[0001] L'invention concerne le domaine de la mécanique et de l'hydraulique et concerne particulièrement
une machine hydrostatique.
[0002] Les machines hydrostatiques présentent généralement une extrémité reliée à un bâti
et une autre extrémité reliée à un élément tournant d'entrainement tel qu'une roue,
une hélice ou un quelconque dispositif de transmission.
[0003] Une telle machine hydrostatique peut être employée comme moteur hydraulique. Elle
est alors alimentée par un fluide hydraulique sous pression et entraine en réponse
l'élément tournant d'entrainement.
[0004] La machine hydrostatique peut également être employée comme pompe hydraulique. Elle
reçoit alors un couple transmis par l'élément tournant d'entrainement et comprime
en réponse le fluide hydraulique.
[0005] La demande de brevet
FR3030381 décrit un moteur hydraulique comportant :
- un stator muni de fixations pour un bâti et comportant un chemin de came circonférentiel
;
- un rotor muni de fixations pour un élément tournant d'entrainement et comportant des
pistons répartis circonférentiellement et adaptés à coopérer avec le chemin de came
;
- un distributeur hydraulique adapté à alimenter sélectivement en fluide hydraulique
les pistons de sorte que la coopération des pistons avec le chemin de came corresponde
à une rotation relative du rotor par rapport au stator.
[0006] Le but de l'invention est d'améliorer ce type de machines du point de vue de la compacité,
de la robustesse, et du procédé de fabrication.
[0007] À cet effet, l'invention vise une machine hydrostatique comportant :
- un stator muni de fixations pour un bâti et comportant un chemin de came circonférentiel
;
- un rotor muni de fixations pour un élément tournant d'entrainement et comportant des
pistons répartis circonférentiellement et adaptés à coopérer avec le chemin de came
;
- un distributeur hydraulique adapté à alimenter sélectivement en fluide hydraulique
les pistons de sorte que la coopération des pistons avec le chemin de came corresponde
à une rotation relative du rotor par rapport au stator.
[0008] La machine hydrostatique présente les caractéristiques suivantes :
- le stator comporte une surface cylindrique interne de diamètre constant ainsi qu'une
une bague de came qui comprend, sur sa circonférence interne, le chemin de came, et
qui est montée, par sa circonférence externe, dans la surface cylindrique interne
;
- elle comporte deux roulements qui permettent la rotation du rotor par rapport au stator
et qui sont montés sur la surface cylindrique interne du stator, axialement de part
et d'autre de la bague de came, la bague de came et les deux roulements présentant
le même diamètre externe.
[0009] Un autre objet de l'invention vise un procédé de fabrication d'une machine hydrostatique
comportant les étapes suivantes :
- usiner un tube d'acier pour roulements pour produire une bague de came présentant
un chemin de came ;
- monter la bague de came et deux roulements sur un corps principal de rotor, la bague
de came étant serrée entre les deux roulements, pour former un sous-ensemble ;
- insérer axialement le sous-ensemble dans un stator qui comporte une surface cylindrique
interne de diamètre constant, les roulements et la bague de came venant se monter
dans la surface cylindrique interne.
[0010] Une telle machine hydrostatique présente une compacité accrue, ce qui est particulièrement
avantageux lorsque la machine hydrostatique est destinée à prendre place dans la roue
d'un véhicule pour motoriser ce dernier. Dans ce dernier cas, plus la machine hydrostatique
est compacte et plus elle est à même de se loger dans la jante du véhicule.
[0011] Sur la surface cylindrique interne du stator sont montés aussi bien les éléments
de liaison pivot avec le rotor (les roulements) que les éléments d'entrainement en
rotation du rotor (la bague de came). Aucun dispositif ou agencement géométrique complexe
n'est nécessaire pour le maintien axial de ces éléments, la surface cylindrique étant
de diamètre constant.
[0012] Optionnellement, un épaulement peut être prévu sur le stator à l'extrémité de cette
surface cylindrique interne et suffit à la mise en position aussi bien des deux roulements
que de la bague de came dans le stator.
[0013] La surface cylindrique interne étant dépourvue d'élément de positionnement des roulements,
la bague de came peut alors cumuler sa fonction de support pour le chemin de came
avec une fonction d'entretoise de positionnement entre les deux roulements, ce qui
contribue à la compacité axiale de la machine. La compacité axiale de la machine peut
encore être améliorée en prévoyant sur la bague de came une base annulaire permettant
le positionnement contre les bagues externes des roulements, en échappant aux cages
de roulement au plus juste, sans donc gêner la rotation de ceux-ci.
[0014] Selon une caractéristique préférée, le stator comporte un
carter tubulaire, ce qui favorise la compacité radiale. La surface cylindrique interne du
rotor est alors supportée par une paroi fine en comparaison avec les autres dimensions
de la machine.
[0015] En effet, le chemin de came étant porté par une pièce (la bague de came) distincte
du reste du stator, la fonction de coopération avec les pistons est découplée de la
fonction de maintien structurel des éléments en lien avec le stator.
[0016] Le chemin de came doit présenter une dureté élevée, et une importante résistance
à l'usure provoquée par le roulement des pistons sur le chemin de came. Ces propriétés
sont en général procurées par des matériaux fragiles, tel que l'acier trempé. La bague
de came est donc avantageusement réalisée en un tel matériau car sa seule fonction
dynamique est de coopérer avec les pistons.
[0017] Le carter tubulaire, quant à lui, réalise la fonction de maintien structurel des
éléments que contient le stator et doit au contraire présenter une certaine ductilité
pour ne pas casser ou se fissurer sous l'effet de chocs ou d'éventuelles déformations
lors du fonctionnement de la machine qui est alimentée par un fluide hydraulique sous
forte pression. Ces propriétés sont procurées au stator par le choix d'un matériau
ductile, et d'une épaisseur fine pour la paroi du stator qui peut ainsi travailler
en flexion. Le travail en flexion est favorisé, au moins dans la portion du stator
voisine de la surface cylindrique interne, par le fait que le stator ne nécessite
pas, dans cette portion, de formes géométriques ou de surépaisseurs fonctionnelles
qui seraient destinées à la mise en position d'éléments ou à la rigidification.
