[0001] La présente invention concerne un dispositif de retenue d'une chaussure sur une planche
de glisse ainsi qu'un engin de glisse comprenant une planche de glisse, tel qu'un
ski de fond ou ski de randonnée équipé dudit dispositif de retenue. Un tel dispositif
de retenue est parfois dénommé « butée », « butée avant » ou « fixation ».
[0002] Au sens de la présente invention, un engin de glisse est un matériel sur lequel se
tient une personne lors de l'utilisation de cet engin pour la pratique d'un sport
de glisse, en étant accrochée par l'une au moins de ses chaussures sur cet engin.
[0003] Dans le domaine des sports de glisse, plus particulièrement dans le domaine du ski
de fond, il est avantageux de pouvoir régler la position longitudinale de la chaussure
du skieur le long du ski.
[0004] Dans le cas du ski de fond classique ou alternatif, le ski est cambré et définit,
sous la chaussure, une zone qui, par défaut, n'est pas en contact avec la neige. Cette
zone constitue une « chambre de fart ». Dans cette zone, on peut ajouter du fart d'accroche
de manière à augmenter l'adhérence du ski sur la neige afin d'empêcher le recul du
ski, ce qui permet d'exercer une poussée efficace avec le pied. En modifiant la position
longitudinale d'un dispositif de retenue de la chaussure sur le ski, il est possible
d'ajuster la zone de contact entre le ski et la neige en fonction du poids exercé
par le skieur, en privilégiant la glisse ou l'accroche. En virage, le skieur est amené
à soulever un ski pour le ramener vers l'autre ski. Dans cette phase, le ski soulevé
est relié au skieur uniquement par l'extrémité avant de la chaussure et il importe
que le ski soit correctement équilibré. Si le ski penche vers l'avant ou vers l'arrière,
il peut toucher la neige, ce qui peut ralentir le skieur ou le déséquilibrer. Le réglage
en longueur d'un dispositif de retenue d'une chaussure sur le ski permet donc d'ajuster
l'équilibre du ski dans cette configuration soulevée.
[0005] Dans le cas d'un ski de skating, on retrouve un problème similaire d'équilibre lorsque
le ski est soulevé pour être amené vers l'autre ski dans les phases dites aériennes.
En outre, lorsque la neige est collante, le skieur peut souhaiter un léger déséquilibre
vers l'arrière de ses skis pour lever par défaut la spatule avant et limiter ainsi
les risques de planter cette spatule dans la neige lors de la progression sur piste.
Ces possibilités de réglage pour un ski de skating sont aussi obtenues grâce à un
ajustement de la position longitudinale du dispositif de retenue d'une chaussure sur
le ski.
[0006] Le réglage de la position longitudinale d'une fixation sur un ski de fond a été décrit
dans plusieurs demandes de brevet. Cette fonction a d'ailleurs été intégrée dans certaines
fixations du marché.
[0007] Par exemple, le document
WO-A-2005/113081 décrit des crans sur des languettes élastiquement déformables d'un dispositif de retenue
d'une chaussure de ski de fond, ces crans étant destinés à coopérer avec des crans
complémentaires ménagés sur un ski. L'immobilisation longitudinale du dispositif de
retenue le long du ski dépend de la rigidité des languettes. En outre, un accrochage
intempestif de l'une ou l'autre des languettes peut désolidariser le dispositif de
retenue du ski et amener à un déplacement non souhaité, vers l'avant ou vers l'arrière.
Pour éviter ce risque, il faut alors augmenter la raideur de ces languettes ce qui
rend difficile l'opération de réglage longitudinal sans outils.
[0008] Le document
WO-A-2015/140258 propose un mécanisme de verrouillage d'une languette déformable munie d'un cran.
Le verrouillage est obtenu par clipsage ou interférence avec une plaque coulissante.
Avec cette construction, il y a un risque limité d'agir sur la languette déformable.
Dans ces exemples, le verrou est exposé aux éléments extérieurs comme la neige tassée
ou la glace qui peuvent s'accumuler dans cette zone et perturber le mécanisme de verrouillage
et/ou l'actionnement de la languette déformable. De plus, l'utilisateur peut avoir
un doute sur l'actionnement du verrou après réglage de la position longitudinale.
Le document
EP1839713 A1 divulgue un dispositif de retenue d'une chaussure sur une planche de glisse selon
le préambule de la revendication 1.
[0009] Le but de l'invention est de proposer un dispositif de retenue d'une chaussure sur
une planche de glisse améliorée.
[0010] Un but est notamment de proposer un mécanisme de réglage de la position longitudinale
d'un dispositif de retenue sur une planche de glisse fiable.
[0011] Un autre but est de proposer un mécanisme de réglage de la position longitudinale
d'un dispositif de retenue sur une planche de glisse facile à utiliser, notamment
sans outils.
[0012] Un autre but est de proposer un mécanisme de réglage de la position longitudinale
d'un dispositif de retenue sur une planche de glisse pour lequel l'utilisateur est
sûr d'avoir une position longitudinale verrouillée en utilisation.
[0013] L'invention propose un dispositif de retenue d'une chaussure sur une planche de glisse,
le dispositif de retenue comprenant :
- un mécanisme de maintien en position d'un élément d'accrochage appartenant à la chaussure,
le mécanisme de maintien comprenant une mâchoire mobile entre une position d'enclenchement
pour laquelle la mâchoire mobile est apte à coopérer avec l'élément d'accrochage de
sorte à permettre la solidarisation de l'élément d'accrochage avec le dispositif de
retenue tout en permettant la rotation de la chaussure autour d'un axe transversal
au dispositif de retenue, et une position de libération pour laquelle la mâchoire
mobile est dans une configuration permettant la désolidarisation de l'élément d'accrochage
avec le dispositif de retenue, et un organe d'actionnement commandant un déplacement
de la mâchoire mobile pour la faire basculer d'une position d'enclenchement vers une
position de libération,
- un élément d'arrêt longitudinal mobile entre une position active pour laquelle l'élément
d'arrêt longitudinal est apte à coopérer avec des indexations complémentaires solidaires
de la planche de glisse pour immobiliser le dispositif de retenue le long de la planche
de glisse dans l'une de plusieurs positions prédéterminées, et une position inactive
pour laquelle l'élément d'arrêt longitudinal ne coopère pas avec les indexations complémentaires,
- un moyen de verrouillage mobile entre une position de verrouillage pour laquelle le
moyen de verrouillage est apte à coopérer avec l'élément d'arrêt de sorte à le maintenir
dans sa configuration active et une position de déverrouillage pour laquelle le moyen
de verrouillage mobile est dans une configuration permettant le basculement de l'élément
d'arrêt de sa position active vers sa position inactive.
- le moyen de verrouillage étant cinématiquement lié à la mâchoire mobile de sorte que,
lorsque le moyen de verrouillage est dans sa position de verrouillage, la mâchoire
mobile est systématiquement dans sa position d'enclenchement.
[0014] L'article est caractérisé en ce qu'il comprend un moyen de maintien permettant de
maintenir l'élément d'arrêt longitudinal dans une position active stable, indépendamment
de la position du moyen de verrouillage.
