[0001] Le domaine de l'invention est celui de la conception et de la fabrication de matériel
médical.
[0002] Plus précisément, l'invention concerne la conception d'un accessoire destiné à équiper
des cannes pour faciliter leur utilisation.
[0003] Les cannes sont des équipements médicaux ayant pour vocation de faciliter les déplacements
d'une personne limitée dans sa mobilité.
[0004] Par l'expression « cannes », on désigne également des béquilles.
[0005] Les béquilles sont en effet des cannes en ce qu'elles constituent des équipements
permettant à une personne de prendre appui au niveau des bras et des épaules pour
soulager la charge des jambes dans la marche ou la station debout. Ces béquilles présentent
un élément principal longitudinal à partir duquel s'étend une poignée destinée à être
saisie par l'utilisateur de la béquille.
[0006] De manière classique, l'usage de cannes peut amener des situations complexes pour
son utilisateur.
[0007] L'usage révèle notamment que lors d'un déplacement à l'aide d'une canne (ou de béquilles),
l'arrêt ponctuel à un endroit implique de reposer la canne pour pouvoir se libérer
les mains. Cet arrêt induit la possibilité que la canne tombe sur le sol.
[0008] Pour pouvoir être aisément reprises par leur utilisateur, une canne ou des béquilles
doivent être déposées contre un mur ou sur une surface adaptée, dans une position
à portée de main pour une personne debout voire assise le cas échéant. De par leur
nature, une canne ou des béquilles ne sont généralement pas dans une position stable
en étant seulement en appui contre un mur (ou autre).
[0009] Pour pouvoir être posées d'une manière stable, une canne ou des béquilles doivent
être par exemple reposées dans un coin formé par la réunion de deux murs.
[0010] Dans les autres situations, le risque que la canne chute est important, et la survenue
de cette chute peut se révéler problématique pour son utilisateur.
[0011] En effet, pour une personne en situation de handicap ou d'incapacité temporaire pour
cause de blessure, il peut être difficile de devoir se baisser pour ramasser une canne
ou des béquilles qui seraient tombées à terre.
[0012] L'art antérieur a proposé des solutions permettant d'éviter d'être confronté à une
situation dans laquelle une canne ou des béquilles sont tombées par terre.
[0013] On connaît ainsi des dragonnes qui doivent être couplées sur les cannes.
[0014] Ces dragonnes consistent plus précisément en un lien à attacher à une extrémité sur
une canne et qui présente à une autre extrémité une boucle.
[0015] Lors de l'utilisation de la canne, la personne doit insérer sa main à l'intérieur
de la boucle. De cette manière, l'utilisateur peut lâcher sa canne sans que cette
dernière ne puisse tomber.
[0016] De telles dragonnes obligent cependant l'utilisateur à toujours porter sa canne.
En effet, il est constamment relié à son équipement d'aide à la marche, et lorsqu'il
soulève ses bras, il soulève ainsi ses béquilles.
[0017] Dans un second temps, on connaît des systèmes destinés à empêcher des béquilles de
tomber une fois qu'elles ont été posées sur une surface.
[0018] Ces systèmes d'aide au maintien d'une canne correspondent à une butée autobloquante
dans laquelle un tube formant l'élément principal d'une canne doit être inséré. La
canne est ainsi couplée dans cette butée autobloquante et est maintenue dans une position
d'attente dans laquelle elle n'a pas besoin d'être tenue pas son utilisateur.
[0019] Un tel système se révèle finalement spécifique à certaines cannes et ne peut être
utilisé dans diverses situations. Par exemple, un utilisateur de béquilles peut ne
pas réussir à utiliser ce système du fait de la forme de ses béquilles.
[0020] Enfin, on connaît également des dispositifs se présentant sous la forme d'un aimant
muni d'une pastille collante sur une face pour qu'il puisse être couplé à l'extrémité
d'une poignée de béquilles, tel que décrit dans le document de brevet publié sous
le numéro
GB2468897, par exemple.
[0021] Grâce à ce dispositif, l'utilisateur de béquilles peut assembler deux béquilles ensemble
grâce à leur poignée ainsi aimantées. Les béquilles assemblées l'une avec l'autre
forment alors un V qui peut être équilibré contre un mur.
[0022] En effet, l'extrémité des poignées de béquilles présente classiquement une inclinaison
par rapport à l'axe central de la béquille. L'assemblage des deux béquilles par leur
poignée provoque ainsi le rapprochement des pieds des deux béquilles formant le V.
