[0001] L'invention concerne le domaine de l'affinage de fibres végétales par explosion de
vapeur.
[0002] Les documents
GB 388 561 A et
CN 204 803 675 U divulguent chacun un système industriel et un procédé d'affinage de fibres végétales
par explosion de vapeur selon l'état de la technique.
[0003] L'affinage de fibres dites industrielles ou techniques a pour but de séparer et d'individualiser
les fibres qui composent une tige de plante, notamment de chanvre. Les fibres issues
de plantes cultivées dans un but industriel sont en général utilisées pour des applications
agroalimentaires, cosmétiques, structurales ou d'isolation pour le bâtiment, de charge
dans des matériaux composites et dans l'industrie textile.
[0004] L'affinage est réalisé de façon connue par un traitement chimique en milieu basique
afin de dégrader les composants non cellulosiques, notamment les pectines et la lignine
qui forme une colle naturelle. L'affinage chimique provoque une dégradation de la
fibre cellulosique, notamment par raccourcissement, se traduit par une baisse des
propriétés mécaniques et présente des inconvénients environnementaux.
[0005] L'affinage par explosion à la vapeur a été décrit sous deux formes, une forme en
traitement lot par lot et une autre forme en continu avec une vis dans laquelle est
injectée de la vapeur d'eau. Dans un traitement de la biomasse en vue d'obtenir des
biocarburants, les deux formes ont été utilisées.
[0006] Toutefois l'obtention de fibres pose d'autres difficultés. Le transfert de fibres
longues ou semi-longues par une vanne ou par une vis provoque des colmatages et des
blocages qui font chuter la productivité de la machine et nécessitent une interruption
de production et une intervention humaine. Ont également été décrites des machines
de laboratoire sollicitant fortement la main-d'oeuvre et inaptes à la production industrielle
même après une mise à l'échelle.
[0007] L'invention vient améliorer la situation.
[0008] La Demanderesse a mis au point un système et un procédé complet, fiable et automatisable
d'affinage de fibres végétales par explosion à la vapeur.
[0009] L'invention propose un système industriel d'affinage de fibres végétales par explosion
de vapeur, selon la revendication 1.
[0010] Le système est adapté au traitement en masse de fibres. Le débit peut-être de l'ordre
de 12 tonnes par jour avec un risque de colmatage ou de blocage très faible.
[0011] Dans un mode de réalisation, le chargeur comprend un bras robotisé apte à charger
au moins la préchambre avec une ou plusieurs javelles à la fois. Préférablement, le
chargeur est conçu pour charger une seule javelle à la fois. Le bras robotisé peut-être
à déplacement sur plus de deux axes. Le chargeur est apte à charger à la demande plusieurs
préchambres.
[0012] Dans un mode de réalisation, une goulotte entonnoir est installée au-dessus de la
vanne amont.
[0013] Dans un mode de réalisation, le système comprend une pluralité de préchambres, équipées
des vannes amont et aval, disposées au-dessus dudit éclateur pour alimenter ledit
éclateur. Chaque préchambre est conçue pour la mise en pression des tiges fibreuses.
[0014] Dans un mode de réalisation, ledit panier est égoutteur. La perméabilité du panier
permet au liquide de s'écouler tant que les fibres sont dans ledit panier.
[0015] Dans un mode de réalisation, le système comprend un barillet rotatif pourvu au moins
de la chambre de réception, de la chambre d'essorage, et d'une chambre de déchargement.
L'étape d'essorage de la fibre est réalisée dans le panier de réception. Le barillet
offre un encombrement réduit et peut-être entraîné de manière compacte et simple.
[0016] Dans un mode de réalisation, le système comprend une ouvreuse de balles de plante
fibreuse et un conditionneur de plante fibreuse en javelles de densité inférieure
aux balles. Les javelles sont de dimensions adaptées à la préchambre et aux vannes.
La préchambre peut être prévue pour deux javelles superposées.
[0017] Dans un mode de réalisation, le récupérateur de liquides comprend un circuit de recirculation
et un réservoir de décantation. Les boues peuvent être soutirées du réservoir de décantation
à intervalles réguliers.
[0018] Dans un mode de réalisation, la chambre d'essorage comprend un entraînement du panier
en rotation. Le panier peut être mis en rotation autour de son axe vertical provoquant
une séparation accrue des liquides et des fibres.
[0019] Dans un mode de réalisation, le système comprend un sécheur en aval de la chambre
d'essorage, une carde et un sécheur supplémentaire. La carde peut être alimentée en
fibres présentant un taux d'humidité choisi. Le rendement matière du cardage est accru
et peut dépasser 80 %, préférablement 85 %.
[0020] L'invention propose également un procédé industriel d'affinage de fibres végétales
par explosion de vapeur, selon la revendication 10.
[0021] Dans un mode de réalisation, le procédé comprend des étapes préalables d'ouverture
de balle de plante fibreuse, puis de mise en javelle. Les plantes fibreuses ou tiges
fibreuses sont ainsi disposées par groupes de volume et de densité choisis.
[0022] Dans un mode de réalisation, le procédé comprend des étapes postérieures de séchage,
préférablement pour amener le taux d'humidité entre 15 et 40%, de cardage et de séchage.
Le cardage est optimisé.
[0023] Dans un mode de réalisation, le procédé comprend les étapes de récupération énergétique
des effluents.
[0024] Dans un mode de réalisation, la plante fibreuse est du chanvre, éventuellement du
lin, de l'ortie, la ramie, le kénaf, le miscanthus, la jute, l'agave et le sisal.