[0018] Dans l'art antérieur, le chemin de came est généralement usiné dans le corps du stator
et un traitement thermique de durcissement par trempe superficielle est prévu en complément.
Un tel stator est difficile et couteux à produire.
[0019] Selon une caractéristique préférée de l'invention, la bague de came peut être réalisée
à partir d'une nuance d'acier dénommée « acier pour roulements », ou « acier au carbone
», qui présente une proportion importante de carbone, une grande résistance à l'usure
et à la fatigue, mais qui est cependant sensible aux chocs. La faiblesse de la bague
de came vis-à-vis des chocs est compensée par son montage dans le carter tubulaire
du rotor, qui est ductile.
[0020] L'invention permet ainsi de bénéficier de la haute performance d'un matériau résistant
à la pression de contact et à la fatigue pour la réalisation du chemin de came sans
souffrir des inconvénients normalement liés à ce type de matériau.
[0021] Ce montage permet par ailleurs de simplifier considérablement le procédé de fabrication
de la machine hydrostatique.
[0022] En effet, lors du montage d'une telle machine, un corps principal du rotor peut être
au préalable équipé des deux roulements et de la bague de came, les deux roulements
encadrant de part et d'autre la bague de came en la maintenant axialement. Ce sous-ensemble
constitué du corps principal du rotor, des roulements, et de la bague de came peut
ensuite être, en une seule opération, monté à l'intérieur du stator de sorte que les
deux roulements et la bague de came soient glissés le long de la surface cylindrique
interne. Les opérations de montage sont donc considérablement simplifiées.
[0023] Les opérations de production du stator sont également réduites par la présence du
carter tubulaire de stator, qui peut être produit à partir d'un tube d'acier nécessitant
pas ou peu d'opérations d'usinage. La bague de came peut être réalisée par usinage
d'un tube d'acier pour roulement qui est peu couteux car produit dans de grands volumes
en vue de la fabrication des roulements et qui présente d'excellentes propriétés de
dureté et résistance à la fatigue de contact.
[0024] La production d'une telle machine hydrostatique est donc plus rapide et moins onéreuse.
[0025] La machine hydrostatique peut de plus comporter les caractéristiques additionnelles
suivantes, seules ou en combinaison :
- la machine hydrostatique comporte un carter tubulaire, la surface cylindrique interne
étant définie par le carter tubulaire ;
- la bague de came présente une ductilité inférieure à celle du carter tubulaire ;
- la bague de came est en acier pour roulements et le carter tubulaire est en acier
non allié ou en acier inoxydable austénitique ;
- le matériau de la bague de came et celui des deux roulements est le même acier pour
roulements ;
- la bague de came est montée serrée dans le carter tubulaire ;
- la machine comporte des fixations antirotation pour coupler la bague de came et le
stator ;
- la machine comporte : une bague de serrage disposée axialement contre l'un des roulements
et contre le rotor ; un joint à lèvre disposé entre la bague de serrage et le stator
;
- la bague de serrage est fixée au rotor par un moyeu vissé dans le rotor et portant
les fixations pour un élément tournant d'entrainement ;
- les fixations pour un élément tournant d'entrainement sont constituées par des vis
dont les têtes sont bridées par le moyeu.
[0026] Un exemple préféré de réalisation de l'invention va maintenant être décrit en référence
aux dessins annexés dans lesquels :
- la figure 1 représente une machine hydrostatique selon l'invention, vue de côté ;
- la figure 2 est une vue en perspective montrant la machine de la figure 1, du côté
rotor ;
- la figure 3 est une vue de face selon la coupe AA de la figure 1 ;
- la figure 4 est une vue de côté selon la coupe BB de la figure 3 ;
- la figure 5 est un schéma illustrant le procédé de fabrication de la machine des figures
1 à 4 ;
- la figure 6 représente, en coupe, un sous-ensemble destiné à la réalisation de la
machine des figures 1 à 4 ;
- la figure 7 représente en perspective le carter tubulaire de la machine de la figure
1 ;
- la figure 8 représente en perspective la bague de came de la machine de la figure
1.
[0027] Les figures 1 et 2 représentent une machine hydrostatique 1 selon l'invention, respectivement
vue de profil et vue en perspective du côté rotor.
[0028] La machine hydrostatique 1 a une forme générale cylindrique et comporte un stator
2 ainsi qu'un rotor 3. Un mouvement de rotation relative est permise entre le stator
2 et le rotor 3, autour d'un axe X. La forme générale cylindrique est adaptée à la
constitution interne de la machine et permet son montage, au moins partiellement,
dans un élément cylindrique relatif à l'élément tournant d'entrainement, par exemple
dans la jante d'une roue.
[0029] Dans le présent exemple, la machine hydrostatique 1 est destinée à être fixée sur
un bâti constitué par le châssis d'un véhicule (non représenté). Une roue (non représentée)
est montée sur le rotor de la machine de sorte que le véhicule puisse être propulsé
par la rotation de la roue.
[0030] La machine hydrostatique 1 comporte, du côté bâti (sur la gauche de la figure 1),
des moyens de fixation 15 au bâti ainsi que des moyens 16 d'alimentation en fluide
hydraulique pour l'alimentation en puissance de la machine hydrostatique 1.
