Domaine technique
[0001] La présente invention concerne une pièce d'horlogerie comprenant une masse oscillante
à géométrie variable pour mécanisme horloger.
Etat de la technique
[0002] Les masses oscillantes pour montres automatiques sont bien connues et largement répandues.
Typiquement, une masse oscillante permet d'assurer le remontage d'un mouvement grâce
à ses oscillations engendrées par les mouvements du porteur de la montre. La masse
est montée pivotante par exemple au moyen d'un palier. En règle générale, un inverseur
assure la transformation du mouvement alternatif de la masse en mouvement rotatif
à sens unique. Les rouages démultiplicateurs du système de remontage assurent la liaison
entre les divers éléments. L'entraînement en rotation du rouage de remontage permet
d'armer une source d'énergie de la montre, par exemple le ressort d'un barillet.
[0003] On connait des montres dans lesquelles la masse oscillante est agencée au fond du
boîtier, par exemple montée côté ponts de la montre. On connaît également des montres
dans lesquelles la masse oscillante est agencée en correspondance du cadran de la
montre.
[0004] On connait des masses oscillantes qui ne sont pas visibles par le porteur de la montre.
On connait cependant aussi des montres automatiques pourvues d'une masse oscillante
visible par le porteur sur la face arrière ou avant de la montre.
[0005] Une masse oscillante idéale possède à la fois une grande masse et un grand moment
d'inertie, ce qui permet un remontage efficace de la montre. Elle peut concentrer
la plus grande partie de sa masse sur sa périphérie externe. Une telle masse comprend
en général une partie périphérique massive, généralement en forme d'arc de cercle.
Cette partie sera nommée dans la suite « secteur d'inertie ». Dans ce contexte, une
« planche » relie le secteur d'inertie au palier, qui définit l'axe de rotation de
la masse.
[0006] En général, une telle masse comprend aussi des éléments de liaison, par exemple des
bras, liant le secteur d'inertie au palier. Ces bras peuvent définir des ouvertures,
permettant de voir au moins partialement les éléments derrière et/ou devant la masse
oscillante, tout en allégeant sa masse.
[0007] D'autres masses oscillantes sont dépourvues d'ouvertures.
[0008] En règle générale, les masses oscillantes connues sont constituées d'une seule pièce,
ayant une géométrie fixe, c'est-à-dire une géométrie qui ne varie pas dans le temps.
Le couple de remontage de ces masses ne varie pas non plus dans le temps.
[0009] Dans d'autres exemples connus, la masse oscillante comprend deux ou plusieurs parties
dont la position relative ne change substantiellement pas dans le temps. En d'autres
mots, lors du mouvement de la masse oscillante, ces parties sont synchrones.
[0010] Par exemple, le document
CH707942 concerne une masse comprenant deux parties liées par une liaison mécanique rigide
de synchronisation, par exemple une biellette, dont chaque extrémité est rendue solidaire
de l'une des parties par une vis. Les deux parties sont toujours synchrones.
[0011] Le document
EP1136891 concerne deux masses oscillantes dans un même plan, reliées par un rouage de façon
à ce que les deux masses aient encore un mouvement synchrone, afin d'éviter des collisions.
[0012] Le document
EP1918789 décrit une masse oscillante comprenant deux parties, dont une partie se déplace sur
un moyen de guidage sur la périphérie de l'autre partie. La partie qui se déplace
permet de donner l'impulsion initiale à la masse oscillante. Ensuite, les deux parties
ont une position fixe l'une par rapport à l'autre.
[0013] Dans le cas d'une masse monobloc ou en plusieurs parties telles que présentées, dans
des conditions normales d'utilisation de la montre, les déplacements du bras du porteur
de la montre amènent la masse en déséquilibre et c'est cette dernière et l'accélération
terrestre g qui définissent le couple.
[0014] Si le porteur est une personne très active, les accélérations rencontrées peuvent
être sensiblement plus élevées. Par exemple, le bras et/ou la main qui porte (portent)
la montre comprenant une telle masse oscillante peut (peuvent) subir des accélérations
élevées. Cela arrive, par exemple, quand l'utilisateur pratique un sport tel que le
tennis, le golf, etc.
[0015] Actuellement, les mécanismes de remontage sont choisis de manière à ce qu'ils assurent
des conditions d'armage du ressort pour une personne normalement active. Il en résulte
que pour un porteur très actif le ressort de barillet est fortement sollicité et un
risque d'usure ne peut être exclu. Si, au contraire, le porteur n'est pas très actif,
il est possible que le ressort de barillet ne soit pas suffisamment armé.
[0016] Dans de tels cas il serait souhaitable que le mouvement de la masse ne cause pas
le remontage de la montre dans certaines conditions. Cependant, cela impliquerait
que dans le cas d'une utilisation « normale » de la montre, c'est-à-dire, par exemple
quand l'utilisateur ne pratique pas de sport, le remontage de la montre ne serait
plus effectué.
[0017] Le document
EP1445668 concerne une masse oscillante comprenant deux parties amovibles l'une en référence
à l'autre, et agencées de telle manière que leur déplacement relatif engendre un déplacement
radial du centre de gravité de la masse oscillante. Ainsi, il est possible de faire
varier les conditions de travail du mécanisme et de l'adapter au mode de vie du porteur.
[0018] Cependant, la masse oscillante décrite dans le document
EP1445668 présente certains désavantages. En effet, pour déplacer le centre de gravité de la
masse oscillante, il est nécessaire d'amener la montre chez un horloger formé à cet
effet, car ce déplacement est réalisé par un dévissage de vis et d'écrous qui fixent
la position de la première pièce par rapport à la deuxième. Ensuite, il est nécessaire
de déplacer la deuxième pièce dans une nouvelle position et de visser à nouveau les
vis et les écrous.
[0019] Le changement de géométrie et donc de la position du centre de masse (ou du centre
de gravité) de la montre n'est donc ni simple ni immédiat. Il ne peut pas être réalisé
par le porteur de la montre.