[0015] Grâce à l'invention, lorsque l'utilisateur actionne le mécanisme de maintien de sa
chaussure, le moyen de verrouillage verrouille systématiquement l'élément d'arrêt
longitudinal. Le moyen de verrouillage est mis en oeuvre. Il n'est alors plus possible
de désactiver l'élément d'arrêt longitudinal, c'est-à-dire de le déplacer par rapport
à sa configuration active, de sorte que l'immobilisation longitudinale du dispositif
de retenue par rapport à l'engin de glisse est pérenne et sécurisée. Avec cette sécurisation,
l'utilisateur est assuré que le réglage de la position longitudinale du dispositif
de retenue de sa chaussure restera inchangé tant que sa chaussure sera en prise avec
la fixation. Par ailleurs, cette construction permet de concevoir un mécanisme d'immobilisation
longitudinale demandant peu d'effort de manipulation et donc actionnable sans outils.
[0016] Selon des aspects avantageux mais non obligatoires de l'invention, un tel dispositif
de retenue peut incorporer une ou plusieurs des caractéristiques suivantes, prises
dans toute combinaison techniquement admissible :
- le moyen de verrouillage est une partie de l'organe d'actionnement,
- le moyen de verrouillage est directement solidaire de la mâchoire mobile ou de son
corps,
- le moyen de verrouillage recouvre entièrement l'élément d'arrêt longitudinal lorsque
le moyen de verrouillage est dans sa position de verrouillage,
- le moyen de verrouillage comprend un élément d'interférence dimensionné et agencé
de sorte qu'il soit apte à interagir avec l'élément d'arrêt pour le faire basculer
de sa position inactive vers sa position active lorsque le moyen de verrouillage bascule
de sa position de déverrouillage vers sa position de verrouillage,
- l'élément d'arrêt longitudinal est mobile selon une direction transversale au dispositif
de retenue,
- l'élément d'arrêt longitudinal comprend un élément de positionnement apte à coopérer
avec un élément de positionnement complémentaire du dispositif de retenue de sorte
à maintenir l'élément d'arrêt longitudinal dans la position active stable,
- l'élément d'arrêt longitudinal comprend un élément de positionnement apte à coopérer
avec un élément de positionnement complémentaire du dispositif de retenue de sorte
à maintenir l'élément d'arrêt longitudinal dans la position inactive stable,
- le mécanisme de maintien en position de l'élément d'accrochage comprend une mâchoire
fixe disposée de sorte que l'élément d'accrochage est positionné entre la mâchoire
mobile et la mâchoire fixe lorsque la chaussure est en prise avec le dispositif de
retenue,
- le dispositif de retenue comprend au moins une arête de guidage apte à coopérer avec
une rainure ménagée sur la semelle de la chaussure de sorte à limiter le déplacement
transversal de la semelle lorsque la semelle se rapproche de la planche de glisse,
[0017] L'invention concerne également un engin de glisse comprenant une planche de glisse
et un dispositif de retenue.
[0018] Selon un mode de réalisation de l'invention, l'engin de glisse comprend une interface
disposée entre la planche de glisse et le dispositif de retenue, l'interface portant
les indexations complémentaires. Selon une variante, les indexations complémentaires
sont ménagées sur un insert monté amovible sur l'interface.
[0019] Selon un mode de réalisation de l'invention, l'engin de glisse comprend des moyens
d'indexation mécanique et/ou visuel permettant de positionner le dispositif de retenue
(1) dans une ou plusieurs positions longitudinales prédéterminées, relativement stables.
[0020] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à l'aide
de la description qui va suivre, en regard des dessins annexés illustrant, selon des
formes de réalisation non limitatives, comment l'invention peut être réalisée, et
dans lequel :
- la figure 1 est une vue en perspective par l'avant d'une partie d'un engin de glisse
équipé d'un dispositif de retenue conformes à l'invention, dans une première configuration
d'utilisation,
- la figure 2 est une vue en perspective similaire à la figure 1 lorsque le dispositif
de retenue est dans une deuxième configuration,
- la figure 3 est une vue en perspective similaire à la figure 1 lorsque le dispositif
de retenue est dans une troisième configuration,
- la figure 4 est une vue de dessous en perspective du dispositif de retenue seul,
- la figure 5 est une vue en perspective similaire à la figure 1 d'un engin de glisse
sans le dispositif de retenue,
- la figure 6 est une vue en coupe selon VI-VI de la figure 7 de l'engin de glisse représenté
à la figure 2,
- la figure 7 est une vue en coupe selon VII-VII de la figure 6 de l'engin de glisse
représenté à la figure 1,
- la figure 8 est une vue en coupe selon VII-VII de la figure 6 de l'engin de glisse
représenté à la figure 3.
[0021] Dans la suite de la description, il sera fait usage de termes tels que « horizontal
», « vertical », « transversal », « supérieur », « inférieur », « latéral », « haut
», « bas », « droite », « gauche », « avant », « arrière », « devant », « derrière
». Ces termes doivent être interprétés de façon relative en relation avec la position
normale que l'engin de glisse occupe quand l'utilisateur l'utilise sur une piste sensiblement
plane.
[0022] On utilisera également un repère dont la direction avant/arrière correspond à l'axe
X, la direction transversale ou droite/gauche correspond à l'axe Y et la direction
verticale ou haut/bas correspond à l'axe Z.
[0023] L'invention concerne un ensemble de glisse 4 comprenant une planche de glisse 3 s'étendant
selon un axe longitudinal X3, une interface 2 fixée sur la face supérieure 32 du ski
3 opposée à sa surface de glisse 31 et un dispositif de retenue 1 d'une chaussure
5, ou fixation, monté sur l'interface avec possibilité de coulissement par rapport
au ski 3, le long de son axe longitudinal X.
[0024] L'interface 2 est immobilisée sur le ski 3 par tout moyen approprié. Cela peut être
par collage ou par des vis. L'interface 2 présente une face supérieure 20 et comprend
une partie centrale 21 et deux ailes latérales 22 qui s'étendent de part et d'autre
de la partie centrale 21. Dans la partie arrière de l'interface, chaque aile comprend
un ergot 221 faisant saillie de la face supérieure 20. L'ergot 221 est ménagé sur
une poutre déformable 222 dimensionnée de sorte que l'ergot puisse s'escamoter sous
le niveau de la face supérieure 20 lorsqu'on exerce un effort vertical Z sur l'ergot.
Le bord extérieur de chaque aile latérale 22 forme un rail latéral s'étendant selon
une direction parallèle à l'axe longitudinal X2 de l'interface. L'interface 2 est
fixée sur le ski de sorte que l'axe longitudinal X3 du ski et l'axe longitudinal X2
de l'interface soient parallèles. Dans sa partie centrale 21, l'interface 2 comprend
des rainures de guidage 211 et un logement 212 destiné à recevoir un insert 23, monté
amovible sur l'interface. L'insert 23 comprend des rainures de guidage longitudinal
231 ainsi qu'une série de crantages 232 délimitant un bord d'une rainure longitudinale
centrale 233. Comme nous le verrons par la suite, la série de crantages 232 forme
des indexations complémentaires destinées à coopérer avec des crans 1631 d'un élément
d'arrêt longitudinal 16 de sorte à pouvoir immobiliser le dispositif de retenue le
long de la planche de glisse, dans l'une de plusieurs positions prédéterminées. Lorsque
l'insert est assemblé sur la partie centrale de l'embase, chaque crantage 232 est
orienté selon une direction Y transversale à l'embase et débouche dans la rainure
centrale 233 et tous les crantages sont alignés selon une direction longitudinale
X parallèle à l'axe longitudinal X2 de l'interface. A l'usage, les crantages 232 sont
fortement sollicités du fait que ce sont eux qui maintiennent le dispositif de retenue
en position, selon la direction longitudinale X parallèle à l'axe longitudinal X2
de l'interface. De plus, le dimensionnement de ces crantages doit pouvoir se loger
dans un faible encombrement, préférablement dans l'épaisseur de l'interface. Ces contraintes
de conception demandent l'utilisation d'un matériau adapté pour résister aux sollicitations.
