[0001] La présente invention concerne un composant horloger comprenant un élément en forme
de plaquette ajourée qui est réalisé en une seule pièce d'un matériau fragile et qui
comporte une ouverture destinée au chassage d'un axe.
ART ANTERIEUR
[0002] Dans le domaine de la micromécanique horlogère, on a très largement recours au chassage
pour assujettir un composant, par exemple une roue, sur un arbre ou un piton. Lorsque
le matériau constituant le composant possède un domaine plastique, ce qui est le cas
des métaux et des alliages métalliques, on sait calculer les tolérances nécessaires
pour l'arbre et l'alésage, de façon à avoir un ajustement serré sans risquer de briser
le composant, ou de le déformer. Lorsque le matériau ne possède pas, ou très peu,
de domaine plastique, ce qui est le cas notamment du verre, du quartz et du silicium,
le risque est grand de briser le composant au montage. Or ces matériaux sont largement
utilisés en horlogerie en raison notamment de leur insensibilité aux champs magnétiques,
de leur très faible coefficient d'expansion thermique, et de leur densité bien inférieure
à celle des métaux et alliages. De plus, les technologies de micro-usinage modernes
permettent de réaliser des formes complexes avec une grande précision.
[0003] Dans ce contexte, on a déjà proposé de munir de bras de serrage le composant que
l'on désire assujettir sur un arbre, ce dernier étant ainsi maintenu élastiquement
entre les bras de serrage. La demanderesse a toutefois observé que, dans un encombrement
donné, de tels assemblages ne permettent pas toujours d'avoir des tolérances dimensionnelles
qui soient suffisantes pour absorber les variations géométriques, tout en assurant
simultanément que le couple de transmission ait une limite maximum avant glissement
qui soit suffisante elle aussi.
BREF EXPOSE DE L'INVENTION
[0004] Un but de la présente invention est de remédier aux inconvénients de l'art antérieur
qui viennent d'être expliqués. La présente invention atteint ce but ainsi que d'autres
en fournissant un composant horloger qui est conforme à la revendication 1 annexée.
[0005] Conformément à l'invention, l'élément comportant l'ouverture destinée au chassage
d'un axe comprend au moins une première partie et au moins une deuxième partie, la
première partie, dite partie de liaison, étant agencée de manière à relier l'élément
en forme de plaquette ajourée au reste du composant horloger, et la deuxième partie,
dite partie élastique, présentant une pluralité d'encoches intérieures entaillant
son côté intérieur, et une pluralité d'encoches extérieures découpées dans son côté
extérieur. De plus, les encoches intérieures et les encoches extérieures sont orientées
radialement par rapport à l'ouverture destinée au chassage de l'axe, et sont agencées
en alternance de sorte qu'un tronçon de la partie élastique qui est délimité de part
et d'autre par deux encoches extérieures contient toujours une encoche intérieure,
et inversement.
[0006] La présence des encoches intérieures et des encoches extérieures a pour effet de
réduire par endroit la distance entre les bords intérieur et extérieur de la partie
élastique. Cette dernière comprend ainsi une succession d'endroits resserrés qui sont
plus faciles à déformer élastiquement. Plus l'épaisseur de matière est réduite, plus
un endroit est facile à déformer. De plus, comme les endroits étroits jouxtent toujours
au moins une encoche, leurs déformations se répercutent sur le degré d'ouverture de
l'encoche en question. En résumé, les deux bords de chaque encoche vont s'écarter
ou se rapprocher en fonction des déformations des endroits étroits. On comprendra
que l'écartement simultanés des bords des encoches intérieures résulte en un allongement
du côté intérieur de la partie élastique, alors que l'écartement simultané des bords
des encoches extérieures résulte en un allongement de son côté extérieur. Enfin, un
écartement simultané des bords des encoches intérieures et des bords des encoches
extérieures résulte en un allongement général de la partie élastique.
[0007] Conformément à un mode de réalisation particulier, la partie de liaison présente
un côté intérieur dont la forme est complémentaire de celle de l'axe et un côté extérieur
dont la portion centrale n'est pas déformée de manière significative lors du chassage.
[0008] Le chassage d'un axe est associé à un allongement de la partie élastique. On comprendra
qu'il en résulte une distorsion non négligeable de la forme extérieure de l'élément
en forme de plaquette ajourée. Dans ces conditions, il est avantageux que la partie
de liaison ne soit que peu déformée. En effet, cette caractéristique permet d'absorber
les variations géométriques dues aux tolérances sans provoquer de variations sensibles
de la position du centre de pivotement relativement au reste du composant.