[0020] L'utilisateur des montres connues ne peut pas directement varier la géométrie de
la masse oscillante, et donc la position de son centre de gravité et l'adapter ainsi
à son mode de vie (par exemple, mode sportif, mode normal, ...).
[0021] En d'autres mots, un utilisateur n'a pas de solutions connues pour agir lui-même
sur la montre de façon à ce que le mouvement de la masse ne cause pas le remontage
de sa montre dans certaines conditions (par exemple et de façon non limitative quand
il pratique un sport), et également de façon à ce que le mouvement de la masse cause
au contraire le remontage de la montre dans d'autres conditions (par exemple et de
façon non limitative quand il a terminé de pratiquer son sport).
[0022] Le document
EP2544055 décrit une pièce oscillante telle qu'une masse oscillante, dans lequel une surface
frontale de la pièce oscillante est utilisée comme une surface d'affichage supplémentaire.
Dans un exemple, la masse oscillante porte un cadran et trois affichages de sortie,
notamment trois aiguilles. Les trois aiguilles sont liées, via des rouages, à trois
mobiles de sortie tournant autour de l'axe de pivotement principal du mécanisme. Le
cadran est porté par une roue de cadran, qui est liée via un rouage intermédiaire
à une denture qui donne la position angulaire de la masse oscillante. Dans ce mécanisme,
le cadran reste en permanence dans la même orientation angulaire par rapport à la
platine du mouvement, et au boîtier qui contient ce dernier. Ce document ne décrit
pas un mécanisme permettant de varier le centre de gravité de la masse oscillante,
ni le couple de remontage.
[0023] Le document
US2593685 concerne un mécanisme destiné à être monté sur le volant d'une voiture et qui exploite
les mouvements du volant et/ou les vibrations de la voiture pour remonter une montre.
A cet effet, le mécanisme comprend un boîtier lié au volant et comprenant deux masses
en forme de sphère ou demi-sphère, arrangées en sorte que la plus grande contienne
la plus petite. Les deux masses sont reliées à un mécanisme « différentiel », comprenant
deux engrenages coniques parallèles, les deux reliés à un troisième engrenage conique
monté sur un arbre. Le mécanisme est arrangé en sorte que les mouvements des masses
sont transformés en un mouvement de rotation unidirectionnel de l'arbre autour de
l'axe, indépendamment du sens d'oscillations des deux masses. Dans la solution décrite,
les masses permettent de faire tourner par leur mouvement le mécanisme différentiel.
[0024] Il existe donc un besoin pour une pièce d'horlogerie comprenant une masse oscillante
à géométrie variable exempte des limitations des masses oscillantes connues.
[0025] Il existe donc un besoin pour une pièce d'horlogerie comprenant une masse oscillante
à géométrie variable dans laquelle la géométrie et donc la position du centre de gravité
de la masse puisse être variée par l'utilisateur de la montre sans avoir la nécessité
d'amener la montre chez un horloger formé à cet effet.
[0026] Il existe donc un besoin pour une pièce d'horlogerie telle qu'une montre automatique
dans lequel le mouvement de la masse ne cause pas le remontage de la montre dans certaines
conditions, selon les souhaits de l'utilisateur.
Bref résumé de l'invention
[0027] Un but de la présente invention est de proposer une pièce d'horlogerie comprenant
une masse oscillante à géométrie variable exempte des limitations des masses oscillantes
connues.
[0028] Un but de la présente invention est aussi de proposer pièce d'horlogerie comprenant
une une masse oscillante à géométrie variable dans laquelle la position du centre
de masse puisse être modifiée par l'utilisateur de la montre sans devoir amener la
montre chez un horloger formé à cet effet.
[0029] Un but de la présente invention est aussi de proposer une pièce d'horlogerie telle
qu'une montre automatique dont l'utilisateur puisse directement varier la géométrie
de la masse oscillante, et donc la position de son centre de gravité et l'adapter
ainsi à son mode de vie (par exemple, mode sportif, mode normal, ...).
[0030] Selon l'invention, ces buts sont atteints notamment au moyen de la pièce d'horlogerie
selon la revendication 1.
[0031] La masse oscillante à géométrie variable pour mécanisme horloger de la pièce d'horlogerie
selon l'invention comprend :
- une première pièce,
- une deuxième pièce,
- un premier axe de rotation commun à la première pièce et à la deuxième pièce, au moins
l'une entre la première pièce et la deuxième pièce étant arrangée pour pouvoir osciller
autour du premier axe de rotation,
- un mécanisme différentiel relié à la première pièce et à la deuxième pièce de façon
à varier la position relative d'une pièce par rapport à l'autre par un mouvement rotatif
d'au moins une des pièces autour dudit axe de rotation, ce(s) déplacement(s) variant
la géométrie de la masse oscillante et la position du centre de gravité de la masse
oscillante.
[0032] Dans ce contexte, un « mécanisme différentiel » est un mécanisme horloger qui comprend
au moins une roue solaire et au moins une roue satellite comprenant un axe de rotation,
arrangée à la fois pour tourner autour de cet axe de rotation et pour tourner autour
de la roue solaire.
[0033] Dans une variante préférentielle, le mécanisme différentiel est un mécanisme différentiel
à double satellite et double roue solaire, c'est-à-dire qu'il comprend deux roues
solaires et deux roues satellites.
[0034] Grâce à la présence du mécanisme différentiel, cette solution présente notamment
l'avantage par rapport à l'art antérieur de pouvoir varier la géométrie de la masse
oscillante, et donc la position de son centre de gravité, directement par l'utilisateur
de la montre, sans devoir amener la montre chez un horloger formé à cet effet.
[0035] L'utilisateur peut ainsi faire en sorte que le mouvement de la masse ne cause pas
le remontage de la montre dans certaines conditions (par exemple et de façon non limitative
quand il pratique un sport), et faire en sorte que le mouvement de la masse cause
le remontage de la montre dans d'autres conditions (par exemple et de façon non limitative
quand il a terminé de pratiquer son sport).
