[0001] L'invention concerne une chaussure de sport destinée à être mécaniquement connectée
à un engin de sport, notamment, un engin de glisse. Elle concerne plus particulièrement
une chaussure permettant un bon déroulé du pied, notamment dans la zone des métatarses.
[0002] L'invention trouvera pour application particulièrement avantageuse le ski de fond,
sport dans lequel la mobilité du pied doit permettre d'effectuer un pas alternatif,
un pas du patineur ou skating. L'invention peut également s'appliquer au ski de randonnée,
au ski sur route ou la pratique de la raquette à neige.
[0003] Pour la pratique de ces sports d'hiver, la chaussure doit répondre à de nombreuses
exigences. En particulier, la chaussure doit pouvoir fléchir au niveau de la zone
des métatarses afin de faciliter les gestes du skieur lors des phases de poussée,
notamment, lorsqu'il effectue des pas alternatifs. Par ailleurs, afin d'être performante,
une telle chaussure doit être légère et doit pouvoir être portée plusieurs heures
sans blesser ou gêner l'utilisateur.
[0004] De manière classique, une chaussure de fond comprend un semelage et une tige. Habituellement,
pour ce type de chaussure, le semelage comprend plusieurs couches, et notamment, une
première de montage plane, venant recouvrir une semelle d'usure. Dans beaucoup de
constructions, des rabats de la tige s'intercalent entre la première de montage et
la semelle d'usure, au niveau périphérique de ces deux couches. Les rabats sont alors
collés sur la face inférieure de la première de montage. La première de montage sert
donc à maintenir les rabats en position afin d'assurer une continuité étanche entre
le semelage et la tige.
[0005] Cette structure est, par exemple, décrite dans la demande
EP2060196. Dans le document la chaussure de fond comprend en outre une coque formée d'une plaque
et d'une paroi périphérique au niveau du talon de manière à former un contrefort.
Dans cet exemple, la coque est intercalée entre, d'une part, la semelle d'usure et,
d'autre part, les rabats de parois souples constitutives de la tige ainsi qu'une première
de montage. Le « semelage » comprend alors les couches successives suivantes, du sol
vers le pied : la semelle d'usure, la plaque de la coque, les rabats (localement),
la première de montage. D'autre part, la « tige » comprend les couches successives
suivantes, de l'extérieur vers le pied : la paroi périphérique de la coque (localement),
des parois souples. Ainsi, le pied n'est jamais en contact avec la coque. Il y a toujours
un élément, la première de montage ou une paroi souple, fixé, de manière indémontable,
sur la coque. Cette construction comprend une multitude d'éléments à assembler ce
qui rend complexe sa fabrication. De plus, l'utilisation d'une multitude d'éléments
est un facteur déterminant pour le poids de la chaussure. D'autre part, en fixant
les parois souples à l'intérieur de la paroi périphérique de la coque, le bord supérieur
de la paroi périphérique de la coque forme un rebord propice à l'accumulation d'eau
ou de neige au niveau de la jonction entre la coque et les parois souples. Cette rétention
d'eau peut pénaliser l'étanchéité de la chaussure, l'eau pouvant s'infiltrer entre
la coque et les parois souples.
[0006] Il est connu de
FR 2 759 552 A1 d'autres solutions proches, en revanche le panneau souple n'est pas fixé à la coque
de telle manière que le panneau souple recouvre une bande périphérique de la surface
inférieure de la partie avant de la plaque.
[0007] Le but de l'invention est de proposer une chaussure de sport améliorée.
[0008] Un but de l'invention est de proposer une chaussure allégée.
[0009] Un but est de proposer une chaussure économique, facile à réaliser.
[0010] Un autre but est de proposer une chaussure présentant une bonne étanchéité.
[0011] Pour cela, l'invention a pour objet une chaussure de sport destinée à être mécaniquement
connectée à un engin de sport comprenant :
- une coque monobloc, en matériau rigide, composée
∘ d'une plaque délimitée par une surface supérieure et une surface inférieure, la
surface supérieure étant destinée à couvrir la plante du pied de l'utilisateur, la
plaque comprenant une partie avant s'étendant, depuis l'extrémité avant de la plaque,
sur un quart de sa longueur totale et, une partie arrière s'étendant, depuis l'extrémité
arrière de la plaque, sur une moitié de sa longueur totale,
∘ d'une paroi latérale et d'une paroi médiale, chaque paroi s'étendant du côté de
la surface supérieure de la plaque, dans la partie arrière de la plaque, depuis, respectivement,
un bord latéral et médial de la plaque, chaque paroi étant délimitée par une surface
interne et une surface externe,
∘ d'aucune paroi s'étendant du côté de la surface supérieure de la plaque depuis un
bord de la plaque dans sa partie avant,
- une tige comprenant un panneau souple destiné à couvrir au moins une partie du dessus
du pied de l'utilisateur, le panneau souple étant fixé à la coque.
[0012] Le panneau souple recouvre une bande périphérique de la surface inférieure de la
partie avant de la plaque et une partie de la surface externe des parois latérale
et médiale de la coque.
[0013] Ainsi, avec cette construction, la première de montage n'est plus nécessaire car
elle est réalisée directement par la plaque de la coque, notamment, au niveau de sa
partie avant. A ce niveau, le panneau souple est fixé sur la bande périphérique de
la surface inférieure de la partie avant de la plaque. En supprimant la première de
montage, on allège alors la chaussure. De plus, au niveau des parois latérale et médiale
de la coque, le panneau souple recouvre une partie de la surface externe de ces parois.
Cela signifie que le panneau souple ne se superpose pas entièrement à la coque dans
sa partie arrière. En conséquence, cela permet d'utiliser une moins grande surface
de panneau souple et donc d'alléger encore la structure. Par ailleurs, en fixant la
paroi souple sur l'extérieur de la coque, cela permet d'améliorer l'étanchéité de
la chaussure. En effet, on supprime tout rebord susceptible d'être une source de rétention
d'eau.