BREVE DESCRIPTION DES FIGURES
[0009] D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention apparaîtront à la
lecture de la description qui va suivre, donnée uniquement à titre d'exemple non limitatif,
et faite en référence aux dessins annexés dans lesquels :
- les figures 1, 2 et 3 sont des vues en plan de trois composants horlogers constitués
chacun d'une base et d'un élément rotatif relié à la base par un bras élastique, les
trois composants horlogers étant respectivement conformes à un premier, un deuxième
et à un troisième mode de réalisation particulier de l'invention ;
- les figures 4, 5 et 6 sont différentes vues d'un composant horloger conforme à un
quatrième mode de réalisation particulier de l'invention.
DESCRIPTION DETAILLEE DE MODES DE REALISATION
[0010] La figure 1 est une vue en plan d'un composant horloger qui est conforme à un premier
mode de réalisation exemplaire. Le composant illustré dans la figure 1 est destiné
à exercer un couple de rappel sur un axe pivoté. On peut voir que le composant comprend
un bras élastique 9, une base 24 et un élément 25 en forme de plaquette ajourée. Une
des extrémités du bras élastique 9 est reliée au bâti d'une pièce l'horlogerie par
l'intermédiaire de la base 24, et l'autre extrémité est reliée à un axe cylindrique
10 par l'intermédiaire de l'élément 25 en forme de plaquette ajourée. L'axe 10 est
un axe pivoté qui est chassé dans une ouverture 11 de l'élément 25. Les diamètres
respectifs de l'axe 10 et de l'ouverture 11 sont choisis de manière que l'élément
25 exerce sur l'axe 10 une force de serrage d'intensité suffisante pour rendre ces
deux éléments solidaires. Dans le présent exemple, l'élément 25, le bras élastique
9 et la base 24 sont réalisés en un matériau fragile ; par exemple en silicium, en
quartz ou en verre. De plus, selon une variante avantageuse, ces trois éléments viennent
de matière, ou autrement dit, ces trois éléments forment ensemble un composant monobloc
réalisé par micro-usinage à partir d'un bloc unique de matériau fragile. La fonction
du composant horloger de la figure 1 est d'exercer sur l'axe 10 un couple de rappel
(qui est orienté dans le sens horaire dans la figure). Ce composant est susceptible
d'être intégré par exemple dans un mécanisme à came comme celui qui est décrit dans
le document de brevet
EP 3 598 242 A1. Ce document est incorporé par référence dans la présente description.
[0011] En se référant toujours à la figure 1, on peut voir que dans cette illustration,
on a divisé l'élément 25 en une première et une deuxième partie (référencées respectivement
13 et 15) au moyen de deux lignes traitillées. La partie 13 à laquelle le bras élastique
9 est rattaché est la première partie, ou partie de liaison. Cette dernière possède
un axe de symétrie orienté radialement de façon à passer par le centre de l'ouverture
11 et par le point de fixation de l'extrémité du bras élastique 9, et elle comporte
un côté intérieur en arc de cercle dont le rayon de courbure correspond sensiblement
à celui de l'axe 10, et un côté extérieur qui comprend un segment central rectiligne
s'étendant entre deux épaulements. La deuxième partie, ou partie élastique 15, présente
généralement la forme d'un secteur de couronne avec un côté intérieur en arc de cercle
dont le rayon de courbure correspond sensiblement à celui de l'axe 10, et un côté
extérieur qui est concentrique au côté intérieur. Six encoches intérieures 17 sont
découpées dans le côté intérieur et cinq encoches extérieures 19 sont découpées dans
le côté extérieur. Les encoches intérieurs 17 et extérieurs 19 sont régulièrement
espacées et agencées en alternance de sorte qu'à l'intérieur de la partie élastique
15, un tronçon délimité par deux encoches intérieurs 17 contient toujours une encoche
extérieur 19, et inversement.
[0012] Conformément à l'exemple illustré, les encoches intérieures 17 ont la forme d'entailles
orientées radialement par rapport à l'axe 10, et elles se terminent chacune par un
élargissement circulaire. Leur longueur est comprise entre les trois-quarts et les
quatre-cinquièmes de la distance séparant le côté intérieur du côté extérieur. La
figure 1 permet d'observer en outre, qu'en raison de la présence des encoches intérieures,
la longueur développée du bord intérieur du secteur extensible est égale à au moins
quatre fois la longueur du côté intérieur en arc de cercle de la partie élastique.
