[0001] La présente invention concerne le domaine des documents sécurisés.
[0002] Les documents sécurisés englobent les documents d'identité, en particulier les cartes
d'identité et les passeports, les moyens de paiement, en particulier les billets de
banque, les chèques, les vouchers ou les bons d'achats, les tickets d'entrée à des
manifestations culturelles ou sportives, les billets de transport. Il peut s'agir
aussi d'un document sécurisé choisi parmi les certificats d'authenticité ou les certificats
de garantie, ou un emballage sécurisé, notamment pour les médicaments, pièces électroniques,
pièces détachées, parfums, une carte sécurisée ou une étiquette sécurisée. De préférence,
il s'agit d'un billet de banque.
[0003] De tels documents sont classiquement munis d'éléments de sécurité intégrés à un substrat,
notamment papetier ou polymère, en surface, en fenêtre ou en masse.
[0004] Les billets de banque sont exposés durant leur vie à de nombreuses manipulations
et risques de salissures. Afin de leur conférer une haute durabilité, le substrat
fibreux est protégé par une ou plusieurs couches d'un revêtement protecteur transparent,
ayant un effet barrière vis-à-vis des salissures.
[0005] Ce revêtement protecteur doit toutefois assurer la fonction barrière sans nuire outre
mesure à l'imprimabilité du papier au cours de la fabrication des billets.
[0006] Les papiers à base de coton pour les billets de banque, sur lesquels une ou plusieurs
couches de revêtement transparent en phase aqueuse sont appliquées pour les protéger,
sont habituellement commercialisés sous la dénomination de "substrat haute-durabilité"
(substrat HD), ou "substrat très-haute-durabilité" (substrat THD), selon les cas.
[0007] De nombreux revêtements protecteurs ont déjà été divulgués dans l'art antérieur.
Ces revêtements sont appliqués après intégration des éléments de sécurité.
[0008] Le brevet
EP 514 455 B1 divulgue ainsi d'améliorer la résistance à la circulation de billets de banque en
imprégnant le substrat fibreux, avant l'impression, d'une composition qui contient
un ou plusieurs liants choisis pour leurs caractéristiques mécaniques.
[0009] La demande
US 2007/0017647 A1divulgue un papier destiné à la fabrication de billets de banque, ayant une résistance
à la salissure améliorée. Selon l'enseignement de cette demande, le revêtement protecteur
comporte au moins deux couches appliquées successivement, dont une couche de base
qui est en contact avec le substrat fibreux et ferme ses pores et une couche externe
qui protège le substrat des influences physiques et chimiques.
[0010] WO 96/28610 divulgue l'application d'une composition liquide à base de polyuréthane sur un substrat
fibreux, afin de former un revêtement protecteur.
[0011] La demande
US 2004/0023008 A1divulgue un papier de sécurité destiné à la fabrication de billets de banque. Le papier
comporte un substrat fibreux qui est revêtu sur l'une au moins de ses faces d'une
couche de protection transparente ou translucide, comportant de la silice colloïdale
et au moins un liant élastomérique transparent ou translucide, comportant par exemple
du polyuréthane.
[0012] La publication
WO 2008/054580 A1divulgue un procédé pour conférer à un substrat fibreux une résistance à l'humidité
et aux salissures, consistant à imprégner le substrat sur deux faces opposées avec
une composition aqueuse comportant une ou plusieurs résines thermoplastiques.
[0013] Le brevet
EP 815 321 B1 divulgue un papier destiné à la fabrication de billets de banque, une dispersion
aqueuse de polyuréthane ayant été déposée sur le substrat fibreux, cette dispersion
de polyuréthane étant dépourvue de charges et transparente.
[0014] EP 1 783 273 divulgue un papier de sécurité à durabilité améliorée, une composition contenant
une résine fluorée ayant été appliquée en surface.
[0015] WO 2012/156904 A1 décrit une feuille revêtue d'une couche d'imprimabilité externe à base polyuréthane.
[0016] Par ailleurs, il a été proposé d'utiliser comme éléments de sécurité des structures
optiques ayant une face non plane, telles que des réseaux lenticulaires.
[0017] Le fil de sécurité Motion® commercialisé par la société Crane constitue un tel exemple
d'élément de sécurité à réseau de microlentilles, utilisé dans le domaine des billets
de banque. Ce fil génère une image qui se déplace lorsque le billet est incliné.
[0018] D'une manière générale, l'application de revêtements protecteurs transparents sur
une structure optique composée d'un réseau de microlentilles dégrade la netteté et
la clarté de l'image produite par la structure optique. Un matériau transparent tel
qu'un vernis, d'indice de réfraction supérieur à celui de l'air ambiant, modifie le
trajet du rayonnement lumineux entre l'extérieur et les lentilles. L'image apparaît
alors floue et mal définie. Le floutage du fil de sécurité Motion® par un revêtement
protecteur de type vernis est ainsi un phénomène bien connu.
[0019] Or, de plus en plus de substrats pour documents sécurisés tels que des billets de
banque, intégrant un élément de sécurité de type réseau lenticulaire, sont recouverts
d'un revêtement transparent protecteur, avant ou après impression de ce substrat.
[0020] En particulier, les papiers à base de coton pour les billets de banque, non seulement
comportent de plus en plus souvent des fils de sécurité à structure optique lenticulaire
introduits en début de fabrication du papier, mais sont aussi recouverts d'une ou
plusieurs couches de revêtement transparent protecteur antisalissure en fin de fabrication,
comme mentionné ci-dessus.
[0021] Les fils de sécurité sont par exemple déroulés en tête de machine entre des deux
jets de fibres de coton, qui constituent le substrat papier après leur réunion en
phase humide. Les fils de sécurité apparaissent généralement en fenêtres.
[0022] Le revêtement est ensuite appliqué en phase aqueuse en bout de machine, sur le papier
presque sec. Sans précautions particulières lors de l'application du revêtement, l'effet
visuel amené par le fil de sécurité est dégradé sur de tels papiers ainsi revêtus.
[0023] La méthode la plus simple pour éviter ce phénomène de floutage consiste à ne pas
appliquer le revêtement à la surface de l'élément de sécurité à structure optique
lenticulaire en créant des réserves lors de l'application, c'est-à-dire en délimitant
"physiquement" des zones non recouvertes.
[0024] Cette méthode est toutefois difficile à mettre en œuvre en conditions industrielles.
De plus, le papier en bordure de l'élément de sécurité n'est plus efficacement protégé
par le revêtement.