[0031] Du côté roue (du côté droit sur la figure 1), la machine hydrostatique 1 comporte
un moyeu 4 qui fait partie du rotor 3. Ce moyeu 4 comporte des moyens de fixation
pour un élément tournant d'entrainement. Dans le présent exemple, l'élément tournant
d'entrainement est une roue de véhicule (non représentée) et les moyens de fixation
sont des goujons 5 pour la fixation de la roue de véhicule.
[0032] La machine hydrostatique 1, étant ainsi fixée sur un bâti par son stator 2, et étant
rattachée à une roue de véhicule par son rotor 3, peut fonctionner selon deux modes
:
- un mode moteur dans lequel l'énergie du fluide sous pression est convertie en énergie
mécanique et entraine la rotation de la roue et donc le déplacement du véhicule ;
- un mode générateur dans lequel la roue est entrainée en rotation par l'environnement
(par exemple lorsque le véhicule est sur une pente descendante) et entraine elle même
en rotation le rotor 3 pour mettre le fluide hydraulique sous pression.
[0033] La figure 2 montre les trous de fixation du moyeu 4 sur le reste du rotor 3.
[0034] La figure 3 est une vue selon la coupe AA de la figure 1 et illustre le principe
de fonctionnement de la machine hydrostatique 1.
[0035] La partie du rotor 3 qui est visible sur cette figure 3, est son corps principal
31. Il s'agit d'une pièce circulaire dans laquelle sont percés huit cylindres 6 radiaux,
répartis circonférentiellement sur le corps principal 31 du rotor 3.
[0036] Une bouche d'alimentation 7 en fluide hydraulique débouche dans chacun de ces cylindres
6.
[0037] Un piston 8 est inséré dans chaque cylindre 6 de sorte que la mise en pression du
fluide hydraulique par la bouche d'alimentation 7 entraine la sortie du piston 8 radialement
vers l'extérieur et, inversement, le mouvement du piston 8 lorsqu'il est contraint
radialement vers l'intérieur entraine la sortie du fluide hydraulique par la bouche
d'alimentation 7 (pour simplifier la figure, seuls trois pistons ont été représentés
sur la figure 3).
[0038] Chaque piston 8 est muni d'un rouleau 9 monté mobile sur le piston 8 par rapport
à un axe parallèle à l'axe X.
[0039] Par ailleurs, deux éléments du stator 2 sont visibles sur la figure 3 : un carter
tubulaire 10 et une bague de came 11.
[0040] La bague de came 11 est montée dans le carter tubulaire 10 et ces éléments sont rendus
solidaires. Des fixations antirotation permettent à la bague de came 11 et au carter
tubulaire d'être solidaires en rotation. Dans le présent exemple, le fixations antirotation
comportent des trous 12 répartis sur la circonférence du carter tubulaire 10, et des
trous correspondants 13 pratiqués dans la bague de came 11, ainsi que des vis (non
représentées) pour assurer la fixation. La bague de came 11 comporte sur sa circonférence
interne un chemin de came 14 ondulé suivant une succession de creux et de bosses.
Lors du fonctionnement de la machine 1, les rouleaux 9 des pistons 8 roulent sur le
chemin de came 14.
[0041] La bague de came 11 est réalisé en acier pour roulements, par exemple en acier 100Cr6.
La bague de came 11 est avantageusement montée serrée dans le carter tubulaire 10.
Le carter tubulaire 10 est réalisé dans un matériau plus ductile que la bague de came
11. Le serrage de la bague de came 11 dans le carter tubulaire 10 permet de maintenir
la bague de came 11 en compression dans le carter tubulaire 10, ce qui contribue à
empêcher l'apparition de fissures de fatigue dans la bague de came 11.
[0042] De manière connue, les pistons 8 sont sélectivement alimentés en fluide sous pression
en fonction de leur position angulaire par rapport au chemin de came 14 de sorte que
la pression du fluide soit transformée en rotation du chemin de came 14, et donc du
rotor 3.
[0043] La figure 4 est une vue en coupe de la machine hydrostatique 1 selon la coupe BB
de la figure 3.
[0044] Le stator 2 est réalisé en deux parties : une embase 18 et un carter tubulaire 10.
La figure 4 montre, du côté bâti, les moyens de fixation de la machine hydrostatique
1 sur le bâti du véhicule. Dans le présent exemple, il s'agit d'alésages filetés 15
régulièrement répartis sur la circonférence du carter tubulaire 10 et permettant sa
fixation par vis au bâti (non représenté).
[0045] Le stator 2 comporte également du côté bâti, des raccords hydrauliques 16 destinés
à la connexion des conduits du circuit hydraulique du véhicule pour l'alimentation
en fluide hydraulique de la machine 1.
[0046] Ces raccords hydrauliques 16 sont disposés sur l'embase 18 et sont connectés, par
des canaux internes du stator 2, à un distributeur hydraulique 17. Le distributeur
hydraulique 17 est lui-même muni de conduits internes permettant l'alimentation sélective
en fluide hydraulique des pistons 8.
[0047] Le fonctionnement du distributeur hydraulique 17, et plus généralement de l'alimentation
sélective des pistons 8 en fluide hydraulique, se fait conformément à ce qui est connu
dans ce domaine. Ce fonctionnement, qui ne sera donc pas décrit plus en détail ici,
permet de fournir le fluide hydraulique sous pression à certains pistons 8, par leur
bouche d'alimentation 7, et permet de laisser sortir le fluide hydraulique de certains
autres pistons 8, par leur bouche d'alimentation 7.
[0048] Le carter tubulaire 10 est un tube emmanché sur l'embase 18. Dans le présent exemple,
il s'agit d'un emmanchement en force qui permet de rendre solidaire l'embase 18 et
le carter tubulaire 10 sans autre fixation supplémentaire. En variante, des vis ou
tout autre moyen de fixation peuvent être prévus pour consolider l'assemblage.