Brève description des figures
[0036] Des exemples de mise en œuvre de l'invention sont indiqués dans la description illustrée
par les figures annexées dans lesquelles :
La figure 1A illustre une vue en perspective d'un côté de la masse oscillante de la
pièce d'horlogerie selon un mode de réalisation de l'invention, dans laquelle la première
pièce de la masse occupe une première position par rapport à la deuxième pièce.
La figure 1B illustre une vue en perspective de la masse oscillante de la figure 1A,
dans laquelle la première pièce de la masse occupe une deuxième position par rapport
à la deuxième pièce.
La figure 2 illustre un schéma logique du fonctionnement de la masse oscillante de
la pièce d'horlogerie selon l'invention.
La figure 3 illustre une vue en perspective de l'autre côté de la masse oscillante
de la figure 1A.
La figure 4 illustre une vue en perspective d'un mode de réalisation du mécanisme
différentiel de la masse de la pièce d'horlogerie selon l'invention.
La figure 5 illustre une vue en section de la masse oscillante de la figure 3.
Les figures 6A à 6C illustrent des vues en perspective d'un autre mode de réalisation
de la masse oscillante de la pièce d'horlogerie selon l'invention, dans lesquelles
la première pièce de la masse occupe trois positions différentes par rapport à la
deuxième pièce.
La figure 7A illustre une vue de dessus d'un mode de réalisation de la masse oscillante
de la pièce d'horlogerie selon l'invention, dans laquelle la première pièce de la
masse occupe une première position par rapport à la deuxième pièce.
La figure 7B illustre une vue de dessus du mode de réalisation de la masse oscillante
de la figure 7A, dans laquelle la première pièce de la masse occupe une deuxième position
par rapport à la deuxième pièce.
La figure 8 illustre une vue en perspective d'une pièce d'un mode de réalisation de
la masse oscillante de la pièce d'horlogerie selon l'invention.
La figure 9 illustre une vue de dessus du mécanisme de pilotage d'un mode de réalisation
de la masse oscillante de la pièce d'horlogerie selon l'invention, dans une première
position de repos.
La figure 10 illustre une vue de dessus du mécanisme de pilotage de la figure 9, dans
une première position de sélection, avec la roue pilote.
La figure 11 illustre une vue de dessus du mécanisme de pilotage de la figure 9, dans
une première position de butée.
La figure 12 illustre une vue de dessus du mécanisme de pilotage de la figure 9, dans
une deuxième position de repos.
La figure 13 illustre une vue de dessus du mécanisme de pilotage de la figure 9, dans
une position d'appui pour déverrouillage.
La figure 14 illustre une vue de dessus du mécanisme de pilotage de la figure 9, dans
une deuxième position de butée, avec la roue pilote.
Exemple(s) de mode(s) de réalisation de l'invention
[0037] La figure 1A illustre une vue en perspective d'un côté de la masse oscillante 1 de
la pièce d'horlogerie selon un mode de réalisation l'invention, dans laquelle la première
pièce 10 de la masse occupe une première position par rapport à la deuxième pièce
20.
[0038] Dans l'exemple de la figure 1A, la première pièce 10 comprend à sa périphérie un
secteur d'inertie 12 définissant la part importante de sa masse et une planche 16
reliant le secteur à un palier (non illustré), par exemple un roulement à billes,
porté par la masse oscillante 1 et définissant un premier axe de rotation 40. Dans
l'exemple illustré, la planche 16 comprend des bras 17, définissant des ouvertures
14. Dans d'autres variantes, ces ouvertures 14 ne sont pas présentes.
[0039] Dans l'exemple de la figure 1A, le secteur d'inertie 12 a une périphérie substantiellement
en forme d'arc de cercle. En outre, la première pièce 10 a sensiblement une forme
de secteur circulaire, s'étendant sur un angle d'environ 60°. En général, ce secteur
peut s'étendre sur un angle compris dans la plage 15°-90°.
[0040] Dans l'exemple de la figure 1A, la planche 16 est substantiellement plane, c'est-à-dire
qu'elle s'étend substantiellement sur un seul plan.
[0041] Dans l'exemple de la figure 1A, la deuxième pièce 20, qui est une pièce différente
de la première pièce 10, comprend également à sa périphérie un secteur d'inertie 22
définissant la part importante de sa masse et une planche 26 reliant le secteur 22
au palier (non illustré). Dans ce cas aussi, la planche 26 comprend des bras 27 définissant
des ouvertures 24. Dans d'autres variantes, ces ouvertures 24 ne sont pas présentes.
La présence d'ouvertures 14, 24 dans une des deux pièces 10, 20 n'implique pas nécessairement
la présence d'ouvertures dans l'autre pièce 20 respectivement 10.
[0042] Dans l'exemple de la figure 1A, le secteur d'inertie 22 a une périphérie substantiellement
en forme d'arc de cercle. En outre, la première pièce 10 a sensiblement une forme
de secteur circulaire, similaire à celle de la pièce 20.
[0043] Bien que dans l'exemple de la figure 1A les deux pièces 10, 20 aient sensiblement
la même forme et s'étendent sensiblement sur le même angle, cela n'est pas une caractéristique
essentielle de l'invention. Il est en effet possible d'imaginer des pièces 10, 20
ayant des formes différentes et/ou qui s'étendent sur des angles différents.
[0044] Dans l'exemple de la figure 1A, la planche 26 de la deuxième pièce 20 n'est pas substantiellement
plane, mais elle s'étend sur deux plans. En particulier, dans l'exemple de la figure
1A, la planche 26 de la deuxième pièce 20 comprend une première partie 261, proximale
à l'axe de rotation 40 et une deuxième partie 262, distale de l'axe de rotation 40,
qui appartiennent à deux plans différents.
[0045] Notamment, la distance entre ces deux plans 261, 262 correspond sensiblement à l'épaisseur
de la première pièce 10 de façon à ce que lorsque le secteur d'inertie 12 de la première
pièce 10 entre en contact avec le secteur d'inertie 22 de la deuxième pièce 20 en
correspondance de la région de contact C, la planche 16 de la première pièce 10 et
la deuxième partie 262 de la planche 26 de la deuxième pièce 20 soient coplanaires.
