DOMAINE DE L'INVENTION ET ETAT DE LA TECHNIQUE
[0001] La présente invention concerne, le domaine des turbomachines et plus particulièrement,
un système de dégivrage d'un bec de séparation de turbomachine aéronautique.
[0002] Dans une turbomachine aéronautique du type à double corps et double flux, les veines
d'écoulement du flux primaire et du flux secondaire sont séparées en aval de la soufflante
par un bec de séparation. Au sein de la veine primaire, à l'entrée du compresseur
basse pression (aussi couramment appelé « booster »), se trouvent un ensemble d'aubes
directrices d'entrée fixes (aussi appelées IGV pour « Inlet Guide Vane »). Dans certaines
phases de vol et au sol, des conditions atmosphériques givrantes peuvent être rencontrées
par la turbomachine, notamment lorsque la température ambiante est suffisamment basse
et en présence d'une humidité élevée. Dans ces conditions, de la glace peut se former
sur le bec de séparation et les aubes directrices d'entrée. Lorsque ce phénomène se
produit, il peut conduire à l'obstruction partielle ou totale de la veine primaire,
et à l'ingestion de blocs de glace détachés dans la veine primaire. Une obstruction
de la veine primaire entraîne une sous-alimentation de la chambre de combustion qui
peut alors s'éteindre ou empêcher l'accélération du moteur. Dans le cas du détachement
de blocs de glace, ces derniers peuvent endommager le compresseur situé à l'aval et
conduire également à l'extinction de la chambre de combustion. Pour éviter la formation
de glace sur le bec de séparation, on connait des techniques consistant à venir prélever
de l'air chaud dans la veine primaire au niveau d'un compresseur et à l'injecter à
l'intérieur du bec de séparation. L'air chaud injecté dans le bec de séparation peut
ensuite cheminer dans le bec jusqu'à des perçages ou des rainures configurées pour
injecter l'air chaud dans la veine primaire qui peut dégivrer également les aubes
directrices d'entrée. Le débit d'air chaud nécessaire pour dégivrer le bec de séparation
est important. Ce prélèvement d'air chaud peut réduire les performances et l'opérabilité
de la turbomachine.
[0003] Il est apparu souhaitable de pouvoir augmenter l'efficacité du dégivrage du bec.
[0004] Une solution connue consiste à réduire le volume à l'intérieur du bec, de sorte à
ainsi réduire les pertes de chaleur dans le bec. Il est ainsi connu d'ajouter un déflecteur
annulaire dans la cavité du bec. Un tel déflecteur est décrit dans la demande de brevet
FR 3051016 A1. Le déflecteur permet de réduire le volume de la cavité du bec et d'orienter l'air
chaud vers les zones d'intérêt à dégivrer. Le document
EP 2481893 A2 décrit un diviseur annulaire pour séparer le flux d'air pour la combustion du flux
d'air de dérivation. Cependant, l'ajout d'un déflecteur ou diviseur (et de ses divers
éléments d'accroche) alourdit le bec, ce qui se traduit par une augmentation de la
consommation de la turbine en fonctionnement.
[0005] Il serait donc souhaitable de pouvoir augmenter l'efficacité du dégivrage du bec
de séparation sans augmenter pour autant le prélèvement d'air chaud dans une partie
pressurisée de la turbomachine, sans augmenter la masse du bec.
PRESENTATION GENERALE DE L'INVENTION
[0006] Selon un premier aspect, l'invention concerne un bec de séparation entre un flux
primaire et un flux secondaire d'une turbomachine à double flux. Le bec présente une
structure monobloc et comprend une paroi annulaire extérieure, une paroi annulaire
intérieure, une paroi annulaire radiale et un déflecteur annulaire interne, définissant
une première cavité entre la paroi annulaire extérieure et le déflecteur annulaire
interne, et une deuxième cavité entre la paroi annulaire intérieure, la paroi annulaire
radiale et le déflecteur annulaire interne.