[0023] Grâce à ce V, les béquilles peuvent être reposées en équilibre contre un mur, dans
une position plus stable que si elles étaient juste posées chacune contre ce mur.
[0024] Toutefois, quand elles sont reposées assemblées contre un mur, les béquilles présentent
un unique point d'appui sur le sol (résultant de la réunion des deux pieds des béquilles)
et deux points d'appui contre le mur grâce aux extrémités supérieures des béquilles
qui viennent reposer en appui sur le mur.
[0025] Un tel dispositif, bien que permettant l'obtention d'une position d'attente plus
stable que lorsqu'elles sont simplement posées individuellement contre un mur, entraîne
toujours une certaine instabilité des béquilles dans leur position de repos assemblée
contre un mur. En effet, la présence d'un unique point d'appui sur le sol n'offre
pas un maintien idéal.
[0026] Une variante de ce type de dispositif est décrite dans le document de brevet publié
sous le numéro
WO2008/147285. Dans ce document l'aimant est intégré à l'intérieur d'une gaine emmanchée sur l'extrémité
de la poignée d'une béquille.
[0027] Par ailleurs, ce dispositif n'est évidemment pas adapté aux personnes qui n'utilisent
qu'une seule béquille.
[0028] L'invention a notamment pour objectif de pallier les inconvénients de l'art antérieur.
[0029] Plus précisément, l'invention a pour objectif de proposer un dispositif de maintien
dans une position d'attente d'au moins une canne qui soit particulièrement aisé à
utiliser par un utilisateur tout en permettant d'entreposer de manière sûre une canne
ou des béquilles dans une position d'attente.
[0030] L'invention a également pour objectif de proposer un tel dispositif qui soit simple
à concevoir.
[0031] L'invention a encore pour objectif de proposer un tel dispositif qui soit adapté
à diverses situations que l'utilisateur peut être amené à rencontrer pour pouvoir
mettre ses béquilles dans une position d'attente.
[0032] Ces objectifs, ainsi que d'autres qui apparaîtront par la suite, sont atteints grâce
à l'invention qui a pour objet un dispositif de maintien dans une position d'attente
d'une canne destinée à aider à la marche, le dispositif comprenant un premier organe
de couplage destiné à être monté sur la canne, caractérisé en ce qu'il comprend :
- un premier organe de couplage destiné à être monté sur la canne ;
- au moins un deuxième organe de couplage destiné à être fixé sur un support externe
au dispositif ;
- un corps au moins partiellement élastiquement déformable, le corps portant le premier
organe de couplage et prenant la forme d'un embout destiné à épouser au moins partiellement
l'extrémité d'une poignée de la canne,
le deuxième organe de couplage étant complémentaire du premier organe de couplage
pour permettre le maintien de la canne dans une position d'attente non tenue par un
utilisateur, le premier organe de couplage et le deuxième organe de couplage réalisant
un couplage magnétique, l'un au moins du premier organe de couplage et du deuxième
organe de couplage étant un aimant,
caractérisé en ce que le corps comporte :
- une première partie destinée à être monté sur la canne ;
- une deuxième partie portant le premier organe de couplage ;
la première partie étant reliée à la deuxième partie par au moins un bras élastiquement
déformable, le bras tendant à maintenir la deuxième partie dans une position prédéterminée,
éloignée de la première partie.
[0033] Grâce au dispositif de maintien selon l'invention, toute canne équipée d'un corps
portant le premier organe de couplage est ainsi compatible avec le deuxième organe
de couplage destiné à être fixé sur un support externe au dispositif.
[0034] Selon le principe de l'invention, des deuxièmes organes de couplage peuvent être
couplés à différents endroits (habitation, établissement recevant du public...) pour
permettre à des utilisateurs de positionner leur canne dans une position d'attente
lorsqu'ils n'en ont pas besoin, sans que cette dernière ne puisse tomber par terre.
[0035] Selon un exemple d'application, le deuxième organe de couplage peut être fixé à proximité
:
- du lit d'une personne de manière à ce qu'au coucher et au réveil cette personne puisse
poser sa canne dans une position d'attente, puis la reprendre aisément le lendemain
matin ;
- d'une douche ou d'une baignoire ;
- au voisinage d'un fauteuil ;
[0036] Le dispositif selon l'invention permet ainsi d'éviter des chutes au moment où un
utilisateur d'une canne doit déposer ou reprendre sa canne.