[0013] Les encoches extérieures 19, quant à elles, présentent sensiblement la forme de demi-lunes
dont le rayon est égal à environ un tiers de la distance séparant le côté extérieur
du côté intérieur. On peut voir que la proximité entre les encoches intérieures 17
et les encoches extérieures 19 a pour effet de réduire par endroit la distance séparant
le bord intérieur de la partie élastique 15 de son bord extérieur. La partie élastique
comprend ainsi une succession d'isthmes étroits qui séparent chacun l'extrémité circulaire
d'une encoche intérieure 17 du bord en arc de cercle d'une encoche extérieure 19.
On comprendra qu'en raison de leur étroitesse, ce sont ces isthmes qui supportent
la majeure partie de la déformation lorsque la partie élastique 15 est soumise à des
contraintes. On comprendra que le degré d'ouverture des encoches, ou autrement dit
l'écartement entre leurs bords, change lorsque les isthmes fléchissent. De plus que
l'écartement simultanés des bords de toutes les encoches intérieures résulte en un
allongement du côté intérieur de la partie élastique, alors que l'écartement simultané
des bords de toutes les encoches extérieures résulte en un allongement de son côté
extérieur.
[0014] La figure 2 est une vue en plan d'un composant horloger qui est conforme à un deuxième
mode de réalisation exemplaire. Le composant illustré dans la figure 2 comprend un
bras élastique 109, une base 124 et un élément 125 en forme de plaquette ajourée.
Ce composant est destiné à exercer un couple de rappel sur un axe pivoté 110 qui est
chassé dans une ouverture 111 de l'élément 125. Dans le présent exemple, l'élément
125, le bras élastique 109 et la base 124 sont réalisés en un matériau fragile ; par
exemple en silicium, en quartz ou en verre. De plus, selon une variante avantageuse,
ces trois éléments viennent de matière. Dans la figure 2, le couple de rappel exercé
par le composant horloger est orienté dans le sens horaire. Ce composant est destiné
à être intégré par exemple dans un mécanisme à came comme celui qui est décrit dans
le document de brevet
EP 3 598 242 A1.
[0015] En se référant toujours à la vue en plan de la figure 2, on peut voir que le contour
de l'élément 125 s'inscrit dans une couronne délimitée par un cercle intérieur 127
et par un cercle extérieur 129 concentriques. On peut voir que le cercle 127 délimite
l'ouverture 111, son rayon étant donc sensiblement égal à celui de l'axe 110. Dans
l'illustration de la figure 2, on a divisé la couronne comprise entre le cercle intérieur
127 et le cercle extérieur 129 en une première et une deuxième partie (référencées
respectivement 113 et 115). La partie 113 à laquelle le bras élastiques 109 est rattaché
est la première partie, ou partie de liaison. Cette dernière comporte un côté intérieur
en arc de cercle qui est superposé au cercle intérieur 127, et un côté extérieur qui
est rectiligne. La première partie présente ainsi la forme générale d'un trapèze isocèle
dont la petite base ne serait pas rectiligne, mais arrondie concave. On peut voir
que le bras élastique 109 est rattaché au milieu du côté extérieur rectiligne de la
partie 113. La deuxième partie 115, ou partie élastique, comporte un côté intérieur
et un côté extérieur constitués par deux arcs de cercles concentriques qui sont respectivement
superposés au cercle intérieur 127 et au cercle extérieur 129. Onze encoches intérieures
117 sont découpées dans le côté intérieur et dix encoches extérieures 119 sont découpées
dans le côté extérieur. Les encoches intérieurs 117 et extérieurs 119 sont régulièrement
espacées et agencées en alternance de sorte que, à l'intérieur de la partie élastique
115, un tronçon délimité par deux encoches intérieurs 117 contient toujours une encoche
extérieur 119, et inversement.
[0016] Conformément à l'exemple illustré, les encoches intérieures 117 et les encoches extérieures
119 ont la forme d'entailles orientées radialement par rapport à l'axe 110. Les encoches
intérieures et les encoches extérieures ont la même longueur. Cette dernière est comprise
entre 70 et 80% de la distance séparant le côté extérieur de la partie élastique de
son côté intérieur. Comme le montre la figure 2, en raison de la présence des encoches
intérieures 117, la longueur développée du bord intérieur de la partie élastique est
égale à au moins quatre fois, de préférence à au moins dix fois, la longueur du côté
intérieur de la partie élastique.