[0046] En d'autres termes, dans l'exemple de la figure 1A, la première pièce 10 est seulement
partiellement superposée à la deuxième pièce 20, en correspondance de la première
partie 261 de la planche 26 de la deuxième pièce 20.
[0047] En d'autres termes encore, dans l'exemple de la figure 1A, le secteur d'inertie 12
de la première pièce 10 est disposé côte-à-côte du secteur d'inertie 22 de la deuxième
pièce 20. De plus, une première partie 161 de la planche 16 de la première pièce 10
est superposée à une première partie 261 de la planche 26 de la deuxième pièce 20
(en correspondance de l'axe de rotation 40) et une deuxième partie 162 de la planche
16 de la première pièce 10 est disposée côte-à-côte de la deuxième partie 262 de la
planche 26 de la deuxième pièce 20.
[0048] Bien évidemment, d'autres variantes peuvent être imaginées, par exemple et de façon
non limitative, le secteur d'inertie 12 de la première pièce 10 peut être disposé
côte-à-côte du secteur d'inertie 22 de la deuxième pièce 20 et toute la planche 16
de la première pièce 10 peut être superposée à toute la planche 26 de la deuxième
pièce 20.
[0049] Dans une autre variante encore, chacune des deux pièces 10, 20 est plane et une première
partie 161 de la planche 16 de la première pièce 10 est superposée à une première
partie 261 de la planche 26 de la deuxième pièce 20 (en correspondance de l'axe de
rotation 40). Les deux pièces restent ainsi sur deux plans différents même lorsqu'elles
sont placées l'une à côté de l'autre. Il est possible que dans cette variante une
extrémité du secteur d'inertie d'une pièce se superpose partialement au secteur d'inertie
de l'autre pièce
[0050] Dans une variante, lorsque les deux pièces 10, 20 sont placées l'une à côté de l'autre,
la masse oscillante 1 peut comprendre des moyens de maintien de la position d'une
pièce par rapport à l'autre. Par exemple, une pièce peut porter un doigt ou ergot
qui s'engage dans une ouverture correspondante dans l'autre pièce. D'autres variantes
peuvent être aisément imaginées.
[0051] Dans une variante, la première pièce 10 et/ou la deuxième pièce 20 sont réalisées
en matériau lourd, fréquemment en métal lourd, en or ou en platine dans les montres
haut de gamme.
[0052] Selon l'invention, un mécanisme différentiel 30, partiellement visible sur la figure
1A, est relié à la première pièce 10 et à la deuxième pièce 20 de façon à varier la
position relative d'une pièce par rapport à l'autre par un mouvement rotatif d'au
moins une des pièces autour de l'axe de rotation 40, ce mouvement rotatif faisant
varier la géométrie de la masse oscillante 1 et donc la position du centre de rotation
de la masse oscillante 1 et par conséquent le couple de remontage de la montre. Ce
déplacement relatif d'une pièce en référence à l'autre est réalisé par une rotation
d'au moins une des deux pièces 10, 20 autour de l'axe 40 de la masse oscillante 1.
[0053] En effet, comme visible sur la figure 1B, grâce à ce mécanisme différentiel 30, la
première pièce 10 s'est déplacée par rapport à la figure 1A dans une nouvelle position
dans laquelle elle est opposée à la deuxième pièce 20, qui dans cet exemple est restée
fixe.
[0054] Dans la position de la figure 1B, le déplacement de la masse 1 ne produit aucun remontage
de la source d'énergie de la montre. Il s'agit d'une position qui annule complètement
les mouvements de remontage de la masse oscillante 1. Cette position correspond dans
ce cas à la configuration dans laquelle les deux pièces 10, 20 de la masse oscillante
1 sont opposées l'une par rapport à l'autre. Dans ce cas, le centre de gravité de
la masse est placé à son centre.
[0055] Par contre, dans la configuration de la figure 1A, le remontage de la source d'énergie
de la montre est maximal. Cette position à remontage maximale correspond dans ce cas
à la configuration dans laquelle les deux pièces 10, 20 de la masse oscillante 1 sont
l'une à côté de l'autre.
[0056] L'utilisateur peut avantageusement modifier la géométrie de la masse oscillante 1
de la pièce d'horlogerie selon l'invention, c'est-à-dire le couple de remontage de
la montre, à tous moments, par exemple entre deux positions extrêmes (par exemple
celles des figures 1A et 1B). Dans une variante, seules les positions extrêmes pourront
être sélectionnées par le porteur de la montre. Dans une autre variante, il est possible
de sélectionner également une ou plusieurs positions intermédiaires entre ces deux
positions extrêmes.
[0057] Dans une variante, un indicateur non illustré permet de visualiser le couple choisi.
[0058] Il en résulte une interaction avec le porteur de la montre qui adapte la géométrie
des deux pièces 10, 20 oscillantes soit pour tenir compte de son activité soit par
exemple, pour rester dans la zone de tension optimale de la source d'énergie de la
montre (par exemple réserve de marche en zone médiane).
[0059] Bien que dans la variante des figures 1A et 1B c'est la première pièce 10 qui se
déplace par rapport à la deuxième 20, il est possible en complément ou en alternative
que la deuxième pièce 20 se déplace par rapport à la première pièce10.
[0060] Par exemple, il est possible que lors du déplacement de la première pièce 10, la
deuxième pièce 20 se déplace aussi.
[0061] Il est également possible que seule la deuxième pièce 20 se déplace par rapport à
la première pièce 10, qui reste fixe.
[0062] Bien que dans la variante des figures 1A et 1B le déplacement angulaire de la première
pièce 10 par rapport à la deuxième pièce 20 s'effectue dans le sens horaire, des déplacements
antihoraires ou encore bi-sens peuvent être prévus.