[0037] En outre, grâce au couplage magnétique, l'association du corps portant le premier
organe de couplage au deuxième organe de couplage, et ainsi de la canne au support
externe, est réalisée de manière particulièrement aisée et intuitive pour l'utilisateur
de la canne.
[0038] De plus, un tel couplage magnétique n'entraîne pas de dégradation, ou à tout le moins
peu de dégradation de la tenue du couplage dans le temps. En effet, comparativement
à des bandes auto-adhésives dont le revêtement pourrait se dégrader ou s'encrasser
avec le temps, un couplage magnétique présente une durée de vie plus importante.
[0039] Grâce au corps au moins partiellement élastiquement déformable, une adaptation de
la position du premier organe de couplage par rapport à la canne est possible grâce
à une déformation du corps.
[0040] Aussi, grâce au bras élastiquement déformable ou à des bras élastiquement déformables,
la première partie peut présenter des degrés de liberté en translation ou en rotation
par rapport à la première partie, permettant de la sorte l'ajustement ponctuel de
la position du premier organe de couplage vis-à-vis de la canne.
[0041] Ce ou ces bras élastiquement déformables permettent la réalisation du couplage du
premier organe au deuxième organe et la mise dans une position d'attente de la canne
sans que la canne n'ait à assumer une position précise par rapport au deuxième organe
de couplage fixé sur un support, pendant le couplage.
[0042] En effet, le bras élastiquement déformable permet à la canne de ne pas avoir à présenter
obligatoirement un angle spécifique par rapport au deuxième organe de couplage, la
position de la canne pouvant être ajustée pendant le couplage.
[0043] Selon un exemple d'application, dans le cas où une canne doit être couplée sur deux
supports différents positionnés à des hauteurs différentes par rapport au sol, la
position d'attente de la canne peut être ajustée au mieux pour permettre le couplage
du premier organe de couplage au deuxième organe de couplage et le maintien de la
canne dans une position stable.
[0044] Avec sa forme d'embout, le corps est positionné à l'extrémité de la poignée de la
canne (cette canne pouvant alors être notamment une béquille). Dans cette position,
le corps présente une position optimisée pour pouvoir réaliser le couplage d'une béquille
ou d'une canne pourvue d'une poignée à un deuxième organe préalablement fixé à un
support externe.
[0045] Selon une caractéristique avantageuse, le premier organe de couplage présente une
face de coopération destinée à être située en vis-à-vis du deuxième organe de couplage,
et le corps forme un moyen de positionnement du premier organe de couplage dans une
position dans laquelle la face de coopération est sensiblement perpendiculaire à un
axe d'extension de la poignée.
[0046] De cette manière, le premier organe de couplage n'est pas impacté par la forme de
la poignée et notamment si cette poignée présente une extrémité dont la face terminale
présente un angle minime ou important avec le corps longitudinal principal de la béquille.
[0047] En effet, si la face de coopération était parallèle à la face terminale de la poignée
qui présenterait un angle très important, alors le premier organe présenterait un
positionnement peu optimisé pour pouvoir être couplé sur un support extérieur, le
corps longitudinal principal de la canne pouvant alors faire obstacle à un couplage
stable de la canne.
[0048] Avantageusement, l'embout se prolonge par un manchon de confort destiné à revêtir
la poignée.
[0049] Un tel manchon de confort permet d'optimiser l'intégration de l'embout, et ainsi
du corps, sur une canne. Ce manchon de confort peut également être conçu pour absorber
les chocs.
[0050] Dans ce cas, selon une caractéristique préférée, le manchon comprend une protubérance
en un matériau élastiquement déformable, la protubérance étant située sur une face
supérieure du manchon, à une extrémité du manchon opposée à l'embout.
[0051] Cette protubérance permet d'absorber une grande partie des chocs transmis par la
poignée d'une canne à l'os pisiforme quand un utilisateur utilise sa canne. Le dispositif
permet ainsi de prévenir l'apparition d'un trouble musculo squelettique invalidant.
[0052] Préférentiellement, le dispositif comprend une languette de protection s'étendant
depuis l'extrémité de la première partie de l'embout opposée au manchon de confort.