[0014] De manière optionnelle, l'invention peut présenter l'une quelconque des caractéristiques
optionnelles suivantes prises seules ou en combinaison :
- le panneau souple comprend plusieurs pièces assemblées pour former une enveloppe destinée
à couvrir le dessus du pied et la cheville de l'utilisateur,
- le panneau souple est constitué d'une toile, d'un tissu ou d'un film,
- le panneau souple comprend un revêtement complémentaire au niveau de l'extrémité avant
de la chaussure,
- la coque comprend également une paroi arrière s'étendant du côté de la surface supérieure
de la plaque depuis un bord arrière de la plaque et reliant la paroi latérale à la
paroi médiale, selon un mode de réalisation, la paroi arrière est moins haute que
les parois latérale et médiale.
- le panneau souple est collé uniquement sur la coque,
- la chaussure comprend un chausson amovible destinée à se loger entre la coque et le
panneau souple,
- l'épaisseur de la partie avant de la plaque est inférieure à 2,5 millimètres,
- la coque est réalisée en matériau rigide ayant un module d'élasticité supérieur à
2 GPa,
- la plaque composant la coque est galbée uniquement selon une direction longitudinale,
- la chaussure comprend une semelle d'usure fixée sur la surface inférieure de la plaque
de la coque et/ou une partie du panneau souple recouvrant la bande périphérique de
la surface inférieure de la partie avant de la plaque,
- la semelle d'usure comprend :
∘ un élément d'accroche apte à coopérer avec un mécanisme de fixation porté par un
engin de sport afin de solidariser la chaussure avec l'engin de sport tout en permettant
la rotation de la chaussure, par rapport à l'engin de sport, autour d'un axe transversal
à l'avant de la chaussure, le mécanisme de fixation permettant la désolidarisation
de la chaussure avec l'engin de sport et,
∘ des moyens de guidage, positionnés sous la plaque de la coque, aptes à coopérer
avec un guide porté par l'engin de sport afin de limiter uniquement le déplacement
transversal du talon de la chaussure,
- l'élément d'accroche est réalisé par un arbre porté s'étendant transversalement à
la chaussure,
- la chaussure comprend une entretoise destinée à s'intercaler entre la surface inférieure
de la partie avant de la coque et une surface supérieure de la partie avant de la
semelle d'usure.
[0015] On décrira à présent, à titre d'exemples non limitatifs, des modes de réalisation
de l'invention, en se référant aux dessins annexés, dans lesquels :
- la figure 1 est une vue en perspective d'un mode de réalisation d'une chaussure de
sport selon l'invention, la perspective étant prise du dessus et depuis le côté médial
de la chaussure ;
- la figure 2 est une vue de côté (côté médial) de la chaussure illustrée à la figure
1;
- la figure 3 est une vue éclatée des composants de la chaussure illustrée à la figure
1, les composants étant représentés de manière simplifiée ;
- la figure 4 est une vue de dessous de la coque de la chaussure illustrée à la figure
1 ;
- la figure 5 est une vue de côté de la coque de la figure 4 ;
- la figure 6 est une vue de dessus de la coque de la figure 4 ;
- la figure 7 est une vue en coupe longitudinale partielle, de la partie avant de la
chaussure illustrée à la figure 1, selon VII-VII de la figure 8 ;
- la figure 8 est une vue en coupe selon VIII-VIII de la figure 7.
[0016] Dans la suite de la description, il sera fait usage de termes tels que « supérieur
», « inférieur », « haut », « bas », « avant » et « arrière », Ces termes doivent
être interprétés en relation avec la position que la chaussure occupe sur le pied
d'un utilisateur en posture normale, et la direction d'avancement normale d'un utilisateur.
[0017] Les termes « latéral » et « médial », de manière conventionnelle, s'entendent comme
tournés respectivement vers l'extérieur et vers l'intérieur. Ainsi, le côté médial
d'un pied ou d'une chaussure est tourné vers le côté médial de l'autre pied ou de
l'autre chaussure de l'utilisateur.
[0018] Le terme « longitudinal » fait référence à une direction talon-orteils alors que
le terme « transversal », fait référence à une direction latéral-médial et donc sensiblement
perpendiculaire à la direction longitudinale.
[0019] Dans la description, la « chaussure » est définie par un « semelage » et une « tige
». Les figures 7 et 8 présentent la distinction entre ces deux parties de la chaussure.
Le « semelage » est la partie inférieure de la chaussure comprise entre le pied et
le sol. La « tige » est la partie supérieure de la chaussure enveloppant le pied et
éventuellement une partie de la cheville. La tige est solidarisée avec le bord périphérique
du semelage. A noter que certains éléments de la chaussure peuvent former à la fois
une partie du semelage et une partie de la tige.
[0020] Un mode de réalisation va maintenant être décrit en référence aux figures 1 à 8.
[0021] Ces figures illustrent une chaussure de sport 1 pour pied droit. La chaussure 1 comprend,
de manière classique, une tige 2 et un semelage 3.
[0022] Plus précisément, et comme illustré à la figure 3, la chaussure de sport 1 comprend
une semelle d'usure 10, une coque 20, un panneau souple composite 30, une entretoise
40 et un chausson amovible 50. Ainsi, pour cette construction, le semelage 3 est défini
par les éléments prévus pour être positionnés sous la plante du pied, à savoir, la
semelle d'usure 10, une partie 21 de la coque 20, l'entretoise 40, des rabats 33 bordant
la partie avant inférieure du panneau souple 30 et la paroi inférieure 52 du chausson
50. Par ailleurs, la tige est définie par des parties 22, 23, 24 de la coque, la majeure
partie du panneau souple 30 et l'enveloppe 51 du chausson 50 à l'exception de la paroi
inférieure 52.