[0025] Une autre méthode consiste à réduire autant que possible la quantité de revêtement
déposée sur l'ensemble substrat papier et élément de sécurité. L'inconvénient principal
est une diminution de la protection du papier, alors que l'image produite par la structure
lenticulaire perd malgré tout en netteté.
[0026] Ainsi qu'il a été précédemment expliqué, l'état de l'art n'est donc pas entièrement
satisfaisant, car il ne permet pas de conserver autant que souhaité la netteté et
la clarté des images produites par les structures optiques à réseau de micro lentilles
des éléments de sécurité insérés dans les substrats papiers à haute- ou très-haute-durabilité.
[0027] WO 2012/153114 A1enseigne de réaliser un fil de sécurité métallique et/ou diffractif avec des premières
régions permettant d'améliorer la formation de liaisons hydrogène avec le substrat
papetier, et entre ces premières régions d'appliquer un vernis hydrophobe visant à
empêcher le dépôt de la pâte à papier.
[0028] L'invention vise à réduire le floutage d'une structure optique d'un élément de sécurité
par un revêtement transparent en phase aqueuse, tel qu'un vernis de protection, appliqué
habituellement sur les substrats papetiers pour billets de banque.
[0029] L'invention répond à cet objectif grâce à un procédé de traitement d'un élément de
sécurité pour document sécurisé, notamment un élément de sécurité sous forme de fil
de sécurité, selon la revendication 1, l'élément de sécurité comportant sur une face
au moins une structure optique, ce procédé comportant l'étape consistant à traiter
continûment ledit élément de façon à accroître le caractère hydrophobe de ladite face.
[0030] Par « continûment » il faut comprendre que l'élément de sécurité n'est pas traité
par tronçons qui alternent avec des tronçons non traités. Dans le cas d'un fil de
sécurité en fenêtres, la zone traitée se situe ainsi à la fois dans les fenêtres et
entre les fenêtres, et s'étend d'un bord du document au bord opposé, tout le long
de l'élément de sécurité. Dans l'invention, la matière dont on empêche ou réduit le
dépôt est donc un revêtement protecteur appliqué en phase aqueuse sur le substrat
et l'élément de sécurité, et non pas de la pâte à papier, contrairement à
WO 2012/153114 A1.
[0031] La structure optique est de préférence transparente. La structure optique est de
préférence non plane. La structure optique est de préférence réfractive, et comporte
par exemple un réseau lenticulaire. Le cas échéant, la structure optique peut être
réfléchissante, diffractive et/ou diffusante.
[0032] L'invention convient tout particulièrement à un traitement en ligne de l'élément
de sécurité.
[0033] Le traitement peut amener l'angle de contact de l'eau sur ladite face à augmenter
d'au moins 10°. Le traitement peut notamment amener l'angle de contact de l'eau sur
ladite face à une valeur supérieure ou égale à 90°.
[0034] Le traitement comporte l'application d'une composition hydrophobe sur ladite face.
La composition appliquée possède avantageusement une activité perlante. En d'autres
termes, le niveau d'hydrophobicité attendue de la composition appliquée sur la face
traitée, voire les faces traitées, de l'élément de sécurité est suffisamment élevé
pour fortement réduire le mouillage de ladite surface par l'eau et/ou la préparation
en phase aqueuse du revêtement protecteur. Il s'agit en particulier d'induire sur
la dite surface la formation de gouttelettes d'eau et/ou de la préparation en phase
aqueuse du revêtement protecteur, dont le nombre et l'étalement est cependant aussi
réduit que possible.
[0035] La composition est de préférence non ou peu filmogène, de préférence encore non filmogène.
On entend notamment par « non ou peu filmogène » le fait que la composition forme
sur l'élément de sécurité un dépôt surfacique discontinu, la composition formant par
exemple un réseau bidimensionnel comprenant des alvéoles dépourvues de composition,
et/ou de préférence d'îlots ou d'amas isolés, par exemple sous la forme de gouttelettes
ou de plaquettes de composition. Cela permet de ne pas perturber outre mesure l'interface
entre la structure optique et l'air ambiant. Le dépôt de composition, après séchage,
recouvre ainsi moins de 100% de ladite face, mieux moins de 50%, encore mieux moins
de 25%.
[0036] La quantité de composition appliquée, en poids sec, va de préférence de 0,05 à 0,5
g/m
2.
[0037] La composition hydrophobe comporte avantageusement un ou plusieurs composés hydrophobes.
Ce ou ces composés hydrophobes sont de préférence choisis parmi :
- les cires, contenant en particulier les composés chimiques suivants :
∘ esters carboxyliques aliphatiques, notamment esters d'acides gras
∘ alcanes, notamment paraffines
∘ acides carboxyliques aliphatiques, notamment acides gras
∘ alcools primaires aliphatiques, notamment alcools gras
- les polymères, ou les oligomères, notamment,
∘ polyoléfiniques,
∘ acryliques,
∘ styréniques,
∘ vinyliques,
∘ fluorés,
∘ siliconés,
∘ fluorosiliconés.
[0038] La composition de traitement comporte de préférence au moins une cire, et de préférence
encore une cire de paraffine, laquelle peut être sous forme d'émulsion.
[0039] La composition peut être appliquée par procédé de pulvérisation, de transfert au
rouleau, d'héliogravure, de flexographie, de sérigraphie ou de trempage-essuyage.
[0040] Bien que l'application d'une composition de traitement constitue une solution préférée
pour protéger ladite face vis-à-vis du revêtement déposé ensuite, de par la simplicité
de sa mise en œuvre, ladite face peut être encore traitée par greffage notamment physique,
chimique ou physico-chimique. Ce dernier peut être effectué par dépôt chimique en
phase vapeur, assisté par plasma. De préférence, des sites fluorés sont alors greffés
sur ladite face.
[0041] Le traitement de l'élément de sécurité s'effectue de préférence avant que celui-ci
ne soit intégré à un substrat du document sécurisé. L'invention convient tout particulièrement
au traitement d'un élément de sécurité sous forme de fil de sécurité.
[0042] L'invention a encore pour objet un procédé de fabrication d'un document sécurisé,
selon la revendication 13, dans lequel on incorpore un élément de sécurité tel qu'obtenu
par la mise en œuvre du procédé, sur ou dans un substrat dudit document.
[0043] Ce procédé peut comporter l'application sur toute une face du substrat, sur laquelle
ladite face de la structure optique de l'élément de sécurité est visible, d'un revêtement
protecteur aqueux, notamment transparent.
[0044] L'élément de sécurité peut se présenter, lors de l'application de ce revêtement,
sous la forme d'un fil de sécurité intégré en fenêtre(s).
