d'engrenage entre le
canon des heures du temps civil 84, la seconde roue de satellite 92, le second pignon
de satellite 94 et la couronne de différentiel mobile 100, on réalise une multiplication
par douze entre l'heure du temps civil et la minute du temps vrai et l'on obtient
ainsi l'affichage de la minute du temps vrai. Autrement dit, le mobile satellite multiplicateur
90 permet, par une multiplication par douze, de passer de l'heure du temps civil à
la minute du temps vrai.
[0028] Il découle de ce qui précède que le mobile satellite réducteur 74 et le mobile satellite
multiplicateur 90 tournent sur eux-mêmes en décrivant une trajectoire circulaire centrée
sur le canon des minutes du temps civil 70. De préférence, le mobile satellite réducteur
74 et le mobile satellite multiplicateur 90 se déplacent sur un cercle de même rayon,
centré sur le canon des minutes du temps civil, en étant angulairement espacés.
[0029] La couronne de différentiel mobile 100 est commandée en pivotement par le levier
d'équation du temps 68 muni d'un bec palpeur 106 par l'intermédiaire duquel le levier
d'équation du temps 68 est en contact avec le profil de la came d'équation du temps
54. Ce levier d'équation du temps 68 est maintenu en appui élastique contre le profil
de la came d'équation du temps 54 par un ressort 108. Ce levier d'équation du temps
68 est également pourvu d'une première dent 110 en prise avec une seconde dent 112
correspondante prévue sur la couronne de différentiel mobile 100 pour commander le
déplacement de cette dernière. On comprend en effet qu'à un instant proche de minuit
où le mécanisme de quantième change de date, il commande l'avance d'un pas de la roue
de quantième 58. Durant ce bref instant où se produit le changement de date, le bâti
supérieur de différentiel 82 et donc le canon des heures du temps civil 84 peuvent
être considérés comme immobiles. En pivotant, la couronne de différentiel mobile 100
entraîne le second pignon de satellite 94 et donc la seconde roue de satellite 92
qui, à son tour, engrène avec le canon des minutes du temps solaire 102 sur lequel
est chassée l'aiguille des minutes du temps vrai 50. La position de l'aiguille des
minutes du temps vrai 50 est ainsi ajustée pour la journée à venir.
[0030] On se reporte maintenant à la figure 5 sur laquelle on voit qu'au moins une et préférentiellement
deux vis 114 permettent de fermer le bâti supérieur de différentiel 82 sur un bâti
inférieur de différentiel 116. Les bâtis de différentiel supérieur 82 et inférieur
116 tournent donc ensemble lorsque le dispositif à engrenage différentiel 64 selon
l'invention fonctionne.
[0031] Il va de soi que la présente invention n'est pas limitée au mode de réalisation qui
vient d'être décrit et que diverses modifications et variantes simples peuvent être
envisagées par l'homme du métier sans sortir du cadre de l'invention tel que défini
par les revendications annexées.
Nomenclature
[0032]
1. Came d'équation du temps
2. Disque des mois
4. Aiguille des minutes du temps solaire
6. Mobile de quantième
8. Aiguille
10. Roue de renvoi intermédiaire de quantième
12. Mobile de réduction
14. Dispositif à engrenage différentiel
18. Aiguille des minutes du temps civil
20. Râteau
22. Pignons satellites
24. Denture intérieure
26. Roue d'équation du temps
28. Premier secteur denté
30. Second secteur denté
32. Palpeur
34. Pignon d'affichage du temps solaire
38. Roue d'affichage du temps solaire
40. Chaussée
42. Centre
44. Mécanisme d'équation du temps marchante
46. Aiguille des heures du temps civil
48. Aiguille des minutes du temps civil
50. Aiguille des minutes du temps vrai
52. Symbole astrologique du soleil
54. Came d'équation du temps
56. Roue d'équation du temps
58. Roue de quantième
60. Roue de renvoi intermédiaire de quantième
62. Mobile de réduction
64. Dispositif à engrenage différentiel
66. Mobile
68. Levier d'équation du temps
70. Canon des minutes du temps civil
72. Chaussée
74. Mobile satellite réducteur
76. Première roue de satellite
78. Premier pignon de satellite
80. Première goupille
82. Bâti supérieur de différentiel
84. Canon des heures du temps civil
86. Première denture intérieure
88. Couronne de différentiel fixe