[0007] D'une manière particulièrement avantageuse, le déflecteur permet de réduire le volume
intérieur du bec dans lequel l'air chaud circule. Cette disposition permet donc de
diminuer les pertes caloriques et ainsi de réduire le prélèvement d'air chaud. En
outre, le déflecteur permet de guider l'air chaud dans le bec.
[0008] En sus, La structure monobloc permet de s'affranchir de nombreuses pièces de liaison
et donc de réduire la masse du bec par rapport au dispositifs connus. En outre, l'ensemble
mécaniquement cohérent que constitue la structure monobloc peut autoriser d'affiner
l'ensemble des parois du bec et donc d'en diminuer encore la masse.
[0009] Ainsi, l'invention permet augmenter l'efficacité du dégivrage du bec de séparation
sans augmenter pour autant le prélèvement d'air chaud dans une partie pressurisée
de la turbomachine, sans augmenter la masse du bec.
[0010] La paroi annulaire extérieure peut présenter au niveau d'une région de jonction avec
la paroi annulaire intérieure une série de trous radiaux.
[0011] Le bec peut présenter au moins une nervure axiale entre la paroi annulaire intérieure
et le déflecteur annulaire interne.
[0012] Selon une disposition particulière, le bec peut présenter une pluralité de nervures
axiales chacune coplanaire avec un axe de révolution du bec.
[0013] Le bec peut présenter au moins une nervure radiale entre la paroi annulaire radiale
et le déflecteur annulaire interne.
[0014] Selon une disposition particulière, le bec peut présenter une pluralité de nervures
radiales chacune coplanaire avec un axe de révolution du bec.
[0015] Le bec peut présenter au moins une alvéole ménagée au moins partiellement dans la
paroi annulaire radiale.
[0016] La paroi annulaire radiale peut présenter un perçage débouchant dans l'au moins une
alvéole.
[0017] La paroi annulaire radiale peut présenter au moins une ouverture oblongue adaptée
pour accueillir une buse débouchant dans la deuxième cavité.
[0018] Selon un deuxième aspect, l'invention concerne un redresseur pour une turbomachine
aéronautique, qui présente une structure monobloc réalisée par fabrication additive,
comprenant un bec présentant : (i) la structure monobloc comprenant une paroi annulaire
extérieure, une paroi annulaire intérieure, une paroi annulaire radiale et un déflecteur
annulaire interne, (ii) la première cavité entre la paroi annulaire extérieure et
le déflecteur annulaire interne, (iii) la deuxième cavité entre la paroi annulaire
intérieure, la paroi annulaire radiale et le déflecteur annulaire interne.
[0019] Selon une troisième aspect l'invention concerne un procédé de fabrication d'un redresseur
d'une turbomachine aéronautique présentant une structure monobloc réalisée par fabrication
additive et comprenant un bec présentant : (i) une structure monobloc comprenant une
paroi annulaire extérieure, une paroi annulaire intérieure, une paroi annulaire radiale
et un déflecteur annulaire interne, (ii) une première cavité entre la paroi annulaire
extérieure et le déflecteur annulaire interne, (iii) une deuxième cavité entre la
paroi annulaire intérieure, la paroi annulaire radiale et le déflecteur annulaire
interne.
[0020] Le procédé peut comprendre une étape de fabrication du bec en commençant par la paroi
annulaire radiale.
DESCRIPTION DES FIGURES
[0021] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront encore de la description
qui suit, laquelle est purement illustrative et non limitative, et doit être lue en
regard des figures annexées sur lesquelles :
La figure 1 est une vue en coupe partielle d'un bec et d'une aube de redresseur ;
La figure 2 est une vue en coupe d'un bec selon l'invention ;
La figure 3 est une vue en perspective partielle d'un bec et d'une aube de redresseur
;
La figure 4 est une vue en perspective partielle d'une paroi radiale annulaire.
