[0001] La présente invention est relative aux dispositifs de compression de fluide gazeux,
et traite en particulier des compresseurs thermiques régénératifs.
Contexte et Art Antérieur
[0002] Plusieurs solutions techniques existent déjà pour réaliser la compression d'un gaz
à partir d'une source de chaleur.
[0003] Dans des compresseurs thermiques tels que ceux décrits dans les documents
US2,157,229 et
US3,413,815, la chaleur reçue est directement transmise au fluide à comprimer, ce qui permet
d'éviter tout élément mécanique pour les étapes de compression et de refoulement.
[0004] Dans les documents
US2,157,229 et
US3,413,815, un piston déplaceur est monté mobile dans une enceinte pour déplacer le fluide alternativement
vers la source chaude ou vers la source froide. Ce piston déplaceur est relié à une
tige de commande. Le piston déplaceur et/ou la tige de commande associée sont sujets
à des frottements et à une usure, ce qui limite la durée de vie de tels compresseurs
ou qui nécessite une maintenance régulière. De plus, l'efficacité des échanges thermiques
au sein du compresseur ainsi que le principe de commande du déplaceur peuvent encore
être améliorés.
[0005] Il est donc apparu un besoin en premier lieu d'augmenter la durée de vie et/ou de
réduire les besoins de maintenance. En second lieu, le besoin d'améliorer le rendement
par une meilleure efficacité des échanges thermiques au sein du compresseur est un
souci constant. De plus, il est souhaitable de perfectionner la commande du déplacement
du piston déplaceur. Enfin, il faut répondre au besoin de pouvoir fabriquer les pièces
essentielles du compresseur à un coût attractif. Tous ces besoins concourent à l'objectif
de proposer un compresseur thermique régénératif ayant un rendement amélioré et qui
soit en même temps compétitif et facile à fabriquer industriellement.
JPH02245452 décrit le dispositif de guidage d'une tige de piston comprenant un guidage linéaire.
[0006] JP H10-62024 décrit l'utilisation d'une bague d'étanchéité et d'un guidage linéaire permettant
de réduire l'usure tout en maintenant l'efficacité d'une pompe à chaleur.
[0007] CN201992902 décrit un réfrigérateur comprenant un piston guidé par un fourreau cylindrique à billes
et un système d'étanchéité entre le piston et la paroi du cylindre.
[0008] A cet effet, il est en premier lieu proposé un dispositif de compression de fluide
gazeux comprenant :
- une entrée de fluide gazeux à comprimer et une sortie de fluide gazeux comprimé,
- une enceinte de travail renfermant du fluide gazeux,
- une première chambre, couplée thermiquement à une source chaude adaptée pour apporter
des calories au fluide gazeux,
- une deuxième chambre couplée thermiquement à une source froide pour transférer des
calories du fluide gazeux vers la source froide,
- un piston monté mobile dans une chemise cylindrique selon une direction axiale et
séparant la première chambre et la deuxième chambre à l'intérieur de ladite enceinte
de travail, le piston étant déplacé par une tige solidaire du piston,
- un échangeur régénérateur et des canaux de communication mettant en communication
fluide les première et deuxième chambres,
dans lequel la tige est agencée dans une douille cylindrique solidaire de l'enceinte,
et la tige est guidée en translation axiale par un système de guidage linéaire afin
de guider le piston sans contact par rapport à la chemise,
caractérisé en ce qu'une bague d'étanchéité cylindrique fixée dans la douille cylindrique
entoure la tige avec un jeu radial compris entre 2 et 20 µm,
pour limiter fortement le passage de fluide gazeux le long de la tige mobile depuis
et vers une chambre auxiliaire, de plus le système de guidage linéaire est un fourreau cylindrique à
billes, dans lequel les billes roulent sur la douille et le fourreau se déplace deux
fois moins vite que la tige.
[0009] Grâce à ces dispositions, il est possible de diminuer significativement les frottements,
tant au niveau du piston par rapport à la chemise qu'au niveau de la tige par rapport
à ses moyens d'étanchéité associés, et ceci en maintenant une performance d'étanchéité
compatible avec le cycle alterné des pressions mis en jeu. On peut obtenir ainsi une
diminution de l'usure des pièces en mouvement et diminuer la fréquence des opérations
de maintenance voire les éliminer complètement. De plus, grâce à la diminution des
frottements, on peut obtenir une amélioration du rendement.
[0010] Dans divers modes de réalisation de l'invention, on peut éventuellement avoir recours
en outre à l'une et/ou à l'autre des dispositions suivantes.
[0011] Selon un aspect de l'invention, le piston peut présenter un bord extérieur disposé
de manière adjacente à la chemise et le bord extérieur du piston est guidé sans frottement
dans la chemise avec un jeu fonctionnel entre le bord extérieur et la chemise compris
entre 5um et 30um, de préférence voisin de 10um ; moyennant quoi on obtient une absence
de contact et une absence de frottement tout en assurant une étanchéité satisfaisante
en mode dynamique au cours du cycle alterné.
[0012] Selon un autre aspect de l'invention, le dispositif de compression est dépourvu de
lubrification liquide ; moyennant quoi le dispositif est simple et on évite certains
problèmes inhérents à l'utilisation de lubrifiants comme des pollutions ou des mélanges
avec le fluide de travail.