[0017] On peut voir que l'interpénétration des encoches intérieures 117 et des encoches
extérieures 119 a pour effet de donner à la partie élastique 115 la forme d'un ruban
serpentin qui parcourt en zigzag une plage en forme de secteur de couronne comprise
entre le cercle intérieur 127 et le cercle extérieur 129. La partie élastique 115
comprend ainsi une série de tronçons droits qui séparent chacun une encoche intérieure
117 d'une encoche extérieure 119, une première série de tronçons en « U » séparant
chacun l'extrémité d'une encoche extérieur 119 du côté intérieur de la partie élastique,
et enfin une seconde série de tronçon en « U » séparant chacun l'extrémité d'une encoche
intérieure 117 du côté extérieur. On comprendra que chaque tronçon droit est rattaché
par une première extrémité à un tronçon en « U » de la première série, et par sa seconde
extrémité à un tronçon en « U » de la seconde série. De sorte que les tronçons forment
tous ensemble une chaîne unique. On comprendra de plus qu'en raison de leur étroitesse,
chacun de ces tronçons est susceptible de se déformer élastiquement en flexion lorsque
la partie élastique 115 est soumise à des contraintes. Réciproquement, lorsque les
différents tronçons sont déformés, la partie élastique subit elle-même une déformation
qui est la résultante des déformations des tronçons individuels. Comme déjà mentionné,
les tronçons forment les bords des encoches intérieures et extérieures. Dans ces conditions,
le degré d'ouverture des encoches, ou autrement dit l'écartement entre les bords de
celles-ci, change lorsque les tronçons fléchissent. On comprendra de plus que l'écartement
simultanés des bords des encoches intérieures résulte en un allongement du côté intérieur
du secteur extensible, alors que l'écartement simultané des bords des encoches extérieures
résulte en un allongement de son côté extérieur. Enfin, l'écartement simultané des
bords des encoches intérieures et extérieures résulte en un allongement général de
la partie élastique 115.
[0018] La figure 3 est une vue en plan d'un composant horloger qui est conforme à un troisième
mode de réalisation exemplaire. A l'instar de ce qui était le cas avec les composants
des figures 1 et 2, le composant illustré dans la figure 3 comprend un bras élastique,
une base et un élément en forme de plaquette ajourée (référencés respectivement 209,
224 et 225). Comme on peut le voir, l'élément 225 partage un grand nombre de caractéristiques
avec l'élément 125 illustré dans la figure 2. C'est la raison pour laquelle seules
les caractéristiques qui distinguent le troisième mode de réalisation du deuxième
seront décrites en détail. La différence principale entre les deux modes de réalisation
est que l'élément de la figure 3 comprend quatre parties au lieu de deux. A cet égard,
on peut voir sur le dessin que la couronne dans laquelle s'inscrit le contour de l'élément
225 est divisée en quatre secteurs par des lignes radiales en trait interrompu. Les
parties de l'élément 225 qui sont contenues dans les quatre secteurs de couronnes
sont une première et une deuxième partie de liaison (référencées respectivement 213a
et 213b) et deux parties élastiques 215a, 215b. On peut voir que la première partie
de liaison 213a est sensiblement identique à la partie de liaison 113 du précédent
mode de réalisation. La partie de liaison 213b, quant à elle, comporte un côté intérieur
et un côté extérieur constitués par deux arcs de cercle concentriques. Dans le mode
de réalisation qui fait l'objet du présent exemple, la deuxième partie de liaison
n'est pas directement reliée avec l'extérieur de l'élément 225, mais sert uniquement
de liaison entre les deux parties élastiques 215a et 215b. Leur longueur mise à part,
ces dernières sont très semblables à la partie de élastique 115 du précédent mode
de réalisation. Chacune des deux parties élastiques comporte quatre encoches intérieures
217 qui sont découpées dans son côté intérieur et quatre encoches extérieures 219
qui sont découpées dans le côté extérieur. A l'intérieur d'une partie élastique 215a,
215b, un tronçon délimité par deux encoches intérieurs 217 contient toujours une encoche
extérieur 219, et inversement. En raison de la présence des encoches intérieures 217,
la longueur développée du bord intérieur de l'une ou l'autre des parties élastiques
est égale à au moins quatre fois, de préférence à au moins cinq fois, la longueur
du côté intérieur de la partie élastique concernée.