[0023] Selon ce mode de réalisation, la semelle d'usure 10 est délimitée verticalement par
une face inférieure 12, destinée à être en contact avec le sol ou un engin de sport,
et une face supérieure 11, opposée à la face inférieure, et destinée à être en contact
avec un autre élément du semelage qui sera décrit plus tard. La semelle d'usure 10
est munie d'au moins un élément d'accroche 13 et, du côté de la face inférieure 12,
de reliefs latéraux 14 délimitant une rainure centrale 15 s'étendant longitudinalement
à la chaussure. L'élément d'accroche 13 est apte à coopérer avec un mécanisme de fixation
porté par un engin de sport tel qu'un ski, par exemple, un ski de fond ou un ski de
randonnée, ou telle qu'une raquette à neige. Pour ce type de pratique, cette coopération
permet de solidariser la chaussure avec l'engin de sport tout en permettant la rotation
de la chaussure par rapport à l'engin de sport, autour d'un axe transversal Y1 à la
chaussure, positionné au niveau de l'avant de la chaussure. Le mécanisme de fixation
permet la désolidarisation de la chaussure avec l'engin de sport. Un tel mécanisme
est, par exemple, décrit dans le document
FR2638974.
[0024] Dans cet exemple, l'élément d'accroche 13 est réalisé par un arbre porté par deux
reliefs latéraux 14 de la partie antérieure de la semelle d'usure 10 et s'étendant
transversalement à la chaussure, au niveau de la rainure centrale 15 de la semelle
d'usure 10 délimitée par les deux reliefs latéraux 14. D'autres éléments d'accroche
peuvent être envisagés dès lors qu'ils définissent un axe de pivotement de la chaussure.
Par exemple, la semelle d'usure peut comprendre, de chaque côté, latéral/médial, de
sa partie antérieure, un évidement externe destiné à recevoir un pivot latéral, respectivement
droite et gauche, d'un mécanisme de fixation. Ainsi, les deux pivots latéraux du mécanisme
définissent l'axe de rotation transversal de la chaussure lorsque ceux-ci sont en
prise avec les évidements externes de la semelle. Ces évidements externes peuvent
être réalisés dans un insert rapporté à la semelle.
[0025] Dans cet exemple, la rainure centrale 15 délimitée par les reliefs latéraux 14 aptes
à coopérer avec un guide porté par l'engin de sport afin de limiter uniquement le
déplacement transversal du talon de la chaussure. Cette coopération se produit lorsque
la chaussure est dans une configuration où la semelle d'usure, et plus particulièrement
la face inférieure 12, est en appui, directement ou indirectement, sur l'engin de
sport. Dans cette configuration, le skieur peut alors mieux guider la trajectoire
de son ski. La rainure 15 bordée par les reliefs latéraux 14 définissent ainsi des
moyens de guidage, positionnés sous le pied. Le guide est par exemple une arête de
guidage. Alternativement, on peut envisager d'autres moyens de guidage. Par exemple,
la semelle d'usure peut comprendre plusieurs rainures longitudinales au lieu d'une
seule rainure longitudinale centrale. Dans ce cas, ces rainures longitudinales sont
aptes à coopérer respectivement avec autant d'arêtes de guidage ménagées sur le dessus
du ski. Une construction inverse peut également être envisagée. Une ou plusieurs rainures
sont ménagées sur le dessus du ski de sorte à recevoir des arêtes de guidage ménagées
sur le dessous de la semelle d'usure.
[0026] Selon une variante, la semelle d'usure peut être composée de deux inserts distincts,
par exemple, un insert avant portant l'élément d'accroche 13 et un insert arrière
intégrant les moyens de guidage telle qu'une rainure centrale longitudinale destinée
à coopérer avec une arête de guidage portée par l'engin de sport.
[0027] Selon l'invention, la coque 20 présente des caractéristiques spécifiques, comme illustrées
dans les figures 4 à 6.
[0028] La coque 20 est monobloc et est réalisée en matériau rigide. Au sens de l'invention,
un matériau rigide est un matériau présentant une raideur suffisante pour obtenir
une structure de coque autoportée. Généralement, le module d'élasticité d'un matériau
rigide est supérieur à 2 GPa. Un tel matériau peut être un matériau composite comprenant
des fibres de matières synthétiques et/ou naturelles noyées dans une matrice. Alternativement,
un tel matériau peut être une matière plastique, telle qu'un polymère, éventuellement
chargée de particules et/ou de fibres coupées. Cependant, les tissus, toiles ou films
ne sont pas considérés comme des matériaux rigides car ils ne présentent pas une tenue
suffisante pour être autoportés sans exercer un effort de maintien spécifique sur
ces tissus, toiles ou films.
[0029] La coque 20 est composée :
- d'une plaque 21 délimitée par une surface supérieure 211 et une surface inférieure
212, la surface supérieure 211 étant destinée à couvrir la plante du pied de l'utilisateur,
la plaque 21 comprenant une partie avant 21a s'étendant, depuis l'extrémité avant
de la plaque, sur un quart de sa longueur totale L21 et, une partie arrière 21b s'étendant,
depuis l'extrémité arrière de la plaque, sur une moitié de sa longueur totale L21,
- d'une paroi latérale 22 et d'une paroi médiale 23, chaque paroi 22, 23 s'étendant
du côté de la surface supérieure 211 de la plaque 21, dans la partie arrière 21b de
la plaque, depuis, respectivement, un bord latéral 215 et médial 216 de la plaque
21, chaque paroi 22, 23 étant délimitée par une surface interne 221, 231 et une surface
externe 222, 232,
- d'aucune paroi s'étendant du côté de la surface supérieure 211 de la plaque 21 depuis
un bord de la plaque dans sa partie avant 21a.
[0030] La plaque 21 est ainsi délimitée, en largeur, par un bord périphérique médial 216
et un bord périphérique latéral 215, et en longueur, par un bord périphérique avant
213 et un bord périphérique arrière 214. Elle s'étend sur une longueur totale L21.