[0013] Selon un autre aspect de l'invention, la tige peut être refroidie par un dispositif
de déflection du flux de fluide gazeux refroidi ; moyennant quoi on évite un échauffement
de la tige et on limite le transfert de calories dû à la tige de la zone chaude vers
la zone froide.
[0014] Selon un autre aspect de l'invention, la tige peut présenter un diamètre supérieur
au quart du diamètre du piston ; de sorte que l'action du différentiel de pression
est suffisant pour actionner le cycle du dispositif d'auto-entrainement ; de plus
la qualité du guidage est améliorée.
[0015] Selon un autre aspect de l'invention, le dispositif peut comprendre en outre un dispositif
d'auto-entrainement agissant sur une extrémité de la tige et comprenant une bielle
reliée à la tige et un volant inertiel relié à la bielle. De sorte que le fonctionnement
du dispositif en régime établi est autonome.
[0016] Selon un autre aspect de l'invention, le dispositif d'auto-entrainement est disposé
dans la chambre auxiliaire remplie du fluide gazeux, la bague d'étanchéité étant interposée
entre la deuxième chambre et la chambre auxiliaire ; de sorte que l'étanchéité globale
du dispositif muni de son système d'auto-entrainement est améliorée.
[0017] Selon un autre aspect du dispositif divulgué, qui est indépendant du guidage et de
l'étanchéité de la tige, le rendement est aussi amélioré par la limitation des échanges
thermiques conductifs directs entre la chambre chaude et la chambre froide.
[0018] En effet, il est proposé un proposé un dispositif de compression de fluide gazeux
comprenant :
- une entrée de fluide gazeux à comprimer et une sortie de fluide gazeux comprimé,
- une enceinte de travail renfermant du fluide gazeux, de forme générale de révolution
autour d'un axe et délimitée par un premier carter et un deuxième carter assemblés
ensemble,
l'enceinte de travail comprenant :
- une première chambre, couplée thermiquement à une source chaude adaptée pour apporter
des calories au fluide gazeux via le premier carter,
- une deuxième chambre couplée thermiquement à une source froide pour transférer des
calories du fluide gazeux vers la source froide via le deuxième carter,
- un piston monté mobile dans une chemise cylindrique selon une direction axiale et
séparant la première chambre et la deuxième chambre, le piston pouvant être déplacé
par une tige reliée au piston, selon un mouvement de va-et-vient axial,
- un échangeur régénérateur disposé autour du piston et mettant en communication fluide
les première et deuxième chambres,
- un canal de communication chaud reliant au moins un orifice de la première chambre
avec l'échangeur régénérateur, ce canal de communication chaud ayant une forme générale
de révolution autour de l'axe, et
dans lequel un premier écran thermique, formé par une portion cylindrique annulaire
thermiquement isolante, est interposé entre le piston et le canal de communication
chaud, le canal de communication chaud étant formé par un interstice radial formé
entre le premier écran thermique et le premier carter.
[0019] De sorte qu'on
limite les effets de conduction thermique, notamment dans une portion axiale intermédiaire,
et que la grande majorité des échanges thermiques entre les portions chaude et froide
transitent par le flux physique de convection du fluide de travail.
[0020] Selon un aspect complémentaire, le premier carter est métallique et présente une
zone annulaire isolante sous forme de portion annulaire axiale de plus faible conduction
thermique ; ce qui limite encore plus les effets de conduction thermique selon la
direction axiale.
[0021] Selon un aspect complémentaire, la portion annulaire de plus faible coefficient de
conduction thermique est enserrée dans une frette ; ceci permet d'obtenir une robustesse
mécanique satisfaisante.
[0022] Selon un aspect complémentaire, la portion annulaire de plus faible coefficient de
conduction thermique (formant la zone annulaire isolante) est obtenue intégralement
dans le premier carter en ménageant une pluralité d'évidements (rainures) répartis
tout autour de l'écran thermique ; solution simple à géométrie interne maitrisée.
[0023] Selon un aspect complémentaire, l'interstice formant le canal de communication chaud
peut présenter une largeur inférieure à 4 millimètres, voire inférieure à 2 millimètres
; de sorte que le volume que représente le canal de communication chaud est très limité,
et ainsi le volume des gaz chauds comprenant la première chambre et les canaux chauds
du fluide de travail jusqu'au régénérateur, lorsque le piston est au point le plus
haut, est inférieur à 15% du volume balayé par le piston entre le point le plus bas
et le point le plus haut.
[0024] Selon un aspect complémentaire, le premier carter a une extrémité en forme de dôme
hémisphérique, ainsi que la partie supérieure de l'écran thermique, ainsi que la partie
supérieur du piston ; ce qui est une forme optimale pour résister aux efforts de pression.
[0025] Selon un aspect complémentaire, le piston peut comprendre une partie supérieure de
faible conduction thermique ; cela contribue à la limitation des flux thermiques conduits
de la partie chaude vers la partie froide.
[0026] Selon un aspect complémentaire, le premier carter et le deuxième carter sont assemblés
l'un à l'autre directement sans pièce intermédiaire ; ce qui est une solution simple
et robuste ;
[0027] Selon un aspect complémentaire, le premier carter comprend une première collerette
de renforcement agencée entre la portion supérieure en forme de dôme et la zone de
manchon isolant et une deuxième collerette de renforcement pour servir de flasque
de fixation au deuxième carter ; ceci contribue à la robustesse mécanique du premier
carter.