[0019] Les figures 4, 5 et 6 sont différentes vues d'un composant horloger qui est conforme
à un quatrième mode de réalisation particulier de l'invention. Le composant illustré
dans ces quatre figures comprend une roue (référencée 308) et un élément en forme
de plaquette ajourée (référencé 325). La roue 308 est prévue pour être assujettie
sur un axe 310 par l'intermédiaire de l'élément 325 en forme de plaquette ajourée.
Une fois assujettis, l'axe 310 et le composant horloger constituent ensemble un mobile
apte à faire partie d'un rouage horloger. L'élément 325 en forme de plaque ajourée
présente une ouverture 311 dans laquelle l'axe 310 peut être chassé. Les figures 5
et 6 montrent le composant horloger assujetti sur l'axe 310, alors que la vue partielle
de la figure 4 le montre préalablement au chassage de l'axe à travers l'ouverture
311. Si on considère uniquement les éléments qui sont montrés dans la figure 4, la
différence principale entre le composant horloger selon le troisième mode de réalisation
et le composant horloger selon le quatrième est que l'élément 325 ne vient pas de
matière avec les autres parties du composant. Les figures montrent en effet que l'élément
325 en forme de plaque ajourée est fixé sur la roue 308 au moyens de deux tenons cylindriques
à tête plate (référencés 331 et 333). Pris isolément, l'élément 325 partage un grand
nombre de caractéristiques avec l'élément 225 illustré dans la figure 3. On peut voir
tout d'abord qu'il présente la forme générale d'une couronne, et que cette dernière
est subdivisée en quatre secteurs de couronne par des lignes radiales qui sont tracées
en traits interrompus dans la figure 4. Une première paire de secteurs de couronne
est occupée par deux parties élastiques 315a, 315b qui sont identiques. L'autre paire
de secteurs de couronne est occupée par deux parties de liaison 313a, 313b qui sont
identiques également. Les deux parties élastiques 315a et 315b sont très semblables
aux parties élastiques 215a, 215b du précédent mode de réalisation. Chacune d'elles
comporte quatre encoches intérieures 317 découpées dans son côté intérieur et cinq
encoches extérieures 319 découpées dans son côté extérieur. A l'intérieur de chaque
partie élastique 315a, 315b, un tronçon délimité par deux encoches extérieures 319
contient toujours une encoche intérieure 317, et vice versa.
[0020] Les deux parties de liaison 313a, 313b, quant à elles, comportent chacune un côté
intérieur en arc de cercle et un côté extérieur formé de deux segments rectilignes
qui s'étendent de part et d'autre d'une large encoche centrale (référencées respectivement
335a et 335b). L'encoche centrale de chacune des parties de liaison 313a, 313b est
orientée radialement. La figure 4 montre également que les deux tiges cylindriques
337 des tenons 331, 333 sont engagées latéralement dans les deux encoches 335a, 335b.
Comme déjà mentionné, les tenons 331, 333 sont agencés pour solidariser l'élément
325 et la roue (non représentée dans la figure 4), et on comprendra que leur présence
bloque en particulier toute rotation de l'élément 325 en forme de plaque ajourée dans
le plan de la roue 308. On peut voir que les encoches 335a, 335b sont conformées de
manière à permettre aux parois latérales des encoches de glisser à frottement gras
contre les tiges cylindriques 337 des tenons 331, 333. Cette caractéristique donne
la possibilité aux parties de liaison 313a, 313b de l'élément 325 en forme de plaque
ajourée de se déplacer radialement.