[0053] Une telle languette permet à l'utilisateur, lorsqu'il utilise la canne, de ne pas
se pincer la peau de la main située entre le pouce et l'index, entre la poignée de
la canne et le corps du dispositif monté sur la poignée.
[0054] Selon une variante préférée, le deuxième organe de couplage est monté sur une seconde
canne.
[0055] De cette façon, deux cannes peuvent être couplées ensemble grâce au premier organe
de couplage et au deuxième organe de couplage.
[0056] Préférentiellement, le deuxième organe de couplage est une plaque.
[0057] Une telle plaque forme un deuxième organe de couplage particulièrement aisé à réaliser
et simple à fixer sur un support externe.
[0058] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront plus clairement
à la lecture de la description suivante de modes de réalisations préférentiels de
l'invention, donnés à titre d'exemples illustratifs et non limitatifs, et des dessins
annexés parmi lesquels :
- la figure 1 est une représentation schématique en perspective de deux cannes de forme
différente positionnées dans une position d'attente grâce à des dispositifs selon
l'invention ;
- les figures 2a à 2c illustrent un mode de réalisation du corps du dispositif dans
lequel il prend la forme d'un bracelet, et où, respectivement, le bracelet est illustré
de face, de côté et de dos ;
- les figures 3a à 3c illustrent un deuxième mode de réalisation du corps dans lequel
il prend une forme d'embout, ou respectivement l'embout est représenté selon une vue
du dessus, de côté, et de dessous ;
- la figure 4 est une représentation de deux poignées de canne couplées ensemble grâce
à un corps portant un premier organe de couplage, ce corps étant monté sur une première
poignée, et une deuxième poignée présentant un corps identique et portant dans ce
cas le deuxième organe de couplage ;
- la figure 5 illustre un troisième mode de réalisation du corps dans lequel il prend
une forme d'embout prolongé par une poignée ergonomique, selon une vue de côté ;
- la figure 6 est une vue en perspective de côté du troisième mode de réalisation du
corps ;
- la figure 7 est une vue en perspective du troisième mode de réalisation du corps.
[0059] En référence à la figure 1, le dispositif de maintien selon l'invention permet le
maintien d'une canne 1 dans une position d'attente non tenue par un utilisateur.
[0060] Tel qu'illustrée sur la gauche de la figure, le dispositif de maintien selon l'invention
est adapté à une canne 1 de forme classique. Le dispositif de maintien est également
adapté à une canne 1 de type béquille comprenant un corps longitudinal principal 10
ainsi qu'une poignée 11, tel que cela est représenté sur la droite de la figure.
[0061] Pour permettre la mise dans une position d'attente d'une des cannes 1, le dispositif
comprend :
- un premier organe de couplage 2 destiné à être monté sur la canne 1 ;
- un corps 4 monté sur la canne, ce corps 4 portant le premier organe de couplage 2
;
- au moins un deuxième organe de couplage 3 (en l'occurrence deux organes de couplage
3 sont représentés sur la figure 1), destiné à être fixé sur un support 5 externe
au dispositif.
[0062] En référence à la figure 1, le support 5 externe au dispositif est un mur. Les cannes
1, maintenues dans une position d'attente, reposent également par leurs extrémités
inférieures sur un sol 50.
[0063] Toujours selon le principe de l'invention, le deuxième organe de couplage 3 est complémentaire
du premier organe de couplage 2 pour permettre le maintien de la canne 1 dans sa position
d'attente non tenue par un utilisateur.
[0064] Selon l'invention et tel que cela sera détaillé par la suite, le premier organe de
couplage 2 et le deuxième organe de couplage 3 réalisent un couplage magnétique.
[0065] En effet, le premier organe de couplage 2 est un aimant 20.
[0066] Selon un autre mode de réalisation non illustré, le deuxième organe de couplage peut
également être un aimant.
[0067] En l'occurrence, le deuxième organe de couplage est métallique et complémentaire
de l'aimant 20.
[0068] Tel qu'illustré par la figure 1, le deuxième organe couplage 3 est une plaque 30.
[0069] Cette plaque peut par exemple être en fer ou en acier.
[0070] Selon un mode de réalisation non réalisé, le deuxième organe de couplage 3 peut être
porté par l'utilisateur de la canne. A cet effet, le support externe au dispositif
peut correspondre à un vêtement. Le deuxième organe de couplage est alors fixé au
vêtement. L'utilisateur de la canne peut alors coupler transitoirement sa canne sur
son vêtement pour la maintenir en position sans qu'elle ne tombe. La canne reste ainsi
toujours à portée immédiate de son utilisateur.