La construction proposée consistant à rapporter un insert amovible présente plusieurs
avantages. Cela permet, d'une part, de changer la pièce si le crantage est abimé et,
d'autre part, l'utilisation de matériau plus rigide localement, là où cela est nécessaire,
sans pénaliser le poids de l'interface et donc du ski. Par exemple l'insert peut être
métallique alors que le reste de l'interface est en plastique. L'insert peut être
monté amovible sur l'interface par tout moyen approprié. Ce peut être par clipsage
ou à l'aide d'une vis. Cette solution est transposable à tout système de réglage de
la position longitudinale d'un dispositif de retenue par rapport à un ski utilisant
des moyens d'indexation et n'est donc pas limité au mode de réalisation illustré ici.
En variante, la série de crantages 232 est directement réalisée dans la partie centrale
21 et non sur un insert rapporté.
[0025] Le dispositif de retenue 1 comprend une embase 11, un mécanisme 17 de maintien en
position d'un élément d'accrochage 51 appartenant à la chaussure 5, un élément d'arrêt
longitudinal 16, un moyen de verrouillage 18 de l'élément d'arrêt longitudinal et
un moyen de rappel 19 permettant de rapprocher le talon de la chaussure vers le ski.
[0026] L'embase 11 est conçue pour s'assembler à l'interface 2. Elle s'étend selon un axe
longitudinal X1 sensiblement parallèle à l'axe longitudinal X2 de l'interface lorsque
l'embase est montée sur l'interface. L'embase comprend une face inférieure 111 destinée
à venir contre la face supérieure 20 de l'interface 2. La face inférieure 111 est
délimitée latéralement par deux rebords formant chacun une rainure latérale interne
112 orientée selon une direction longitudinale parallèle à l'axe longitudinal X1 de
l'embase. Chaque rainure latérale interne 112 est destinée à coopérer respectivement
avec un rail formé par une des ailes latérales 22 de sorte à guider en translation
l'embase par rapport à l'interface, selon une direction longitudinale X. Cette coopération
permet également le maintien de la face inférieure de l'embase contre la face supérieure
de l'interface en empêchant leur écartement selon une direction Z, normale à la face
supérieure de l'interface. Cette coopération définit ainsi une liaison de type glissière
entre l'embase et l'interface assurant le coulissement du dispositif de retenue par
rapport au ski. Pour améliorer le guidage en translation, l'embase comprend également
des nervures de guidage 113 faisant saillies de la face inférieure 111. Chaque nervure
de guidage est conçue pour coopérer avec une rainure de guidage complémentaire 211
ménagée sur la face supérieure 20 de l'interface 2. Dans sa partie arrière, la face
inférieure 111 comprend, de chaque côté, une rangée d'orifices 114 alignées selon
une direction X parallèle à l'axe longitudinal X1 de l'embase. Chaque orifice 114
est conçu pour recevoir un ergot 221 de l'interface 2 pour une position particulière
de l'embase. Ainsi, lorsqu'un ergot 221 coopère avec un orifice 114 d'une rangée,
l'embase 111 est positionnée à une position indexée déterminée. Cette coopération
assure l'indexation de la position de l'embase par rapport à l'interface. Cependant,
le dimensionnement des ergots et orifices n'est pas suffisant pour permettre le maintien
de la position longitudinale de l'embase par rapport à l'interface. Nous verrons par
la suite que cette fonction est assurée par un autre dispositif.
[0027] Dans sa partie arrière supérieure, l'embase 11 comprend au moins une arête de guidage
115 apte à coopérer avec au moins une rainure 53 ménagée sur la semelle 52 de la chaussure
5 de sorte à limiter le déplacement transversal de la chaussure lorsque la semelle
se rapproche de la planche de glisse 3.
[0028] De manière classique, l'embase 11 porte, dans sa partie supérieure, le mécanisme
17 de maintien en position d'un élément d'accrochage 51 appartenant à la chaussure
5. Dans le mode de réalisation de l'invention illustré, l'élément d'accrochage 51
est un arbre transversal intégré dans un évidement de l'avant de la semelle 52 de
la chaussure 5. En pratique, la chaussure 5 peut être conforme à l'enseignement technique
des demandes
EP-A-0 913 102 et/ou
EP-A-0 913 103 auxquelles on peut se référer pour plus de détails. Pour assurer la solidarisation
de la chaussure avec le dispositif de retenue, le mécanisme de maintien 17 comprend
une mâchoire fixe 12, une mâchoire mobile 13, un organe d'actionnement 14 et des biellettes
15. Le fonctionnement ne sera pas décrit en détail car il est analogue à celui de
la fixation décrite dans le document
FR-A-2638974.
[0029] La mâchoire mobile 13 peut se déplacer entre une position d'enclenchement, représentée
à la figure 3, pour laquelle la mâchoire mobile est apte à coopérer avec l'élément
d'accrochage 51 de sorte à permettre la solidarisation de l'élément d'accrochage avec
le dispositif de retenue tout en permettant la rotation de la chaussure autour d'un
axe transversal Y1 au dispositif de retenue, et une position de libération pour laquelle
la mâchoire mobile est dans une configuration, représentée aux figures 1, 2 et 6,
permettant la désolidarisation de l'élément d'accrochage avec le dispositif de retenue.
[0030] Dans cet exemple, lorsque la mâchoire mobile 13 se déplace de sa position de libération
vers sa position d'enclenchement, la mâchoire mobile 13 se rapproche de la mâchoire
fixe 12 de manière à former sensiblement, avec la mâchoire fixe, un cylindre à l'intérieur
pouvant accueillir l'élément d'accrochage 51 de sorte que celui-ci puisse librement
pivoter autour de l'axe Y1 du cylindre formé. Ainsi, la mâchoire fixe 12 est disposée
de sorte que l'élément d'accrochage 51 est positionné entre la mâchoire mobile 13
et la mâchoire fixe 12 lorsque la chaussure 5 est en prise avec le dispositif de retenue
1. A l'inverse, lorsque la mâchoire mobile 13 se déplace de sa position d'enclenchement
vers sa position de libération, la mâchoire mobile 13 s'écarte de la mâchoire fixe
12 de manière à générer une ouverture entre les deux mâchoires à travers laquelle
peut passer l'élément d'accrochage 51. Dans cet exemple, la mâchoire mobile 13 est
positionnée devant la mâchoire fixe 12 sur l'embase 11.
[0031] Pour faire basculer la mâchoire mobile de sa position d'enclenchement vers sa position
de libération, ou inversement, le mécanisme de maintien 17 comprend un dispositif
de commande actionné par un organe d'actionnement 14 manipulable par l'utilisateur.