[0025] Dans un mode de réalisation, les fibres présentent une longueur comprise entre 15
et 30 mm.
[0026] Dans un mode de réalisation, la plante fibreuse est traitée à la vapeur d'eau saturée
à une température d'au moins 130°C, préférablement au moins 160°C.
[0027] Dans un mode de réalisation, la plante fibreuse est traitée à la vapeur d'eau saturée
en deux paliers, l'un à une température d'au moins 130°C, l'autre à une température
d'au moins 180°C.
[0028] Dans un mode de réalisation, la plante fibreuse est traitée à la vapeur d'eau saturée
en deux paliers, l'un à une température comprise entre 130°C et 160°C, l'autre à une
température comprise entre 180°C et 230°C, préférablement entre 200 et 220°C.
[0029] Dans un mode de réalisation, le premier palier est de durée comprise entre 3 et 6
mn et le deuxième palier de durée comprise entre 4 et 8 mn.
[0030] Dans un mode de réalisation, la pression est comprise entre 2.10
5 et 23.10
5 Pa.
[0031] Dans un mode de réalisation, les fibres présentent un taux de xylose inférieur à
4%, préférablement inférieur à 2%.
[0032] Dans un mode de réalisation, les fibres présentent un taux de pectine inférieur à
1%, préférablement inférieur à 0,9%.
[0033] Dans un mode de réalisation, les fibres présentent un taux de lignine inférieur à
1% préférablement inférieur à 0,9%.
[0034] En pratique, les plantes à fibres longues, en général les tiges de plantes, sont
réceptionnées sous la forme de balles à haute densité. Les balles sont déliées et
ouvertes mécaniquement. Les tiges de plantes à fibres longues sont mises en bottes
ou javelles de forme cylindrique maintenue par un lien, par exemple une ficelle de
la même fibre. Un stockage intermédiaire peut être prévu permettant une continuité
de production et une homogénéisation de l'humidité.
[0035] Un bras robotisé charge les javelles dans une préchambre muni d'une vanne supérieure
et d'une vanne inférieure. Lesdites vannes supérieure et inférieure présentent un
diamètre au moins égal au diamètre de la préchambre. La préchambre peut-être en forme
de cylindre de révolution. Plusieurs préchambres peuvent être associées à un corps
de réacteur unique, également dénommé éclateur. Les vannes supérieure et inférieure
de la préchambre, en production, sont fermées toutes deux ou l'une ouverte et l'autre
fermée.
[0036] Pour l'introduction de javelles, la vanne supérieure est ouverte et la vanne inférieure
est fermée. La préchambre peut contenir une ou plusieurs javelles. Puis la vanne supérieure
est fermée. La préchambre est mise sous pression. La vanne inférieure débouchant dans
l'éclateur peut alors être ouverte, provoquant une chute brutale de pression jusqu'à
la pression atmosphérique et l'explosion des tiges fibreuses en fibres. De l'explosion
des fibres résulte également des poussières et des déchets.
[0037] L'éclateur se présente sous la forme d'une trémie. L'éclateur peut comprendre une
portion cylindrique de révolution et une portion de tronconique disposé sous la portion
cylindrique de révolution. L'éclateur est ouvert en extrémité inférieure. L'éclateur
débouche en extrémité inférieure sur un barillet. L'éclateur comprend une laverie,
par exemple sous la forme d'une rampe de lavage. Le lavage permet d'une part de nettoyer
les tiges de poussières ou d'impuretés non souhaitables, par exemple issues de l'éclatement
de la tige, et d'autre part d'entraîner les fibres vers le bas. Le lavage est effectué
sous pression.
[0038] Le barillet comprend plusieurs chambres mobiles, une première chambre disposée sous
l'éclateur, tandis qu'une deuxième chambre est en position d'essorage et une troisième
chambre en position de déchargement. Un panier est disposé dans chaque chambre. Le
panier dans la première chambre recueille les fibres sous l'éclateur. Une phase liquide
s'évacue sous le panier. La charge organique peut être valorisée après traitement.
Le panier dans la deuxième chambre maintient les fibres lors de l'essorage. L'essorage
peut avoir lieu par centrifugation. Le panier dans la troisième chambre est retiré
de ladite troisième chambre.
[0039] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront mieux à la lecture
de la description qui suit, d'exemples donnés à titre illustratif et non limitatif,
tirés des dessins sur lesquels :
- la figure 1 est un diagramme d'étapes de procédé ;
- la figure 2 est une vue générale du système, partie amont ;
- la figure 3 est une vue générale du système, partie aval, selon un mode de réalisation
;
- la figure 4 est une vue générale du système, partie aval, selon un autre mode de réalisation
;
- les figures 5a et 5b sont des diagrammes de longueur de fibres selon deux modes de
réalisation.
[0040] Les dessins et la description ci-après contiennent, pour l'essentiel, des éléments
de caractère certain. Ils pourront donc non seulement servir à mieux faire comprendre
la présente invention, mais aussi contribuer à sa définition, le cas échéant.
[0041] Les tiges fibreuses peuvent être issues de chanvre, de lin, d'ortie, de ramie, de
kénaf, de miscanthus, de jute, d'agave et de sisal.
[0042] À l'étape n°1, voir figure 1, des balles de tiges fibreuses issues de plantes à fibres
longues, par exemple de chanvre, sont ouvertes. Les balles sont issues d'un stockage
permettant une régularisation de la production et une homogénéisation du taux d'humidité.