Elle comprend une épaisseur moyenne e21 qui est, de préférence, inférieure à 2,5 mm
afin de faciliter la flexion de la plaque. La plaque 21 n'est pas nécessairement plane,
elle est avantageusement galbée. Afin de ne pas pénaliser la flexion de la plaque
autour d'un axe transversal, notamment au niveau des métatarses, la plaque est préférentiellement
galbée uniquement selon une direction longitudinale. Autrement dit, pour chacune de
ses portions de longueur, la plaque présente une largeur sensiblement linéaire. Dans
sa partie avant 21a, la surface inférieure 212 comprend une bande périphérique inférieure
2121 longeant le bord périphérique de la plaque 21a, à savoir, une partie du bord
médial 216, le bord avant 213 et une partie du bord latéral 215. La bande périphérique
inférieure 2121 n'est pas nécessairement marquée, elle peut être fictive.
[0031] Comme décrit précédemment, la coque 20 comprend deux parois s'étendant vers le haut,
depuis la partie arrière 21b de la plaque 21. Une première paroi latérale 22 s'étend
depuis le bord latéral 215, selon une direction normale à la surface supérieure 211
de la plaque 21. Elle est définie par une surface externe 222 et une surface interne
221, ces surfaces déterminant une épaisseur moyenne e22 qui est, de préférence, inférieure
à 2,5 mm. Une deuxième paroi médiale 23 s'étend depuis le bord latéral 215, selon
une direction normale à la surface supérieure 211 de la plaque 21. Elle est définie
par une surface externe 232 et une surface interne 231, ces surfaces déterminant une
épaisseur moyenne e23 qui est, de préférence, inférieure à 2,5 mm. Ces deux parois
permettent un bon maintien transversal du pied. Grâce à ces parois, l'utilisateur
peut maintenir une position de pied lui permettant une transmission d'effort efficace
à l'engin de sport. C'est particulièrement le cas lorsque le skieur effectue un pas
de patineur. Préférentiellement, les deux parois sont galbées afin d'épouser la morphologie
latérale et médiale du pied et, pour certaines chaussures, les malléoles latérale
et médiale. Ces formes gauches permettent d'améliorer le confort de chaussage, en
évitant notamment des contacts ponctuels avec le pied pouvant provoquer une pression
locale douloureuse. Les parois peuvent aussi protéger les malléoles contre d'éventuels
coups. Dans l'exemple décrit, les parois sont munies de moyens permettant de fixer
un collier 60, rotatif selon un axe transversal positionné sensiblement au niveau
de l'axe des malléoles. Alternativement, la chaussure ne comprend pas de collier.
Les parois latérale et médiale peuvent être moins hautes et ne pas couvrir les malléoles.
En effet, pour certaines pratiques de sport, par exemple le ski alternatif, le maintien
transversal du pied est moins utile et ne nécessite pas un recouvrement latéral et
médial moins important.
[0032] Dans cet exemple, la coque comprend également une troisième paroi arrière 24, reliant
la première paroi latérale 22 à la deuxième paroi médiale 23, dans la partie arrière
de la coque. La troisième paroi arrière 24 s'étend depuis le bord arrière 214, selon
une direction normale à la surface supérieure 211 de la plaque 21. Ainsi, la première
paroi latérale 22, la deuxième paroi médiale 23 et la troisième paroi arrière 24 forment
une paroi continue à l'arrière de la coque. Cette paroi continue est destinée à entourer
sensiblement l'arrière du pied, au niveau du talon. Cette continuité, via la troisième
paroi arrière 24, améliore la rigidité des première et deuxième parois, ce qui permet
de limiter leur flexion. La troisième paroi arrière 24 est moins haute que les parois
latérale 22 et médiale 23. Cette échancrure arrière permet de ne pas recouvrir le
tendon d'Achille. Ainsi, le pied peut librement pivoter autour d'un axe transversal
au niveau de ses malléoles sans que la coque vienne en contact avec le tendon d'Achille.
Le confort d'utilisation est alors amélioré en évitant un contact ponctuel douloureux
au niveau de cette zone sensible.
[0033] Les première 22, deuxième 23 parois et/ou la troisième paroi 24 comprennent, sur
leur surface externe 222, 232, une bande périphérique externe 25 longeant le bord
périphérique supérieur de ces parois. Cette bande périphérique externe 25 est illustrée
sur la figure 3. La bande périphérique externe 25 n'est pas nécessairement marquée,
elle peut être fictive.
[0034] Selon l'invention, aucune paroi ne s'étend du côté de la surface supérieure 211 de
la plaque 21 depuis un bord de la plaque dans sa partie avant 21a. Cela signifie qu'il
n'y a pas de parois s'étendant vers le haut, depuis la partie avant 21a de la plaque
21, ni depuis les bords périphériques latéral 215 et médial 216 de la partie avant,
ni depuis le bord périphérique avant 213 de la partie avant. Autrement dit, la partie
avant de la coque forme uniquement une plaque caractérisée par une épaisseur moyenne
e21a qui est, de préférence, inférieure à 2,5 mm. Cette plaque correspond à la partie
avant 21a de la plaque. Elle est dimensionnée pour se positionner en vis-à-vis des
métatarses du pied lorsque celui-ci est chaussé dans la coque. La partie avant 21a
de la plaque peut être galbée, comme c'est le cas dans cet exemple.
[0035] L'absence de parois verticales latérale et médiale dans la partie avant 21a de la
coque facilite la flexion de la coque, autour d'un axe transversal, dans la zone des
métatarses. Cette flexion est primordiale. En effet, lorsque l'utilisateur utilise
un engin de sport visé par l'invention, il doit transmettre efficacement des efforts
de propulsion. Pour cela, en fin de mouvement, ses appuis sont principalement réalisés
au niveau de l'extrémité avant du pied. Il s'avère alors important que le pied puisse
librement fléchir au niveau des métatarses. Par ailleurs, le pied doit avoir une bonne
tenue transversale afin d'avoir des appuis stables. Aussi, l'utilisation d'une plaque
permet cette double exigence, une flexion autour d'un axe transversal et une rigidité
autour d'un axe longitudinal. Pour améliorer la flexion autour d'un axe transversal,
on peut envisager de faire varier l'épaisseur de la plaque 21 et, notamment dans sa
partie avant 21a. Ainsi, en réduisant localement l'épaisseur e21a de la partie avant,
sur toute la largeur de la plaque, on favorise la flexion de la plaque au niveau de
cette zone, de manière analogue à une charnière. Une autre façon d'améliorer la flexion
dans la zone des métatarses consiste à créer une ondulation de la plaque, le creux
d'une onde s'étendant selon une direction transversale.