[0045] L'invention a encore pour objet, selon la revendication 11, un élément de sécurité
en tant que tel, traité selon le procédé défini plus haut. Cet élément de sécurité
peut se caractériser, selon un aspect de l'invention, par le fait qu'il présente un
dépôt discontinu, sur une face non plane d'une structure optique, d'un résidu de composition
hydrophobe, de préférence une cire. On parle dans ce cas également de dépôt peu ou
pas filmogène. La quantité de résidu de composition étant de préférence comprise entre
0,05 et 0,5 g/m
2. Ce résidu peut recouvrir moins de 50%, mieux moins de 25%, de la face de la structure
optique.
[0046] L'invention pourra être mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui
va suivre, d'exemples de mise en œuvre non limitatifs de celle-ci, et à l'examen du
dessin annexé, sur lequel :
- la figure 1 représente de façon schématique en coupe longitudinale, un élément de
sécurité selon l'invention.
Elément de sécurité
[0047] L'élément de sécurité selon l'invention peut se présenter sous la forme de tout élément
introduit dans le substrat du document ou à sa surface.
[0048] Il s'agit par exemple d'un fil de sécurité introduit en fenêtre(s) (« window thread
»), d'un foil, c'est-à-dire un film appliqué par transfert à la surface du papier,
d'un patch, d'une bande de lamination, d'un film de protection.
[0049] L'élément de sécurité peut être un fil de sécurité introduit dans la forme ronde
ou sur la table plate de formation du papier, soit directement dans un jet (couche
fibreuse) humide, soit entre deux jets humides.
[0050] Le traitement de l'élément de sécurité peut se traduire, à la surface de celui-ci,
par une hydrophobie quantifiable par la mesure de l'angle de contact de l'eau selon
les normes
- ASTM D7490 Standard test method for measurement of the surface tension of solid coatings,
substrates and pigments using contact angle measurements
- NF EN 828 Février 2013 Adhésifs - Mouillabilité - Détermination par mesurage de l'angle
de contact et de l'énergie superficielle libre de la surface solide
- ISO/CD 19403-2 Peintures et vernis - Mouillabilité - Partie 2 : Détermination de l'énergie
libre de surface des surfaces solides par la mesure de l'angle de contact (norme en
projet)
[0051] L'angle de contact sur la face visible de la structure optique est ainsi de préférence
supérieur ou égal à 90°.
[0052] Le traitement peut également entraîner la présence d'un résidu de composition de
traitement sur la face traitée de l'élément de sécurité. Ce résidu est de préférence
disposé autrement que sous la forme d'un film continu.
[0053] Outre la structure optique et la présence du résidu de composition de traitement,
l'élément de sécurité peut comporter d'autres moyens de sécurité de premier, deuxième
ou troisième niveau.
[0054] Il peut s'agir de :
- motifs apparaissant en lumière transmise et formés par métallisation et/ou démétallisation,
- colorants, pigments luminescents, pigments interférentiels et/ou pigments à cristaux
liquides, notamment sous forme imprimée ou mélangée à au moins une couche constitutive
de l'élément de sécurité,
- composés, colorants et/ou pigments photochromes ou thermochromes, notamment sous forme
imprimée ou mélangée à au moins une couche constitutive de l'élément de sécurité,
- absorbeur ultraviolet (UV), notamment sous forme enduite ou mélangée à au moins une
couche constitutive de l'élément de sécurité,
- structure multicouche interférentielle,
- une couche biréfringente ou polarisante,
- une structure de diffraction,
- des moyens produisant un "effet de moiré", un tel effet pouvant par exemple faire
apparaître un motif produit par la superposition de deux moyens de sécurité, par exemple
par le rapprochement de lignes de deux moyens de sécurité,
- un filtre coloré.
- une sécurité lisible automatiquement, ayant des caractéristiques spécifiques et mesurables
de luminescence (par exemple fluorescence, phosphorescence), d'absorption de la lumière
(par exemple ultraviolet, visible ou infrarouge), d'activité Raman, de magnétisme,
d'interaction micro-ondes, d'interaction aux rayons X ou de conductivité électrique.
[0055] Lorsque l'élément de sécurité est sous forme de fil, sa largeur est par exemple comprise
entre 1 et 10 mm et son épaisseur entre 10 et 100 µm.
[0056] L'élément de sécurité peut comporter un film de support en matière thermoplastique,
notamment en polyester ou polyester téréphtalate. La structure optique peut recouvrir
un côté seulement de ce film de support, ou en variante, être disposée sur les deux
côtés du film de support.
Structure optique non plane
[0057] La structure optique de l'élément de sécurité est de préférence une structure optique
réfractive, comportant une ou plusieurs microlentilles. Il peut s'agir d'un réseau
de microlentilles et/ou d'une ou plusieurs lentilles de Fresnel.
[0058] La structure optique peut comporter des micro lentilles sphériques ou asphériques,
sous forme de réseau bidirectionnel.
[0059] Les microlentilles peuvent avoir une base hexagonale ou de forme autre.
[0060] La figure 1 représente en coupe longitudinale un exemple d'un fil de sécurité incorporant
une structure optique 1 non plane, formée par un réseau de microlentilles.
[0061] Ce fil est représenté inséré avec des fenêtres 3 dans un substrat papetier 2. Les
fenêtres 3 sont séparées par des ponts 8.
[0062] Les microlentilles 9 produisent à travers les fenêtres 3 une image agrandie de micromotifs
4, ceux-ci étant par exemple situés au foyer des microlentilles.
[0063] La structure optique 1 présente alors une face non plane qui est définie par l'ensemble
des faces convexes des microlentilles.
[0064] La variation locale de l'épaisseur de l'élément de sécurité, liée au relief apporté
par la structure optique non plane, peut être supérieure ou égale à 5 µm.
[0065] La face non plane 5 du fil de sécurité, en partie apparente à travers les fenêtres
3, est traitée selon l'invention, par exemple par une composition hydrophobe à activité
perlante.
[0066] Des résidus solides 6 de composition peuvent ainsi être présents sur la face 5.
[0067] L'épaisseur de ces résidus est par exemple inférieure ou égale à 1 µm.
[0068] Les résidus 6 sont présents non seulement dans les fenêtres 3 mais également sous
les ponts 8 entre les fenêtres 3.
[0069] La structure optique 1 peut être en matière thermoplastique ou avoir été réticulée
par rayonnement UV par exemple.
[0070] La structure optique 1 peut être formée par embossage d'une couche polymère, par
moulage, impression, usinage ou gravure.