[0049] Au niveau de l'emmanchement en force, le carter tubulaire 10 comporte un épaulement
de renfort 19. Les alésages filetés 15 pour la fixation de la machine 1 sur le bâti
sont ici pratiqués au niveau de cet épaulement de renfort 19.
[0050] À partir de l'épaulement de renfort 19, le carter tubulaire 10 s'étend, en direction
du côté roue, selon un premier épaulement 20, une surface cylindrique interne 21 de
diamètre constant, et un deuxième épaulement 22, ces éléments étant disposés en gradin,
c'est à dire que les diamètres internes définis respectivement par le premier épaulement
22, la surface cylindrique interne 21, et le deuxième épaulement, vont en augmentant
en direction du coté roue.
[0051] En dehors de l'épaulement de renfort 19, dont la fonction n'est pas liée à la coopération
avec le rotor 3 mais seulement à la fixation et à l'assemblage du stator 2, le carter
tubulaire 10 comporte donc trois diamètres internes dont le plus grand est situé du
côté roue.
[0052] Sur la surface cylindrique interne 21 sont montés :
- un premier roulement 23, dont la bague externe est axialement disposée contre le premier
épaulement 20 ;
- la bague de came 11 qui est axialement positionnée par ses fixations 13 ;
- un deuxième roulement 24, dont la bague externe est axialement disposée contre une
bague de serrage 29.
[0053] La bague de came 11 comporte une base annulaire 41 pour son montage dans le carter
tubulaire 10. La base 41 est serrée entre les bagues externes des deux roulements
23, 24.
[0054] Les roulements sont ici réalisés en acier à roulement, par exemple en acier 100Cr6.
Les bagues externes des roulements 23, 24 et la bague de came 11 sont donc de même
matériau (acier 100Cr6), de préférence à trempe dans la masse.
[0055] En ce qui concerne le rotor 3, la coupe de la figure 4 permet de voir le profil de
deux cylindres 6 et de leur bouche d'alimentation 7 respective.
[0056] Le rotor 3 est monté tournant à l'intérieur du carter tubulaire 10 grâce aux roulements
23, 24 qui coopèrent avec le corps principal 31 du rotor 3. La bague interne du premier
roulement 23 est montée sur le rotor 3 de sorte qu'elle vienne axialement en butée
contre un épaulement 25 du rotor 3, cet épaulement 25 étant situé du côté bâti.
[0057] Le deuxième roulement 24 est monté sur le rotor 3, du côté roue, de sorte que les
deux roulements 23, 24 viennent de part et d'autre de chaque cylindre 6.
[0058] L'extrémité du corps principal 31 qui est du côté roue, comporte une face radiale
26 qui coïncide avec le rebord de la bague interne du deuxième roulement 24. Les dimensions
du corps principal 31, des roulements 23, 24, et de la bague de came 11, sont choisies
pour que la chaine de cotes entre l'épaulement 25 et le rebord de la bague interne
du deuxième roulement 24 conduise à un alignement dans le même plan de la face radiale
26 et du rebord de la bague interne du deuxième roulement 24. Ainsi, une extrémité
axiale de la bague interne du deuxième roulement 24 vient se placer dans le même plan
que la face radiale 26 du corps principal 31.
[0059] Le rotor 3 comporte de plus une bague de serrage 29 qui vient axialement en butée
à la fois contre la bague interne du deuxième roulement 24 et contre la face radiale
26.
[0060] En variante, la chaine de cotes évoquées ci-dessus conduit au fait que le rebord
de la bague interne du deuxième roulement 24 soit légèrement axialement au-delà de
la face radiale 26, de sorte que la fixation de la bague de serrage 29 conduise à
une précontrainte des roulements 23, 24.
[0061] Le rotor 3 comporte également le moyeu de roue 4 qui est fixé contre la face radiale
26 du corps principal 31 par les vis 32. Le moyeu de roue 4 présente un épaulement
33 dont la dimension axiale est égale à la dimension axiale de la bague de serrage
29.
[0062] Ainsi, lorsque le moyeu 4 est vissé contre le corps principal 31, la bague de serrage
29 est plaquée à la fois contre le corps principal 31 et contre la bague interne du
deuxième roulement 24, et maintenue dans cette position.
[0063] Le rotor comporte de plus un joint torique 34 disposé dans une gorge du corps principal
31 et intercalé entre ce dernier et la bague de serrage 29 pour assurer l'étanchéité
entre ces deux éléments.
[0064] Par ailleurs, un joint à lèvres 35 est intercalé entre la bague de serrage 29 et
le carter tubulaire 10. Le joint à lèvres 35 vient axialement en butée contre le deuxième
épaulement 22.
[0065] Le joint torique 34 et le joint à lèvres 35 constituent conjointement une barrière
d'étanchéité vers l'extérieur confinant à l'intérieur du carter tubulaire 10, le fluide
hydraulique qui pourrait s'y trouver.
[0066] En variante, le joint à lèvre 35 peut venir directement en butée sur le roulement
24 en restant à l'écart de la cage de roulement du roulement 24.
[0067] Le moyeu de roue 4 comporte, comme également visible à la figure 2, des trous filetés
36 pour le montage des goujons 5. Dans le présent exemple, les goujons 5 sont constitués
par des vis présentant une tête 38 qui est par exemple une tête hexagonale creuse.
Chaque trou fileté 36 est associé à un lamage 37 dont la dimension axiale est égale
à la hauteur de la tête 38 correspondante.
[0068] La tête 38 des vis constituant les goujons 5 est donc bloquée dans les deux directions
axiales : par le lamage 37 du côté droit (en référence à la figure 4) et par la bague
de serrage 29 du côté gauche (les côtés droit et gauche sont indiqués en référence
à la figure 4). La hauteur de la tête 38 et la dimension axiale du lamage 37 sont
donc choisies pour que les goujons 5 soient indesserrables en fonctionnement normal.