[0036] L'absence de paroi verticale avant dans la partie avant 21a de la coque permet de
faciliter fortement la réalisation de la coque et permet également d'alléger la pièce.
Certaines constructions de chaussure intègrent une coque incorporant un renfort avant
permettant de protéger les orteils. Une telle construction est illustrée dans le document
EP2989917. Il s'avère qu'une telle coque est complexe à réaliser. En effet, l'outillage permettant
de produire une telle pièce est complexe et coûteux, notamment du fait de la présence
d'importantes contre-dépouilles. La cadence de production est ainsi limitée du fait
des mouvements des empreintes du moule. En supprimant les parois frontales de la coque,
l'invention permet de simplifier fortement l'outillage de réalisation de la coque.
Cela permet l'utilisation d'un outillage comprenant des mouvements d'empreintes simples,
sans contre-dépouilles ou avec de faibles contre-dépouilles.
[0037] La chaussure comprend également un panneau souple 30. Au sens de l'invention, un
panneau souple peut facilement se déformer, dans toutes les directions, pour se conformer
à la morphologie du pied. Le panneau souple, appelé également applique, est destiné
à couvrir au moins une partie du dessus du pied de l'utilisateur. Le panneau souple
est généralement composé de plusieurs pièces assemblées entre elles. Chaque pièce
est réalisée selon un patronage de sorte qu'en assemblant les pièces entre elles,
on obtient une structure volumique formant une enveloppe destinée à couvrir le dessus
du pied et la cheville de l'utilisateur. Le panneau souple peut être réalisé à partir
d'une seule pièce. Le ou les pièces constitutives du panneau souple peuvent être une
toile, un tissu, un film. Ces parties du panneau souple peuvent comprendre plusieurs
couches ou revêtements en fonction de leur localisation. D'autres éléments peuvent
être associés au panneau souple pour former la tige. Par exemple, la tige peut comprendre
un système de laçage pour maintenir le pied en serrant le dessus de pied.
[0038] Dans cet exemple, le panneau souple 30 comprend un film 35 multicouche composé d'un
filet interne ou charmeuse, d'une membrane respirant et d'une toile externe. Ce film
35 forme une partie avant de la tige destinée à couvrir le dessus et l'avant du pied.
Au niveau de l'extrémité avant, le panneau souple comprend un revêtement complémentaire
36. Dans cet exemple, ce revêtement comprend une succession de couches. La première
couche, couvrant le film 35, est le « bout dur ». C'est une pièce thermoformée de
sorte à créer un galbe, une structure volumique. Le bout dur permet de créer le carrossage
de l'avant de la chaussure. Il assure la mise en forme de l'avant de la tige et évite
son affaissement. La deuxième couche, couvrant le bout dur, est un renfort permettant
une protection des orteils contre les coups. Une troisième couche peut couvrir le
renfort. Cette troisième couche peut servir pour améliorer l'étanchéité ou assurer
le maintien des couches précédentes. Cette construction est illustrée dans les figures
7 et 8.
[0039] Le panneau souple 30 est délimité par une surface interne 31 et une surface externe
32. Dans sa partie avant, le panneau souple 30 comprend des rabats 33 destinés à se
positionner en vis-à-vis de la bande périphérique inférieure 2121 de la surface inférieure
212 de la partie avant 21a de la plaque 21, lors de l'assemblage du panneau souple
avec la coque. Les rabats 33 sont séparés par des découpes 331, comme on le voit sur
la figure 3, afin que les rabats puissent se plaquer correctement sur la surface inférieure
212 de la coque 20, sans plis. Dans sa partie arrière, la surface interne 31 du panneau
souple 30 comprend une bande périphérique interne 311, dans sa partie inférieure,
comme on le voit sur la figure 3. La bande périphérique interne 311 n'est pas nécessairement
marquée, elle peut être fictive. Cette bande périphérique interne 311 est dimensionnée
de sorte à se positionner en vis-à-vis de la bande périphérique externe 25 de la coque
20, lors de l'assemblage du panneau souple avec la coque.
[0040] Dans cet exemple, la chaussure comprend une entretoise 40 destinée à s'intercaler
entre la surface inférieure 212 de la partie avant 21a de la coque 20 et la surface
supérieure 11 de la partie avant de la semelle d'usure 10. Cette entretoise 40 est
dimensionnée pour s'inscrire dans un espace délimité par les rabats 33 du panneau
souple lorsque le panneau souple est assemblé sur la coque.
[0041] La réalisation de la chaussure selon l'invention comprend les étapes suivantes.
[0042] Dans un premier temps, on réalise indépendamment la semelle d'usure 10, la coque
20, le panneau souple 30 et l'entretoise 40. En ce qui concerne le panneau souple
30, celui-ci est réalisé par l'assemblage de plusieurs éléments entre eux, comme nous
l'avons vu précédemment.
[0043] Dans un deuxième temps, on assemble le panneau souple 30, ou "applique", sur la coque
20. Lors de cette étape, on fixe les bords inférieurs du panneau souple 30 sur les
bords périphériques de la coque. Pour relier ces deux éléments, plusieurs techniques
d'assemblage peuvent être envisagées. Selon un mode de réalisation, le panneau souple
30 est collé uniquement sur la coque 20. La couche de colle 4 est représentée sur
les figures 7 et 8. Le collage ou thermo collage est une solution intéressante car
il permet d'avoir une bonne étanchéité relative entre les deux pièces. On peut également
utiliser un assemblage par piquage/couture ou encore par soudage, par exemple, par
ultrason.