[0043] À l'étape n°2, les tiges fibreuses sont conditionnées en javelles cylindriques de
révolution. La forme cylindrique de révolution permet d'introduire facilement les
javelles dans des tubes et optimise le chargement de zones tubulaires. À l'étape n°3,
les javelles sont transportées par un convoyeur. Cette étape est optionnelle en fonction
de la disposition des machines. Des machines montées à proximité immédiate permettent
de se passer de convoyeur dédié.
[0044] À l'étape n°4, les javelles saisies par une pince sont présentées dans une goulotte
d'entrée. La pince peut être portée par un bras robotisé. À l'étape n°5, une javelle
disposée dans la goulotte est introduite dans une préchambre par ouverture d'une vanne
d'entrée tandis qu'une vanne de sortie est fermée.
[0045] À l'étape n°6 la vanne d'introduction dans la préchambre est refermée, la vanne de
sortie restant fermée. À l'étape n°7, la préchambre est mise sous pression, par exemple
à une pression comprise entre 2.10
5 Pa et 23.10
5 Pa.
[0046] À l'étape n°8, la vanne de sortie est ouverte. La pression dans la préchambre chute
en moins de 500 ms à la pression atmosphérique. La tige fibreuse éclate en fibres.
La pectine et la lignine se retrouvent en solution. Les fibres descendent par gravité
dans l'éclateur lequel comprend une cuve. À l'étape n°9, la vanne de sortie de préchambre
est refermée après la descente de la javelle dans l'éclateur. Les étapes précédentes
peuvent alors être répétées alors que les étapes suivantes se déroulent. Plus précisément,
l'étape n°5 peut être répétée dès la fin de l'étape n°9. Les étapes n°5 à 9 peuvent
être exécutées en parallèle dans plusieurs préchambres alimentant un éclateur unique.
Ladite exécution en parallèle peut être légèrement décalée temporellement de manière
à ce que les ouvertures des vannes de sortie soient décalées d'au moins quelques secondes.
[0047] À l'étape n°10, le lavage de l'éclateur permet d'entraîner les fibres vers le bas.
L'éclateur peut contenir les fibres correspondant à plusieurs javelles. À l'étape
n°11, les fibres passent du bas de l'éclateur vers un panier. Un égouttage se produit.
Les liquides sont récupérés dans une cuve formant le décanteur.
[0048] À l'étape n°12, le panier contenant les fibres égouttées passe dans une station d'essorage.
L'essorage peut être effectué par centrifugation, notamment par mise en rotation du
panier. L'étape n°12 peut comprendre une première sous-étape d'essorage suivi par
une deuxième sous-étape étape d'essorage, notamment dans une machine plus grande vitesse.
L'essorage en deux fois séparées par un temps de repos permet un essorage plus efficace.
L'étape n°12 peut également comprendre un transfert du panier chargé de fibres d'une
machine à une autre.
[0049] À l'étape n°13, le panier contenant les fibres essorées passe dans une station de
déchargement. Le panier est alors vidé des fibres qu'il contient, par renversement
dudit panier ou encore par soufflage ou par poussée des fibres. À l'étape n°14, le
panier retourne sous l'éclateur pour être chargé à nouveau de fibres, cf étape n°11.
[0050] À l'étape n°15, les fibres sont séchées en les amenant à un taux d'humidité compris
entre 15 et 40 %. À l'étape n°16, les fibres sont cardées. Le cardage consiste à peigner
les fibres. À l'étape n°17, un séchage final des fibres est mené. À l'étape n°18,
les fibres séchées sont conditionnées, par exemple en bottes.
[0051] Comme on peut le voir sur les figures 2 à 4, l'installation de traitement de tiges
fibreuses est destinée à la production de fibres à usage industriel. L'installation
comprend une zone d'approvisionnement 20 en tiges fibreuses située en amont d'un réacteur
21, le réacteur 21 et une zone de traitement 22 des fibres située en aval du réacteur.
Des opérateurs ont été représentés pour montrer l'échelle de l'installation, sans
que cela indique une opération manuelle.
[0052] Plus précisément, l'installation comprend une halle 30 de réception et de stockage
de matières brutes, ici de tiges fibreuses. Les tiges fibreuses sont réceptionnées
sous la forme de balles carrées ou parallélépipédiques 23. En aval de la halle 30,
est prévue une ouvreuse 31 de balles de tiges fibreuses. L'ouvreuse 31 sectionne les
liens de la balle et étale les tiges fibreuses pour en diminuer la densité.
[0053] En aval de l'ouvreuse 31 est installée une botteleuse ou conditionneuse 32 en javelles
24. Une javelle 24 est formée des tiges fibreuses rassemblées en cylindre de révolution.
Les dimensions d'une javelle 24 dépendent de la dimension de la préchambre. Le diamètre
est choisi en fonction du diamètre de l'entrée du réacteur décrite ci-après.
[0054] En aval de la conditionneuse 32 est installé un convoyeur 33. Le convoyeur 33 est
apte à déplacer les javelles 24 d'un point à un autre de la zone d'approvisionnement
20. Dans le mode de réalisation représenté, le convoyeur 33 est élévateur. En variante,
le convoyeur 33 peut être horizontal ou en descente. Le convoyeur 33 peut également
former un stockage tampon.
[0055] En aval du convoyeur 33, est installée une table de stockage 34. La table de stockage
34 peut-être motorisée pour faire avancer les javelles 24 à mesure. En aval de la
table de stockage 34, l'installation comprend une pince 35 de chargement. La pince
35 peut être portée par un bras robotisé 36. La pince 35 est prévue pour saisir une
javelle 24 et pour l'orienter dans un sens convenable pour l'entrée dans le réacteur
21. Les organes de l'installation situés de la halle 30 au bras robotisé 36, dans
le sens de l'amont vers l'aval, sont montés dans la zone d'approvisionnement 20.