[0021] Les dimensions des quatre secteurs de couronne sont choisies de manière que les bords
de l'ouverture 311 exercent sur l'axe 310 une force élastique de serrage d'intensité
suffisante pour engendrer un couple de liaison statique ayant pour effet d'assujettir
l'élément 325 à l'axe 310, aussi longtemps que le couple de transmission du mobile
demeure inférieur au couple de liaison statique. On comprendra que la valeur du couple
de liaison statique correspond à la valeur maximum que peut prendre le couple de transmission
avant glissement. Lorsque le couple de transmission est supérieur au couple de liaison
statique, l'élément 25 n'est plus assujetti, mais il est au contraire libre de tourner
à friction autour de l'axe 310. La possibilité de mettre en œuvre le composant horloger
de l'invention aussi bien au-dessus qu'au-dessous de la limite de glissement donne
la possibilité de réaliser par exemple des embrayages à glissement. Comme déjà mentionné,
la figure 4 montre l'élément 325 tel qu'il se présente préalablement au chassage d'un
axe à travers l'ouverture 311. On peut comprendre que lorsque l'axe 310 est ensuite
inséré dans l'ouverture, il écarte les deux parties de liaison 313a, 313b en les repoussant
radialement. L'écartement maximum est atteint lorsque les tiges cylindriques 337 des
deux tenons 331, 333 arrivent en butée contre le fond des deux encoches 335a, 335b.
C'est la présence des deux parties élastiques 315a, 315b qui permet aux parties de
liaison 313a, 313b de s'écarter. La vue en plan de la figure 5 et la vue en coupe
longitudinale de la figure 6 montrent le composant horloger assujetti à l'axe 310.
[0022] Comme le montre les figures, la roue 308 est une roue dentée percée d'un trou central
321 permettant le passage de l'axe 310. La face supérieure de la planche de la roue
308 présente une grande creusure circulaire 323 à fond plat qui est concentrique avec
le trou central. L'élément 325 en forme de plaque ajourée est fixé sur le fond de
la creusure 323. On peut voir que les deux tenons 331, 333 qui servent à solidariser
l'élément 325 avec la roue 308 sont chassés dans deux trous de fixation qui sont percés
à travers le fond de la creusure de part et d'autre du trou central 321. Les tiges
cylindriques 337 des tenons 331, 333 sont insérées latéralement dans les encoches
335a, 335b de sorte que chacune des parties de fixation 313a, 313b est prise en sandwich
entre le fond de la creusure 323 et la tête 339 d'un des tenons 331, 333. On comprendra
donc que la liaison entre la roue 308 et les parties de liaison 313a, 313b n'a qu'un
seul degré de liberté, et que les parties de liaison peuvent uniquement se déplacer
radialement en direction de l'un ou l'autre des deux trous de fixation.
[0023] En se référant plus particulièrement à la vue en coupe longitudinale de la figure
6, on peut voir que l'axe 310 est formé d'une tige cylindrique 341 se terminant par
un pivot 343 à chaque extrémité. La tige cylindrique 341 comporte également, proche
d'une de ses extrémités, un collet 345 contre lequel peut venir buter l'élément 325
en forme de plaque ajourée lorsque l'axe 310 est chassé dans l'ouverture 311 par son
autre extrémité. On comprendra que la fonction du collet 345 est de déterminer le
positionnement axial de la roue 308 par rapport à l'axe 310.
[0024] On comprendra en outre que diverses modifications et/ou améliorations évidentes pour
un homme du métier peuvent être apportées au mode de réalisation qui fait l'objet
de la présente description sans sortir du cadre de la présente invention définie par
les revendications annexées.
1. Composant horloger comprenant un élément (25 ; 125 ; 225 ; 325) en forme de plaquette
ajourée qui est réalisé en une seule pièce d'un matériau fragile et qui comporte une
ouverture (11 ; 111 ; 211 ; 311) destinée au chassage d'un axe (10 ; 110 ; 210 ; 310),
caractérisé en ce que l'élément (25 ; 125 ; 225 ; 325) en forme de plaquette ajourée est comprend au moins
une partie de liaison (13 ; 113 ; 213a, 213b ; 313a, 313b) et au moins une partie
élastique (15 ; 115 ; 215a, 215b ; 315a, 315b), lesdites parties comprenant chacune
un côté intérieur définissant le bord de l'ouverture (11 ; 111 ; 211 ; 311) et un
côté extérieur opposé au côté intérieur, ladite au moins une partie de liaison (13
; 113 ; 213a, 213b ; 313a, 313b), étant agencée de manière à relier l'élément (25
; 125 ; 225 ; 325) en forme de plaquette ajourée au reste du composant, et ladite
au moins une partie élastique (15 ; 115 ; 215a, 215b ; 315a, 315b), présentant une
pluralité d'encoches intérieures (17 ; 117 ; 217 ; 317) entaillant son côté intérieur,
et une pluralité d'encoches extérieures (19 ; 119 ; 219 ; 319) découpées dans son
côté extérieur, et en ce que les encoches intérieures et les encoches extérieures sont orientées radialement et
sont agencées en alternance, de sorte qu'un tronçon de ladite au moins une partie
élastique (15 ; 115 ; 215a, 215b ; 315a, 315b) qui est délimité de part et d'autre
par deux encoches extérieures (19 ; 119 ; 219 ; 319) contient toujours une encoche
intérieure (17 ; 117 ; 217 ; 317), et vice versa.