90. Mobile satellite multiplicateur
92. Seconde roue de satellite
94. Second pignon de satellite
96. Seconde goupille
98. Seconde denture intérieure
100. Couronne de différentiel mobile
102. Canon des minutes du temps vrai
104. Indicateur de quantième
106. Bec palpeur
108. Ressort
110. Première dent
112. Seconde dent
114. Vis
1. Mécanisme d'équation du temps marchante comprenant un aiguillage dont le rôle est
d'indiquer le temps civil au moyen d'une aiguille des heures (46) et d'une aiguille
des minutes (48) du temps civil, et une aiguille des minutes du temps vrai (50), le
mécanisme d'équation du temps marchante (44) comprenant également une came d'équation
du temps (54) présentant un profil qui est déterminé par la différence, pour chaque
jour de l'année, entre le temps civil, et le temps vrai, cette came d'équation du
temps (54) étant entraînée en rotation à raison d'une révolution par an par un mouvement
d'horlogerie, la position de l'aiguille des minutes du temps vrai (50) étant déterminée
par la position de la came d'équation du temps (54), le mécanisme d'équation du temps
marchante (44) comprenant également un dispositif à engrenage différentiel (64) dont
une première entrée est constituée par une chaussée (72) solidaire d'un canon des
minutes du temps civil (70) sur lequel est chassée ladite aiguille des minutes du
temps civil (48), et dont une seconde entrée est constituée par la came d'équation
du temps (54), le dispositif à engrenage différentiel (64) comprenant un mobile satellite
réducteur (74) via lequel le canon des minutes du temps civil (70) entraîne un canon
des heures du temps civil (84) sur lequel est chassée l'aiguille des heures du temps
civil (46), caractérisé en ce qu'il comporte un mobile satellite multiplicateur (90) via lequel le canon des heures
du temps civil (84) entraîne un canon des minutes du temps vrai (102) sur lequel est
chassée l'aiguille des minutes du temps vrai (50), le mobile satellite réducteur (74)
et le mobile satellite multiplicateur (90) tournant sur eux-mêmes en décrivant une
trajectoire circulaire centrée sur le canon des minutes du temps civil (70).
2. Mécanisme d'équation du temps marchante selon la revendication 1, caractérisé en ce que le mobile satellite réducteur (74) permet de réduire la vitesse de rotation d'un
tour complet par heure à un tour complet par douze heures, et en ce que le mobile satellite multiplicateur (90) permet d'augmenter la vitesse de rotation
d'un tour complet en douze heures à un tour complet par heure.
3. Mécanisme d'équation marchante selon la revendication 2, caractérisé en ce que le mobile satellite réducteur (74) et le mobile satellite multiplicateur (90) se
trouvent à égale distance du canon des minutes du temps civil (70).
4. Mécanisme d'équation du temps marchante selon l'une quelconque des revendications
1 à 3, caractérisé en ce que le mobile satellite réducteur (74) et le mobile satellite multiplicateur (90) sont
portés libres en rotation par un bâti de différentiel dont le canon des heures du
temps civil (46) est solidaire.
5. Mécanisme d'équation du temps marchante selon la revendication 4, caractérisé en ce que le mobile satellite réducteur (74) est monté pivotant autour d'une première goupille
(80) chassée dans le bâti supérieur de différentiel (82).
6. Mécanisme d'équation du temps marchante selon la revendication 5, caractérisé en ce que le mobile satellite réducteur (74) comprend une première roue de satellite (76) solidaire
d'un premier pignon de satellite (78).
7. Mécanisme d'équation du temps marchante selon la revendication 6, caractérisé en ce que le canon des minutes du temps civil (70) engrène avec la première roue de satellite
(76), et en ce que le premier pignon de satellite (78) roule sur une première denture intérieure (86)
d'une couronne de différentiel fixe (88), ce qui a pour effet de faire tourner le
bâti supérieur de différentiel (82).
8. Mécanisme d'équation du temps marchante selon l'une quelconque des revendications
4 à 7, caractérisé en ce que le mobile satellite multiplicateur (90) est monté pivotant autour d'une seconde goupille
(96) chassée dans le bâti supérieur de différentiel (82).