[0056] Le réacteur 21 est organisé verticalement en descente de l'amont vers l'aval. Le
réacteur 21 comprend une goulotte 40 tronconique. La goulotte 40 est installée à proximité
de la pince 35. Dans le mode de réalisation représentée, le réacteur 21 comprend trois
goulottes 40. Les goulottes 40 sont d'axes parallèles. Les goulottes 40 présentent
une portion amont tronconique évasée vers l'amont et une portion aval cylindrique
de révolution.
[0057] Une vanne 41 est disposée en aval de chaque goulotte 40. La vanne 41 est étanche
au liquide et au gaz. La vanne 41 présente un passage à l'état ouvert de diamètre
au moins égal au diamètre intérieur minimal de la goulotte 40. La vanne 41 est commandée.
[0058] Le réacteur 21 comprend des préchambres 42, chacune associée à une vanne 41. La préchambre
42 se présente sous la forme d'un tube cylindrique de révolution. Le diamètre de la
préchambre 42 est sensiblement égal au diamètre intérieur minimal de la goulotte 40.
La préchambre 42 peut contenir au moins une javelle 24, ici deux. La préchambre 42
est équipée d'un organe de mise en pression, par exemple à la vapeur d'eau.
[0059] Une vanne 43 est disposée en aval de chaque préchambre 42. La vanne 43 est étanche
au liquide et au gaz. La vanne 43 présente un passage à l'état ouvert de diamètre
au moins égal au diamètre intérieur minimal de la préchambre 42. La vanne 43 est commandée.
La vanne 43 est à ouverture rapide (moins de 500 ms).
[0060] En aval de la vanne 43, le réacteur 21 comprend un éclateur 44. Le sommet de l'éclateur
44 est percé de lumières obturées par les vannes 43. L'éclateur 44 comprend une partie
centrale en forme de cylindre de révolution disposée sous le sommet et une partie
inférieure tronconique de diamètre décroissant vers le bas. L'éclateur 44 peut présenter
un volume compris entre 5 et 20 m
3. L'extrémité inférieure de l'éclateur 44 est ouverte et débouche sur un barillet
45 rotatif multi chambres. La rotation du barillet 45 peut être discontinue. Avantageusement,
les diamètres de la goulotte 40, de la vanne 41 ouverte, de la préchambre 42 et de
la vanne 43 ouverte sont égaux, facilitant la descente de la matière traitée : javelles
de tiges fibreuses, puis fibres.
[0061] Les tiges fibreuses des javelles 24 peuvent être introduites dans la préchambre 42
la vanne inférieure 43 étant fermée et la vanne supérieure 41 étant ouverte. Puis,
la vanne supérieure 41 est fermée. Les tiges fibreuses, ici de chanvre, des javelles
24 peuvent être traitées dans la préchambre 42 à la vapeur d'eau saturée pendant 5
mn à 140°C puis pendant 5 mn à 200°C. On obtient des fibres de composition glucose
69,7%, xylose 3 ,6%, lignine 0,85% et pectine 0,87%. La distribution des longueurs
de fibre est en figure 5a.
[0062] Préférablement, les tiges fibreuses peuvent être traitées à la vapeur d'eau saturée
pendant 5 mn à 140°C puis pendant 7 mn à 220°C. Les taux de lignine, pectine et surtout
de xylose sont réduits. On obtient des fibres de composition glucose 73,2%, xylose
1,9%, lignine 0,75% et pectine 0,79%. Par comparaison, la composition de la tige fibreuse
de chanvre avant explosion est de glucose 40,1%, xylose 7,9%, lignine 3,2% et pectine
21%. La distribution des longueurs de fibre est en figure 5b. Les fibres sont plus
courtes que dans le mode précédent, notamment absence de fibres de longueur supérieure
à 70 mm et faible taux de fibres de longueur supérieure à 50 mm. Les longueurs sont
plus homogènes avec une fréquence maximale supérieure de plus de 40%.
[0063] Les compositions ci-dessus ont été déterminées par hydrolyse acide et analyse des
sucres simples par chromatographie ionique. La teneur en lignine a été déterminée
par gravimétrie. La teneur en pectine a été déterminée par analyse spectroscopique.
[0064] Lors du traitement, la préchambre 42 est obturée. Les vannes 41 et 43 sont fermées.
Puis la vanne 43 est ouverte provoquant une chute brutale de la pression dans la préchambre
42. La chute de pression brutale provoque l'éclatement des tiges fibreuses en fibres
et la libération de résidus de composants non cellulosiques, notamment de pectines
et de lignines servant de colle naturelle à une tige fibreuse. Les fibres issues de
tiges fibreuses éclatées descendent par gravité dans l'éclateur 44. Le rendement matière
est compris entre 85 et 90%.
[0065] À l'intérieur de l'éclateur 44 est disposée une rampe de lavage 46. La rampe de lavage
46 est activée pour laver l'éclateur 44 à l'eau sous pression. Le lavage aide également
les fibres à descendre vers le bas de l'éclateur 44. L'eau de lavage est de l'eau
sans apport volontaire de soude. L'eau de lavage est de l'eau d'un réseau d'alimentation
en eau potable.