[0044] Une particularité de la construction revendiquée est que le panneau souple 30 recouvre
une bande périphérique inférieure 2121 de la surface inférieure 212 de la partie avant
21a de la plaque 21 et une partie 25 de la surface externe 222 de la paroi latérale
22 et une partie 25 de la surface externe 232 de la paroi médiale 23. Ainsi, dans
la partie arrière de l'assemblage, on vient placer la bande périphérique interne 311
de la surface interne 31 de la partie arrière du panneau souple 30 sur la bande périphérique
externe 25 définie par une partie 25 de la surface externe 222 de la paroi latérale
22, une partie 25 de la surface externe 232 de la paroi médiale 23 et, dans cet exemple,
par une partie 25 de la surface externe de la paroi arrière 24. Cet assemblage par
recouvrement de la paroi souple sur la coque, dans la partie arrière de la chaussure
permet d'améliorer l'étanchéité de la chaussure. En effet, cela permet d'éviter de
créer un rebord externe susceptible de créer une rétention d'eau ou de neige. Cette
rétention d'eau peut être à l'origine de pénétration ou d'infiltration d'eau à l'intérieure
de la chaussure. Selon un mode de réalisation, le panneau souple 30 recouvre les surfaces
externes 222, 232 des parois latérale 22 et médiale 23 sur une surface de recouvrement
relativement importante, supérieure à une bande périphérique de largeur définie.
[0045] D'autre part, dans la partie avant de l'assemblage, on vient plier les rebords 33
de manière à ce que ceux-ci recouvrent la bande périphérique inférieure 2121 de la
surface inférieure 212 de la partie avant 21a de la plaque 21. Là aussi, cet assemblage
par recouvrement améliore l'étanchéité de la chaussure. Il n'y a pas de rebord externe
pouvant être à l'origine d'infiltration d'eau. Avec cette construction, le recouvrement
du panneau souple sur la partie avant de la coque est réalisé sur une surface de la
coque relativement plane et relativement grande. Cela permet d'améliorer la qualité
de l'adhésion entre les deux éléments, notamment, lorsque les pièces sont assemblées
par collage. Lors de cette étape de solidarisation, il est nécessaire de maintenir
temporairement un contact entre les deux pièces. Il faut donc appliquer une pression
sur un élément afin de le plaquer contre l'autre. Cette construction permet de maitriser
la pression appliquée et d'obtenir un assemblage qualitatif.
[0046] De plus, cette construction permet de réduire le nombre de discontinuités entre les
zones de recouvrement. Ces discontinuités peuvent être des zones plus délicates à
rendre étanche. Dans cet exemple, il y a deux discontinuités, chacune étant à une
intersection, latérale et médiale, entre la bande périphérique inférieure 2121 et
la bande périphérique externe 25.
[0047] Dans une troisième étape, on assemble la semelle d'usure 10 sur l'ensemble composé
de la coque 20 et du panneau souple 30, en intercalant éventuellement une entretoise
40. Cet assemblage peut être fait par collage (couche de colle 4 représentée dans
les figures 7 et 8), par le biais de vis et d'insert ou par toute autre technique
appropriée. La semelle d'usure est fixée sur la surface inférieure de la plaque de
la coque et/ou une partie du panneau souple recouvrant la bande périphérique de la
surface inférieure de la partie avant de la plaque.
[0048] On obtient alors une chaussure 1 allégée, comprenant un minimum de composants. La
particularité de cette construction est l'absence de première de montage traditionnel,
celle-ci étant substituée par une partie 21 de la coque 20.
[0049] Dans cet exemple, la chaussure 1 comprend également un chausson amovible 50 formé
d'une enveloppe 51 et délimité, dans sa partie inférieure, par une paroi inférieure
52. Le chausson 50 est destiné à s'insérer à l'intérieur de l'ensemble de la coque
20 et du panneau souple 30, entre la coque et le panneau souple.
[0050] Cette construction s'avère particulièrement avantageuse pour des chaussures amovibles
car elle est légère tout en assurant un bon maintien transversal et une flexion au
niveau de la zone des métatarses.
Références
[0051]
1. Chaussure de sport
2. Tige
3. Semelage
4. Couche de colle
10. Semelle externe
11. Face supérieure
12. Face inférieure
13. Elément d'accroche
14. Relief latéral
15. Rainure centrale
20. Coque
21. Plaque
21a. Partie avant
21b. Partie arrière
211. Surface supérieure
212. Surface inférieure
2121. Bande périphérique inférieure
213. Bord périphérique avant
214. Bord périphérique arrière
215. Bord périphérique latéral
216. Bord périphérique médial
22. Paroi latérale
221. Surface interne
222. Surface externe
23. Paroi médiale
231. Surface interne
232. Surface externe
24. Paroi arrière
25. Bande périphérique externe
30. Panneau souple
31. Surface interne
311. Bande périphérique interne
32. Surface externe
33. Rabat
331. Découpe
34. Film
35. Revêtement complémentaire
40. Entretoise
50. Chausson
51. Enveloppe
52. Paroi inférieure
60. Collier
1. Chaussure de sport (1) destinée à être mécaniquement connectée à un engin de sport
comprenant :
- une coque (20) monobloc, en matériau rigide, composée
∘ d'une plaque (21) délimitée par une surface supérieure (211) et une surface inférieure
(212), la surface supérieure étant destinée à couvrir la plante du pied de l'utilisateur,
la plaque comprenant une partie avant (21a) s'étendant, depuis l'extrémité avant de
la plaque, sur un quart de sa longueur totale (L21) et, une partie arrière (21b) s'étendant,
depuis l'extrémité arrière de la plaque, sur une moitié de sa longueur totale,
∘ d'une paroi latérale (22) et d'une paroi médiale (23), chaque paroi s'étendant du
côté de la surface supérieure de la plaque, dans la partie arrière de la plaque, depuis,
respectivement, un bord latéral (215) et médial (216) de la plaque, chaque paroi (22,
23) étant délimitée par une surface interne (221, 231) et une surface externe (222,
232),
∘ d'aucune paroi s'étendant du côté de la surface supérieure de la plaque depuis un
bord de la plaque dans sa partie avant,
- une tige (2) comprenant un panneau souple (30) destiné à couvrir au moins une partie
du dessus du pied de l'utilisateur, le panneau souple étant fixé à la coque
caractérisée en ce que
le panneau souple recouvre une bande périphérique (2121) de la surface inférieure
de la partie avant de la plaque, une partie (25) de la surface externe de la paroi
latérale et une partie (25) de la surface externe de la paroi médiale.