Dans l'exemple illustré, le dispositif de commande est similaire à celui décrit dans
le document
FR-A-2638974. Il comprend un organe d'actionnement 14 sous la forme d'un capot monté pivotant
sur le corps de la mâchoire mobile 13 autour d'un axe transversal Y14. Par ailleurs,
chaque bord latéral du capot 14 est relié à une partie avant de l'embase 11 par une
biellette 15. Une première extrémité de la biellette est montée rotative sur la partie
avant de l'embase autour d'un axe transversal Y15a. Une deuxième extrémité de la biellette
est montée rotative sur un bord latéral de l'organe d'actionnement autour d'un axe
transversal Y15b parallèle à l'axe de pivotement Y14 de l'organe d'actionnement.
[0032] En abaissant l'organe d'actionnement 14, l'utilisateur entraîne le déplacement de
la mâchoire mobile 13 vers sa position d'enclenchement. A l'inverse, en le soulevant,
l'organe d'actionnement commande le déplacement de la mâchoire mobile pour la faire
basculer de la position d'enclenchement vers la position de libération. Dans cet exemple,
lorsqu'il est complètement abaissé, l'organe d'actionnement 14 est conçu pour venir
en appui contre une face supérieure avant 116 de l'embase 11. Dans cette configuration,
la mâchoire mobile est dans sa position d'enclenchement.
[0033] Dans cet exemple, le dispositif de commande est conçu pour assurer un verrouillage
de la mâchoire mobile en position d'enclenchement. Ainsi, lorsque l'organe d'actionnement
est complètement relevé, la mâchoire mobile est dans sa position de libération. En
abaissant l'organe d'actionnement d'un angle déterminé, la mâchoire mobile est amenée
à sa position d'enclenchement. Puis, en poursuivant la rotation de l'organe d'actionnement
jusqu'à ce qu'il vienne en appui contre une face supérieure avant 116 de l'embase
11, la mâchoire mobile est verrouillée dans sa position d'enclenchement et ne peut
plus bouger longitudinalement, selon la direction X, sans une action sur l'organe
d'actionnement.
[0034] L'organe d'actionnement 14 définit un capot intégrant un évidement inférieur 141
prévu pour former avec la face supérieure avant 116 de l'embase 11 et une partie du
corps de la mâchoire mobile 13, un volume sensiblement fermé lorsque l'organe d'actionnement
14 repose sur la face supérieure avant 116 de l'embase 11. Ainsi, dans cette configuration,
l'organe d'actionnement 14 permet de protéger les éléments logés dans cette cavité
des intempéries extérieures comme la neige ou la glace. Les biellettes 15 sont agencées
pour venir se loger dans cette cavité lorsque l'organe d'actionnement 14 est abaissé,
c'est-à-dire, quand le dispositif de retenue est enclenché.
[0035] Selon un mode de réalisation de l'invention, le moyen de rappel 19 permettant de
rapprocher le talon de la chaussure vers le ski est un tampon élastique porté par
le corps de la mâchoire mobile 13. Le tampon élastique 19 est conçu pour venir en
appui contre une face avant de la semelle lorsque l'utilisateur soulève son talon.
Ce type de moyen de rappel est illustré dans le document
FR-A-2638974.
[0036] Selon l'invention, le dispositif de retenue comprend un élément d'arrêt longitudinal
16 mobile entre une position active, représentée aux figures 2, 6 et 8, pour laquelle
l'élément d'arrêt longitudinal est apte à coopérer avec des indexations complémentaires
232 solidaires de la planche de glisse afin d'immobiliser le dispositif de retenue
le long de la planche de glisse dans l'une de plusieurs positions prédéterminées,
et une position inactive, représentée aux figures 1 et 7, pour laquelle l'élément
d'arrêt longitudinal ne coopère pas avec les indexations complémentaires. Dans cet
exemple, l'élément d'arrêt longitudinal 16 est un poussoir inséré dans un logement
traversant 117 de la partie avant de l'embase 11 de sorte qu'une partie supérieure
de l'élément d'arrêt fasse saillie de la face supérieure 116 de l'embase 11 et qu'une
partie inférieure de l'élément d'arrêt fasse saillie de la face inférieure 111 de
l'embase 11. Par ailleurs, le logement est également conçu pour permettre le coulissement
du poussoir 16 selon une direction Y16 transversale à l'embase entre ses positions
active et inactive. Ainsi, l'élément d'arrêt longitudinal est mobile selon une direction
transversale au dispositif de retenue.
[0037] Dans sa partie supérieure, l'élément d'arrêt 16 comprend, d'un côté, une première
extension transversale 161 délimitée latéralement par une première surface d'actionnement
1611 inclinée par rapport à un plan vertical, avantageusement, d'un angle supérieur
à 25° et inférieur à 50°. Du côté opposé, l'élément d'arrêt comprend une deuxième
extension transversale 162 délimitée latéralement par une deuxième surface d'actionnement
1621 inclinée par rapport à un plan vertical, avantageusement, d'un angle supérieur
à 25° et inférieur à 50°. Ces surfaces d'actionnement sont agencées de sorte que lorsque
l'utilisateur appuie sur la première surface d'actionnement 1611, il entraîne la translation
de l'élément d'arrêt 16 selon une direction transversale Y16 pour le faire basculer
de sa position inactive vers sa position active. A l'inverse, lorsque l'utilisateur
appuie sur la deuxième surface d'actionnement 1621, il entraîne la translation de
l'élément d'arrêt 16 selon une direction transversale Y16, dans l'autre sens, pour
le faire basculer de sa position active vers sa position inactive. Chaque extension
transversale 161, 162 présente une surface inférieure 1612, 1622 destinée à se positionner
contre la face supérieure 116 de l'interface 11.
[0038] Chaque extension transversale 161, 162 comprend également un élément de positionnement
1613, 1623 ménagé respectivement sur la surface inférieure 1612, 1622 d'une extension
transversale 161, 162. Pour certaines positions transversales de l'élément d'arrêt
16, un élément de positionnement 1613, 1623 est apte à coopérer avec un élément de
positionnement complémentaire 118 ménagé sur la surface supérieure 116 de l'interface
11 de sorte à maintenir l'élément d'arrêt 16 dans cette position stable. Ainsi, lorsque
l'élément d'arrêt 16 dans sa position inactive, l'élément de positionnement 1613 de
la première extension transversale 161 coopère avec un premier élément de positionnement
complémentaire 118 de l'embase 11. Par ailleurs, lorsque l'élément d'arrêt 16 dans
sa position active, l'élément de positionnement 1623 de la deuxième extension transversale
162 coopère avec un deuxième élément de positionnement complémentaire 118 de l'embase
11. L'élément d'arrêt longitudinal comprend un élément de positionnement 1613, 1623
apte à coopérer avec un élément de positionnement complémentaire 118 du dispositif
de retenue de sorte à maintenir l'élément d'arrêt longitudinal 16 dans une position
stable parmi les positions active ou inactive. Dans cet exemple, un élément de positionnement
1613, 1623 est une bosse faisant saillie de la surface inférieure 1612, 1622 d'une
extension transversale 161, 162. Dans ce cas, un élément de positionnement complémentaire
118 est un creux ménagé sur la surface supérieure 116 de l'interface 11.