[0071] Par exemple, le support externe peut correspondre à une plaque qui est fixée à un
vêtement en étant cousue dans le vêtement.
[0072] Selon un autre exemple, le support externe peut correspondre à une plaque insérée
dans une poche du vêtement de telle manière que la plaque est maintenue fixe dans
la poche lors de l'utilisation courante du dispositif.
[0073] Le corps 4 du dispositif de maintien selon l'invention peut prendre plusieurs formes.
[0074] Selon un premier mode de réalisation illustré par les figures 2a à 2c, le corps 4
prend la forme d'un bracelet.
[0075] Selon un deuxième mode de réalisation illustré par les figures 3a à 3c, le corps
4 peut prendre la forme d'un embout qui est alors destiné à épouser au moins partiellement
l'extrémité d'une poignée 11 de la canne 1, tel qu'illustré plus précisément sur les
figure 1 et 4.
[0076] En référence aux figures 2a, 2b et 2c, en prenant une forme de bracelet, le corps
4 présente une conception simplifiée.
[0077] En effet, le corps 4 présente alors simplement une première partie 40 qui est destinée
à être montée sur la canne et également à porter le premier organe de couplage.
[0078] Selon ce mode de réalisation, le corps 4 comporte un élément unique 40 muni de moyens
de couplage 44.
[0079] L'élément unique 40 présente une face de contact 400 destinée à venir en contact
avec le corps principal longitudinal d'une canne 1, et une face de couplage 401 destinée
à venir en contact avec le deuxième organe 3.
[0080] L'élément unique 40 intègre un logement destiné à accueillir le premier organe de
couplage 2, cet organe de couplage 2 étant en l'occurrence un aimant 20.
[0081] En référence à la figure 2c l'aimant 20 est inséré dans le logement par l'intermédiaire
de l'ouverture 6.
[0082] Les moyens de couplage 44 prennent la forme d'un lien 440 s'étendant à partir de
l'élément unique, et d'une lumière 441 située sur l'élément unique. Le lien 440 est
complémentaire de la lumière 441 pour établir le couplage du corps sur la canne. Ces
moyens de couplage forment une boucle destinée à venir enserrer une partie de la canne.
[0083] Le lien 440 présente une pluralité de dents 442 destinée à venir coopérer avec le
pourtour de la lumière 441. L'insertion progressive du lien dans la lumière resserre
la boucle, cette insertion étant progressivement verrouillée par la coopération successive
des dents 442 avec le pourtour de la lumière 441.
[0084] Selon le présent mode de réalisation illustré par les figures 2a, 2b et 2c, le corps
4 est au moins partiellement élastiquement déformable de manière à permettre l'insertion
de l'aimant 20 dans le logement par l'intermédiaire de l'ouverture 6. Cette ouverture
6 présente des dimensions inférieures à celles de l'aimant 20.
[0085] En référence aux figures 3a, 3b et 3c, le corps 4 prend la forme d'un embout et est
destiné à épouser au moins partiellement l'extrémité d'une poignée de la canne 1.
Cette coopération de l'embout avec une poignée de canne est représentée sur la figure
4.
[0086] Selon ce mode de réalisation, le corps 4 comporte :
- une première partie 41 destinée à être montée sur la canne ;
- une deuxième partie 42 portant le premier organe de couplage.
[0087] La première partie 41 présente une forme cylindrique et permet d'épouser la forme
de l'extrémité d'une poignée 11 de canne 1.
[0088] Cette première partie peut être pourvue d'un joint thermo-rétractable pour être solidarisé
durablement à la poignée d'une canne.
[0089] La deuxième partie 42 du corps 4 porte le premier organe de couplage 2.
[0090] A cet effet, comme pour le premier mode de réalisation illustré par les figures 2a,
2b et 2c, la deuxième partie 42 comporte un logement dans lequel le premier organe
de couplage 2 est situé.
[0091] Selon le présent mode de réalisation, le premier organe de couplage 2 est un aimant
20.
[0092] A cet effet, la deuxième partie 42 présente une ouverture 6 avec des dimensions inférieures
à celles de l'aimant 20, nécessitant ainsi l'insertion en force de l'aimant à l'intérieur
du logement.
