Domaine technique de l'invention
[0001] L'invention appartient au domaine des composants de micromécanique, et plus précisément
celui des mobiles d'horlogerie, notamment des mécanismes d'échappement comportant
au moins une roue d'échappement et au moins une ancre, dont au moins l'un d'eux est
à caractère amagnétique.
[0002] L'invention concerne en particulier un procédé de fabrication d'un composant de micromécanique,
notamment d'un mobile d'horlogerie.
Arrière-plan technologique
[0003] Les mécanismes d'échappement d'horlogerie à ancre de l'état de la technique comprennent
généralement des roues d'échappement réalisées en acier nickelé. Ces roues d'échappement
sont sensibles aux champs magnétiques.
[0004] Pour résoudre les inconvénients résultants de cette sensibilité aux champs magnétiques,
des roues d'échappement ont été développées avec des matériaux ayant un comportement
amagnétique, comme le nickel-phosphore (NiP12) mis en œuvre notamment par procédé
dit « LIGA » (de l'allemand « Röntgenlithographie, Galvanoformung, Abformung » signifiant
en langue française « lithographie, galvanisation, formage »).
[0005] Toutefois l'emploi de tels matériaux peut se révéler sensible dans certaines conditions
climatiques, dans la mesure où ils sont susceptibles d'entraîner une dégradation des
performances, notamment en termes de régularité d'amplitude, d'arrêts, ou encore de
vieillissement.
[0006] Cette dégradation des performances est d'autant plus importante quand deux composants
antagonistes coopérant l'un avec l'autre de sorte à produire un couple de frottement
sont réalisés dans des matériaux LIGA similaires.
[0007] En particulier, il est capital de prévenir toute pollution de l'ancre, notamment
de la fourchette d'ancre, et d'assurer la présence de lubrifiant sur les surfaces
de contact de la roue d'échappement et de l'ancre, en particulier, le contact entre
la levée en rubis de l'ancre et la dent de la roue d'échappement, afin de limiter
le vieillissement de la roue d'échappement et de l'ancre.
[0008] Le problème principal est la perte d'effet épilame sur la planche de la roue d'échappement,
qui provoque un étalement de l'huile et une perte de lubrification au contact entre
la dent de la roue et la levée en rubis.
[0009] La stabilité de la lubrification au contact entre les levées de l'ancre et la roue
d'échappement doit permettre de garantir la constance de l'amplitude.
Résumé de l'invention
[0010] L'invention se propose de résoudre le problème technique de la tenue du lubrifiant
horloger habituel, et plus particulièrement de garantir un effet épilame, dans toutes
conditions climatiques, sur des composants en LIGA NiP12, ou similaire, non ferromagnétique,
en particulier sur des ancres et des roues d'échappement à ancre suisse.
[0011] À cet effet, l'invention concerne un procédé de fabrication d'un mobile d'horlogerie,
comprenant les étapes successives de :
- dépôt d'une première couche mince avec un premier matériau comportant au moins du
nickel, selon une forme géométrique dont la périphérie définit le contour de la géométrie
du mobile d'horlogerie,
- dépôt d'une couche intermédiaire, avec un second matériau comportant au moins du nickel
et du phosphore, de sorte à recouvrir une face de la première couche mince et de sorte
à présenter une forme géométrique dont la périphérie correspond à celle de la forme
géométrique de la première couche mince,
- dépôt d'une seconde couche mince avec le premier matériau, de sorte à recouvrir une
face de la couche intermédiaire et de sorte à présenter une forme géométrique dont
la périphérie correspond à celle de la forme géométrique de la première couche mince.
[0012] La première et la seconde couche mince sont plus pauvres en phosphore que la couche
intermédiaire, ou sont dépourvues de phosphore.
[0013] Dans des modes particuliers de mise en œuvre, l'invention peut comporter en outre
l'une ou plusieurs des caractéristiques suivantes, prises isolément ou selon toutes
les combinaisons techniquement possibles.
[0014] Dans des modes particuliers de mise en œuvre, la couche intermédiaire est superposée
à la première couche mince et la seconde couche mince est superposée à la couche intermédiaire,
respectivement au niveau d'au moins une face d'interface contiguë à au moins une face
de frottement du mobile d'horlogerie destinée à être au contact d'un autre composant
d'horlogerie.
[0015] Dans des modes particuliers de mise en œuvre, les étapes de dépôt de la première
couche mince, de la couche intermédiaire et de la seconde couche mince sont mises
en œuvre par LIGA.