[0039] Dans sa partie supérieure, l'élément d'arrêt 16 comprend une extension inférieure
163 faisant saillie de la face inférieure 111 de l'embase 11 lorsque l'élément d'arrêt
est assemblé sur l'embase. Cette extension inférieure 163 comprend deux crans 1631
orientés selon une direction Y, transversale à l'embase lorsque l'élément d'arrêt
est assemblé sur l'embase. Les crans 1631 sont dimensionnés et agencés de sorte qu'ils
puissent coopérer avec les indexations complémentaires 232 de l'embase lorsque l'élément
d'arrêt est dans sa position active et de sorte qu'ils ne coopèrent plus avec les
indexations complémentaires 232 de l'embase lorsque l'élément d'arrêt est dans sa
position inactive. Dans ce dernier cas, l'extension inférieure 163 se positionne dans
la rainure longitudinale centrale 233. Ainsi, lorsqu'il est dans sa position inactive,
l'élément d'arrêt 16 peut se déplacer le long de l'interface 11, dans la rainure longitudinale
centrale 233. Par contre, lorsqu'il est dans sa position active, l'élément d'arrêt
16 est solidaire de l'interface 11 selon la direction longitudinale X du fait que
les crans 1631 sont en prise avec les indexations complémentaires 232 de l'embase.
L'élément d'arrêt 16 permet donc l'immobilisation du dispositif de retenue le long
de la planche de glisse dans l'une de plusieurs positions prédéterminées. Les positions
prédéterminées sont définies par la position des crantages / indexations complémentaires
232. Pour pouvoir basculer l'élément d'arrêt 16 de sa position inactive vers sa position
active, le dispositif de retenue 1 doit être positionné par rapport à l'interface
2 dans une de plusieurs positions longitudinales prédéterminées. Pour chacune de ces
positions longitudinales prédéterminées, un ergot 221 de l'interface 2 va coopérer
avec un orifice 114 de l'embase 11. Ces positions longitudinales sont ainsi des positions
indexées, relativement stables, permettant chacune, le basculement de l'élément d'arrêt
16 de sa position inactive vers sa position active. De plus, pour faciliter le réglage
de la position longitudinale du dispositif de retenue, l'embase peut comprendre un
ou plusieurs repères 119 destinés à coopérer respectivement avec une ou plusieurs
graduations 201 ménagées sur la surface supérieure 20 de l'interface, comme on le
voit sur les figures 1 à 5. Ainsi, l'utilisateur dispose d'un repère visuel permettant
de déterminer la position longitudinale exacte de l'embase par rapport à l'interface.
D'autres modes de réalisation de cet indicateur visuel peuvent être envisagés.
[0040] Dans cet exemple, l'élément d'arrêt 16 est dimensionné et positionné de sorte qu'il
se loge dans la cavité délimitée par l'organe d'actionnement 14 et la face supérieure
116 de l'embase, lorsque l'élément d'arrêt est en position active. Dans cette configuration,
l'organe d'actionnement 14 recouvre entièrement l'élément d'arrêt 16 ce qui permet
de le protéger des intempéries lorsque l'utilisateur skie.
[0041] Selon l'invention, le dispositif de retenue comprend également un moyen 18 de verrouillage
mobile entre une position de verrouillage, représentée à la figure 8, pour laquelle
le moyen de verrouillage est apte à coopérer avec l'élément d'arrêt 16 de sorte à
le maintenir dans sa configuration active et une position de déverrouillage, représentée
à la figure 7, pour laquelle le moyen de verrouillage mobile est dans une configuration
permettant le basculement de l'élément d'arrêt de sa position active vers sa position
inactive. Le moyen de verrouillage 18 comprend un élément d'interférence 142 qui est
apte à s'interférer avec une partie de l'élément d'arrêt 16 lorsqu'il se déplace de
sa position active vers sa position inactive. La course de l'élément d'arrêt pour
basculer d'une position active vers une position inactive est alors limitée de sorte
que l'élément d'arrêt permet toujours la solidarisation entre le dispositif de retenue
et l'interface selon sa direction longitudinale X. Lorsque le moyen de verrouillage
bascule en position de déverrouillage, l'élément d'interférence 142 s'escamote, libérant
alors la course de l'élément d'arrêt qui peut donc basculer en position inactive.
[0042] Selon le mode de réalisation de l'invention illustré, le moyen de verrouillage 18
est une partie 142 de l'organe d'actionnement 14. La position de verrouillage correspond
à la position de l'organe d'actionnement quand il est abaissé alors que la position
de déverrouillage correspond à la position de l'organe d'actionnement quand il est
relevé. L'élément d'interférence 142 est réalisé par une nervure interne faisant saillie
de la surface définissant l'évidement inférieur 141 de l'organe d'actionnement 14.
Lorsque le moyen d'actionnement est dans sa position de verrouillage et que l'élément
d'arrêt est dans sa position active, comme représenté à la figure 8, l'élément d'interférence
142 vient se positionner en vis-à-vis de la première surface d'actionnement 1611 de
l'élément d'arrêt, empêchant alors le mouvement de l'élément d'arrêt vers sa position
inactive.
[0043] Selon un mode de réalisation, le moyen de verrouillage 18 comprend un élément d'interférence
142 dimensionné et agencé de sorte qu'il soit apte à interagir avec l'élément d'arrêt
pour le faire basculer de sa position inactive vers sa position active lorsque le
moyen de verrouillage bascule de sa position de déverrouillage vers sa position de
verrouillage. L'interaction entre l'élément d'interférence 142 et l'élément d'arrêt
16 peut être réalisée par un contact direct. Dans cet exemple, la nervure interne
142 présente une surface complémentaire à la première surface d'actionnement 1611
apte à venir en contact avec une portion de la première surface d'actionnement 1611,
lors de l'abaissement de l'organe d'actionnement 14, lorsque l'élément d'arrêt 16
est en position inactive. Ainsi, lorsque l'utilisateur abaisse l'organe d'actionnement,
la nervure interne vient en en contact avec la première surface d'actionnement de
l'élément d'arrêt. Puis, en poursuivant la rotation de l'organe d'actionnement pour
amener la mâchoire mobile dans sa position d'enclenchement, du fait de la complémentarité
des surfaces inclinées, l'élément d'interférence 142 pousse l'élément d'arrêt pour
le faire basculer de sa position inactive vers sa position active. Grâce à cette construction,
le basculement de la mâchoire mobile vers sa position d'enclenchement entraîne simultanément
le verrouillage de l'élément d'arrêt et donc l'immobilisation longitudinale du dispositif
de retenue par rapport au ski. On obtient donc un verrouillage automatique en actionnant
le mécanisme de maintien 17 pour solidariser la chaussure avec le dispositif de retenue.
Ainsi, avec une seule manipulation, l'utilisateur peut à la fois solidariser sa chaussure
avec la fixation et verrouiller le réglage de la position longitudinale du dispositif
de retenue.
[0044] L'invention porte sur le fait que le moyen de verrouillage 18 est cinématiquement
lié à la mâchoire mobile 13 de sorte que, lorsque le moyen de verrouillage est dans
sa position de verrouillage, la mâchoire mobile est systématiquement dans sa position
d'enclenchement. Au sens de l'invention, une pièce est cinématiquement liée à la mâchoire
mobile 13 lorsqu'il y a une relation entre la position de la pièce et la position
de la mâchoire mobile. Ainsi, pour une position déterminée de la pièce, cette liaison
induit une position déterminée de la mâchoire. La pièce peut être directement fixée
sur la mâchoire mobile ou son corps. En conséquence, un mouvement de translation de
la mâchoire mobile entraîne la même translation de la pièce associée. Alternativement,
la pièce peut être montée mobile par rapport à la mâchoire mobile ou son corps. Dans
ce cas, un mouvement de translation de la mâchoire mobile entraîne un mouvement de
la pièce associée. Par exemple, ce peut être une rotation de la pièce par rapport
au corps de la mâchoire mobile, grâce aux biellettes, comme dans le mode de réalisation
de l'invention illustré.