DESCRIPTION DETAILLEE DE L'INVENTION
Architecture générale
[0022] En référence aux figures 1 à 4, selon un premier aspect, l'invention concerne, un
bec 1 de séparation de turbomachine aéronautique à double flux. Le bec 1 sépare comme
expliqué le flux primaire du flux secondaire. Il est destiné à être positionné à l'aval
d'une soufflante (représentée partiellement en coupe sur la figure 1) de la turbomachine
pour former une séparation entre des canaux annulaires d'écoulement (i.e. des veines)
du flux primaire et du flux secondaire issus de la soufflante.
[0023] Selon le mode de réalisation ici présenté le bec 1 fait partie intégrante d'un redresseur
10 du flux primaire. Le bec 1 et le redresseur 10 sont des pièces de révolution. On
comprend ainsi que le bec 1 forme un élément sensiblement cylindrique à l'intérieur
duquel passe le flux primaire, et à l'extérieur (autour) duquel passe le flux secondaire.
Pour la suite de la description, on définit un axe de révolution X du redresseur 10
(et du bec 1), et un axe radial Z, sensiblement perpendiculaire à l'axe de révolution
X, représentés sur les figures 1 et 2.
[0024] Selon une direction radiale Z progressant de l'intérieur (au plus près de l'axe de
révolution X) vers l'extérieur (au plus loin de l'axe de révolution X), le redresseur
10 comprend successivement : une virole intérieure 101, des aubes 102 et le bec 1.
Bec
[0025] D'une manière particulièrement avantageuse, le bec 1 présente également une structure
monobloc. Tel que cela sera décrit ci-après, le bec 1 est préférentiellement réalisé
en fabrication additive.
[0026] Le bec 1 comprend une paroi annulaire extérieure 12, une paroi annulaire intérieure
13, une paroi annulaire radiale 14 et un déflecteur annulaire interne 16. En parcourant
le bec 1 selon ladite direction radiale Z, on rencontre successivement la paroi intérieure
13, le déflecteur annulaire interne 16 et la paroi annulaire extérieure 12. Une section
du bec 1 selon un plan XoZ (comme l'on voit sur les figures 1 et 2) présente sensiblement
une forme de triangle rectangle dont les côtés sont la paroi annulaire extérieure
12, la paroi annulaire intérieure 13, et la paroi annulaire radiale 14, et dont la
paroi annulaire extérieure 12 est l'hypoténuse.
[0027] La paroi annulaire intérieure 13 et la paroi annulaire extérieure 12 se rejoignent
en allant vers l'amont (i.e. vers la soufflante) pour former le « bec » fonctionnellement
parlant. On définit une région de jonction de la paroi annulaire extérieure 12 et
de la paroi annulaire intérieure 13.
[0028] La paroi annulaire extérieure 12 est préférentiellement légèrement curviligne, en
particulier bombée (convexe) de sorte à améliorer l'aérodynamique globale du bec 1.
Entre la paroi annulaire extérieure 12 et le déflecteur annulaire interne 16, le bec
1 présente une première cavité 17.
[0029] Entre la paroi annulaire intérieure 13, la paroi annulaire radiale 14 et le déflecteur
annulaire interne 16, le bec 1 présente une deuxième cavité 18.
[0030] En d'autres termes, le bec 1 est sensiblement divisé en deux par le déflecteur annulaire
interne 16, cela définissant les deux cavités 17, 18. On comprend en effet que le
bec 1 est sensiblement creux (à l'exception d'une zone au voisinage de la paroi annulaire
radiale 14, voir plus loin).
[0031] Le déflecteur annulaire interne 16 s'étend pour cela de la région de jonction de
la paroi annulaire extérieure 12 et de la paroi annulaire intérieure 13 à une région
de jonction la paroi annulaire extérieure 12 et de la paroi annulaire radiale 14.