Procédé de traitement de l'élément de sécurité
[0072] L'invention permet de rendre la face apparente de la structure optique physico-chimiquement
incompatible avec le revêtement protecteur en phase aqueuse appliqué ultérieurement
sur le substrat du document et l'élément de sécurité. Cela permet de limiter le dépôt
du revêtement sur ladite face, et de diminuer le floutage par ledit revêtement des
images produites par la structure optique.
[0073] Le résultat de la mise en œuvre du procédé de traitement perturbe le mouillage et
l'étalement du revêtement protecteur aqueux, suite à la modification de la tension
de surface de ladite face de la structure optique.
[0074] Lorsque ce traitement comporte l'application d'une composition, le fait que la composition
de traitement appliquée ne soit pas, ou soit peu, filmogène, évite qu'elle ne soit
elle-même à l'origine d'un phénomène de floutage.
[0075] Par « pas ou peu filmogène », il faut comprendre que la composition ne forme pas
une couche continue à la surface de l'élément de sécurité.
[0076] La composition couvre après séchage moins de 100%, de préférence moins de 50% et
plus préférentiellement moins de 25%, de ladite face de la structure optique. De préférence,
la composition forme, après séchage des amas individualisés.
[0077] Lorsque l'élément de sécurité est un fil de sécurité incorporé en fenêtre(s) dans
un substrat fibreux par voie humide, cette caractéristique offre un compromis entre
le fait de repousser la couche de revêtement ultérieure pour éviter le floutage de
la structure optique et l'intérêt de permettre le dépôt de la suspension fibreuse
au niveau des ponts entre les fenêtres pour renforcer l'adhésion des fibres du papier
sur le fil.
[0078] Il est ainsi préférable que la propriété d'hydrophobie et l'activité perlante induite
par le traitement ne soient pas excessives pour ne pas perturber significativement
la formation des ponts papetiers.
[0079] Il est également préféré que le traitement ne génère pas de résidus d'épaisseur significative
en surface de l'élément de sécurité. L'épaisseur du dépôt de composition sur ladite
face, après séchage, est de préférence inférieure ou égale à 5 µm, mieux à 1 µm, étant
notamment comprise entre 0,1 µm et 1 µm.
[0080] L'élément de sécurité peut-être soit prétraité chez le fabricant de l'élément de
sécurité, soit chez le fabricant du substrat du document sécurisé, avant son incorporation.
Dans ce dernier cas, l'élément de sécurité, par exemple le fil de sécurité, peut être
prétraité directement en tête de la machine à papier, au moment du débobinage du fil.
[0081] L'élément de sécurité, lorsqu'il est constitué par un fil de sécurité, peut être
traité par application en continu par un procédé de pulvérisation, de transfert au
rouleau, d'héliogravure, de flexographie, de sérigraphie ou de trempage-essuyage de
la composition, au moins sur la face concernée de la structure optique.
[0082] Cette application a de préférence lieu sur toute la largeur de l'élément de sécurité.
[0083] L'élément de sécurité peut passer dans un dispositif de séchage, par exemple sous
une rampe d'irradiation infrarouge (IR) ou dans un tunnel parcouru par un flux d'air
chaud, pour évaporer l'eau ou le solvant de la composition, avant son incorporation
au substrat.
Composition de traitement (ne faisant pas partie de l'invention telle que revendiquée)
[0084] La composition de traitement peut être à base aqueuse.
[0085] La composition de traitement comporte de préférence au moins un composé hydrophobe.
Il peut s'agir d'un composé en émulsion, suspension, ou dispersion, au sein d'un solvant
tel que de l'eau.
[0086] Tout préférentiellement, on utilise une cire de paraffine en émulsion.
[0087] D'autres composés chimiques hydrophobes, notamment à effet perlant, peuvent être
appliqués sur la structure, en remplacement d'une paraffine en émulsion.
[0088] Il s'agit notamment de polymères, ou d'oligomères :
- polyoléfiniques, comme le PE ou le PE,
- acryliques, en particulier contenant des chaînons butyl ou hexyl,
- styréniques,
- vinyliques, à base de longues chaînes aliphatiques,
- fluorés, par exemple le PTFE ou le PVDF,
- de silicones,
- de fluorosilicones.
[0089] Ces polymères sont principalement livrés en émulsion, suspension, ou dispersion dans
une phase aqueuse ou solvant organique. Ils sont mis en œuvre dans des formulations
qui peuvent contenir d'autres résines polymères, des agents de rhéologie, des charges
et/ou des additifs de surface.
[0090] La teneur massique totale en composé(s) hydrophobe dans la composition est de préférence
comprise entre 10 et 100 % du poids total en matière sèche.
[0091] La composition peut comporter un adhésif, notamment à base de polymères thermoplastiques
ou thermoactivables, afin d'aider à l'adhérence des ponts fibreux sur la surface de
l'élément de sécurité. L'adhésif doit être de nature suffisamment hydrophobe, sinon
pas trop hydrophile, de manière à ce que la composition finale conserve une hydrophobie
suffisante.
[0092] On peut encore déposer sur la surface de l'élément de sécurité des composés non-polymères,
présentant des propriétés hydrophobes, notamment perlantes, par greffage.
[0093] Un exemple de procédé de greffage est le dépôt chimique en phase vapeur assisté par
plasma. On parle alors de PECVD, pour Plasma-Enhanced Chemical Vapor Déposition. Cette
technique permet, en particulier, de générer des dérivés du fluor très hydrophobes.
Exemples
[0094] Les compositions des exemples ci-dessous sont appliquées au laboratoire sur la face
optique d'un fil de sécurité à structure micro-lenticulaire Motion® de la société
CRANE.
[0095] On réalise les compositions avec des degrés de dilution différents du composé hydrophobe,
pour faire varier la quantité de matière active sèche déposée à la surface des microlentilles.
[0096] Deux séries de compositions de prétraitement sont testées.
1ère série
Exemple 1 (les teneurs sont exprimées en poids par rapport au poids total de la composition)
:
[0097]
| Aquacer 539* |
100,0 %, |
| Eau |
0,0% |
| * Emulsion commerciale de paraffine modifiée en phase aqueuse fabriquée par la société
BYK, dont le point de fusion est égal à 90°C, à 35,0% sec. |
Exemple 2 :
[0098]
| Aquacer 539** |
33,3 %, |
| Eau |
66,7 % |
| ** Emulsion commerciale de l'exemple 1 diluée à 200% par ajout de 200 g d'eau à 100
g d'émulsion de cire, soit 11,6% sec. |
Exemple 3 :
[0099]
| Aquacer 539*** |
20,0 %, |
| Eau |
80,0 % |
| *** Emulsion commerciale de l'exemple 1 diluée à 400% par ajout de 400 g d'eau et
100 g d'émulsion de cire, soit 5,0% sec. |
[0100] La composition de chacun des exemples 1 à 3 est appliquée à la barre lisse sur la
face supérieure non plane du fil de sécurité, lui-même fixé sur du papier buvard absorbant
l'excès de composition. Puis le fil est séché en étuve ventilée à 130°C.