[0063] La figure 2 illustre un schéma logique du fonctionnement de la masse oscillante 1
de la pièce d'horlogerie selon l'invention. En utilisant un moyen de sélection du
remontage désiré 50 de la montre, par exemple une couronne ou un bouton, l'utilisateur
sélectionne la variante souhaitée. En alternative, ce moyen permet de sélectionner
un mode de fonctionnement de la montre, par exemple parmi au moins deux modes de fonctionnement
possibles, chaque mode de fonctionnement correspondant à une configuration prédéterminée
des deux pièces 10, 20 de la masse et donc à une géométrie prédéfinie. Par exemple,
l'utilisateur peut choisir entre un mode « SPORT », dans lequel la position des deux
pièces 10, 20 de la masse ne permet pas un remontage de la montre (par exemple comme
illustré sur la figure 1B) et un mode « NORMAL », dans lequel la position des deux
pièces 10, 20 de la masse permet un remontage maximal de la montre (par exemple comme
illustré sur la figure 1A).
[0064] Eventuellement, un indicateur facultatif 60 peut indiquer la configuration des pièces
10, 20 choisie et/ou le mode de fonctionnement de la montre choisi.
[0065] Le mécanisme différentiel 30 de la pièce d'horlogerie selon l'invention a été représenté
sur la figure 2 comme comprenant deux entrées (notamment une roue 34 du mécanisme
différentiel 30 qui sera discuté plus loin) et une des deux pièces, par exemple la
première pièce 10 et une sortie, par exemple l'autre des deux pièces 10, 20 (la deuxième
pièce 20 dans ce cas).
[0066] La figure 3 illustre une vue en perspective de l'autre côté de la masse oscillante
1 de la figure 1A. Dans cet exemple, il est possible de voir un mode de réalisation
de l'interaction du mécanisme différentiel 30 avec les pièces 10, 20.
[0067] Dans l'exemple de la figure 3, le mécanisme différentiel 30 comprend une première
roue satellite 33a.
[0068] Dans ce contexte, l'expression « roue satellite » désigne une roue, notamment une
roue dentée, qui est arrangée à la fois pour tourner autour de son axe de rotation
et qui peut en même temps tourner également autour d'une autre roue.
[0069] Dans le cas de la figure 3, la première roue satellite 33a comprend un axe de rotation
42, autour duquel elle peut tourner. Elle est reliée à la deuxième pièce 20, notamment
elle est portée par la deuxième pièce 20. Elle est arrangée à la fois pour tourner
autour du deuxième axe de rotation 42 et pour tourner autour d'une roue intermédiaire
32 reliée à la deuxième pièce 20. La roue intermédiaire 32 est donc une roue de liaison.
Dans une variante préférentielle, ses dimensions sont plus petites que celles des
roues centrales 31, 34 et des deux roues satellites 33a, 33b.
[0070] La roue intermédiaire 32 dans l'exemple de la figure 3 est également portée par la
deuxième pièce 20 et a la fonction de porte-satellite. Elle engrène avec une première
roue centrale 31 qui a la fonction d'une roue solaire, autour de laquelle un ou plusieurs
satellites peuvent tourner.
[0071] Dans la variante illustrée, la première roue solaire 31 est reliée à la première
pièce 10, notamment elle est portée par la première pièce 10. Elle est arrangée pour
tourner autour de l'axe de rotation 40 de la masse oscillante 1.
[0072] Dans l'exemple de la figure 3, le mécanisme différentiel 30 comprend également une
deuxième roue satellite 33b, qui dans le cas illustré est coaxiale à la première roue
satellite 33a. Cette deuxième roue satellite 33b est encore reliée à la deuxième pièce
20, notamment elle est portée par la deuxième pièce 20. Elle est arrangée à la fois
pour tourner autour de l'axe de rotation 42 et pour tourner autour d'une deuxième
roue centrale 34 qui a également la fonction d'une roue solaire, autour de laquelle
un ou plusieurs satellites peuvent tourner.
[0073] Dans la variante illustrée, la deuxième roue solaire 34 est fixe la plupart du temps,
hormis pendant le changement de géométrie de la masse oscillante 1. Elle est arrangée
pour tourner autour de l'axe de rotation 40 de la masse oscillante 1.
[0074] Le mécanisme différentiel de la figure 3 est donc un mécanisme différentiel à double
satellite et double roue solaire.
[0075] Bien que dans l'exemple de la figure 3 la première roue satellite 33a soit coaxiale
avec la deuxième roue satellite 33b, dans une autre variante (non illustrée) les deux
roues satellites ne sont pas coaxiales et tournent autour d'axes différents.
[0076] Dans l'exemple de la figure 3, les deux roues centrales 31, 34 et les deux pièces
10, 20 de la masse oscillante 1 sont toutes coaxiales. Elles sont arrangées pour tourner
autour de l'axe de rotation 40.
[0077] En situation standard, lorsqu'aucune modification n'est effectuée par le porteur
de la montre, la roue solaire 34 est maintenu fixe au moyen d'un mécanisme de fixation
(non illustré) tel qu'un sautoir.
[0078] En cas de modification par le porteur de la montre, la deuxième roue solaire 34 tourne
autour de l'axe de rotation 40, en entraînant ainsi la deuxième roue satellite 33b
autour de son axe de rotation 42 et autour de la roue solaire 34. La deuxième roue
satellite 33b entraîne à son tour la rotation de la première roue satellite 33a autour
de son axe de rotation 42 et autour de la première roue solaire 31. La première roue
solaire 31 tourne donc elle aussi autour de l'axe de rotation 40, en causant le déplacement
de la première pièce 10 par rapport à la deuxième pièce 20.
[0079] Il est à noter que lors du déplacement relatif d'une pièce 10, 20 par rapport à l'autre
20, 10, les roues satellites 33a, 33b tournent à la fois autour de leur axe de rotation
42 et également autour des roues centrales (ou éventuellement des roues intermédiaires).