[0069] Un joint annulaire 39 antipoussière peut être de plus prévu entre le moyeu de roue
4 et le carter tubulaire 10. Le joint 39 comporte une gorge 42 équipée d'un arrêt
axial. Ainsi si la pression dans le carter venait à pousser vers l'extérieur le joint
à lèvre 35, le contact avec le joint 39 et cet arrêt axial empêchera tout désemmanchement
des joints 35, 39.
[0070] Les alésages filetés 15 qui permettent la fixation de la machine hydrostatique 1
sur un châssis sont pratiqués dans le carter tubulaire 10 de sorte que les efforts
sont transmis par un court chemin mécanique entre le rotor et le châssis, ce chemin
passant uniquement par les roulements 23, 24 et le carter tubulaire 10.
[0071] Le procédé de fabrication de la machine hydrostatique 1 va maintenant être décrit
en référence à la figure 5 qui schématise les principales étapes du procédé de fabrication.
[0072] L'embase 18, le carter tubulaire 10 et le distributeur 17, sont respectivement produits
lors des étapes E1, E2, E3. L'embase 18 et le distributeur 17 sont produits par tout
moyen classique de fabrication mécanique, par exemple par moulage et usinage des parties
fonctionnelles. Le carter tubulaire 10 est avantageusement produit à partir d'un tube
d'acier laminé de type E470 (selon la norme européenne de désignation des aciers E10027)
qui a l'avantage d'être peu onéreux et de présenter une ductilité suffisante pour
le travail du carter tubulaire 10. Le carter tubulaire 10 est ainsi avantageusement
constitué d'un acier soudable pour, optionnellement, y souder toute fixation externe
requise pour le montage de la machine hydrostatique 1.
[0073] L'épaisseur de ce tube d'acier E470 est égale à l'épaisseur prévue pour l'épaulement
de renfort 19, ce tube étant ensuite usiné sur sa surface interne pour former le premier
épaulement 20, la surface cylindrique interne 21 et le deuxième épaulement 22. Les
trous 12 pour la fixation de la bague de came sont enfin percés dans le carter tubulaire
10. Le carter tubulaire 10 produit à l'étape E2 est représenté à la figure 7.
[0074] Lors de l'étape E6, l'embase 18 et le carter tubulaire 10 sont assemblés par emmanchement
en force puis le distributeur hydraulique 17 est mis en place sur l'embase 18.
[0075] En parallèle des étapes décrites précédemment, le corps principal 31 et la bague
de came 11 sont fabriqués respectivement aux étapes E4 et E5. Le corps principal 31
est également produit par tout moyen mécanique classique. La bague de came 11 est
avantageusement produite à partir d'un tube d'acier pour roulements, par exemple de
l'acier 100Cr6 (selon la norme européenne de désignation des aciers E10027), dont
le diamètre externe est sensiblement égal au diamètre de la surface cylindrique interne
21 du carter tubulaire 10, selon l'ajustement voulu pour la bague de came 11 dans
le carter tubulaire 10. Pour produire la bague de came 11, une tranche d'un tel tube
d'acier pour roulements est tout d'abord coupée, d'une dimension égale à la dimension
axiale prévue pour la base 41 de la bague de came 11. Un anneau est ainsi obtenu,
et la surface interne de cet anneau est ensuite usinée à la fraiseuse numérique pour
obtenir le chemin de came 14 visible à la figure 3.
[0076] Des dégagements latéraux sont ensuite usinés dans la bague de came 11 pour former
la base 41 de la bague de came 11. La base 41 est destinée à être serrée entre les
bagues externes deux deux roulements 23, 24 et les dégagements latéraux permettent
le passage des cages de roulements qui dépasseraient axialement par rapport à la bague
interne. La base 41 venant au contact des bagues externes des roulements 23, 24, les
deux faces latérales de la base 41 nécessitent une bonne planéité. La base 41 est
donc rectifiée après l'usinage des dégagements latéraux (qui permettent également
d'avoir moins de matière à rectifier).
[0077] Les trous 13 destinés à la fixation dans le carter tubulaire sont ensuite réalisés
sur tout le contour de la bague de came. La bague de came issue de l'opération E5
est représentée à la figure 8.
[0078] Lors d'une étape E7, le corps principal 31, la bague de came 11, et les deux roulements
23, 24 sont assemblés pour obtenir le sous-ensemble représenté à la figure 5. Le premier
roulement 23 est tout d'abord monté autour du corps principal 31 jusqu'à venir en
butée contre l'épaulement 25. La bague interne du premier roulement 23 (de même que
la bague interne du deuxième roulement 24) peut être assemblée avec un léger serrage
sur le corps principal 31.
[0079] La bague de came 11 est ensuite montée autour du corps principal 31 de sorte à venir
en butée contre le premier roulement 23. Plus précisément, la base 41 vient au contact
de la bague externe du premier roulement 23. La bague de came 11 n'a, dans cette position,
aucun appui radial pour sa surface interne (le chemin de came 14) et doit donc être
positionnée de sorte que sa surface externe soit alignée avec la surface externe du
premier roulement 23.
[0080] Le deuxième roulement 24 est ensuite à son tour monté autour du corps principal 31
jusqu'à ce que sa bague externe vienne en butée contre l'embase 41 de la bague de
came 11.
[0081] Comme décrit précédemment, les dimensions de ces différents éléments sont choisies
pour que, en fin de montage du sous-ensemble, le rebord de la bague interne du deuxième
roulement 24 coïncide avec la face radiale 26. La bague de came 11 est par ailleurs
positionnée axialement par les roulements 23, 24.
[0082] Lors d'une étape E8, le sous-ensemble de la figure 5 est inséré en une seule opération
dans le carter tubulaire 10 jusqu'à ce que la bague externe du premier roulement 23
vienne en butée contre le premier épaulement 20 du carter tubulaire 10. La bague de
came 11 est avantageusement montée serrée dans le carter tubulaire 10, avec un serrage
par exemple de 0,01 à 0,05 mm. Les roulements 23, 24 peuvent être également montés
dans le carter tubulaire 10 avec un léger serrage.