[0101] La contraction de gouttes d'eau déposées sur le fil après le séchage montre qu'un
effet perlant a été généré à la surface du fil ainsi prétraité.
[0102] La quantité de composition déposée sur la face supérieure du fil de sécurité est
suffisamment importante pour induire un fort effet perlant, mais pas trop excessive
afin de ne pas générer elle-même de phénomène de flou. Cette quantité de composition,
qui est déterminée de manière à obtenir un compromis optimum, est de préférence comprise
entre 0,05 g/m
2 et 0,5 g/m
2.
[0103] Après le traitement, les fils de sécurité sont incorporés à du papier pour billet
de banque couché PVA, par laminage à 140°C.
[0104] Deux revêtements de protection transparents en phase aqueuse différents ont été appliqués
sur le substrat sécurisé à l'aide de rouleaux en presse encolleuse (ou « size-press
»). Dans cette première série d'essais, l'un des rouleaux de la presse encolleuse
présente une surface en acier inox, alors que l'autre est recouvert d'une enveloppe
en caoutchouc. Le séchage du revêtement de protection transparent en phase aqueuse
s'effectue à 130°C en convection forcée pendant 3 min.
Revêtement 1
[0105] Revêtement protecteur aqueux pour papier THD de la Demanderesse, à base de polyéthylène
(PE).
Revêtement 2
[0106] Revêtement protecteur aqueux à base de polyuréthane (PU) pour papier HD de la Demanderesse.
[0107] La netteté des images des fils de sécurité à structure micro-lenticulaire Motion®
recouverts par les revêtements 1 et 2 est évaluée en fonction de la mise en œuvre,
ou non, d'un prétraitement avec les compositions des exemples 1 à 3.
| Performance visuelle du fil. |
Fil de sécurité |
| Sans traitement |
Traitement par composition 1 a 3 selon l'invention |
| - |
Composition 3 |
Composition 2 |
Composition 1 |
| Pas de revêtement protecteur |
- |
5 |
4 |
5 |
3 |
| Revêtement protecteur 1 |
Revêtement protecteur 1 déposé à 2,3 g/m2/face |
Passage en presse encolleuse côté rouleau inox |
3 |
4 |
5 |
3 |
| Passage en presse encolleuse côté rouleau caoutchouc |
3 |
4 |
4 |
3 |
| Moyenne des passages en presse encolleuse |
3 |
4 |
4,5 |
3 |
L'échelle des résultats est la suivante :
5excellent, 4 très bon, 3 bon, 2 passable, 1 médiocre, 0 nul.
| Performance visuelle du fil |
Fil de sécurité |
| Sans traitement |
Traitement par composition 1 à 3 |
| |
Composition 3 |
Composition 2 |
Composition 1 |
| Pas de revêtement protecteur |
- |
5 |
4 |
5 |
3 |
| Revêtement protecteur 2 |
Revêtement protecteur 2 déposé à 4,0 g/m2/face |
Passage en presse encolleuse côté rouleau inox |
3 |
5 |
4 |
2 |
| Passage en presse encolleuse côté rouleau caoutchouc |
2 |
5 |
3 |
2 |
| Moyenne des passages en presse encolleuse |
2,5 |
5 |
3,5 |
2 |
[0108] L'évaluation au laboratoire montre que l'hydrophobisation du fil de sécurité améliore
fortement ses performances optiques dans les deux cas étudiés.
[0109] L'image transmise par le réseau de micro lentilles apparaît nettement plus claire
et définie. Sur une échelle de 0 à 5, la notation quantifiant la netteté de l'image
passe ainsi en moyenne de 3,0 à 4,5 dans le cas du revêtement 1 pour papier THD et
de 2,5 à 5,0 avec le revêtement 2 pour papier HD, respectivement du fait des compositions
hydrophobes 2 et 3 en surface du fil de sécurité Motion®.
[0110] On note également qu'il est possible de déterminer une composition optimale (composition
2 pour le revêtement protecteur 1 et composition 3 pour le revêtement protecteur 2).
2ème série
Exemple 4 (les teneurs sont exprimées en poids par rapport au poids total de la composition)
:
[0111]
Aquacer 539

|
20,0 %, |
| Eau |
80,0 % |
 Emulsion commerciale de l'exemple 1 diluée à 400% par ajout de 400 g d'eau à 100
g d'émulsion de cire, soit 7,0% sec. |
Exemple 5 :
[0112]
Aquacer 539

|
6,7 %, |
| Eau |
93,3 % |
 Emulsion commerciale de l'exemple 1 diluée à 1400% par ajout de 1400 g d'eau à 100
g d'émulsion de cire, soit 2,3% sec. |
Exemple 6 :
[0113]
Aquacer 539

|
4,0 %, |
| Eau |
96,0 % |
 Emulsion commerciale de l'exemple 1 diluée à 2400% par ajout de 2400 g d'eau et 100
g d'émulsion de cire, soit 1,4% sec. |
[0114] La composition de chacun des exemples 4 à 6 est appliquée à l'aide d'un rouleau en
mousse alvéolée sur la face supérieure non plane du fil de sécurité, lui-même fixé
sur du papier buvard absorbant l'excès de composition. Puis le fil est séché en étuve
ventilée à 130°C.
[0115] La contraction de gouttes d'eau déposées sur le fil après le séchage montre qu'un
effet perlant a été généré à la surface du fil ainsi prétraité.
[0116] A nouveau, la quantité de composition déposée sur la face supérieure du fil de sécurité
est suffisamment importante pour induire un fort effet perlant, mais pas trop excessive
afin de ne pas générer elle-même de phénomène de flou. Cette quantité de composition,
qui est déterminée de manière à obtenir un compromis optimum, est de préférence comprise
entre 0,05 g/m
2 et 0,5 g/m
2.
[0117] Après le traitement, les fils de sécurité sont incorporés à du papier pour billet
de banque couché PVA, par laminage à 100°C. Les deux revêtements de protection transparents
en phase aqueuse différents ont été appliqués sur le substrat sécurisé en presse encolleuse
à l'aide de rouleaux. Dans cette seconde série d'essais, les deux rouleaux de la presse
encolleuse sont recouverts d'une enveloppe en caoutchouc. Le séchage du revêtement
de protection transparent en phase aqueuse s'effectue à 130°C en convection forcée
pendant 3 min.