[0016] Dans des modes particuliers de mise en œuvre, le second matériau est constitué uniquement
de nickel et de phosphore.
[0017] Dans des modes particuliers de mise en œuvre, le second matériau présente une proportion
en masse de phosphore comprise entre 1% et 15%.
[0018] Dans des modes particuliers de mise en œuvre, le second matériau est réalisé en NiP12.
[0019] Dans des modes particuliers de mise en œuvre, le premier matériau comportant uniquement
du nickel pur, ou bien uniquement du nickel et du phosphore.
[0020] Dans des modes particuliers de mise en œuvre, le premier matériau comprend une proportion
en masse de phosphore inférieure ou égale à 9%.
[0021] Dans des modes particuliers de mise en œuvre, le premier matériau comprend une proportion
en masse de phosphore comprise entre 6% et 9 %.
[0022] Dans des modes particuliers de mise en œuvre, le premier matériau comprend une proportion
en masse de phosphore comprise entre 1% et 6 %.
[0023] Dans des modes particuliers de mise en œuvre, le premier matériau comprend une proportion
en masse de phosphore comprise entre 0% et 1 %.
[0024] Dans des modes particuliers de mise en œuvre, le premier matériau comprend du bore.
[0025] Le bore permet aux première et seconde couches de présenter de meilleures propriétés
tribologique et de dureté.
[0026] Dans des modes particuliers de mise en œuvre, le premier matériau est constitué uniquement
de nickel et de bore.
[0027] Dans des modes particuliers de mise en œuvre, le premier matériau présente une épaisseur
comprise entre 0.2 micromètre et 10 micromètres.
[0028] Dans des modes particuliers de mise en œuvre, un traitement thermique est appliqué
à un ensemble formé par la première couche mince, la couche intermédiaire et la première
couche mince, à une température comprise entre 100°C et 500°C, pendant 1 à 8 heures.
[0029] Dans des modes particuliers de mise en œuvre, le procédé est appliqué à la fabrication
d'un mobile d'échappement qui est une roue d'échappement ou une ancre.
[0030] Dans des modes particuliers de mise en œuvre, la première couche mince, la couche
intermédiaire et la seconde couche mince sont déposées de sorte que le mobile d'horlogerie
formé comporte, dans le sens et dans la direction de croissance de dépôt desdites
couches, un gradient de concentration de phosphore défini par une croissance progressive
à travers la première couche mince, un état stable à travers la couche intermédiaire
et une décroissance à travers la seconde couche mince.
[0031] Selon un autre objet, la présente invention concerne un mobile d'horlogerie fabriqué
par la mise en œuvre du procédé décrit précédemment, et comprenant une couche intermédiaire
interposée entre une première couche mince et une seconde couche mince, lesdites couches
mince étant réalisées dans un premier matériau comportant au moins du nickel, la couche
intermédiaire étant réalisée dans second matériau comportant au moins du nickel et
du phosphore, la première et la seconde couche mince étant plus pauvres en phosphore
que la couche intermédiaire, ou étant dépourvues de phosphore.
[0032] Dans des modes particuliers de réalisation, le mobile d'horlogerie constitue une
roue d'échappement ou une ancre.
Brève description des figures
[0033] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de
la description détaillée suivante donnée à titre d'exemple nullement limitatif, en
référence aux dessins annexés dans lesquels :
- la figure 1 représente schématiquement une vue de section d'un mobile d'horlogerie
obtenu par la mise en œuvre du procédé de fabrication d'un mobile d'horlogerie selon
l'invention ;
- la figure 2 représente un logigramme illustrant les étapes du procédé de fabrication
d'un mobile d'horlogerie selon l'invention.
[0034] On note que les figures ne sont pas à l'échelle.
Description détaillée de l'invention
[0035] La présente invention concerne notamment un procédé de fabrication d'un mobile d'horlogerie
10 dont les étapes sont représentées par le logigramme de la figure 2.