Il présente préférentiellement une forme coudée de sorte que la première cavité 17
occupe la majeure partie du volume du bec 1, la seconde cavité 18 suivant essentiellement
la paroi annulaire radiale 14 puis la paroi annulaire intérieure 13. La seconde cavité
présente une première partie 18a entre la paroi annulaire intérieure 13 et le déflecteur
annulaire interne 16, et une seconde partie 18b entre la paroi annulaire radiale 14
et le déflecteur annulaire interne 16. Il est précisé que les deux parties 18a et
18b de la seconde cavité 18 communiquent entre elles et définissent un seul volume.
[0032] En référence notamment aux figures 2 et 3, la paroi annulaire intérieure 13 présente
au niveau de la région de jonction de la paroi annulaire extérieure 12 et de la paroi
annulaire intérieure 13 une série de trous 20, en particulier radiaux (i.e. débouchant
en direction de l'axe longitudinal). Tel que cela sera décrit ci-après, les trous
radiaux 20 permettent d'évacuer de manière optimale de l'air chaud insufflé dans la
deuxième cavité 18 à l'extrémité de celle-ci, en particulier pour préchauffer l'air
entrant au niveau des pales 102 dans la veine primaire, de manière à dégivrer le bec
1 et les pales 102. En outre, d'une manière préférentielle, le bec 1 comprend une
série de nervures axiales 22 entre la paroi annulaire intérieure 13 et le déflecteur
annulaire interne 16, s'étendant dans la première partie 18a de la deuxième cavité
18. Il est précisé que les nervures axiales 22 sont chacune coplanaires avec l'axe
de révolution X, i.e. selon le plan XoZ. De même, le bec 1 comprend une série de nervures
radiale 24 entre la paroi annulaire radiale 14 et le déflecteur annulaire interne
16, s'étendant dans la deuxième partie 18b de la deuxième cavité 18. Il est précisé
que les nervures radiale 24 sont chacune coplanaires avec l'axe de révolution X, i.e.
à nouveau selon le plan XoZ.
[0033] Ici par « axial » et « radial » on entend simplement leur direction principale d'extension.
En sus, chaque nervure axiale 22 peut être coplanaire avec une nervure radiale 24.
On comprend que les nervures axiales et radiales 22, 24 définissent des cloisonnement
azimutaux (c'est-à-dire des secteurs) de la deuxième cavité 18, mais incomplets (c'est-à-dire
que les nervures 22 et 24 restent néanmoins espacées et avantageusement ne se touchent
pas), de sorte qu'au niveau d'une région de jonction de la paroi annulaire intérieure
13 et de la paroi annulaire radiale 14 (i.e. à la jonction des première et deuxième
partie de la deuxième cavité...) la deuxième cavité 18 ne soit pas nervurée, permettant
une communication azimutale. Similairement, les nervures axiales 22 ne vont pas jusqu'à
l'extrémité de la deuxième cavité, de sorte à permettre également au niveau des trous
20 une communication azimutale.
[0034] D'une manière particulièrement avantageuse, les nervures axiale 22 et radiales 24
ont une double fonction de renfort mécanique et de guidage du flux d'air chaud.
[0035] En effet, les nervures axiales 22 et radiales 24 permettent de rigidifier le bec
1, ce qui permet d'éviter un éventuel affaissement du bec 1. Les nervures axiales
22 et radiales 24 permettent avantageusement d'optimiser la masse du bec 1 en permettant
d'affiner l'épaisseur du déflecteur annulaire interne 16, de la paroi annulaire radiale
14 et de la paroi annulaire intérieur 13. Il est entendu que cette optimisation massique
repose sur un compromis entre l'apport en masse des nervures et la réduction d'épaisseur
des parois et du déflecteur qu'elles permettent. De plus, lors de la fabrication du
bec 1, selon un procédé de fabrication additive, les nervures axiales 22 et radiales
24 permettent de garantir la bonne tenue mécanique du bec 1 en cours de fabrication.
Tel que cela sera détaillé, en fonctionnement, les nervures axiales 22 et radiales
24 permettent de guider les flux d'air chaud pour dégivrer le bec 1.