Revêtement 1
[0118] Revêtement protecteur aqueux à base de polyéthylène (PE) pour papier THD de la Demanderesse.
Revêtement 2
[0119] Revêtement protecteur aqueux à base de polyuréthane (PU) pour papier HD de la Demanderesse.
[0120] La netteté des images des fils de sécurité à structure micro-lenticulaire Motion®
recouverts par les revêtements 1 et 2 est évaluée en fonction de la mise en œuvre,
ou non, d'un prétraitement avec les compositions des exemples 4 à 6.
| Performance visuelle du fil. |
Fil de sécurité |
| Sans traitement |
Traitement par composition 4 à 6 selon l'invention |
| - |
Composition 6 |
Composition 5 |
Composition 4 |
| Pas de revêtement protecteur |
- |
5 |
5 |
4 |
3 |
| Revêtement protecteur 1 |
Revêtement protecteur 1 déposé à 1,4 g/m2/face |
Passage en presse encolleuse côté rouleau caoutchouc avant |
2 |
4 |
4 |
3 |
| Passage en presse encolleuse côté rouleau caoutchouc arrière |
2 |
3 |
4 |
3 |
| Moyenne des passages en presse encolleuse |
2 |
3,5 |
4 |
3 |
L'échelle des résultats est la suivante :
5 excellent, 4 très bon, 3 bon, 2 passable, 1 médiocre, 0 nul.
| Performance visuelle du fil |
Fil de sécurité |
| Sans traitement |
Traitement par composition 4 à 6 |
| |
Composition 6 |
Composition 5 |
Composition 4 |
| Pas de revêtement protecteur |
- |
5 |
5 |
5 |
3 |
| Revêtement protecteur 2 |
Revêtement protecteur 2 déposé, à 3,2 g/m2/face |
Passage en presse encolleuse côté rouleau caoutchouc avant |
2 |
3 |
3 |
3 |
| Passage en presse encolleuse côté rouleau caoutchouc arrière |
1 |
2 |
4 |
3 |
| Moyenne des passages en presse encolleuse |
1,5 |
2,5 |
3,5 |
3,0 |
[0121] L'évaluation au laboratoire montre que l'hydrophobisation du fil de sécurité améliore
fortement ses performances optiques dans les deux cas étudiés.
[0122] De même, l'image transmise par le réseau de microlentilles apparaît alors nettement
plus claire et définie. Sur une échelle de 0 à 5, la notation quantifiant la netteté
de l'image passe ainsi en moyenne de 2,0 à 4,0 dans le cas du revêtement 1 pour papier
THD et de 1,5 à 3,5 avec le revêtement 2 pour papier HD, dans les deux cas du fait
de la composition hydrophobe 5 en surface du fil de sécurité Motion®.
[0123] On note également qu'il est possible de déterminer une composition optimale (composition
5 pour les revêtements protecteurs 1 et 2).
Procédé d'authentification
[0124] Le fait que l'élément de sécurité subisse dans l'invention un traitement pour être
rendu plus hydrophobe peut être mis à profit pour authentifier l'élément.
[0125] Il s'agit alors par exemple de mesurer l'angle de contact de l'eau et/ou la trace
d'un dépôt discontinu de composition hydrophobe sur l'élément.
[0126] L'invention a ainsi encore pour objet un procédé d'authentification d'un élément
de sécurité selon la revendication 14, dans lequel on mesure l'angle de contact de
l'eau sur la face non plane de la structure optique et/ou l'on détecte la présence
sur ladite face d'un dépôt discontinu formé par un résidu de composition hydrophobe,
et l'on détermine l'authenticité de l'élément au moins sur la base de cette mesure
et/ou détection.
[0127] La contrefaçon est par exemple détectable en combinant l'observation de l'élément
de sécurité et la mesure de propriétés physicochimiques de celui-ci.
[0128] Concrètement, il peut y avoir suspicion de contrefaçon à condition, d'une part d'observer
un dépôt discontinu, ou très fin, de composé(s) hydrophobe(s) en surface de l'élément
de sécurité, et d'autre part de mesurer une faible énergie de surface sur la face
non plane de l'élément de sécurité.
[0129] L'invention n'est pas limitée aux exemples qui viennent d'être décrits.
[0130] En particulier, l'invention trouve à s'appliquer à d'autres structures optiques réfractives.
[0131] L'expression « comportant un » doit se comprendre comme étant synonyme de « comprenant
au moins un », et « compris entre » s'entend bornes incluses.
1. Procédé de traitement d'un élément de sécurité pour document sécurisé, notamment un
élément de sécurité sous forme de fil de sécurité, l'élément de sécurité comportant
sur une face (5) au moins une structure optique (1), de préférence non plane, ce procédé
comportant un traitement dudit élément de sécurité comportant l'application d'une
composition sur ladite face (5), la composition comportant un ou plusieurs composés
hydrophobes, le procédé étant caractérisé en ce qu'il comporte l'étape consistant à traiter continûment ledit élément, c'est-à-dire que
l'élément de sécurité n'est pas traité par tronçons qui alternent avec des tronçons
non traités, tout le long de l'élément de sécurité, de façon à accroître le caractère
hydrophobe de ladite face, et en ce que la composition hydrophobe forme sur l'élément de sécurité un dépôt surfacique discontinu,
le dépôt de composition, après séchage, recouvrant moins de 100% de ladite face.
2. Procédé selon la revendication 1, la structure optique étant non plane, la structure
optique (1) pouvant notamment comporter un réseau lenticulaire.
3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, le traitement amenant l'angle de contact de
l'eau sur ladite face à augmenter d'au moins 10 °, notamment à une valeur supérieure
ou égale à 90 °.
4. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, la composition appliquée
ayant une activité perlante, la composition étant notamment non ou peu filmogène,
de préférence non filmogène, la teneur massique totale en composé(s) hydrophobe dans
la composition pouvant être comprise entre 10 et 100 %, le ou les composés hydrophobes
pouvant être choisis parmi :
- les cires, contenant en particulier les composés chimiques suivants :
∘ esters carboxyliques aliphatiques, notamment esters d'acides gras
∘ alcanes, notamment paraffines
∘ acides carboxyliques aliphatiques, notamment acides gras
∘ alcools primaires aliphatiques, notamment alcools gras
- les polymères, ou oligomères, notamment
∘ polyoléfiniques,
∘ acryliques,
∘ vinyliques,
∘ styréniques,
∘ fluorés,
∘ siliconés,
∘ fluorosiliconés.
la composition pouvant notamment comporter au moins une cire, de préférence une cire
de paraffine.