[0045] Dans cet exemple, le moyen de verrouillage 18 est une partie 142 de l'organe d'actionnement
14 du mécanisme de maintien 17 et donc, par construction, directement lié à la cinématique
de la mâchoire mobile. Dans une variante, le moyen de verrouillage peut être une autre
pièce du mécanisme de maintien 17. Ce peut être, par exemple, un élément porté par
le corps de la mâchoire mobile. Grâce à l'invention, quand la chaussure est en prise
avec le dispositif de retenue, l'utilisateur est assuré que le dispositif de retenue
est bloqué longitudinalement sur le ski.
[0046] Selon un mode de réalisation de l'invention, le dispositif de retenue est directement
fixé sur la planche de glisse, sans une pièce d'interface distincte. Dans ce cas,
la face supérieure du ski intègre les éléments permettant l'assemblage du dispositif
de retenue sur le ski.
[0047] On peut envisager d'autres modes de réalisation de l'invention du mécanisme de maintien
en position d'un élément d'accrochage appartenant à la chaussure. Par exemple, la
mâchoire mobile peut être positionnée en arrière sur le dispositif de retenue par
rapport à la mâchoire fixe. Le mécanisme de maintien peut ne pas avoir de mâchoire
fixe. Par exemple, la mâchoire mobile peut être réalisée par deux pointes mobiles
transversalement, disposées symétriquement par rapport au plan médian longitudinal
du ski, chaque pointe étant apte à coopérer avec un logement ménagé sur un bord latéral
de l'avant de la semelle de la chaussure. Une telle construction est illustrée, par
exemple, dans le document
EP-A-0199098. De même, on peut envisager d'autres solutions d'organe d'actionnement. Ce peut être
un bouton rotatif ou un poussoir.
[0048] Par ailleurs, on peut également envisager d'autres constructions d'élément d'arrêt
longitudinal. Par exemple, l'élément d'arrêt peut coopérer avec des indexations complémentaires
selon une direction Z, normale à la surface supérieure de l'interface. L'élément d'arrêt
peut être couplé avec un moyen élastique de sorte à le maintenir dans une position
stable, par exemple, sa position active.
[0049] Comme nous avons vu précédemment, le dispositif de retenu comprend un moyen de maintien
permettant de maintenir l'élément d'arrêt longitudinal dans une position active stable,
indépendamment de la position du moyen de verrouillage. Ce moyen de maintien peut
être un moyen élastique comme cela vient d'être évoqué. Alternativement, comme illustré
sur la figure 8, le moyen de maintien comprend un élément de positionnement (1623)
de l'élément d'arrêt longitudinal et un élément de positionnement complémentaire (118)
du dispositif de retenue, aptes à coopérer ensemble. Plus généralement, le moyen de
maintien comprend un élément de positionnement de l'élément d'arrêt longitudinal et
un élément de positionnement complémentaire solidaire de l'engin, aptes à coopérer
ensemble. Selon un autre mode de réalisation de l'invention non illustré, l'élément
de positionnement complémentaire est solidaire des indexations complémentaires (232)
coopérant avec l'élément d'arrêt longitudinal. D'autres moyens de maintien de l'élément
d'arrêt longitudinal dans une position active stable peuvent être envisagés.
[0050] Comme il apparait clairement dans le mode de réalisation de l'invention décrit, le
dispositif est conçu de sorte que l'élément d'arrêt longitudinal est apte à conserver
une position active stable lorsque la mâchoire mobile est dans sa position de libération.
[0051] L'invention n'est pas limitée à ces modes de réalisation. Il est possible de combiner
ces modes de réalisation.
[0052] L'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation précédemment décrits mais
s'étend à tous les modes de réalisation couverts par les revendications annexées.
Nomenclature
[0053]
- 1- Dispositif de retenue
11- Embase
111- Face inférieure
112- Rainure latérale interne
113- Nervure de guidage
114- Orifice
115- Arête de guidage
116- Face supérieure
117- Logement traversant
118- Elément de positionnement complémentaire
119- Repère
12- Mâchoire fixe
13- Mâchoire mobile
14- Organe d'actionnement
141- Evidement inférieure
142- Elément d'interférence
15- Biellette
16- Elément d'arrêt longitudinal
161- Première extension transversale
1611- Surface d'actionnement
1612- Surface inférieure
1613- Elément de positionnement
162- Deuxième extension transversale
1621- Surface d'actionnement
1622- Surface inférieure
1623- Elément de positionnement
163- Extension inférieure
1631- Cran
17- Mécanisme de maintien
18- Moyen de verrouillage
19- Moyen de rappel
- 2- Interface
20- Face supérieure
201- Graduation
21- Partie centrale
211- Rainure de guidage
212- Logement
22- Aile latérale
221- Ergot
222- Poutre
23- Insert
231- Rainure de guidage
232- Indexation complémentaire
233- Rainure centrale
- 3- Planche de glisse
31- Surface de glisse
32- Surface supérieure
- 4- Engin de glisse
- 5- Chaussure
51- Elément d'accrochage
52- Semelle
53- Rainure
1. Dispositif de retenue (1) d'une chaussure (5) sur une planche de glisse (3), le dispositif
de retenue comprenant :
- un mécanisme (17) de maintien en position d'un élément d'accrochage (51) appartenant
à la chaussure, le mécanisme de maintien comprenant une mâchoire mobile (13) entre
une position d'enclenchement pour laquelle la mâchoire mobile est apte à coopérer
avec l'élément d'accrochage de sorte à permettre la solidarisation de l'élément d'accrochage
avec le dispositif de retenue tout en permettant la rotation de la chaussure autour
d'un axe transversal (Y1) au dispositif de retenue, et une position de libération
pour laquelle la mâchoire mobile est dans une configuration permettant la désolidarisation
de l'élément d'accrochage avec le dispositif de retenue, et un organe d'actionnement
(14) commandant un déplacement de la mâchoire mobile pour la faire basculer de la
position d'enclenchement vers la position de libération,
- un élément d'arrêt longitudinal (16) mobile entre une position active pour laquelle
l'élément d'arrêt longitudinal est apte à coopérer avec des indexations complémentaires
(232) solidaires de la planche de glisse afin d'immobiliser le dispositif de retenue
le long de la planche de glisse dans l'une de plusieurs positions prédéterminées,
et une position inactive pour laquelle l'élément d'arrêt longitudinal ne coopère pas
avec les indexations complémentaires,
- un moyen (18) de verrouillage mobile entre une position de verrouillage pour laquelle
le moyen de verrouillage est apte à coopérer avec l'élément d'arrêt de sorte à le
maintenir dans sa configuration active et une position de déverrouillage pour laquelle
le moyen de verrouillage mobile est dans une configuration permettant le basculement
de l'élément d'arrêt de sa position active vers sa position inactive, le moyen de
verrouillage étant cinématiquement lié à la mâchoire mobile de sorte que, lorsque
le moyen de verrouillage est dans sa position de verrouillage, la mâchoire mobile
est systématiquement dans sa position d'enclenchement,
caractérisé en ce qu'il comprend un moyen de maintien permettant de maintenir l'élément d'arrêt longitudinal
dans une position active stable, indépendamment de la position du moyen de verrouillage.