[0083] Le sous-ensemble de la figure 5 peut être monté dans le carter tubulaire 10, par
exemple à la presse, en poussant l'ensemble avec un outil de montage tubulaire dont
le diamètre externe est légèrement inférieur au diamètre de la surface cylindrique
interne 21 et dont l'épaisseur est suffisamment faible pour n'interagir qu'avec la
bague externe du deuxième roulement 24. Ce montage est donc réalisé en une seule opération
de mécanique simple.
[0084] Une indexation angulaire doit cependant être prévue pour la bague de came 11 dont
les trous 13 doivent être angulairement positionnés pour se placer chacun devant un
trou 12 du carter tubulaire 10.
[0085] Lors d'une étape E9, la bague de serrage et le joint à lèvres 35 sont conjointement
mis en place dans le carter tubulaire 10 jusqu'à ce que le joint à lèvres 35 vienne
en butée axialement contre le deuxième épaulement 22 du carter tubulaire 10. La bague
de serrage 29 est alors positionnée par le joint à lèvres 35.
[0086] Lors d'une étape E10, le moyeu de roue 4, muni des goujons 5 en place, est vissé
contre le corps principal 31 bridant ainsi la bague de serrage 29 et le joint annulaire
antipoussière 39 est finalement mis en place.
[0087] La bague de came 11 est dans le présent exemple réalisée en acier 100Cr6, de même
que les deux roulements 23, 24.
[0088] Sur la surface cylindrique interne 21 du carter tubulaire 10, sont donc montées trois
bagues de même matériau (la bague externe du premier roulement 23, la bague de came
11, la bague externe du deuxième roulement 24).
[0089] Le carter tubulaire 10, de par sa forme tubulaire et le matériau qui le constitue,
a le comportement mécanique d'un tube, notamment en ce qui concerne la flexion de
ses parois. Autrement dit, le carter tubulaire 10 peut se bomber s'il est déformé
localement vers l'extérieur par la bague de came 11, ou au contraire, il peut devenir
concave si la bague de came 11 est mécaniquement sollicitée vers l'intérieur.
[0090] Au cours de son fonctionnement, la machine hydrostatique 1 présente une longévité
accrue grâce à l'amortissement des déformations et des chocs que réalise le carter
tubulaire 10 sur la bague de came 11.
[0091] La longévité accrue est également due à la présence d'une importante quantité de
carbone dans l'acier pour roulements employé pour la bague de came 11, ce qui contribue
à une très faible teneur en oxygène de cet acier.
[0092] Par ailleurs, en ce qui concerne la maintenance de la machine hydrostatique 1, le
moyeu de roue 4 est susceptible d'être démonté, par exemple pour changer ou réparer
les goujons 5. Une telle opération est ici réalisée simplement en dévissant les vis
32 et en extrayant le moyeu de roue 4 sans que l'intérieur de la machine hydrostatique
1 ne soit ouvert, c'est-à-dire sans qu'aucun joint d'étanchéité ne soit démonté.
[0093] L'intérieur de la machine 1 reste ainsi étanche, rendant l'opération de dépose et
pose du moyeu de roue 4 simple et propre et de faible criticité.
[0094] D'autres variantes de réalisation de la machine hydrostatique 1 peuvent être mises
en œuvre sans sortir du cadre de l'invention. Par exemple les matériaux employés pour
la bague de came 11 et le carter tubulaire 10 peuvent être autres que ceux mentionnés
dans l'exemple décrit, à partir du moment où le matériau du carter tubulaire 10 présente
une ductilité supérieure à la bague de came 11.
[0095] De plus, la machine hydrostatique peut être fixée sur un bâti autre que celui d'un
véhicule, par exemple une machine stationnaire, et l'élément tournant d'entrainement
peut être un autre élément qu'une roue, par exemple une boite de vitesse, un élément
de machine ou tout autre dispositif de transmission ou élément à motoriser.
[0096] Alternativement à l'acier E470, donné précédemment comme exemple de matériau ductile
constituant le carter tubulaire 10, le carter tubulaire 10 peut être également réalisé
à partir d'un tube d'acier inoxydable qui sera avantageusement non martensitique pour
présenter une ductilité suffisante pour le travail du carter tubulaire 10, et en tout
état de cause une ductilité supérieure à la came 11. De préférence, l'acier inoxydable
sera austénitique, par exemple un alliage fer-chrome-nickel avec moins de 0,1 % de
carbone, tel que l'acier inoxydable « 18/10 ». Dans ce cas, le moyeu 4 peut de plus
être également en acier inoxydable, ce qui permet à la machine hydrostatique de présenter
un extérieur entièrement en acier inoxydable et qui permet d'employer la machine hydrostatique
dans des environnements corrosifs tel que l'eau de mer ou des produits chimiques corrosifs.
Dans le même esprit, le carter tubulaire 10 et le moyeu 4 peuvent être tous deux réalisés
en un autre matériau qui serait adapté à une application particulière.
1. Machine hydrostatique (1) comportant :
- un stator (2) muni de fixations pour un bâti et comportant un chemin de came (14)
circonférentiel ;
- un rotor (3) muni de fixations pour un élément tournant d'entrainement et comportant
des pistons (8) répartis circonférentiellement et adaptés à coopérer avec le chemin
de came (14) ;
- un distributeur hydraulique (17) adapté à alimenter sélectivement en fluide hydraulique
les pistons (8) de sorte que la coopération des pistons (8) avec le chemin de came
(14) corresponde à une rotation relative du rotor (3) par rapport au stator (2) ;
la machine hydrostatique (1) étant
caractérisée en ce que :
- le stator (2) comporte une surface cylindrique interne (21) de diamètre constant
ainsi qu'une une bague de came (11) qui comprend, sur sa circonférence interne, le
chemin de came (14), et qui est montée, par sa circonférence externe, dans la surface
cylindrique interne (21) ;
- elle comporte deux roulements (23, 24) qui permettent la rotation du rotor (3) par
rapport au stator (2) et qui sont montés sur la surface cylindrique interne (21) du
stator (2), axialement de part et d'autre de la bague de came (11), la bague de came
(11) et les deux roulements (23, 24) présentant le même diamètre externe.