[0036] Par ailleurs, comme on peut l'observer notamment sur la figure 2, le bec 1 présente
avantageusement une pluralité d'alvéoles 28a, 28b, 28c. Selon le mode de réalisation
ici présenté, le bec 1 comprend trois alvéoles 28a, 28b et 28c. Une première alvéole
28a peut être disposée dans une région d'angle de la paroi annulaire extérieure 12
et la paroi annulaire radiale 14. Il est notable que selon le mode de réalisation
ici présenté, la première alvéole 28a présente une section réniforme dans le plan
XoZ (i. e. présente sensiblement une section en forme de haricot dans le plan XoZ).
Une deuxième et une troisième alvéole 28b et 28c sont situées dans une région d'angle
de la paroi annulaire intérieure 13 et de la paroi annulaire radiale 14. Ces alvéoles
28a, 28b, 28c correspondent à des régions d'allégement de matière. En d'autres termes,
dans le cadre d'une réalisation en fabrication additive, les alvéoles 28a, 28b, 28c
correspondent à des zones dans lesquelles il n'est pas déposé de matière car cela
ne présentera pas de plus-value en termes de résistance mécanique (alors que cela
ajouterait nécessairement de la masse).
[0037] Ainsi, il est remarquable que la réalisation du bec 1 en fabrication additive permet
l'obtention d'une structure monobloc, mais permet aussi d'optimiser la géométrie du
bec 1 pour avoir le meilleur rapport entre la masse et la résistance. En l'espèce,
les alvéoles 28a, 28b, 28c seraient très difficilement réalisables autrement qu'en
fabrication additive.
[0038] La paroi annulaire radiale 14 peut présenter des perçages 30 débouchant dans les
première et deuxième alvéoles 28a et 28b. Les perçages 30 permettent avantageusement
d'évacuer une partie de la poudre résultant de la fabrication additive du bec 1.
[0039] Tel que représenté sur la figure 4, la paroi annulaire radiale 14 peut présenter
des ouvertures oblongues 33 adaptées pour accueillir chacune une buse débouchant dans
la deuxième cavité 18 pour y souffler de l'air chaud.
[0040] De plus, la paroi radiale 14 peut présenter une pluralité de perçages de fixation
35.
Procédé de fabrication
[0041] D'une manière particulièrement avantageuse, le redresseur 10 est fabriqué selon un
procédé de fabrication additive.
[0042] Ainsi, le redresseur 10 est fabriqué par apports successifs de poudre fondue couche
par couche. Comme exposé précédemment, ce procédé de fabrication permet d'obtenir
une pièce monobloc présentant une géométrie spécifique.
[0043] D'une manière préférentielle, le redresseur 10 est fabriqué en commençant par la
paroi annulaire radiale 14 du bec, selon une direction de progression (i. e. d'ajout
des couches de matière) sensiblement parallèle à l'axe de révolution X.
Fonctionnement
[0044] Une buse (non représentée) peut être connectée à chaque ouverture oblongue 33. Les
buses peuvent insuffler de l'air chaud dans la deuxième cavité 18.
[0045] D'une manière particulièrement avantageuse, le déflecteur annulaire interne 16 permet
de réduire le volume intérieur du bec 1 en le divisant en deux cavités. Ainsi, le
volume dans lequel l'air chaud circule est réduit, ce qui diminue les pertes de chaleur
dans le bec 1 et permet de réduire prélèvement d'air chaud. En outre, le déflecteur
annulaire interne 16 permet d'orienter l'air chaud vers les zones d'intérêt à dégivrer.
[0046] Le rayonnement calorique de l'air chaud à l'intérieur du bec 1 permet de dégivrer
le bec 1.
[0047] L'air chaud circulant dans la deuxième cavité 18 est ensuite diffusé par les trous
radiaux 20 pour rejoindre la veine primaire et dégivrer les aubes 102.
[0048] Ainsi, l'invention permet de dégivrer efficacement le bec sans augmenter pour autant
le prélèvement d'air chaud dans une partie pressurisée de la turbomachine et sans
augmenter la masse du bec.