2. Dispositif de retenue (1) selon la revendication 1, caractérisé en ce que le moyen de verrouillage (18) est une partie (142) de l'organe d'actionnement (14).
3. Dispositif de retenue (1) selon la revendication 1, caractérisé en ce que le moyen de verrouillage (18) est directement solidaire de la mâchoire mobile (13)
ou de son corps.
4. Dispositif de retenue (1) selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'organe d'actionnement (14) recouvre entièrement l'élément d'arrêt longitudinal
lorsque l'élément d'arrêt longitudinal est en position active et que l'organe d'actionnement
a amené la mâchoire mobile dans sa position d'enclenchement.
5. Dispositif de retenue (1) selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le moyen de verrouillage comprend un élément d'interférence (142) dimensionné et
agencé de sorte qu'il soit apte à interagir avec l'élément d'arrêt longitudinal pour
le faire basculer de sa position inactive vers sa position active lorsque le moyen
de verrouillage bascule de sa position de déverrouillage vers sa position de verrouillage.
6. Dispositif de retenue (1) selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'élément d'arrêt longitudinal est mobile selon une direction transversale (Y) au
dispositif de retenue.
7. Dispositif de retenue (1) selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'élément d'arrêt longitudinal comprend un élément de positionnement (1623) apte
à coopérer avec un élément de positionnement complémentaire (118) du dispositif de
retenue de sorte à maintenir l'élément d'arrêt longitudinal dans la position active
stable.
8. Dispositif de retenue (1) selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'élément d'arrêt longitudinal comprend un élément de positionnement (1613) apte
à coopérer avec un élément de positionnement complémentaire (118) du dispositif de
retenue de sorte à maintenir l'élément d'arrêt longitudinal dans la position inactive
stable.
9. Dispositif de retenue (1) selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'élément d'arrêt longitudinal comprend une deuxième surface d'actionnement (1621)
agencé de sorte que lorsque l'utilisateur appuie sur la deuxième surface d'actionnement,
il fait basculer l'élément d'arrêt de sa position active vers sa position inactive.
10. Dispositif de retenue (1) selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le mécanisme de maintien en position de l'élément d'accrochage comprend une mâchoire
fixe (12) disposée de sorte que l'élément d'accrochage est positionné entre la mâchoire
mobile et la mâchoire fixe lorsque la chaussure est en prise avec le dispositif de
retenue.
11. Dispositif de retenue (1) selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend au moins une arête de guidage (115) apte à coopérer avec une rainure (53)
ménagée sur la semelle (52) de la chaussure de sorte à limiter le déplacement transversal
de la semelle lorsque la semelle se rapproche de la planche de glisse.
12. Engin de glisse (4) comprenant une planche de glisse et un dispositif de retenue selon
l'une des revendications précédentes.
13. Engin de glisse (4) selon la revendication précédente, caractérisé en ce qu'il comprend une interface (2) disposée entre la planche de glisse et le dispositif
de retenue, l'interface portant les indexations complémentaires.
14. Engin de glisse (4) selon la revendication précédente, caractérisé en ce que les indexations complémentaires sont ménagées sur un insert (23) monté amovible sur
l'interface.
15. Engin de glisse (4) selon l'une des revendications 12 à 14, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens d'indexation mécanique et/ou visuel permettant de positionner
le dispositif de retenue (1) dans une ou plusieurs positions longitudinales prédéterminées,
relativement stables.
1. Vorrichtung (1) zum Festhalten eines Schuhs (5) auf einem Gleitbrett (3), die Festhaltevorrichtung
umfassend:
- einen Mechanismus (17) zum Halten eines Befestigungselements (51) in einer Position,
das zu dem Schuh gehört, der Haltemechanismus umfassend eine Backe (13), die zwischen
einer Einrastposition, bei der die bewegbare Backe geeignet ist, um mit dem Befestigungselement
zusammenzuwirken, um die feste Verbindung des Befestigungselements mit der Festhaltevorrichtung
zu ermöglichen, während die Drehung des Schuhs um eine Querachse (Y1) zu der Festhaltevorrichtung
herum ermöglicht ist, und einer Freigabeposition bewegbar ist, bei der die bewegbare
Backe in einer Konfiguration ist, die die Entkopplung des Befestigungselements mit
der Festhaltevorrichtung ermöglicht, und ein Betätigungsorgan (14), das eine Verschiebung
der bewegbaren Backe zum Kippen von der Einrastposition in Richtung der Freigabeposition
steuert,
- ein Längsanschlagelement (16), das zwischen einer aktiven Position, bei der das
Längsanschlagelement geeignet ist, um mit komplementären Indexierungen (232) zusammenzuwirken,
die mit dem Gleitbrett fest verbunden sind, um die Festhaltevorrichtung entlang des
Gleitbretts in der einen von mehreren zuvor bestimmten Positionen zu blockieren, und
einer inaktiven Position bewegbar ist, bei der das Längsanschlagelement nicht mit
den komplementären Indexierungen zusammenwirkt,
- Verriegelungsmittel (18), das zwischen einer Verriegelungsposition, bei der das
Verriegelungsmittel geeignet ist, um mit dem Anschlagelement zusammenzuwirken, um
es in seiner aktiven Konfiguration zu halten, und einer Entriegelungsposition bewegbar
ist, bei der das bewegbare Verriegelungsmittel in einer Konfiguration ist, die das
Kippen des Anschlagelements von seiner aktiven Position in Richtung seiner inaktiven
Position ermöglicht, wobei das Verriegelungsmittel so kinematisch an die bewegbare
Backe gebunden ist, dass, wenn das Verriegelungsmittel in seiner Verriegelungsposition
ist, die bewegbare Backe stets in ihrer Einrastposition ist.
dadurch gekennzeichnet, dass sie ein Haltemittel umfasst, das das Halten des Längsanschlagelements in einer stabilen
aktiven Position unabhängig von der Position des Verriegelungsmittels ermöglicht.
2. Festhaltevorrichtung (1) nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass das Verriegelungsmittel (18) ein Teil (142) des Betätigungsorgans (14) ist.
3. Festhaltevorrichtung (1) nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass das Verriegelungsmittel (18) mit der bewegbaren Backe (13) oder seinem Körper direkt
fest verbunden ist.
4. Festhaltevorrichtung (1) nach einem der vorstehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass das Betätigungsorgan (14) das Längsanschlagelement vollständig bedeckt, wenn das
Längsanschlagelement in der aktiven Position ist und das Betätigungsorgan die bewegbare
Backe in ihre Einrastposition geleitet hat.
5. Festhaltevorrichtung (1) nach einem der vorstehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass das Verriegelungsmittel ein Interferenzelement (142) umfasst, das so bemessen und
angeordnet ist, dass es geeignet ist, um mit dem Längsanschlagelement zum Kippen von
seiner inaktiven Position in Richtung seiner aktiven Position zu interagieren, wenn
das Verriegelungsmittel von seiner Entriegelungsposition in Richtung seiner Verriegelungsposition
kippt.