2. Machine hydrostatique selon la revendication 1, caractérisée en ce que le stator (2) comporte un carter tubulaire (10), la surface cylindrique interne (21)
étant définie par le carter tubulaire (10).
3. Machine hydrostatique selon la revendication 2, caractérisée en ce que la bague de came (11) présente une ductilité inférieure à celle du carter tubulaire
(10).
4. Machine hydrostatique selon la revendication 3, caractérisée en ce que la bague de came (11) est en acier pour roulements et en ce que le carter tubulaire (10) est en acier non allié.
5. Machine hydrostatique selon la revendication 3, caractérisé en ce que la bague de came (11) est en acier à roulements et en ce que le carter tubulaire (10) est en acier inoxydable austénitique.
6. Machine hydrostatique selon la revendication 4 ou 5, caractérisée en ce que le matériau de la bague de came (11) et celui des deux roulements (23, 24) est le
même acier pour roulements.
7. Machine hydrostatique selon l'une des revendications 2 à 5, caractérisée en ce que la bague de came (11) est montée serrée dans le carter tubulaire (10).
8. Machine hydrostatique selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comporte des fixations antirotation (12, 13) pour coupler la bague de came (11)
et le stator (2).
9. Machine hydrostatique selon l'une quelconque des revendications précédentes,
caractérisée en ce qu'elle comporte :
- une bague de serrage (29) disposée axialement contre l'un (24) des roulements et
contre le rotor (3) ;
- un joint à lèvre (35) disposé entre la bague de serrage (29) et le stator (2).
10. Machine hydrostatique selon la revendication 9, caractérisée en ce que la bague de serrage (29) est fixée au rotor (3) par un moyeu (4) vissé dans le rotor
(3) et portant les fixations (5) pour un élément tournant d'entrainement.
11. Machine hydrostatique selon la revendication 10, caractérisée en ce que les fixations pour un élément tournant d'entrainement sont constituées par des vis
(5) dont les têtes (38) sont bridées par le moyeu (4).
12. Procédé de fabrication d'une machine hydrostatique (1)
caractérisé en ce qu'il comporte les étapes suivantes :
- usiner un tube d'acier pour roulements pour produire une bague de came (11) présentant
un chemin de came (14) ;
- monter la bague de came (11) et deux roulements (23, 24) sur un corps principal
(31) de rotor (3), la bague de came (11) étant serrée entre les deux roulements (23,
24), pour former un sous-ensemble ;
- insérer axialement le sous-ensemble dans un stator (2) qui comporte une surface
cylindrique interne (21) de diamètre constant, les roulements (23, 24) et la bague
de came (11) venant se monter dans la surface cylindrique interne (21).
1. Hydrostatische Maschine (1), welche aufweist:
- einen Stator (2), der mit Befestigungselementen für ein Gestell ausgestattet ist
und eine umlaufende Nockenbahn (14) aufweist;
- einen Rotor (3), der mit Befestigungselementen für ein rotierendes Antriebselement
ausgestattet ist und Kolben (8) aufweist, die über den Umfang verteilt sind und dafür
eingerichtet sind, mit der Nockenbahn (14) zusammenzuwirken;
einen hydraulischen Verteiler (17), der dafür eingerichtet ist, die Kolben (8) selektiv
mit Hydraulikfluid zu versorgen, derart, dass das Zusammenwirken der Kolben (8) mit
der Nockenbahn (14) einer relativen Drehung des Rotors (3) in Bezug auf den Stator
(2) entspricht;
wobei die hydrostatische Maschine (1)
dadurch gekennzeichnet ist, dass:
- der Stator (2) eine zylindrische Innenfläche (21) mit konstantem Durchmesser sowie
einen Nockenring (11) aufweist, welcher auf seinem Innenumfang die Nockenbahn (14)
umfasst und welcher über seinen Außenumfang in der zylindrischen Innenfläche (21)
angebracht ist;
- sie zwei Wälzlager (23, 24) aufweist, welche die Drehung des Rotors (3) in Bezug
auf den Stator (2) ermöglichen und welche auf der zylindrischen Innenfläche (21) des
Stators (2) axial beiderseits des Nockenringes (11) angebracht sind, wobei der Nockenring
(11) und die zwei Wälzlager (23, 24) denselben Außendurchmesser aufweisen.
2. Hydrostatische Maschine nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass der Stator (2) ein rohrförmiges Gehäuse (10) aufweist, wobei die zylindrische Innenfläche
(21) durch das rohrförmige Gehäuse (10) definiert wird.
3. Hydrostatische Maschine nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, dass der Nockenring (11) eine Duktilität aufweist, die geringer als diejenige des rohrförmigen
Gehäuses (10) ist.
4. Hydrostatische Maschine nach Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, dass der Nockenring (11) aus Wälzlagerstahl besteht, und dadurch, dass das rohrförmige
Gehäuse (10) aus unlegiertem Stahl besteht.
5. Hydrostatische Maschine nach Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, dass der Nockenring (11) aus Wälzlagerstahl besteht, und dadurch, dass das rohrförmige
Gehäuse (10) aus austenitischem Edelstahl besteht.