9. Mécanisme d'équation du temps marchante selon la revendication 8, caractérisé en ce que le mobile satellite multiplicateur (90) comprend une seconde roue de satellite (92)
solidaire d'un second pignon de satellite (94).
10. Mécanisme d'équation du temps marchante selon la revendication 9, caractérisé en ce que la seconde roue de satellite (92) engrène avec le canon des minutes du temps vrai
(102), et en ce que le second pignon de satellite (94) roule sur une seconde denture intérieure (98)
d'une couronne de différentiel mobile (100) qui est reliée cinématiquement à la came
d'équation du temps (54).
11. Mécanisme d'équation du temps marchante selon la revendication 10, caractérisé en ce que la couronne de différentiel mobile (100) est commandée en pivotement par un levier
d'équation du temps (68) muni d'un bec palpeur (106) par l'intermédiaire duquel le
levier d'équation du temps (68) suit le profil de la came d'équation du temps (54).
12. Mécanisme d'équation du temps marchante selon la revendication 11, caractérisé en ce que le levier d'équation du temps (68) est maintenu en appui élastique contre le profil
de la came d'équation du temps (54) par un ressort (108).
13. Mécanisme d'équation du temps marchante selon l'une quelconque des revendications
11 ou 12, caractérisé en ce que le levier d'équation du temps (68) est pourvu d'une première dent (110) en prise
avec une seconde dent (112) correspondante prévue sur la couronne de différentiel
mobile (100) pour commander le déplacement de cette dernière.
14. Mécanisme d'équation du temps marchante selon l'une quelconque des revendications
4 à 13, caractérisé en ce que le bâti supérieur de différentiel (82) est fixé sur le bâti inférieur de différentiel
(118) au moyen d'une vis (130).
1. Mechanismus der Zeitgleichung, umfassend ein Zeigerwerk, dessen Aufgabe es ist, die
bürgerliche Zeit mittels eines Stundenzeigers (46) und eines Minutenzeigers (48) der
bürgerlichen Zeit anzugeben, und einen Minutenzeiger (50) der Sonnenzeit, wobei der
Mechanismus der Zeitgleichung (44) ferner einen Zeitgleichungsnocken (54) umfasst,
der ein Profil aufweist, das durch die Differenz für jeden Tag des Jahres zwischen
der bürgerlichen Zeit und der Sonnenzeit bestimmt ist, wobei dieser Zeitgleichungsnocken
(54) durch ein Uhrwerk zu einem Umlauf pro Jahr drehend angetrieben wird, wobei die
Position des Minutenzeigers (50) der Sonnenzeit durch die Position des Zeitgleichungsnockens
(54) bestimmt wird, wobei der Mechanismus der Zeitgleichung (44) ferner eine Differenzialgetriebevorrichtung
(64) umfasst, deren erster Eingang durch ein Minutenrohr (72) gebildet ist, das mit
einem Wellentrieb (70) der Minuten der bürgerlichen Zeit fest verbunden ist, an dem
der Minutenzeiger (48) der bürgerlichen Zeit angebracht ist, und deren zweiter Eingang
durch den Zeitgleichungsnocken (54) gebildet ist, wobei die Differenzialgetriebevorrichtung
(64) einen Satellitenredukteur-Drehteil (74) umfasst, über den der Wellentrieb (70)
der Minuten der bürgerlichen Zeit einen Wellentrieb (84) der Stunden der bürgerlichen
Zeit antreibt, an dem der Zeiger (46) der Stunden der bürgerlichen Zeit angebracht
ist, dadurch gekennzeichnet, dass er einen mobilen Satellitenmultiplikateur (90) umfasst, über den der Wellentrieb
(84) der Stunden der bürgerlichen Zeit einen Wellentrieb (102) der Minuten der Sonnenzeit
antreibt, an dem der Zeiger (50) der Minuten der Sonnenzeit angebracht ist, wobei
sich der mobile Satellitenredukteur (74) und der Satellitenmultiplikateur-Drehteil
(90) um sich selbst drehen und dabei eine Kreisbahn beschreiben, die auf den Wellentrieb
(70) der Minuten der bürgerlichen Zeit zentriert ist.