[0066] Le barillet 45 est muni d'une pluralité de chambres 47. Les chambres 47 sont ouvertes
à leurs deux extrémités. Le barillet 45 est rotatif autour d'un axe parallèle à l'axe
de l'éclateur 44, en général un axe vertical. Le nombre de chambres 47 du barillet
45 est d'au moins trois. Le barillet 45 est à rotation discontinue. Le nombre minimal
de chambres 47 correspond au nombre de positions actives également dénommées stations.
Chaque chambre 47 est prévue pour recevoir un panier 48 de manière temporaire. Le
panier 48 peut être réalisé en tôle perforée ou en fil métallique. Le panier 48 retient
les fibres et laisse passer les liquides. La chambre 47 de réception de fibres est
située sous l'extrémité inférieure de l'éclateur 44.
[0067] Les fibres entraînées par l'eau de lavage tombent sous éclateur 44 et passent dans
le panier 48. Le panier 48 arrête le mouvement des fibres. Les fibres sont égouttées
dans le panier 48. Une fois le panier 48 rempli de fibres, le barillet 45 est mis
en rotation et un panier vide est présenté à la station de réception sous l'éclateur
44. Le panier 48 rempli de fibres est amené à une station d'essorage. À la station
d'essorage, est prévu un entraînement en rotation du panier 48. Par effet centrifuge,
une quantité supplémentaire d'eau est extraite des fibres. Une fois les fibres du
panier 48 essorées, le barillet 45 est mis en rotation. Le barillet 45 amène les fibres
essorées dans le panier 48 à une station de déchargement dans lequel le panier 48
est extrait de la chambre 47 du barillet 45.
[0068] Dans le cas d'un barillet 45 à trois chambres 47, chaque chambre correspond à une
station. Simultanément peuvent être effectués, le chargement d'un panier en fibres
sous l'éclateur 44 et l'égouttages des fibres, l'essorage de fibres dans un panier
rempli de fibres préalablement égouttées, et l'extraction d'un panier de fibres essorées
hors de la chambre 47 ainsi que l'introduction d'un panier vide dans la chambre 47.
Un nombre de chambres 47 supérieur à trois peut être prévu, notamment pour permettre
un égouttage supplémentaire entre la station de chargement et la station d'essorage,
ou encore pour permettre d'introduire un panier vide dans une chambre 47 après la
station de déchargement et avant la station de réception. À cet effet, peut être prévue
une station de rechargement de panier vide. Dans ce cas, le barillet 45 comprend au
moins quatre chambres 47.
[0069] Sous la chambre 47 de réception, le réacteur 21 comprend un récupérateur 49 de liquides.
Le récupérateur 49 de liquides est disposé sous le panier 48 et sous l'éclateur 44.
Le récupérateur 49 de liquides comprend un réservoir de décantation 50. Le réservoir
de décantation 50 est muni d'une ouverture supérieure 51 recevant les liquides d'égouttage.
Entre l'ouverture supérieure 51 et le barillet 45, peut être disposé un tronc de cône
52 formant entonnoir. Le réservoir de décantation 50 peut se présenter sous la forme
d'un cylindre allongé d'axe horizontal. Le réservoir de décantation 50 reçoit également
des liquides en provenance de la station d'essorage par l'intermédiaire d'une conduite
55.
[0070] En aval du réservoir de décantation 50 peut être prévu un organe de dégazage 53 relié
au sommet du réservoir de décantation 50. Une conduite 54 disposée en partie inférieure
du réservoir de décantation 50 permet l'enlèvement des boues.
[0071] Un orifice de dégazage relié à une conduite 56 peut être prévu à proximité du sommet
de l'éclateur 44. La conduite 56 est reliée à l'organe de dégazage 53. L'organe de
dégazage 53 est commun à l'éclateur 44 et au réservoir de décantation 50.
[0072] La station de déchargement de panier contenant des fibres essorées est associée à
une pince 60 venant saisir le panier 48 en le faisant sortir de la chambre 47. Alternativement
ou en plus, la sortie du panier 48 hors de la chambre 47 peut être réalisée par un
actionneur linéaire 59 disposé en position inférieure et venant pousser le panier
48 vers le haut. Le panier 48 entre dans la zone de traitement 22 aval.
[0073] Dans la zone de traitement 22 est prévue une essoreuse 61. L'essoreuse 61 peut se
présenter sous la forme d'un tambour rotatif. L'essoreuse 61 reçoit un panier 48 chargé
de fibres ayant déjà subi un premier essorage dans le barillet 45 et destinées à subir
un deuxième essorage. Le transfert du panier 48 chargé de fibres de la chambre 47
à l'essoreuse 61 peut être réalisé par la pince 60. La pince 60 peut être portée par
un robot de levage 62.
[0074] Dans la zone de traitement 22 est prévue une machine de déchargement 63 pour décharger
les fibres d'un panier 48. La machine de déchargement 63 est disposée en aval de l'essoreuse
61. Un convoyeur 64 peut être disposé entre l'essoreuse 61 et la machine de déchargement
63.
[0075] Dans un premier mode de réalisation illustré sur la figure 3, la machine de déchargement
63 comprend une pince 65 portée par un robot de levage 66 pour déplacer un panier
chargé de fibres au moins dans un plan vertical, et une chambre de déchargement 67
prévu pour recevoir le panier 48 chargé de fibres et un organe de poussée 68 agissant
dans le bas de la chambre de déchargement 67 en poussant les fibres tout en laissant
le panier 48 en place dans la chambre de déchargement 67. L'organe de poussée 68 peut
comprendre un actionneur et une pluralité de doigts passant dans des orifices du fond
du panier 48. La machine de déchargement 63 comprend également un pousseur 69 d'axe
horizontal. Le pousseur 69 est prévu pour pousser les fibres situées au-dessus du
panier 48 vers un convoyeur. Le pousseur 69 peut comprendre un actionneur linéaire
et une lame ou un râteau. Les fibres sont alors en tas 25.