Une fois que les deux pièces occupent la position relative souhaitée, elles ne se
déplacent plus l'une par rapport à l'autre. Dans ce cas, lors du mouvement de la masse
oscillante 1, les deux pièces sont synchrones et lors de leur mouvement, les roues
satellites 33a, 33b tournent seulement autour de leur axe de rotation 42.
[0080] Dans la variante de la figure 3, la commande de modification de la géométrie de la
masse oscillante 1, effectuée par le porteur de la montre, agit via un train d'engrenages
(non illustré) au niveau d'une troisième roue centrale (non illustrée) superposée
et solidaire d'une roue solaire (par exemple la deuxième roue solaire 34) afin d'en
modifier le calage. Dans une variante préférentielle, la finesse du réglage est fonction
du nombre de dents de la troisième roue centrale.
[0081] Dans la variante de la figure 3, dont un détail est illustré sur la figure 4 et une
vue en coupe sur la figure 5, la première roue satellite 33a est plus petite que la
deuxième roue satellite 33b et la première roue solaire 31 est plus grande que le
deuxième roue solaire 34.
[0082] Les figures 6A à 6C illustrent des vues en perspective d'un autre mode de réalisation
de la masse oscillante 1 de la pièce d'horlogerie selon l'invention, dans lesquelles
la première pièce 10 de la masse occupe trois positions différentes par rapport à
la deuxième pièce 20. Ces positions ne sont pas limitatives et la première pièce 10
de la masse pourrait occuper un nombre différent de trois de positions différentes
par rapport à la deuxième pièce 20.
[0083] Dans les trois cas illustrés, la première pièce 10 est arrangée pour être complètement
superposée à la deuxième pièce 20 (comme illustré sur la figure 6C). Lorsque les deux
pièces 10, 20 sont complétement superposées, leur occupation de la surface est minimale.
Dans ce cas, leur dimension et/ou leur poids peut (peuvent) être adapté(s) afin de
tenir compte de cette particularité (à poids égal, cette masse oscillante, bien que
plus épaisse, occupe une surface inférieure).
[0084] Dans une autre variante (non illustrée), la masse oscillante 1 comprend plusieurs
pièces (par exemple trois ou plus) et un mécanisme différentiel arrangé pour déplacer
les pièces de façon à ce qu'elles soient toutes superposées l'une sur l'autre et pour
les déplacer de la façon dont on ouvre un éventail.
[0085] Dans une variante, un indicateur (non illustré) informe le porteur sur l'écart angulaire
entre les deux pièces 10, 20 choisi par le porteur de la montre et/ou sur le mode
de fonctionnement choisi et/ou sur la géométrie de la masse oscillante et/ou sur le
couple de remontage de la masse oscillante.
[0086] On peut par exemple fixer par convention que cette valeur est zéro lorsque les deux
pièces 10, 20 sont en opposition (comme par exemple sur la figure 1B) et égal à N
(N étant un nombre entier, par exemple N = 10) lorsqu'elles sont ramenées l'une à
côté de l'autre (comme par exemple sur la figure 1A) ou superposées (comme par exemple
sur la figure 6C).
[0087] Dans le cas où cet indicateur n'est visible qu'au dos de la montre, c'est-à-dire
la partie de la montre qui est en contact avec le poignet de l'utilisateur, il peut
être réalisé de la manière suivante : une des deux pièces 10, 20, notamment celle
qui se déplace, peut comprendre une extrémité de la masse configurée de telle manière
à représenter l'extrémité d'un indicateur tel qu'une aiguille. Une graduation, ou
tout autre moyen équivalent, peut être positionnée sur l'autre pièce.
[0088] Dans une autre variante, un indicateur tel qu'une aiguille est rendu solidaire d'une
roue solaire, par exemple la roue 34. Cet indicateur peut être indexé avec une graduation
ou tout autre moyen équivalent qui peut par exemple figurer au niveau du cadran de
la montre, en tenant compte de la position relative des deux pièces 10, 20. Dans cette
variante, un train d'engrenages relié à la roue 34 peut permettre d'afficher la position
de celui-ci à divers endroits du cadran, par exemple au moyen d'une aiguille ou d'un
disque indicateur, voire même sur un flanc de la boîte par exemple au moyen d'un disque
visible au travers d'un guichet.
[0089] Dans une autre variante, les roues du mécanisme différentiel peuvent être dimensionnées
de façon à ce que les pièces 10, 20 se déplacent avec la même vitesse angulaire. Dans
d'autres variantes, les roues du mécanisme différentiel sont dimensionnées de façon
à ce que les pièces 10, 20 se déplacent avec une vitesse angulaire différente.
[0090] Dans une autre variante, la vitesse angulaire d'une pièce est plus grande, par exemple
deux fois ou N fois plus grande, que la vitesse angulaire de la roue solaire correspondante.
Dans une variante, ce rapport sera pris en compte pour dimensionner un éventuel mécanisme
de correction.
[0091] La figure 7A illustre une vue de dessus d'un autre mode de réalisation de la masse
oscillante 1 de la pièce d'horlogerie selon l'invention, dans laquelle la première
pièce 10 de la masse occupe une première position par rapport à la deuxième pièce
20. Notamment, la première pièce 10 est disposée à côté de la deuxième pièce 20, de
façon similaire à la figure 1A.
[0092] La figure 7B illustre une vue de dessus du mode de réalisation de la masse oscillante
de la figure 7A, dans laquelle la première pièce 10 de la masse 1 occupe une deuxième
position par rapport à la deuxième pièce 20. Notamment, la première pièce 10 est opposée
à la deuxième pièce 20, de façon similaire à la figure 1B. Les flèches F1, F2 indiquent
le sens du déplacement angulaire de la première pièce 10 par rapport à la deuxième
pièce 20 (de 90° dans l'exemple illustré) respectivement du mécanisme différentiel
30.
[0093] La figure 8 illustre une vue en perspective d'une pièce d'un autre mode de réalisation
de la masse oscillante 1 de la pièce d'horlogerie selon l'invention. Dans cet exemple,
il est possible de voir un mode de réalisation de l'interaction du mécanisme différentiel
30 avec les pièces 10, 20.