[0036] Le procédé de fabrication comprend les étapes successives de :
- dépôt 101 d'une première couche mince 11, ou d'un substrat, avec un premier matériau
comportant au moins du nickel, selon une forme géométrique dont la périphérie définit
le contour de la géométrie du mobile d'horlogerie 10, l'épaisseur de ladite première
couche mince 11 étant inférieure à 5 micromètres,
- dépôt 102 d'une couche intermédiaire 12, avec un second matériau comportant au moins
du nickel et du phosphore, de sorte à recouvrir une face de la première couche mince
11, et de sorte à présenter une forme géométrique dont la périphérie correspond à
celle de la forme géométrique de la première couche mince
- dépôt 103 d'une seconde couche mince 13 avec le premier matériau, de sorte à recouvrir
une face de la couche intermédiaire 12 et de sorte à présenter une forme géométrique
dont la périphérie correspond à celle de la forme géométrique de la première couche
mince 11.
[0037] L'épaisseur de ladite seconde couche mince 13 est sensiblement égale à l'épaisseur
de la première couche mince 11, comme le montre le mobile d'horlogerie représenté
schématiquement sur la figure 1, la somme desdites épaisseurs étant plusieurs fois
inférieure à celle de la couche intermédiaire 12.
[0038] Préférentiellement, la périphérie de la forme géométrique de la première couche 11
mince définit le contour de la géométrie d'une roue d'échappement ou d'une ancre,
de sorte que le mobile d'horlogerie 10 obtenu par la mise en œuvre du procédé selon
la présente invention soit une roue d'échappement ou une ancre, ou encore les palettes
d'une ancre.
[0039] Préférentiellement, la première et la seconde couche mince 11 et 13 et la couche
intermédiaire 12 sont déposées selon un procédé LIGA, selon une direction de croissance
de dépôt prédéfinie, perpendiculaire à un plan dans lequel s'étend la forme géométrique
de la première couche mince 11.
[0040] Préférentiellement, la première et la seconde couche mince 11 et 13 et la couche
intermédiaire 12 sont configurées pour présenter des propriétés amagnétiques.
[0041] Il y a lieu de noter que le premier matériau et le second matériau ne sont pas forcément
amagnétiques, c'est dans ce cas, la faible épaisseur de chaque couche qui confère
à la pièce son caractère amagnétique.
[0042] Dans un exemple de réalisation de l'invention, la première et la seconde couche mince
11 et 13 peuvent être réalisées en nickel par voie galvanique. Alternativement, elles
peuvent être réalisées en un alliage de nickel par voie galvanique, par exemple, Ni-Fe,
ou Ni-W, ou autre.
[0043] En alternative, le dépôt de la première et de la seconde couche mince 11 et 13 peut
être réalisé par voie chimique, selon un procédé d'application de nickel chimique,
par exemple un nickel pur, un nickel-phosphore pauvre en phosphore, par exemple NiP6-9,
avec de 6% à 9% en masse de phosphore, avec une proportion en masse de phosphore comprise
entre 0% et 1% ou entre 1% et 6%, ou bien encore un nickel-bore (NiB).
[0044] La première et la seconde couche mince 11 et 13 sont avantageusement plus pauvres
en phosphore que la couche intermédiaire 12, ou sont dépourvues de phosphore.
[0045] Grâce à cette caractéristique, l'invention permet d'augmenter la stabilité de l'épilame
en conditions climatiques usuelles, d'augmenter l'accroche de l'épilame, et donc la
tenue de n'importe quel lubrifiant horloger usuel.
[0046] Ainsi, la présente invention permet d'améliorer grandement les performances des mouvements.
[0047] En effet, il a été démontré par différents tests que ces effets sur l'épilame sont
obtenus quand la quantité de phosphore en surface est réduite.
[0048] Dans un exemple de réalisation de l'invention, la première couche mince 11 et la
seconde couche mince 13 présentent chacune une épaisseur inférieure à 10 micromètres,
et particulièrement comprise entre 0.2 micromètre et 5 micromètres, et, préférentiellement
comprise entre 0.2 micromètre et 2 micromètres.
[0049] Dans un exemple de réalisation de l'invention, la couche intermédiaire 12 est d'au
moins 100 micromètres.
[0050] Dans un exemple particulier de réalisation de l'invention, la couche intermédiaire
12 est réalisée en nickel-phosphore de formulation NiPx, avec x compris entre 1% et
15% en masse, ou plus particulièrement avec x compris entre 10% et 15% en masse, cette
dernière plage permettant de garantir le caractère amagnétique du revêtement.
[0051] Préférentiellement, la couche intermédiaire 12 est réalisée en NiP12.
[0052] La couche intermédiaire 12 peut être constituée uniquement de nickel et de phosphore.