[0028] Selon un autre aspect du dispositif divulgué, qui est indépendant du guidage et de
l'étanchéité de la tige et de la limitation des effets de conduction thermique axiale
déjà évoqués ci-dessus, la deuxième chambre et les canaux froids du fluide de travail
sont réalisés dans une seule pièce (appelée ici deuxième carter, ou 'pièce structurelle
froide' ou 'cooler'), les canaux étant réalisés sous formes de perçages obtenus par
usinage.
[0029] En effet, il est proposé un proposé un dispositif de compression de fluide gazeux
comprenant :
- une entrée de fluide gazeux à comprimer et une sortie de fluide gazeux comprimé,
- une enceinte de travail renfermant du fluide gazeux, délimitée par un premier carter
et un deuxième carter assemblés ensemble,
l'enceinte de travail comprenant :
- une première chambre, couplée thermiquement à une source chaude adaptée pour apporter
des calories au fluide gazeux,
- une deuxième chambre couplée thermiquement à une source froide pour transférer des
calories du fluide gazeux vers la source froide via le deuxième carter,
- un piston monté mobile dans une chemise cylindrique selon une direction axiale et
séparant la première chambre et la deuxième chambre, le piston pouvant être déplacé
par une tige reliée au piston, selon un mouvement de va-et-vient axial,
- un échangeur régénérateur disposé autour du piston et mettant en communication fluide
les première et deuxième chambres,
- au moins un canal de communication froid reliant au moins la deuxième chambre à l'échangeur
régénérateur, ce canal de communication froid comprenant une pluralité de perçages
axiaux disposés dans le deuxième carter autour de la deuxième chambre.
[0030] De la sorte, on obtient les conduits du canal de communication froid par usinage
d'une pièce massive, ce qui réduit le nombre de pièces nécessaire et réduit aussi
les volumes morts dans la partie froide.
[0031] Selon un aspect complémentaire, des premiers canaux froids auxiliaires conduisant
le fluide de couplage de la source froide s'étendent parallèlement à la direction
axiale, et des seconds canaux froids auxiliaires s'étendent perpendiculairement à
la direction axiale et servent de collecteur aux premiers canaux froids auxiliaires
en s'y raccordant ; l'échangeur thermique est ainsi facilement obtenu par la proximité
des canaux auxiliaires avec le canal froid du fluide de travail.
[0032] Selon un aspect complémentaire alternatif, tous les premiers canaux auxiliaires conduisant
le fluide de couplage de la source froide s'étendent perpendiculairement à la direction
axiale ; ce qui est industriellement facile à usiner et ce qui dispense d'avoir à
bouchonner certains conduits ;
Selon un aspect complémentaire, le deuxième carter 12 comprend une cavité cylindrique
adapté pour recevoir la partie basse du piston et une gorge circulaire agencé à la
base de la cavité cylindrique et qui sert de collecteur inférieur en reliant la sortie
inférieure des perçages ; on obtient ainsi une limitation des volumes morts par le
faible volume du collecteur des canaux froids;
Selon un aspect complémentaire, un déflecteur est disposé en partie basse de la cavité
cylindrique, ledit déflecteur délimite avec le fond de la deuxième chambre un évidement
en forme de disque qui fait partie du canal de communication froid; moyennant quoi
on évite un échauffement de la tige et on limite le transfert de calories dû à la
tige de la zone chaude vers la zone froide
[0033] Selon un aspect complémentaire, le deuxième carter peut être une pièce monobloc incluant
la portion inférieure de la chemise cylindrique, le canal de communication froid et
les différents canaux froids auxiliaires, ainsi que les entrées et sorties du fluide
de travail ; ce qui réduit le nombre de pièces nécessaires dans la partie froide.
[0034] Selon un aspect complémentaire, en outre, le volume des gaz froids comprenant la
deuxième chambre et les canaux froids du fluide de travail jusqu'au régénérateur,
lorsque le piston est au point le plus bas, est inférieur à 15% du volume balayé par
le piston entre le point le plus bas et le point le plus haut ; ce qui contribue à
améliorer l'efficacité thermique.
[0035] Selon un autre aspect du dispositif divulgué, qui est indépendant du guidage et de
l'étanchéité de la tige, de la limitation des effets de conduction thermique axiale
déjà et de la structure constructive de la pièce froide évoqués ci-dessus, il est
proposé d'améliorer la commande de déplacement du piston.
[0036] A cet effet, il est proposé un dispositif de compression de fluide gazeux comprenant
:
- une entrée de fluide gazeux à comprimer et une sortie de fluide gazeux comprimé,
- une enceinte de travail renfermant du fluide gazeux,
- une première chambre, couplée thermiquement à une source chaude adaptée pour apporter
des calories au fluide gazeux,
- une deuxième chambre couplée thermiquement à une source froide pour transférer des
calories du fluide gazeux vers la source froide,
- un piston monté mobile dans une chemise cylindrique selon une direction axiale et
séparant la première chambre et la deuxième chambre, le piston pouvant être déplacé
par une tige reliée au piston, selon un mouvement de va-et-vient axial,
- un échangeur régénérateur mettant en communication fluide les première et deuxième
chambres,
le dispositif de compression comprenant un dispositif d'auto-entrainement agissant
sur une extrémité de la tige et comprenant d'une part une bielle reliée à la tige
et un volant inertiel relié à la bielle, et d'autre part un moyen de rappel élastique
à double effet, relié à la tige et ayant un point neutre correspondant à une position
au voisinage de la mi-course du piston.