[0094] Dans l'exemple de la figure 8, le mécanisme différentiel 30 comprend une première
roue satellite 33a. La première roue satellite 33a illustrée comprend un axe de rotation
42, autour duquel elle peut tourner. Elle est reliée à la première pièce 10. Elle
est arrangée à la fois pour tourner autour de l'axe de rotation 42 et pour tourner
autour d'une roue intermédiaire 32 reliée à la première pièce 10. La roue intermédiaire
32 est donc une roue de liaison.
[0095] La roue intermédiaire 32 dans l'exemple de la figure 8 a la fonction de porte-satellite.
Elle engrène avec une première roue centrale 31 qui a la fonction d'une roue solaire,
autour de laquelle un ou plusieurs satellites peuvent tourner.
[0096] Dans la variante illustrée, la première roue solaire 31 est reliée à la première
pièce 10. Elle est arrangée pour tourner autour de l'axe de rotation 40 de la masse
oscillante 1.
[0097] Dans l'exemple de la figure 8, le mécanisme différentiel 30 comprend également une
deuxième roue satellite 33b, qui dans le cas illustré est coaxiale à la première roue
satellite 33a. Cette deuxième roue satellite 33b est reliée à la deuxième pièce 20.
Elle est arrangée à la fois pour tourner autour de l'axe de rotation 42 et pour tourner
autour d'une deuxième roue intermédiaire 35 reliée à la deuxième pièce 20. La roue
intermédiaire 35 est donc aussi une roue de liaison.
[0098] La roue intermédiaire 35 dans l'exemple de la figure 8 a la fonction de porte-satellite.
Elle engrène avec une deuxième roue centrale 34 qui a la fonction d'une roue solaire,
autour de laquelle un ou plusieurs satellites peuvent tourner.
[0099] Dans la variante illustrée, la première roue intermédiaire 32 est coaxiale à la deuxième
roue intermédiaire 35. Notamment, ces roues partagent l'axe de rotation 43.
[0100] Dans la variante de la figure 8, la masse oscillante 1 comprend également un châssis
80 qui comprend une partie centrale 81, sensiblement rectiligne et deux extrémités
82, 83, de forme sensiblement circulaire. Chacune de ces extrémités porte un axe,
notamment l'extrémité 82 porte l'axe de rotation 42 des première et deuxième roues
satellites 33a, 33b et l'extrémité 83 porte l'axe de rotation 43 des première et deuxième
roues intermédiaires 32, 35. Dans une variante préférentielle, le châssis 80 est arrangé
pour tourner autour de l'axe de l'axe de rotation 43 des première et deuxième roues
intermédiaires 32, 35.
[0101] Dans la variante illustrée, le châssis 80, notamment sa partie centrale 81, comprend
une ouverture 84, pour en alléger le poids.
[0102] L'extrémité 83 du châssis 80, qui porte l'axe de rotation 43 des première et deuxième
roues intermédiaires 32, 35 comprend une denture 89 pour pouvoir engrener avec une
roue pilote 90.
[0103] Dans la variante de la figure 8, la roue pilote 90 comprend une ouverture 94 pour
en alléger le poids.
[0104] La masse oscillante 1 des figures 7A, 7B et 8 repose sur un principe de différentiel.
En effet, lorsque l'on effectue une rotation du châssis 80 sur un angle donné, l'information
fournie au châssis est relayée par le train de rouages (roues satellites 33a, 33b,
roues intermédiaires 32, 35), permettant ainsi un déphasage angulaire des deux pièces
10, 20.
[0105] En effet, dans la variante de la figure 8, sous l'action angulaire de la roue pilote
90, le châssis 80 entraîne les deux roues satellites 33a, 33b liées entre eux, générant
ainsi une rotation d'au moins une roue intermédiaire et donc de la roue solaire correspondante,
ce qui fait que la pièce correspondante (la pièce 10 dans l'exemple) se décalera angulairement
de l'angle souhaité.
[0106] Dans la variante de la figure 8, la première roue satellite 33a est plus petite que
la deuxième roue satellite 33b ; la première roue intermédiaire 32 est plus grande
que la deuxième roue intermédiaire 35. Enfin, la première roue solaire 31 est plus
petite que la deuxième roue solaire 34.
[0107] Dans la variante de la figure 8, la première roue satellite 33a, la première roue
intermédiaire 32 et la première roue solaire 31 appartiennent à un même premier plan
; la deuxième roue satellite 33b, la deuxième roue intermédiaire 35 et la deuxième
roue solaire 34 appartiennent à un même deuxième plan, qui sur la figure 8 est inférieur
au premier plan.
[0108] Dans la variante de la figure 8, le mouvement de la roue pilote 90 entraîne le mouvement
de l'extrémité 83 du châssis 80, notamment sa rotation autour de l'axe 43. Cette rotation,
dans un mode de réalisation, entraîne la rotation de la deuxième roue satellite 33b
autour de son axe 42. Comme la deuxième roue satellite 33b engrène avec la deuxième
roue intermédiaire 35, cette dernière tourne à son tour autour de l'axe de rotation
43. Puisque la deuxième roue intermédiaire 35 engrène avec la deuxième roue solaire
34, cette dernière tourne à son tour autour de l'axe de rotation 42, en faisant ainsi
tourner autour du même axe de rotation 42 la deuxième pièce 20.
[0109] Dans une autre variante, alternative ou complémentaire à la précédente, le mouvement
de la roue pilote 90 entraîne le mouvement de l'extrémité 83 du châssis 80, notamment
sa rotation autour de l'axe 43. Cette rotation, dans un mode de réalisation, entraîne
la rotation de la première roue satellite 33a autour de son axe 42. Comme la première
roue satellite 33a engrène avec la première roue intermédiaire 32, cette dernière
tourne à son tour autour de l'axe de rotation 43, la deuxième roue intermédiaire 35
restant fixe. Puisque la première roue intermédiaire 32 engrène avec la première roue
solaire 31, cette dernière tourne à son tour autour de l'axe de rotation 42, en faisant
ainsi tourner autour du même axe de rotation 42 la première pièce 10.