2. Chaussure de sport selon la revendication 1, caractérisée en ce que le panneau souple comprend plusieurs pièces assemblées pour former une enveloppe
destinée à couvrir le dessus du pied et la cheville de l'utilisateur.
3. Chaussure de sport selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que le panneau souple est constitué d'une toile, d'un tissu ou d'un film.
4. Chaussure de sport selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que le panneau souple comprend un revêtement complémentaire (35) au niveau de l'extrémité
avant de la chaussure.
5. Chaussure de sport selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que la coque comprend également une paroi arrière (24) s'étendant du côté de la surface
supérieure de la plaque depuis un bord arrière de la plaque et reliant la paroi latérale
à la paroi médiale.
6. Chaussure de sport selon la revendication précédente, caractérisée en ce que la paroi arrière (24) est moins haute que les parois latérale (22) et médiale (23).
7. Chaussure de sport selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que le panneau souple est collé uniquement sur la coque.
8. Chaussure de sport selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comprend un chausson amovible (50) destiné à se loger entre la coque et le panneau
souple.
9. Chaussure de sport selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que l'épaisseur (e21a) de la partie avant de la plaque est inférieure à 2,5 millimètres.
10. Chaussure de sport selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que la coque est réalisée en matériau rigide ayant un module d'élasticité supérieur à
2 GPa.
11. Chaussure de sport selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que la plaque (21) composant la coque est galbée uniquement selon une direction longitudinale.
12. Chaussure de sport selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comprend une semelle d'usure (10) fixée sur la surface inférieure de la plaque
de la coque et/ou une partie du panneau souple recouvrant la bande périphérique de
la surface inférieure de la partie avant de la plaque.
13. Chaussure de sport selon la revendication précédente,
caractérisée en ce que la semelle d'usure comprend :
- un élément d'accroche (13) apte à coopérer avec un mécanisme de fixation porté par
un engin de sport afin de solidariser la chaussure avec l'engin de sport tout en permettant
la rotation de la chaussure, par rapport à l'engin de sport, autour d'un axe transversal
à l'avant de la chaussure, le mécanisme de fixation permettant la désolidarisation
de la chaussure avec l'engin de sport et,
- des moyens de guidage (14, 15), positionnés sous la plaque de la coque, aptes à
coopérer avec un guide porté par l'engin de sport afin de limiter uniquement le déplacement
transversal du talon de la chaussure.
14. Chaussure de sport selon la revendication précédente, caractérisée en ce que l'élément d'accroche (13) est réalisé par un arbre porté s'étendant transversalement
à la chaussure.
15. Chaussure de sport selon l'une des revendications 12 à 14, caractérisée en ce qu'elle comprend une entretoise (40) destinée à s'intercaler entre la surface inférieure
(212) de la partie avant (21a) de la coque (20) et une surface supérieure (11) de
la partie avant de la semelle d'usure (10).
1. Sportschuh (1), der dazu bestimmt ist, mechanisch mit einem Sportgerät verbunden zu
werden, umfassend:
- eine einteilige Schale (20) aus starrem Material, die sich aus Folgendem zusammensetzt:
∘ einer durch eine obere Fläche (211) und eine untere Fläche (212) begrenzten Platte
(21), wobei die obere Fläche zum Abdecken der Fußsohle des Benutzers bestimmt ist,
wobei die Platte einen vorderen Teil (21a), der sich von dem vorderen Ende der Platte
über ein Viertel ihrer Gesamtlänge (L21) erstreckt, und einen hinteren Teil (21b)
umfasst, der sich von dem hinteren Ende der Platte über eine Hälfte ihrer Gesamtlänge
erstreckt,
∘ einer Seitenwand (22) und einer medialen Wand (23), wobei sich jede Wand an der
Seite der oberen Fläche der Platte in dem hinteren Teil der Platte von einem seitlichen
Rand (215) bzw. einem medialen Rand (216) der Platte erstreckt, wobei jede Wand (22,
23) durch einen Innenfläche (221, 231) und eine Außenfläche (222, 232) begrenzt ist,
∘ wobei sich keine Wand an der Seite der oberen Fläche der Platte von einem Rand der
Platte in ihrem vorderen Teil erstreckt,
- einen Schaft (2), der ein flexibles Flächengebilde (30) umfasst, das dazu bestimmt
ist, mindestens einen Teil des Oberteils des Fußes des Benutzers abzudecken, wobei
das flexible Flächengebilde an der Schale befestigt ist,
dadurch gekennzeichnet, dass
das flexible Flächengebilde ein Umfangsband (2121) der unteren Fläche des vorderen
Teils der Platte, einen Teil (25) der Außenfläche der Seitenwand und einen Teil (25)
der Außenfläche der medialen Wand abdeckt.
2. Sportschuh nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass das flexible Flächengebilde mehrere Teile umfasst, die zum Bilden einer Umhüllung
zusammengefügt sind, die zum Abdecken des oberen Teils des Fußes und des Knöchels
des Benutzers bestimmt ist.
3. Sportschuh nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass das flexible Flächengebilde aus einem Tuch, einem Gewebe oder einer Folie besteht.
4. Sportschuh nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass das flexible Flächengebilde einen zusätzlichen Überzug (35) an dem vorderen Ende
des Schuhs umfasst.
5. Sportschuh nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass die Schale auch eine hintere Wand (24) umfasst, die sich an der Seite der oberen
Fläche der Platte von einem hinteren Rand der Platte erstreckt und die Seitenwand
mit der medialen Wand verbindet.
6. Sportschuh nach dem vorhergehenden Anspruch, dadurch gekennzeichnet, dass die hintere Wand (24) weniger hoch als die Seitenwand (22) und die mediale Wand (23)
ist.