6. Hydrostatische Maschine nach Anspruch 4 oder 5, dadurch gekennzeichnet, dass das Material des Nockenringes (11) und dasjenige der zwei Wälzlager (23, 24) derselbe
Wälzlagerstahl sind.
7. Hydrostatische Maschine nach einem der Ansprüche 2 bis 5, dadurch gekennzeichnet, dass der Nockenring (11) in das rohrförmige Gehäuse (10) eingespannt montiert ist.
8. Hydrostatische Maschine nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass sie Elemente zur verdrehsicheren Befestigung (12, 13) zum Koppeln des Nockenringes
(11) und des Stators (2) aufweist.
9. Hydrostatische Maschine nach einem der vorhergehenden Ansprüche,
dadurch gekennzeichnet, dass sie aufweist:
- einen Spannring (29), der axial an einem (24) der Wälzlager und am Rotor (3) anliegend
angeordnet ist;
- einen Lippendichtring (35), der zwischen dem Spannring (29) und dem Stator (2) angeordnet
ist.
10. Hydrostatische Maschine nach Anspruch 9, dadurch gekennzeichnet, dass der Spannring (29) am Rotor (3) durch eine Nabe (4) befestigt ist, die in den Rotor
(3) eingeschraubt ist und die Befestigungselemente (5) für ein rotierendes Antriebselement
trägt.
11. Hydrostatische Maschine nach Anspruch 10, dadurch gekennzeichnet, dass die Befestigungselemente für ein rotierendes Antriebselement aus Schrauben (5) bestehen,
deren Köpfe (38) durch die Nabe (4) eingespannt sind.
12. Verfahren zur Herstellung einer hydrostatischen Maschine (1),
dadurch gekennzeichnet, dass es die folgenden Schritte umfasst:
- Bearbeiten eines Rohres aus Wälzlagerstahl, um einen Nockenring (11) herzustellen,
der eine Nockenbahn (14) aufweist;
- Anbringen des Nockenringes (11) und zweier Wälzlager (23, 24) an einem Hauptkörper
(31) eines Rotors (3), wobei der Nockenring (11) zwischen den zwei Wälzlagern (23,
24) eingespannt wird, um eine Unterbaugruppe zu bilden;
- axiales Einsetzen der Unterbaugruppe in einen Stator (2), welcher eine zylindrische
Innenfläche (21) mit konstantem Durchmesser aufweist, wobei die Wälzlager (23, 24)
und der Nockenring (11) dann in der zylindrischen Innenfläche (21) angebracht werden.
1. Hydrostatic machine (1) comprising:
- a stator (2) equipped with fixings for a structure and comprising a circumferential
cam track (14);
- a rotor (3) provided with fixings for a rotating drive element and comprising circumferentially
distributed pistons (8) suitable for interacting with the cam track (14);
- a hydraulic distributor (17) suitable for selectively supplying the pistons (8)
with hydraulic fluid so that the interaction of the pistons (8) with the cam track
(14) corresponds to a relative rotation of the rotor (3) with respect to the stator
(2);
the hydrostatic machine (1) being
characterized in that:
- the stator (2) comprises an internal cylindrical surface (21) of constant diameter
and a cam ring (11) that comprises, on its internal circumference, the cam track (14),
and that is mounted, via its external circumference, in the internal cylindrical surface
(21); and
- it comprises two bearings (23, 24) that allow the rotation of the rotor (3) with
respect to the stator (2), and that are mounted on the internal cylindrical surface
(21) of the stator (2), axially on either side of the cam ring (11), the cam ring
(11) and the two bearings (23, 24) having the same outside diameter.
2. Hydrostatic machine according to Claim 1, characterized in that the stator (2) comprises a tubular casing (10), the internal cylindrical surface
(21) being defined by the tubular casing (10).
3. Hydrostatic machine according to Claim 2, characterized in that the cam ring (11) has a ductility lower than that of the tubular casing (10).
4. Hydrostatic machine according to Claim 3, characterized in that the cam ring (11) is made of bearing steel and in that the tubular casing (10) is made of non-alloy steel.
5. Hydrostatic machine according to Claim 3, characterized in that the cam ring (11) is made of bearing steel and in that the tubular casing (10) is made of austenitic stainless steel.
6. Hydrostatic machine according to Claim 4 or 5, characterized in that the material of the cam ring (11) and that of the two bearings (23, 24) is the same
bearing steel.
7. Hydrostatic machine according to one of Claims 2 to 5, characterized in that the cam ring (11) is fitted tightly in the tubular casing (10).
8. Hydrostatic machine according to any one of the preceding claims, characterized in that it comprises anti-rotation fixings (12, 13) for coupling the cam ring (11) and the
stator (2).
9. Hydrostatic machine according to any one of the preceding claims,
characterized in that it comprises:
- a clamping ring (29) placed axially against one (24) of the bearings and against
the rotor (3);
- a lip seal (35) placed between the clamping ring (29) and the stator (2).
10. Hydrostatic machine according to Claim 9, characterized in that the clamping ring (29) is fastened to the rotor (3) by a hub (4) screwed into the
rotor (3) and bearing the fixings (5) for a rotating drive element.
11. Hydrostatic machine according to Claim 10, characterized in that the fixings for a rotating drive element consist of screws (5) the heads (38) of
which are clamped by the hub (4).
12. Process for manufacturing a hydrostatic machine (1),
characterized in that it comprises the following steps:
- machining a tube of bearing steel to produce a cam ring (11) having a cam track
(14);
- mounting the cam ring (11) and two bearings (23, 24) on a main body (31) of a rotor
(3), the cam ring (11) being clamped between the two bearings (23, 24), to form a
sub-assembly;
- axially inserting the sub-assembly into a stator (2) that comprises an internal
cylindrical surface (21) of constant diameter, the bearings (23, 24) and the cam ring
(11) becoming mounted in the internal cylindrical surface (21).