2. Mechanismus der Zeitgleichung nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass der Satellitenredukteur-Drehteil (74) ermöglicht, die Drehgeschwindigkeit einer vollständigen
Umdrehung pro Stunde auf eine vollständige Umdrehung pro zwölf Stunden zu verringern,
und dass der Satellitenmultiplikateur-Mobile (90) ermöglicht, die Drehgeschwindigkeit
einer vollständigen Umdrehung pro zwölf Stunden auf eine vollständige Umdrehung pro
Stunde zu erhöhen.
3. Mechanismus der Zeitgleichung nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, dass sich der Satellitenredukteur-Drehteil (74) und der SatellitenmultiplikateurDrehteil
(90) im gleichen Abstand von dem Wellentrieb (70) der Minuten der bürgerlichen Zeit
befinden.
4. Mechanismus der Zeitgleichung nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, dass der Satellitenredukteur-Drehteil (74) und Satellitenmultiplikateur-Drehteil (90)
durch einen Ausgleichsrahmen, dessen Wellentrieb (46) der Stunden der bürgerlichen
Zeit fest verbunden ist, frei drehbar getragen werden.
5. Mechanismus der Zeitgleichung nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, dass der Satellitenredukteur-Drehteil (74) drehbar um einen ersten Zapfen (80) montiert
ist, der in den oberen Ausgleichsrahmen (82) eingebracht ist.
6. Mechanismus der Zeitgleichung nach Anspruch 5, dadurch gekennzeichnet, dass der Satellitenredukteur-Drehteil (74) ein erstes Satellitenrad (76) aufweist, das
mit einem ersten Satellitenritzel (78) fest verbunden ist.
7. Mechanismus der Zeitgleichung nach Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, dass der Wellentrieb (70) der Minuten der bürgerlichen Zeit mit dem ersten Satellitenrad
(76) kämmt und dass das erste Satellitenritzel (78) auf einer ersten Innenzahnung
(86) einer festen Ausgleichskrone (88) rollt, was bewirkt, dass der obere Ausgleichsrahmen
(82) gedreht wird.
8. Mechanismus der Zeitgleichung nach einem der Ansprüche 4 bis 7, dadurch gekennzeichnet, dass der Satellitenmultiplikateur-Drehteil (90) drehbar um einen zweiten Zapfen (96) montiert
ist, der in den oberen Ausgleichsrahmen (82) eingebracht ist.
9. Mechanismus der Zeitgleichung nach Anspruch 8, dadurch gekennzeichnet, dass der Satellitenmultiplikateur-Drehteil (90) ein zweites Satellitenrad (92) umfasst,
das mit einem zweiten Satellitenritzel (94) fest verbunden ist.
10. Mechanismus der Zeitgleichung nach Anspruch 9, dadurch gekennzeichnet, dass das zweite Satellitenrad (92) mit dem Wellentrieb (102) der Minuten der Sonnenzeit
kämmt und dass das zweite Satellitenritzel (94) auf einer zweiten Innenzahnung (98)
einer beweglichen Ausgleichskrone (100) rollt, die mit dem Zeitgleichungsnocken (54)
kinematisch verbunden ist.
11. Mechanismus der Zeitgleichung nach Anspruch 10, dadurch gekennzeichnet, dass die bewegliche Ausgleichskrone (100) schwenkbar gesteuert wird durch einen Zeitgleichungshebel
(68), der mit einer Tasterspitze (106) versehen ist, über die der Zeitgleichungshebel
(68) dem Profil des Zeitgleichungsnockens (54) folgt.
12. Mechanismus der Zeitgleichung nach Anspruch 11, dadurch gekennzeichnet, dass der Zeitgleichungshebel (68) durch eine Feder (108) elastisch abgestützt gegen das
Profil des Zeitgleichungsnockens (54) gehalten wird.
13. Mechanismus der Zeitgleichung nach einem der Ansprüche 11 oder 12, dadurch gekennzeichnet, dass der Zeitgleichungshebel (68) mit einem ersten Zahn (110) in Eingriff mit einem entsprechenden
zweiten Zahn (112) versehen ist, der an der beweglichen Ausgleichskrone (100) vorgesehen
ist, um die Verschiebung dieser Letzteren zu steuern.