[0037] Grâce à ces dispositions, le moyen de rappel élastique stocke cycliquement alternativement
une certaine énergie, en parallèle de celle qui est stockée dans le volant inertiel,
ce qui permet de réduire les efforts aux paliers de l'ensemble bielle-volant et de
dimensionner ce dernier au plus juste.
[0038] Selon un aspect complémentaire, le moyen de rappel élastique peut comprendre deux
ressorts travaillant de façon antagoniste ; on peut ainsi éviter les courses mortes
et hystérésis et/ou compenser les dispersions des caractéristiques des ressorts.
[0039] Selon un aspect complémentaire, le dispositif d'auto-entrainement peut comprendre
un moteur couplé magnétiquement au volant inertiel ; ce qui permet de donner une impulsion
initiale de démarrage et de réguler ensuite la vitesse de rotation.
[0040] Selon un aspect complémentaire, le dispositif d'auto-entrainement est disposé dans
une chambre auxiliaire dans laquelle règne une pression moyenne qui est la demi-somme
des pressions d'admission P1 et de sortie P2 ; on a ainsi des échanges équilibrés
et limités avec la deuxième chambre.
[0041] Enfin, l'invention vise également un système thermique comprenant un circuit caloporteur
et au moins un compresseur selon l'une des caractéristiques précédentes. Le système
thermique en question peut être destiné à prélever des calories dans un endroit clos
et dans ce cas c'est un système de climatisation ou de réfrigération, mais le système
thermique en question peut aussi être destiné à apporter des calories dans un endroit
clos et dans ce cas c'est un système de chauffage comme par exemple du chauffage résidentiel
ou du chauffage industriel.
[0042] D'autres aspects, buts et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de la
description suivante de modes de réalisation de l'invention, donnés à titre d'exemples
non limitatifs. L'invention sera également mieux comprise en regard des dessins joints
sur lesquels :
- la figure 1 est une vue schématique en coupe axiale d'un dispositif de compression
de fluide gazeux selon l'invention,
- la figure 2 représente une vue de détail partielle du guidage de la tige,
- la figure 3 représente une vue en perspective d'une pièce froide comprise dans le
dispositif de la figure 1,
- la figure 4 représente une vue en perspective des parties chaudes comprises dans le
dispositif de la figure 1,
- la figure 5 représente une vue en perspective de la pièce froide de la figure 3, avec
une coupe transversale et un arraché,
- la figure 6 représente un détail concernant la bague d'étanchéité,
- la figure 7 représente un détail concernant l'interface piston-chemise,
- la figure 8 représente un diagramme du cycle thermodynamique mis en œuvre dans le
dispositif, notamment pour le dispositif d'auto-entrainement,
- la figure 9 représente un second mode de réalisation de la pièce froide,
- la figure 10 représente un second mode de réalisation concernant le dispositif d'auto-entrainement,
- la figure 11 représente l'assemblage de piston,
- la figure 12 montre une vue partielle premier carter illustrant la portion de plus
faible conductivité thermique.
[0043] Sur les différentes figures, les mêmes références désignent des éléments identiques
ou similaires,
[0044] La
figure 1 montre un dispositif
1 de compression de fluide gazeux, adapté pour admettre un fluide gazeux (aussi appelé
'fluide de travail') par une entrée ou admission
46, à une pression
P1 et fournir sur une sortie notée
47 le fluide compressé à une pression
P2.
[0045] Comme représenté aux figures 1 à 12, le dispositif est architecturé autour d'une
direction axiale
X, qui est de préférence disposée verticalement, mais une autre disposition n'est pas
exclue. Selon cet axe peut se déplacer un piston
7 monté mobile au moins dans une chemise cylindrique
50. Ledit piston sépare hermétiquement deux espaces clos, appelés respectivement première
chambre
21 deuxième chambre
22, ces deux chambres étant incluses dans une enceinte de travail
2 hermétique (excepté les entrées/sorties susmentionnées). L'enceinte de travail
2 présente une extrémité supérieure
2h et une extrémité inférieure
2b. Le piston présente une portion supérieure en forme de dôme, par exemple hémisphérique.
[0046] L'enceinte de travail 2 est délimitée par un premier carter
11, agencé en partie supérieure de l'assemblage et en contact thermique avec la source
chaude au moins en zone supérieure, et par un deuxième carter
12, agencé en partie inférieure, et refroidi par la source froide. Selon des termes
de langue anglaise, le premier carter 11 peut se nommer 'heater' et le deuxième carter
12 peut se nommer 'cooler'. La chemise cylindrique
50 s'étend à la fois dans le deuxième carter et à l'intérieur du premier carter, au
contact d'une pièce appelée 'écran thermique'
35 dont il sera question plus loin.
[0047] Le premier carter
11 est fabriqué en matière acier inox ou en alliage métallique suffisamment résistant
pour subir les températures de la partie chaude. Le deuxième carter
12 est de préférence réalisé en alliage métallique léger, sa température de service
étant moins élevée.
[0048] Le premier carter 11 et le deuxième carter 12 sont dans l'exemple illustré assemblé
l'un à l'autre directement sans pièce intermédiaire. Cependant, ils pourraient être
assemblés ensemble avec une (voire plusieurs) pièce intermédiaire.