6. Festhaltevorrichtung (1) nach einem der vorstehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass das Längsanschlagelement gemäß einer Querrichtung (Y) zu der Festhaltevorrichtung
bewegbar ist.
7. Festhaltevorrichtung (1) nach einem der vorstehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass das Längsanschlagelement ein Positionierungselement (1623) umfasst, das geeignet
ist, um mit einem komplementären Positionierungselement (118) der Festhaltevorrichtung
zusammenzuwirken, um das Längsanschlagelement in der stabilen aktiven Position zu
halten.
8. Festhaltevorrichtung (1) nach einem der vorstehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass das Längsanschlagelement ein Positionierungselement (1613) umfasst, das geeignet
ist, um mit einem komplementären Positionierungselement (118) der Festhaltevorrichtung
zusammenzuwirken, um das Längsanschlagelement in der stabilen aktiven Position zu
halten.
9. Festhaltevorrichtung (1) nach einem der vorstehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass das Längsanschlagelement eine zweite Betätigungsoberfläche (1621) umfasst, die so
angeordnet ist, dass, wenn der Benutzer auf die zweite Betätigungsoberfläche drückt,
das Anschlagelement von seiner aktiven Position in Richtung seiner inaktiven Position
gekippt wird.
10. Festhaltevorrichtung (1) nach einem der vorstehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass der Mechanismus zum Halten des Befestigungselements in der Position eine fixe Backe
(12) umfasst, die so eingerichtet ist, dass das Befestigungselement zwischen der bewegbaren
Backe und der fixen Backe positioniert ist, wenn der Schuh mit der Festhaltevorrichtung
in Eingriff steht.
11. Festhaltevorrichtung (1) nach einem der vorstehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass sie mindestens eine Führungskante (115) umfasst, die geeignet ist, um mit einer Nute
(53) zusammenzuwirken, die auf der Sohle (52) des Schuhs vorgesehen ist, um die Querverschiebung
der Sohle zu beschränken, wenn sich die Sohle dem Gleitbrett nähert.
12. Gleitgerät (4), umfassend ein Gleitbrett und eine Festhaltevorrichtung nach einem
der vorstehenden Ansprüche.
13. Gleitgerät (4) nach dem vorstehenden Anspruch,
dadurch gekennzeichnet, dass es eine Grenzfläche (2) umfasst, die zwischen dem Gleitbrett und der Festhaltevorrichtung
eingerichtet ist, wobei die Grenzfläche komplementäre Indexierungen trägt.
14. Gleitgerät (4) nach dem vorstehenden Anspruch,
dadurch gekennzeichnet, dass die komplementären Indexierungen auf einem Einsatz (23) vorgesehen sind, der auf
der Grenzfläche ablösbar montiert ist.
15. Gleitgerät (4) nach einem der Ansprüche 12 bis 14,
dadurch gekennzeichnet, dass es mechanische und/oder visuelle Indexierungsmittel umfasst, die es ermöglichen,
die Festhaltevorrichtung (1) in einer oder mehreren zuvor bestimmten, relativ stabilen
Längspositionen zu positionieren.
1. Device (1) for retaining a boot (5) on a sliding board (3), the retaining device comprising:
- a mechanism (17) for holding an attachment element (51) belonging to the boot in
position, the holding mechanism comprising a jaw (13) which is movable between an
engagement position, in which the movable jaw is capable of cooperating with the attachment
element so as to allow the attachment element to be secured to the retaining device
while allowing the boot to rotate about an axis (Y1) transverse to the retaining device,
and a release position, in which the movable jaw is in a configuration which allows
the attachment element to be detached from the retaining device, and the holding mechanism
comprising an actuating member (14) which controls a movement of the movable jaw in
order to cause it to switch from the engagement position into the release position,
- a longitudinal stop element (16) which is movable between an active position, in
which the longitudinal stop element is capable of cooperating with complementary indexing
means (232) which are secured to the sliding board in order to immobilize the retaining
device along the sliding board in one of a plurality of predetermined positions, and
an inactive position, in which the longitudinal stop element does not cooperate with
the complementary indexing means,
- a locking means (18) which is movable between a locked position, in which the locking
means is capable of cooperating with the stop element so as to hold it in its active
configuration, and an unlocked position, in which the movable locking means is in
a configuration which allows the stop element to be switched from its active position
into its inactive position, the locking means being kinematically connected to the
movable jaw such that, when the locking means is in its locked position, the movable
jaw is systematically in its engagement position,
characterized in that it comprises a holding means which allows the longitudinal stop element to be held
in a stable active position, independently of the position of the locking means.
2. Retaining device (1) according to claim 1, characterized in that the locking means (18) is a part (142) of the actuating member (14).
3. Retaining device (1) according to claim 1, characterized in that the locking means (18) is directly attached to the movable jaw (13) or its body.
4. Retaining device (1) according to any of the preceding claims, characterized in that the actuating member (14) entirely covers the longitudinal stop element when the
longitudinal stop element is in the active position and the actuating member has brought
the movable jaw into its engagement position.
5. Retaining device (1) according to any of the preceding claims, characterized in that the locking means comprises an interference element (142) which is sized and arranged
such that it is capable of interacting with the longitudinal stop element in order
to cause it to switch from its inactive position into its active position when the
locking means switches from its unlocked position into its locked position.
6. Retaining device (1) according to any of the preceding claims, characterized in that the longitudinal stop element is movable in a direction (Y) transverse to the retaining
device.
7. Retaining device (1) according to any of the preceding claims, characterized in that the longitudinal stop element comprises a positioning element (1623) which is capable
of cooperating with a complementary positioning element (118) of the retaining device
so as to hold the longitudinal stop element in the stable active position.
8. Retaining device (1) according to any of the preceding claims, characterized in that the longitudinal stop element comprises a positioning element (1613) which is capable
of cooperating with a complementary positioning element (118) of the retaining device
so as to hold the longitudinal stop element in the stable inactive position.
9. Retaining device (1) according to any of the preceding claims, characterized in that the longitudinal stop element comprises a second actuating surface (1621) which is
arranged such that, when the user presses on the second actuating surface, the stop
element is switched from its active position into its inactive position.
10. Retaining device (1) according to any of the preceding claims, characterized in that the mechanism for holding the attachment element in position comprises a fixed jaw
(12) which is disposed such that the attachment element is positioned between the
movable jaw and the fixed jaw when the boot is engaged with the retaining device.
11. Retaining device (1) according to any of the preceding claims, characterized in that it comprises at least one guide edge (115) which is capable of cooperating with a
groove (53) formed on the sole (52) of the boot so as to limit the transverse movement
of the sole when the sole moves closer to the sliding board.
12. Sliding equipment (4) comprising a sliding board and a retaining device according
to any of the preceding claims.
13. Sliding equipment (4) according to the preceding claim, characterized in that it comprises an interface (2) which is disposed between the sliding board and the
retaining device, the interface carrying the complementary indexing means.
14. Sliding equipment (4) according to the preceding claim, characterized in that the complementary indexing means are provided on an insert (23) which is detachably
mounted on the interface.
15. Sliding equipment (4) according to any of claims 12 to 14, characterized in that it comprises mechanical and/or visual indexing means which allow the retaining device
(1) to be positioned in one or more predetermined, relatively stable longitudinal
positions.