[0093] Le corps 4 est au moins partiellement élastiquement déformable. En effet, la première
partie 41 est reliée par deux bras 43 élastiquement déformables à la deuxième partie
42.
[0094] De la première partie 41 s'étendent deux bras 43 qui permettent de positionner la
deuxième partie 42 à l'extrémité de la poignée. Ces bras permettent le positionnement
de la deuxième partie sans toutefois que cette deuxième partie ne soit positionnée
et orientée par la forme spécifique de l'extrémité de la poignée.
[0095] En d'autres termes, les bras sont conçus pour tenir éloignée la deuxième partie de
la première partie, et ainsi pour éloigner la deuxième partie de l'extrémité de la
poignée.
[0096] Les bras 43 élastiquement déformables sont conçus de manière à autoriser et/ou limiter
et/ou bloquer certaines translations ou rotations de la deuxième partie 42 par rapport
à la première partie 41 du corps 4.
[0097] Selon le présent mode de réalisation, les bras 43 prennent chacun la forme d'une
bande reliant la première partie 41 à la deuxième partie 42.
[0098] En référence à la figure 3a, les deux bras 43 présentent un premier rebord 431 présentant
une courbure en arc de cercle et un diamètre D1.
[0099] En référence à la figure 3c, les bras 43 présentent un deuxième rebord 432 avec une
courbure arc de cercle et un diamètre D2.
[0100] Le diamètre D1 est inférieur au diamètre D2. En conséquence, le rebord 431 du bras
43 qui prend la forme d'une bande présente une longueur inférieure au deuxième rebord
432.
[0101] Tel qu'illustré par la figure 3b, ceci a pour conséquence que la deuxième partie
42 présente un angle par rapport à la portion de la première partie 41 d'où s'étendent
les bras.
[0102] De plus, en référence à la figure 3a, les extrémités des bras 43 (portions des bras
qui s'étendent à partir de la première partie 41 et qui se raccordent à la deuxième
partie 42) sont essentiellement parallèles à un axe transversal X du corps 4. Cette
conception permet au corps 42 de présenter une liberté relative de translation selon
l'axe X, cette translation étant illustrée par la flèche T sur la figure 3a.
[0103] En référence à la figure 3b, la deuxième partie 42 présente également un degré de
rotation permettant de modifier l'angle de la deuxième partie 42 par rapport à la
première partie 41 du corps 4, ce degré de rotation étant illustré par la flèche R
sur la figure 3b.
[0104] Ces différentes libertés de translation et de rotation permettent de faciliter le
couplage d'une canne pourvue du corps 4 à un deuxième organe de couplage 3 fixé sur
un support 5 externe. En effet, cette conception permet d'ajuster au mieux la position
d'attente de la canne pour qu'elle soit dans une position stable.
[0105] Tel qu'illustré par la figure 4, le premier organe de couplage 2 présente une face
de coopération 200 destinée à être située en vis-à-vis du deuxième organe de couplage
3.
[0106] Le corps 4 forme ainsi un moyen de positionnement du premier organe de couplage 2
dans une position dans laquelle la face de coopération est sensiblement perpendiculaire
à un axe d'extension de la poignée tel que cela est illustré par la figure 4. Ce positionnement
facilite la réalisation du couplage.
[0107] Toujours en référence à la figure 4, on observe que le corps 4 est couplé à l'extrémité
d'une poignée 11 de la canne 1. Ce corps 4 prenant la forme d'un embout se prolonge
par un manchon 7 de confort qui permet de revêtir la poignée 11.
[0108] Tel qu'illustré par la figure 4, le deuxième organe de couplage 3 est monté sur une
seconde canne 1 (seconde canne 1 située à droite de la figure).
[0109] Selon le présent mode de réalisation, le deuxième organe de couplage 3 peut également
être un aimant et être porté par la poignée 11 de la deuxième canne 1 par un corps
identique à celui qui porte le premier organe de couplage.
[0110] Ce mode de réalisation permet à deux béquilles d'être couplées par leurs poignées
et à présenter certains degrés de liberté en translation et en rotation.
[0111] Cette liberté de mouvement entre les deux béquilles permet de les positionner contre
un mur sans qu'elles ne soient dans une position instable du fait que les extrémités
basses des cannes ne sont pas obligatoirement collées l'une à l'autre.
[0112] Le mode de réalisation dans lequel le corps 4 prend la forme d'un bracelet (figure
2a, 2b et 2c) n'est pas exclusif du fait que le corps présente un élément unique 40.