[0049] La première chambre
21, dite aussi 'chambre chaude', est agencée au dessus du piston et couplée thermiquement
à une source chaude
6 adaptée pour apporter des calories au fluide gazeux. La première chambre est de révolution
avec une portion cylindrique de diamètre correspondant au diamètre
D1 du piston et une portion hémisphérique en partie supérieure.
[0050] La source chaude
6 est agencée tout autour de la chambre chaude
21, et en particulier au contact du premier carter 11.
[0051] La deuxième chambre
22, dite aussi 'chambre froide', est agencée au dessous du piston et couplée thermiquement
à une source froide
5 pour transférer des calories du fluide gazeux vers la source froide. La deuxième
chambre est de forme générale cylindrique, de diamètre
D1 correspondant au diamètre du piston.
[0052] Autour de la chemise cylindrique
50 est agencé un échangeur régénérateur
9, du type de ceux utilisés classiquement dans les machines thermodynamiques de type
machine Stirling. Cet échangeur
9 (qu'on appellera aussi simplement 'régénérateur' dans la suite) comprend des canaux
fluides de section faible et des éléments de stockage d'énergie thermique et/ou un
réseau serré de fils métalliques. Ce régénérateur
9 est agencé à une hauteur intermédiaire entre l'extrémité supérieure
2h et l'extrémité inférieure
2b de l'enceinte et présente un coté chaud
9a vers le haut et un coté froid
9b vers le bas.
[0053] Le coté chaud
9a est raccordé (mis en communication fluide) avec la première chambre
21, au moyen d'un canal de communication chaud 25 qui comprend des collecteurs
28, un passage annulaire
25, lequel rejoint un orifice
24 situé au sommet de la première chambre 21.
[0054] La portion supérieure du passage annulaire
25 permet au fluide de lécher le premier carter 11, dans sa portion supérieure où il
est particulièrement chaud au contact de la source chaude (très bon couplage thermique).
[0055] Le canal de communication chaud 25 est formé par un interstice radial de faible épaisseur
(<4mm, voire <2mm, voire voisin de 1mm) formé entre le premier carter 11 et une pièce
comprenant un premier écran thermique. Le premier écran thermique 35, formé par une
portion cylindrique annulaire thermiquement isolante, est interposé entre le piston
7 et le canal de communication chaud 25, et par conséquent le fluide de travail ne
réchauffe pas les parties latérales du piston.
[0056] Le premier écran thermique 35 est fabriqué en céramique ou en isolant haute température.
Son épaisseur est sensiblement constante dans l'exemple illustré.
[0057] La partie cylindrique peut se prolonger au-dessus par une partie hémisphérique avec
une épaisseur quasi constante, cette partie hémisphérique étant configurée pour épouser
la surface extérieure du piston lorsque ce dernier est en position maximale haute
; au sommet de la portion hémisphérique est aménagé un orifice 24 par lequel passe
le flux d'entrée et de sortie de la première chambre 21.
[0058] Le coté froid
9b du régénérateur
9 est raccordé (mis en communication fluide) avec la deuxième chambre
22, au moyen d'un canal de communication froid qui comprend des collecteurs
27 et canaux froids
26 sous forme de perçages dans le deuxième carter dont la disposition sera précisée
plus loin.
[0059] Comme il ressort des figures, lorsque le piston se déplace, la somme des volumes
des première et deuxième chambres
21,
22 est sensiblement constante, à ceci près que le volume occupé par la tige
8 est un peu plus important quand le piston est en position haute. De plus, le volume
de fluide de travail contenu dans le régénérateur
9, les canaux froids
26,
27 et le canal de communication chaud
28,25 est constant, et par conséquent le volume total de fluide gazeux dans l'enceinte
2 est quasiment constant.
[0060] Selon l'architecture constructive avantageuse retenue, le volume des gaz chauds comprenant
la première chambre 21 et les conduites chaudes 25 jusqu'au régénérateur est, lorsque
le piston est au point le plus haut, inférieur à 15% du volume balayé par le piston
entre le point le plus bas et le point le plus haut, voire même inférieure à 10 %.
[0061] De même, le volume des gaz froids, lorsque le piston est au point le plus bas, qui
comprend le volume résiduel de la deuxième chambre 22 et les canaux de communication
froid 26, est inférieur à 15% du volume total balayé par le piston, voire même inférieure
à 10 %.
[0062] Du point de vue de son architecture structurelle, le dispositif comprend :
- le deuxième carter 12 qui délimite la deuxième chambre 22 grâce à la chemise susmentionnée, avec la partie inférieure du piston ; cette pièce
est relativement massive, et comprend en outre l'entrée 46 et la sortie 47 de fluide,
- le premier carter 11, qui délimite la première chambre 21, grâce à la surface intérieure de l'écran thermique 35 avec la partie supérieure du piston 7h, et qui comprend une zone de manchon isolant formé par une portion de plus faible
conduction thermique 37, en vis-à-vis en partie du régénérateur (cf Fig. 12),
- l'écran thermique 35 formant la chemise 50 sur sa surface intérieure et délimitant sur sa surface extérieure la surface radialement
intérieure du canal de communication chaud 25,
- un écran thermique auxiliaire 36, interposé entre le canal de communication chaud 25 et la portion de plus faible
conduction 37 du premier carter,
- un assemblage mobile 78 comprenant le piston 7 susmentionné et une tige 8 solidaire du piston ; ladite tige 8 est de section ronde de diamètre D2 et présente un système de centrage et de fixation 87 sur l'axe du piston ;
- le régénérateur 9 susmentionné, agencé à l'intérieur de la pièce structurelle supérieure 11 et autour de la chemise 50.