2. Composant horloger selon la revendication 1, caractérisé en ce que le bord intérieur de ladite au moins une partie élastique (15 ; 115 ; 215a, 215b
; 315a, 315b) a une longueur développée qui est égale à au moins quatre fois la longueur
de son côté intérieur.
3. Composant horloger selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le côté extérieur et le côté intérieur de ladite au moins une partie élastique (15
; 115 ; 215a, 215b ; 315a, 315b) sont concentriques.
4. Composant horloger selon l'une des revendications 1, 2 et 3, caractérisé en ce que le contour de l'élément (125 ; 225 ; 325) en forme de plaque ajourée présente sensiblement
la forme d'une couronne concentrique avec l'axe (110 ; 210 ; 310).
5. Composant horloger selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le bord extérieur de ladite au moins une partie élastique (115 ; 215a, 215b ; 315a,
315b) a une longueur développée qui est égale à au moins quatre fois la longueur de
son côté extérieur.
6. Composant horloger selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que ladite au moins une partie élastique (115 ; 215a, 215b ; 315a, 315b) de l'élément
(125 ; 225 ; 325) en forme de plaque ajourée présente la forme d'un ruban serpentin
parcourant en zigzag un secteur de couronne.
7. Composant horloger selon la revendication 6, caractérisé en ce que ladite au moins une partie élastique (115 ; 215a, 215b ; 315a, 315b) comprend une
série de tronçons droits séparant chacun une encoche intérieure (117 ; 217 ; 317)
d'une encoche extérieure (119 ; 219 ; 319), une première série de tronçons en « U
» séparant chacun l'extrémité d'un encoche extérieure (119 ; 219 ; 319) du côté intérieure
de la partie élastique (115 ; 215a, 215b ; 315a, 315b), et une seconde série de tronçons
en « U » séparant chacun l'extrémité d'un encoche intérieure (117 ; 217 ; 317) du
côté extérieur de la partie élastique (115 ; 215a, 215b; 315a, 315b), chaque tronçon
droit étant rattaché par une extrémité à un tronçon en « U » de la première série,
et par l'autre extrémité à un tronçon en « U » de la seconde série de sorte que les
tronçons forment un ruban unique.
8. Composant horloger selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'élément (25 ; 125) en forme de plaquette ajourée est constitué par une unique partie
de liaison (13 ; 113) et une unique partie élastique (15 ; 115), les deux extrémités
de la partie élastique (15 ; 115) étant respectivement solidaires des deux extrémités
de la partie de liaison (13 ; 113).
9. Composant horloger selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que l'élément (225 ; 325) en forme de plaquette ajourée est constitué de deux parties
de liaison (213a, 213b ; 313a, 313b) et de deux parties élastiques (215a, 215b ; 315a,
315b), les deux parties élastiques (215a, 215b ; 315a, 315b) étant intercalées chacune
entre une extrémité de l'une des deux parties de liaison (213a, 213b ; 313a, 313b)
et une extrémité de l'autre partie de liaison.
10. Composant horloger selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend un bras élastique (9 ; 109 ; 209) et une base (24 ; 124 ; 224), cette
dernière étant prévue pour relier une des extrémités du bras élastique (9 ; 109 ;
209) au bâti d'un mouvement horloger, et l'élément (25 ; 125 ; 225) en forme de plaque
ajourée étant prévu pour relier l'autre extrémité du bras élastique à l'axe (10 ;
110 ; 210).
11. Composant horloger selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'il est réalisé en une seule pièce d'un matériau fragile.
12. Composant horloger selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce qu'il comprend une roue (308), l'élément (325) en forme de plaque ajourée étant fixé
concentriquement sur la roue (308) de manière à relier coaxialement la roue (308)
à l'axe (310).
13. Composant horloger selon la revendication 12, caractérisé en ce qu'il comprend des tenons (331, 333) agencés pour fixer l'élément (325) en forme de plaque
ajourée sur la planche de la roue (308).