14. Mechanismus der Zeitgleichung nach einem der Ansprüche 4 bis 13, dadurch gekennzeichnet, dass der obere Ausgleichsrahmen (82) an dem unteren Ausgleichsrahmen (118) mittels einer
Schraube (130) befestigt ist.
1. Running equation of time mechanism comprising a hand arrangement whose purpose is
to indicate civil time by means of a civil hour hand (46) and a civil minute hand
(48), and a true minute hand (50), the running equation of time mechanism (44) also
including an equation of time cam (54) having a profile which is determined by the
difference, on every day of the year, between civil time, and true time, said equation
of time cam (54) being driven in rotation at the rate of one revolution per year by
a timepiece movement, the position of the true minute hand (50) being determined by
the position of the equation of time cam (54), the running equation of time mechanism
(44) also including a differential gear device (64) whose first input is formed by
a cannon-pinion (72) integral with a civil minute pipe (70) on which is pressed said
civil minute hand (48), and whose second input is formed by the equation of time cam
(54), the differential gear device (64) including a planetary reducer wheel set (74),
via which the civil minute pipe (70) drives a civil hour pipe (84) on which is pressed
the civil hour hand (46), characterized in that it includes a planetary multiplier wheel set (90) via which the civil hour pipe (84)
drives a true minute pipe (102) on which is pressed the true minute hand (50), the
planetary reducer wheel set (74) and the planetary multiplier wheel set (90) rotating
on themselves describing a circular trajectory centred on the civil minute pipe (70).
2. Running equation of time mechanism according to claim 1, characterized in that the planetary reducer wheel set (74) makes it possible to reduce the speed of rotation
from one complete revolution per hour to one complete revolution per twelve hours,
and in that the planetary multiplier wheel set (90) makes it possible to increase the speed of
rotation from one complete revolution per twelve hours to one complete revolution
per hour.
3. Running equation of time mechanism according to claim 2, characterized in that the planetary reducer wheel set (74) and the planetary multiplier wheel set (90)
are equidistant from the civil minute pipe (70).
4. Running equation of time mechanism according to any of claims 1 to 3, characterized in that the planetary reducer wheel set (74) and the planetary multiplier wheel set (90)
are mounted to rotate freely on a differential frame which is integral with the civil
minute pipe (46).
5. Running equation of time mechanism according to claim 4, characterized in that the planetary reducer wheel set (74) is mounted to pivot about a first pin (80) pressed
into the upper differential frame (82).
6. Running equation of time mechanism according to claim 5, characterized in that the planetary reducer wheel set (74) includes a first planetary wheel (76) integral
with a first planetary pinion (78).
7. Running equation of time mechanism according to claim 6, characterized in that the civil minute pipe (70) meshes with the first planetary wheel (76), and in that the first planetary pinion (78) rolls over a first inner toothing (86) of an immobile
differential crown wheel (88), which has the effect of rotating the upper differential
frame (82).
8. Running equation of time mechanism according to any of claims 4 to 7, characterized in that the planetary multiplier wheel set (90) is mounted to pivot about a second pin (96)
pressed into the upper differential frame (82).
9. Running equation of time mechanism according to claim 8, characterized in that the planetary multiplier wheel set (90) includes a second planetary wheel (92) integral
with a second planetary pinion (94).
10. Running equation of time mechanism according to claim 9, characterized in that the second planetary wheel (92) meshes with the true minute pipe (102), and in that the second planetary pinion (94) rolls over a second inner toothing (98) of a mobile
differential crown wheel (100), which is kinematically connected to the equation of
time cam (54).
11. Running equation of time mechanism according to claim 10, characterized in that the pivoting of the mobile differential crown wheel (100) is controlled by an equation
of time lever (68), provided with a feeler beak (106) via which the equation of time
lever (68) follows the profile of the equation of time cam (54).
12. Running equation of time mechanism according to claim 11, characterized in that the equation of time lever (68) is held elastically bearing on the profile of the
equation of time cam (54) by a spring (108).
13. Running equation of time mechanism according to any of claims 11 or 12, characterized in that the equation of time lever (68) is provided with a first tooth (110) in mesh with
a second corresponding tooth (112) provided on the mobile differential crown wheel
(100) to control the movement of the latter.
14. Running equation of time mechanism according to any of claims 6 to 15, characterized in that the upper differential frame (82) is secured to the lower differential frame (118)
by means of a screw (130).