1. Bec (1) de séparation entre un flux primaire et un flux secondaire d'une turbomachine
à double flux, le bec (1) étant caractérisé en ce qu'il présente une structure monobloc comprenant une paroi annulaire extérieure (12),
une paroi annulaire intérieure (13), une paroi annulaire radiale (14) et un déflecteur
annulaire interne (16), définissant une première cavité (17) entre la paroi annulaire
extérieure (12) et le déflecteur annulaire interne (16), et une deuxième cavité (18)
entre la paroi annulaire intérieure (13), la paroi annulaire radiale (14) et le déflecteur
annulaire interne (16).
2. Bec (1) selon la revendication 1, dans lequel la paroi annulaire extérieure (12) présente
au niveau d'une région de jonction avec la paroi annulaire intérieure (13) une série
de trous radiaux (20).
3. Bec (1) selon l'une des revendications 1 ou 2, présentant au moins une nervure axiale
(22) entre la paroi annulaire intérieure (13) et le déflecteur annulaire interne (16).
4. Bec (1) selon la revendication 3 présentant une pluralité de nervures axiales (22)
chacune coplanaire avec un axe de révolution (X) du bec (1).
5. Bec (1) selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, présentant au moins une nervure
radiale (24) entre la paroi annulaire radiale (14) et le déflecteur annulaire interne
(16).
6. Bec (1) selon la revendication 5, présentant une pluralité de nervures radiales (24)
chacune coplanaire avec un axe de révolution (X) du bec (1).
7. Bec (1) selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, présentant au moins une alvéole
(28a, 28b, 28c) ménagée au moins partiellement dans la paroi annulaire radiale (14).
8. Bec (1) selon la revendication 7, dans lequel la paroi annulaire radiale (14) présente
un perçage (30) débouchant dans l'au moins une alvéole (28a, 28b).
9. Bec (1) selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, dans lequel la paroi annulaire
radiale (14) présente au moins une ouverture oblongue (33) adaptée pour accueillir
une buse débouchant dans la deuxième cavité (18).
10. Redresseur (10) pour une turbomachine aéronautique caractérisé en ce qu'il présente une structure monobloc réalisée par fabrication additive, comprenant un
bec (1) selon la revendication 1.
11. Procédé de fabrication d'un redresseur (10) d'une turbomachine aéronautique présentant
une structure monobloc réalisée par fabrication additive et comprenant un bec (1)
selon la revendication 1.
12. Procédé selon la revendication 11 comprenant une étape de fabrication du bec (1) en
commençant par la paroi annulaire radiale (14).
1. Düse (1) zur Trennung zwischen einem Primärstrom und einem Sekundärstrom einer Turbomaschine
mit doppeltem Luftstrom, wobei die Düse (1) dadurch gekennzeichnet ist, dass sie eine einteilige Struktur aufweist, die eine äußere ringförmige Wand (12), eine
innere ringförmige Wand (13), eine radiale ringförmige Wand (14) und einen inneren
ringförmigen Deflektor (16) umfasst, einen ersten Hohlraum (17) zwischen der äußeren
ringförmigen Wand (12) und dem inneren ringförmigen Deflektor (16) und einen zweiten
Hohlraum (18) zwischen der inneren ringförmigen Wand (13), der radialen ringförmigen
Wand (14) und dem inneren ringförmigen Deflektor (16) definiert.
2. Düse (1) nach Anspruch 1, wobei die äußere ringförmige Wand (12) an einem Verbindungsbereich
mit der inneren ringförmigen Wand (13) eine Reihe von radialen Löchern (20) aufweist.
3. Düse (1) nach einem der Ansprüche 1 oder 2 mit mindestens einer axialen Rippe (22)
zwischen der inneren ringförmigen Wand (13) und dem inneren ringförmigen Deflektor
(16).