5. Procédé selon l'une des revendications précédentes, le ou les composés hydrophobes
étant présents au sein de la composition en une quantité totale comprise entre 10
et 100.
6. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, la composition comportant
un adhésif, notamment thermoactivable.
7. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, l'épaisseur du résidu
de composition sur ladite surface, après séchage, étant inférieure ou égale à 5,0
µm, mieux à 1,0 µm, étant notamment comprise entre 0,1 µm et 1,0 µm, et le dépôt de
composition, après séchage, pouvant recouvrir moins de 100% de ladite face, mieux
moins de 50%, encore mieux moins de 25%.
8. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, la composition étant
appliquée par procédé de pulvérisation, de transfert au rouleau, d'héliogravure, de
flexographie, de sérigraphie, ou de trempage-essuyage, ladite face pouvant être traitée
par greffage physique, chimique ou notamment physico-chimique.
9. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, le traitement de l'élément
de sécurité s'effectuant avant que celui-ci ne soit intégré à un substrat (2) du document
sécurisé.
10. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, l'élément de sécurité
étant un fil de sécurité.
11. Elément de sécurité obtenu par la mise en œuvre du procédé selon l'une quelconque
des revendications précédentes.
12. Elément de sécurité, selon la revendication précédente, présentant un dépôt discontinu
(6) sur la face(5) non plane de la structure optique (1) d'un résidu de composition
hydrophobe, de préférence une cire, la quantité de résidu de composition étant comprise
entre 0,05 et 0,5 g/m2.
13. Procédé de fabrication d'un document sécurisé, dans lequel on incorpore un élément
de sécurité obtenu par la mise en œuvre du procédé tel que défini dans l'une quelconque
des revendications 1 à 10 sur ou dans un substrat dudit document, le procédé pouvant
comporter notamment l'application sur toute une face du substrat sur laquelle ladite
face de la structure optique de l'élément de sécurité est visible, d'un revêtement
protecteur aqueux, notamment transparent, notamment à base de PU, l'élément de sécurité
pouvant notamment se présenter sous la forme d'un fil de sécurité intégré en fenêtre(s).
14. Procédé d'authentification d'un élément de sécurité tel qu'obtenu par la mise en œuvre
du procédé défini à l'une quelconque des revendication 1 à 10, dans lequel on mesure
l'angle de contact de l'eau sur la face (5) de la structure optique non plane et/ou
l'on détecte la présence sur ladite face d'un dépôt discontinu formé par un résidu
de composition hydrophobe, et l'on détermine l'authenticité de l'élément au moins
sur la base de cette mesure et/ou détection.
1. Verfahren zur Behandlung eines Sicherheitselements für ein gesichertes Dokument, insbesondere
ein Sicherheitselement in Form eines Sicherheitsfadens, das Sicherheitselement aufweisend
auf einer Fläche (5) mindestens eine optische Struktur (1), die vorzugsweise nicht
eben ist, dieses Verfahren umfassend eine Behandlung des Sicherheitselements umfassend
das Aufbringen einer Zusammensetzung auf die Fläche (5), die Zusammensetzung aufweisend
eine oder mehrere hydrophobe Verbindungen, wobei das Verfahren dadurch gekennzeichnet ist, dass es den Schritt aufweist, der darin besteht, das Element durchgehend zu behandeln,
das heißt, dass das Sicherheitselement nicht auf Abschnitten, die sich mit nicht behandelten
Abschnitten abwechseln, entlang des gesamten Sicherheitselements behandelt wird, so
dass der hydrophobe Charakter der Fläche verstärkt wird, und dadurch, dass die hydrophobe
Verbindung auf dem Sicherheitselement eine unterbrochene Oberflächenablagerung bildet,
wobei die Zusammensetzungsablagerung nach dem Trocknen weniger als 100 % der Fläche
bedeckt.
2. Verfahren nach Anspruch 1, wobei die optische Struktur nicht eben ist, wobei die optische
Struktur (1) insbesondere ein Linsenraster aufweisen kann.
3. Verfahren nach Anspruch 1 oder 2 wobei die Behandlung den Kontaktwinkel des Wassers
auf der Fläche dazu bringt, sich um mindestens 10° zu erhöhen, insbesondere auf einen
Wert größer als oder gleich 90 °.
4. Verfahren nach einem der vorhergehenden Ansprüche, wobei die aufgebrachte Zusammensetzung
eine Abperlaktivität aufweist, wobei die Zusammensetzung insbesondere nicht oder wenig
filmbildend, vorzugsweise nicht filmbildend ist, wobei der Gesamtmassengehalt der
hydrophoben Verbindung(en) in der Zusammensetzung zwischen 10 und 100 % liegen kann,
wobei die hydrophobe(n) Zusammensetzung(en) aus Folgenden ausgewählt sein können:
- Wachsen, insbesondere jenen, welche die folgenden chemischen Verbindungen enthalten:
∘ aliphatische Carbonsäureester, insbesondere Fettsäureester
∘ Alkane, insbesondere Paraffine
∘ aliphatische Carbonsäuren, insbesondere Fettsäuren
∘ aliphatische primäre Alkohole, insbesondere Fettalkohole
- Polymeren oder Oligomeren, insbesondere
∘ polyolefinische,
∘ akrylische,
∘ vinlylische
∘ styrolartige,
∘ fluorierte,
∘ silikonisierte,
∘ fluorosilikonisierte.
wobei die Zusammensetzung insbesondere mindestens ein Wachs, insbesondere ein Paraffinwachs
aufweisen kann.
5. Verfahren nach einem der vorhergehenden Ansprüche, wobei die hydrophobe(n) Zusammensetzung(en)
in der Zusammensetzung in einer Gesamtmenge zwischen 10 und 100 vorliegen.
6. Verfahren nach einem der vorhergehenden Ansprüche, die Zusammensetzung umfassend ein
Haftmittel, insbesondere ein wärmeaktivierbares.
7. Verfahren nach einem der vorhergehenden Ansprüche, wobei die Dicke des Zusammensetzungsrückstands
auf der Oberfläche nach dem Trocknen kleiner als oder gleich 5,0 µm, besser 1,0 µm
ist, insbesondere zwischen 0,1 µm und 1,0 µm liegt, und die Zusammensetzungsablagerung
nach dem Trocknen weniger als 100 % der Fläche, besser weniger als 50 %, noch besser
weniger als 25 % bedecken kann.