[0110] La figure 9 illustre une vue de dessus du mécanisme de pilotage 100 d'un mode de
réalisation de la masse oscillante de la pièce d'horlogerie selon l'invention, dans
une première position de repos. Dans l'exemple illustré, un principe de navette a
été utilisé, permettant ainsi de sélectionner deux états de positionnement d'une pièce
10, 20 par rapport à l'autre 20, 10, avec un déplacement angulaire bi-sens.
[0111] Dans la variante de la figure 9, le mécanisme de pilotage 100 comprend une came 101
coaxiale à la roue pilote 90 (non visible), un bec 103 coopérant avec la came 101
et relié à un dispositif de commande 104, ainsi qu'un verrou 102 coopérant également
avec la came 101.
[0112] Dans la variante illustrée à la figure 10, la came 101 a une pente 1013. Lorsque
le bec 103 s'approche de la came 101, celui-ci devra suivre la pente 1013 de la came
101 afin de la pousser et du coup changer la position relative des pièces 10, 20.
[0113] Comme visible sur la figure 10, lorsqu'on effectue une poussée complète sur le dispositif
de commande 104, le verrou 102 tombera dans une encoche de la came 101 afin de l'immobiliser
dans une première position de repos.
[0114] Comme visible sur les figures 11 et 12, le verrou est déjà tombé dans l'encoche 1012
(mieux visible sur la figure 10) et maintenu en place par son moyen élastique 105
(un ressort dans l'exemple illustré) ainsi que par le retour de la roue pilote 90
qui est à son tour tirée par le moyen élastique 106 (un ressort hélicoïdal dans l'exemple
illustré).
[0115] La figure 13 illustre une vue de dessus du mécanisme de pilotage de la figure 9,
dans une position d'appui du bec 103 sur la came 101 pour déverrouillage. Notamment,
le bec 103 coulisse sur la came 101, notamment sur sa zone sensiblement rectiligne,
jusqu'à ce que le verrou 102 soit dégagé de la came 101. Ensuite, sous l'effet du
ressort hélicoïdal 106, la roue pilote 90 ainsi que la came 101 sont repositionnées
en position initiale.
[0116] La figure 14 illustre une vue de dessus du mécanisme de pilotage de la figure 9,
dans une deuxième position de butée et avec la roue pilote 90.
[0117] Dans une variante, la masse oscillante 1 de la pièce d'horlogerie selon l'invention
comprend un dispositif permettant de vérifier si l'accélération de la masse oscillante
1 dans le cadre d'une configuration comme celle de la figure 1A, et en tout cas dans
le cadre d'une configuration différente de la configuration à couple de remontage
nul, dépasse un seuil et/ou un dispositif permettant de de mesurer l'accélération
d'une telle masse oscillante 1. Ce dispositif peut être complétement mécanique, électromécanique
et/ou électronique, par exemple un accéléromètre.
[0118] Dans le cas où ce dispositif soit complètement mécanique, il pourrait comprendre
un élément relié à une des deux pièces 10, 20 de façon à ce que lors d'une accélération
de la masse oscillante 1 inférieure à un certain seuil, il ne change pas sa position,
et lors d'une accélération de la masse oscillante 1 égale ou supérieure à un certain
seuil, il change de position, ce changement de position permettant (directement ou
à travers un autre élément) le déplacement d'une pièce 10, 20 par rapport à l'autre
de façon à ce que le mouvement de la masse ne remonte pas la source d'énergie de la
montre. Dans ce mode de réalisation, il est ainsi possible de faire varier la géométrie
de la masse oscillante de façon automatique, sans l'intervention de l'utilisateur,
en évitant ainsi d'endommager la montre si l'utilisateur n'a pas changé le mode de
fonctionnement de la montre avant que la montre subisse une accélération importante.
Numéros de référence employés sur les figures
[0119]
- 1
- Masse oscillante
- 10
- Première pièce
- 12
- Secteur d'inertie de la première pièce
- 14
- Ajour de la première pièce
- 16
- Planche de la première pièce
- 17
- Bras de la première pièce
- 20
- Deuxième pièce
- 22
- Secteur d'inertie de la deuxième pièce
- 24
- Ajour de la deuxième pièce
- 26
- Planche de la deuxième pièce
- 27
- Bras de la deuxième pièce
- 30
- Mécanisme différentiel
- 31
- Première roue solaire
- 32
- Première roue intermédiaire
- 33a
- Première roue satellite
- 33b
- Deuxième roue satellite
- 34
- Deuxième roue solaire
- 35
- Deuxième roue intermédiaire
- 40
- Premier axe de rotation
- 42
- Deuxième axe de rotation
- 43
- Axe de rotation des première et deuxième roues intermédiaires
- 50
- Moyen de sélection
- 60
- Moyen d'indication
- 70
- Barillet
- 80
- Châssis
- 81
- Partie centrale du châssis
- 82
- Extrémité du châssis
- 83
- Extrémité du châssis
- 84
- Ouverture du châssis
- 89
- Denture du châssis
- 90
- Roue pilote
- 92
- Roue du mécanisme de pilotage
- 94
- Ouverture de la roue pilote
- 100
- Mécanisme de pilotage
- 101
- Came
- 102
- Verrou
- 103
- Bec
- 104
- Dispositif de commande
- 105
- Moyen élastique (ressort)
- 106
- Moyen élastique
- 161
- Première partie de la planche de la première pièce
- 162
- Deuxième partie de la planche de la première pièce
- 261
- Première partie de la planche de la deuxième pièce
- 262
- Deuxième partie de la planche de la deuxième pièce
- 1011
- Zone rectiligne de la came
- 1012
- Encoche de la came
- 1013
- Pente de la came
- C
- Région de contact entre la première pièce et la deuxième pièce
- F1
- Flèche
- F2
- Flèche