[0076] Un deuxième mode de réalisation est illustré sur la figure 4. La figure 4 montre
le convoyeur 64 en partie, les organes en amont du convoyeur 64 étant communs avec
le premier mode de réalisation. La machine de déchargement 63 comprend un retourneur
70 de panier 48 chargé de fibres. Le retourneur 70 saisit le panier 48 chargé de fibres
et vient le retourner de manière à ce que le fond du panier 48 se retrouve en position
supérieure et l'ouverture du panier en position inférieure. Les fibres tombent alors
du panier 48 en tas 25.
[0077] Dans la zone de traitement 22 est prévu un convoyeur 71 sensiblement horizontal.
Le convoyeur 71 reçoit les fibres provenant de la machine de déchargement 63. Le convoyeur
71 transporte une pluralité de tas 25 de fibres. Au-dessus du trajet des fibres sur
le convoyeur 71, l'installation comprend, de l'amont vers l'aval, un premier sécheur
72 pour sécher les fibres en tas 25, une cardeuse 73, un deuxième sécheur 74 pour
sécher les fibres en tas 25 et un conditionneur 75.
[0078] Le premier sécheur 72 comprend un ventilateur motorisé. Le deuxième sécheur 74 peut
comprendre les mêmes éléments que le premier sécheur 72. La cardeuse 73 peut comprendre
un ou plusieurs peignes métalliques pour séparer et aligner les fibres positionnées
en matelas sur le convoyeur 71. Le rendement au cardage est accru pour un taux d'humidité
de fibres comprise entre 15 et 40%, préférablement entre 20 et 35%, plus préférablement
entre 25 et 34%.
[0079] Un cardage de fibres sèches à taux d'humidité compris entre 4 et moins de 15% provoque
le bris d'une partie des fibres et donc génère des poussières et un raccourcissement
desdites fibres. Il peut être intéressant pour se passer de séchage post cardage.
Dans ce cas, les fibres cardées sont directement conditionnées, notamment en vue de
la filature.
[0080] Le conditionneur 75 rassemble des fibres de plusieurs tas 25. Le conditionneur 75
lie les fibres en bottes 26 liées, par exemple parallélépipédiques. Les fibres, notamment
de chanvre, présentent une longueur comprise entre 15 et 30 mm.
[0081] L'invention offre un traitement physique des plantes fibreuses pour obtenir des fibres.
Le traitement est sans solvant, sans apport de bases.
1. Système industriel d'affinage de fibres végétales par explosion de vapeur, comprenant
- une préchambre (42) équipée d'un organe de mise en pression à la vapeur d'eau,
- un chargeur pour charger la préchambre (42) en javelles (24) de plante fibreuse,
- un éclateur (44) disposé sous la préchambre (42),
- une vanne (41) en amont de la préchambre (42),
- une vanne (43) séparant la préchambre (42) et l'éclateur (44) à l'état fermé et
libérant un passage de diamètre d'au moins le minimum des diamètres de la préchambre
(42) et de l'éclateur (44) à l'état ouvert,
- une installation de lavage (46) disposée à l'intérieur de l'éclateur (44) pour laver
l'éclateur et entraîner les fibres vers le bas,
- un panier (48) mobile de réception de fibres avec une position sous l'éclateur (44)
pour la réception de fibres,
- un récupérateur (49) de liquides, disposé sous le panier (48) et sous l'éclateur
(44),
- une chambre de réception recevant le panier (48) chargé de fibres,
- une chambre d'essorage pour essorer les fibres.
2. Système selon la revendication 1, dans lequel le chargeur comprend un bras robotisé
(36) apte à charger au moins la préchambre (42) avec une ou plusieurs javelles (24)
à la fois.
3. Système selon la revendication 1 ou 2, comprenant une pluralité de préchambres (42)
disposées au-dessus dudit éclateur (44) pour alimenter ledit éclateur (44).
4. Système selon l'une des revendications précédentes, dans lequel ledit panier (48)
est égoutteur.
5. Système selon l'une des revendications précédentes, comprenant un barillet (45) rotatif
pourvu au moins de la chambre de réception, de la chambre d'essorage, et d'une chambre
de déchargement.
6. Système selon l'une des revendications précédentes, comprenant une ouvreuse (31) de
balles de plante fibreuse et un conditionneur (32) de plante fibreuse en javelles
(24) de densité inférieure aux balles.
7. Système selon l'une des revendications précédentes, dans lequel le récupérateur (49)
de liquides comprend un circuit de recirculation et un réservoir de décantation (50).
8. Système selon l'une des revendications précédentes, dans lequel la chambre d'essorage
comprend un entraînement du panier (48) en rotation.
9. Système selon l'une des revendications précédentes, comprenant un sécheur (72) en
aval de la chambre d'essorage, une carde (73) et un sécheur supplémentaire (74).
10. Procédé industriel d'affinage de fibres végétales par explosion de vapeur, comprenant
des étapes de :
- chargement d'une préchambre (42) en javelles (24) de plante fibreuse,
- mise en pression à la vapeur d'eau des plantes fibreuses dans la préchambre (42),
une vanne d'introduction dans la préchambre et une vanne (43) de sortie étant fermées,
- dépressurisation par ouverture de la vanne de sortie (43) vers un éclateur (44)
disposé sous la préchambre (42), provoquant l'éclatement des fibres de la plante fibreuse,
- transfert des fibres issues des plantes fibreuses dans l'éclateur (44),
- lavage de l'éclateur (44) en entraînant les fibres vers le bas,
- transfert des fibres dans un panier (48) mobile de réception de fibres,
- récupération gravitaire de liquides sous le panier (48) et sous l'éclateur (44),
- essorage des fibres.