[0063] En dessous de la tige
8 est agencé un système de commande du déplacement du piston, lequel est contenu dans
un carter auxiliaire
13 qui délimite une troisième chambre
23 ou chambre auxiliaire
23. Le carter auxiliaire 13 est fixée sur une semelle
10 appartenant au premier carter 11, au moyen de vis passant par les trous
160.
[0064] De manière optionnelle, le dispositif peut aussi comprendre comme système de commande
un dispositif d'auto-entrainement particulier
4 dont il sera question plus loin,
[0065] En outre, la deuxième carter
12, comprend un alésage axial
12a qui reçoit sans jeu une douille
17 cylindrique dont la surface cylindrique intérieure est usinée avec précision. La
douille est montée en force dans l'alésage
12a de la pièce structurelle inférieure
12.
[0066] Dans cette douille
17 est reçu un système de guidage linéaire
3 qui guide avec précision la tige
8 afin de guider le piston
7 avec précision, de préférence sans contact par rapport à la chemise comme il sera
précisé par la suite.
[0067] Dans l'exemple illustré, le système de guidage linéaire
3 est un dispositif de cylindrique à billes, de type fourreau cylindrique
30 à billes
31. Les billes 31 roulent sur la douille et le fourreau
30 se déplace deux fois moins vite que la tige
8.
[0068] Concernant la fonction étanchéité par rapport à la tige mobile, on dispose une bague
d'étanchéité
18 cylindrique fixée dans la douille cylindrique 17, et
distincte du système de guidage ; cette bague d'étanchéité 18 entoure la tige avec un jeu radial
e1 compris entre
2 et
20 µm, pour limiter fortement le passage du fluide gazeux de passer le long de la tige
mobile
8 (cf.
Figure 6). De préférence, on visera préférentiellement un jeu radial
e1 compris entre
10 et 15 µm.
[0069] Grâce au guidage de précision de la tige, on obtient en conséquence un guidage de
précision du piston, du fait de la fixation rigide du piston sur la tige. Plus précisément,
le piston
7 présente un bord extérieur
73,
74 disposé de manière adjacente à la chemise 50 et le bord extérieur du piston est guidé
sans frottement dans la chemise avec un jeu fonctionnel
e2 entre le bord extérieur de jointure et la chemise compris entre
5µm et
30µm, de préférence voisin de 10µm (cf.
Figure 7). Le bord extérieur est de préférence obtenu intégralement de la partie basse
71 du piston mais toute autre solution pourrait convenir.
[0070] Grâce à cette géométrie précise, on obtient une étanchéité satisfaisante en mode
dynamique lors des mouvements de va-et-vient du piston, dont la fréquence de mouvement
alternatif est comprise entre quelques Hertz et quelques dizaines voire quelques centaines
de Hertz.
[0071] De plus, cet agencement permet d'éviter toute usure par frottement ou contact ; on
peut ainsi se passer de toute lubrification liquide de sorte que le dispositif est
dépourvu de lubrification liquide.
[0072] A la différence d'un compresseur volumétrique, dans le présent compresseur thermique
ce sont les échanges thermiques sui déplacent le piston et non la tige et son embiellage.
Par conséquent il y a très peu d'efforts radiaux sur la tige et le piston dans le
présent compresseur thermique, ce qui permet d'envisager un guidage précis et une
absence de frottement comme indiqué plus haut. On arrive ainsi à une durée de vie
de plusieurs dizaines de milliers d'heure sans entretien.
[0073] Le fluide choisi comme fluide de travail peut être tout fluide adéquat, en particulier
tout gaz léger ; ce peut être de l'ammoniac, mais le choix peut se porter sur le CO2
pour des raisons environnementales.
[0074] Selon un exemple d'implémentation de l'invention, la température de la partie froide
s'établit au voisinage de 50°C, alors que la température de la partie chaude s'établit
au voisinage de 650°C.
[0075] Le manchon isolant
37 est obtenu par une pluralité d'évidements
38 séparés par des parois radiales
39 comme illustré à la
figure 12, cette alternance d'évidements les deux parois radiales étant reproduite tout autour
de la circonférence du premier carter de la partie supérieure du régénérateur 9.
[0076] Autour de la zone de manchon isolant thermique, est disposée une frette
15 qui a pour but de renforcer la solidité mécanique du premier carter au niveau de
la zone de plus faible conductivité thermique. L'extrémité des parois radiales
39 est contrainte radialement vers l'intérieur par la présence de cette frette
15, qui peut être montée avec une légère précontrainte et par conséquent la robustesse
mécanique de cette portion intermédiaire du premier carter 11 est satisfaisante.
[0077] De plus, le premier carter
11 comprend une première collerette
11a de renforcement agencée entre la portion supérieure en forme de dôme et la zone de
manchon isolant et une deuxième collerette de renforcement
11b pour servir de flasque de fixation au deuxième carter
12.
[0078] On assemble le premier carter
11 au second carter
12 au niveau du plan d'interface P au moyen d'une pluralité de vis qui traversent respectivement
les trous
110 en bas de la pièce chaude (collerette
11b du premier carter 11) et les trous
112 en haut de la pièce froide, qui peuvent être des trous taraudés.