8. Verfahren nach einem der vorhergehenden Ansprüche, wobei die Zusammensetzung durch
ein Sprüh-, Walzenübertragungs-, Tief- oder Flexodruck-, Siebdruck- oder Einweich-Abtrockungs-Verfahren
aufgebracht wird, wobei die Fläche durch physisches, chemisches oder insbesondere
physisch-chemisches Aufpfropfen behandelt werden kann.
9. Verfahren nach einem der vorhergehenden Ansprüche, wobei die Behandlung des Sicherheitselements
erfolgt, bevor dieses in ein Substrat (2) des gesicherten Dokuments integriert wird.
10. Verfahren nach einem der vorhergehenden Ansprüche, wobei das Sicherheitselement ein
Sicherheitsfaden ist.
11. Sicherheitselement, das durch Umsetzung des Verfahrens nach einem der vorhergehenden
Ansprüche erhalten wird.
12. Sicherheitselement nach dem vorhergehenden Anspruch, das eine unterbrochene Ablagerung
(6) auf der nicht ebenen Fläche (5) der optischen Struktur (1), eines Rückstands einer
hydrophoben Zusammensetzung, vorzugsweise eines Wachses, aufweist, wobei die Rückstandsmenge
der Zusammensetzung zwischen 0,05 und 0,5 g/m2 beträgt.
13. Verfahren zur Herstellung eines gesicherten Dokuments, wobei ein Sicherheitselement,
das durch Umsetzung des Verfahrens nach einem der Ansprüche 1 bis 10 erhalten wird,
auf ein Substrat des Dokuments auf- oder in dieses eingebracht wird, wobei das Verfahren
insbesondere das Aufbringen einer wässrigen Schutzbeschichtung, insbesondere einer
transparenten auf PU-Basis, auf eine gesamte Fläche des Substrats, auf welcher die
Fläche der optischen Struktur des Sicherheitselements sichtbar ist, aufweisen kann,
wobei das Sicherheitselement insbesondere in Form eines in Fenster integrierten Sicherheitsfadens
vorliegen kann.
14. Verfahren zur Authentifizierung eines Sicherheitselements, das durch die Umsetzung
des Verfahrens nach einem der Ansprüche 1 bis 10 erhältlich ist, wobei der Kontaktwinkel
des Wassers auf der Fläche (5) der nicht ebenen optischen Struktur gemessen und/oder
das Vorhandensein einer unterbrochenen Ablagerung, die von einem Rückstand einer hydrophoben
Zusammensetzung gebildet ist, auf der Fläche festgestellt und die Authentizität des
Elements wenigstens auf Basis dieser Messung und/oder Feststellung bestimmt wird.
1. Process for treating a security-document security element, and especially a security
element taking the form of a security thread, the security element comprising, on
a face (5), at least one, preferably non-planar, optical structure (1), this process
comprising a treatment of said security element comprising applying a composition
to said face (5), the composition comprising one or more hydrophobic compounds, the
process being characterized in that it comprises the step consisting in continuously treating said element, i.e. the
security element is not treated in segments that alternate with untreated segments
right the length of the security element, so as to increase the hydrophobic character
of said face, and in that the hydrophobic composition forms, on the security element, a discontinuous superficial
deposit, the deposit of composition, after drying, covering less than 100% of said
face.
2. Process according to Claim 1, the optical structure being non-planar, the optical
structure (1) especially being able to comprise a lenticular array.
3. Process according to Claim 1 or 2, the treatment causing the contact angle of water
on said face to increase by at least 10°, and especially to a value higher than or
equal to 90°.
4. Process according to any one of the preceding claims, the applied composition having
a beading effect, the composition especially being not or slightly film-forming and
preferably not film-forming, the total mass content of hydrophobic compound(s) in
the composition possibly being comprised between 10 and 100%, the one or more hydrophobic
compounds possibly being chosen from:
- waxes, in particular waxes containing the following chemical compounds:
∘ aliphatic carboxylic acid esters, especially fatty acid esters
∘ alkanes, especially paraffins
∘ aliphatic carboxylic acids, especially fatty acids
∘ aliphatic primary alcohols, especially fatty alcohols
- polymers or oligomers, especially
∘ polyolefins
∘ acrylics
∘ vinyl polymers or oligomers
∘ styrene polymers or oligomers
∘ fluoropolymers or fluoro-oligomers
∘ silicone polymers or oligomers
∘ fluorosilicone polymers or oligomers,
the composition possibly in particular comprising at least one wax, and preferably
a paraffin wax.
5. Process according to one of the preceding claims, the one or more hydrophobic compounds
being present within the composition in a total amount comprised between 10 and 100.
6. Process according to any one of the preceding claims, the composition comprising an
adhesive, especially a heat-activatable adhesive.
7. Process according to any one of the preceding claims, the thickness of the residue
of composition on said surface, after drying, being smaller than or equal to 5.0 µm,
better still than 1.0 µm, and especially being comprised between 0.1 µm and 1.0 µm,
and the deposit of composition, after drying, possibly covering less than 100% of
said face, better still less than 50%, and even better still less than 25%.
8. Process according to any one of the preceding claims, the composition being applied
using a spraying process, roll coating, rotogravure printing, flexographic printing,
screen printing, or dipping-wiping, said face possibly being treated via physical,
chemical or especially physico-chemical grafting.
9. Process according to any one of the preceding claims, the treatment of the security
element being performed before the latter is integrated into a substrate (2) of the
security document.
10. Process according to any one of the preceding claims, the security element being a
security thread.
11. Security element obtained by implementing the process according to any one of the
preceding claims.
12. Security element according to the preceding claim, comprising a discontinuous deposit
(6) on the non-planar face (5) of the optical structure (1) of a residue of hydrophobic
composition, preferably a wax, the amount of residue of composition being comprised
between 0.05 and 0.5 g/m2.
13. Process for manufacturing a security document, wherein a security element obtained
by implementing the process such as defined in any one of Claims 1 to 10 is incorporated
onto or into a substrate of said document, the process possibly especially comprising
applying to all of one face of the substrate, on which face said face of the optical
structure of the security element may be seen, an aqueous, especially transparent,
especially PU-based, protective coating, the security element possibly especially
taking the form of a security thread integrated into one or more windows.
14. Method for authenticating a security element such as obtained by implementing the
process defined in any one of Claims 1 to 10, wherein the contact angle of water on
the face (5) of the non-planar optical structure is measured and/or the presence on
said face of a discontinuous deposit formed by a residue of hydrophobic composition
is detected, and the authenticity of the element is determined at least on the basis
of this measurement and/or detection.