En outre, elle peut être réalisée par voie galvanique ou par voir chimique.
[0053] Il est possible d'appliquer un traitement thermique au mobile d'horlogerie 10 formé
par l'ensemble des couches.
[0054] Plus particulièrement, le traitement thermique peut consister à soumettre un ensemble
formé par la première couche mince 11, la couche intermédiaire 12, et la seconde couche
mince 13, à une température comprise entre 100°C et 500°C, pendant 1 à 8 heures.
[0055] Alternativement ou additionnellement, il est envisageable d'appliquer un traitement
chimique à la surface de la première couche mince 11 et à la surface de la couche
intermédiaire 12 pour modifier ses caractéristiques d'état de surface de façon à faciliter
l'accroche de la couche suivante, c'est-à-dire de la couche intermédiaire 12 ou de
la seconde couche mince 13. Ce traitement chimique peut notamment être réalisé par
voie galvanique.
[0056] Le procédé selon l'invention est mis en œuvre par LIGA.
[0057] L'invention permet de garantir des conditions de vieillissement normal du mobile
d'horlogerie 10, une constance de l'amplitude, et l'absence d'arrêt.
[0058] Comme le montre la figure 1, la couche intermédiaire 12 est superposée à la première
couche mince 11 et la seconde couche mince 13 est superposée à la couche intermédiaire
12, respectivement au niveau d'au moins une face dite « face d'interface » 14, contiguë
à au moins une face de contact dite « face de frottement » 15 du mobile d'horlogerie
10 destinée à être au contact d'un autre mobile ou composant d'horlogerie. La ou les
faces de frottement 15 peuvent également constituer les surfaces de guidage du mobile
d'horlogerie 10 pour son pivotement ou pour son guidage selon un degré de liberté
unique.
[0059] Ainsi, les faces de frottement 15 sont avantageusement constituées en majorité du
second matériau dans la mesure ou la somme des épaisseurs de la première et de la
seconde couche mince 11 et 13 est relativement faible par rapport à l'épaisseur de
la couche intermédiaire 12, par exemple d'un facteur d'au maximum un dixième.
[0060] Cette caractéristique est avantageuse dans la mesure où le frottement est réalisé
sur une surface constituée principalement en nickel-phosphore, qui présente de bonnes
propriétés tribologique.
[0061] La première et la seconde couche mince 11 et 13 présentent également des faces opposées
l'une à l'autre constituant des faces d'extrémités 16 du mobile d'horlogerie 10.
[0062] Un autre avantage du procédé selon la présente invention réside dans le fait d'obtenir
un mobile d'horlogerie monobloc, ce qui, comparativement à d'éventuels procédés de
fabrication de l'art antérieur, permet de s'affranchir d'une étape de dépôt d'un revêtement.
[0063] Il a été décrit précédemment un exemple de réalisation de l'invention dans lequel
la première couche mince 11, la couche intermédiaire 12 et la seconde couche mince
13 présentent chacune une concentration unique de phosphore.
[0064] Toutefois, il peut être envisagé dans un autre exemple de réalisation de l'invention,
que la première couche mince 11, la couche intermédiaire 12 et la seconde couche mince
13 sont déposées de sorte que le mobile d'horlogerie 10 formé comporte, dans le sens
et la direction de croissance de dépôt desdites couches, un gradient de concentration
de phosphore défini par exemple par une croissance progressive à travers la première
couche mince 11, un état stable à travers la couche intermédiaire 12 et une décroissance
progressive à travers la seconde couche mince 13.
[0065] Le gradient de concentration comprend les valeurs de concentration de phosphore précitées
dans la présente description.
[0066] À titre d'exemple, la concentration de phosphore peut évoluer d'une valeur nulle
dans la face d'extrémité 16 de la première couche mince 11 jusqu'à un maximum de 12%
en masse au sein de la couche intermédiaire 12, puis décroitre de sorte à atteindre
une valeur nulle dans la face d'extrémité 16 de la seconde couche mince 13.