[0079] Le
fonctionnement du compresseur est assuré par le mouvement alternatif du piston
7, ainsi que par l'action d'un clapet d'aspiration
46a sur l'entrée
46, d'un clapet anti-retour
47a de refoulement sur la sortie
47.
[0080] Les différentes étapes A,B,C,D, décrites ci-après sont représentées sur les figures
1 et 8.
Etape A.
[0081] Le piston, initialement en haut, se déplace vers le bas et le volume de la première
chambre
21 augmente alors que volume de la deuxième chambre
22 diminue. De par le fait, le fluide est poussé au travers du régénérateur
9 du bas vers le haut, et se réchauffe au passage. La pression
Pw augmente de façon concomitante.
Etape B.
[0082] Lorsque la pression
Pw dépasse une certaine valeur, le clapet de sortie
47a s'ouvre et la pression Pw s'établit à la pression
P2 de sortie du fluide compressé et du fluide est expulsé vers la sortie (le clapet
d'entrée 46a reste bien sûr fermé pendant ce temps). Ceci se poursuit jusqu'au point
mort bas du piston.
Etape C.
[0083] Le piston, se déplace maintenant du bas vers le haut et le volume de la deuxième
chambre augmente alors que première volume de la chambre diminue. De par le fait,
le fluide est poussé au travers du régénérateur
9 du haut vers le bas, et se refroidit au passage. La pression
Pw diminue de façon concomitante. Le clapet de sortie
47a se ferme en début de montée.
Etape D.
[0084] Lorsque la pression
Pw passe en dessous d'une certaine valeur, le clapet d'entrée 46a s'ouvre et la pression
Pw s'établit à la pression
P1 d'entrée de fluide et du fluide est aspiré par l'entrée 46 (le clapet de sortie
47a reste bien sûr fermé pendant ce temps). Ceci se poursuit jusqu'au point mort haut
du piston. Le clapet d'entrée
46a se fermera dès le début de la descente du piston.
[0085] Les mouvements de la tige
8 peuvent être commandés par tout dispositif d'entrainement adéquat agencé dans la
chambre auxiliaire 23. Dans l'exemple illustré, il s'agit d'un dispositif d'auto-entrainement
4 agissant sur une extrémité de la tige. Ce dispositif d'auto-entrainement
4 comprend un volant inertiel
42, une bielle
41 relié audit volant par une liaison pivot, par exemple un palier à roulement
43. La bielle
41 est reliée à la tige par une autre liaison pivot, par exemple un palier à roulement
44.
[0086] Dans l'exemple illustré, dispositif d'auto-entrainement
4 est hébergé dans une chambre auxiliaire
23 remplie du fluide gazeux de travail à une pression notée
Pa. La bague d'étanchéité 18 est interposée entre la deuxième chambre
22 et la chambre auxiliaire
23. Lorsque le dispositif est en fonctionnement, la pression
Pa dans la chambre auxiliaire
23 converge vers une pression moyenne sensiblement égale à la demi-somme des pressions
mini
P1 et maxi
P2. Lorsque le dispositif est à l'arrêt depuis un certain temps, la pression dans la
chambre auxiliaire
Pa devient égale de la pression régnant dans la deuxième chambre 22. En effet, en raison
du jeu fonctionnel compris entre 2 et 20 µm entre la bague
18 et la tige
8, une très petite fuite ne permet pas de conserver un différentiel de pression sur
le long terme, mais en régime dynamique, cette très petite fuite ne nuit pas au fonctionnement
et reste négligeable.
[0087] Lorsque le volant tourne d'un tour, le piston balaye un volume correspondant à la
distance entre le point mort et point mort bas, multipliée par le diamètre
D1.
[0088] Le diamètre de la tige
D2 est supérieur au quart du diamètre D1 du piston, de sorte que la pression exercé
sur le piston vaut
(Pw-Pa) x D2.
[0089] Le cycle thermodynamique, tel que représenté à la
figure 8 fournit un travail positif au dispositif d'auto-entrainement.
[0090] Comme illustré sur la Figure 8, les efforts exercés sur le piston fournissent de
l'énergie au volant inertiel pendant les étapes
A,
B alors que dans l'étape
C,
D c'est le volant d'inertie qui fournit de l'énergie au train de pistons, sachant que
le piston doit à tout moment vaincre les efforts de roulement ou frottement minimes
résiduels. Le solde du travail fourni par le cycle complet est positif ; il en résulte
que le déplacement de va-et-vient du piston
7 peut être auto-entretenu par ledit système d'entrainement
4.
[0091] Le travail d'auto-entrainement est proportionnel à la section de la tige et par conséquent
la section de la tige sera choisie de manière à générer suffisamment de travail. On
choisira par exemple un diamètre
D2 au moins égal à un quart du diamètre
D1 du piston.
[0092] Un moteur électrique (non représenté) est couplé, dans l'exemple ici par des moyens
magnétiques, avec le volant inertiel. Ce moteur permet de donner une impulsion initiale
pour faire démarrer le cycle. Le moteur sert aussi à réguler la vitesse de cyclage
en régime établi. Le couplage magnétique entre le moteur et le volant inertiel permet
d'éviter tout problème de joint tournant et de fuite potentielle associée.