En effet, dans ce mode de réalisation l'unique élément 40 peut être remplacé par une
première partie 41 reliée à une deuxième partie 42 par l'intermédiaire d'un ou de
plusieurs bras élastiquement déformables.
[0113] A titre indicatif, le matériau utilisé pour réaliser le corps est en silicone.
[0114] Plus précisément, il s'agit d'un silicone de grade médical, avec une dureté de l'ordre
de 30 shore A.
[0115] Ce matériau présente des qualités antiglisse et antichoc particulièrement intéressante
pour l'usage du dispositif selon l'invention.
[0116] Le troisième mode de réalisation du corps 4 est décrit ci-après en référence aux
figures 5 à 7.
[0117] Le corps 4 prend la forme d'un embout se prolongeant par un manchon 7 de confort
qui permet de revêtir la poignée 11. Le corps 4 est dans un matériau élastiquement
déformable.
[0118] En référence aux figures 5 et 6, le dispositif comprend en outre une languette 410
de protection. La languette 410 s'étend depuis l'extrémité de la première partie de
l'embout opposée au manchon 7 de confort.
[0119] La languette 410 de protection est destinée à venir en recouvrement de l'extrémité
de la poignée de la canne, et éviter un pincement de la main entre le corps 4 et la
poignée.
[0120] Tel qu'illustré par la figure 5, le manchon 7 présente une protubérance 70. Cette
protubérance 70 est située à l'extrémité du manchon opposée à l'embout.
[0121] La protubérance 70 est dans un matériau élastiquement déformable, et notamment dans
le matériau du corps 4.
[0122] Selon les figures 5 à 7, le manchon 7 présente également une face supérieure 700
destinée à être positionnée sur la canne 1, en recouvrement de la poignée.
[0123] Le manchon 7 présente également une échancrure 72 inférieure délimitée par deux ailes
71. L'échancrure 72 permet d'emboiter le corps 4 sur une poignée de canne, et les
deux ailes 71 viennent entourer partiellement la poignée pour améliorer le confort
ressenti par l'utilisateur de la canne tout en participant au maintien du corps 4
sur la poignée 11.
[0124] L'échancrure 72 et les ailes 71 permettent d'améliorer la préhension de la poignée
de la canne.
[0125] En effet, une poignée de canne (et plus précisément de béquille) est classiquement
en plastique dur. Le manchon 7, qui est dans un matériau élastiquement déformable,
rend ainsi la préhension de la poignée plus confortable. De plus, quand l'utilisateur
serre le manchon, il verrouille la liaison main-manchon et le manchon sur la poignée,
et garanti le maintien en position du corps 4 sur la poignée. Plus précisément, en
serrant le manchon 7, les ailes 71 enserrent la poignée et empêchent le corps 4 glisser
de sa position sur la poignée ou de tourner autour de la poignée, et ce dans des environnements
hygrométriques variés.
[0126] Le corps 4 comporte :
- une première partie 41 destinée à être montée sur la canne 1 ;
- une deuxième partie 42 portant le premier organe de couplage.
[0127] La première partie 41 présente une forme cylindrique et permet d'épouser l'extrémité
d'une poignée 11 de canne 1.
[0128] La deuxième partie 42 du corps 4 porte le premier organe de couplage 2. La deuxième
partie 42 comporte un logement dans lequel le premier organe de couplage 2 prend place.
[0129] Selon le présent mode de réalisation, le premier organe de couplage 2 est un aimant
20. La deuxième partie 42 présente une ouverture 6 au travers de laquelle l'aimant
doit être inséré en force, jusque dans le logement. Selon d'autres modes de réalisation,
l'ouverture peut être située à différentes localisations sur la deuxième partie.
[0130] La première partie 41 est reliée par deux bras 43 élastiquement déformables à la
deuxième partie 42.
[0131] Les deux bras 43 s'étendent de la première partie 41 pour positionner la deuxième
partie 42 à l'extrémité de la poignée. Ces bras 43 permettent le positionnement de
la deuxième partie sans toutefois que cette deuxième partie ne soit positionnée et
orientée par la forme spécifique de l'extrémité de la poignée.
[0132] En d'autres termes, les bras 43 sont conçus pour tenir éloignée la deuxième partie
de la première partie, et ainsi pour éloigner la deuxième partie de l'extrémité de
la poignée.