1. Procédé de fabrication d'un mobile d'horlogerie (10),
caractérisé en ce qu'il comprend les étapes successives de :
- dépôt 101 d'une première couche mince (11) avec un premier matériau comportant au
moins du nickel, selon une forme géométrique dont la périphérie définit le contour
de la géométrie du mobile d'horlogerie (10),
- dépôt 102 d'une couche intermédiaire (12), avec un second matériau comportant au
moins du nickel et du phosphore, de sorte à recouvrir une face de la première couche
mince (11) et de sorte à présenter une forme géométrique dont la périphérie correspond
à celle de la forme géométrique de la première couche mince (11),
- dépôt 103 d'une seconde couche mince (13) avec le premier matériau, de sorte à recouvrir
une face de la couche intermédiaire (12) et de sorte à présenter une forme géométrique
dont la périphérie correspond à celle de la forme géométrique de la première couche
mince (11),
- la première et la seconde couche mince (11, 13) étant plus pauvres en phosphore
que la couche intermédiaire (12), ou étant dépourvues de phosphore.
2. Procédé selon la revendication 1, dans lequel la couche intermédiaire (12) est superposée
à la première couche mince (11) et la seconde couche mince (13) est superposée à la
couche intermédiaire (12), respectivement au niveau d'au moins une face d'interface
(14) contiguë à au moins une face de frottement (15) du mobile d'horlogerie (10) destinée
à être au contact d'un autre composant d'horlogerie.
3. Procédé selon la revendication 2, dans lequel les étapes de dépôt 101, 102 et 103
de la première couche mince (11), de la couche intermédiaire (12) et de la seconde
couche mince (13) sont mises en œuvre par LIGA.
4. Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, dans lequel le second matériau est constitué
uniquement de nickel et de phosphore.
5. Procédé selon l'une des revendications 1 à 4, dans lequel le second matériau présente
une proportion en masse de phosphore comprise entre 1% et 15%.
6. Procédé selon la revendication 5, dans lequel le second matériau est réalisé en NiP12.
7. Procédé selon l'une des revendications 1 à 6, dans lequel le premier matériau comportant
uniquement du nickel pur, ou bien uniquement du nickel et du phosphore.
8. Procédé selon l'une des revendications 1 à 7, dans lequel le premier matériau comprend
une proportion en masse de phosphore inférieure ou égale à 9%.
9. Procédé selon la revendication 8, dans lequel le premier matériau comprend une proportion
en masse de phosphore comprise entre 6% et 9%.
10. Procédé selon la revendication 8, dans lequel le premier matériau comprend une proportion
en masse de phosphore comprise entre 1% et 6%.
11. Procédé selon la revendication 8, dans lequel le premier matériau comprend une proportion
en masse de phosphore comprise entre 0% et 1%.
12. Procédé selon l'une des revendications 1 à 11, dans lequel le premier matériau comprend
du bore.
13. Procédé selon la revendication 12, dans lequel le premier matériau est constitué uniquement
de nickel et de bore.
14. Procédé selon l'une des revendications 1 à 13, dans lequel le premier matériau présente
une épaisseur comprise entre 0.2 micromètre et 10 micromètres.
15. Procédé selon l'une des revendications 1 à 14, dans lequel un traitement thermique
est appliqué à un ensemble formé par la première couche mince (11), par la couche
intermédiaire (12) et la première couche mince (13), à une température comprise entre
100°C et 500°C, pendant 1 à 8 heures.
16. Procédé selon l'une des revendications 1 à 15, caractérisé en ce qu'il est appliqué à la fabrication d'un mobile d'échappement qui est une roue d'échappement
ou une ancre.
17. Procédé selon l'une des revendications 1 à 16, dans lequel la première couche mince
(11), la couche intermédiaire (12) et la seconde couche mince (13) sont déposées de
sorte que le mobile d'horlogerie (10) formé comporte, dans le sens et dans la direction
de croissance de dépôt desdites couches, un gradient de concentration de phosphore
défini par une croissance progressive à travers la première couche mince (11), un
état stable à travers la couche intermédiaire (12) et une décroissance à travers la
seconde couche mince (13).
18. Mobile d'horlogerie (10) fabriqué par la mise en œuvre d'un procédé selon l'une des
revendications 1 à 17, comprenant une couche intermédiaire (12) interposée entre une
première couche mince (11) et une seconde couche mince (13), lesdites couches mince
(11, 13) étant réalisées dans un premier matériau comportant au moins du nickel, la
couche intermédiaire (12) étant réalisée dans second matériau comportant au moins
du nickel et du phosphore, la première et la seconde couche mince (11,13) étant plus
pauvres en phosphore que la couche intermédiaire (12), ou étant dépourvues de phosphore.
19. Mobile d'horlogerie (10) selon la revendication 18, constituant une roue d'échappement
ou une ancre.