[0093] De plus, avantageusement selon un aspect optionnel représenté à la
figure 10, on dispose en supplément un rappel élastique
45 à double effet, qui fonctionne en parallèle de l'ensemble bielle-volant susmentionné.
Par exemple, ceci peut être formé par un ressort fonctionnant en traction et compression
et dont la longueur d'équilibre est choisie pour n'exercer aucun effort à mi-course
du cycle.
[0094] Le moyen de rappel élastique stocke et restitue cycliquement de l'énergie.
[0095] De façon alternative, on peut aussi disposer deux ressorts qui travaillent de façon
antagoniste et dont les efforts s'équilibrent à la mi-course du cycle.
[0096] Avantageusement, les efforts supportés par l'ensemble bielle-volant sont diminués
car une partie des efforts est supporté par le système de rappel élastique.
[0097] On peut ainsi dimensionner au plus juste les paliers
43,44 ce qui concourt à l'optimisation du mécanisme d'entrainement et l'absence de nécessité
de maintenance.
[0098] Pour minimiser les transferts thermiques par conduction, le piston est construit
en deux parties, comme illustré en particulier à la figure 11, une base
71 avec des caractéristiques géométriques très précises comme indiqué ci-dessus (notamment
le bord 73) et une tête
72 qui est réalisée en matériau peu conducteur thermiquement ou en plusieurs étages
séparés par des isolants thermiques.
[0099] De plus, la tige
8 est refroidie par un dispositif de déflection
14 du flux de fluide gazeux refroidi ; ce dispositif guide le fluide de façon à ce que
le fluide gazeux refroidi lèche la tige 8 et la refroidisse.
[0100] Le déflecteur
14 se présente comme un disque de diamètre extérieur
D1 avec un orifice central de diamètre un peu supérieur à celui
D2 de la tige (cf Fig 2), de sorte qu'un passage
14a est ainsi défini, lequel oblige le fluide de travail froid à lécher la tige 8 de
manière à refroidir.
[0101] Les canaux sont réalisés sous formes de perçages obtenus par usinage dans la pièce
structurelle inférieure
11, c'est-à-dire le premier carter ou le 'cooler'. De manière préférée, le premier carter
et une pièce monobloc massive comme représentée aux figures 3 et 5.
[0102] Les canaux froids
26 du fluide de travail gazeux sont formés à cet endroit par des perçages
16 s'étendent parallèlement à la direction axiale
X et sont disposés circonférentiellement les uns à coté des autres autour de la deuxième
chambre. Lesdits perçages
16 comprennent des perçages de petit diamètre
67 et des perçages de plus grand diamètre
66 dans les zones diamétrales de raccordement de l'entrée
46 et de la sortie
47.
[0103] De plus, des premiers canaux froids auxiliaires
51 conduisant le fluide de couplage de la source froide s'étendent parallèlement à la
direction axiale et sont disposées selon un carré en face des trous
160 de la semelle
10; de plus, d'autres seconds canaux froids auxiliaires
52 s'étendent selon Y1 perpendiculairement à la direction axiale et servent de collecteur
aux premiers canaux froids auxiliaires 51 en s'y raccordant (cf Fig 5) ; en outre
d'autres seconds canaux froids auxiliaires
53 s'étendent selon Y2 perpendiculairement à X et à Y1.
[0104] Les premiers canaux froids auxiliaires
51 et les seconds canaux froids auxiliaires
52 sont également réalisés par des perçages au travers de la pièce massive formée par
le premier carter 11.
[0105] De plus, la chambre froide comprend une rainure inférieure
55 de diamètre supérieur au diamètre
D du piston qui sert de collecteur aux canaux froids 26 (perçages 16) pour mettre en
communication lesdits canaux froids
26 avec le fond
65 de la deuxième chambre
22, (cf figures 2 et 3).
[0106] De plus, selon une solution alternative représentée à la
figure 9, on obtient tous les premiers canaux froids auxiliaires
57,58 par des perçages perpendiculairement à la direction axiale. Une première série
57 de perçages sont disposés selon Y2 les uns au-dessus des autres et passent au travers
du cercle sur lesquels sont disposés les perçages
16 ; une seconde série
58 de perçages sont aussi disposés les uns au-dessus des autres selon Y1, croisent à
angle droit les perçages
57 de la première série avec communication fluide, et passent également au travers du
cercle sur lesquels sont disposés les perçages
16. Cette variante présente certains intérêts concernant la fabrication industrielle
d'une telle pièce massive et de son usinage.
[0107] Il est à noter que les clapets anti-retour 46a,47a peuvent être de tout type utilisés
couramment dans les compresseurs et ne sont pas forcément disposés à proximité des
entrée et sortie 46,47.
[0108] Il est à noter que l'agencement du dispositif pourrait être inversé, à savoir la
partie froide en haut et la partie chaude en bas, mais il est entendu que la disposition
selon la verticale permet d'éliminer les effets de la pesanteur par rapport à la direction
radiale du dispositif et en par particulier par rapport au guidage de la tige et au
guidage du piston et à l'élimination des frottements
[0109] Il est à noter que pour augmenter le taux de compression, il est possible de disposer
plusieurs dispositifs de compression tels que décrits précédemment en série.
[0110] Il est à noter que la frontière entre le premier carter et le deuxième carter pourrait
être située à une position différente.
[0111] Le manchon isolant
37 pourrait être formé par une pièce spécifique interposée entre les premier et second
carters.