11. Procédé selon la revendication 10, comprenant des étapes préalables d'ouverture de
balle de plante fibreuse, puis de mise en javelle (24).
12. Procédé selon la revendication 10 ou 11, comprenant des étapes postérieures de séchage,
préférablement pour amener le taux d'humidité entre 15 et 40%, de cardage et de séchage.
13. Procédé selon la revendication 10, 11 ou 12 dans lequel la plante fibreuse est traitée
à la vapeur d'eau saturée à une température d'au moins 130°C, préférablement au moins
160°C.
14. Procédé selon la revendication 13, dans lequel la plante fibreuse est traitée à la
vapeur d'eau saturée en deux paliers, l'un à une température d'au moins 130°C, préférablement
d'au plus 160°C, l'autre à une température d'au moins 180°C, préférablement d'au plus
230°C, le premier palier étant de durée comprise entre 3 et 6 mn et le deuxième palier
de durée comprise entre 4 et 8 mn.
15. Procédé selon la revendication 14, dans lequel le premier palier est de durée comprise
entre 3 et 6 mn et le deuxième palier est de durée comprise entre 4 et 8 mn.
1. Industrielles System zur Raffinierung von Pflanzenfasern durch Dampfexplosion, umfassend:
- eine Vorkammer (42), die mit einer Wasserdampf-Druckbeaufschlagungsvorrichtung ausgestattet
ist,
- eine Ladevorrichtung zum Beladen der Vorkammer (42) mit faserigen Pflanzenbündeln
(24),
- eine Aufplatzvorrichtung (44), die unter der Vorkammer (42) angeordnet ist,
- ein Ventil (41) stromaufwärts der Vorkammer (42),
- ein Ventil (43), das im geschlossenen Zustand die Vorkammer (42) und die Aufplatzvorrichtung
(44) trennt und einen Durchgang freigibt, dessen Durchmesser mindestens dem Minimum
der Durchmesser der Vorkammer (42) und der Aufplatzvorrichtung (44) im geöffneten
Zustand entspricht,
- eine Waschanlage (46), die im Inneren der Aufplatzvorrichtung (44) angeordnet ist,
um die Aufplatzvorrichtung zu waschen und die Fasern nach unten zu ziehen,
- einen beweglichen Korb (48) zum Aufnehmen von Fasern mit einer Position unter der
Aufplatzvorrichtung (44) zum Aufnehmen von Fasern,
- einen Rückgewinnungsvorrichtung (49) für Flüssigkeiten, die unter dem Korb (48)
und unter der Aufplatzvorrichtung (44) angeordnet ist,
- eine Aufnahmekammer, die den mit Fasern beladenen Korb (48) aufnimmt,
- eine Schleuderkammer zum Schleudern der Fasern.
2. System nach Anspruch 1, wobei die Ladevorrichtung einen Roboterarm (36) umfasst, der
ausgelegt ist, zumindest die Vorkammer (42) mit einem oder mehreren Bündeln (24) gleichzeitig
zu beladen.
3. System nach Anspruch 1 oder 2, das eine Vielzahl von Vorkammern (42) umfasst, die
oberhalb der Aufplatzvorrichtung (44) zum Versorgen der Aufplatzvorrichtung (44) angeordnet
sind.
4. System nach einem der vorhergehenden Ansprüche, wobei der Korb (48) ein Abtropfgestell
ist.
5. System nach einem der vorhergehenden Ansprüche, umfassend eine Drehschleuse (45),
die mindestens mit der Aufnahmekammer, der Schleuderkammer und einer Entladekammer
vorgesehen ist.
6. System nach einem der vorhergehenden Ansprüche, umfassend eine Öffnungsvorrichtung
(31) für Faserpflanzenballen und eine Aufbereitungsvorrichtung (32) für Faserpflanzen
in Bündeln (24) mit geringerer Dichte als die Ballen.
7. System nach einem der vorhergehenden Ansprüche, wobei die Rückgewinnungsvorrichtung
(49) für Flüssigkeiten einen Rezirkulationskreislauf und einen Absetzbehälter (50)
umfasst.
8. System nach einem der vorhergehenden Ansprüche, wobei die Schleuderkammer einen Drehantrieb
für den Korb (48) umfasst.
9. System nach einem der vorhergehenden Ansprüche, umfassend einen der Schleuderkammer
nachgeschalteten Trockner (72), eine Karde (73) und einen zusätzlichen Trockner (74).
10. Industrielles Verfahren zur Raffinierung von Pflanzenfasern durch Dampfexplosion,
umfassend die folgenden Schritte:
- Beladen einer Vorkammer (42) mit Bündeln (24) von Faserpflanzen,
- Druckbeaufschlagen der Faserpflanzen in der Vorkammer (42) mit Wasserdampf, wobei
ein Einlassventil in der Vorkammer und ein Auslassventil (43) geschlossen sind,
- Druckentlasten durch Öffnen des Auslassventils (43) zu einer unter der Vorkammer
(42) angeordneten Aufplatzvorrichtung (44), was zum Aufplatzen der Fasern der Faserpflanze
führt,
- Übertragen der von den Faserpflanzen abgegebenen Fasern in die Aufplatzvorrichtung
(44),
- Waschen der Aufplatzvorrichtung (44) en dabei Ziehen der Fasern nach unten,
- Übertragen der Fasern in einen beweglichen Korb (48) zum Aufnehmen von Fasern,
- Rückgewinnen von Flüssigkeiten mittels Schwerkraft unter dem Korb (48) und unter
der Aufplatzvorrichtung (44),
- Schleudern der Fasern.