[0133] Les bras 43 élastiquement déformables maintiennent la deuxième partie 42 dans une
position prédéterminée écartée (ou éloignée) de la première partie 41.
[0134] Les bras 43 prennent chacun la forme d'une bande reliant la première partie 41 à
la deuxième partie 42.
[0135] Le dispositif selon l'invention permet ainsi une stabilisation d'une paire de cannes
1 tel que cela est illustré par la figure 4.
[0136] En outre, en référence au mode de réalisation illustré par les figures 5 à 7, le
manchon 7 de confort améliore la préhension de la poignée d'une canne 1 et le confort
ressenti.
[0137] Enfin, grâce au matériau du manchon 7 de confort et à sa protubérance 70 qui absorbe
une grande partie des chocs transmis par la poignée 11 de la canne 1 à l'os pisiforme,
le dispositif permet de prévenir au moins partiellement voire de limiter l'apparition
d'un trouble musculo squelettique et de pathologies associées invalidantes.
1. Vorrichtung zum Halten eines Stocks (1), der als Gehhilfe bestimmt ist, in einer Bereitschaftsstellung,
wobei die Vorrichtung umfasst
- ein erstes Kopplungsglied (2), das dazu bestimmt ist, am Stock angebracht zu werden;
- mindestens ein zweites Kopplungsglied (3), das dazu bestimmt ist, an einer Halterung
(5) außerhalb der Vorrichtung befestigt zu werden;
- einen Körper (4), der mindestens teilweise elastisch verformbar ist, wobei der Körper
das erste Kopplungsglied trägt und die Form eines Endstücks annimmt, das dazu bestimmt
ist, sich mindestens teilweise an das Ende eines Griffs (11) des Stocks (1) anzufügen,
wobei das zweite Kopplungsglied zum ersten Kopplungsglied komplementär ist, um das
Halten des Stocks in einer Bereitschaftsposition, in der er nicht von einem Benutzer
gegriffen wird, zu ermöglichen, wobei das erste Kopplungsglied und das zweite Kopplungsglied
eine magnetische Kopplung herstellen, wobei es sich bei mindestens einem aus dem ersten
Kopplungsglied und dem zweiten Kopplungsglied um einen Magneten (20) handelt, wobei
der Körper (4) umfasst:
- einen ersten Teil (41), der dazu bestimmt ist, am Stock (1) angebracht zu werden;
- einen zweiten Teil (42), der das erste Kopplungsglied (2) trägt;
wobei der erste Teil (41) durch mindestens einen elastisch verformbaren Arm (43) mit
dem zweiten Teil (42) verbunden ist, wobei der Arm dazu neigt, den zweiten Teil in
einer vorbestimmten, vom ersten Teil entfernten Stellung zu halten.
2. Vorrichtung nach dem vorstehenden Anspruch, dadurch gekennzeichnet, dass das erste Glied (2) eine Zusammenwirkseite (200) aufweist, die dazu bestimmt ist,
sich dem zweiten Kopplungsglied (3) gegenüber zu befinden, und dadurch, dass der Körper
(4) ein Mittel zum Positionieren des ersten Kopplungsglieds in einer Stellung bildet,
in der die Zusammenwirkseite im Wesentlichen senkrecht zu einer Erstreckungsachse
des Griffs (11) steht.
3. Vorrichtung nach einem der vorstehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass das Endstück von einer Komforthülse (7) verlängert wird, die dazu bestimmt ist, den
Griff (11) zu umhüllen.
4. Vorrichtung nach dem vorstehenden Anspruch, dadurch gekennzeichnet, dass die Hülse (7) einen Vorsprung (70) aus einem elastisch verformbaren Material umfasst,
wobei sich der Vorsprung auf einer Oberseite (700) der Hülse an einem dem Endstück
entgegengesetzten Ende der Hülse befindet.
5. Vorrichtung nach einem der Ansprüche 3 und 4, dadurch gekennzeichnet, dass sie eine Schutzlasche (410) umfasst, die sich von dem der Komforthülse (7) entgegengesetzten
Ende des ersten Teils des Endstücks erstreckt.
6. Vorrichtung nach einem der vorstehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass das zweite Kopplungsglied (3) an einem zweiten Stock (1) angebracht ist.
7. Vorrichtung nach einem der vorstehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass es sich beim zweiten Kopplungsglied (3) um eine Platte (30) handelt.