4. Düse (1) nach Anspruch 3 mit einer Vielzahl von axialen Rippen (22), die jeweils koplanar
mit einer Rotationsachse (X) der Düse (1) sind.
5. Düse (1) nach einem der Ansprüche 1 bis 4, mit mindestens einer radialen Rippe (24)
zwischen der radialen ringförmigen Wand (14) und dem inneren ringförmigen Deflektor
(16).
6. Düse (1) nach Anspruch 5 mit einer Vielzahl von radialen Rippen (24), die jeweils
koplanar mit einer Rotationsachse (X) des Schnabels (1) sind.
7. Düse (1) nach einem der Ansprüche 1 bis 6, der mindestens eine Zelle (28a, 28b, 28c)
aufweist, die zumindest teilweise in der radialen ringförmigen Wand (14) ausgebildet
ist.
8. Düse (1) nach Anspruch 7, bei dem die radiale ringförmige Wand (14) eine Bohrung (30)
aufweist, die in die mindestens eine Zelle (28a, 28b) mündet.
9. Düse (1) nach einem der Ansprüche 1 bis 8, wobei die radiale ringförmige Wand (14)
mindestens eine längliche Öffnung (33) aufweist, die zur Aufnahme einer in den zweiten
Hohlraum (18) mündenden Düse geeignet ist.
10. Gleichrichter (10) für eine Luftfahrtturbomaschine, dadurch gekennzeichnet, dass er eine einteilige Struktur aufweist, die durch additive Fertigung hergestellt wird
und eine Düse (1) nach Anspruch 1 umfasst.
11. Verfahren zur Herstellung eines Gleichrichters (10) einer Luftfahrtturbomaschine mit
einer einteiligen Struktur, die durch additive Fertigung hergestellt wird und eine
Düse (1) nach Anspruch 1 umfasst.
12. Verfahren nach Anspruch 11 mit einem Schritt zur Herstellung der Düse (1), beginnend
mit der radialen ringförmigen Wand (14).
1. Spout (1) for separating a primary flow from a secondary flow in a turbomachine with
double flow, the spout (1) being characterized in that it has a one-piece structure comprising an outer annular wall (12), an inner annular
wall (13), a radial annular wall (14) and an inner annular deflector (16) defining
a first cavity (17) between the outer annular wall (12) and the inner annular deflector
(16), and a second cavity (18) between the inner annular wall (13), the radial annular
wall (14) and the inner annular deflector (16).
2. The spout (1) of claim 1, wherein the outer annular wall (12) has at a region of junction
with the inner annular wall (13) a series of radial holes (20).
3. The spout (1) according to one of claims 1 or 2, having at least one axial rib (22)
between the inner annular wall (13) and the inner annular deflector (16).
4. The spout (1) of claim 3 having a plurality of axial ribs (22) each coplanar with
an axis of revolution (X) of the spout (1).
5. The spout (1) according to any one of claims 1 to 4, having at least one radial rib
(24) between the radial annular wall (14) and the inner annular deflector (16).
6. The spout (1) of claim 5, having a plurality of radial ribs (24) each coplanar with
an axis of revolution (X) of the spout (1).
7. The spout (1) according to any one of claims 1 to 6, having at least one cell (28a,
28b, 28c) formed at least partially in the radial annular wall (14).
8. The spout (1) according to claim 7, wherein the radial annular wall (14) has a bore
(30) opening into the at least one cell (28a, 28b).
9. The spout (1) according to any one of claims 1 to 8, wherein the radial annular wall
(14) has at least one oblong opening (33) adapted to receive a nozzle opening into
the second cavity (18).
10. Rectifier (10) for an aeronautical turbomachine, characterized in that it has a one-piece structure produced by additive manufacturing, comprising a spout
(1) according to claim 1.
11. A method of manufacturing a rectifier (10) for an aeronautical turbomachine having
a one-piece structure produced by additive manufacturing and comprising a spout (1)
according to claim 1.
12. A method according to claim 11 comprising a step of manufacturing the spout (1) starting
with the radial annular wall (14).