11. Verfahren nach Anspruch 10, umfassend vorherige Schritte des Öffnens des Faserpflanzenballens
und dann des Einbringens in Bündeln (24).
12. Verfahren nach Anspruch 10 oder 11, umfassend nachfolgende Schritte des Trocknens,
vorzugsweise um den Feuchtigkeitsgehalt zwischen 15 und 40 % zu bringen, des Kardierens
und des Trocknens.
13. Verfahren nach Anspruch 10, 11 oder 12, wobei die Faserpflanze mit gesättigtem Wasserdampf
bei einer Temperatur von mindestens 130 °C, vorzugsweise mindestens 160 °C, verarbeitet
wird.
14. Verfahren nach Anspruch 13, wobei die Faserpflanze in zwei Stufen mit gesättigtem
Wasserdampf verarbeitet wird, nämlich in einer bei einer Temperatur von mindestens
130 °C, vorzugsweise höchstens 160 °C, und in der anderen bei einer Temperatur von
mindestens 180 °C, vorzugsweise höchstens 230 °C, wobei die erste Stufe zwischen 3
und 6 Min dauert und die zweite Stufe zwischen 4 und 8 Min dauert.
15. Verfahren nach Anspruch 14, wobei die erste Stufe zwischen 3 und 6 Min dauert und
die zweite Stufe zwischen 4 und 8 Min dauert.
1. Industrial system for refining plant fibres by steam explosion, comprising:
- a pre-chamber (42) equipped with a steam pressurising member,
- a loader for loading the pre-chamber (42) with sheaves (24) of a fibrous plant,
- a blow-out unit (44) disposed under the pre-chamber (42),
- a valve (41) upstream from the pre-chamber (42),
- a valve (43) separating the pre-chamber (42) and the blow-out unit (44) when in
the closed state and opening a passage with a diameter of at least the smallest of
the diameters of the pre-chamber (42) and the blow-out unit (44) when in the open
state,
- a washing system (46) disposed inside the blow-out unit (44) for washing the blow-out
unit and dragging the fibres downward, for spin-drying the fibres.
- a mobile basket (48) for receiving fibres with a position under the blow-out unit
(44) for receiving fibres,
- a liquid-recovery device (49), disposed under the basket (48) and under the blow-out
unit (44),
- a receiving chamber receiving the basket (48) loaded with fibres,
- a spin-drying chamber.
2. System according to claim 1, wherein the loader comprises a robotic arm (36) able
to load at least the pre-chamber (42) with one or more sheaves (24) at a time.
3. System according to claim 1 or 2, comprising a plurality of pre-chambers (42) disposed
above said blow-out unit (44) to feed said blow-out unit (44).
4. System according to one of the preceding claims, wherein said basket (48) is a drainer.
5. System according to one of the preceding claims, comprising a rotating barrel (45)
provided at least with the receiving chamber, the spin-drying chamber, and an unloading
chamber.
6. System according to one of the preceding claims, comprising a fibrous plant bale opener
(31) and a packer (32) of fibrous plants into sheaves (24) of a density less than
that of the bales.
7. System according to one of the preceding claims, wherein the liquid-recovery device
(49) comprises a recirculation circuit and a decantation tank (50).
8. System according to one of the preceding claims, wherein the spin-drying chamber comprises
a rotating drive of the basket (48).
9. System according to one of the preceding claims, comprising a dryer (72) downstream
of the spin-drying chamber, a carding machine (73) and an additional dryer (74) .
10. Industrial method for refining plant fibres by steam explosion, comprising steps of:
- loading a pre-chamber (42) with sheaves (24) of a fibrous plant,
- steam pressurising of the fibrous plants in the pre-chamber (42), an introduction
valve in the pre-chamber and an outlet valve (43) being closed,
- depressurising by the opening of the valve (43) to a blow-out unit (44) disposed
under the pre-chamber (42), provoking the explosion of the fibres of the fibrous plant,
- transferring fibres coming from the fibrous plants in the blow-out unit (44),
- washing of the blow-out unit (44) by driving the fibres downwards,
- transferring fibres to a mobile basket (48) for receiving fibres,
- gravity recovering of liquids under the basket (48) and under the blow-out unit
(44),
- spin-drying of the fibres.
11. Method according to claim 10, comprising prior steps of opening fibrous plant bales,
then of putting into sheaves (24).
12. Method according to claim 10 or 11, comprising posterior steps of drying, preferably
for bringing the humidity level between 15 and 40%, of carding and of drying.
13. Method according to claim 10, 11 or 12 wherein the fibrous plant is treated with saturated
steam at a temperature of at least 130°C, preferably at least 160°C.
14. Method according to claim 13, wherein the fibrous plant is treated with saturated
steam in two stages, one at a temperature of at least 130°C, preferably at most 160°C,
the other at a temperature of at least 180°C, preferably at most 230°C, the first
stage having a duration comprised between 3 and 6 mn and the second stage having a
duration comprised between 4 and 8 mn.
15. Method according to claim 14, wherein the first stage has a duration comprised between
3 and 6 mn and the second stage has a duration comprised between 4 and 8 mn.