7. Sportschuh nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass das flexible Flächengebilde lediglich an der Schale angeklebt ist.
8. Sportschuh nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass er eine entfernbare Stiefelsocke (50) umfasst, die zur Aufnahme zwischen der Schale
und dem flexiblen Flächengebilde bestimmt ist.
9. Sportschuh nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass die Dicke (e21a) des vorderen Teils der Platte kleiner als 2,5 Millimeter ist.
10. Sportschuh nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass die Schale aus einem starren Material hergestellt ist, das einen Elastizitätsmodul
von größer als 2 GPa hat.
11. Sportschuh nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass die Platte (21), aus der die Schale besteht, lediglich in einer Längsrichtung gekrümmt
ist.
12. Sportschuh nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass er eine Laufsohle (10) umfasst, die an der unteren Fläche der Platte der Schale und/oder
einem Teil des flexiblen Flächengebildes, der das Umfangsband der unteren Fläche des
vorderen Teils der Platte abdeckt, befestigt ist.
13. Sportschuh nach dem vorhergehenden Anspruch,
dadurch gekennzeichnet, dass die Laufsohle Folgendes umfasst:
- ein Anbringelement (13), das mit einem von einem Sportgerät getragenen Befestigungsmechanismus
zusammenwirken kann, um den Schuh fest mit dem Sportgerät zu verbinden, während die
Drehung des Schuhs bezüglich des Sportgeräts um eine Querachse an der Vorderseite
des Schuhs gestattet ist, wobei der Befestigungsmechanismus das Ablösen des Schuhs
von dem Sportgerät gestattet, und
- Führungsmittel (14, 15), die unter der Platte der Schale positioniert sind und mit
einer von dem Sportgerät getragenen Führung zusammenwirken können, um lediglich die
Querverschiebung der Ferse des Schuhs zu begrenzen.
14. Sportschuh nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass das Anbringelement (13) durch einen sich quer zu dem Schuh erstreckenden gestützten
Drehzapfen ausgeführt ist.
15. Sportschuh nach einem der Ansprüche 12 bis 14, dadurch gekennzeichnet, dass er einen Abstandhalter (40) umfasst, der zur Positionierung zwischen der unteren
Fläche (212) des vorderen Teils (21a) der Schale (20) und einer oberen Fläche (11)
des vorderen Teils der Laufsohle (10) bestimmt ist.
1. Sports shoe (1) intended to be mechanically connected to a sports device, comprising:
- a one-piece shell (20) made of a rigid material, and made up
∘ of a plate (21) delimited by an upper surface (211) and a lower surface (212), the
upper surface being intended to cover the sole of the foot of the user, the plate
comprising a front part (21a) extending, from the front end of the plate, over one
quarter of the total length (L21) thereof, and a rear part (21b) extending, from the
rear end of the plate, over half of the total length thereof,
∘ of a side wall (22) and of a medial wall (23), each wall extending on the side of
the upper surface of the plate, in the rear part of the plate, from, respectively,
a lateral edge (215) and medial edge (216) of the plate, each wall (22, 23) being
delimited by an internal surface (221, 231) and an external surface (222, 232),
∘ no wall extending from the side of the upper surface of the plate from an edge of
the plate in the front part thereof,
- an upper (2) comprising a flexible panel (30) intended to cover at least part of
the top of the foot of the user, the flexible panel being attached to the shell,
characterized in that
the flexible panel covers a peripheral band (2121) of the underside surface of the
front part of the plate, a part (25) of the external surface of the lateral wall and
a part (25) of the external surface of the medial wall.
2. Sports shoe according to Claim 1, characterized in that the flexible panel comprises several parts which are assembled to form a cover intended
to cover the top of the foot and the ankle of the user.
3. Sports shoe according to one of the preceding claims, characterized in that the flexible panel is made of a web, a woven or a film.
4. Sports shoe according to one of the preceding claims, characterized in that flexible panel comprises an additional covering (35) at the front end of the shoe.
5. Sports shoe according to one of the preceding claims, characterized in that the shell also comprises a rear wall (24) extending from the side of the upper surface
of the plate from a rear edge of the plate and connecting the lateral wall to the
medial wall.
6. Sports shoe according to the preceding claim, characterized in that the rear wall (24) is not as tall as the lateral wall (22) and medial wall (23).
7. Sports shoe according to one of the preceding claims, characterized in that the flexible panel is bonded only to the shell.
8. Sports shoe according to one of the preceding claims, characterized in that it comprises a removable bootsock (50) intended to be housed between the shell and
the flexible panel.
9. Sports shoe according to one of the preceding claims, characterized in that the thickness (e21a) of the front part of the plate is less than 2.5 millimetres.
10. Sports shoe according to one of the preceding claims, characterized in that the shell is made from a rigid material having an elastic modulus higher than 2 GPa.
11. Sports shoe according to one of the preceding claims, characterized in that the plate (21) that makes up the shell is curved only in a longitudinal direction.
12. Sports shoe according to one of the preceding claims, characterized in that it comprises an outsole (10) attached to the underside surface of the plate of the
shell and/or part of the flexible panel covering the peripheral band of the underside
surface of the front part of the plate.
13. Sports shoe according to the preceding claim,
characterized in that the outsole comprises:
- an attachment element (13) able to collaborate with a binding mechanism borne by
a sports device so as to attach the shoe to the sports device while allowing the shoe
to rotate, with respect to the sports device, about a transverse axis at the front
of the shoe, the binding mechanism allowing the shoe to be detached from the sports
device, and
- guide means (14, 15), positioned under the plate of the shell, and able to collaborate
with a guide borne by the sports device so as to limit only the transverse movement
of the heel of the shoe.
14. Sports shoe according to the preceding claim, characterized in that the attachment element (13) is produced by a supported shaft extending transversely
to the shoe.
15. Sports shoe according to one of Claims 12 to 14, characterized in that it comprises a spacer (40) intended to be interposed between the underside surface
(212) of the front part (21a) of the shell (20) and an upper surface (11) of the front
part of the outsole (10).